Délire de fauxcialistes et réponse au délire du courageux JM Naulot…

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Grèce: ne laissons pas M. Tsipras braquer les banques !, par les Gracques

La Grèce n’est pas écrasée par sa dette mais par sa politique économique. Lui céder sur l’ampleur de ses réformes serait encourager les stratégies d’extorsion d’autres Etats.

C’est vrai qu’ils ont été assez légers les Grecs sur les belles réformes néolibérales quand même… Il leur reste tant à faire encore pour atteindre le paradis promis…

Le FMI met en oeuvre la solidarité des nations, et même les plus pauvres y contribuent. Il est rarissime de ne pas y honorer ses engagements. Un membre de l’Union européenne, la Grèce, a pourtant rejoint la Zambie comme pays ayant retardé ses échéances ; et elle rejoindra peut être demain le Zimbabwe au ban des nations ayant fait défaut à la solidarité internationale. Cela mérite commentaire, en particulier pour corriger les fables que font circuler les spin doctors de la gauche radicale.

Il faudra surtout s’interroger sur le fait de savoir pourquoi le FMI a prêté de l’argent à un pays endetté à près de 200 %, ce qui est interdit par ses statuts….

Non, l’euro n’a pas « asservi » les Grecs. Il leur a au contraire donné les moyens de la souveraineté,

Les socialistes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait…

et leur a permis pendant 15 ans d’endetter à des taux aussi bas que les Allemands un Etat qui avait déjà fait défaut quatre fois en deux siècles.

1/ Et ils sont contents en plus !!!!! Ils trouvent ça bien !!!! Enorme “regardez, sans l’euro, ils n’auraient pas pu s’endetter !!!”

2/ L’Allemagne, c’est bien cet État qui a fait défaut en 1807, 1812, 1813, 1814, 1932, 1939, 1953 et 1990 ? (Sources ici et )

Mais ils ont gaspillé cette chance.

Quels crétins… Notez, tous les pays de la zone ont gaspillé “l’euro la chance” à part l’Allemagne, mais comme c’était le but…

Plutôt que de moderniser leur économie pour la rendre compétitive et d’investir dans l’infrastructure d’un Etat,

Mais comment font-ils “sans État” pour avoir un taux de prélèvements fiscaux supérieur à celui de l’Irlande ou de l’Espagne ?

ils ont distribué prébendes et revenus, sans que la productivité ne s’améliore

c’est pas chez nous qu’on verrait ça ma bonne dame…

ni que la croissance vienne d’autre chose que de la consommation.

Euuuuh, c’est pas la définition du modèle occidental ça ?

Cela a entrainé des déficits budgétaires et des paiements inconnus dans l’histoire en temps de paix : à la veille de la crise, jusqu’à 10% du PIB de déficit budgétaire primaire, hors charge de la dette, jusqu’à 15% de déficit budgétaire total, et de 10 à 20% de déficit des paiements courants.

Ben merci l’euro, non ?

Les marchés financiers ont commis la faute de financer trop longtemps ces déficits.

Attention, un “marché” ça fait des “fautes” maintenant…

Leur perte n’a pas été couverte entièrement par les contribuables puisqu’ils ont dû revendre leurs créances au secteur public avec 40 à 50% de décote lors de la restructuration de 2011. On peut débattre de savoir si c’était assez, mais ce n’est pas rien.

100 % aurait réglé une bonne partie du problème non ?

Les contribuables européens ne sont pas intervenus seulement pour sauver leurs banques. Si l’argent de la troïka n’avait été utilisé que pour racheter les créances passées, les Grecs, qui n’avaient plus accès au crédit, auraient dû réduire leur déficit primaire de 10% du PIB à zéro non pas en quatre ans, mais en une semaine. La troïka a aussi apporté de l’argent frais pour financer les déficits grecs le temps qu’ils repassent sous contrôle. C’est un effort considérable, de plusieurs dizaines de points de PIB grec, que nous avons fait en sus des aides structurelles, pas pour nos banques, mais pour les Grecs. Et c’est un prêt qui doit être remboursé.

Ah on les a drôlement aidé, mais ils doivent tout rembourser jusqu’au moindre centime…

Bienvenue dans la solidarité européiste…

Et sinon, la Martinique et la Lozère, ils remboursent quand mes aides fiscales ?

Certes, l’ajustement a été brutal. Pour qu’il le fût moins, il aurait fallu que le contribuable européen apporte encore plus d’argent frais.

“Certes…”

Pas du tout, il suffisait qu’il ne demande pas grand chose tant que l’économie n’avait pas redémarré…

Et même s’il a ramené dix ans en arrière le revenu grec, il n’a fait que remettre en ligne les dépenses avec les recettes, les salaires avec la productivité, c’est à dire le niveau de vie avec le niveau de développement, sous réserve des aides structurelles consenties par l’Union.

Oui il a effacé (trop) les effets de la “drogue euro”

Les comptes étaient en train de s’équilibrer et la croissance de repartir, quand les Grecs ont approuvé le mandat que le gouvernement rouge-brun de M.Tsipras se faisait fort de mener à bien: augmenter les revenus, revenir aux déficits primaires, avant même charge de la dette, et les faire payer par une extorsion d’argent frais européen, par la menace et le chantage.

COLLECTOR Cette phrase immonde.

Du pur rose-brun.

Pour que ce mandat soit clair, les Grecs ont d’ailleurs depuis arrêté de payer leurs impôts, y compris sur le capital, et retiré leur argent des banques, ce qui force la Banque Centrale Européenne à envoyer des liquidités tous les jours. Quant au gouvernement, il ne règle plus aucune facture que les salaires et les retraites, ce qui bloque son économie. Et il attend que les Européens cèdent…

Merci en effet à la BCE de bien vouloir couper les aides au plus vide – et qu’on affronte la vérité…

On dit la Grèce écrasée par sa dette. C’est faux. Sa dette est d’un montant nominal très élevé en proportion du PIB, mais elle est restructurée à des taux proches de zéro, et l’essentiel n’est pas dû avant des décennies.

C’est quoi en effet 27 Md€ cette année ?

Elle n’a payé l’an dernier, en proportion de son PIB, qu’autant que la France et moins que l’Italie. Les créanciers publics ne lui demandent pas de s’acquitter de sa vieille dette, celle de 2011, dont ils savent bien qu’elle ne sera pour l’essentiel pas remboursée de nos vivants [sic.]. Ils ne lui demandent que de dégager un peu d’excédent pour rendre peu à peu la « new money » ajoutée depuis 2011, en commençant par le FMI, qui est aussi l’argent du Sénégal et du Bengladesh. Ce qui écrase la Grèce, ce n’est pas sa dette, c’est sa politique économique, ses déficits, son économie de rente, l’incapacité de l’Etat à y lever l’impôt.

Déficit public total de la Grèce 2014 : -3,5 % du PIB

Déficit public total de la France 2014 : -4 % du PIB

Donnons donc des leçons…

Ce que veut la Grèce, c’est une « union de transfert » où le montant des transferts n’est décidé ni par le Parlement européen, ni par les Parlements des pays contributeurs, mais par le Parlement grec qui enverrait sa facture tous les ans en fonction de ses besoins. Malgré toute la contribution que les Grecs ont eu à l’invention de la démocratie, ce n’est pas ainsi que marche un système démocratique.

Bien sur c’est que demandent les Grèce – ils sont précis et objectifs ces gusses…

Et puis donnons bien des leçons de démocratie #referendum2005

Une « union de transfert » ne peut pas être fondée sur le chantage; et même si elle était organisée, elle ne serait pas dans l’intérêt des pays dont le revenu par tête est supérieur à la moyenne, comme la France.

Ben ils ne sont plus fédéralistes bizarrement ces Crasses ?

Pour parvenir à ce résultat, l’arme de la Grèce est simple: menacer ses partenaires européens de provoquer une déflagration financière contagieuse qui menace toute l’union monétaire et toute l’économie européenne. C’est là qu’elle surestime sa main. Certes, le maintien de la Grèce en Europe a une valeur stratégique, en particulier dans le contexte de la politique russe actuelle.

Bats ton Russe tous les jours – si toi tu ne sais pas pourquoi, lui il sait…

Certes, la sortie d’un membre de la zone euro, même d’un membre qui n’aurait jamais dû y entrer, serait un mauvais précédent à moyen terme, qui devra nous inciter à renforcer la gouvernance de la zone et la solidarité avec les pays du Sud vertueux.

Ben je croyais qu’on n’y avait pas intérêt si on est au dessus de la moyenne ???

Ah pardon, il y a de la “vertu” là…

Mais nous ne sommes plus en 2011, et la contagion n’aura pas lieu: les autres pays du Sud vont beaucoup mieux, la BCE achète massivement leurs obligations, ce qui prévient une spéculation sur leur dette. Et la dette grecque n’est plus connectée au secteur privé, de sorte qu’elle ne peut pas être le Lehman Brothers de la prochaine crise.

Oui, c’est sûr, et comme la Grèce n’a pas de quoi faire sauter 2 fois la BCE, on est tranquille…

Les Européens sont face à un dilemme. Ils ne peuvent pas céder, juste retarder encore un peu le remboursement de la « new money » de 2011 en réduisant les objectifs d’excédent primaire. Mais ils ne vont pas apporter de l’argent frais pour maintenir un déficit primaire de l’Etat grec et soutenir un système de retraite plus généreux en proportion des revenus que celui de tous les autres pays européens.

Oui c’est sur qu’il est très “généreux en proportion des revenus”, vu que les revenus ont fait – 25 %…

Le magnifique système de retraite grec : moyenne des pensions 880 € ; 40 % des pensions < 500 € ; 80 % des retraites < 1 000 €…

Car le risque de contagion grec n’est plus financier. Il est politique. Le projet Syriza est celui de tous les populistes : c’est celui de Podemos, du mouvement 5 étoiles comme du Front National.

Par chance, ce n’est pas le PS ou l’UMPLR qui serait populiste…

La lâcheté, qui peut s’habiller de géopolitique, peut inciter à céder à la Grèce, qui est petite, un PIB inférieur à la quinzième ville chinoise. Mais céder à la Grèce encouragerait des Etats plus importants à élire des gens qui proposent les mêmes stratégies d’extorsion. Cela cela mettrait en danger tout ce que l’Europe a construit depuis 50 ans.

Le champs de ruines là ?

On n’obtiendra pas du salarié slovaque qu’il cotise pour que le retraité grec gagne plus que le retraité slovaque…

Ni du français pour le retraité allemand…

“L’Europe, c’est la paix…”

D’où la tragédie qui se déroule sous nos yeux: M.Tsipras est un braqueur de banque qui menace de tout faire sauter -lui et son peuple avec- sans réaliser que ses otages- les autres pays du Sud – ont été déjà exfiltrés. Bien sur, on négocie avec lui, on lui dit des mots polis, on essaie de le ramener à la raison. Mais il est hors de question qu’il parte avec la caisse. Et c’est tant mieux.

Bon ben, aucun risque alors !

“L’Europe, c’est la paix…”

Ne pas céder sera douloureux. Syriza aura le choix entre renier son mandat, ce que cette majorité aura du mal à assumer, ou entraîner son pays dans une spirale mortifère. D’abord, il faudra fermer les banques, comme à Chypre, puisque la faillite de l’Etat grec les rendra insolvables, ce qui privera les pauvres de leurs économies -les autres les ont déjà retirées-, et ramènera l’économie à l’âge du troc.

Et du cannibalisme même. Comme en Russie en 1998.

Puis il faudra, tout en laissant circuler les euros, payer fonctionnaires et retraités avec des assignats qui s’échangeront 50% en dessous de leur valeur en euros, ce qui plaira aux théoriciens de la « monnaie commune », mais réduira les revenus des intéressés bien au delà de ce que demande le FMI, pendant que le secteur privé continuera à être payé en euros.

Eh oui, mais l’intéressant sera de voir ça dans 5 ans…

Ou bien on appellera ces assignats « drachmes » et on les fera émettre par une banque centrale à la botte : là, la Grèce sortira vraiment de l’euro. Mais la contrainte se reportera alors de l’équilibre budgétaire sur l’équilibre extérieur. Qui voudra être payé en drachmes ?

