Le ressort cette formidable interview prophétique, sortie le 8 septembre 2014.

Voici comme promis l’interview complète d’Emmanuel Todd en pdf, comprenant les 5 parties précédemment publiées :

77 réponses à [Synthèse finale] L’Allemagne tient le continent européen – Interview d’Emmanuel Todd

Commentaires recommandés

Kellhus Le 08 septembre 2014 à 02h38

Todd dit des choses intéressantes, sur l’économie notamment (critique de l’euro), mais se trompe lourdement sur d’autres (on se souviendra de ses propos sur le “hollandisme révolutionnaire”). Là encore, j’ai l’impression qu’il se trompe en visant l’Allemagne et en minimisant en creux le rôle des Etats-Unis.

Quel est l’Etat le plus responsable du système économique financiarisé actuel, qui court de crise en crise et nous amène à la catastrophe? Celui du capitalisme industriel et familial rhénan ou celui de Wall Street? Quel est l’Etat dont l’action a été la plus nocive en Ukraine? Celui de Merkel qui, même si elle n’a pas contribué énormément à calmer les choses, s’est montrée plus suiveuse que meneuse et reste dans un relatif pragmatisme? Ou bien celui de Nuland et autres extrémistes néocons, partisans avoués de l’exceptionalisme américain et capables du pire pour consolider leur hégémonie?

Certes l’Allemagne se trouve aujourd’hui en position de force en Europe sur le plan économique et elle en use pour peser dans les orientations européennes en fonction de son intérêt propre. Mais l’Europe de l’euro est un assemblage de plus en plus fragile et l’Allemagne ne peut pas aller trop loin dans ses exigences. On commence aussi à voir les limites de son succès économique (PIB en baisse au 2è trimestre). Enfin, l’Allemagne ne dispose ni de la puissance militaire, ni du soft power qui en feraient un rival des Etats-Unis (sans parler de l’absence d’idéologie impériale équivalente à l’exceptionalisme US). Il est donc abusif à mon sens d’évoquer un “empire allemand”.

  1. Philippe Le 08 septembre 2014 à 01h50
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    C’est un très bon développement de la vision générale d’Emmanuel Todd que l’on peut entendre dans une interview de juin sur France culture https://www.youtube.com/watch?v=qHbPtRWRH2c
    Les impressions historiques d’Emmanuelle todd s’avèrent souvent justes.


  2. Sylba Le 08 septembre 2014 à 02h08
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    Superbe mise en forme : merci pour ce document, interview et graphiques.


  3. Kellhus Le 08 septembre 2014 à 02h38
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    Todd dit des choses intéressantes, sur l’économie notamment (critique de l’euro), mais se trompe lourdement sur d’autres (on se souviendra de ses propos sur le “hollandisme révolutionnaire”). Là encore, j’ai l’impression qu’il se trompe en visant l’Allemagne et en minimisant en creux le rôle des Etats-Unis.

    Quel est l’Etat le plus responsable du système économique financiarisé actuel, qui court de crise en crise et nous amène à la catastrophe? Celui du capitalisme industriel et familial rhénan ou celui de Wall Street? Quel est l’Etat dont l’action a été la plus nocive en Ukraine? Celui de Merkel qui, même si elle n’a pas contribué énormément à calmer les choses, s’est montrée plus suiveuse que meneuse et reste dans un relatif pragmatisme? Ou bien celui de Nuland et autres extrémistes néocons, partisans avoués de l’exceptionalisme américain et capables du pire pour consolider leur hégémonie?

    Certes l’Allemagne se trouve aujourd’hui en position de force en Europe sur le plan économique et elle en use pour peser dans les orientations européennes en fonction de son intérêt propre. Mais l’Europe de l’euro est un assemblage de plus en plus fragile et l’Allemagne ne peut pas aller trop loin dans ses exigences. On commence aussi à voir les limites de son succès économique (PIB en baisse au 2è trimestre). Enfin, l’Allemagne ne dispose ni de la puissance militaire, ni du soft power qui en feraient un rival des Etats-Unis (sans parler de l’absence d’idéologie impériale équivalente à l’exceptionalisme US). Il est donc abusif à mon sens d’évoquer un “empire allemand”.


    • Patrick Luder Le 08 septembre 2014 à 08h28
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      Chercher un coupable dans une nation plutôt que dans une autre est une grande erreur, sauf à comparer le monde “développé” de monde non développé ou en voie de développement. Les coupables sont à chercher autant dans les systèmes mondialisés de la finance et de l’industrie que dans l’ineptie et le laisser-fairisme de tout le le monde. Les nations ne sont que le reflets des peuples qui les habitent, les nations sont diluées dans notre mode de fonctionnement. Inconsciemment (ou avec une toute petite conscience) nous savons tous que notre mode de fonctionnement ne peut pas durer, mais nous sommes tous incapables de revoir le fond de notre système de fonctionnement … seules de petites communautés ont fait le pas à petite échelle, parfois à l’échelle d’un seul village => mais quel dommage de de pas s’intéresser un peu plus à ces quelques bribes de reste de notre humanité.
      Une autre humanité serait certes possible si elle était dirigée avec conscience et respect, mais une cohabitation avec les monde du profit est incompatible et impossible et la lutte est trop inégale. Nous sommes donc condamnés à survivre sous la domination du monde tel que nous l’avons laissé grandir, il n’y a pas d’échappatoire possible sauf à se mettre en marge du monde.


