Sitôt l’annonce faite par Alexis Tsipras, Premier ministre grec, de l’organisation dimanche 5 juillet d’un référendum sur le plan d’austérité « proposé » par l’ex-troïka, les éditocrates eurobéats se sont déchaînés sur Twitter. Et, en amoureux de la Grèce, ils n’ont pas manqué de rendre de vibrants hommages à la démocratie, sans jamais, au grand jamais, céder à la facilité, au raccourci ou à l’invective.
Démonstration avec les tweets de trois d’entre eux (Jean-Michel Aphatie, Arnaud Leparmentier et Jean Quatremer), exemples exemplaires de la tendance de certains « grands » journalistes à abandonner toute volonté d’informer avec rigueur et à oublier tout sens de la mesure lorsque les choses ne se passent pas comme ils l’auraient souhaité [1].

À tout seigneur tout honneur, difficile de ne pas débuter cette « revue de tweets » par ce grand connaisseur de la Grèce, où il est allé plusieurs fois en vacances, qu’est Jean Quatremer :

Tout en nuance, le journaliste de Libération prodigue donc ses conseils à « l’Eurogroupe » pour mettre en difficulté – encore un peu plus – Alexis Tsipras. Le moins que l’on puisse dire est que celui qui prétend informer sur les « coulisses de Bruxelles » [2] ne cache pas son jeu : il a choisi son camp. Ce qui l’autorise à porter des jugements pleins de finesse sur l’adversaire :

À l’instar de Jean-Michel Aphatie qui, entre deux rendez-vous pour ses transferts de l’intersaison et après avoir découvert la situation en Grèce « dans les JT » (il était temps), s’est immédiatement fait une opinion :

Il faut dire que Jean-Michel Aphatie avait mis la main à la poche pour aider les Grecs, comme il le faisait remarquer le 20 juin, alors que les négociations étaient dans l’impasse :

Et comme il l’a confirmé après l’annonce du référendum :

Arnaud Leparmentier, vice-pape du Monde, a tenu pour sa part à exprimer immédiatement son souhait de voir les Grecs sortir des difficultés :

Avant de reprendre, en la retweetant, « l’idée » du député européen des Républicains Alain Lamassoure, lui aussi loin de toute caricature :

Une « idée » originale, puisqu’elle a aussi été émise par… Jean Quatremer :

Un Jean Quatremer qui, non content d’être devenu spécialiste en référendum, s’est improvisé constitutionnaliste :

Expertise immédiatement saluée par Arnaud Leparmentier, qui a retweeté… Jean Quatremer :

Tandis que Jean-Michel Aphatie retweetait, de son côté, les questions pertinentes… d’Arnaud Leparmentier :

Et qu’Arnaud Leparmentier, en bon camarade, retweetait les analyses nuancées de… Jean-Michel Aphatie :

Ainsi que les traits d’humour (?) de… Jean Quatremer :

Reprenons. Jean Quatremer (retweeté par Arnaud Leparmentier), Arnaud Leparmentier (retweeté par Jean-Michel Aphatie), et Jean-Michel Aphatie (…) sont d’accord : haro sur le gouvernement grec et sur son projet de référendum ! Et, au cas où les adeptes de Twitter n’auraient pas bien compris le message, ils n’ont pas hésité à le répéter… ad nauseam ?

Etc.

Une belle unanimité et un goût partagé pour la nuance qui leur ont attiré quelques critiques, auxquelles ils ont toutefois su répondre sans perdre leur sens de la mesure et leur force de conviction :

« Zut ». On ne saurait mieux dire.

Julien Salingue

Post-scriptum (30 juin, 16h) : Après avoir pris connaissance de cet article, l’ineffable Jean Quatremer s’est évidemment fendu d’un tweet. Un tweet immédiatement repris par… Arnaud Leparmentier.

Notes

[1] Sauf mention contraire, l’ensemble des tweets récoltés ont été publiés entre le 27 juin et le 29 juin.

[2] C’est le nom du blog de Jean Quatremer, hébergé par Libération.

Source : Julien Salingue, pour Acrimed, le 30 juin 2015.


Curée médiatique contre le référendum « irresponsable » d’Alexis Tsipras

Dans la soirée du 26 juin, Alexis Tsipras annonçait son intention d’organiser un référendum sur le plan d’austérité proposé par les créanciers de la Grèce en échange de leur soutien financier. Consulter le peuple grec sur les réformes « indispensables » qui lui sont imposées ? « Irresponsable » répond en chœur la fine fleur de l’éditocratie française, dont les tweets rageurs préfiguraient les points de vue… tout en nuances.