Les Grecs, comme avant ?

Et où les Grecs trouveront-ils des devises pour payer les importations puisqu’ils exportent peu, que leur défaut les privera de crédit et que leurs actifs publics à l’étranger seront saisis ( comme par exemple les avions d’Olympic airways)? Au bout de cette route, la Grèce devra aussi quitter l’Union, sans doute en échange d’un pourboire humanitaire. Pas seulement parce que c’est ce que disent les Traités. Mais surtout parce que ses voisins auront du mal à tolérer la liberté de circulation des personnes avec un Etat failli, incapable de contrôler ses frontières extérieures; ni celle des marchandises avec une monnaie en dévaluation sauvage.

Cette dégringolade, où qu’elle s’arrête- et il faut espérer que ce soit le plus tôt possible -coûtera bien plus cher à la Grèce que ce que demande le FMI. Son seul intérêt sera de montrer aux peuples ce que donnent les recettes populistes, et ce n’est pas à l’avantage des Grecs, car une fois la spirale engagée, ce ne sera plus l’intérêt des autres pays européens d’amortir la chute. On peut former le souhait que le peuple grec réagira quand il touchera du doigt la catastrophe. Il demandera alors des comptes aux rouges-bruns. Ce jour là, mais ce jour là seulement, il faudra que l’Europe sache être généreuse.

Vivement qu’on puisse demander des comptes aux roses-bruns…

Les Gracques sont un groupe informel d’anciens hauts fonctionnaires socialistes

#la-vieillesse-est-un-naufrage

Comme ils sont retraités, pourquoi l’anonymat ?

Source : Les Echos, 15/6/2015

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(Oh, tiens, un ancien député socialiste (à gauche)…)

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Grèce : Sainte-Alliance zone euro !

Grèce : non à une Sainte-Alliance en zone euro !, par JM Naulot

D’anciens hauts fonctionnaires socialistes, se faisant appelés « Les Gracques », ont lancé une charge violente contre les dirigeants grecs, dans une tribune publiée le 15 juin, dans « Les Echos ». Les signataires souhaitent, dans le fond, la capitulation du pays face à l’Union européenne.

Utiliser l’anonymat présente l’avantage de permettre aux signataires d’un article d’exposer librement le fond de leur pensée, des idées que l’on n’oserait peut-être pas exposer autrement. Au bas de la tribune intitulée « Grèce: ne laissons pas M. Tsipras braquer les banques ! » dans « Les Echos » du 15 juin, il est précisé que les signataires (« Les Gracques ») sont « d’anciens hauts fonctionnaires socialistes ». Une précision utile car, à la lecture de ce pamphlet contre la Grèce, on aurait pu croire qu’ils venaient plutôt d’un univers conservateur.

Croisade contre la Grèce

De quoi est-il question dans cette tribune ? D’une véritable croisade contre la Grèce et ses dirigeants. D’entrée de jeu, la Grèce est comparée à la Zambie et au Zimbabwe ! Les Grecs ont dû apprécier cette belle manifestation de solidarité au moment où ils sont confrontés à une terrible épreuve. Militer avec ferveur pour la cause européenne justifie-t-il que l’on méprise l’autre lorsqu’il ne vous ressemble pas, lorsqu’il ne vote pas comme vous ?

Quelle faute ont donc commis les Grecs pour être à ce point tournés en ridicule ? Ils « ont élu Syriza, avec le mandat d’augmenter les revenus et de revenir aux déficits en les faisant payer par les Européens ». Au nom d’une Europe que l’on aimerait uniforme, sur un modèle bien précis (« ces visages familiers » chers à M. Juncker), on abîme ainsi l’idée européenne, on donne un grand coup de canif dans ce qui est l’essence même de la démocratie, le droit de choisir ses dirigeants.

Alexis Tsipras, « un braqueur »

La critique ne porte pas seulement sur le droit à l’alternance. Il porte sur le fonctionnement même de la zone monétaire européenne : « La Grèce veut une union de transferts où son Parlement enverrait sa facture tous les ans »… Doit-on rappeler à ceux qui défendent l’euro sans réserve que sans une union de transferts, identique à celle qui existe entre l’Etat de New-York et celui de Californie, l’euro ira de crise en crise ? Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, l’a rappelé récemment : « Il ne peut y avoir de survie de la zone euro sans transferts des pays riches vers les faibles ». On ne peut être favorable à l’euro et ne pas en accepter les contraintes.

Vient alors l’aveu sur les raisons profondes de cette fébrilité guerrière : « Céder à la Grèce encouragerait les stratégies d’extorsion dans les autres Etats ». Rien de moins ! M. Tsipras est un « braqueur » ! En quelque sorte, l’objectif est d’obtenir progressivement la reddition des dirigeants grecs, c’est-à-dire le reniement de leurs engagements électoraux, pour éviter que le vote du peuple grec ne fasse tache d’huile dans une grande partie de la zone euro. Suit une description apocalyptique des malheurs qui attendent la Grèce si cet appel à la reddition n’était pas entendu : distribution d’assignats, retour à l’économie de troc, dévaluation sauvage, expulsion de l’Union européenne…

Une Sainte-Alliance aggraverait la crise

S’il fallait à nouveau démontrer qu’une monnaie unique entre Etats souverains est un exercice compliqué, cette tribune des « Gracques » en serait une bonne illustration. N’en déplaise aux signataires, quelle que soit l’évolution de la crise grecque, même en cas de sortie de l’euro, la solidarité européenne devra être au rendez-vous. La Grèce est au cœur de l’Europe. Les Etats créanciers ont imposé pendant cinq ans une politique qui a conduit à l’effondrement du produit national et au gonflement de la dette ; ils ont leur part de responsabilité dans la crise.

Les sommets européens ne traitent pas l’essentiel, l’annulation d’une partie de la dette et la compétitivité de l’économie grecque. Transformer la gouvernance de la zone euro en une Sainte-Alliance destinée à réprimer toute tentative de politique économique alternative de gouvernements démocratiquement élus, en Grèce ou ailleurs, ne pourra qu’aggraver la crise que traverse l’Europe.

Jean-Michel Naulot est un ancien banquier et l’auteur de « Crise financière, pourquoi les gouvernements ne font rien » (Seuil, 2013).

Source : Les Echos, le 23 juin 2015.

Le FMI met en oeuvre la solidarité des nations, et même les plus pauvres y contribuent. Il est rarissime de ne pas y honorer ses engagements. Un membre de l’Union européenne, la Grèce, a pourtant rejoint la Zambie comme pays ayant retardé ses échéances ; et elle rejoindra peut être demain le Zimbabwe au ban des nations ayant fait défaut à la solidarité internationale. Cela mérite commentaire, en particulier pour corriger les fables que font circuler les spin doctors de la gauche radicale.

Non, l’euro n’a pas « asservi » les Grecs. Il leur a au contraire donné les moyens de la souveraineté, et leur a permis pendant 15 ans d’endetter à des taux aussi bas que les Allemands un Etat qui avait déjà fait défaut quatre fois en deux siècles. Mais ils ont gaspillé cette chance. Plutôt que de moderniser leur économie pour la rendre compétitive et d’investir dans l’infrastructure d’un Etat, ils ont distribué prébendes et revenus, sans que la productivité ne s’améliore ni que la croissance vienne d’autre chose que de la consommation. Cela a entrainé des déficits budgétaires et des paiements inconnus dans l’histoire en temps de paix: à la veille de la crise, jusqu’à 10% du PIB de déficit budgétaire primaire, hors charge de la dette, jusqu’à 15% de déficit budgétaire total, et de 10 à 20% de déficit des paiements courants.

Les marchés financiers ont commis la faute de financer trop longtemps ces déficits. Leur perte n’a pas été couverte entièrement par les contribuables puisqu’ils ont dû revendre leurs créances au secteur public avec 40 à 50% de décote lors de la restructuration de 2011. On peut débattre de savoir si c’était assez, mais ce n’est pas rien.

Les contribuables européens ne sont pas intervenus seulement pour sauver leurs banques. Si l’argent de la troïka n’avait été utilisé que pour racheter les créances passées, les Grecs, qui n’avaient plus accès au crédit, auraient dû réduire leur déficit primaire de 10% du PIB à zéro non pas en quatre ans, mais en une semaine. La troïka a aussi apporté de l’argent frais pour financer les déficits grecs le temps qu’ils repassent sous contrôle. C’est un effort considérable, de plusieurs dizaines de points de PIB grec, que nous avons fait en sus des aides structurelles, pas pour nos banques, mais pour les Grecs. Et c’est un prêt qui doit être remboursé.

Certes, l’ajustement a été brutal. Pour qu’il le fût moins, il aurait fallu que le contribuable européen apporte encore plus d’argent frais. Et même s’il a ramené dix ans en arrière le revenu grec, il n’a fait que remettre en ligne les dépenses avec les recettes, les salaires avec la productivité, c’est à dire le niveau de vie avec le niveau de développement, sous réserve des aides structurelles consenties par l’Union.

Les comptes étaient en train de s’équilibrer et la croissance de repartir, quand les Grecs ont approuvé le mandat que le gouvernement rouge-brun de M.Tsipras se faisait fort de mener à bien: augmenter les revenus, revenir aux déficits primaires, avant même charge de la dette, et les faire payer par une extorsion d’argent frais européen, par la menace et le chantage. Pour que ce mandat soit clair, les Grecs ont d’ailleurs depuis arrêté de payer leurs impôts, y compris sur le capital, et retiré leur argent des banques, ce qui force la Banque Centrale Européenne à envoyer des liquidités tous les jours. Quant au gouvernement, il ne règle plus aucune facture que les salaires et les retraites, ce qui bloque son économie. Et il attend que les Européens cèdent…

On dit la Grèce écrasée par sa dette. C’est faux. Sa dette est d’un montant nominal très élevé en proportion du PIB, mais elle est restructurée à des taux proches de zéro, et l’essentiel n’est pas dû avant des décennies. Elle n’a payé l’an dernier, en proportion de son PIB, qu’autant que la France et moins que l’Italie. Les créanciers publics ne lui demandent pas de s’acquitter de sa vieille dette, celle de 2011, dont ils savent bien qu’elle ne sera pour l’essentiel pas remboursée de nos vivants. Ils ne lui demandent que de dégager un peu d’excédent pour rendre peu à peu la « new money » ajoutée depuis 2011, en commençant par le FMI, qui est aussi l’argent du Sénégal et du Bengladesh. Ce qui écrase la Grèce, ce n’est pas sa dette, c’est sa politique économique, ses déficits, son économie de rente, l’incapacité de l’Etat à y lever l’impôt.

Ce que veut la Grèce, c’est une « union de transfert » où le montant des transferts n’est décidé ni par le Parlement européen, ni par les Parlements des pays contributeurs, mais par le Parlement grec qui enverrait sa facture tous les ans en fonction de ses besoins. Malgré toute la contribution que les Grecs ont eu à l’invention de la démocratie, ce n’est pas ainsi que marche un système démocratique. Une « union de transfert » ne peut pas être fondée sur le chantage; et même si elle était organisée, elle ne serait pas dans l’intérêt des pays dont le revenu par tête est supérieur à la moyenne, comme la France.

Pour parvenir à ce résultat, l’arme de la Grèce est simple: menacer ses partenaires européens de provoquer une déflagration financière contagieuse qui menace toute l’union monétaire et toute l’économie européenne. C’est là qu’elle surestime sa main. Certes, le maintien de la Grèce en Europe a une valeur stratégique, en particulier dans le contexte de la politique russe actuelle. Certes, la sortie d’un membre de la zone euro, même d’un membre qui n’aurait jamais dû y entrer, serait un mauvais précédent à moyen terme, qui devra nous inciter à renforcer la gouvernance de la zone et la solidarité avec les pays du Sud vertueux. Mais nous ne sommes plus en 2011, et la contagion n’aura pas lieu: les autres pays du Sud vont beaucoup mieux, la BCE achète massivement leurs obligations, ce qui prévient une spéculation sur leur dette. Et la dette grecque n’est plus connectée au secteur privé, de sorte qu’elle ne peut pas être le Lehman Brothers de la prochaine crise.

