Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-12-2015

Le référendum qui s’est tenu au Danemark le jeudi 3 décembre, et qui a vu la victoire du « non » et des eurosceptiques, continue de soulever des interrogations multiples. La première concerne le faible retentissement médiatique de ce référendum. Assurément, nous sommes en campagne électorale en France. Mais, ce quasi-silence des médias est un objet d’étude à lui tout seul. La seconde interrogation porte sur le sens qu’il convient de donner à ce référendum. On voit bien que, dans les rares commentaires à son sujet on parle de « questions techniques ». Techniques, elles l’étaient assurément. Mais il faut être bien naïf, ou bien de mauvaise fois, pour ne pas se rendre compte que, derrière cette dimension « technique » la véritable question portait sur le processus d’intégration européenne.

 Le silence des journaux

Un simple test le prouve. Une demande de recherche sur Google actualités ne produit que 170 résultats, dont certains ne concernent pas les médias français. Dans une liste d’environ 150 références des médias français, on trouve une très large part d’articles qui ne sont que des reprises, soit in extenso soit partielle de l’article publié le 3 décembre au soir par l’AFP. La différence avec la presse anglo-saxonne ici saute aux yeux.

Certes, ce n’est pas la première fois que la presse française se comporte de manière plus que désinvolte vis-à-vis d’événements survenant dans un « petit » pays. Cette arrogance de « grande nation » qui ressort spontanément et en dépit de discours pourtant ouvertement européistes n’est pas la moindre des choses qui m’insupportent dans les comportements des journalistes français. A cet égard, il est intéressant de lire les commentaires dans les journaux belges (Le Soir ou La Libre Belgique) ou dans les quotidiens suisses francophones. Ils sont souvent de meilleures qualités que ce que l’on peut lire dans une presse française qui se révèle à la fois partiale et surfaite. Mais, cette arrogance n’est sans doute pas la cause première de ce silence.

Ce relatif silence de la presse française traduit, et trahit, une gêne devant le résultat. Les danois, peuple européens, ont rejeté une proposition de plus grande intégration dans le cadre de l’Union européenne. Ils l’ont rejeté de manière très claire, ce qui a été reconnu par le gouvernement danois. Ils l’ont rejeté aussi dans une alliance entre l’extrême-gauche (et la gauche dite « radicale ») et le parti populiste et souverainiste danois le DPP. On constate une nouvelle fois que, quand peuvent se retrouver sur un terrain commun, des souverainistes de gauche et de droite ont une large majorité. Et ceci gêne sans doute autant, voire plus, les éditorialistes à gages de notre presse nationale. Cela pourrait donner des idées au bon peuple de France. Voici donc une autre raison de ce silence relatif, et il faut le dire bien intéressé. Ce référendum porte en lui une critique de l’européisme. C’est pourquoi il convient de faire silence dessus. Ah, elle est belle la presse libre en France ; elle est belle mais elle est surtout silencieuse quand il convient à ses propriétaires…

 Une question technique ?

Dans les rares articles que les journaux, ou les autres médias français, consacrent aux résultats de ce référendum, on pointe avant tout la nature « technique » de la question posée : fallait-il remettre en cause les clauses dites « d’opting-out » négociées par le Danemark avec l’Union européenne pour permettre une meilleure coopération policière entre ce pays et les instances policières européennes (Europol pour les nommer). Mais, si l’énoncé de la question était assurément technique, il faut beaucoup d’aveuglement, bien de la cécité volontaire, pour ne pas voir que la réponse apportée par les danois fut avant tout politique.

Il convient ici de rappeler que ce référendum a connu une forte participation. Près de 72% des électeurs danois se sont déplacés pour voter, ce qui constitue un record dans des référendums portant sur l’Europe pour le Danemark. C’est bien la preuve que les danois ont compris que, derrière une apparence technique, la question était bien avant tout politique. D’ailleurs, cette dimension politique ressortait bien de la campagne qui se déroula avant ce référendum. Les questions de la suspension des accords de Schengen, de l’intégration européenne, des coopérations multiples, furent en réalité largement débattues.

Cette réponse donc politique que les électeurs danois ont apporté, elle a un sens très net : celui d’un refus de toute nouvelle intégration européenne. Face à des questions essentielles, comme celles concernant la sécurité, les danois ont clairement opté pour le maintien de leur souveraineté et le refus pour une plus grande intégration. Leur réponse traduit le profond désenchantement auquel on assiste quant à la construction européenne. Que ce soit dans le domaine de l’économie ou dans celui de la sécurité, que ce soit sur l’Euro ou les contrôles aux frontières, c’est bien à un échec patent de l’intégration que l’on est confronté. Or, la réponse des européistes à cet échec n’est pas de s’interroger sur ses causes mais de demander, encore et toujours, plus d’intégration. En fait, l’intégration européenne est devenue un dogme, une religion. Et celle-ci n’admet aucune critique, ne souffre aucune contradiction. C’est pourquoi les dirigeants poussent à une surenchère mortelle. Mais, c’est aussi pourquoi les peuples, qui bien souvent ne sont pas dupes d’un discours trop formaté pour être honnête, refusent justement cette surenchère et exigent qu’un bilan honnête et objectif de cette intégration soit fait.