      • Kellhus Le 08 septembre 2014 à 09h41
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        Je suis d’accord avec l’idée de ne pas incriminer telle ou telle nation. Les peuples subissent dans leur majorité les conséquences du système et ont peu de prise sur le cours des choses, même dans des pays dits démocratiques. C’est pour cela que je parle d’Etat et non de pays ou de nation dans mon message.

        On peut néanmoins condamner les politiques occidentales sur le plan économique (dette, QE…) et géopolitique (Moyen-Orient, Ukraine…), et faire le constat que le leadership du “bloc BAO” (pour reprendre l’expression utilisée sur dedefensa) réside à Washington et New York plutot qu’à Berlin et Francfort.

        Contrairement à Todd qui s’en inquiète, et même si je n’y crois pas trop personnellement, je pense qu’un leadership allemand indépendant en matière de politique étrangère en Europe serait préférable au leadership americain actuel, qui conduit à la guerre aux portes de l’Europe ainsi qu’au Moyen-Orient. Les élites allemandes sont semble-t-il beaucoup plus mesurées en moyenne que les va-t-en-guerre américains sur le dossier ukrainien et le rapport à la Russie (comme en atteste par exemple l’éditorial du Handelsblatt publié récemment sur ce blog – j’attends d’en voir un similaire dans le NYT ou le WashPo)…


        • luci2/29 Le 08 septembre 2014 à 13h34
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          Bonjour,

          N’attendez rien —hélas— venant d’outre atlantique . Les preuves ont été faites avec une remarquable continuité,laquelle va d’ailleurs crescendo…


        • ioniosis Le 08 septembre 2014 à 21h51
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          au détriment des analyses de todd qui semble suggérer ses préférences
          sur le maitre que nous devrions adopter ,usa-allemagne ?
          je dirais aucuns .
          redevenons notre propre maitre , car la france en a les moyens !
          les moyens bien sur , mais en remplaçant totalement une classe politique
          totalement annhilée par un collaborationnisme nuisible aux intérêts du pays qu’ils sont censés défendre.


          • lvzor Le 08 septembre 2014 à 23h32
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            Il n’y a pas lieu de choisir : la France est une colonie des US administrée par l’Allemagne.


          • tepavac Le 09 septembre 2014 à 01h08
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            je pense que Todd à raison,
            temps que l’Allemagne était “sociale”, un certain équilibre éxistait, au moins un consensus informel entre les peuples.
            Mais sa politique s’est réorientée vers moins d’état, davantage de libertée individuelle et de liberté d’entreprendre.
            on comprend parfaitement à la lecture des inombrables liens qui nous ont été offerts sur ce site que nos amis Allemands sont moins chanceux que nous dans la souveraineté national. Il est vrais que pendant qu’une partie du pays était soumise à un mode de vie totalitaire, l’autre était sous domination de puissances étrangères qui de plus s’espionnaient les unes les autres. et cela pendant un demi siecle.
            nous savons aussi que ses parties politiques étaient subventionés par des fonds qui semblent-ils seraient de l’ordre du recel de crime de guerre de la seconde G.M.
            Ils n’ont pas de défense, des scandales montre parfois même des chanceliers etre de double espion.
            bah c’est à eux de se sortir de leur pénade et de se choisir librement leur mode de vie et le destin de leur nation. mais la vrais question, leur nation
            est-elle pour eux dans le destin commun de la communauté ou en dehors !

            Pour l’instant il faut bien l’avouer ils n’ont pas fait grand chose pour mêttre en état de prohibition, les chimères idéologiques du siècle passé.
            Que la presse, les intellectuels et les dirigeants n’aient rien fait pour condamner un troupeau de barbare échappé des pays d’europe et égarer en Ukraine sous la banière, l’esprit et la lois scélérate du plus destructeur des régimes totalitaires.
            C’est cela qui est choquant, même Poutine s’interdit de réagir à cause de ce comportement suicidaire des élites allemandes qui défendent le produit d’un régime que tous les peuples ont condamner, depuis tout temps.

            Cela est une chose, la plus abominable sans doute, en dehors de la légitimité du gouvernement Ukrainien et des actes qu’il à pu commêtre au nom de son peuple, c’est le fait d’avoir autorisé, favoriser et couvert des transactions immobilieres, financiaires et industrielles au détriment de la nation Ukrainienne, alors même que le pays était en phase d’insurection et donc dépourvu de défense.

            bah oui c’est honteux et déconcertant


    • Contrescarpe Le 08 septembre 2014 à 09h32
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      Sur le “hollandisme révolutionnaire”, Todd n’a jamais caché que c’était un pari : puisqu’il était très anti-sarkozyste, et un peu trop gentil, ce pari d’une réussite de François Hollande était la preuve, sinon de réalisme politique, d’un optimisme chevillé au corps.

      Sur une de ses prises de position principales :
      http://www.marianne.net/Emmanuel-Todd-Dans-cinq-ans-Hollande-sera-un-geant-ou-un-nain_a223466.html on ne peut pas dire qu’il se soit trompé, juste qu’il pariait sur l’alternative.