Les Européens sont face à un dilemme. Ils ne peuvent pas céder, juste retarder encore un peu le remboursement de la « new money » de 2011 en réduisant les objectifs d’excédent primaire. Mais ils ne vont pas apporter de l’argent frais pour maintenir un déficit primaire de l’Etat grec et soutenir un système de retraite plus généreux en proportion des revenus que celui de tous les autres pays européens. Car le risque de contagion grec n’est plus financier. Il est politique. Le projet Syriza est celui de tous les populistes : c’est celui de Podemos, du mouvement 5 étoiles comme du Front National. La lâcheté, qui peut s’habiller de géopolitique, peut inciter à céder à la Grèce, qui est petite, un PIB inférieur à la quinzième ville chinoise. Mais céder à la Grèce encouragerait des Etats plus importants à élire des gens qui proposent les mêmes stratégies d’extorsion. Cela cela mettrait en danger tout ce que l’Europe a construit depuis 50 ans. On n’obtiendra pas du salarié slovaque qu’il cotise pour que le retraité grec gagne plus que le retraité slovaque…

D’où la tragédie qui se déroule sous nos yeux: M.Tsipras est un braqueur de banque qui menace de tout faire sauter -lui et son peuple avec- sans réaliser que ses otages- les autres pays du Sud – ont été déjà exfiltrés. Bien sur, on négocie avec lui, on lui dit des mots polis, on essaie de le ramener à la raison. Mais il est hors de question qu’il parte avec la caisse. Et c’est tant mieux.

Ne pas céder sera douloureux. Syriza aura le choix entre renier son mandat, ce que cette majorité aura du mal à assumer, ou entraîner son pays dans une spirale mortifère. D’abord, il faudra fermer les banques, comme à Chypre, puisque la faillite de l’Etat grec les rendra insolvables, ce qui privera les pauvres de leurs économies -les autres les ont déjà retirées-, et ramènera l’économie à l’âge du troc. Puis il faudra, tout en laissant circuler les euros, payer fonctionnaires et retraités avec des assignats qui s’échangeront 50% en dessous de leur valeur en euros, ce qui plaira aux théoriciens de la « monnaie commune », mais réduira les revenus des intéressés bien au delà de ce que demande le FMI, pendant que le secteur privé continuera à être payé en euros.

Ou bien on appellera ces assignats « drachmes » et on les fera émettre par une banque centrale à la botte : là, la Grèce sortira vraiment de l’euro. Mais la contrainte se reportera alors de l’équilibre budgétaire sur l’équilibre extérieur. Qui voudra être payé en drachmes ? Et où les Grecs trouveront-ils des devises pour payer les importations puisqu’ils exportent peu, que leur défaut les privera de crédit et que leurs actifs publics à l’étranger seront saisis ( comme par exemple les avions d’Olympic airways)? Au bout de cette route, la Grèce devra aussi quitter l’Union, sans doute en échange d’un pourboire humanitaire. Pas seulement parce que c’est ce que disent les Traités. Mais surtout parce que ses voisins auront du mal à tolérer la liberté de circulation des personnes avec un Etat failli, incapable de contrôler ses frontières extérieures; ni celle des marchandises avec une monnaie en dévaluation sauvage.

Cette dégringolade, où qu’elle s’arrête- et il faut espérer que ce soit le plus tôt possible -coûtera bien plus cher à la Grèce que ce que demande le FMI. Son seul intérêt sera de montrer aux peuples ce que donnent les recettes populistes, et ce n’est pas à l’avantage des Grecs, car une fois la spirale engagée, ce ne sera plus l’intérêt des autres pays européens d’amortir la chute. On peut former le souhait que le peuple grec réagira quand il touchera du doigt la catastrophe. Il demandera alors des comptes aux rouges-bruns. Ce jour là, mais ce jour là seulement, il faudra que l’Europe sache être généreuse.

Les Gracques sont un groupe informel d’anciens hauts fonctionnaires socialistes


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112 réponses à [Réponse aux Gracques] Non à une Sainte-Alliance en zone euro !, par Jean-Michel Naulot

  1. Pic et Puce Le 24 juin 2015 à 04h25
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    Les Gracques ( c’est vraiment hideux comme invention ) ne sont qu’au service des usuriers. Ils auront au moins enlevé leur masque si bien que désormais, plus personne ne les prendra au sérieux. C’est pitoyable !


    • niethil Le 24 juin 2015 à 20h14
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      Je suppose qu’ils vont devoir changer de nom, maintenant. Déjà que la référence est plutôt malvenue, mais avec la réforme du collège, plus personne ne va comprendre …


  2. dissy Le 24 juin 2015 à 05h20
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    Que 2017 nous débarrasse à jamais des faux socialistes ex gauche deja caviar et champagne,le boboland…les autres(ump,udi,eelv) ne valent guère mieux,mais comme ils ont toujours défendu les riches et les rentiers à la limite c’est plus logique.


    • BEYER Michel Le 24 juin 2015 à 06h06
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      Je rejoins votre souhait. Mais vouloir se débarrasser des socialistes, de la droite( UMP/Républicains), de l’extrême-droite( FN notamment) ne suffit pas.
      D’abord comment s’en débarrasse-t-on? Et par quoi?


      • Dagobert Le 24 juin 2015 à 10h50
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        La solution nous est donnée par un proverbe chinois , assez récent , il faut le dire : “Le pouvoir est au bout du fusil” , mon cher , ne le saviez-vous pas ? Pour ma part , je continue de voter , mais je n’ai plus aucun espoir dans un redressement salutaire venant des urnes . Le peuple est beaucoup trop anesthésié et depuis trop longtemps . J’avais cru que Poutine nous sauverait , mais il ne veut même pas sauver le Dombass , alors …


        • Francois Le 24 juin 2015 à 11h17
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          Comment comprenez vous la notion de “légitimité”, si vous votez sans espoir?


          • sg Le 24 juin 2015 à 17h05
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            Exactement, en démocratie, chaque vote devrait compter. Or ce n’est pas le cas dans notre république, les règles régissant le mode de scrutin uninominal majoritaire faisant que seul un seul candidat-député gagne par localité: celui qui a récolté la plus grande minorité de votes. Même pas la majorité. Juste la plus grande minorité.

            C’est pour ça que notre Assemblée Nationale a une erreur dans les attributions des sièges par rapport aux votes de 53,05% (sans compter l’abstention) depuis les législatives de 2012, et avec un taux d’abstention et de votes blancs entre 45% et 48%!

            Avec ça, il ne faut pas s’étonner que nombreux soient ceux “qui votent sans espoir”, ayant bien l’intuition que chaque vote ne compte pas, et que la légitimité ne sera pas au rendez-vous pour le prochain gouvernement…


            • Phil Defair Le 24 juin 2015 à 18h28
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              Ouep… Sans même parler de mode de scrutin, dont je veux bien croire que le mode strictement proportionnel puisse poser quelques soucis d’efficacité, je pense qu’il y aurait plus urgent, et peut-être plus simple, à mettre en place: faire de sorte que les responsables politiques que nous élisons, quel que soit leur bord, respectent les engagements qu’ils prennent lors de leurs discours de candidature. Il serait bien de trouver le moyen d’éjecter l’élu qui faillirait – sans explication valable et acceptée par tous – à l’engagement pris.

              Je pense que ce seul respect retrouvé de la parole donnée (et qui mettrait un terme à l’adage qui veut que les promesses n’engagent que ceux qui y croient) permettrait de redonner un peu de souffle à notre démocratie républicaine moribonde.

              Sauf révolution préalable, je n’ose espérer pouvoir parler un jour de démocratie tout court. De mon vivant en tous cas…


        • Francois Le 24 juin 2015 à 23h40
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          @ Dagobert
          On peut aussi bien dire que le fusil est au bout du pouvoir…


  3. Alain Le 24 juin 2015 à 06h55
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    De la part de hauts fonctionnaires qui durant toute leur carrière n’ont pas réussi un seul budget à l’équilibre, c’est gonflé.

    Depuis 60 ans la PAC subsidie l’agriculture française; par analogie à leur discours européen solidaire, on pourrait en conclure que la France braque l’Europe depuis 60 ans


    • achriline Le 24 juin 2015 à 09h58
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      Raisonnement logique mais il faut ajouter que l’europe braque la France de 24 Mds d’euros pour n’en restituer qu’une quinzaine en subventions diverses dont la PAC (pour les années précédentes les chiffres sont bien sûr différents mais la proportion doit être la même).
      Qui braque l’autre ?


    • Bubble Le 24 juin 2015 à 11h34
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      Bonjour, et bien non Alain, pour la simple raison que la France contribue largement plus au budget européen qu’elle ne perçoit. En effet, la France est contributrice nette (c’est à dire ce qu’elle verse contre ce qu’elle perçoit à hauteur d’environ 10 milliards d’euros par an), l’Europe ça coute à la France 10 milliards par an, donc en prenant un raccourci, la PAC est payée par nos impôts, ou sans Europe telle que conçue actuellement, la France disposerait de 10 Milliards en plus chaque années à son budget. A l’inverse, la Grèce contribue peu (ou pas) et perçoit énormément (il suffit de consulter les chiffres), et ceci sans même prendre en compte les plans de sauvetage… Nous payons depuis des années pour les grecs (solidarité de fait) alors même que nous rabotons notre propre système social (sécurité sociale, retraite, etc…).


      • catherine Balogh Le 24 juin 2015 à 13h24
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        La croyance admise que tous les Européens paient pour les Grecs est erronée:les Européens payent pour les banques allemandes et françaises, pour l’ordre financiariste qui invente des trucs de ouf comme produits dérivés et titrisation afin de ramener toujours, le tapis vers lui et que pour ma part, je considère comme des fonds vautours(même si cette dénomination est déjà agréée dans le domaine économique)
        Tous les systèmes sociaux sont attaqués dans les pays où ils existent.Pour les zavides, c’est une mannne et ils comptent bien faire main basse dessus.
        Bien-sûr, il y a eut des “erreurs”, mais elles sont bien partagées et je ne pense pas que le gouvernement grec actuel y soit pour quelque chose.

        Pourquoi l’UE a t-elle tout fait pour inviter la Grèce à la rejoindre?
        Et à qui profite le crime?
        à qui profite cette dette?
        économiquement parlant et politiquement parlant?
        enfin, je dis ça, je dis rien;
        Sont trop mauvais aux échecs.


        • Bubble Le 24 juin 2015 à 19h47
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          Bonsoir,

          En fait, vous ne semblez pas comprendre comment fonctionne l’ EU.
          Vous amalgamez le volet dette nationale au volet budget européen.

          Pourquoi les européens paient pour les grecs (mais aussi les polonais, espagnols…), c’est très simple : ils contribuent peu au budget européen (2 Mrds) et perçoivent en retour un peu plus de 6 milliards d’euros chaque années. Ces 6 milliards proviennent tout simplement de la contribution des autres pays. Les banques, les dettes, n’ont rien à voir la dedans, c’est un transfert de l’imposition des contribuables européens vers la Grèce en l’occurrence.

          Ces transferts sont donc alloués en fonction de plusieurs “chantiers” par exemple : l’administration, les ressources naturelles, les infrastructures, l’écologie, la justice, la cohésion. L’allocation de ces fonds (issus de nos impôts) par l’UE, laisse une grande autonomie aux gouvernements dans leur “utilisation”, et les grecs (malheureusement) et leurs dirigeants ont utilisé ces fonds plus ou moins n’importe comment. C’est ce que dit en substance Varoufakis, lorsqu’il explique que faire une autoroute en Grèce coute 3 fois plus cher que dans n’importe quel autre pays européen

          http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-francois-goulon/240115/varoufakis-nous-allons-detruire-de-systeme-oligarchique-grec

          Et cette autoroute (par exemple) est donc financée par les transferts de l’UE. En 20 ans, la Grèce a perçu environ 100 Milliards d’euro nets, contre environ 15/20 milliards de contribution.
          Et cela n’a strictement aucun rapport avec la dette (ça aurait même du permettre de l’alléger)

          Après on peut se satisfaire de l’idée qu’il est sain qu’une infrastructure coute 3 fois plus cher en Grèce qu’ailleurs. C’est peut être aussi le signe d’une certaine inefficacité et d’un gout affirmé pour la corruption.