 L’heure des bilans

Ces bilans vont se multiplier, que les dirigeants le veuillent ou non. La Grande-Bretagne votera sur son appartenance à l’Union européenne en 2016 et, n’en doutons pas, on y suit de très près les implications du référendum danois. On votera sans doute sur la question de l’Euro en Finlande, en 2016 ou en 2017. Ce vote aura aussi une importante signification. Mais, surtout, c’est dans sa pratique au jour le jour que l’Union européenne sera confrontée à cette demande de bilan.

Car, il est clair que le trop fameux « pragmatisme » européen a engendré des monstres, qu’il s’agisse de l’Eurogroupe, club dépourvu d’existence légale et qui pourtant pèse d’une poids énorme comme on l’a vu lors de la crise grecque de l’été 2015, ou qu’il s’agisse des abus de pouvoir que commet désormais chaque semaine la Commission européenne. On se souvient des déclarations de Jean-Claude Juncker à l’occasion de l’élection grecque de janvier dernier[1]. Leur caractère inouï fut largement débattu. Un autre exemple réside dans la manière dont ces institutions européennes négocient, dans le plus grand secret, le fameux « Traité Transatlantique » ou TAFTA qui aboutira à déshabiller encore plus les Etats et la souveraineté populaire qui s’y exprime. Le comportement de l’Union Européenne tout comme celui des institutions de la zone Euro appellent une réaction d’ensemble parce qu’elles contestent cette liberté qu’est la souveraineté[2].

Il est plus que temps de dresser le bilan de ces actes, d’évaluer la politique poursuivie par les institutions européennes et leurs diverses affidés, de gauche comme de droite, en Europe. On peut comprendre, à voir l’importance de l’investissement politique et symbolique qu’ils ont consenti, que les dirigeants européistes voient avec une certaine angoisse s’avancer l’heure où ils devront rendre des comptes. Mais, à recourir à de quasi-censure, à des méthodes ouvertement anti-démocratiques pour en retarder le moment ils risquent bien de finir par voir leurs tête orner le bout d’un pique.

 Notes

[1] Jean-Jacques Mevel in Le Figaro, le 29 janvier 2015, Jean-Claude Juncker : « la Grèce doit respecter l’Europe ». http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003-20150128ARTFIG00490-jean-claude-juncker-la-grece-doit-respecter-l-europe.php Ses déclarations sont largement reprises dans l’hebdomadaire Politis, consultable en ligne : http://www.politis.fr/Juncker-dit-non-a-la-Grece-et,29890.html

[2] Evans-Pritchards A., « European ‘alliance of national liberation fronts’ emerges to avenge Greek defeat », The Telegraph, 29 juillet 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11768134/European-allince-of-national-liberation-fronts-emerges-to-avenge-Greek-defeat.html

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-12-2015

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Les Danois disent “non” à davantage d’intégration européenne, par Romaric Godin

Source : Romaric Godin, La Tribune, 4/12/2015

53,1 % des électeurs danois ont rejeté par référendum un projet de coopération renforcée avec l’UE dans le domaine de la police et de la justice. Un désaveu pour la classe politique danoise.

Les Danois ont rejeté par référendum un projet de renforcement de l’intégration de leur pays dans l’Union européenne. 53,1 % des électeurs convoqués jeudi 3 décembre ont voté « nej » (« non ») au projet d’adhésion du pays à Europol, l’agence européenne chargée de la lutte contre le crime organisé, les trafics et le terrorisme qui deviendra en 2016 un organisme supranational chargé de l’ensemble des affaires de police et de justice pour l’UE. Lars Løkke Rasmussen devra désormais négocier un accord « séparé » avec Europol. Une négociation qui s’annonce difficile.

Ce « non catégorique », comme l’a décrit le premier ministre libéral Lars Løkke Rasmussen, révèle une nouvelle fois qu’une majorité des Danois reste très sceptique sur le projet européen. Ce référendum avait été décidé par la précédente première ministre Helle Thorning Schmidt en février 2015 après l’attaque d’une librairie à Copenhague. En théorie, les attentats de Paris auraient dû renforcer l’idée d’une coopération européenne plus profonde, d’autant que la très grande majorité des partis politiques danois appelaient à « voter oui. » Mais plusieurs éléments ont joué contre le « oui. »

La question de l’immigration

D’abord, la campagne menée par le parti du peuple danois (Danske Folkeparti, DF) qui est arrivé deuxième lors des élections de juin dernier avec 21,1 % des voix. Ce parti a agité la crainte d’une arrivée massive de réfugiés dans le pays. Quoique membre du gouvernement de droite depuis les élections de juin dernier, DF a agité la menace de « quotas obligatoires » alors que la Suède est déjà débordée par l’afflux de réfugiés et que le Danemark a accepté dix fois moins de personnes sur son sol que son voisin oriental. Une partie de l’électorat danois est très hostile à l’immigration, comme le montre la poussée de DF qui n’avait obtenu que 12,3 % en 2011. La gestion assez chaotique de la crise des réfugiés par l’UE n’a pas dû aider le « oui » à progresser.

