Source Consortiumnews.com, 18 décembre 2015

La campagne présidentielle en roue libre et narcissique de Donald Trump a gagné le mépris général des médias dominants et des politiciens de l’establishment, mais c’est en partie parce qu’il a osé défier de dangereuses orthodoxies, comme le délire néoconservateur/faucon libéral pour « le changement de régime. »

Par Sam Husseini

Ainsi l’establishment veut tellement que chacun supprime les partisans de Donald Trump de ses amis sur Facebook  qu’il y a même une application pour les bloquer. Ça leur apprendra !

Certes, Trump joue la brute lorsqu’il fait appel aux (bons) sentiments populistes aussi bien qu’aux (mauvais) sentiments nativistes, xénophobes ou racistes. Le mal doit être pleinement abordé et traité au lieu d’être mis à l’écart par des gens soi-disant raffinés, qui se pincent le nez. Le bien devrait être reconnu et encouragé.

Donald Trump, le milliardaire et candidat républicain à la présidence.

Beaucoup de gens, concentrés sur les aspects négatifs de sa campagne, sont restés aveugles à ce qu’elle contient de bon — et je ne veux pas dire bon dans le sens « Oh, le démocrate peut battre ce type! » Je veux dire bon dans le sens où il est bon que quelques questions importantes — comme le rôle militaire des États-Unis dans le monde — soient exposées au grand jour.

Trump fait appel aux sentiments nativistes — comme Pat Buchanan dans sa campagne de 1992 — mais parallèlement aux arguments fondés sur « l’Amérique d’abord » de Buchanan est née la défiance envers les ambitions impérialistes. De même, Trump a récemment déclaré que la ministre de la Défense Hillary Clinton « a tué des centaines de milliers de gens par sa stupidité […] Le Moyen-Orient est devenu un désastre total sous son administration. »

Or, je pense que c’est assez juste, bien qu’à mon avis la politique américaine soit peut-être plus machiavélique que stupide. Mais cette remarque est un bol d’air frais sur la scène nationale. Ainsi, de temps en temps, Trump parle vrai, y compris quand il dit que les politiciens se vendent aux riches donateurs et quand il accuse les accords « de libre-échange » de coûter aux travailleurs américains les emplois de leur classe moyenne.

Mais le courant dominant diffuse que Trump est un menteur intégral. Le New York Times a récemment prétendu établir un classement de la crédibilité des candidats à la présidentielle. D’après l’évaluation du Times, Trump était hors-concours sur l’échelle du mensonge. Mais je n’ai jamais vu personne vérifier factuellement ses affirmations concernant les traces probantes de la responsabilité de l’ex-ministre des Affaires étrangères, H. Clinton, dans le chaos sanglant où elle a plongé la Libye, la Syrie et d’autres pays du Moyen-Orient. Ce n’est pas le genre de discussions que l’institution médiatique veut ouvrir.

Bien sûr, quelques phrases après son commentaire sur le bilan mortel de Clinton, il évoque l’attaque, le 11 Septembre 2012, de la base de la CIA à Benghazi, ce qui conduit Salon à l’écarter comme adepte des « théories du complot », et ce sera tout ce que de nombreuses personnes entendront jamais et non l’intégralité de son point de vue.

Quelqu’un énonçant parfois des vérités dérangeantes ne devrait-il pas être crédité de briser les tabous « politiquement corrects », comme reconnaître l’évident désastre de l’interventionnisme des États-Unis à travers le Moyen-Orient ? Trump énonce ces vérités, comme il l’a fait durant les débats de Las Vegas au sujet des guerres impliquant les États-Unis :

« Nous avons dépensé 4 000 milliards de dollars pour renverser des personnes qui franchement, si elles étaient encore là et que nous avions dépensé ces 4 000 milliards aux États-Unis pour réparer nos routes, nos ponts, nos aéroports et tous les autres problèmes que nous avions, nous nous en serions portés beaucoup mieux. Je peux vous le dire tout de suite. »

Franchement, il s’agit d’une critique des dépenses militaires plus forte que ce que l’on a entendu récemment de la part du sénateur Bernie Sanders. Mais les remarques de Trump, ou du sénateur Rand Paul, à propos de la politique américaine de « changement de régime » et des attentats, sont souvent ignorées. Il est plus commode de se concentrer sur la gentillesse américaine en laissant entrer quelques milliers de réfugiés plutôt que d’examiner comment des millions d’habitants de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de Somalie et d’autres pays ont perdu leurs maisons en raison de la politique du gouvernement des États-Unis.

Une constitution longtemps ignorée

Quelques critiques disent que la proposition de Trump d’interdire temporairement l’immigration des musulmans est inconstitutionnelle (bien que cet argument soit discutable sur le plan légal indépendamment de ce que l’on pense de la moralité et de l’aspect pratique de son idée).

Mais il y a aussi la question de la fréquence à laquelle les récents présidents ont violé la constitution ces dernières années, suscitant à peine un coup d’œil furtif de la part des grands médias. Flash d’information : le président démocrate à peine installé a bombardé sept pays sans déclaration de guerre. Nous avons efficacement tiré la chasse d’eau sur la constitution. Cela justifie-t-il de nouvelles violations ? Non. Mais le prétendu scandale moral à ce sujet n’est qu’un mot creux.

Et il existe une certaine logique dans la détestation nativiste des Musulmans. C’est une position évidemment erronée à plus d’un égard, mais compréhensible au regard des informations biaisées données en pâture au public. Dans la mesure où personne, sur la scène nationale, ne se livre à une critique sérieuse et systématique de la politique des États-Unis au Moyen-Orient, telle que les nombreuses invasions américaines destinées à provoquer des « changements de régime » ou l’alliance de longue durée avec l’Arabie saoudite et Israël, il est logique de dire qu’un changement est nécessaire, et ce changement consiste à se séparer des musulmans.

D’autres esprits raffinés ont également reproché à Trump de s’être comporté, lors du débat à Las Vegas, comme s’il ignorait ce qu’est la triade nucléaire (cette stratégie datant de la guerre froide qui consiste à procéder à des bombardements nucléaires depuis des missiles au sol, des bombardiers stratégiques et des sous-marins).

Eh bien, je ne peux dire s’il ignore cette doctrine ou s’il faisait juste semblant. Mais je suis plutôt content qu’il n’ait pas adopté le point de vue gouvernemental prétendant que ce serait une bonne idée de dépenser un milliard de dollars pour « moderniser » l’arsenal nucléaire américain afin que nous puissions à nouveau menacer efficacement la planète durant une autre génération.

Les gens se souviennent peut-être que, en dépit de toute la rhétorique du Président Barack Obama sur la fin des armes nucléaires, c’est le Président Ronald Reagan qui, après toutes ses fanfaronnades sur l’Empire du Mal et l’établissement de missiles nucléaires de moyenne portée en Europe, a  failli saisir l’occasion lorsque le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev a proposé l’élimination des arsenaux nucléaires.

Pour les journalistes conventionnels d’aujourd’hui, il est beaucoup plus simple de suivre le courant et de haïr Trump, comme tous les grands médias souhaitent que nous le fassions. Après tout, une bonne part de notre culture politique se nourrit de haine. Apparemment, la haine amène les gens à faire ce qu’on veut qu’ils fassent. Donc vous les effrayez en créant de vilains croquemitaines comme Saddam Hussein, Bachar el-Assad ou Vladimir Poutine.