          Bref, sans même parler de dette ou de créancier, mais en parlant de budget européen, on peut affirmer que la Grèce, en transfert de solidarité, a déjà couté aux européens presque 100 Milliards d’euros.


          • Catherine Balogh Le 25 juin 2015 à 00h08
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            Bonsoir BUbble, 19h47
            Qui a décidé que les Grecs participeraient d’autant?ou de si peu selon où l’on se place?qui a décidé ďoctroyer un peu plus de six milliards chaque année à la Grèce?
            Pourquoi aucun autre pays de l’UE n’a relevé cet écart?


      • lvzor Le 24 juin 2015 à 14h06
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        “Nous payons depuis des années pour les grecs”

        Nous ne payons pas pour les Grecs, nous payons pour les CREANCIERS des Grecs, dont la plupart des créances sont fausses.

        Par ailleurs le PS est aujourd’hui essentiellement composé des gens qui se sont rués en masse rue de Solférino APRES le 10 mai 1981, selon la démarche “Maréchal nous voilà”, à l’image de Laval et Mitterrand. Dommage qu’on ne verra pas les chars Russes à Paris, on les verrait se ruer à l’ambassade de Russie dès le lendemain. Le vichysme n’a pas de limite, il est dans son essence d’être réversible, ainsi que l’a montré Mitterrand, leur idole.


        • Bubble Le 24 juin 2015 à 19h58
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          Bonsoir,
          Même réponse qu’à Catherine Balogh,
          les transferts de solidarité communautaire n’ont rien à voir avec la question de la dette, et les fonds constituants ces transferts sont issus de l’impôt des contribuables européens, sous la forme de contribution nationale au budget européen.
          Donc nous payons pour les grecs, nous payons aussi pour les créanciers, les banques fr. et all. notamment, mais ces banques sont aussi vos salaires, pensions et épargnes. On peut parler effectivement de braquage carabiné !


          • Wilmotte Karim Le 24 juin 2015 à 23h13
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            Et la consommation des Grecs, c’est votre production.
            Comme la consommation de la Creuse, c’est la production de Paris.

            Et donc, il y a des transferts.


            • Francois Le 24 juin 2015 à 23h53
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              Montrons bien du doigt tous ceux qui ne nous plaisent pas dans la collectivité….
              La Creuse est un endroit préservé où vous pouvez aller vous ressourcer sans buter à chaque pas sur un de vos pitoyables congénères (bruyants, polluants et irrespectueux de tout) comme c’est le cas sur les plages ou les stations d’hiver. Ça a un coût. Paris produit, certes, mais c’est aussi un immonde cloaque ou s’entasse la pire des misères humaines: la promiscuité, l’insécurité et la pollution permanentes. C’est ça que vous voulez nous (vous) donner en exemple? Merci bien! Si tout pouvait se comptabiliser aussi facilement, il n’y aurait jamais de crise économique, mon pauvre!


      • sociale21eme Le 25 juin 2015 à 11h43
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        Bubble, juste pour mettre en filigranne, pense aussi au 53mds de dividendes du CACa 40 pour 2014…
        un systeme se regarde en globalité, certe des indicateur ici et la sont toujours bon a prendre, mais dire la France Paye 10mds, les grecques recoltent 20 ou + c’est reduire le probleme a un seul facteur.
        Pour bien faire il faut garder a l’esprit une phylosophie comme celle de Rousseau “du contrat social” la société est un tout, ne pas equilibrer toutes ses composantes mene forcement a un deséquilibre.


  4. Alberto Le 24 juin 2015 à 07h26
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    Voilà, sous réserve que l’article Wikipedia soit fiable, des Gracques :
    – Jean-Pierre Jouyet (président du groupe Pasteur, membre du Siècle)
    – Denis Olivennes (PDG d’Europe 1 et président de Lagardère Active),
    – Matthieu Pigasse (Vice-président de la banque Lazard en Europe, ainsi que propriétaire et président des Inrockuptibles, et actionnaire du Monde et du Huffington Post),
    – Bernard Spitz (président de la Fédération française des sociétés d’assurances et du Pôle International et Europe du MEDEF)
    – François Villeroy de Galhau (PDG de Cetelem, directeur général délégué de BNP Paribas).
    No comment !


    • Ardéchoix Le 24 juin 2015 à 09h23
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      @ Alberto
      Des Gracques qui en croquent .


    • Dagobert Le 24 juin 2015 à 10h55
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      Que du beau linge !! Il y a là de quoi remettre en marche le rasoir ripoublicain …J’espère être encore là pour le voir , et , au besoin , actionner le cliquet …On pourrait rajouter quelques animaux , par exemple vipères aux yeux de biche , et guenons méprisantes…Grands bourgeois et gauchistes en même temps . C’est hallucinant ! Ou comment le libéralisme et le libertarisme ne sont que deux facettes de la même hubris morale : “je fais ce que je veux!”


      • raloul Le 24 juin 2015 à 11h42
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        Bonjour!

        Amis français, ressortez des greniers l’une de vos meilleures inventions, j’ai nommé la guillotine. C’est très malheureux, mais peut-être que c’est la seule issue.

        Tellement dommage d’arriver jusqu’en 2015 et d’être contraint à l’extremité de la violence… Mais les abrutis fanatiques débiles au pouvoir ne semblent pas vouloir s’en aller d’eux-mêmes malgré l’immmensité de leurs échecs. Leur indécence atteint des sommets et rien ne semble pouvoir s’opposer à eux, à part les citoyens qui laissent éclater leur juste colère sur les ripoux qui depuis trop longtemps gouvernent.

        Tabula rasa, c’est avec tristesse la seule issue que je vois, l’alternative étant une lente et profonde agonie civilisationnelle, la montée du totalitarisme institutionnel puis la fin même de la notion de citoyenneté, la violence sauvage d’un pseudo-néo-libéralisme qui masque mal l’horreur de l'”esclavagisme pour tous”.

        Enfin, ces crétins qui osent le terme de “rouge-brun”. Oui Olivier, vous avez raison c’est “collector” (snif!)
        Perso, il y a des lignes à ne pas franchir! que les “Graques” assument leurs idées sur la place publique (si possible truffée de guillotines…), l’anonymat, ça va sur un blog… mais là franchement c’est d’un pitoyable! Une honte, quelle tristesse que de voir le pays de Hugo et Molière entre les mains de tels guignols… pauvre France!


        • Homère d'Allore Le 24 juin 2015 à 15h54
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          Les charrettes “sur simple vérification d’identité” seront, malheureusement, sans doute nécessaires.
          Personnellement, je préférerais les exécutions au fusil à merde en mondiovision mais ça ne suffira peut-être pas.

          Jugement se dit en grec (ancien) Krisis.


    • ulule Le 24 juin 2015 à 11h27
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      et puis aussi…
      – Mathilde Lemoine, économiste et directrice des études économiques et de la stratégie marchés d’HSBC France, et ancienne conseillère aux cabinets de François Loos, Thierry Breton, et Dominique de Villepin.
      – Edouard Hannezo, normalien, doctorant à l’Institut Curie, jeune Gracque.
      – Arnaud Chneiweiss, secrétaire général du Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (Gema), ancien conseiller au cabinet de Dominique Strauss-Kahn (lors du passage du franc à l’euro, en 1999), ancien conseiller de Laurent Fabius (lors de la présidence française de l’Union européenne en 2000).
      – Enrico Letta: homme politique italien, il démissionne du Parlement italien pour prendre la tête de l’École des affaires internationales de Sciences Po Paris, ancien président du Conseil des ministres du 28 avril 2013 au 22 février 2014.
      Sous réserve car grappillé au travers de la prose de leur site : http://lesgracques.fr/) :
      – Roger Godino, président d’honneur du Groupe des Arcs et membre du conseil international de l’Insead
      – Eric Le Boucher, journaliste et fondateur de Slate.fr.
      – Erik Orsenna
      – Nicolas Baverez
      —————
      Selon wikipedia :
      Les Gracques se définissent dans leur manifeste comme : démocrates, libéraux, intégrateurs (par opposition au communautarisme), travaillistes, favorables à la régulation étatique, favorables à la redistribution des richesses, progressistes, défenseurs de l’éducation, favorables au droit à la sûreté, écologistes, pro-européens, internationalistes, moraux, réalistes, favorables à une transformation de la société (le manifeste signé par 1765 personnes ici : http://lesgracques.fr/le-manifeste-des-gracques-pour-une-gauche-moderne/)

      En décembre 2012, ils publient dans le journal Le Point une analyse des premiers mois de la présidence de François Hollande. Ils notent une gravité et une urgence de la situation économique à laquelle ils trouvent différentes causes : « parce que le pays pâtit toujours du laxisme passé : celui des déficits permanents, de l’excessive fiscalité des entreprises – réduisant leurs marges, donc leur capacité à investir- et du surendettement. » Ils condamnent une « inertie des administrations (qui) a conduit à la paralysie » et recommandent une « réforme du secteur public » « plus nécessaire que jamais »


      • lvzor Le 24 juin 2015 à 14h13
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        C’est incroyable le nombre de hauts fonctionnaires qui condamnent l’inertie des administrations après les avoir dirigées, et qui veulent alléger la masse salariale tout en cumulant diverses rémunérations tant publiques que privées…


      • Chris Le 24 juin 2015 à 14h44
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        Ça sent la théologie yankee.


  5. Lionel Gilles Le 24 juin 2015 à 07h51
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    Ignoble.
    On sent la colère du peuple monter, là.
    Est-ce que la guillotine a été grécée récemment ?


  6. Homère d'Allore Le 24 juin 2015 à 08h06
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    Les “Gracques” !

    Ces ordures osent usurper ce nom…

    Pauvres Tiberius et Caïus !

    Pauvre Babeuf !


  7. Christophe Le 24 juin 2015 à 08h15
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    « La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés » … Les Gracques par exemple ?

    Antonio Gramsci, Cahiers de prison, Éditions Gallimard, p. 283.


    • lvzor Le 24 juin 2015 à 14h18
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      Tiens, Gramsci a traduit Hegel en Italien… 😀


  8. Carabistouille Le 24 juin 2015 à 08h34
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    Et ils osent se faire appeler les Gracques ces fumiers. Ils feraient mieux de réviser leur histoire.


    • Anouchka Le 24 juin 2015 à 11h16
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      Justement, je pense que c’est loin d’être par ignorance historique que ce groupe a choisi de s’appeler Les Gracques.
      Que voulaient faire les Gracques de l’antiquité : une révolution socio-economique. Par qui en étaient-ils empêchés : des forces conservatrices (le sénat) et aussi par le peuple effrayé par tant de changements et surtout très hostile au fait que les Gracques voulaient étendre la citoyenneté romaine a toute l’Italie (le peuple romain se voyait par la dangereusement dépossédé de sa souveraineté).
      Rien d’étonnant donc que nos pretendus Gracques francais se sentent dans le même role que leur illustre référence antique: casser les vieux réflexes conservateurs, la crispation sur les privilèges (entendez les acquis sociaux du siècle passé), incarner une vision novatrice de la société (les socialistes prétendent incarner le progressisme, c’est leur arme idéologique principale)…
      Quand à nous, n’oublions pas qu’après les Gracques, Rome s’est enfoncée dans la guerre civile et n’en a été sortie que par la dictature de César puis d’Auguste. C’est un bien sinistre présage, en effet, que cette appropriation du nom des Gracques par ces tristes sires…


      • 21 janvier 1793 Le 24 juin 2015 à 18h35
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        bonne analyse, mais ne dites plus “les acquis sociaux” (vocabulaire estampillé Medef), mais “conquis sociaux”. Tous les avantages sociaux ont été conquis par des luttes, et non donnés par le patronat ou le gouvernement subitement pris de générosité d’âme. Plusieurs centaines de manifestants morts pour le droit de grève ; idem pour le droit de créer un syndicat ; des millions de grévistes et des milliers d’usines bloquées pour avoir les congés payés, les 8 heures en 36 ; des années de lutte du PCF (et la collaboration du patronat) pour avoir les avantages de 1945 ; etc.