La question de la souveraineté

Deuxième point sur lequel le « non » a joué : l’idée qu’il existait une « instrumentalisation » des attentats de Paris pour faire accepter davantage d’intégration du pays dans l’UE. Le DF s’y oppose, mais aussi le parti de gauche radicale, la Liste Unique (Enhedslisten), quatrième parti du pays en juin avec 7,8 % des voix, qui a dénoncé un « oui » aux politiques économiques de l’UE. De façon générale, le camp du « oui » a souffert de la mauvaise image de l’UE et de la zone euro. En 1992 et en 2000, les Danois ont rejeté l’entrée de leur pays dans la zone euro, alors que leur monnaie, la couronne, a toujours été étroitement liée au deutsche mark ou à l’euro. Autrement dit, la question de la souveraineté a permis au « non » de l’emporter.

Défaite des partis pro-européens

Au final, cette défaite est un désaveu pour les pro-européens danois. Le premier ministre avait avancé le scrutin pour empêcher tout impact du référendum britannique, qui devrait se tenir dans les prochains mois. Une manœuvre finalement manquée. La participation de 72 % souligne le désaveu de la classe politique sur les questions européennes. Une grande partie des électeurs traditionnels des partis libéraux (Venstre) et Sociaux-démocrates ont en effet voté « non. » Simon Gade, le président du groupe parlementaire de Venstre, a considéré que les partis danois devaient faire un « examen de conscience » sur la question européenne.

Source : Romaric Godin, La Tribune, 4/12/2015

39 réponses à Référendum danois : le silence des journaux, par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

groucho Le 11 décembre 2015 à 02h06

Ben oui. On dissoudra le peuple danois et le gouvernement en élira un autre… Comme chez nous en 2005…
(d’après Bertold Brecht)

  1. Pascalcs Le 11 décembre 2015 à 01h38
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    Pas de souci. Aux moutons rebelles qui votent à l’opposé du bon vouloir des mondialistes, on répondra par l’annulation du vote. Ou vous collaborez ou vous souffrirez. Le principe est déjà bien rodé. Aucune inquiétude.


    • groucho Le 11 décembre 2015 à 02h06
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      Ben oui. On dissoudra le peuple danois et le gouvernement en élira un autre… Comme chez nous en 2005…
      (d’après Bertold Brecht)


      • WhereIsMyMind Le 11 décembre 2015 à 08h18
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        Je crains fort que pour contrer cette montée d’indépendendisme, la réponse ne soit la guerre. Si l’UE est “victime” d’une attaque directe, alors la menace nécessiterait un état d’urgence dans l’UE, et donc hop, on oublie ces petits soucis démocratique…
        Maintenant, si c’est la Russie en face, j’ai bon espoir qu’elle ait anticipé une telle approche et qu’elle arrive à temporiser le temps que cette aberration qu’est l’UE s’effondre….


        • Charles Michael Le 11 décembre 2015 à 10h30
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          Mais on peut compter sur la réactivité de cette sacrée union.
          devant ces flots d’émigrants, fuyant qui nos guerres, qui nos exploiteurs, Frontex est en train d’organiser une police européenne ayant force de loi par dessus les gouvernements locaux.

          en tête de gondole la Grèce ruinée, grondée et menacée car n’arrivant à garder ses 700.000 réfugiés expédiés par notre ami turc.
          et puis Orban sommé d’accepter son quota, et des lois en préparation pour des grosses réprimandes à tous ceux qui n’en veulent pas.


        • V_Parlier Le 12 décembre 2015 à 21h20
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          Je pense en effet que la Russie est déjà en train d’attendre, avec patience (et il en faut une sacrée dose!) Ce processus a sévèrement commencé depuis bientôt trois ans.


      • Tonton poupou Le 11 décembre 2015 à 10h58
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        Un peuple muet, aveugle et sourd ………… qui attendra Godot avec Beckett !?


  2. De passage Le 11 décembre 2015 à 06h40
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    ” On se souvient des déclarations de Jean-Claude Juncker à l’occasion de l’élection grecque de janvier dernier[1]”

    Oui,il serait bon de rappeler souvent ces propos inquiétants tenus par un président d’une commission qui n’a à mes yeux aucune légitimité devant le peuple européen !

    Ex : ” Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens”

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/02/31001-20150202ARTFIG00405-du-traite-constitutionnel-a-syriza-l-europe-contre-les-peuples.php


    • Bernard Grapperon Le 11 décembre 2015 à 07h40
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      C’est grâce à vous que j’ai appris qu’il avait eu un référendum au Danemark. À mon avis, moi qui vit en Belgique, la presse belge ne l’a pas commentée ou, si elle la fait, c’était en petits caractères qui m’ont échappé.


    • Furax Le 11 décembre 2015 à 12h26
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      C’est en partie inexact car une majorité d’Etats membres peut adopter des textes allant en sens inverse de la démarche entreprise depuis l’acte unique de 1992. Mettez des gouvernements souverainistes dans plusieurs grands pays européens, nommez des souverainistes à la tête de la commission, et on reviendra démocratiquement à la CEE.


      • benoi31 Le 11 décembre 2015 à 12h51
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        Il me semble (si quelqu’un pouvait confirmer par ailleurs, ça m’aiderai) que certains projets de grande envergure doivent être acceptés à l’unanimité par les pays membres pour pouvoir être validés… ce qui fait que ça n’arrive très rarement, car il y aura toujours au moins un pays opposé.

        Un peu à la manière du veto à l’ONU qui rend l’ONU difficilement viable dans certains cas


        • pinaute Le 11 décembre 2015 à 15h20
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          Mais le pays qui s’oppose se verra réprimandé et sévèrement puni économiquement.