    • Subotai Le 08 septembre 2014 à 16h46
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      La plupart des gens sont toujours en retard d’une guerre.
      Les USA sont morts en mars 2003 (attaque de l’Irak).
      Depuis ce que nous voyons c’est son agonie – rapide – elle nous parait lente, voire invisible, parce que le temps humain est court face au temps des nations. Mais l’agonie des USA est rapide au vu de l’histoire.
      Todd a une longueur d’avance.
      Le bordel mondial est la conséquence (non terminée) du repositionnement des États du monde pour l’Après. Il n’y a que les stipendiés et les thuriféraires des USA à l’ignorer ou à faire semblant.
      En tout cas si nos gouvernant l’ignorent vraiment, ils en paieront le prix…
      L’hiver vient. 🙂


  4. vérité2014 Le 08 septembre 2014 à 04h51
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    28 mars 1930
    Brüning précipite l’Allemagne dans la déflation

    http://www.herodote.net/28_mars_1930-evenement-19300328.php

    En lisant… Sebastian Haffner – Allemagne, 1930

    http://enpassant-englanant.blogspot.fr/2011/03/en-lisant-sebastian-haffner-histoire.html


  5. Patrick Luder Le 08 septembre 2014 à 08h05
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    Sur les deux graphiques page 15 “Emploi industriel en Europe et aux Etats-Unis”. Globalement on peut dire que les nombre d’emplois industriels à baissé de 25% au cours des 30 dernières années mais que la proportion entre emplois industriels et autres emplois à baissé de plus de 50%. Sauf à me tromper, je peux m’imaginer que les emplois créés ces dernières décennies sont surtout issus des services (dont une grande part étatiques) et de l’informatique (au sens large).
    Si les emplois industriels ont fortement baissés ces 30 dernières années, les produits industriels, eux, ont fortement augmentés, grâce au développement de processus toujours plus automatisés dans l’industrie.
    En résumé notre société produit toujours plus avec toujours moins de personnes, et une partie des emplois se sont déplacés dans des postes annexes => Mais qu’adviendra-t’il de tous ces emplois artificiels si une grande crise (mondiale) viendrait à éclater ??? Tous les ingrédients sont réunis pour provoquer une guerre civile mondialisée et je ne vois rien d’autre qu’une guerre mondiale pour éviter la révolte à grande échelle.
    Europe et Etats-Unis sont d’ores et déjà les grands perdants de cette excessive révolution industrielle qui nous mène tout droit dans une impasse.
    Les puissants selon les valeurs d’aujourd’hui, les seuls qui tirent des bénéfices pécuniers de notre mode de fonctionnement, sont les industriels et les financiers => perdus dans leurs course aux profits gigantesques, ils ne voient pas qu’ils mènent le monde au chaos et à la perte … et nous, que faisons-nous, à part profiter tant que faire se peut, de tous les avantages artificiels de ce monde de consommation obligatoire ???


    • pikpuss Le 08 septembre 2014 à 08h15
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      Les grands projets d’infrastructures reliant l’Europe à l’Asie et l’Europe à l’Afrique apporteraient une grande activité pas seulement pour transporter des marchandises mais pour mieux gérer l’espace et les ressources qu’il contient. L’économie est organisée de manière à marginaliser l’humain au profit d’une petite caste de financiers et de leurs complices politiciens. Les besoins en éducation, la satisfaction des besoins fondamentaux tels que l’accès à l’eau potable pour l’hygiène et la nourriture sont le logement de qualité pour tous, l’agriculture et la transformation des aliments bio, oui tous ces besoins sont illimités. Au lieu de cela, les budgets pour le casino sont énormes, les lignes de crédit pour l’armement sont infinies, l’impression de fausse monnaie ( qu’il faudra payer tout de même ) pour renflouer les banques est incessante… Oui, les élites marchent sur la tête. Elles se croient certainement invulnérables.


    • tepavac Le 08 septembre 2014 à 14h46
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      ” Tous les ingrédients sont réunis pour provoquer une guerre civile mondialisée et je ne vois rien d’autre qu’une guerre mondiale pour éviter la révolte à grande échelle”

      ce n’est^pas parce-qu’on ne voit pas la réponse qu’il n’y a pas de solution.

      le véritable problème, c’est que nous avons une très mauvaise “exposition” de la crise actuelle.
      Nous ne prenons pas non plus, assez de hauteur, ni de recul par rapport à nos propres sentiments.

      La plus part, pour ne pas dire toutes nos élites, penseurs et politiques ne font que chausser les vieilles breloques idéologiques du 18eme siecle.

      nul ne se demande si les schemas de réponses envers l’évolution technologique à été prise en compte. Pire on nous à abolie un devoir commun qui perméttait une plus forte cohésion sociale par l’enrichissement des communications entre les personnes. La conscription.
      La conscription ne veux pas dire obligatoirement l’armée, bien des secteurs de notre organisation sociale nécéssitent un partage des éfforts…..


  6. C Balogh Le 08 septembre 2014 à 08h48
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    Hors sujet;Marc Luyckx Ghisi, un homme de l’intérieur de la vie politique, une franchise rare.

    “Nous sommes à l’accouchement d’une nouvelle civilisation”

    “Marc s’est engagé pour que nos sociétés progressent. Il a créé le forum de la transformation sociale et économique en 2014. Cette vidéo est passionnante car elle témoigne de ce sujet vu depuis l’intérieur des sphères dirigeantes. En effet, Marc a participé activement à la construction de l’Europe et connait une grande partie des dirigeants de l’époque. A regarder absolument !!”

    http://www.dailymotion.com/video/x2352hi_le-changement-viendra-des-citoyens-mais-pas-des-dirigeants-marc-luyckx-version-longue_webcam


  7. C Balogh Le 08 septembre 2014 à 08h55
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    Sur cette vidéo:je ne partage bien-sûr pas du tout l’avis de Marc sur l’ue mais on aprend des choses très intéressantes avec cette vidéo.