  9. Homère d'Allore Le 24 juin 2015 à 08h34
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    On vous préfère comme ça, fifibrindacier…

    Votre analyse est juste, percutante et rassembleuse.


    • FifiBrind_acier Le 24 juin 2015 à 09h10
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      Ce n’est pas la mienne, mais celle de Vincent Brousseau, chargé à l’ UPR des questions monétaires, dans sa dernière conférence sur “l’euro, avant, pendant et après”.


      • Homère d'Allore Le 24 juin 2015 à 10h01
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        L’UPR fait un bon travail.

        L’urgence historique demande le rassemblement de toutes les forces combattant l’idéologie représentée, par exemple, par ces soi-disant “Gracques”.


        • Mélissa Le 24 juin 2015 à 13h13
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          C’est vrai que l’UPR fait un bon travail, mais elle ne pourra pas faire TOUT le travail toute seule…


  10. Gonetoufar Le 24 juin 2015 à 08h44
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    Gargh !! …….
    Pour se purifier du vomis de ces vieux ” garqteux ” je vous propose cette interview belle et généreuse de Yannis Youlontas qui apporte un éclairage interessant sur la porté des compromis en cours :

    https://www.youtube.com/watch?v=s-3peOXiY98&feature=youtu.be


    • farigoulette Le 24 juin 2015 à 14h07
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      Ah ! si seulement la majorité des citoyens se donnaient la peine de lire et d’écouter d’autres voix que celles dont l’idéologie dominante nous impose par l’intermédiaire des médias à leur botte. Surtout la voix de ceux qui souffrent et qui en font les frais. Lien à transmettre assurément. Merci !


  11. Toutatis Le 24 juin 2015 à 08h44
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    Ce genre d’attitude contribue énormément à la dédiabolisation des entités censées provoquer l’effroi (l’ “extrème-droite” ou Poutine), et enfonce encore plus dans l’opinion les défenseurs du système.


  12. BA Le 24 juin 2015 à 09h19
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    Les partisans de la construction européenne, ce sont surtout la gauche caviar et la droite bling-bling.

    Concernant la gauche caviar, elle est représentée depuis des décennies par des clubs :

    – le club Témoin à partir de 1993 : le club Témoin est un club de réflexion créé par Jacques Delors en 1993, qui n’est plus actif depuis la fin des années 1990. Il a été notamment animé par Martine Aubry, fille de Jacques Delors, par Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard et Jean-Yves Le Drian. François Hollande en a été le secrétaire général pendant plusieurs années.

    Vous remarquerez que deux membres du club Témoin sont ministres aujourd’hui, et qu’un troisième membre est président de la République.

    – le club des Gracques : pendant la campagne présidentielle française de 2007, un groupe informel d’anciens hauts fonctionnaires socialistes signent sous le pseudonyme “Gracques” un appel à une alliance PS-UDF. L’usage de ce pseudonyme souligne leur souhait de réforme.

    À la suite de la défaite des socialistes à l’élection présidentielle française de 2007, ce groupe a formalisé son existence en tant que groupe de réflexion et de pression afin de participer à la rénovation de la gauche française.

    Les priorités du club des Gracques :
    – créer une Europe fédérale
    – créer une alliance entre le PS et les centristes
    – créer une nouvelle politique pour le PS, une politique de libéralisme économique, de privatisations, de libre-échange mondial généralisé, etc.

    La gauche caviar et la droite bling-bling sont la nouvelle aristocratie.


  13. Eric83 Le 24 juin 2015 à 09h27
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    L’article des “gracques” me donne sincèrement la nausée mais il présente l’intérêt de faire tomber les masques.
    Ces anciens hauts fonctionnaires ont usurpé le qualificatif de “socialistes” pour continuer la politique néolibérale de leurs maîtres.
    Pour qu’ils sortent du bois à ce point avec des arguments d’aussi mauvaise foi, c’est qu’ils sentent que le danger est réel pour eux car la table peut être renversée selon l’issue du bras de fer engagé par les “institutions” contre la Grèce.
    Ces “gracques” auraient-ils quelque chose à craindre du peuple pour paniquer ainsi ?


  14. lim75 Le 24 juin 2015 à 09h27
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    >
    > (Oh, tiens, un ancien député socialiste (à gauche)…)

    Olivier, vous méritez un point Godwin là-dessus.

    > quand les Grecs ont approuvé le mandat que le gouvernement rouge-brun de M.Tsipras se faisait
    > fort de mener à bien

    Bon, d’accord c’est les Gracques qui ont commencé


    • 21 janvier 1793 Le 24 juin 2015 à 18h37
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      Pour savoir si c’est un point Godwin, il faudrait savoir le contexte de la photo et le nom du député en question. Après, il est connu que le PS (et la SFIO) a toujours trahi.


      • Homère d'Allore Le 24 juin 2015 à 20h52
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        Le contexte est simple. C’est le 29 avril 1943 à Berschetsgaden.
        Rencontre entre Hitler et Laval. Ce dernier fut député SFIO de 1924 à 1926.


  15. chris Le 24 juin 2015 à 09h54
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    “Et du cannibalisme même. Comme en Russie en 1998.”
    Ahahaha! Trop bon Mr Berruyer j’ai bien rigolé sur ce coup !


  16. polipolo Le 24 juin 2015 à 09h58
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    Ca vaudrait le coup de faire une base de données avec les idioties sorties par les journalistes et de suivre le parcours des champions… Sérieusement il manque des moyens pour démasquer et sanctionner ces gens, peut-être que les humilier est un bon début.


  17. Kalmac Le 24 juin 2015 à 10h00
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    Le vrai visage des socialistes … hideux


  18. Ardéchoix Le 24 juin 2015 à 10h15
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    Un commentaire copié sur un forum boursorama qui en dit long sur notre société, misère, misère chantait Coluche :
    “Je suis bien content de l’évolution boursière de ces jours-ci. Contrairement à beaucoup sur ce forum, j’ai fait confiance à Monsieur Hollande et à l’Europe pour solutionner le problème des Grecs. J’ai acheté pas mal Vendredi et aujourd’hui, il y a déjà une jolie plus-value. La semaine commence bien, ça fait plaisir!”


    • Bubble Le 24 juin 2015 à 11h46
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      Mon dieu ! Des individus composant notre société désirent gagner de l’argent ! Quel scandale !
      Quant à Coluche, je vous rappelle qu’il était par exemple, collectionneur de montres de luxe, et notamment de Rolex. Misère, misère…

      http://www.contrepoints.org/2014/12/03/190107-coluche-et-les-rolex-du-coeur-2

      et les exemples sont nombreux…

      Enfin, lorsque qu’un particulier réalise une plus-value en bourse, hors PEA, celui-ci s’acquitte de quasiment 50% d’impôts dessus, alors que le fruit de l’épargne ayant permis cette PV a déjà allègrement été taxé. Ça peut vous paraitre incroyable mais pour payer des impôts et “contribuer à la société” (payer infrastructures, fonctionnaires, solidarité etc…) il faut gagner de l’argent.


      • Surya Le 24 juin 2015 à 12h01
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        “hors PEA” ? Vous connaissez beaucoup de gens qui investissent en action “hors PEA” (les investissements hors UE sont rares pour les particuliers) donc votre bullshit sur les 50% d’impôts s’effondre.


        • Goelo Le 24 juin 2015 à 14h02
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          Vous connaissez beaucoup de gens qui investissent en action “hors PEA”

          Moi et beaucoup d’autres…

          Laisser captives ses PV sur un compte c’est… comment dire.. un peut “ballot”!
          Gagner de l’argent, ça peut être bien à la condition de l’utiliser sinon c’est l’État, PEA ou pas, qui vous le prendra.


          • Phil Defair Le 24 juin 2015 à 15h42
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            Ouep… C’est justement là que le bât blesse. Tout est dans la façon utile d’utiliser son argent. Aujourd’hui, le sport consiste à spéculer en bourse. Gagner des €uros sans en dépenser aucun.

            Imaginez… Tout ceux qui ont quelques dollars excédentaires les réinjectent dans la spéculation boursière (ou alliée) histoire de se faire un peu plus d’excédent. Une fois qu’on a amassé un peu d’excédent, on aime toujours savoir ce que ça fait que d’avoir un excédent encore plus gros. Et surtout plus gros que celui du beau-frère… Donc on réinjecte. Et encore. Et encore…

            Tout ça, c’est autant d’argent dont on prive l’économie réelle. C’est autant d’argent non réellement investit. C’est aussi, suivant le volume, autant de dividendes que les entreprises (ou les états, ou les utilisateurs de matières premières…) devront reverser en plus, les poussant à rogner sur leurs frais de fonctionnement et leurs masses salariales.

            Et, au final, quand un gros troupeau de grenouilles se mettent à avoir envie d’être aussi grosses que le boeuf, elles finissent par faire autant de dégâts que le boeuf lui-même. Sauf que ça éclabousse plus… Beaucoup plus.

            Ca serait bien de remettre les choses en place. L’argent est un outil. Pas une fin en soi…


          • 21 janvier 1793 Le 24 juin 2015 à 18h41
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            Oui, l’Etat va le prendre, par exemple pour des écoles, qui vont former vos employés et/ou vos enfants (et même dans le privé, les professeurs sont payés par l’Etat [scandale] et suivent le programme national, donc les impôts y sont utilisés), des routes gratuites, etc., dont vous profitez pour… gagner l’argent que vous pouvez investir dans vos actions. Y voyez-vous une contradiction ?


        • Bubble Le 24 juin 2015 à 19h16
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          Bonsoir Surya
          “les investissements hors UE sont rares pour les particuliers”
          Pouvez-vous sourcer cette information ? Probablement pas. Comme beaucoup, vous assenez des sentences lapidaires sans le début de la moindre “preuve”, surement pour le plaisir de la contradiction mais en aucun cas pour embrasser la réalité.

          Et oui, je connais beaucoup de particuliers investis hors PEA. D’ailleurs en observant bien vous pourrez constater que le monde s’étend hors de frontières françaises, et que même sur les autres continents, il y a des entreprises cotées au sein de divers marchés non éligibles au PEA. En fait, j’irais même jusqu’à dire, c’est dingue, qu’il y a plus d’entreprises cotées non éligibles PEA que l’inverse, à moins que vous puissiez me démontrer le contraire, à base d’argument implacable tel que “bullshit”.
          Merci


      • Alain au bar Le 24 juin 2015 à 14h18
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        Gagner de l’argent sans rien faire ou plutôt “en prenant des risques à la bourse”. Le rêve indépassable de tout bon français lobotomisé disposant d’un peu de fric qui ne comprend même pas que les plus values boursières ne “contribue à la société” en aucune manière mais sont la manifestation d’un racket institutionnalisé sur le fruit du travail des prolétaires (zut je viens d’écrire un gros mot).
        En ces temps de bachotage je vous soumets une question à caractère économique autant que philosophique :
        Tous les êtres humains pourraient ils être millionnaires en même temps ?
        Je relève les copies dans 2 heures.


      • Tassin Le 24 juin 2015 à 14h39
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        Je trouve effectivement particulièrement honteux de gagner de l’argent sans travailler alors qu’on en a les capacités, ce qui est le propre des “investisseurs”.


        • Ardèchoix Le 24 juin 2015 à 16h04
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          @Bubble
          Lorsque votre société dont dépend votre travail sera rachetée par un fond de pension ou une lbo , votre pensée sur l’argent par l’argent vacillera . Bien à vous.


          • Bubble Le 24 juin 2015 à 21h11
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            Bonsoir Ardèchoix,

            Pour vous répondre, je ne travaille pas pour une société actuellement. J’ai été salarié et j’ai arrêté pour une question morale. En effet, j’ai été, ou était, vendeur de prestations intellectuelles aux collectivités publiques dans une très grosse société internationale ( des gros milliards de CA) et en 4 années d’exercice j’ai pu constater tous les jours comment “ma société” gagnait de l’argent. Et bien tout simplement grâce au travail de ses salariés et surtout grâce à, soit l’incompétence, soit à la malhonnêteté de, nos élus et de nos fonctionnaires.