    • philbrasov Le 11 décembre 2015 à 12h53
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      la cohérence d’un fédéralisme, repose sur une langue commune , et des cultures similaires. et encadre dans un devenir commun supra national.

      La chose n’est pas d’être contre ou pour, le probleme c’est que le fédéralisme européen est une utopie… qui ne marchera JAMAIS que l’on soit pour ou contre…L’Europe des nations des empires des régions, depuis que l’Europe existe, a tjrs été en guerre, entre eux ..elles… or ça n’a JAMAIS empêché , le commerce, les idées, les échanges culturels etc….


    • De passage Le 11 décembre 2015 à 15h06
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      Vous avez tout à fait raison , dans les faits, la France aujourd’hui, comme tous les autres Etats membres de l’UE, n’est plus qu’une simple province européenne dirigée par un Gouverneur que nous élisons et que nous appelons Président. Mais on ne veut pas nous le dire clairement. Toutes les décisions majeures se prennent désormais à Bruxelles et quand un Pays se rebiffe, il est très vite rappelé à l’ordre par une caste d’oligarques non élus au suffrage universel ! Il est d’ailleurs assez cocasse de voir le ministres des finances, aller chaque année, soumettre le budget de la France à Bruxelles pour validation et le voir sur les plateaux de télévision, entretenir le mythe de la souveraineté nationale, toute honte bue. Dès lors on se demande à quoi servent nos instances nationales et leur mille-feuilles administratif, puisqu’elles sont pieds et poings liés par les traités signés, en s’asseyant parfois sur le vote des citoyens (cf référendum du 29 mai 2005). Cette Europe n’est aujourd’hui qu’un partchwork de langues, de cultures et de mentalités différentes. Mis à part l’euro, qu’y a t-il vraiment de commun à ces 28 pays en matière de politique, d’économie, de fiscalité, de social, de défense etc… ? Rien, nada, walou ! C’est mon avis personnel.

      https://www.youtube.com/watch?v=-5bdhn0IKKU


    • Tonton poupou Le 12 décembre 2015 à 00h26
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      Une fédération n’existe qu’a une seule condition : Qu’il y ait une langue commune !
      Exemple : La Russie ou les USA.
      Sinon la composition politique est d’un autre régime : On appelle cela un Empire.
      Mais évidemment “Empire Européen” …….. ça la fout mal !!!!!!!!!!!!!
      Alors on dit “Fédération” ……….. mais c’est un fake !


      • djodan Le 12 décembre 2015 à 09h05
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        Sur l’étendue de la Russie, cela me surprend qu’il n’y ait qu’une seule langue. En ce qui concerne les Etats Unis, il est prévu que dans quelques années, l’espagnol dépasse l’anglais.


        • Tonton poupou Le 12 décembre 2015 à 12h48
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          djodan
          je n’ai pas dis “une seule” langue.
          J’ai dis : Une langue “commune” !!!!!!!
          Différent ! N’est ce pas ?


  3. douarn Le 11 décembre 2015 à 07h39
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    Bonjour
    Nos dirigeants actuels ont été élevés aux mamelles de la doctrine néo-libérale au travers d’institutions atlantistes telles que les “young leaders” de la french american fondation.
    Leurs esprits sont formatés par des oppositions sans nuances : bien/mal, USA/Russie, pauvres/riches, développé/en voie de développement, marché libre (TAFTA)/contrôle aux frontières. Ce formatage, je crois, est une des raisons qui leur fait dire “TINA!” car il n’y a pas de juste milieu dans les possibilités qui s’offrent à eux. Nos dirigeants sont donc des esclaves ! Ils se soumettent et nous entraînent avec eux malgré leurs larges illégitimités !

    Ils ont oublié que “A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.” (Gandhi).

    Merci de m’avoir lu


    • Serge BELLEMAIN Le 11 décembre 2015 à 09h13
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      Pas mieux! Juste une précision. “L’Etat, c’est l’état de la classe dominante” dixit Lénine, si je ne me trompe. L’ENA est un des outils essentiels de la mise en “camisole démocratique” du Peuple français, selon la version actuelle du libéralisme, portée par le spectre politique du FN jusqu’au PS. Pour nous débarrasser de la camisole, posons la question de l’Etat si nous voulons, vraiment, nous sauver!


    • Bruno Le 11 décembre 2015 à 09h24
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      Très juste et comme le disait déjà La Boétie “Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres “.


  4. Henri Tanson Le 11 décembre 2015 à 08h18
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    Sachant que beaucoup de Français sont hostiles à L’UE et son fonctionnement dictatorial (voir les 55% de non au dernier référendum), pourquoi n’émerge-donc pas en France, pays de la liberté d’expression et de la démocratie, un parti politique qui fédèrerait cette majorité de Français?
    C’est d’ailleurs ce que demandait Léa Salamé, la meilleure journaliste de France, chez Ruquier au “dangereux complotiste extrémiste” Asselineau…
    La question est restée en suspend.
    Jacques Sapir le sait peut-être.
    Olivier Berruyer aussi ?


    • Laurent Le 11 décembre 2015 à 09h19
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      Tout d’abord, la France n’est pas une démocratie et la liberté d’expression doit toujours faire face à l’immense puissance de feu médiatique des télés, des radios et des journaux aux ordres des pouvoirs financiers.