Les gens ont été encouragés à haïr Saddam Hussein à un point tel qu’ils ont été nombreux à soutenir la désastreuse invasion de l’Irak. Ils ont été soumis à une propagande pour les faire haïr Bachar el-Assad à un point tel que la politique des États-Unis a contribué à l’émergence de Daesh. Poutine a été transformé en un tel méchant de bande dessinée que des gens qui devraient réfléchir davantage parlent tranquillement de descendre des avions russes et de provoquer un « changement de régime » à Moscou.

John Kasich, Gouverneur de l’Ohio, le Républicain soit-disant « raisonnable » et « modéré », déclare « qu’il est temps que nous écrasions le nez des Russes. » Qui se soucie du risque d’une guerre nucléaire ? Ne détestons-nous pas tous Poutine ?

A présent, de nombreux Américains — républicains comme démocrates — diabolisent Trump. Tout ce qu’il dit est présenté dans le contexte le plus défavorable, sans perspective équitable. Il est devenu le centre de la haine, la haine, la haine. Il est le méchant au cœur noir. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas simplement prendre les gens pour ce qu’ils sont, avec leurs bons et leurs mauvais côtés ?

S’interroger sur la haine

Trump en appelle à une interruption de l’immigration musulmane « jusqu’à ce que nous puissions nous faire une foutue idée de ce qui se passe » — ce qui, vu l’apparente propension de notre culture politique à ne jamais se faire une idée de quoi que ce soit, pourrait bien signifier jusqu’à la fin des temps. Mais cette observation soulève une véritable question : pourquoi les populations du Moyen-Orient sont-elles remontées contre les États-Unis ?

Comme le dit Trump : « La haine [des musulmans à l’encontre des États-Unis] est énorme. D’où vient-elle, je n’en sais rien. » Mais, contrairement à pratiquement tous ceux qui disposent d’un mégaphone, Trump soulève réellement la question du ressentiment à l’égard des États-Unis au Moyen-Orient.

Pratiquement la seule autre personne sur la scène nationale à tenir ce genre de propos est le sénateur Rand Paul (Républicain, Kentucky), bien qu’il l’ait également exprimé de manière maladroite et que ses propos sonnent comme une pâle copie de ceux que son père, Ron Paul (Républicain, Texas) a tenus.

Bien entendu il faudrait dire : si nous sommes incapables de nous faire « une foutue idée » de ce qui se passe, alors nous peut-être devrions arrêter les bombardements. Mais ceci n’est pas dit, parce que le grand public vit dans l’illusion que Barack Obama est une colombe pacifiste. La vérité, c’est qu’Obama a bombardé plus de pays qu’aucun autre président depuis la Seconde Guerre mondiale — sept selon son propre décompte : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Syrie, le Yémen, la Libye et la Somalie.

La moitié de ce que dit Trump peut être faux et à la limite du délire. Mais il dit également des choses vraies — des choses d’une importance critique que personne d’autre disposant d’un accès médiatique ou politique ne dit.

Lors du débat de cette semaine à Las Vegas, Trump a déclaré : « Quand le World Trade Center s’est effondré, des gens ont été mis dans des avions, ils étaient des amis, des membres de la famille ou des petites amies, ils ont été mis dans des avions et renvoyés, pour la plupart, en Arabie saoudite. »

D’accord, le commentaire de Trump était confus et imprécis — il pouvait faire allusion à la décision extraordinaire du Président George W. Bush de laisser de riches Saoudiens, parmi lesquels des membres de la famille Ben Laden, embarquer à bord des premiers vols civils autorisés après le 11 Septembre afin qu’ils puissent échapper à un interrogatoire serré du FBI et peut-être à l’animosité du peuple américain — mais sa remarque pose la légitime question des implications de l’Arabie saoudite dans les événements du 11 Septembre.

Certes, Trump déclare qu’il bombardera la Syrie à mort, comme pratiquement tout autre candidat républicain. (Le sénateur Ted Cruz veut voir si « le sable peut briller dans le noir », une phraséologie généralement associée à un conflit nucléaire.) Mais Obama bombarde déjà bel et bien la Syrie et l’Irak, sans grand tintamarre médiatique. Ainsi, les gens pensent qu’il ne se passe rien et croient que le problème, c’est la passivité d’Obama.

Ce que les Américains sentent bien, c’est que le Président Obama, le précédent Président Bush et le reste de l’establishment se livrent à des jeux géopolitiques sans fin tout en les maintenant dans l’ignorance. En tant que citoyens de ce qui est censé être une république démocratique, ils ont raison d’en avoir assez. Beaucoup de ceux qui soutiennent ou éprouvent de la sympathie pour Trump, semblent penser qu’il pourrait être le seul à renverser la table et faire du barouf.

Trump, l’anti-impérialiste ?

Trump se vante de sa prétendue opposition à la guerre d’Irak, bien que je ne me souvienne pas l’avoir vu participer à aucune des manifestations contre la guerre en 2002-2003. Mais il semble qu’il ait émis quelques critiques en 2003-2004. Rien de bien génial ou courageux. Mais c’est une bonne chose que celui qui dispose du plus gros mégaphone déclare que la guerre d’Irak était une mauvaise chose.

Les gens qui suivent Trump pourraient du coup porter un regard critique sur l’appétit qu’éprouve le gouvernement des États-Unis pour les guerres perpétuelles. Songez un instant à quoi pourrait ressembler une compétition entre Trump et Clinton, étant donné que cette dernière a voté pour l’invasion de l’Irak — puis poussé à de violents « changements de régime » en Libye et en Syrie. Trump pourrait finir par apparaître comme le candidat anti-impérialiste.

A tout le moins, Trump donne l’impression qu’il agirait comme un nationaliste normal, et non comme l’un de ces mondialistes calculateurs et intéressés. Une bonne partie de la population des États-Unis semble souhaiter cela. Et, si cela s’avère exact, c’est une bonne chose. C’est également une bonne chose que Trump redynamise des gens qui avaient perdu toute foi en la politique.

Trump — le seul apparemment parmi les candidats républicains à la présidentielle — dit qu’il engagera des discussions avec le Président russe Poutine. Avoir un tant soit peu l’idée que le boulot d’un président, c’est d’essayer d’établir des relations raisonnables avec les autres grandes puissances nucléaires, m’apparaît comme un gage important. Il donne l’impression d’être un nationaliste enragé, mais — au contraire de la plupart de nos dirigeants récents — pas enclin à mort à une domination mondiale. Ceux qui souhaitent un monde meilleur auraient bien besoin de cela.

Aucun démocrate d’envergure n’a appelé à un ré-examen sérieux de la manière dont les États-Unis mènent leur politique étrangère. Hillary Clinton a droit aux louanges de l’ultra-néoconservateur Robert Kagan pour ce qu’il appelle son « interventionnisme libéral », qu’il considère avec raison comme l’équivalent du néoconservatisme. [Voir sur Consortiumnews.com « La véritable “faiblesse” de la politique étrangère d’Obama. »]

Bien que Bernie Sanders ait voté contre la guerre d’Irak, il a montré peu d’intérêt ou de subtilité de réflexion sur qui nourrit l’essentiel de la violence extrémiste au Moyen-Orient. Il souhaite que les Saoudiens « mettent les mains dans le cambouis », alors qu’ils l’ont déjà fait en finançant et armant de brutales forces djihadistes sunnites, y compris celles qui ont partie liée avec Al-Qaïda et l’État islamique.