            En effet grâce à l’indolence des citoyens (qui ici a déjà consulté, par exemple, un rapport de délégation de service public, document pourtant publiquement consultable ? Probablement personne), grâce à la grande corruptibilité (et il ne s’agit pas forcement d’argent, la vanité est une faille extraordinaire lors d’une négociation) de nos élus et de certains fonctionnaires, et à la véritable incompétences de nombreux cadres de la fonction publique, notamment territoriale, ma boite gagnait, et gagne tjrs des montagne de pogon, dont la source est la poche des contribuables.

            A l’argent j’ai préféré une forme de moralité individuelle, en effet, je ne crois pas en dieu, mais je place la chose publique (res publica) et son bien commun au dessus de bcp de chose. j’ai donc cessé cette activité, qui me promettait potentiellement une carrière fort rémunératrice, par réaction morale.

            Pour “l’argent par l’argent”, personnellement, je pense que chacun est libre de faire et penser ce qu’il veut tant qu’il reste dans le cadre légal. Si quelqu’un veut devenir riche légalement, qu’il le fassent, qui suis-je pour l’en empêcher ? Voila ma pensée sur l’argent.

            Enfin, en terme de vacillement personnel, je dirais aujourd’hui que, in fine et hors jugement moral, si “l’élite”, pour reprendre un terme apprécié ici, vit sur le “dos” du “peuple”, c’est tout simplement parce que le peuple le lui permet.

            Merci, et désolé pour les nbreuses fautes d’orthographe qui balisent mes phrases…


      • Chaban Le 24 juin 2015 à 16h13
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        @bubble:

        Sauf que tout ça n’est qu’une pyramide de ponzi ne reposant que sur la création ex nihilo de “monnaies” ne reposant sur absolument rien en quantités toujours plus grandes.

        Et c’est LÀ tout le problème!

        Quant à se plaindre d’avoir à reverser une partie de l’argent qui vous a été donné sous forme d’injection monétaire (ce qui fait grimper les bourses), oui oui, il n’a pas été gagné cet argent… vraiment? par où commencer.

        Le parasitisme via la monnaie fiduciaire… la plus grande arnaque de tous les temps.


      • Dominique Gagnot Le 24 juin 2015 à 16h18
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        Bubble, si seuls les pauvres et donc sans moyens, dénonçaient le système, ce serait fichu.
        Bien au contraire il faut beaucoup de moyens (intellectuels, et matériels, comme Coluche) pour être efficace.

        Qu’est ce que collectionner des Rolex y change??


    • Chaban Le 24 juin 2015 à 16h07
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      Ça c’est manifestement un commentaire troll de l’U.E.

      Vous savez qu’ils en emploient des centaines et des centaines, n’est-ce pas?

      Ce qui est intéressant, c’est que j’ai vu le même type de commentaire, au mot près , de nombreuses fois sur des forums aux États-Unis.

      A la place de Hollande on écrit Obama, et parti démocrate (ou la variante Federal Reserve) à la place d’U.E.


    • Dominique Gagnot Le 24 juin 2015 à 23h18
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      L’argent n’est pas un problème en soi, surtout si ça sert à acheter des Rolex, on s’en fout un peu.

      Le problème est que l’argent permette d’acheter des biens communs (les Ressources premières…), la possession desquels donne un pouvoir exorbitant, de multiples façons.

      Le problème est dans la propriété privée, et non commune, des Ressources premières.

      Mais pourquoi faut il rappeler/expliquer des choses aussi basiques??


  19. Derdesders Le 24 juin 2015 à 10h30
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    lol « Grèce: ne laissons pas M. Tsipras braquer les banques ! »
    Inversion cognitive ?
    http://escrocratie.tk/_save/pdf/chiffres-dette-2015.pdf page 70 Tableau 5.2


    • ulule Le 24 juin 2015 à 11h45
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      Crétinisation et Idiocratie par Bruno Lussato en 1987
      À lire sur À vos cerveaux l’article relié, “L’Idiocratie” : Extraits d’Apostrophes (1987) avec court extrait de Les Invasions Barbares (2003), afin de bien comprendre l’idiocratie actuelle.
      URL: https://www.youtube.com/watch?v=S79CyvxdUw8


    • lvzor Le 24 juin 2015 à 18h53
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      Inversion cognitive ?
      link to escrocratie.tk page 70 Tableau 5.2

      Le lien ne marche pas, et j’ai l’impression que c’est dommage… ^_^


  20. Blackisto Le 24 juin 2015 à 11h08
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    Cet article fait vraiment froid dans le dos.

    Mais comment ont-il pu en arriver là ? Comment peut-on atteindre un tel niveau d’absence de remise en question quand on se dit “socialiste” ?

    Comme déjà dis dans certains commentaires, je comprend – à la limite – les commentaires de la droite qui est, elle, cohérente dans son idéologie.
    Je comprend même (sans approuver) les discours de certains hommes politiques “de gauche” qui ont des intérêts personnels au statu quo et ne veulent pas que la table soit renversée. Député Européen, ou membre de la commission Européenne, ça paye bien. Alors on continue.

    Mais eux ? Ou est leur intérêt ? C’est effrayant.


    • V_Parlier Le 24 juin 2015 à 16h33
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      Oui, c’est effrayant! Heureusement que les commentaires/réponses insérés dans l’article par Olivier nous remontent le moral: Un peu de rire ne fait pas de mal, surtout si çà peut inviter les nouveaux visiteurs à réfléchir!


  21. BA Le 24 juin 2015 à 11h28
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    A propos de la BCE :

    « L’institution pourrait notamment permettre aux banques d’acquérir davantage d’obligations grecques à court terme, avec pour effet immédiat de remplir de plusieurs milliards d’euros les caisses – presque vides – d’Athènes. »

    http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/la-bce-cle-de-voute-malgre-elle-des-negociations-sur-la-grece_1692827.html

    Depuis le 17 octobre 2009, ça marche comme ça.

    Depuis le 17 octobre 2009, toute la planète sait que la Grèce est en faillite.

    Le mécanisme d’acharnement thérapeutique sur le cadavre grec est le suivant :

    1- l’Etat grec lance des emprunts

    2- plus personne au monde ne veut acheter ces obligations de l’Etat grec

    3- il ne reste plus que les banques privées grecques qui achètent ces obligations de l’Etat grec

    4- ensuite, les banques privées grecques refourguent ces obligations pourries à la banque centrale de Grèce

    5- la banque centrale de Grèce accepte ces obligations pourries en collatéral, et en échange elle prête des dizaines de milliards d’euros aux banques privées grecques.

    Résultat de ces six années 2009 – 2015 :

    La Grèce est en faillite.

    Les banques grecques sont en faillite.

    La banque centrale de Grèce est en faillite.

    Comme ce mécanisme d’acharnement thérapeutique est un échec total, la BCE va maintenant continuer à faire la même chose, mais avec des sommes encore plus importantes !

    Lisez bien cette phrase :

    « L’institution pourrait notamment permettre aux banques d’acquérir davantage d’obligations grecques à court terme, avec pour effet immédiat de remplir de plusieurs milliards d’euros les caisses – presque vides – d’Athènes. »


  22. ulule Le 24 juin 2015 à 11h32
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    Deux intéressants commentaires à « ne laissons pas… » sur le site des Dracques : http://lesgracques.fr/grece-ne-laissons-pas-m-tsipras-braquer-les-banques/#comment-398

    • Pedro
    « Je vous serai reconnaissant de me faire parvenir votre intervention au sujet des contrats signés entre M Juncker, PM du Luxembourg, et un large éventail de multinationales et autres entreprises. La Grèce est un enfer fiscal, mais n’oubliez pas le paradis. Je ne suis pas au courant pour la Grèce mais presque toutes les grandes entreprises en activité au Portugal paient leurs impôts dans des paradis fiscaux. Il faut demander des comptes à ceux qui on profité de ces agissements pas aux citoyens lambda qui payeint les pots cassés. Aussi je souhaiterais savoir comment vous pensez le rapport entre Union européenne des aspirations et Union européenne du dévelopement économique. Sommes nous des citoyens européens à part entière ou une peuplade à coloniser par les pays centraux? Suite à cette politique économique de Mme Merkel+FMI les pays du sud sont vidés. Dans 50 ans le Portugal aura 6 millions d’habitants contre 10 aujourd’hui, et une majorité écrasante de vieux, à moins qu’on accepte l’immigration africaine en masse. Tout va très bien Madame la Marquise…

    • Lionel
    « Vous parlez de gouvernement « rouge-brun » ! Moi, je caractériserai le gouvernement comme « rose-bleu », avec un vrai parti social-démocrate (Syriza) et un vrai parti de droite, conservateur et chrétien (ANEL).
    Je ne vois pas en quoi vous êtes de gauche, votre vulgate européiste étant identique à celle de Barroso, de Juncker. C’est à dire de ceux-là même qui ont conduit au naufrage européen et bientôt à la fusion avec l’ALENA par l’entremise du TAFTA.
    Nous citoyens et habitants de la Grèce, vaincrons cette guerre économique et médiatique. Vive la Grèce libre et souveraine.


  23. Francois Le 24 juin 2015 à 11h34
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    “Les contribuables européens ne sont pas intervenus seulement pour sauver leurs banques.”

    Les contribuables européens ne sont pas intervenus du tout! Mais les administrateurs/conseillers des grandes banques/cabinets de la haute administration ont protégé leurs intérêts les plus immédiats, c’est à dire la rente de toute cette mélasse financière sans patrie ni esprit, les véritables braqueurs de toutes les époques. La confusion est leur meilleur atout, ils se doivent de l’entretenir en masse.


  24. Alae Le 24 juin 2015 à 11h48
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    Jamais je n’aurais pensé vivre une période de dégradation pareille de la pensée, d’inversions systématiques de la réalité et de bullshit débité en toute impunité, avec la constance monotone de disques rayés, par autant de collabos stipendiés.
    http://www.stoa.org.uk/topics/bullshit/pdf/on-bullshit.pdf
    Et malgré les doses formidables de contre-vérités auquel il est soumis, le clampain moyen ne réalise toujours pas, par exemple, qu’un journal “de gauche” détenu par mettons, une banque, ou qu’un think tank “socialiste” comptant des PDG, deux directeurs de banques et un haut représentant du MEDEF ne sauraient être de gauche et que, sous couvert d’étiquettes trompeuses, on lui fait de la retape néolibérale.
    Ce que je veux dire, c’est que les dégâts ne se limitent pas aux think tanks du Péèsse ou de Luèmepé, non plus qu’aux médias. Monsieur tout un chacun y participe aussi par sa crédulité, ou sa naïveté, ou pour son confort intellectuel. “Démocratie”, “valeurs”, “rouge-brun” (kézaco ?), “solidarité” (à laquelle devraient participer les plus pauvres, alors que jusqu’ici, la définition de la solidarité voulait qu’elle s’effectue précisément en faveur des plus pauvres et des plus faibles), les mots n’ont plus de sens clair et ne sont plus employés qu’à titre de slogans. La dégringolade est générale. Être inculte aujourd’hui, sous-estimer l’importance des définitions du dictionnaire ou méconnaître les ressorts de la propagande ne pardonnent plus.
    Est-ce que vous avez remarqué que la tâche principale des blogs alternatifs comme celui-ci consiste seulement à remettre les pendules à l’heure, bien souvent en énonçant simplement des évidences ou en redonnant leur sens aux mots?
    Or, quand on en est réduit à dire et à répéter des choses qui coulent de source, c’est qu’en face, le divorce avec la réalité est consommé.
    Orwell était un prophète.