      Ensuite ceux qui sont d’accord sur le “Non à la technocratie ordo-libérale de Bruxelles !” ne sont pas d’accord sur ce à quoi ils veulent dire “Oui !”.

      Il est impossible de constituer un parti avec des gens qui en sont pas d’accord sur ce qu’ils veulent construire ensemble. Voilà le coeur du problème.


      • alfred Le 11 décembre 2015 à 11h34
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        [Modéré]

        Le PS, l’UMP (la république est à nous), le FN, les verts, le Modem, ça ne vous dit rien?

        Toutes les “majorités” électorales sont basées à minima sur des malentendus (de même que les minorités), puis sur des compromis (voire des compromissions).

        Je ne crois pas qu’en France il y ait une seule idée concrète qui fasse un consensus plus large que la sortie de l’Europe. Au pifomètre illustratif:
        40% pour sortir de l’europe;
        20% pour une europe “à plusieurs vitesses”;
        20% pour une “autre europe” à 28
        19% pour beaucou plus d’europe (une europe fédérale)
        1% ne changez rien c’est parfait!
        Et voilaà: Je vous ai embrouillé comme un sondeur ou un homme politique. C’est ça qu’il faut comprendre; les partis, les “sujets” de débat, les “projets” tels qu’ils vous sont présentés ne sont qu’un découpage artificiel.
        (Vous remarquerez que le découpage que j’ai fait n’est recoupé par aucune partition partisane. Il est pourtant impossible de dire qu’il n’a aucune réalité).


      • Daniel Jagline Le 11 décembre 2015 à 12h36
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        Je vous rejoins dans cette analyse, j’ajoute que je constate par exemple, et ce n’est qu’un exemple, la multiplication des tentatives d’appels à une autre forme de démocratie, aucune ne parvient à générer l’ensemble de ceux qui militent dans ce sens, nous nous divisons nous-même, incapable d’accepter l’idée, que nous ne pouvons être individuellement absolument d’accord avec toutes les idées d’un autre, mais qu’il faut établir un consensus, se réunir sur un ensemble de points communs assez fédérateurs, et ensuite lisser les différences dans un compromis démocratique, sinon on arrivera jamais à rien ! Quand pensez vous ?


        • Alfred Le 12 décembre 2015 à 23h48
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          Je suis d’accord avec vous et c’est pour cela que je ne pardonne pas à chevenement de ne pas aller sonner à la porte de de Villiers, Dupont aignant, asselineau, etc (et vice versa). Compte tenu de la réalité du système médiatique les têtes de gondole ça compte. Une conférence de presse commune avec des gens de gauche et de droite sur le thème unique de la sortie de l’UE ça lancerait peut être un mouvement ou un débat. Ou peut être pas. Le fait que cela ne se fasse pas me désole et me fait penser que ces gens ne sont finalement pas plus à la hauteur de leur période historique. Je ne parle même pas de autres.


      • Henri Tanson Le 11 décembre 2015 à 18h24
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        Il serait facile de se mettre d’accord sur l’essentiel en laissant de côté tout ce qui pourrait nous empêcher de nous rassembler.
        L’urgence passe par la mobilisation de tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans ces mafias politiques qui ne cherchent qu’à se protéger entre elles et d’avoir la meilleure part du gâteau.
        C’est leur seule ambition. Même, et surtout les Verts…
        Il est plus facile de proposer un projet fédérateur que de passer la barrière des médias qui ne jouent plus le jeu démocratique depuis longtemps.
        Il faut l’avoir tenté pour le croire. Ne sont médiatisés que les partis inoffensifs: soit qu’ils défendent le même projet (on ne change rien, à quelques nuances près) soit ils sont des impasses et ne représenteront jamais une force de plus de 5% des électeurs (comme le NPA, LO ou autres).
        Dommage que ceux qui ont une audience médiatique, comme certains blogs ou sites internet, certains penseurs, certains chercheurs ou philosophes, ne jouent pas leur rôle de médiatisation jusqu’au bout.
        Eux ont le pouvoir d’accélérer le mouvement: nous perdons un temps précieux.


    • alfred Le 11 décembre 2015 à 09h33
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      Peut être en raison d’une somme gigantesque de tout petits détails comme le choix d’El Kaniche quand il invite un anti-eurpoéen: Entre un Dupont-Aignant officiellement reconnu non xénophobe et une Le Pen il choisit d’inviter l’épouvantail, histoire d’associer le mouvement anti-institution européenne à “de la peur, du racisme qui s’ignore ou pas, de la xénophobie”. Très classique. Pour noyer son chien, etc…
      Plus triste: Au moins à droite il y en a quelques uns qui prétendent vouloir en sortir (dans le discours au moins) et les gens pourraient les choisir. A gauche seul un micro parti de quelques centaines de personnes et un courant chez les communistes tiennent ce discours. Chez les verts? Zéro. rien que ça sa fait des quelques centaines me milliers de personnes absolument non représentées. Ce qui amène Sapir à dire ce que vous avez entendu…
      QUi de Sapir ou de El Kaniche “font le jeu” de qui vous savez?
      Vivement le premier référendum. Ah non c’est vrai y en aura pas. Seulement une présidentielle. And the winner is….