Sanders n’a pas l’air de comprendre que les djihadistes sunnites sont, de fait, des forces paramilitaires que les Saoudiens ont soutenues depuis les années 80, quand les moudjahidines fondamentalistes afghans ont été créés et armés pour renverser le régime laïque de Kaboul soutenu par les Soviétiques. Ce conflit a donné naissance à Oussama Ben Laden, à Al-Qaïda, aux talibans et au mouvement djihadiste contemporain.

Une occasion manquée

Lors d’un débat du parti démocrate juste après les attaques terroristes du 13 novembre à Paris, Sanders avait eu une occasion historique de traiter sérieusement de ces questions. Il aurait pu mettre en lumière les contradictions entre les alliances des États-Unis avec des pays tels que l’Arabie saoudite ou le Qatar et la « guerre contre le terrorisme ». Il aurait pu expliquer ce qu’il y a de fallacieux à chercher à provoquer des « changements de régime » à l’encontre de gouvernements laïques — comme en Irak, en Libye et en Syrie — quand tout ce qui en découle est le chaos, les effusions de sang et l’extrémisme.

Sanders aurait pu pointer du doigt combien la guerre perpétuelle est non seulement vouée à l’échec en tant que stratégie contre le terrorisme, mais également incompatible avec les investissements qu’il espère effectuer dans l’éducation, la santé, les infrastructures, l’environnement et les autres priorités domestiques. Il aurait pu en appeler à une vigoureuse réappropriation de ces politiques dévoyées et enthousiasmer la base démocrate.

Mais Sanders s’est refusé à débattre de manière réfléchie de la politique étrangère, préférant en revenir à son sujet favori : les inégalités de revenu. A présent il se plaint d’un manque de couverture médiatique. Effectivement, les médias classiques sont déloyaux à l’encontre des candidats progressistes, mais vous n’arrangez rien en refusant de prendre parti dans ce qui est probablement le grand débat fondamental de notre époque.

Le seul candidat nationalement important qui s’est sérieusement élevé contre les pulsions interventionnistes a été le républicain Ron Paul, qui a été diabolisé en 2008 de manière très semblable à ce que subit Trump aujourd’hui. Il est vrai que la comparaison est imprécise : Trump a peu détaillé en quoi son approche du monde différerait de celle du Président Obama ou ses rivaux républicains. Beaucoup de ses commentaires sont restés elliptiques sur ses talents de négociateur et plutôt approfondis en matière de politique — et il est apparu belliqueux quand il évoquait l’État islamique.

S’il est élu, Trump pourrait s’avérer peu différent des autres présidents récents — après tout, le Département d’État et le Pentagone sont peuplés de bureaucrates qui sont sortis du rang en collant au point de vue néoconservateur et d’interventionnisme libéral de l’establishment. Mais Trump, un brasseur d’affaires d’envergure mondiale, pourrait se montrer plus pragmatique qu’enclin à l’idéologie.

En matière économique, Trump est le seul des Républicains à défendre un impôt progressif sur le revenu et il a chanté les louanges de la Sécurité Sociale. Tom Ferguson a remarqué : « Les électeurs à faibles revenus semblent l’apprécier deux fois plus que les électeurs aux gros revenus qui le soutiennent dans le camp républicain. » Trump s’est « même attaqué à des sujets virtuellement sacro-saints pour les Républicains, notamment l’allègement fiscal des revenus sur investissement des super-riches ».

Trump s’est montré abrupt à propos de la corruption dans la classe politique américaine. Comme l’écrit Lee Fang : « Donald Trump prétend qu’il peut acheter les hommes politiques. Aucun de ses rivaux n’a démenti. »

Y a-t-il du bon dans Trump ?

Ainsi, les progressistes pourraient-ils marquer une pause, le temps de noter que c’est peut-être une bonne chose que de nombreux électeurs désabusés — écœurés par la politique habituelle — aient trouvé quelqu’un qui s’adresse à la fois à leurs peurs et leurs espoirs, bien que de manière souvent confuse, voire choquante.

Il est important de le souligner : je n’ai aucune idée de ce que pense réellement Trump. Soutenir sa candidature revient probablement à essayer de deviner ce qui se cache derrière la porte dans « Le juste prix ». Sa philosophie politique — si l’on peut employer pareille expression — est un salmigondis d’idées contradictoires. Il pourrait même se révéler plus autoritaire que ce que nous en avons vu jusqu’à présent. Mais, d’une certaine manière, il représente une rupture bienvenue dans l’immonde orthodoxie de l’establishment.

Il est également possible qu’il soit juste en train de monter une comédie destinée à duper l’aile anti-establishment des Républicains et qu’il reviendrait aux vieilles pratiques de l’establishment s’il était élu — à l’instar de ce qu’Obama a fait — particulièrement en matière de politique étrangère. Après tout,  Trump le reconnaît : « Il y a sept mois, j’étais un membre de l’establishment. »

D’ailleurs, je n’ai aucune sympathie personnelle envers Trump. J’ai vécu dans l’un de ses immeubles lors de ma jeunesse dans le Queens. Sa flamboyance — alors que mon père et moi nous entassions dans un appartement avec une seule chambre — me dégoûtait. Je me souviens avoir vu adolescent la luxueuse Tour Trump à Manhattan avec mon père. Papa plaisantait, disant qu’il en possédait un centimètre carré, vu les loyers qu’il avait versés à Trump durant des années.

Sam Husseini est directeur de la communication pour l’institut d’Exactitude Publique et fondateur de votepact.org — qui incite à une coopération gauche-droite. Suivez le sur Twitter : @samhusseini.

Source Consortiumnews.com, 18 décembre 2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

51 réponses à Repenser Donald Trump, par Sam Husseini

Commentaires recommandés

Chevrier Michèle Le 22 janvier 2016 à 07h08

J’imagine Donald Trump Président des Etats Unis, il aurait ses travers, mais il serait un meilleur Président que Obama qui a beaucoup déçu et qui est toxique pour la politique de La France, il est fréquent d’entendre que Hollande est le toutou d’Obama, Les Président ne devrait avoir qu’un mandat, le deuxième est souvent mauvais.

  1. Chevrier Michèle Le 22 janvier 2016 à 07h08
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    J’imagine Donald Trump Président des Etats Unis, il aurait ses travers, mais il serait un meilleur Président que Obama qui a beaucoup déçu et qui est toxique pour la politique de La France, il est fréquent d’entendre que Hollande est le toutou d’Obama, Les Président ne devrait avoir qu’un mandat, le deuxième est souvent mauvais.


  2. LBSSO Le 22 janvier 2016 à 07h16
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    “Beaucoup de gens, concentrés sur les aspects négatifs de sa campagne, sont restés aveugles à ce qu’elle contient de bon”

    Cette démarche est essentielle.Reconnaître qu’une personne ,même aux antipodes de ses convictions peut avoir raison sur tel ou tel point me paraît fondamental.Cela n’empêche pas un combat qui peut-être très dur par ailleurs.Il ne s’agit pas de naïveté.
    Hier sur le fil, j’ai vu dans certains commentaires une “chasse à l’homme” ,y compris de la part d’éminents intervenants ,en raison de la proximité entre MM. Paxton et Soros .Alors que d’autres chercher à tirer “la substantifique moelle” des propos de l’historien.

    J’ai posé la question hier soir sur le fil : que se serait-il écrit si Olivier n’avait pas citer le nom de l’auteur le jour de la publication de cet article de Paxton ?
    (à l”air d’internet ,il faudrait jouer le jeu et ne pas chercher à le “sourcer”)

    Je préfère le “Que dit-il ” au “Qui parle”. Merci tout de même à M.Sam Husseini “Qui écrit” .