    • christophe Le 24 juin 2015 à 17h06
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      Taisez-vous Winston, vous risquez la vaporisation immédiate


  25. Charlie Bermude Le 24 juin 2015 à 12h14
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    Ces gens sont à tout point de vue des faussaires professionnels .
    Gracques ; le programme politique des Gracques : remise des dettes et restitution des biens et terres spoliées .
    Socialiste : si ce qualificatif à garder sons sens , inutile de développer puisque ce qu’ils proposent c’est tous le contraire du social , son détricotement .
    Fonctionnaires : je ne sais pas précisement comment , mais je sais que nombres de gens se déclarent ‘fonctionnaires’ pour avoir travaillé pour l’état . L’état n’embauche pas que des fonctionnaires , mais aussi beaucoup de spécialistes techniques , ( y compris femmes de ménages) , pour des domaines où il n’a pas de compétences , et surtout au plus niveau , par les politiques afin de controler les fonctionnaires justement . C’est le cas par exemple pour les trésorieurs-payeurs-généraux ( ex fermiers généraux ) dont l’esprit et les revenus sont à l’opposé des fonctionnaires .
    Leurs activités : tous dans le médiatiques , sauf un . Là il faut que je développe : pour moi , il va de soi que les médias n’ont pas pour but d’informer : connaitre et diffuser la vérité mais le contraire d’une part , d’autre part et c’est corrélatif leur but est de distraire ( pas au sens restreint de Pascal : oubli des priorités dans les préoccupations , mais au delà : oubli de soi , dépossession de soi ) , y compris en politique puisque la premiére des libertés est la liberté économique qui conditionne toutes les autres . Ce qu’on appelle ordinairement information est subordonné à celà : pas de différence sur le fond entre débat politique et match de foot , surtout depuis que ceux qui suivent les match n’en font pas de foot .
    Bref les médias sont en soi : faussaires .


  26. ulule Le 24 juin 2015 à 12h16
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    À Monsieur le Premier ministre grec, par Olivier Hofman
    Monsieur le Premier ministre,

    À vous, au Peuple grec, je tiens à affirmer non seulement ma solidarité et ma profonde sympathie, mais aussi ma plus sincère affection.

    Hors quelques sites et journaux spécialisés, nous assistons au quotidien à une profonde désinformation à propos du traitement scandaleux et inhumain qui vous est fait.

    Est-il question de finance et d’économie ? Non. Il est question de barbarie. Elle est la même que celle que nous, Nations dites civilisées, avons fait subir aux Nations et Peuples colonisés de par le monde, barbarie que nous maintenons aujourd’hui encore.

    Lire la suite… http://www.pauljorion.com/blog/2015/06/24/a-monsieur-le-premier-ministre-grec-par-olivier-hofman/


  27. Charlie Bermude Le 24 juin 2015 à 12h20
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    Incidemment leur discours prend tout son relief en le transposant de la Gréce sur la France .
    En outre il ne s’agit plus pour la Gréce d’une dette vis à vis de préteurs privés , mais publics .
    C’est devenu de bout en bout un pb politique .


  28. ulule Le 24 juin 2015 à 12h24
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    Romaric Godin, à Athènes | 24/06/2015, 9:31
    “Le « blame game », consistant à trouver un coupable pour la prochaine dégradation de l’économie grecque a commencé. Les créanciers prouvent ainsi que leur but politique reste d’actualité. Si le gouvernement survit politiquement à l’accord, on prépare déjà l’étape suivante : faire reporter sur le gouvernement grec l’échec d’une politique qu’on lui a imposé.
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-un-accord-economiquement-couteux-486705.html


  29. Kiwixar Le 24 juin 2015 à 12h30
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    Peut-être est-ce l’Allemagne qui veut la désintégration de l’euro ??

    Charles Gave : “L’Allemagne doit envoyer 5% de son PIB, année après année, dans la zone target pour pouvoir maintenir l’Euro ! C’est deux fois les réparations allemandes après la première guerre mondiale !”
    = http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-22-2206-565011.html =
    (je copie le commentaire eau-du-robinet sur Agravox)

    Combien coûte l’UE (contribution nette) et l’euro (target) à l’Allemagne? Après avoir déjà digéré la réunification allemande, ils doivent payer pour une unification artificielle européïste?

    Peut-être aussi une motivation des Etats-Unis de torpiller l’euro pour soutenir le (pétro)-dollar… ?


    • Charlie Bermude Le 24 juin 2015 à 13h59
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      Tout celà est trés pertinent , et trés libéral ( économique ) . çà omet deux aspects comme d’ailleurs le libéralisme économique , en général . Il y a pas plus de socialisme , communisme , à la FED et chez Keynes que dans l’ex URSS . Pas de socialisme dans l’ex URSS , comme c’est pas évident , je ferais remarquer que Staline , bien que Bolchévik , n’a cessé d’affirmer et de combattre contre l’idée de la construction du socialisme en Russie , ce qui était aussi l’idée la plus répandue chez les Bolchéviks et les socialistes en général , à commencer par Katl Marx pour qui le socialisme n’apparaitrais que dans le pays le plus développé , et c’était aussi l’idée de Lénine et de Trostky .

      Le libéralisme veut un état minimal , certes , mais ne peut faire l’impasse qu’un état n’existe que parmi d’autres qui eux ne sont pas nécessairement libéraux . Il faut donc que le libéralisme assure sa sécurité ne serait ce que pour exister et celà peut avoir pour conséquence selon le rapport des forces , un état qui soit moins que minimal et méme pire .
      Keynes fut tout au long de sa carriére fonctionnaire au Trésor , sinon aux finances dont d’abord soucieux de ce coté des choses d’autant que l’Empire Britannique était sur le déclin , cerné par des états non libéraux des états unis ( hyperprotectionniste ) à l’Urss en passant par l’Allemagne , çà faisait vraiment beaucoup . Quand au positionnement des états unis actuels , on a le méme cas de figure . çà c’est le premier aspect : le macro .
      Le deuxiéme il est micro . Il existe une production complétement ignorée de l’économie à juste titre d’ailleurs ( car elle fonctionne pas selon les régles du marché , une famille c’est pas une entreprise ) mais fondamentale , c’est celle du travail . Pourtant c’est aussi une question économique . Utilité/désutilité ou méme valeur , celà concerne son échange , pas sa production .
      La doctrine économique est donc par essence , incompléte .


    • Léa Le 24 juin 2015 à 15h13
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      “Charles Gave : “L’Allemagne doit envoyer 5% de son PIB, année après année, dans la zone target pour pouvoir maintenir l’Euro ! C’est deux fois les réparations allemandes après la première guerre mondiale !””

      Oui mais sans l’ Euro, les exportations de l’Allemagne vers l’ UE seraient bien plus faibles et leur PIB aussi.


    • Chris Le 24 juin 2015 à 15h45
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      La réunification de l’Allemagne a couté un saladier aux pays européens :
      “En 1989-1990, l’Allemagne a bénéficié d’aides européennes massives, des dizaines de milliards d’euros. Dans les trois années suivant cette absorption, les nouveaux Länder de l’Est ont perçu le cinquième des aides structurelles de la communauté.
      En février 2001, la commissaire européenne à l’Emploi et aux Affaires sociales, Anna Diamantopoulou, explique que le Fonds social européen versera près de 7 milliards d’euros d’ici à 2006 afin de faciliter la restructuration de l’économie est-allemande et la mise au chômage de plusieurs centaines de milliers de salariés.
      Selon une publication officielle de la Commission, entre 1994 et 1999, le total des fonds structurels européens (incluant ceux du Fonds social) reçus par l’Allemagne au titre de la réunification s’est élevé à 21,8 milliards d’euros”.
      Plus de détails dans : http://www.humanite.fr/allemagne-la-lourde-addition-europeenne-562672

      Un document passionnant sur l’intégration RFA/RDA :
      http://euro-crise.over-blog.com/les-le%C3%A7ons-de-la-r%C3%A9unification-allemande-pour-la-gestion-de-la-crise-de-l%E2%80%99euro
      …Cet effort budgétaire fédéral massif a été complété rapidement par d’autres transferts de la part des Länder de l’Ouest (redistribution des recettes fiscales), des transferts sociaux (cotisations), des transferts de la Treuhand (reprise de la dette des entreprises privatisées) et des aides de l’Union européenne (13,6 md€ de 1994 à 1999 au titre des fonds structurels, 23 md€ de 1996 à 2008 au titre de la PAC, 18 md€ de fonds structurels sur cette même période et 16,5 md€ sur la période suivante jusqu’en 2013)…

      Vu les charges actuelles de l’Allemagne, on peut comprendre ses réticences.


      • V_Parlier Le 24 juin 2015 à 16h35
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        Et même de vouloir finalement que les Grecs y restent après avoir voulu qu’ils y entrent. Sans trop vouloir le dire, bien sûr. Rien que çà, c’est louche.


  30. ulule Le 24 juin 2015 à 12h35
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    RT – 24 juin 2015 09:57 – Tripras : les créanciers grecs n’ont pas accepté le plan de réformes
    «Le refus de la prise de mesures adéquates à la situation par certaines institutions n’a jamais été enregistré auparavant, ni en Irlande, ni en Portugal», a écrit Tsipras mercredi sur son compte Twitter. Une telle position montre qu’ils ne veulent d’un accord et ne comptent pas servir les intérêts grecs, a-t-il estimé.
    Suite à l’annonce de cette nouvelle par Bloomberg, les bourses européennes ont immédiatement chuté…
    http://francais.rt.com/international/3582-tripras-creanciers-grecs-acceptent-pas


    • Kiwixar Le 24 juin 2015 à 12h39
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      Commentaire de Sapir sur Twitter : “This is proving that’s the Toïka has been pursuing since the outset a political target: to crush Greek government.”


  31. ulule Le 24 juin 2015 à 12h40
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    Jacques Sapir ‏@russeurope 29 minil y a 29 minutes

    #Breaking Nous voici revenu au point de départ. La #Grece est prête à faire des concessions mais UNIQUEMENT contre un accord global


  32. ulule Le 24 juin 2015 à 12h53
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    “Les Grecs ont 17,8 milliards d’euros cachés sous leur matelas”
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-06-23/here-s-an-update-on-greeks-hiding-cash-under-the-mattress


  33. loki Le 24 juin 2015 à 13h09
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    Quelle négociation grotesque entre pays en difficulté ! Une image : Un aréopage de cancéreux en phase terminale qui demandent à un pestiféré de se mettre au régime pour survivre !


  34. ulule Le 24 juin 2015 à 13h14
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    Pierre Briançon – “Why the IMF’s so hard on Greece”
    Dominique Strauss-Kahn thought he was saving the world. Christine Lagarde can only hope she’ll be saving her job. Lagarde comes up for re-election as IMF head next year…
    http://www.politico.eu/article/imf-greece-grexit-lagarde-dsk-sex-parties-eurozone/


  35. ulule Le 24 juin 2015 à 13h36
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    Entretien intéressant de Jean-Luc Mélenchon au Monde : “« Une banqueroute de la Grèce est inenvisageable ».
    “Si on trouve l’accord technique qui permet d’effacer la dette grecque par des mécanismes de rééchelonnement, tout le monde s’épargnera cette épreuve absurde. La responsabilité intégrale du danger repose sur Merkel et Schäuble [la chancelière et le ministre des finances allemands], qui ont parié sur la tension et l’inertie de Hollande.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/06/24/jean-luc-melenchon-une-banqueroute-de-la-grece-est-inenvisageable_4660707_823448.html#hzpqdrPZ3sYVgzbB.99


  36. Mélissa Le 24 juin 2015 à 14h01
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    @moderation

    Quel est le problème, Junker, ou la leçon de démocratie?


  37. BA Le 24 juin 2015 à 14h16
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    Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 09 :

    ALERTE – La Grèce a rejeté une contre-proposition des créanciers.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–La-Grece-a-rejete-une-contreproposition-des-creanciers/605601.rom


  38. Popa Le 24 juin 2015 à 14h27
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    Comment peut on permettre de publier des textes aussi plein d’erreurs et de contre vérités …

    Une solution simple pour le peuple Grec : Pétitionnez en masse pour l’application immédiate de l’article 50 du Traité de Lisbonne. Montrez à ces connards le sens des mots “demos cratos”

    Si l’Europe à besoin d’un coup de pied au cul , vous êtes bien placé pour lui donner , vous connaissez le dicton ; “je dois 100K à mon banquier , je suis dans la merde , je dois 300G à mon banquier , il est dans la merde” .


  39. BA Le 24 juin 2015 à 14h42
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    Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 33 :

    La Grèce rejette une contre-proposition des créanciers, Berlin pessimiste.

    Le gouvernement grec a rejeté mercredi une contre-proposition soumise par les créanciers à Athènes, comprenant surtout des souhaits du FMI, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale grecque.