  8. C Balogh Le 08 septembre 2014 à 09h05
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    Message à ceux qui ont encore une âme et un coeur par Pandora Cassandre

    http://www.dailymotion.com/video/x1wjeic_message-a-ceux-qui-ont-encore-une-ame-et-un-coeur_lifestyle

    le modo fera comme il veut, respect.


  9. Milsabor Le 08 septembre 2014 à 09h10
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    L’ultra-libéralisme repose sur la compétition à outrance : entre les sociétés capitalistes industrielles et financières et entre les nations. Comme dans toute compétition il n’y a qu’une bonne place : la première. Le ressort psychologique de la compétition, de nature narcissique, comporte une motion positive de dépassement de soi et une tendance négative de destruction de l’adversaire. L’ultralibéralisme produit une tendance à l’hégémonie du plus fort, inéluctable. Emmanuel Todd relativise l’hégémonie américaine en soulignant la montée de l’hégémonie européenne de l’Allemagne comme fatalement amenées à se heurter l’une à l’autre, c’est logique du point de vue de la psycho-histoire. Il insiste sur les traits de caractères génétiques des peuples qui s’expriment cycliquement par des phénomènes critiques redondants à travers l’histoire. Sa description de la tendance allemande à se laisser déborder par son ivresse de puissance sitôt passé un certain seuil, suivie d’une frénésie guerrière agressive autant qu’autodestructrice, ne manque pas de pertinence. Son approche à la fois caricaturale et sophistiquée dans l’analyse ne me convainc pas à 100% mais elle enrichit ma propre perception des choses. Je continuerai à le lire comme je le fais depuis que je me suis défait de mes habitudes de lecture orthodoxe.


    • Alae Le 08 septembre 2014 à 11h40
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      D’accord avec vous, Milsabor, sauf sur ces points:
      Vous dites, “Il insiste sur les traits de caractères génétiques des peuples qui s’expriment cycliquement par des phénomènes critiques redondants à travers l’histoire. Sa description de la tendance allemande à se laisser déborder par son ivresse de puissance sitôt passé un certain seuil, suivie d’une frénésie guerrière agressive autant qu’autodestructrice, ne manque pas de pertinence.”

      Vous pouvez mettre “américaine” à la place d”allemande”, ça marche encore mieux. Au moins, les Allemands ont mis fin à leurs velléités guerrières à la fin 45 alors que les Américains, eux, n’ont toujours pas dételé et n’en montrent pas la moindre intention.
      Et là, comme nous sommes dans le cadre d’une nation composée d’un bric-à-brac d’immigrés en provenance de toute l’Europe et d’Amérique latine, l’explication génétique de Todd s’effondre (et c’est tant mieux. Je rejoins C Balogh (com de 09h37), sur la saine méfiance qu’il convient d’opposer à ce type d’analyse).

      Vous dites aussi “Todd relativise l’hégémonie américaine en soulignant la montée de l’hégémonie européenne de l’Allemagne comme fatalement amenées à se heurter l’une à l’autre, c’est logique du point de vue de la psycho-histoire.”

      Pourtant, vous écrivez vous-même que l’ultra-libéralisme, par sa valorisation de comportements narcissiques, conduit fatalement à l’affrontement. C’est donc beaucoup plus logique du point de vue purement psychologique qu’historique, et ça ne se résume pas à une confrontation entre les USA et l’Allemagne. Toute entité/alliance ultra-libérale est condamnée à être un panier de crabes.


      • Milsabor Le 08 septembre 2014 à 12h11
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        J’ai eu tort d’employer le mot ambigu “génétique”. Je ne pensais pas, et ET, non plus amha, au premier degré mais au sens symbolique: l’identité groupale constituée par l’intériorisation de la culture, des traditions, de la mythologie, qui fait un peuple. Pour caricaturer j’imagine l’allemand comme un Bach ou un Mozart qui risque de virer Wagner furieux quand il atteint un seuil critique de puissance.


  10. C Balogh Le 08 septembre 2014 à 09h37
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    La peur, la haine, la division encore et toujours.La désignation d’un ennemi commun?
    Propagande de guerre.
    Todd parle d’une prise de pouvoir pour plus tard, il a peut-êre raison.Ceci dit notre avenir n’attendra pas 20 ans pour voir naître cette empire pour l’instant fictif et l’urgence c’est maintenant.
    Qui peut prévoir à court terme ce qui se passera?Personne ne peut le faire parce qu’ il n’y a pas que le pouvoir qui déciderait de tout ad vitam eternam, il y a la vie de millions d’êtres qui commencent à se réveiller et ce qu’ils feront est ama imprévisible.

    Quand à parler des traits de caractères génétiques des peuples , je reste dubitative , nous avons le bel exemple d’Israel.Les Israeliens ont-ils un gêne en commun avec les allemands, les ricains également?
    Et puis c’est dangereux, c’était je crois le même genre de concept délivré par Hitler avec sa race Aryenne.
    Catégoriser une nation comme le fait Todd a permis de créer les camps de concentration et à une majorité de ses compatriotes de perdre la vie.
    Je ne comprends vraiment pas sa démarche, il me semble que c’est paradoxal.


  11. Nicolas Anton Le 08 septembre 2014 à 09h39
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    “Petit français je choisis l’hégémonie américaine sans hésiter”.
    “Le succès du modèle américain”!!!

    La science fiction de Todd est presque risible.
    La France est la pièce maitresse dans ce jeu d’échec européen. D’ici quelques mois il va bientôt le comprendre. En réalité il le sait déjà.