En 2011 déjà, l’annonce d’un référendum, finalement abandonné, sur le « plan de sauvetage » européen avait provoqué une levée de boucliers médiatique. De cette fronde contre le « dangereux coup de poker grec »Le Monde prenait déjà la tête : « Ce n’est pas ainsi que l’Europe doit fonctionner » assurait le quotidien, qui anticipait non sans cynisme un résultat défavorable : « Imagine-t-on d’ailleurs un peuple acceptant, unanime, une purge aussi violente que celle proposée ? [1] Ce lundi, deux jours après l’annonce d’Alexis Tsipras, l’éditocratie française a remis le couvert.

Le Monde sonne la charge

Ainsi, selon l’éditorial du Monde, la tenue d’un référendum serait un« piètre chantage », voire un aveu de « faiblesse politique » de la part d’Alexis Tsipras qui refuserait « d’endosser l’échec des négociations ». Un échec dont les « Européens », c’est-à-dire les dirigeants européens, ne seraient en aucun cas responsables. Stricts mais bienveillants, ceux-ci seraient, à l’instar d’Angela Merkel, conscients de leur « responsabilité historique ». Et même prêts à se montrer souples si le mauvais élève grec acceptait de « moderniser l’État » et « collecter l’impôt ». Peu importe si l’intransigeance des créanciers portait davantage sur les mesures d’austérité, telle que la diminution des pensions. C’est Tsipras qui doit « faire preuve, enfin, de responsabilité »… c’est-à-dire à suivre les instructions des éditorialistes du Monde et « changer de posture ». De toute évidence, l’éditorialiste anonyme du Monde, à l’image de nombre de ses confrères, a choisi d’ignorer le point de vue grec sur le déroulé des événements, et notamment le récit du ministre de l’Économie Yanis Varoufakis, pourtant publié sur divers sites.

Une nouveauté : pour les lecteurs qui souhaiteraient s’épargner la lecture de l’éditorial du Monde, une version sous forme de dessin pour les enfants est disponible en « Une » :

Plusieurs dessinateurs du quotidien ont même été mis à contribution, comme en témoigne ce chef d’œuvre de Xavier Gorce, également publié le 30 juin :

Le même Xavier Gorce qui est revenu à la charge dans l’édition du 1er juillet :

Comme nous l’avions déjà noté, il suffit souvent, pour donner la mesure du caractère résolument caricatural des partis pris de l’éditorial du Monde, de lire… Le Monde. Ainsi, en cherchant un peu dans le dossier consacré à la Grèce, on trouve les articles de la correspondante Adea Guillot et de l’envoyée spéciale Annick Cojean, qui détonnent en donnant la parole aux Grecs [2]… Même si le choix des citations mises en exergue par un secrétariat de rédaction facétieux s’avère, lui, plus « orienté ». Qu’on en juge : « Ce référendum est une mascarade, un coup d’État constitutionnel »(Antonis Samaras, chef de l’opposition) ; « On frôle la limite de ce que prévoit la Constitution mais sans la violer ouvertement » (un constitutionnaliste) ; « J’ai peur du précipice et du retour à la drachme » (un jeune Grec) ; « Je déteste l’extrémisme, or ce vote nous pousse dans nos derniers retranchements » (un vendeur).

Libération à l’unisson ?

Dans l’éditorial de Libération (29 juin), Marc Semo reconnaît quant à lui qu’il est « légitime, sur le principe » d’en appeler au peuple. Mais sous conditions. Lorsque l’ancien Premier ministre Papandreou propose un référendum pour s’assurer « que les sacrifices imposés par le maintien dans la monnaie unique [soient]pleinement assumés par ses concitoyens », c’est un gage apprécié de« culture sociale-démocrate scandinave ». Lorsque Tsipras propose un référendum sur les propositions des créanciers de la Grèce et appelle à les rejeter, ce sont des « propos irresponsables ». Comprenne qui pourra.

En fait, Marc Semo reproche à Tsipras de n’avoir pas tenu un référendum sur la sortie de l’euro, mais sur le plan de rigueur imposé par les créanciers. Et de dissimuler aux Grecs que le « non » aux propositions des créanciers serait synonyme d’un « oui » à une sortie de l’euro, et donc de conséquences catastrophiques. Des reproches que partagent… Antonis Samaras, leader de l’opposition grecque. Pourtant une autre issue est possible : les créanciers pourraient tenir compte du rejet de leurs propositions par la population grecque, et mettre de l’eau dans leur vin… Mais cela ne semble pas effleurer l’esprit de Marc Semo pour qui les gouvernements européens, « tout aussi légitimes » que le gouvernement grec, n’ont fait que « rappeler les règles de la zone euro » et « essaient d’éviter le pire ». Qu’ils en soient remerciés.