  3. Franck Le 22 janvier 2016 à 07h54
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    Trump est auto-finance, donc independant
    Trump est diabolise, donc “genant”

    2 indices majeurs quant a l’interet de sa candidature
    L’argument qu’il ne serait pas “ideologise”, parait determinant dans le contexte actuel.
    A creuser…

    Au final, mieux vaudrait un nul pragmatique, qu’un(e) fanatique entreprenant(e)… Ne serait ce que pour eviter le faux pas de trop!


  4. Alain Le 22 janvier 2016 à 08h09
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    Mais quand il dit qu’il veut une Amérique plus forte qu’Obama a affaibli, il parle bien aussi d’interventions militaires. Elles seront différentes mais peut-être beaucoup plus dangereuses car il est fort possible qu’ils visent non plus les dictateurs mais bien ceux qui mettent vraiment en cause l’hégémonie américaine: Chine et Russie


    • istina Le 22 janvier 2016 à 10h12
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      il est fort possible qu’ils visent non plus les dictateurs mais bien ceux qui mettent vraiment en cause l’hégémonie américaine: Chine et Russie
      *******************************************************************************************************************
      Il y a fort longtemps que nous ne jouons plus au Gendarmes et au voleurs ?

      Le principal soucis n’est-il pas une lutte intense contre les Terrorismes, tous les terrtismes!
      jusqu’à &liminations totales ?
      Cela ne vous suffit-il pas ???????
      Pourquoi vouloir à tous prix une Guerre fut-elle Froide EST- OUEST; qui logiquement,n’aboutirait qu’à un conflit Nucléaire d’où, anéantissement Total de tous ?


    • Chris Le 23 janvier 2016 à 11h49
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      C’est intéressant de consulter la liste des supporters de Trump.
      Des gens qui pour la plupart ont fait leur carrière à la force du poignet. Se rappeler que Trump du haut de ses 4 milliards US$ a eu des hauts et des bas en affaires. C’est un pugnace dans ses domaines de prédilection. On voit nettement qu’il ne côtoie les milieux politiques qu’à petites doses, connaissant très bien leur vénalité.
      C’est d’ailleurs cet aspect qui déstabilise le plus l’establishment, non pas sur ses sorties sur l’immigration, pipi d’Hillary et autres bricoles… Je me marre.


  5. caliban Le 22 janvier 2016 à 08h29
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    La ploutocratie américaine a-t-elle vraiment un problème Trump ? Son réseau est peut-être un peu différent (il faudrait voir en détail ses sources de financement) mais je doute que s’il est élu, de grands changements se produisent dans un pays dotés de plusieurs administrations concurrentes et qui jouent leurs propres partitions, dictées par les lobbys.

    Ces “administrations” vont-elles d’ailleurs le laisser arriver jusqu’à la course finale ? On peut rappeler que les Etats-Unis constituent une démocratie tempérée par le meurtre : s’il est réellement dangereux, il saute.


  6. Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 08h50
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    Je ne comprends pas très bien le sens de l’article. L’auteur dit que tel propos de Trump est positif, donc il ne faut pas diaboliser le bonhomme et y regarder de plus près.

    Pourquoi pas.
    Pour ma part, je vois dans Trump l’équivalent du FN en France, en tout cas dans la fonction qu’ils occupent.

    Car désormais, tous ceux, aux EU, qui diront qu’il faut arrêter de faire du “regime change”, ou que les politiques sont corrompus, on leur répondra ” tu parles comme Trump ! Sale raciste va !”. Ce qui aura pour effet de freiner l’émergence d’une discussion sur les sujets pourtant essentiels.

    Ceux qui auront la maladresse de parler de l’impérialisme américain ou de la corruption des dirigeants politiques, seront qualifiés de “populistes”, ” démagos”, “fascistes” etc…. Trump est l’épouvantail qui manquait au spectre politique américain. Désormais, ils vont pouvoir faire des fronts anti-Trump, et conserver le pouvoir sans même avoir à rédiger un programme, ni faire une seule proposition cohérente.

    Tump est un provocateur, il ne veut pas le pouvoir, et s’est aliéné la majorité du pays par des propos grotesques notamment sur les immigrés mexicains. Il ne sera jamais élu, et les quelques bonnes idées qu’il a, sont désormais associés au racisme et à la xénophobie. Ce qui rend leur promotion plus difficile.
    Vous n’avez pas une petite impression de déjà-vu ?


    • Slevin Le 22 janvier 2016 à 10h59
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      Grosse différence avec le FN. Cet homme va certainement gagner la primaire des républicains. Donc Il porte la voix des électeurs au sein du bipartisme, pas seulement une frange à l’est de l’assemblée. Donc il a une vraie chance de faire changer l’approche des républicains sur les questions internationales et guerrières notamment, c’est loin d’être négligable.


      • Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 14h07
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        À Slevin

        Vous dites qu’il va certainement gagner les primaires républicaines. Pour savoir cela il faudrait comparer les sondages actuels, qui le donnent en tête, avec ceux des primaires de 2012, 2008, 2004 etc… Cela afin de voir si celui qui est en tête des sondages à ce moment précis de la campagne, à toujours été, ou généralement été, celui qui l’emporte un fine.

        J’avais commencé à faire la recherche, mais ça prend pas mal de temps, et là je n’en ai pas.

        Je précise par ailleurs que les autres candidats républicains sont tous, ou presque en tout cas, des anti-Trump confirmés. Autrement dit, quand ils commenceront à se retirer de la course, on peut supposer que l’essentiel des voix qu’ils portaient avec eux, ne vont pas se déporter sur Trump. Et vu le nombre de candidats, ça fait beaucoup de voix.

        Quant à l’influence que Trump pourrait avoir, c’est à double tranchant.

        Certains républicains pourraient effectivement se rendre compte qu’on peut être un patriote, même un peu exalté, et ne pas vouloir que son pays intervienne militairement sur la planète entière tous les quatre matins.

        À l’inverse, on peut aussi avoir l’effet “épouvantail” que j’évoque dans mon commentaire précédent. Si un militant démocrate par exemple, commence à dire que peut-être Poutine est dans son droit en Syrie ou en Ukraine, ou bien que les EU devrait cesser de s’ingérer dans les affaires d’un pays étranger, alors un sophiste pourra lui faire remarquer qu’il parle comme Trump et que par conséquent ( là est le sophisme ) il partage l’ensemble des thèses de Trump dont les plus outrancières. Ce pauvre militant démocrate, ne voulant pas passer pour un vil populiste-pas-beau-méchant, finira par se convaincre qu’il est dans son intérêt de se taire. Son opinion est ainsi muselée.

        Donc je ne serais pas aussi optimiste que vous sur l’influence de Trump sur l’opinion américaine. Espérons que vous ayez raison.


    • luc Le 22 janvier 2016 à 12h33
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      “Il ne sera jamais élu” … tu prédis l’avenir???

      tu n’as pas compris le sens de l’article : oui, les politiques américains vont devoir faire un front anti-trump, et c’est ça qui est positif, parce trump insiste et insistera encore pour aborder plusieurs questions qui fachent

      bien sur, le parallèle avec le fn est tout à fait valable :
      -des envies de quasiment tout changer (avec raison sur de nombreux points)
      -privilégier le nationalisme et le protectionnisme… (je ne peux dire si c’est faisable… de toutes façons je ne vote pas)
      -une campagne politico-médiatique massive de diabolisation en réaction

      quoiqu’il en soit, les prédictions catégoriques, c’est ridicule : les populations subissent la crise et leurs idées sont bousculées grâce à internet, le changement c’est maintenant, trump a un certain succès populaire, le fn a fait 40%, rappelle toi cela au lieu de regarder ta boule de cristal


      • Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 16h41
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        Luc,

        Sans aucun doute “il ne sera jamais élu” est trop catégorique. Permettez que je retire et modifie : il est improbable qu’il soit élu. Et cela je le maintiens.