    • ioniosis Le 08 septembre 2014 à 22h29
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      c’est pourquoi les anglo-saxons veillent à ce que la classe politique française leur soit

      d’une soumission sans pareille, en 2007 ils ont installé un honorable correspondant de la cia à l’élysé , en 2012 un de leur membre de la french american foundation.
      ce n’est plus l’élysée , c’est devenu l’ambassade US .
      ils ont acquis la presse , pouvoir trés important au xxi° siècle. que reste-t-il de français de nos jours ?


  12. Esprit Le 08 septembre 2014 à 09h52
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    Il est franchement agaçant de constater que Mr Todd continue de refuser de faire l’articulation entre le comportement de l’état Allemand et la soumission de ce dernier à Washington.


  13. Nerouiev Le 08 septembre 2014 à 10h34
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    On voit une crise ukrainienne préparée de longue date par les USA et tout à coup Todd nous dit qu’il faut se méfier de l’Allemagne comme si les USA, par ce biais, n’attaquaient pas la Russie mais une Allemagne dominante en Europe. Je fais beaucoup de raccourcis, je le reconnais mais c’est pour mieux orienter ma réponse. Il dit plein de choses justes, c’est-à-dire que l’on peut constater, et il finit par nous envelopper. Il a une vision synthétique des Nations européennes par leur mentalité comme par exemple que les Allemands sont durs en affaires et nous dament le pion, c’est vrai. Mais le monde néo libéral touche à sa fin, et à présent aucun modèle ne permet de prévoir l’avenir autrement que sans ces créations sophistiquées et notre consommation effrénée. Cette base économique bâtie sur des ressources épuisables n’en a plus que pour quelques dizaines d’années, c’est déjà maintenant. Alors que cherchent les Nations et mêmes quelques individus seulement ; être les derniers à bénéficier de ces ressources ? C’est ce que l’on perçoit de Washington (partie des USA) qui vise les ressources Russes. Peut-être les Allemands aussi ? C’est dommage pour nous car je suis convaincu que la Russie préférerait partager avec la France, pays qu’elle aime par-dessus tout et réciproquement.
    Il y a un autre monde qui se construit où tous participent pour une énergie sans fin et on a besoin des cerveaux complémentaires pour y arriver, alors pourquoi ne viser que la richesse des banquiers ? Les recherches spatiales, médicales et énergétiques avec par exemple le Tokamak impliquent tous les pays et chacun.


  14. BA Le 08 septembre 2014 à 10h47
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    Le parti souverainiste UKIP veut que le Royaume-Uni sorte de l’Union Européenne.

    Comme l’UKIP voit ses résultats électoraux pulvériser tous ses records, les autres partis politiques commencent à s’aligner sur certaines de ses idées.

    Par exemple : 100 députés du parti conservateur de David Cameron viennent de signer une tribune demandant la sortie de l’Union Européenne dès 2015.

    Lundi 8 septembre 2014 :

    Royaume-Uni : 100 députés se révoltent : sortons de l’Union Européenne, l’immigration, ça suffit !

    http://www.lesobservateurs.ch/2014/09/06/gb-100-deputes-se-revoltent-sortons-lue-limmigration-ca-suffit/


    • Kiwixar Le 08 septembre 2014 à 12h00
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      Pour mieux contrôler l’immigration extra-européenne, pas besoin de sortir de l’UE, il suffit de sortir de l’espace Shenghen, et remettre des contrôles aux frontières.

      La question est : qu’apporte l’UE, à part 200,000 pages de bureaucratie multi-lingue, une foison de traducteurs, une pléthore d’eurocrates surpayés et arrogants, des lois écrites par des lobbys, un avenir en langue anglaise et la perte de contrôle sur votre avenir?

      L’UE bon pour le business? Les échanges marchands intra-européens sont plus faibles aujourd’hui qu’en 1986. Bon pour l’emploi? Regardez autour de vous.

      Les deux seuls point intéressants sont la libre-circulation des marchandises et des personnes, mais pour cela pas besoin d’un énorme Bidule qui coûte une fortune et apporte la misère : des traités bilatéraux de 20 pages suffisent comme celui qui existe entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande : libre-circulation, libre-installation, peut travailler dans l’autre pays.

      Vous souhaitez avoir une porte de 90 cm de large? Pas besoin de l’autorisation de Bruxelles ou de Berlin…


      • Alae Le 08 septembre 2014 à 13h32
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        Très intéressant, Kiwixar. La question est donc, à qui rapporte l’usine à gaz UE si elle n’est ni bonne pour l’économie interne des pays-membres, ni pour l’emploi, ni pour le business en général ?
        Quelle est la part d’idéologie (car il y en a, comme pour l’euro) qui la rend si inattaquable aux yeux de ses défenseurs, et quelle est la part de calcul?

        En attendant, je note que Merkel emboîte benoîtement le pas aux Américains sur les sanctions contre la Russie, quitte à couler une Allemagne déjà pas bien faraude… Elle qui était littéralement obsédée par l’équilibre budgétaire allemand, la voilà qui semble jeter son pays aux orties sans sourciller…


        • languedoc 30 Le 08 septembre 2014 à 20h38
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          Elle n’emboîte pas le pas, c’est elle qui entraîne les autres pays européens dans toujours plus de sanctions contre la Russie.