D’après notre éditorialiste, une majorité de Grecs seraient d’ailleurs favorables au plan européen. Le chef du service étranger deLibération n’a visiblement pas pris soin de consulter ses correspondants sur place à Athènes : aucun sondage n’a été publié sur le référendum, d’après Pavlos Kapanais qui travaille entre autres pour… Libération.

Notons tout de même que le reportage sur place de Maria Malagardis fait, en page opposée, un contrepoint factuel à la charge de l’éditorialiste de Libération.

Jean-Marie Colombani (et quelques autres) au meilleur de leur forme

Commentaires à l’emporte-pièce depuis le fauteuil confortable d’une rédaction parisienne, informations bancales et autres partis pris droitiers sont le lot commun des éditocrates. Mais en la matière, les éditorialistes du Monde et de Libération ne font pas le poids face à Jean-Marie Colombani. Dans une tribune publiée dans Slate, il dénonce « l’imposture Tsipras » ainsi que Syriza, un parti « anti-européen »« national-populiste », qui aurait « conduit le pays dans l’impasse ». Il est vrai que la situation du pays était excellente avant les élections de janvier 2015.

Le mot « référendum » évoque-t-il de mauvais souvenir à Jean-Marie Colombani ? Furieux, il dénonce la consultation des Grecs qui serait en fait… « une prise en otage » des Grecs. Les dirigeants européens, quant à eux, « ne peuvent pas abandonner les Grecs à leur triste gouvernement ». Après Arnaud Leparmentier, c’est au tour de Jean-Marie Colombani de signer un nouvel appel à renverser le gouvernement grec. Les Grecs ont voté et soutiennent Syriza ; mais, c’est bien connu, les éditocrates savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. Et Colombani de le prouver dans une conclusion pleine de lucidité : « Les Grecs méritent mieux que Tsipras et ses alliés. Comme ils n’avaient pas hier mérité les colonels. »

Un article publié sur le site de Marianne revient sur les réactions de la presse à l’annonce du référendum. On retrouve une apologie – prévisible – des « réformes » dans Le Figaro :

Les masques sont donc tombés en Grèce, mais aussi en Irlande, au Portugal, en Espagne. Tous, à l’exception d’Athènes ont choisi de se réformer au pas de charge pour tenter de conserver la monnaie européenne. Les efforts et le courage ont payé. La seule question est désormais de savoir si la Grèce peut gagner sa place dans la zone euro.

Le Figaro qui, à la « une » de son édition du 30 juin, publie un éditorial titré « Faux semblants », où l’on peut lire que « le référendum que propose aux Grecs Alexis Tsipras a tout d’un leurre », que « l’appel au peuple de Tsipras n’est qu’un “coup” politique camouflé sous le masque de la démocratie directe » et dans lequel est évoqué « le vide abyssal du projet politique de Tsipras ». Tout en finesse.

Pas en reste, le JDD titre quant à lui son article d’analyse « Alexis Tsipras, maître chanteur » [3]. Tout en nuances, à l’instar des jugements portés sur la décision d’en appeler au vote du peuple grec :

Alexis Tsipras a choisi de suivre un chemin dangereux pour son pays et de mettre le couteau sous la gorge des leaders européens.

Il faut dire que la « une » du journal annonçait la couleur…

Dans Les Échos, c’est Dominique Seux qui se fait remarquer en s’insurgeant contre « le coup de poker de trop d’Alexis Tsipras », évoquant un « chantage grossier » de la part des autorités grecques et dénonçant leur « comportement irresponsable et provocateur ». Et de conclure : « Athènes doit revenir à la table des négociations ». Sinon ?

Dans L’Opinion, Luc de Barochez dénonce, avec force accents colombaniens, « l’incompétence, de l’irresponsabilité voire de la malhonnêteté de Syriza ». Selon lui, « le référendum convoqué par Alexis Tsipras dévoie la démocratie ». Conclusion : « Face à des maîtres chanteurs, seule la fermeté paye ». Notons que là encore, la « une » du quotidien se distingue par son sens de la mesure :

***
Nous aurions pu poursuivre ce petit tour des réactions de la presse à l’annonce du référendum grec par la « une » du Monde du 1er juillet, qui oppose « Tsipras » et « les Européens » :

… ou encore avec le double éditorial Joffrin – Quatremer dans l’édition de Libération du mardi 30 juin (sur lequel nous aurons l’occasion de revenir).

… voire avec Les Échos, où l’on a pu lire des tribunes dans lesquelles Tsipras est qualifié de « braqueur de banque ». Au risque de lasser le lecteur…

Mais cette « revue de presse » n’est pas seulement une accumulation de prises de position fort éloignées du devoir d’informer, voire même outrancières : elle dessine une cohérence dans les partis pris de l’éditocratie française, qui de nouveau se range du côté des institutions européennes (rebaptisées une fois de plus « l’Europe » ou « les Européens ») et joue le rôle de chien de garde de l’eurocratie contre les empêcheurs d’austériser en rond. Voilà qui n’est pas sans rappeler le traitement médiatique d’un certain référendum organisé en 2005duquel aucune leçon ne semble avoir été tirée.