        Dans le commentaire où je réponds à Slevin ( ci-dessus ) , j’ai exposé mes raisons.

        Par ailleurs, pouvez-vous m’indiquez où le FN à fait 40% des voix ( ce qui fait 20% des inscrits lorsque l’abstention est à environ 50% ) ?


    • gerard Colin Le 22 janvier 2016 à 12h35
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      Votre commentaire en bref: demander de la retenue, c’est défendre Trump. Défendre Trump, c’est défendre le FN. Défendre le FN, c’est le retour aux années les plus sombres de notre histoire. Passez, il n’y a rien à voir.
      Votre commentaire est une répétition de la mantra répétée dans les médias et méta-medias du genre yahoo.news. On dirait la chasse aux sorcières écologistes anti-nucléaires. Où qu’elles apparaissent, on leur reproche de vouloir nous ramener à l’âge de pierre.

      Je trouve l’article très intéressant, ne serait-ce que parce qu’il présente quelques aspects de Trump, sans poser le cadre avec un titre du genre “le xénophobe Trump a encore frappé”


      • Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 16h44
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        À G. Colin,

        Soit il y a un malentendu et vous cherchiez à répondre à quelqu’un d’autre, soit vous ne m’avez pas lu.

        Pouvez-vous me dire où je défends de telles théories ?


    • Crapaud Rouge Le 22 janvier 2016 à 13h20
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      des propos grotesques” ? Peut-être. Qu’on les juge ainsi aujourd’hui n’implique pas qu’on les jugera aussi grotesques demain. Dans un de ses livres, Clément Rosset présente les titres du Moniteur, (le Journal Officiel de l’époque), à propos de Napoléon remontant sur Paris après son évasion de l’île d’Elbe. Quand il vient de débarquer en Provence, c’est encore “le monstre”, mais plus il se rapproche plus “le monstre” devient un personnage politique respectable. A la fin, quand il entre dans Paris, c’est “Sa Majesté l’Empereur” !… Et tout ça sans tirer un coup de fusil…


      • Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 14h23
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        À Crapaud Rouge,

        Sauf que pour arriver au pouvoir, il faut que Trump soit élu par la majorité du peuple américain. Or, à la ferveur de ses soutiens, répond l’animosité du reste de la population.

        Si par exemple on avait un second tour Clinton – Trump, il est évident que des démocrates ( parti démocrate ) irait voter pour Clinton par rejet de Trump. Peut-être qu’avec un autre candidat républicain, il n’irait pas voter pour Clinton et préfèrerait s’abstenir.

        Le phénomène est connu , nous avons eu la même technique déployée en France lors des régionales.

        De ce point de vue, j’ai tendance à dire que Trump est en train de se fabriquer un plafond de verre électoral, du fait de ses provocations. L’homme n’est pas un espoir, c’est une impasse.


        • luc Le 22 janvier 2016 à 18h25
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          les aggressions de cologne du 31/12 jouent en faveur du FN… il faut le réaliser…

          et elles aident aussi Trump! en plus de la crise économique qui devient de plus en plus palpable pour les américains, joue en faveur de Trump…

          l’actualité pourraient bien continuer à les aider d’ici les élections

          il y a des gens qui ne voteront jamais FN ou Trump, oui, c’est certain…
          mais il y en a d’autres qui pourraient se tourner vers eux, il ne faut pas les oublier


        • benoi31 Le 22 janvier 2016 à 22h42
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          Complètement.

          Il est d’ailleurs assez frappant que les médias ne parlent QUE de Trump comme candidat anti establishment, alors que Bernie Sanders qui est aussi contre est complètement passé à la trappe. En effet, Mr Sanders est beaucoup plus dangereux, il pourrait éliminer la candidate favorites des lobbies, Hillary Clinton.

          Je me permet de citer un commentaire vu ci dessous que j’ai trouvé très pertinent :
          “Mais si les médias me sortent d’un chapeau un personnage en me disant “si t’es pas content vote pour lui” , il faut se poser la question : pourquoi lui et pas un autre ?
          Devons-nous accepter l’opposition Trump\establishment quand, ni vous ni moi, n’avons été consulté pour savoir si cette opposition nous paraissait pertinente ?

          Je pense qu’on trouve un élément de réponse lorsqu’on se rend compte, et c’est mon humble avis, que Trump a été jugé inoffensif, il permet aux autres politiques de se racheter une conscience pour pas cher, et en plus il amuse la galerie.”


        • lvzor Le 23 janvier 2016 à 00h13
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          “Sauf que pour arriver au pouvoir, il faut que Trump soit élu par la majorité du peuple américain.”

          Le président des USA n’est pas élu au suffrage universel.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine


      • Chris Le 22 janvier 2016 à 19h27
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        Des propos grotesques pour une situation devenue incroyablement grotesque et contre-productive aux Etats-Unis. Ce pays est grotesque et perd complètement les pédales… tout comme l’Europe perd les pédales avec ses valeurs à la con et ses élargissements colonialistes !
        Le mérite d’un Trump est de déballer ce qui fait problème à l’Amérique.
        Personne n’a été capable de faire un bilan des 25 dernières années, tant sur la politique intérieure qu’étrangère (pareil chez nous). Posture dramatique pour tout le monde.
        Les autres candidats ne font qu’en rajouter une couche : ces gens de l’establishment sont complètement envoutés par leurs narratives paranoïaques. Un Hitler n’a pas fait mieux en son temps.


    • Crapaud Rouge Le 22 janvier 2016 à 13h39
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      Je ne comprends pas très bien le sens de l’article. L’auteur dit que tel propos de Trump est positif, donc il ne faut pas diaboliser le bonhomme et y regarder de plus près.” : vous avez très bien compris le sens de l’article. Il faut juste que vous ajoutiez à votre seconde phrase : “même s’il est du genre FN“. Tout ce que vous dites est bien vu, mais vous oubliez que, pour l’establishment américain, se prétendre “démocratique” n’est qu’une posture, en pratique l’establishment est déjà du genre FN. Tout cela pour conclure que ce Trump ne peut pas être pire que les autres, ce qui justifie d’y regarder de plus près.


      • Jusdorange Le 22 janvier 2016 à 17h17
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        À crapaud rouge,

        Je suis tout à fait d’accord pour dire que les dirigeants américains n’ont des leçons de morale à donner à personne, ni à Trump, ni à d’autres pays jugés infréquentables, ni même aux tyrans de l’histoire du monde.

        Mais si les médias me sortent d’un chapeau un personnage en me disant “si t’es pas content vote pour lui” , il faut se poser la question : pourquoi lui et pas un autre ?
        Devons-nous accepter l’opposition Trump\establishment quand, ni vous ni moi, n’avons été consulté pour savoir si cette opposition nous paraissait pertinente ?

        Je pense qu’on trouve un élément de réponse lorsqu’on se rend compte, et c’est mon humble avis, que Trump a été jugé inoffensif, il permet aux autres politiques de se racheter une conscience pour pas cher, et en plus il amuse la galerie.