    “Cette contre-proposition” qui insiste, selon Athènes, sur la hausse des recettes de la TVA et sur des coupes plus importantes dans les dépenses publiques, intervient deux heures après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras eut déploré que le FMI n’accepte pas “les mesures compensatoires” proposées par Athènes lundi, lors d’une réunion des dirigeants des pays de la zone euro à Bruxelles, jugées alors positives par les créanciers.

    A Berlin le pessimisme s’accentue avec la déclaration du porte-parole du ministre allemand des Finances affirmant qu’il “reste un long chemin” avant la conclusion d’un accord.

    “Il ne peut y avoir une solution, que si elle est approuvée par les trois institutions”, à savoir l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré ce porte-parole Martin Jäger.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-rejette-une-contre-proposition-des-creanciers-berlin-pessimiste-75bc7f5f35fbd9538f4ae760ec084d20


  40. SPQR Le 24 juin 2015 à 14h52
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    Olivier, je me porte volontaire pour produire un topo sur les Gracques, les vrais (second siècle avant JC, réforme agraire radicale, extension du droit de cité et tout et tout…) tant cette usurpation me révulse… Pourquoi pas les “spartakistes” pendant qu’on y est ?! A moins que ces dignes et téméraires “anciens haut-fonctionnaires socialistes” n’aspirent en vérité à la même fin que Tibérius et Caïus ? Leur anonymat témoigne en effet d’une profonde détermination à donner jusqu’à leur vie pour défendre leur noble cause.


    • SPQR Le 24 juin 2015 à 17h55
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      Je note !


    • ERIC.BRESIL Le 24 juin 2015 à 21h48
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      Mais qui sont donc ces “gracques” en réalité?


  41. Crapaud Rouge Le 24 juin 2015 à 15h13
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    Mais que vaut ce système qu’un petit “braqueur” peut mettre en péril ? Les Gracques confirment ce dont tout le monde est désormais convaincu : l’Europe peut encore moins que Tsipras se permettre de céder. Donc avantage à David contre Goliath.


  42. ulule Le 24 juin 2015 à 15h43
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    24 juin par Collective : “Brisons les chaînes de la dette grecque !”
    http://cadtm.org/Brisons-les-chaines-de-la-dette,11797#.VYqveffV8Kc.twitter

    “Partout en Europe, les peuples sont écrasés par l’austérité, une politique vouée à l’échec et une fausse solution au problème de l’accumulation des dettes publiques, en grande partie causée par le sauvetage des banques. Ces populations rejoignent des millions de gens dans les pays en développement qui sont aujourd’hui encore profondément affectés par des crises de la dette à répétition et des décennies d’une austérité impitoyable.

    La Grèce est le pays d’Europe le plus exposé. La population grecque porte le fardeau d’une dette impayable qui provient de prêts irresponsables par des banques européennes, d’emprunts contractés par une élite corrompue et d’un réseau mondial de paradis fiscaux qui permet à l’argent de sortir du pays. La Commission pour la Vérité sur la Dette grecque a commencé à mettre au jour l’injustice profonde ce ces dettes.
    La crise grecque, comme les précédentes crises, est le symptôme d’un système financier mondial qui place les intérêts des banques et des dirigeants de la finance au dessus des besoins des populations et de nos droits à un logement correct, un travail décent, et l’accès à des biens et services publics essentiels comme l’eau, les soins de santé, l’éducation.
    Il nous faut d’urgence annuler les dettes injustes, mettre un terme aux mesures d’austérité qui nous sont imposées et créer de nouvelles règles pour faire face aux crises de la dette lorsqu’elles se présentent, et ce de façon juste et rapide.

    Nous, citoyens de tous les pays d’Europe, exigeons
    – Une conférence européenne pour fixer une annulation de la dette pour la Grèce et pour les autres pays où cela est nécessaire, sur la base d’audits de la dette et financée par la récupération de l’argent que les banques et les spéculateurs ont recueillis au travers de plans de sauvetage.
    – La fin de l’imposition des mesures d’austérité qui provoquent injustice et pauvreté en Europe et partout dans le monde.
    – La création de règles par les Nations Unies pour régler les crises de la dette publique de façon rapide et juste, et dans le respect des droits humains, et pour faire savoir aux banques et aux dirigeants financiers que nous ne continuerons pas à faire pièce à leurs prêts inconsidérés.

    Pour signer l’appel ici http://cancelgreekdebt.org/fr/

    – Premiers signataires :
    Afri – Action from Ireland ; Ander Europa (Netherlands) ; ATTAC Austria ; ATTAC Germany ; ATTAC Hellas (Greece) ; ATTAC Hungary Association ; ATTAC Iceland ; ATTAC Ireland ; ATTAC Norway ; ATTAC Poland ; ATTAC Spain ; Both ENDS (Netherlands) ; Bretton Woods Project (UK) ; CADTM (Global) ; Corporate Europe Observatory ; Debt and Development Coalition Ireland ; Debt Justice Norway ; Erlassjahr (Germany) ; Eurodad (Europe-wide) ; European ATTAC Network (Europe-wide) ; Global Justice Now (UK) ; Greece Solidarity Campaign (UK) ; Greek Solidarity Committee (Ireland) ; Humanitas – Society for Human Rights and Supportive Action (Slovenia) ; Institute for Labours Studies – ILS (Slovenia) ; Jubilee Debt Campaign (UK) ; Jubilee Scotland (Scotland) ; Latin America Solidarity Centre (Ireland) ; Latvian Green Movement ; Not Our Debt (Poland) ; Observatory on Debt in Globalization (Spain) ; PresidioEuropa No TAV (Italy) ; SKO – Skupina Kazenska Ovadba (Slovenia) ; The Spectacle of Defiance and Hope (Ireland) ; Transnational Institute (Global) ; UNITE the Union (Ireland) ; War on Want (UK) ; WEED – World Economy, Ecology & Development (Germany) ; Zukunftskonvent (Germany)

    – Signataires internationaux
    African Forum and Network on Debt and Development (AFRODAD) ; Asian Peoples’ Movement on Debt and Development (APMDD) ; Jubilee Australia ; Latindadd


  43. ulule Le 24 juin 2015 à 15h54
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    Face à l’Info, La Grèce face à ses Créanciers, 23/06/2015
    RTBF, 23 juin 2015
    24 juin par Eddy Caekelberghs , Eric Toussaint

    La Grèce est au centre des débats européens de ces derniers jours. Ce sera aussi le sujet du débat de ce soir dans Face à l’EUROPE. Eddy Caekelberghs recevra pour commenter cette actualité : Louis MICHEL, eurodéputé libéral ; Eric TOUSSAINT, économiste et président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde ( CADTM) ; Eric DOR, économiste et directeur de la recherche à l’IESEG School of Management Université Catholique de Lille ; Roland GILLET, professeur de finances à la Sorbonne et à l’ULB-Solvay et expert reconnu au niveau international

    Pour écouter l’entièreté du reportage :
    Fichiers média : lp-fai_face_c3a0_l27info2c_la_grc3a8ce_face_c3a0_ses_crc3a9_21906487.mp3 (iTunes Document, 1.0 octets)


  44. gilles Le 24 juin 2015 à 15h57
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    Grande décision aujourd’hui !!
    Après la lecture de ce texte, c’est décidé et c’est irrévocable, je ne voterai plus jamais socialiste. Ce que j’ai fait pendant près de quarante ans.
    Abhorrant les thèses du Front National et vu l’état léthargique du Front de Gauche associé/pas associé au PC, il ne me reste plus qu’à espérer l’émergence d’un vrai mouvement citoyen, humaniste, et « anti-monnaie unique ».
    Faut-il encore qu’il soit plus radical que ne semble l’être Syriza !
    Sinon, je rejoindrai le camp de Todd, je n’irai plus voter.


    • step Le 24 juin 2015 à 16h17
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      Le maire de votre village regarde peut être avec atterement ce tas d’immondice syntaxique, je ne suis pas sûr qu’il faille lui en vouloir. Mais effectivement au delà du périmètre de l’hyper local, ils ont définitivement perdu aussi ma voix au second tour.

      “il ne me reste plus qu’à espérer l’émergence d’un vrai mouvement citoyen, humaniste, et « anti-monnaie unique »… et si il ne nous resterait plus qu’à le réclamer. Ce serait déjà mieux que l’espérer !


  45. ulule Le 24 juin 2015 à 16h06
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    Jacques Sapir · 24 juin 2015 “Le courage d’Achilles, la ruse d’Ulysse”
    L’état de la négociation entre la Grèce et les créanciers: vers la rupture?
    http://russeurope.hypotheses.org/3990


  46. Louis Robert Le 24 juin 2015 à 16h21
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    La manipulation n’est pas restreinte à des “arguments”. Vous oubliez les manœuvres perfides telles la ruée-panique bancaire provoquée désespérément, une fois encore, au dernier moment… avec campagnes médiatiques appropriées.

    L’indignité européenne est généralisée, un affreux cancer! Un redressement populaire, véritablement démocratique, s’impose urgemment en Europe, plus encore qu’au coeur de l’Empire en déclin je le crains.


  47. Un naïf Le 24 juin 2015 à 16h37
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    L’Islande a laissé ses banques faire faillite, et jeté des banquiers en prison. Et voici ce qui s’est produit

    http://www.express.be/business/fr/economy/lislande-a-laisse-ses-banques-faire-faillite-et-jete-des-banquiers-en-prison-et-voici-ce-qui-sest-produit/214182.htm


  48. Léa Le 24 juin 2015 à 17h07
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    Mauvais sentiment.

    Même la dernière phrase de Sapir le conforte.

    “Il est, à l’heure actuelle, impossible de dire si le gouvernement grec, désormais menacé par l’équivalent d’une « révolution de couleur » arrivera à maintenir sa position jusqu’au bout. Mais, jusqu’à présent, il a défendu les intérêts du peuple grec, et au-delà, les intérêts des européens, avec la force d’un lion. Nous n’avons pas le droit d’oublier cela et nous nous en souviendrons quel que soit le résultat final de cette négociation.”

    Ailleurs dans la presse : Tsipras a-t-il capitulé ?

    Il s’est attaché les mains dans le dos avec sa volonté marquée de rester à tout prix dans l’ UE, perdant du coup cette carte. Du coup il se fait enfermer à négocier des détails.

    Il n’a pas su renverser l’opinion grecque, sur la sortie de l’ Euro, malgré l’intransigeance de l’ UE et du FMI. Ces deux là visent à le faire tomber, pour avoir un gouvernement plus obéissant.

    Pourquoi Tsipras n’ a-t-il pas mis le rapport de la dette odieuse sur la table ?

    http://www.gaullistelibre.com/2015/06/grece-tsipras-t-il-capitule-face-la.html


  49. Dominique Gagnot Le 24 juin 2015 à 18h21
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    On dirait que Tsipras fait gentiment durer la partie pour donner l’occasion aux autres d’étaler toutes les saloperies dont ils sont capables. Etrange.

    En faire ensuite un condensé à publier partout?…


  50. Frédéric Le 24 juin 2015 à 18h59
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    “Les contribuables européens ne sont pas intervenus seulement pour sauver leurs banques. Si l’argent de la troïka n’avait été utilisé que pour racheter les créances passées, les Grecs, qui n’avaient plus accès au crédit, auraient dû réduire leur déficit primaire de 10% du PIB à zéro non pas en quatre ans, mais en une semaine.”

    C’est dommage d’exclure la nationalisation des banques des mesures uniquement par fanatisme idéologique. D’autant que le libéralisme pur jus devrait accepter la faillite des banques. C’est le système banquaire grec qui a précipité l’état (même branlant) grec dans la dette à partir d’abord du temps du jeune Karamanlis (droite) qui les a garanti pour 28 miliards d’Euros (10% du PIB), puis du presque aussi jeune Papandreou pour 15 milliards (5% du PIB). L’état grec a commencé alors à s’alourdir, comme de nombreux états qui ont fait la même chose. Sauf que la spéculation a commencé, et l’idiotie audant la Grèce a signé un memorendum. Heureusement que la France ne l’a pas fait (encore).



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