Dès lors, doit-on conclure que « la presse » est contre la Grèce ? Ce serait tentant, mais inexact : tout d’abord ce serait oublier la presse alternative, et toute une partie de la presse qui n’a pas participé à la curée contre le gouvernement grec, voire qui l’a dénoncée. Et même au sein de la presse dominante, des voix discordantes existent : il n’est pas rare qu’au sein même de « grands quotidiens », les reportages des envoyés spéciaux, ou des correspondants sur le terrain, contredisent les arguties libérales déversées à flot constant par nos éditocrates. De salutaires résistances à l’unanimisme éditorial eurobéat, sur lesquelles nous aurons l’occasion de revenir… mais qui ne sont malheureusement pas un contrepoids suffisant au bruit médiatique qui nous est imposé depuis quelques jours par ceux qui pensent que lorsque le peuple n’est pas d’accord avec une politique, il faut changer de peuple.

Frédéric Lemaire et Julien Salingue

Post-scriptum (1er juillet, 12h30) : Interpellé sur Twitter à propos de l’un des dessins que nous avons reproduits ci-dessus, Xavier Gorce, dessinateur au Monde, s’est fendu d’une réponse… qui se passe de commentaires :

Notes

[1] « Consulter le peuple grec ? Les gardiens autoproclamés de la démocratie s’insurgent  ».

[2] « Les Grecs divisés sur le référendum du 5 juillet » ; « Reprendre notre destin en main est plus important que conserver l’euro ».

[3] Sur la couverture de l’annonce du référendum par le JDD, voir aussi « Tsipras est un voyou communiste ».

Source : Frédéric Lemaire et Julien Salingue, pour Acrimed, le 1er juillet 2015.

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33 réponses à Référendum en Grèce : les éditocrates et la démocratie en 140 signes, par Acrimed

Commentaires recommandés

K Le 25 août 2015 à 02h24

Et dire que certains voient la presse comme un contre-pouvoir. C’est plutôt un contre-contre-pouvoir, ou encore le pouvoir, tout simplement.
Ceux qui pensent de bonne foi que la presse est un contre-pouvoir devraient consacrer 3 minutes de leur vie à essayer de répondre à la question suivante :
“Pourquoi les milliardaires cherchent-ils à entrer au capital des grandes entreprises de presse, alors même que ces entreprises sont chroniquement déficitaires, malgré tous les plans de réductions de coûts ?”

Dans une démocratie d’opinion comme la notre, le pouvoir appartient de fait à ceux qui font l’opinion, donc à ceux qui ont leurs entrées quotidiennes dans les grands médias. Ce n’est pas pour rien que les journalistes en vue sont invitées aux réunions du Siècle (aux cotés de banquiers, industriels et politiques). En tout cas, ce n’est pas pour “couvrir” l’événement (journalistiquement parlant), puisque la presse ne parle pas de ces réunions.

ps : une démocratie d’opinion n’est pas une démocratie, tout comme les catholiques zombies ne sont pas catholiques, tout comme la télé-réalité ne représente pas la réalité (pour prendre des analogies qui n’ont rien à voir). Attention, à ne pas confondre le concept et le nom du concept, ce sont 2 choses souvent très différentes, surtout à l’heure du marketing omniprésent.

  1. x-files Le 25 août 2015 à 01h44
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    (allez-vous faire traire chez les grecs brave petite chèvre gauchiste)

    Voilà des arguments typiques de “l’extrême-droite”, d’ailleurs il me semblait que c’était les méchants d’extrême-droite qui soutenaient le référendum

    en Grèce ou encore la vérité en Ukraine selon nos éditocrates ? Donc, ceux qui soutiennent la position grecque sont des “gauchistes” “d’extrême-

    droite” selon les “vrais gauchistes” de la presse indépendante financée par l’état ?

    Je n’y comprends plus rien à rien, est-ce grave docteur ?


    • Surya Le 25 août 2015 à 07h39
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      Ces tocards deviennent assez agressifs car ils ont de moins en moins d’influence, plus personne ne “lit” la “presse”


      • Iskander Zakhar Le 25 août 2015 à 21h00
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        Le problème dans ce que vous soulignez fort justement, c’est que notre argent continue à subventionner ces clowns !