    • Furax Le 11 décembre 2015 à 12h06
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      @ Henri Tason, sauf erreur de ma part, Jacques Sapir et d’autres ont déjà eu l’occasion d’expliquer cela.

      Le problème c’est que le clivage pro et anti UE telle qu’elle fonctionne/dysfonctionne est par ailleurs traversé par un clivage droite-gauche.

      Il n’y a donc plus de bipartition mais une quadripartition, comme sous la 4ème république.

      Vous avez un centre-gauche et un centre-droit qui sont vaguement sociaux-libéraux/sociaux-démocrates, partisans du libre-échange à tout crin et de laisser la bride sur le cou au mouvement de dépossession des Etats nations.

      Et vous avez l’aile gauche de la gauche qui est principalement anti-UE parce qu’opposée au volet économique capitaliste de cette construction européenne mais est internationaliste (Verts, Front de gauche/PCF et partis trotskistes).

      Et vous avez la droite de la droite, à laquelle s’ajoute l’ancienne gauche souverainiste qu’incarnait Chevènement, qui est souverainiste et opposée au libre-échangisme à tout crin.

      Comme les opposants à l’UE sont séparés aux 2 extrémités de l’échiquier politique national, ils ne peuvent s’entendre que dans un front du refus et du rejet (voter NON en 1992 et en 2005), mais pas dans un front de la construction d’une alternative commune et positive.

      Pour ce qui est des “zélites”, c’est facile à expliquer. Elles sont formatées sur le même moule social libéral libertaire, pro-UE et libre-échangiste.

      Ceux qui décident de quitter ce prétendu cercle de la raison et de la vertu subissent un phénomène de rejet et d’ostracisme, pour la simple et bonne raison que les “zélites” constituent une caste guère démocratique qui n’aime pas la contradiction, qui ne tolère la contradiction qu’à condition de rester dans son propre cercle, de ne pas remettre en cause ses fondamentaux.

      Ce cercle des “zélites” pro-UE préfére nier le réel et continuer à appliquer des recettes qui ne peuvent que couler le pays que de renoncer à leur domination en reconnaissant qu’il a eu tort.

      Le jour où on a proclamé le principe de la souveraineté nationale, le pouvoir symbolique et politique de l’atistocratie s’est effondré. Le jour où on réaffirmera ce principe contre la prétendue inéluctabilité de l’intégration libre-échangiste concurrencialiste européenne, le pouvoir de cette caste s’effondrerait de la même manière.

      Et comme ces gens ont une conscience historique et une conscience sociale, ils ne lâcheront rien. Ils auront recours à tous les moyens qu’ils jugeront utiles pour se maintenir.


      • benoi31 Le 11 décembre 2015 à 12h55
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        Tout à fait d’accord avec vous.

        “Comme les opposants à l’UE sont séparés aux 2 extrémités de l’échiquier politique national, ils ne peuvent s’entendre que dans un front du refus et du rejet (voter NON en 1992 et en 2005), mais pas dans un front de la construction d’une alternative commune et positive.”
        Je pense la même chose. Le problème est la construction derrière le rejet de certaines instances européennes.

        “Pour ce qui est des “zélites”, c’est facile à expliquer. Elles sont formatées sur le même moule social libéral libertaire, pro-UE et libre-échangiste.

        Ceux qui décident de quitter ce prétendu cercle de la raison et de la vertu subissent un phénomène de rejet et d’ostracisme, pour la simple et bonne raison que les “zélites” constituent une caste guère démocratique qui n’aime pas la contradiction, qui ne tolère la contradiction qu’à condition de rester dans son propre cercle, de ne pas remettre en cause ses fondamentaux.”

        C’est ce qu’il s’est plus ou moins déroulé avec arnaud montebourg il me semble


      • Henri Tanson Le 12 décembre 2015 à 08h57
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        @Furax.

        Je ne suis pas d’accord avec vous !
        À mon avis, il est très possible de se positionner, vue l’urgence, au-dessus des clivages politiques, afin de rassembler sur l’essentiel. Il suffit de le décider.
        Sachant que plus rien n’est possible en France en restant dans le carcan de l’Union, la solution est donc d’en sortir.
        Pour en sortir, il faut regrouper une majorité de Français, d’accord sur ce préliminaire, à l’occasion de la prochaine présidentielle, seule élection qui donnera cette opportunité.
        Après, s’ouvrira une nouvelle ère, avec de nouvelles personnalités politiques issues du peuple; les autres ayant été disqualifiées par des années de compromissions et de mensonges.
        Mais il faudrait passer deux obstacles essentiels:
        – Les médias, qui ne veulent désespérément pas donner la parole à ceux qui essayent d’aller dans cette voie.
        – La non-curiosité des citoyens. Parmi ceux qui votent, la majorité de ceux qui s’expriment se font une opinion à travers ce qu’ils voient dans les médias et ne lisent pas les professions de foi des candidats.