        • Kiwixar Le 08 septembre 2014 à 22h41
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          “à qui rapporte l’usine à gaz UE”

          Il suffit d’étudier les statistiques : les 0.1% se sont extraordinairement enrichi, les 1% beaucoup, les 5% pas trop mal, et les 95% sont en voie d’appauvrissement rapide… sans compter la Dette, sorte de morphine pour cacher tout ça, mais offrant les générations futures en servage.


      • Renaud 2 Le 08 septembre 2014 à 14h26
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        @Kiwixar : Sauf que le Royaume-Uni ne fait pas partie de l’espace Shenghen.
        @Alae : C’est l’hubris de Washington l’idéologie de l’UE, et ce, depuis la création de cette dernière. A noter ici que Washington désigne ce que l’on va appeler “l’empire occidental (financiaro-militaro-industriel pour faire court)”, car les maîtres de ce dernier sont apatrides, ils n’ont aucun scrupule à couler le peuple américain. Milton Friedman lui-même (qu’on peut difficilement qualifier de complotiste….) a avoué que la crise de 1929 a été aggravé par les décisions et actions de la FED.


        • Kiwixar Le 08 septembre 2014 à 21h59
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          “@Kiwixar : Sauf que le Royaume-Uni ne fait pas partie de l’espace Shenghen”

          Bien vu, donc ils contrôlent l’immigration clandestine extra-européenne. Sortir de l’EU leur permettra de contrôler l’immigration de l’EU, c’est donc ça qui les motive, en particulier sans doute celle provenant des pays de l’Est offrant une forte concurrence à la baisse sur les salaires.


        • Kiwixar Le 08 septembre 2014 à 22h13
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          “les maîtres de ce dernier sont apatrides, ils n’ont aucun scrupule à couler le peuple américain.”

          J’ai le même avis. C’est ce qui me dérange dans cette analyse de Todd… “les Allemands”… pour moi nos voisins (et amis) sont en voie d’appauvrissement avec leurs jobs à 1 euro de l’heure… alors les Marionnettistes (les 0.1%) sont en train de piller la planète Big Time en commençant à parler d’eugénisme pour les “inutiles” et en organisant à nouveau leur safari préféré : la guerre entre gueux…

          Allez, c’est la faute des gueux Allemands! Ou Russes, ils ont “notre” pétrole, préparez vos baïonnettes!
          Todd étant très intelligent, j’en conclus qu’il est malhonnête en pointant du doigt une nation, au lieu d’évoquer qui tire les ficelles depuis 1913.


          • Alae Le 09 septembre 2014 à 00h17
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            “les maîtres de ce dernier sont apatrides, ils n’ont aucun scrupule à couler le peuple américain.”

            Puisque nous en sommes aux analyses socio-historiques, l’Amérique est un terreau parfait pour ces “maîtres du monde”-là : un pays bâti par des immigrants, des gens par essence sans histoire dans le pays, sans lien avec le passé, sur une terre considérée comme un endroit où faire fortune (une fois les populations locales, des “sauvages sans importance” dûment éliminés) et une vision totalement tournée vers l’avenir, en rupture assumée, voire claironnée, avec l’histoire.

            On trouve sur le Web des extraits d’un document fascinant écrit en 1839, “‘The Great Nation of Futurity”, un long article dans lequel l’auteur, un dénommé John L. O’Sullivan, expose clairement le refus net et total de tout passé, de toute exemplarité de l’histoire, pour l’Amérique. Il avait fait fureur à l’époque, mais le plus beau, c’est que l’idéologie de l’Amérique n’en a pas dévié d’un pouce.
            C’est un must-read : quasiment mot pour mot, on jurerait un discours actuel d’un John McCain quelconque sur “l’exceptionnalisme” américain : c’est toujours le même nationalisme ronflant, beaucoup plus ancré dans une conviction de supériorité “morale” et de “leçons à donner au monde”‘ que dans un quelconque attachement au pays.

            Significativement, d’ailleurs, la France, l’Allemagne, etc, sont des “patries”, la Russie est “la Mère Russie” et l’Amérique seulement “the Homeland”. On pourrait aussi rappeler la devise américaine : “Life, liberty and the pursuit of happiness” (qu’on peut traduire par “chacun pour soi”).
            Etc, etc. Il y aurait un bouquin à écrire sur le sujet.


          • pikpuss Le 09 septembre 2014 à 03h07
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            Plus nous serons nombreux à comprendre la nature des manipulations dont nous sommes victimes plus nous aurons une chance de nous dégager de ce guêpier…


    • jules Le 08 septembre 2014 à 12h16
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      Que les financiers de la City viennent à les arroser ou à les menacer d’aller se faire voir ailleurs parce que les affaires, elles, ont besoin de l’UE pour carburer un max et les députés conservateurs fermeront leur klaxon, baisseront la tête et leur culotte, puis rentreront dans le rang en ajoutant : « Sorry ».

      Et si le peuple bouge, on lui enverra la version Mad Max des bobbies. Avec riot guns et autopompes, mais ni sourires ni damiers.

      Peut-être même que Nigel Farage se verra offrir un autre Hinton-in-the-Hedges. Du genre « one way ticket »… (Classé secret défense.)

      PS : j’espère me tromper.