  2. xma Le 25 août 2015 à 01h49
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    Ça fait plusieurs fois que je vois cette une du Journal du Dimanche qui montre Tsipras avec une moustache d’Hitler qui semble photoshoppée. L’ombre semble être la plus forte sous ses yeux pour lui donner un air méchant, et sous son nez, pour lui faire une moustache à la Hitler. Pourtant les 2 lumières qui lui font cette moustache devraient aussi lui faire des ombres sous son col et entre ses doigts, mais elle sont assez faibles.

    Photoshop ou pas, ou mon esprit me jouerait des tours ?


  3. dissy Le 25 août 2015 à 01h54
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    Je crois que la meilleure chose à faire à présent c’est d’ignorer ces collabos qui s’imaginent être encore des journalistes…en parler trop c’est leur faire trop d’honneur.

    Tiens au fait Libé,Le monde,Nouvel Obs combien de lecteurs(réels je veux dire)?C’est bizarre chaque fois que je passe dans un relais H…il y a d’énormes piles d’invendus.

    Si l’on décompte la SNCF,Air France,les hôtels,les abos obligés(ministères,ambassades,ong,partis politiques,associations diverses qui les distribuent gratuitement),qui achète encore ces torchons à part BHL,Fourest et leur fan club?


    • Nico 13 Le 25 août 2015 à 02h17
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      Je crois que tu as raison.
      Il faut totalement ignorer ces journaux.

      Qui achète encore ces torchons ?
      Pas grand monde.
      De toute façon, il faut bien se dire que sans subvention de l’Etat, il y en aurait beaucoup qui devraient réduire leur effectif voir même qui feraient faillites.

      Tiens d’ailleurs, puisque ces messieurs tiennent absolument à ce qu’il y ait du libéralisme en France, pourquoi ne commenceraient-ils pas à montrer l’exemple en ne percevant aucune subvention de l’Etat ?
      Et pourquoi ne renonceraient-ils pas à leurs niches fiscales ?
      Non parce que si on veut du libéralisme, autant aller jusqu’au bout du concept.


      • abcinuits Le 25 août 2015 à 10h11
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        la presse touche environ 2MDS d’euros de subventions , subventions prises ds le portefeuille
        du contribuable , demandons la suppression de ces subventions ,qui actent une prostitution
        affichée du pseudo contre pouvoir .


      • Variniki Le 25 août 2015 à 12h28
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        Moi, même France Musique, et pourtant il n’y a pas beaucoup d’informations, je ne peux même plus écouter, tellement leur volonté de prendre les auditeurs pour des crétins est évidente.


    • K Le 25 août 2015 à 02h43
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      Tout à fait.
      Si cela était possible, il serait intéressant de mesurer le nombre de lecteurs effectifs (c’est à dire le nombre de gens qui font la démarche d’ouvrir l’un de ces journaux et d’en lire au moins un article) et non le nombre d’exemplaires vendus. Je suis sur qu’on y verrait une différence significative.

      J’ai l’impression que la presse est lue par les autres journalistes et non pas par les citoyens. La plupart des journalistes s’informent en lisant d’autres journaux et non pas en analysant des données brutes. C’est ce qui explique que certains sujets secondaires sont repris en boucle par tous les journaux avant même que la société civile se soit approprié ces sujets.

      On peut dire la même chose de Twitter. Ce réseau social est très utilisé par les journalistes et les politiques, très peu par les citoyens ordinaires (contrairement à facebook notamment). Les journalistes parlent à d’autres journalistes. Ils utilisent Twitter simplement comme thermomètre de l’idéologie dominante dans les principales rédactions (car le journaliste à horreur de s’éloigner de la pensée convenue. Trop dangereux).


    • De passage Le 25 août 2015 à 08h32
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      “Si l’on décompte la SNCF,Air France,les hôtels,les abos obligés(ministères,ambassades,ong,partis politiques,associations diverses …”

      Avec de tels clients, la “pressetitution” a encore de beaux jours devant elle ! 😉


    • Alfred Le 25 août 2015 à 08h37
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      Pour ce qui me concerne je ne les achete pas ET je boycotte les produits que j’aperçois dans les pages intérieures (ceux qui sont dans mes moyens du moins, y’en a pas tant que ça)
      Par contre je paie encore mais impôts et hélas finance encore ces torchons par ce biais. Fais chier de contribuer ainsi à limiter les pertes des milliardaires proprios.


  4. Kiwixar Le 25 août 2015 à 02h03
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    Zèle du kollabo en été, enthousiasme de la mandragore au printemps.


  5. K Le 25 août 2015 à 02h24
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    Et dire que certains voient la presse comme un contre-pouvoir. C’est plutôt un contre-contre-pouvoir, ou encore le pouvoir, tout simplement.
    Ceux qui pensent de bonne foi que la presse est un contre-pouvoir devraient consacrer 3 minutes de leur vie à essayer de répondre à la question suivante :
    “Pourquoi les milliardaires cherchent-ils à entrer au capital des grandes entreprises de presse, alors même que ces entreprises sont chroniquement déficitaires, malgré tous les plans de réductions de coûts ?”