      • Krystyna Hawrot Le 12 décembre 2015 à 20h04
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        En plus au Front de Gauche la question de la sortie de l’UE est de plus en plus tabou. Le PCF notamment élimine de ses rangs en le traitant de stalinien quiconque émmetterait quelques doutes sur le thème “puisque d’une autre UE n’est manifestement pas possible sortons de l’UE”…

        Jacques Nikonoff, président d’ATTAC de 2003 à 2006 qui a joué avec son équipe un rôle énorme dans la campagne du Non au TCE en 2005, notamment en influençant fortement de PCF dans cette direction (dont il fut membre), a comme par hasard été débarqué de cette structure et marginalisé, accusé de … fraudes électorales dans les élections du CA de 2006. Nikonoff a toujours été proche de Sapir, et de Chevènement

        La victoire du Non de gauche a été possible parce que c’est le courant de la gauche souverainiste qui menait la danse. Comme par hasard on a éliminé tout le monde du circuit…

        Aujourd’hui la politique étrangère du PCF est en réalité dans les mains d’Elisabeth Gauthier, une franco-autrichienne chef de Transform, la fondation politique du Parti de la Gauche Européenne. Transform est une structure qui est financée par la Commission Européenne dans le cadre d’une directive sur la création de fondation politiques européenne sur le modèle des fondations allemandes. Les fondations politiques européennes ont comme objectif le “renforcement de l’intégration européenne” tout comme les fondations politiques allemandes exécutent la politique étrangère allemande. Cette femme influence fortement Pierre Laurent sur la question européenne alors même qu’elle est salariée une structure payée par la Commission Européenne. Je continue ou c’est tout clair?
        (mes informations viennent de mon expérience dans ces structures et aussi du livre de Dorota Dakowska sur les fondations allemandes qui parle aussi du rôle des fondations européennes dans l’imposition du modèle allemand dans les partis politiques des autres pays- sur Transform et les autres fondations p.190 du livre)

        http://www.librairie-sciencespo.fr/europe-par-pays/allemagne/livre/le-pouvoir-des-fondations—des-acteurs-de-la-politique-etrangere-allemande/dorota-dakowska/9782753533004.html

        Depuis 2006 comme par hasard personne dans la gauche anti-capitaliste n’a été capable de remettre en question d’UE. Pis, l’affaire de l’Ukraine a démontré avec la russophobie interne au PCF que ce parti est désormais devenu atlantiste!


  5. Louis Robert Le 11 décembre 2015 à 09h03
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    “Ce relatif silence de la presse française traduit, et trahit, une gêne devant le résultat. Les danois, peuple européens, ont rejeté une proposition de plus grande intégration dans le cadre de l’Union européenne. Ils l’ont rejeté de manière très claire, ce qui a été reconnu par le gouvernement danois. Ils l’ont rejeté aussi dans une alliance entre l’extrême-gauche (et la gauche dite « radicale ») et le parti populiste et souverainiste danois le DPP. On constate une nouvelle fois que, quand peuvent se retrouver sur un terrain commun, des souverainistes de gauche et de droite ont une large majorité. Et ceci gêne sans doute autant, voire plus, les éditorialistes à gages de notre presse nationale. Cela pourrait donner des idées au bon peuple de France. Voici donc une autre raison de ce silence relatif, et il faut le dire bien intéressé. Ce référendum porte en lui une critique de l’européisme. C’est pourquoi il convient de faire silence dessus. Ah, elle est belle la presse libre en France ; elle est belle mais elle est surtout silencieuse quand il convient à ses propriétaires…”

    Quand les idées deviennent propriété privée, un vent de totalitarisme se lève aussitôt puis se déchaîne sur nos têtes courbées par servitude volontaire, bientôt suivi de ce silence de mort qui nous achève.


    • Henri Tanson Le 12 décembre 2015 à 09h04
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      @ Louis Robert.
      Il semblerait qu’ici, tous les lecteurs aient parfaitement conscience que les médias principaux ne sont pas libres de leurs propos (…)
      Je suis étonné qu’en dehors de ce blog, les Français n’ont que des doutes et se laissent quand même manipulés… On dirait presque “en toute conscience”…
      C’est désespérant.
      Mais ma certitude, c’est que la solution passe par les citoyens qui ont trop longtemps refusé de regarder d’assez près ce qu’on leur impose, dégoûtés (et ça en arrange certains) par la politique et et sa mafia de profiteurs.
      Si nous vivons la fin d’une époque, nous n’en sortirons que par la volonté des citoyens.
      Sinon, ce sera une dictature qui se mettra en place.
      Qui se met en place…


  6. Vladimir K Le 11 décembre 2015 à 14h38
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    Romaric Godin, toujours présent – comme quoi même en France, il y a des journalistes de valeur, qui méritent leur titre. Tout n’est pas perdu.

    Intéressant que la série européenne (avec participation danoise) The team sur Europol, et qui est sortie avec un timing impeccable – en février 2015, juste au moment où la première ministre danoise lançait l’idée du référendum, n’a pas influencé le résultat.

    Il faut croire que l’alliance ZDF-Nordisk/DR n’est pas aussi efficace qu’Hollywood en ce qui concerne la propagande.


  7. FVM Le 11 décembre 2015 à 17h03
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    Le sujet de l’article était, mais ou est donc la presse, quels sont ces critères pour traiter ou non d’un
    sujet, en l’occurence, le référendum Dannois, posez massivement la question aux journaux Français “eurolâtres” noyez les massivement sous un tsunami de mails, inondez l’insubmersible
    (et pour cause) J. Quatremer de question sur “l’indémerdable bourbier Européen…
    allez-y, lâchez vous, vous, ne les lâchez pas, eux.