      • pikpuss Le 08 septembre 2014 à 12h24
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        C’est très bien calculé… Faire croire que cela vient du peuple anglais alors que… après avoir mis le bazar pendant 40 ans… il est temps de quitter le navire Europe avant qu’il sombre…


    • ioniosis Le 08 septembre 2014 à 22h36
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      l’upr en france le propose aussi , mais il n’a pas encore le nombre de députés ,

      quand à l’europe j’espère que todd à bien saisi , que se mettait en place dans l’UE , une dictature

      dont l’allemagne n’est que le relais de washington , qui même sur le déclin , à encore les moyens de nuire pour un bon bout de temps encore.
      http://www.upr.fr/videos/conferences-en-ligne/europe-dictature


  15. yoananda Le 08 septembre 2014 à 13h36
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    Je n’adhère pas à sa vision sur la crise Ukrainienne comme quoi les US seraient à la remorque des Allemands.
    D’abord, les Allemands ont trop peu a gagner et beaucoup trop à perdre dans cette histoire, ils marchent sur des oeufs, et ne peuvent pas être aux manettes de la crise Ukrainienne en instrumentalisant l’UE.

    A l’inverse, on SAIT que c’est l’état profonds américain qui a financé, déclenché et envenimé la révolution de Maïdan bien en amont, en préparant d’ailleurs sa campagne avec les Pussy riots servant a diaboliser Poutine (mais ça a échoué).
    C’est le plan Bzrezinskien de contrôle de l’île monde, qui ont utilisé leurs pions de l’UE en tant que projection de leur pouvoir, comme ils le font depuis le début de la construction européenne.

    L’explication la plus “logique” à cette crise, c’est que les US en GRANDE difficulté économique sacrifie ses vassaux européen, en essayant de les couper du continent eurasiatique pour les attirer dans leur giron.


    • cm_brg Le 08 septembre 2014 à 15h03
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      J’ai senti une sorte de haine dans se propos par rapport a l’Allemagne…contrairement a ce qu’on peut croire à première vue avec leur grandes voitures , les grosses boites en générale, tout le monde sait que la richesse de l’Allemagne sont les PME qui le font, car elles ne défiscalisent pas comme les grandes.Pareil pour le nord d’Italie.Le modèle allemand est gagnant de par sa politique économique qui privilégie les PME , tandis que en France, Angleterre US, les grosses écrasent les moyennes.Pour une tronche (je m’excuse) comme E.Todd , il n’y pas de raisons qui tiennent la route de “diaboliser” l’Allemagne et de “blanchir” les US?sauf si….peut-être éplucher aussi un peu son CV ? on regarde et on voit que les classes moyennes vivent de plus en plus mal en France, GB et US…dont la dette est achetée/détenue surtout par les étrangers…quelque chose cloche dans ses propos….
      Par contre les russes excusent d’une certaine manière les allemands, en disant qu”ils comprennent, vu que c’est un pays occupé….et en plus 2 pays ont exprimé leur désaccord aux sanctions contre la Russie et sont des pays ou il n’y pas des troupes de l’OTAN…Slovaquie et la République tchèque…


      • languedoc 30 Le 08 septembre 2014 à 15h20
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        Il n’empêche que les allemands sont en pointe pour appliquer les sanctions. Or si l’Allemagne disait non, il n’y en aurait pas. Idem pour la guerre civile dans le Donbass qu’elle pourrait très bien faire arrêter, elle ne le fait pas.


        • cm_brg Le 08 septembre 2014 à 15h46
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          Mais non, mais ce que vous dites est vraiment grave.Car si ce que vous dites est vrai, les autres pays de l’Europe sont soumis au désir de l’Allemagne.Comment expliquer alors la position de la Slovaquie et la République tchèque ? Et comment cela colle avec la position des russes par rapport aux allemands ? Todd nous dit que les russes savent mais ne le disent pas…


          • languedoc 30 Le 08 septembre 2014 à 20h58
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            La position de la Slovaquie et de la République Tchèque, nous allons voir demain si elle aura fait long feu. Si les sanctions sont décrétées c’est qu’il y aura eu unanimité. Quand Todd dit que les Russes savent, mais ne disent rien, signifie que contrairement aux Américains qui ne s’aperçoivent pas de la dangerosité de l’Allemagne, les russes eux savent à quoi s’en tenir, mais font semblant de ne rien voir parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.


  16. Dekyus Le 08 septembre 2014 à 14h17
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    l’Allemagne est le caporal des Etats-Unis en Europe c’est à eux que les USA ont confié le soin de diriger la construction européenne selon leurs normes, les USA n’ont pas assez confiance dans la France qui elle-même n’a plus les moyens d’imposer ses vues à l’Allemagne.


    • caroline Porteu Le 08 septembre 2014 à 14h46
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      Oui , Dekyus .. Totalement d’accord avec vous .
      D’ailleurs , vous verrez ici un article qui est un travail d’équipe sur
      LES TAUX NÉGATIFS, LE NOUVEAU TOUR DU MAGICIEN DRAGHI AU SERVICE DU SYSTÈME MONÉTAIRE AMÉRICAIN

      http://bit.ly/1nFIBX2


    • yoananda Le 08 septembre 2014 à 15h36
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      Globalement d’accord. Les US ont été “traumatisés” (toute proporition gardée) par De Gaule, et Chirac (refus de la guerre en Irak) et quelques autres battons dans les roues.
      De plus, nous sommes un pays presque marxiste, du moins socialiste, ce qui est très mal vu au contraire de l’Allemagne ordo-libéraliste.