    Dans une démocratie d’opinion comme la notre, le pouvoir appartient de fait à ceux qui font l’opinion, donc à ceux qui ont leurs entrées quotidiennes dans les grands médias. Ce n’est pas pour rien que les journalistes en vue sont invitées aux réunions du Siècle (aux cotés de banquiers, industriels et politiques). En tout cas, ce n’est pas pour “couvrir” l’événement (journalistiquement parlant), puisque la presse ne parle pas de ces réunions.

    ps : une démocratie d’opinion n’est pas une démocratie, tout comme les catholiques zombies ne sont pas catholiques, tout comme la télé-réalité ne représente pas la réalité (pour prendre des analogies qui n’ont rien à voir). Attention, à ne pas confondre le concept et le nom du concept, ce sont 2 choses souvent très différentes, surtout à l’heure du marketing omniprésent.


    • luc Le 25 août 2015 à 10h05
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      “une démocratie d’opinion n’est pas une démocratie”

      mais qu’est-ce donc que la démocratie alors?
      est-ce que la démocratie est possible dans une “société capitaliste”?

      en effet, je te signale que ta question est faussée car les médias sont très rentables, mais indirectement, je pense que tu es d’accord


    • Dissonance Le 25 août 2015 à 13h06
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      Concernant la question de l’opinion, la réalité semble tout de même pas mal vous contredire : En effet, les “faiseurs d’opinion” ne font manifestement pas l’opinion de grand monde si ce n’est la leur, comme ont pu en témoigner quelques évènements tels que le fameux référendum français de 2005, couvert à sens unique par la presse mais dont le résultat a pourtant contredit toute l’éditocratie.

      Certes les propriétaires des grands médias adoreraient probablement imposer leurs vues par voie de presse, mais il semble tout de même que la population ne soit pas encore suffisamment abrutie pour les croire sur parole. Leurs déficits chroniques, relatifs à l’effondrement des ventes en témoigne également : A force de raconter n’importe quoi la presse finit par perdre sa clientèle.


      • erde Le 26 août 2015 à 20h58
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        “En effet, les “faiseurs d’opinion” ne font manifestement pas l’opinion de grand monde si ce n’est la leur, ”

        Indéniable que la presse écrite soit en mal de lecteurs, mais force est de constater que les JT de TF1, de la 2 , et de FR3 , et même sur arte , font de l’audimat respectivement dans leur audimat.
        Bref , on en viendrait à regretter de ” bruler” tous ces papier et d’interdire la Tv….
        Mais je l’avoue, cela n’aurait rien de démocratique. ! LOL


  6. DUGUESCLIN Le 25 août 2015 à 05h55
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    Ces gens ont une curieuse notion de la démocratie.
    Traduit mot à mot démocratie veut dire pouvoir du peuple. (demos=peuple, cratie=pouvoir)
    Comment peut-on considérer que donner le pouvoir au peuple est du populisme et non de la démocratie?
    Si le peuple ne peut s’exprimer, alors c’est une dictature.
    Ces mêmes prétendus journalistes ont pourtant passé une partie de leur carrière à dénoncer les supposées dictatures et les totalitarismes, alors qu’ils soutiennent maintenant le totalitarisme européiste. Ce n’est pas Tsipras qui doit porter une petite moustache façon Hittler, mais eux.
    Grâce à eux, je sais qu’en tant que défenseur de la démocratie je suis un populiste.
    Et vive la novlangue.


  7. passant Le 25 août 2015 à 07h09
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    C’est con mais moi l’image que je me fais du journalisme c’est: un livreur d’information la plus objective possible. Là c’est des commentateurs (au mieux éditorialistes), je dirai que quatremer est à l’UE ce que thierry roland était au football: un livreur d’opinions brutes, irréfléchies, partisanes,… Bref un pantin remplaçable à tout moment, qui fait partie du folklore.