  8. Vénus-Etoile du Berger Le 11 décembre 2015 à 20h56
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    Au sujet de la Finlande que vous mentionnez dans le bilan.

    Il est intéressant d’observer que le 1er client et le 2nd fournisseur de la Finlande est l’Allemagne.(le 1er fournisseur étant la Russie). L’Allemagne est devenue le 1er partenaire commercial devant la Russie qui occupait cette place depuis 3 ans.

    Egalement, la Finlande veut s’exposer comme un pays attractif pour la sécurité des données notamment celles générées sur Internet.
    Un cable sous-marin est en train de se créer pour relier la Finlande à l’Allemagne afin de renforcer ce secteur, l’objectif étant d’utiliser la Finlande pour connecter en sous marin l’Europe et l’Asie ce qui permettra un transfert plus rapide de donnée entre l’Europe et l’Asie


  9. BRAMS Le 12 décembre 2015 à 01h13
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    Si je puis me permettre je voudrais poser une simple question : dans vos familles respectives, le non n’a jamais été prononcé pour une décision simple voire complexe à prendre en commun ? Donc en quoi, lorsqu’à l’échelle européenne, le non devrait-il remettre en cause ce qui est déjà acté, c’est à dire L’EUROPE. Malheureusement l’Europe c’est comme les religions, leur dessein respectifs c’est d’apporter la paix et la sécurité à tous mais leur problème c’est que certains hommes les utilisent pour leurs propres intérêts sèmmant discorde et corruption, au détriment de la majorité !!!!


  10. Vénus-Etoile du Berger Le 12 décembre 2015 à 08h05
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    au Sujet du Danemark
    On peut souligner que le Danemark fonctionne en autonomie depuis 1948 pour les îles Féroé et 1979 pour le Groenland. Les îles Féroé et le Groenland n’appartiennent pas à l’Union Européenne car les îles Féroé n’ont pas souhaité entrer dans l’UE et le Groenland a quitté l’UE en 1985 suite à un référendum.
    Si nous analysons les langues, nous pouvons observer que la langue maternelle le danois appartient aux langues germaniques mais elle appartient à un autre sous-groupe celui du Nord dont ne fait pas parti l’allemand.
    Le Danois emploie 26 lettres de l’alphabet latin et 3 autres lettres complémentaires.
    Les germanophobes sont minoritaires au Danemark car la population au Groenland utilise notamment le groenlandais une langue eskimo-aléoute comme les Inuits du Canada.
    Toutefois la plus forte expansion migratoire vers le Danemark provient de la Turquie, les turcs représentent 12,30% de tous les arrivants.
    Le Danemark impose aux nouveaux arrivants d’apprendre le Danois langue maternelle.


  11. Pierre Le 12 décembre 2015 à 08h09
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    Bonjour,
    je voudrais d’abord avoir d’un de vos spécialistes la confirmation ou le faux d’une information qui dit que la dette de l’Ukraine couverte par l’U E coûte entre 50 et 70 euros par jour à chaque citoyen des Etats de la zone Euro. Est-ce vrai ? merci d’une réponse
    A un intervenant qui parle de fédéralisme basé sur une langue commune et des valeurs communes -seulement – je suis sans avis précis, plein d’interrogations, trop complexe pour juger : l’URSS avait le russe comme langue “véhiculaire” et elle s’est bien implantée chez certains peuples en bi-langues, d’autres ont même pris l’alphabet cyrillique. Les Baltes ont cultivé leurs différences au point d’affirmer que leurs langues n’avaient rien à voir avec le russe – alors que c’est le groupe “indo-européen tout de même” et que ceux-ci auraient pu avoir même la fierté de dire qu’ils ont influencé la langue russe (c’est vrai – je parle pour le Lituanien et le Letton – pas l’Estonien non indo-européen : Ach teve milo , je t’aime en lituanien peut aussi être aussi compris comme une “dérivation” du ou vers le russe “Ya tebe milii” je te suis gentil gentil devient amour dans sa signification affectueuse… Bref, fédéralisme, nationalisme et langues ont des causes surtout historiques selon moi. Il y a bien plus de proximité linguistique entre un Russe et un Slovaque qu’entre un Russe et un Tcherkesse. Pourtant un Tcherkesse se sent vraiment dans le “monde russe” politique et à moins d’être un “ambitieux politique et fanatique débile” il n’envisage pas une “Tcherkassie indépendante – sauf à chercher des appuis saoudiens ou américains qui sait ?”

    P.S Pas changé d’avis : l’Europe est morte cet été avec la dette grecque et l’Ukraine, les migrants n’arrangeront pas cette affaire ( je n’en éprouve pas de joie mais du ressentiment pour ces dirigeants de Bruxelles – responsables – toute leur ambition destructrice de l’Europe s’est manifestée à Maïdan et ils persistent)


  12. Odibi Le 12 décembre 2015 à 08h23
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    L’Europe a tout de même ceci de bon : au travers des référendums qui se succèdent au sein de ses pays membres, on apprend les traductions du mot “non” dans toutes les langues.
    Après le NON Français, le OXI Grec, voici le NEJ Danois.
    Bientôt le NO Anglais, et peut-être (bien plus tard) le NEIN Allemand.
    Ça ne vaut pas encore un séjour erasmus, mais ça en prend la tournure…


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