        Un joli cirque en somme.


  7. benoi31 Le 22 janvier 2016 à 09h13
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    Je ne comprends pas de mon côté que Bernie Sanders n’ait pas encore été présenté sur ce blog. A défaut d’être un candidat important (concurent sérieux d’Hillary Clinton sur la primaire démocrate), son programme est extrêmement intéressant, et je pense qu’il pourrait plaire à pas mal de lecteurs du blog: ( https://berniesanders.com/issues/ )
    – réduction des inégalités (basée sur le phénomène des 1%)
    – réduction des dettes étudiantes
    – réformer wall street en réinstaurant le glass steagall act, réduire la taille des institutions bancaires en sécurisant les dépots, enlever les déductions d’impots dont bénificient les hedge funds…etc
    – régulation des dons de campagnes et dons aux sénateurs /politiciens de la part d’institutions privées
    – au niveau international, plutôt pro palestinien, et contre l’invasion de l’Irak contre laquelle il avait voté non, contre la réponse militaire face à l’état islamique
    ..etc : https://en.wikipedia.org/wiki/Political_positions_of_Bernie_Sanders
    A noter qu’il n’accepte que des dons inférieurs à 10 000 dollars et les refuse s’ils proviennent de donnateurs privés qui sont incompatibles avec sa politique.

    C’est vraiment un très bon programme, sûrement difficile à mettre en place, mais qui devrait être présenté ici je trouve (plutôt que d’essayer de justifier trump).
    De mon coté, j’ai donné quelques dollars à sa campagnes, et si son programme vous plait je vous invite à faire de même.


    • anne jordan Le 22 janvier 2016 à 15h09
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      et lui ?
      http://www.telerama.fr/monde/presidentielle-americaine-2016-lawrence-lessig-ou-l-histoire-d-une-candidature-impossible,133632.php
      je sais , il est out ! mais c’est bien dommage que ce blog n’ait pas présenté ses propositions !


    • Chris Le 22 janvier 2016 à 19h35
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      Sanders est hors jeu. Certes son programme en politique intérieure est intéressant pour les Américains lambdas dont la vie quotidienne s’est dramatiquement péjorée.
      Par contre, Sanders s’aligne complètement sur la politique étrangère actuelle, voire en rajoute comme ses concurrents.
      Donc très mauvais pour le reste de la planète.
      A noter que Trump a fait un geste d’apaisement envers Wladimir Poutine et Kim Jong, alors que ses concurrents des deux bords de guerre nucléaire PREVENTIVE !!!
      Trump est un pragmatique pas un idéologue et ne dépend pas des lobbies pour sa campagne…


      • benoi31 Le 22 janvier 2016 à 22h32
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        “Par contre, Sanders s’aligne complètement sur la politique étrangère actuelle, voire en rajoute comme ses concurrents.”
        Euh.. Non

        Je ne sais pas d’où vient cette idée (cela fait plusieurs fois que je lis ça), mais Sanders :
        – a voté contre l’irak en 2003
        – est plutôt pro palestinien
        – non interventioniste, y compris contre ISIS

        Donc plutôt à l’opposé de la politique étrangère néoconservatrice

        Et il ne dépend pas de lobbies pour sa campagne non plus


      • jocegaly Le 23 janvier 2016 à 11h58
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        “Trump est un pragmatique pas un idéologue et ne dépend pas des lobbies pour sa campagne…”
        OUI, mille fois oui: un argument qui pèse lourd.

        Un autre , très important, est qu’une application a été créée par “l’establishment” pour bloquer sur FBOOK les amis et soutiens de Trump: signe sans conteste que celui ci fait peur à ce même establishment (partisans du NOM et de l’hégémonie sur le monde) … signe qui pèse très lourd


    • lvzor Le 23 janvier 2016 à 00h17
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      “son programme est extrêmement intéressant”

      *Ah oui, je vois : son ennemi c’est la finance…

      On a déjà donné, merci 😀


      • benoi31 Le 23 janvier 2016 à 09h48
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        Encore une fois les Etats Unis ne sont pas la France ou la Grèce, ils ont largement les moyens de faire plier les institutions financières.
        Le problème va plus être au niveau des autres politiciens (Congrès par exemple) qui sont corrompus jusqu’à la moelle via les donnations privées


      • Amsterdammer Le 23 janvier 2016 à 19h37
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        Non, le Mollande avait qualifié la finance d’adversaire. Ce sont les électeurs de gauche qui ont compris ça comme ‘mon ennemi, c’est la finance’.
        D’un adversaire, on peut faire un partenaire, on peut trouver un terrain d’entente. Alors qu’avec un ennemi, on fait la guerre.
        Une belle entourloupe.


  8. Owen Le 22 janvier 2016 à 09h32
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    [Je préfère le “Que dit-il ” au “Qui parle”]. Oui, cela a sans doute agi sur certains commentaires sous l’article de Paxton. Utiliser les propos d’un auteur pour s’en prendre à la personne est stérile.
    Mais la guerre de propagande est une réalité et connaître la source a aussi son utilité, même si cela complique la lecture. Savoir qu’un article sur le fascisme peut-être aussi un ballon d’essai émanant d’un auteur faisant partie du sillage du “soft power”, comme l’a présenté une commentatrice, fait partie de l’information.

    Même pour cet cet article, chercher qui parle peut aussi me donner des informations sur les points de vues qui fondent des opinions.
    Je n’ai pas trouvé de biographie sur Sam Hussein: Wikipedia ne faisant qu’énumérer ses fonctions. Je retiens simplement qu’il n’est pas “Caucasien”. Il semble pourtant plus sensible à l’isolationnisme apparent de Trump susceptible d’alléger les massacres incessants du MO, qu’à son racisme antimusulman qui devrait, eu égard à l’origine “ethnique” de l’auteur, l’effaroucher. Tout du moins, il semble faire sa propre hiérarchie entre le pire et le moindre mal.
    Dit différemment, (en plaidant ici pour mesurer l’agressivité des faits et non de mes propos qui le disent): Vaut-il mieux un pays affichant son racisme chez lui et en paix avec les paix voisins, ou un pays prônant le multiculturalisme chez lui en guerre avec ses voisins ?

    Ce ne sont pourtant pas les positions de Michael Moore et Noam Chomsky, signataires de la pétition “Halte à la haine”, contre Donald Trump.
    http://www.stophatedumptrump.com/
    Moore et Chomsky, font partie des personnalités qui ont fait mon éducation politique. Mais peut-être réagissent, ici, en tant que “Caucasiens” soucieux de lutter contre la montée de l’intolérance raciste de leurs compatriotes. (Ou simplement qu’ils ne souhaitent ni Trump ni Clinton).

    Qu’on comprenne bien: je ne prône pas ici le racisme, je m’interroge simplement où est l’enjeu le plus important. En l’état des informations que je connais, je vois qu’il est entre un Donald Trump (soutenu par Nicki Minaj, ce qui promet n’est-ce pas…), qui serait aussi insupportable pour les Américains qu’un Sarkozy ou qu’un Berlusconi, et une Hillary Clinton qui serait capable, dans la continuité d’Obama, d’élargir les confits permanents vers une confrontation mondiale.
    Avec les personnages cités dans ce présent paragraphe (Trump, Minaj, Sarkozy, Berlusconi, Obama, Clinton), courage pour trouver qui a les opinions les plus et les moins ethniquement prononcées.