  8. social21eme Le 25 août 2015 à 08h36
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    souvenez-vous il n’y a pas si loin, le temps où l’on décidait du droit de vote suivant les principes du “cens”, oui seul les acteurs, les intervenants les éléments réellement influent de la société s’autorisaient le droit de vote aux différents scrutin. Pour cela ils établissaient un prix à payer, ainsi en 1789 le marc d’argent, pendant la monarchie de juillet nos bourgeois augmentèrent ce prix et ainsi de suite pour parvenir au droit de vote universel il fallut attendre un dangereux humaniste aristocrate et ses compères, LAMARTINE et BLANC…

    Mais de notre temps qu’entendons nous, nous serions trop “bête” pour décider de chose aussi “complexe” et qu’il faudrait ne surtout pas nous donner le moyen d’expression populaire sur de telles questions! N’ayez pas peur nouveaux bourgeois de la commission européenne, rétablissez le marc d’argent et le vote censitaire pour l’Europe entière et ainsi vous serez débarrassé des tumultes de ces peuples ignares. Imposez leur de petits fédéralisme locaux bon cerbères de vos institutions et préservant de petits droit féodaux aux petits barons de province tel le modèle allemand.
    Nul doute qu’en attisant le cupidité de nos compatriotes, ceci y trouve intérêt et adhèrent a ce grandiose projet humaniste et éclairé…


  9. St3ph4n3 L. Le 25 août 2015 à 08h47
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    Ce qui est génial, avec le site tweeter (et probablement la toile en général), c’est l’idée que, il y a encore quelques années, les Apathie, Quatremer et leur clique n’en pensaient pas moins qu’actuellement sur tous ces sujets mais ça ne se voyait pas trop, ou alors il fallait avoir une certaine dose de sagacité. A présent, c’est visible comme leur nez de clown au milieu de la figure de ces… hmmm… je cherche un mot qui rime avec “figure”.


  10. GaM Le 25 août 2015 à 08h55
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    Ne plus lire ces gens, constants porte paroles de la bêtise dirigeante : premier acte de salubrité publique.
    J’ajoute ce deuxième acte, qu’il ne faut plus écouter non plus les faux-intellectuels élevés en batterie médiatique, comme Michel Onfray :
    http://lmsi.net/Proposition-de-loi-pour-l
    (La SPINOZA est la Société Pour l’Interdiction des Nuisances Onfresques Zet Anarkozystes)


    • Gilles Le 25 août 2015 à 09h39
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      “il ne faut plus écouter non plus les faux-intellectuels élevés en batterie médiatique, comme Michel Onfray”

      Parce que vous …. vous en êtes un vrai (intellectuel)?

      Faire référence à un article signé “SPINOZA” du collectif du même nom (ils n’ont pas peur du ridicule d’afficher ainsi leur suffisance démesurée!!):
      accusations sans fondements, amalgames tout azimuts, injures gratuites ….exemple: “Et pour finir en apothéose, lui qui vendrait père, mère, frères, sœurs, fils, filles et amis pour une minute de prime time chez Frédéric Taddéi, Guillaume Durand ou Franz Olivier Giesbert”

      Bref, fallait oser. Ces illustres “intellectuels” ont osé, ils osent tout et c’est même pour ça qu’on les reconnait.


    • DUGUESCLIN Le 25 août 2015 à 11h10
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      Ah bon? Michel Onfray n’aurait plus droit à l’expression?
      Le mieux est de faire la liste de ceux que vous voulez entendre et interdire les autres?
      Vive la liberté d’expression orientée choisie et imposée, c’est ça la vraie démocratie? On a déjà des médias qui censurent il suffit d’en rajouter encore un peu, n’est-ce pas?


    • Anne Le 25 août 2015 à 11h34
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      @ GaM
      Michel Onfray est l’un des seuls vrai intellectuel, et un être humain respectable et intelligent ce qui n’est pas si courant par les temps qui courent, vous en prendre à lui comme faux intellectuel ne vous honore pas.

      Vous préférez sans doute BHL ?

      BHL sors de ce corps !


  11. Alain Le 25 août 2015 à 09h31
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    Il faut garder tout cela en archive pour comparer aux tweets que ces mêmes personnages feront en 2017 quand la France n’aura pas atteint les 3% de déficit et que les Allemands passeront à la phase punitive déjà annoncée par le chef de groupe CDU au Bundestag !


  12. gdfontaines Le 25 août 2015 à 10h24
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    A moins d’être complaisant pour pas dire tout aussi consensuel, relayer ces fourbes c’est leur apporter l’importance qu’ils n’ont pas sauf via les subventions ponctionnées sur nos impôts.. d’ailleurs pourquoi ne le faites vous pas savoir .. des journalistes ayant un statut fiscal particulier et employés d’une presse subventionnée car sinon en faillite.. c’est bien pire que le cas de la Grèce non ?


  13. adrien Le 25 août 2015 à 10h28
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    Depuis la capitulation (trahison ?) de Tsipras, les mouches ont changé d’âne ….D’ultra gauchiste fanatique, le leader de la contestation grecque est devenu ” raisonnable “.
    Quand le parrain Junker (au sens maffieux) a posé familièrement sa main sur lui, le bon garçon est rentré dans le rang . Varoufakis a donc pris la place du ” méchant ” dans nos chers médias .
    En témoigne cette chronique info de l’un des chiens de garde, Emmanuel Cugny, sur France Info .

    http://lespoir.jimdo.com/2015/07/28/emmanuel-cugny-d%C3%A9crypte-varoufakis-et-sa-machine-infernale-sur-france-info/


  14. Georges Clounaud Le 25 août 2015 à 10h38
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    Comment expliquer une telle suffisance, une telle arrogance de la part de Quatremer ou de Leparmentier ?

    On doit se souvenir des propos d’Udo Ulfkotte.

    http://www.les-crises.fr/journaliste-allemand-presse-cia/

    Ces “journalistes” ne peuvent que travailler pour des “employeurs” qui partagent les mêmes valeurs qu’eux…

    Dans cet extrait de “Ce soir ou jamais” où il est en face de Marie-France Garaud (document à visionner en lien avec l’autre “livraison” Des Crises de ce jour où elle tient grosso-modo le même discours), Quatremer se montre très très complaisant avec nos “amis américains” (à partir de 6 minutes et 7 secondes).

    https://www.youtube.com/watch?v=1Atyvt9TlcQ

    Notez au passage la réaction de Garaud qui le traite de “nul en droit constitutionnel” (à partir de 10 minutes).


  15. Lecocq Le 25 août 2015 à 15h32
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    La grande majorité des Médias, écrits et audio, sont les chiens de garde du libéralisme économique. Au lieu de donner de l’information, ils “font” l’information.


  16. Cam Le 25 août 2015 à 16h38
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    Dans la série “révêle ton idéologie inconsciemment”, la chronique d’Hervé Gattegno il y a deux jours sur RMC qui comparait Tsipras à “Prométhée défiant les dieux”…si Tsipras est Promothée, qui est Dieu ?

    Non non l’UE n’est pas une religion…


  17. sassy2 Le 25 août 2015 à 22h25
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    il faut savoir que ces gens sont en train de comprendre qu’ils pourraient se retrouver au chomage

    par ex sur l’avénement de l’internet et la fin du bipartisme en F:
    le PS pourrait se retrouver en depot de bilan fin decembre 15 et être le premier parti à en faire les frais
    à noter que si bouygues est dans une situation aussi difficile pour son invest dans les telco (sujet ultra politique): c’est a cause ou grace à l’attrition de l’audience de TF1

    quand bollo fait ses invests il a soif d’audience pour les securiser


  18. Nejus Le 27 août 2015 à 11h04
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    Conversation entre Gérard Bouquet ( Vice-président du Parti Fédéraliste Européen. ) et Jean Quatremer sur le FB DE Jean Quatremer

    Gérard Bouquet Mais Jean. Pourquoi cette haine de Tsipras et de la Gauche grecque, alors que vous écrivez dans un journal théoriquement de gauche ?
    J’aime · Répondre · 25 août, 10:26

    Jean Quatremer Cela commence à me chauffer les oreilles ce genre de remarque stupide: où est la “haine” dans mon article? Tsipras ne s’est pas comporté comme vous l’espériez? Il s’est lamentablement planté? Il faut le cacher pour ne pas être “haineux” dans votre esprit? Ce sont des faits et des analyses que j’expose. Je sais les Français ont le mépris des faits, mais ça devient usant. Je vous conseille la lecture du Quotidien du Peuple, ça devrait vous plaire!
    J’aime · 1 · 25 août, 10:40

    Gérard Bouquet Je ne soutiens pas particulièrement cette gauche-là. mais il me semble que vous oubliez le rapport politique en Europe, dans laquelle, comme vous le savez, la majorité est à droite, et la volonté très claire d’un Schaüble, de limiter l’émergence d’une alternative. Sans oublier le fait, que les milieux bruxellois ont traité les négociateurs grecs avec un mépris certain.
    25 août, 12:20

    Jean Quatremer Non, il n’y avait pas de mépris. Ça, c’est un fantasme franchouillard qui me rappelle 2005: dès qu’on n’est pas d’accord avec ceux qui parlent au nom d’un peuple mythique, on est méprisant.
    Vous êtes typiquement dans l’affect: haine, mépris, pas dans le réel
    25 août, 12:44

    Gérard Bouquet Je ne crois pas que Wolfgang “aime” la Grèce. Le réel ou la Realpolitik n’empêche pas le respect des peuples.
    25 août, 13:17

    Jean Quatremer En quoi il n’a pas “respecté” les peuples?
    25 août, 13:23

    Gérard Bouquet Pardonnez-moi de répondre par une question: existe-t-il ou non, un rapport de force droite-gauche ( ou libéraux-keynésiens) en Europe ?
    Quant au mépris, il suffit de lire les titres de Bild.
    25 août, 13:29

    Jean Quatremer Bild est le cerveau de Schäuble? Incroyable…
    25 août, 14:10


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