    On a la chance d’être lecteurs du blog d’OB, qui dépasse la logique j’aime/j’aime pas facebookienne.
    A nous d’en profiter, d’affiner nos outils de traitement de l’info et d’en tirer des complexités de la propagande, les opinions les plus sages.


    • christian gedeon Le 22 janvier 2016 à 11h58
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      Ah booooon? Utiliser les propos d’un auteur pour s’en prendre à la personne est quoi? Stérile? Ah boooon? mais cher ami si on avait utilsé les propos d’un ceratin best seller dont le titre est Main Kampf pour s’en prendre à la personne,le monde entier s’en serait porté un peu mieux! Tout pareil pour celui de l’auteur du petit livre rouge,n’est ce pas? Toute l”oeuvre de paxton sur l’Occupation cherche à faire passer les Français pour un peuple de lâches et de collaborateurs. Et à faire croire que c’est le débarquement et lui seul qui nous a “libéré “…sans aucun compte du fait que si les armées russes,avec tant de sacrifices,n’avaient taillé des croupières à Adolf,maintenant sur le front est l’essentiel de ses troupes,le débarquement n’aurait jamais eu lieu… OK je ne supporte pas ce Paxton…je reconnais…mais pas mea culpa!


      • Owen Le 22 janvier 2016 à 13h22
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        Bonjour Christian Gédéon,

        Mon commentaire répondait à LBSSO, mais est sorti au mauvais endroit sur le fil.
        Rapidement, j’admettais qu’utiliser le prétexte d’un article pour s’en prendre à la réputation d’un auteur, n’ est pas une démarche honnête de réflexion. Pour autant, mieux connaître un auteur permet une mise en relief des propos soutenus dans son article. (Oui, rien n’est simple).

        Après, je ne vois pas l’intérêt à comparer les oeuvres de Paxton à celles de Hitler ou de Mao. Mike Godwin serait bien d’accord je pense…


  9. christian gedeon Le 22 janvier 2016 à 11h42
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    Enfin,enfin un article intelligent sur Donald Trump ! Il était plus que temps. Merci cher Olivier,décidément Les Crises est plus que jamais indispensable.OH,je rassure les effarouchés et les sourcils levés. Je ne suis pas un fan de Trump. Mais son analyse de la politique étrangère des USA et de ses répercussions au plan intérieur est imparable;même si mes propos peuvent choquer. On me dira,c’est un populiste(oh quelle horreur) avec une forte tendance à l’exclusion sur des bases religieuses ou ethniques. OK. Ce n’est pas faux. Mais qui peut me dire ce qu’ont été les politiques des USA sous Bush et Obama,pour ce qui concerne l’étranger? Mon avis est que ces politiques ont été incroyablement racistes et inhumaines. Invasion de l’Irak,destruction de la Lybie,guerre sans merci en Syrie,soutien sans faille à la répression au Bahrein, tentative heureusement échouée de mettre l’Egypte sous la coupe des Frères (sic!) musulmans…des centaines de milliers de morts,des destructions sans nombre,un recul social sans précédent dans l’histoire récente… au profit des seuls pétroliers et du complexe militaro industriel US mais pas que…et je ne parle même pas de l’Ukraine et des tentatives en Géorgie!Reste le racisme supposé de Trump…ses propos sont vraiment effrayants. Mais à toutes les bonnes âmes,je pose une question.Qu’y a t il de plus raciste que la destruction de pays entiers,et son cortège de malheurs? Qu’y a t il de plus raciste que l’appel d’air fait à des millions de gens de culture si différente pour qu’ils viennent dans le havre de la “démocratie “(sic!) et des droits de l”homme (resic!) au lieu de les aider à rester chez eux,en inversant la priorité des dépenses,dont Trump a donné une vague idée…il n’y pas plus racistes et plus malfaisants que ceux qui ,au nom de la démocratie ont détruit des pays entiers,et qui au nom des droits de l’homme veulent accueillir des millions de réfugiés,alors qu’ils savent pertinemment que çà ne fera qu’augmenter le sentiment raciste,simplement parce que c’est “comme çà”…ces gens là sont des salauds. Accueillir les réfugiés au mieux de ce que nous pouvons? Mais c’est une évidence,puisque nous avons provoqué ce désastre incroyable. Ce que Trump met courageusement en évidence…mais lui il s’en fout…Ses milliards sont “ses ” milliards…qu’il soit choisi ou pas ne changera rien à sa vie. Il n’ jamais fait partie de l’establishment “bostonien ” où les Cabot ne parlent qu’aux Lodges et où les Lodge ne parlent qu’à Dieu…alors voilà,peut -être que pour les intellos ,c’est un sale con…pour moi,il a le mérite d’exister et de dire des choses quasiment révolutionnaire,tant sa mise en cause de la politique étrangère neocon est forte…mais bien sûr,pour les intelligents d’ici,il est le FN américain! Injure suprême dans les milieux parisiens…mais Paris n’est pas la France même si Dame Hidalgo affirme que c’est une ville monde…pas plus que Boston,New York ou San Francisco ne sont les USA… l’enfumage va donc continuer,encore et encore…Hillary Clinton est une catastrophe pour les USA…qu’on se le dise!


    • Chris Le 22 janvier 2016 à 19h47
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      Merci Gedeon. Vous explicitez très bien ce que mes deux posts précédents ont voulu dire.
      Je suis soulagée de savoir un Trump parmi les présidentiables.
      Dans la mesure où je n’ai pas d’église/d’étiquette, je trouve rassurant la présence de ce type, intervenant comme un trublion dans le système bien huilé des néocons US qui tiennent le pavé depuis 25 ans pour le plus grand malheur de la planète.
      Il pose les bonnes questions.
      Que personne ne veuille y répondre en prenant de surcroit un air outragé et courroucé, démontre à quel point ce pays s’est dangereusement enkysté dans sa mégalomanie suprémaciste. Un tel délire nous met tous en grave danger.


  10. thmos Le 22 janvier 2016 à 12h09
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    les-crises précède nos découvertes : derrière le beauf redneck milliardaire réac de Trump, le haîssable utile, derrière cette panoplie de candidat faux con, qq déclarations en effet sont remarquables : le seul des prétendants à avoir refusé la guerre de 2003, le seul à chiffrer le cout ces razzias de l’us army , le seul aussi à dénoncer aussi cette mondialisation ratée pour les classes moyennes et les pauvres en occident. Et si nous dépassions à temps et pour une fois la désastreuse image de Trump et si c’était le candidat GLOBALEMENT le moins pire, l’alternative à la nouvelle vague Clinton qui ne manquera pas de ravager le monde au nom de certains droits pour certains hommes ? Ecoutez ce furieux inculte énoncer néanmoins nombre de vérités franchement anti impérialistes , vraiment étonnant … Indéfendable dans la société du spectacle


    • benoi31 Le 22 janvier 2016 à 13h36
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      ” le seul des prétendants à avoir refusé la guerre de 2003, le seul à chiffrer le cout ces razzias de l’us army , le seul aussi à dénoncer aussi cette mondialisation ratée pour les classes moyennes et les pauvres en occident. ”

      Non il n’est pas le seul !!

      Bernie Sanders a aussi toujours été contre la guerre en Irak depuis 2003, et dénonce de même les effets pervers de la mondialisation au travers de sa lutte contre les inégalités.

      Seulement aucun média n’en parle car il est beaucoup plus dangereux que Trump : il pourrait éliminer la chouchoute de toutes les grosses corporations privées et néoconservateurs, Hillary Clinton. Alors que dans un duel Trump / Clinton, elle est déjà connée clairement vainqueure, et donc Trump resterait un pion à la manière de Lepen en 2002.


      • Alfred Le 22 janvier 2016 à 21h51
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        Tout a fait. Au jeu de billard Sanders est plus dangereux que trump pour l’establishement. Alors shuuuuut!!


  11. philbrasov Le 22 janvier 2016 à 12h23
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    Ah les beaux cris d’orfraie contre Trump… Pensez donc il ne veut pas a la suite des attentats de Paris de musulmans… Et encore , il a rajoute : “pour le moment”…
    Mais pas la peine d’aller aux USA.. Dans notre “belle Europe” , en Slovaquie, au plus haut niveau on affiche la couleur, et bien avant les attentats de Paris…. ILS NE VEULENT PAS DE MIGRANTS MUSULMANS…. Sans compter les innombrables communes francaises ou europeeennes, qui n’en veulent pas non plus…. Qui en parle…
    On préfère ne pas insister surtout…. Car Toute cette bande d’hypocrites, oublient TOUS les pays européens qui refusent les migrants…(sous entendu les migrants musulmans…)
    Il est vrai que la parole d’un candidat aux primaires US et qui plus est hors “normes” a plus de poids que toutes ces paroles maintes fois dites, mais vite mises sous le tapis d’hypocrisie, qui règne eu Europe…et a Bruxelles…
    jene sais pas qui est Trump, mais une chose est sure, je préfère un candidat pragmatique, meme sans programme, peut être surtout sans programme….( pour ce que les candidats elus en font des programmes…) qui saura par hypothèse, bousculer, cette oligarchie politique..
    On verra.


  12. Astatruc Le 22 janvier 2016 à 12h45
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    Après tout ce que nous avons vu depuis plus de 4 ans sur ce blog, je ne comprends pas comment les gens peuvent encore croire à un programme politique……aux blalbas d’un candidat.
    Il me semble que tous les politiques depuis au moins 20 ans se font élire avec des programmes qu’ils n’ont pas appliqué.
    C’est la finance qui gouverne le monde occidental, le marché à la main invisible(sic), et celui qui sera élu est le candidat de la finance.
    Après, bien sûr que pour être élus, ils sont prêts à toutes les manipulations, tous les mensonges mais c’est pas eux, ni leurs zélecteurs qui décident.Surtout aux usa où les candidats passent leur temps à pleurer pour du pognon auprès des grandes firmes desquelles, une fois élu, ils sont otages.C’est pas de la politique, c’est se vendre au plus offrant.


  13. Charlie Bermude Le 22 janvier 2016 à 13h45
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    Si on était dans l’univers des dieux Indoux , je verrais Clinton en déesse Kali , celle qui n’aime que le sang comme offrande , et Trump en Ganesh ( à téte d’éléphant ) son grotesque révele qu’il trouve des solutions mais pragmatiques .


  14. TuYolPol Le 22 janvier 2016 à 13h59
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    Quelquechose me dit que la pire chose qui puisse arriver à un candidat à la présidentielle US c’est d’être appuyé par des étrangers ! Et qui plus est, par des étrangers critiques à l’égard de la politique étrangère US. Donc, que je sois d’accord avec Bernie ou Donald, finalement en tant que françaoui, chhuutt ! Il vaut mieux filer un peu de blé, discrètement car il paraît que les financements étrangers sont strictement interdits aux candidats. Alors que, vu ce qu’on déguste suite à leur stupide politique, il est légitime que n’importe-quel terrien ait son mot à dire sur l’incapacité des USA à construire un monde unipolaire vivable, dont acte.


  15. Spectre Le 22 janvier 2016 à 14h05
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    À lire cet article, j’ai surtout l’impression que l’auteur essaye de se convaincre lui-même qu’il y a une mince raison d’espérer. Et au vu du dernier paragraphe, je trouve bien étrange qu’il préfère flinguer Sanders (qui a au moins le mérite de mettre sur la table la question des 1%) pour se raccrocher à la vague perspective qu’un milliardaire démago et ignare puisse faire avancer les choses.


    • christian gedeon Le 22 janvier 2016 à 14h29
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      Démago,peut être…ignare? j’en doute fort. C’est sa mèche qui vous fait dire çà? Son look décomplexé? le mec dit juste ce qui est…d’une façon fruste,mais réaliste. Il n’est pas ignare,et su=i j’ai bien compris,il est plutôt cultivé.Il dit quoi,en fait? Un,il dit que le pognon qui a été dépensé et continue de l’être en guerres serait plus utile aux USA dedans…il dit aussi,il vaut mieux parler avec Poutine que de jouer aux cons…il dit enfin,qu’une immigration sans limites ne peut que créer des problèmes…il le dit mal,en provoquant,à l’américaine…mais désolé,il dit vrai;le gros con ignare au brushing ridicule et aux propos agressifs…tiens,j’en connais d’autres comme çà chez nous,des gros cons ignares au brushing et chemises blanches ouvertes sur poitrail avantageux…(qu’il croît). Mais celui la est un va-t-en-guerre!


      • Chevrier Michèle Le 23 janvier 2016 à 16h18
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        Vous parlez de BHL à la fin de votre commentaire.


  16. Vladimir K Le 22 janvier 2016 à 14h14
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    Mais je n’ai jamais vu personne vérifier factuellement ses affirmations concernant les traces probantes de la responsabilité de l’ex-ministre des Affaires étrangères, H. Clinton, dans le chaos sanglant où elle a plongé la Libye, la Syrie et d’autres pays du Moyen-Orient.

    En fait, la télévision russe l’a fait, vidéos d’H. Clinton exultant à l’appui… mais ce sont les russes.

    Trump a tout de même un avantage : étant lui-même milliardaire, s’il est à vendre, il doit être très très cher, bien plus cher que le clan Clinton.


  17. BEYER Michel Le 22 janvier 2016 à 16h50
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    Faut-il être inquiet? Je le suis….Le peuple américain devrait être inquiet, enfin la partie qui s’intéresse à la politique américaine et qui vote “républicain” ou “démocrate”. C’est à dire à peine 50%.
    En 2008 nous étions heureux de l’élection d’Obama, succédant au pire président que les USA ont subi, Georges Bush. Sans se faire d’illusions nous avions quelques espoirs sur la politique extérieure américaine….espoirs déçus malheureusement.
    Ce qui s’annonce n’est pas rassurant. Même si les Etats-Unis sont en déclin. Ils restent un élément majeur pour le monde entier.
    Après ce constat, sommes nous mieux lotis en France pour l’élection de 2016? Non bien sûr!!!!


  18. odjo Le 23 janvier 2016 à 03h58
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    Sans etre un Trumpiste j’apprecis son franc parler qui envoie dans les cordes un certain politiquement correcte neocon liberal a plusieurs point de vue en matiere international et ce qui en resulte en guerres et ingerences dans des pays souverrains .,


  19. Pampita Le 23 janvier 2016 à 19h07
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    Quoi que l’on pense de lui sur le plan intérieur, Trump est le seul candidat valable en ce qui concerne la politique étrangère américaine.
    S’il est élu, ça changera des deux derniers tarés occupant la Maison Blanche. Dernière en date d’Obama, le cofondateur de Daech : établir une base aérienne en Syrie en violation flagrante du droit international : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/01/poker-menteur.html
    Et comme de leur côté, les Russes sont vraisemblablement en train d’établir la leur à une cinquantaine de kilomètres, ça risque d’être chaud chaud…


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