  17. DUGUESGLIN Le 08 septembre 2014 à 16h14
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    Je pense que s’en prendre à l’Allemagne est une erreur.
    Dans cette affaire d’aliénation de l’Europe soumise à une oligarchie qui méprise les peuples et dépourvue d’humanité, il n’est pas certain que les allemands ne finissent pas par ouvrir les yeux.
    Comme cela finira par se faire en France et dans les autres pays d’Europe.
    L’Allemagne a beaucoup d’échanges avec la Russie, et aucun pays européen n’a envie de se faire un pseudo ennemi qui serait la Russie qui tout au contraire peut être une alliée.
    Je ne crois pas qu’il y ait une volonté hégémonique en Allemagne, en tout cas même avec la démonstration d’Emmanuel Todd, la volonté d’hégémonie est bien du côté américano-anglo-saxon.
    L’Allemagne tient sa domination en Europe faute d’avoir des interlocuteurs à la hauteur et notamment la France.
    L’équilibre est rompu et l’Allemagne joue un rôle prédominant par défaut.
    Ceux qui nous dirigent sont de moins en moins représentatifs de l’Europe des peuples mais il semble que la prise de conscience se fait progressivement.
    La réconciliation entre la France et l’Allemagne sous De Gaulle et Adenauer apparaissait comme une grande victoire et répondait à un désir d’une amitié réelle et nécessaire. C’était la naissance de l’Europe. La vraie, pas celle de Bruxelles. Cette idée n’est pas morte et peut renaître. Encore faut-il avoir autre chose que des clampins aux ordres des BHL et autres fous qui veulent soumettre toute la planète, qui prônent la guerre et nous divisent pour nous asservir.
    C’est à la France maintenant qu’il appartient de retrouver sa souveraineté et d’être respectée comme un partenaire qui a du poids, seul moyen d’une complémentarité. Pour le moment…….


    • ioniosis Le 08 septembre 2014 à 23h24
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      parler d’amitié entre étâts , est quelque peu osé et aventureux , sachant que les étât ne défendent que leurs intérêts , ce qui est de la logique , quand a chacun des peuples , ils sont attachés à leurs traditions et us , ce qui relève de la même logique,
      quand à DE GAULLE il a trés vite compris que les allemands avaient signés avec les américains,dans le dos de la france , pour éviter l’europe souveraine indépendante que voulait le général , mais il était le seul , les allemands avaient définitivement choisis la colonisation us.
      https://www.youtube.com/watch?v=4a4bn9xKIok&list=UU7OMeUFuZMacpPk2fc9UlOA
      http://www.youtube.com/watch?v=tbXc8aQytSs
      le général qu’en disait-il ?
      ://www.youtube.com/watch?v=WRXsQ96H144


      • pikpuss Le 09 septembre 2014 à 03h03
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        Mais les Allemands avaient-ils le choix avec toutes ces troupes d’occupation sur leur sol ? De toute manière les médias sont aux ordres : aux Allemands on dira que le danger c’est la Russie ou la France et à la France on fera passer l’Allemagne pour un épouvantail…


  18. chios Le 08 septembre 2014 à 16h35
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    Quelques réserves, je viens de parcourir à nouveau le site que j’ai proposé, pour vérification et me suis retrouvée en train de voir des cartes très différentes, dont certaines sont beaucoup moins drôles… et éventuellement orientées….


    • chios Le 08 septembre 2014 à 16h46
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      Rien sur l’Ukraine?


      • chios Le 08 septembre 2014 à 17h31
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        Wow, une section française!

        J’avais lu cette déclaration.

        Et aussi un grand remue-ménage en Russie, une tendance qui déclare le papier signé à Minsk, une trahison de la Novorussie, et d’autres tendances qui disent que ce que la Russie veut, c’est une Ukraine unie, fédéralisée, et non hostile…


        • Nerouiev Le 08 septembre 2014 à 18h44
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          Ce qui aurait arrangé la Russie c’est qu’il ne se soit rien passé avec l’Ukraine. C’est pour ça que tous ces journalistes, et les accusations UE et US d’invasion sont archi fausses. C’est pour la Russie un pays tampon, à une main d’oeuvre bon marché pour toutes les industries qui sont Russes et installées en Ukraine notamment pour les missiles et les gros transporteurs. Le sachant, les USA sont venus les titiller là où ça fait mal. C’est pour ça que je suis convaincu qu”il s’agit bien avant tout d’une agression USA envers la Russie.


        • chios Le 08 septembre 2014 à 19h03
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          Et je suis sûre que tous les pays Européens sont du même avis, avec le recul et “l’expérience” de l’Ukraine. Ils s’en mordent tous les doigts. Je me demande dans quelle mesure ils se rendent compte que leur capital soft power a fondu comme neige au soleil.

          Voyez, on vient encore de devoir organiser une réunion d’urgence, parce que paraît-il “un” pays refuse les sanctions à venir!
          On ne sait pas lequel.


          • languedoc 30 Le 08 septembre 2014 à 21h42
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            L’UE vient d’adopter à l’unanimité un nouveau train de sanctions contre la Russie. Donc, ni la Finlande, ni la Slovaquie, ni la Tchéquie, qui avaient pourtant dit être contre, n’ont fait le poids. Ne me dîtes pas que l’Allemagne n’y est pour rien.


          • Perekop Le 08 septembre 2014 à 22h13
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            Mais non, je viens justement de lire (RIA en russe) que l’UE a renvoyé à plus tard l’application de nouvelles sanctions… c’est vrai que ce n’est pas très clair, si je comprends bien, les 28 se sont mis d’accord sur la nature des sanctions, mais pas du tout sur le calendrier. Enfin, on verra…


  19. Stephanie Le 08 septembre 2014 à 21h03
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    Je me disais aussi… Galileo, le système concurrent de GPS qui embête les US, c’est la faute à Poutine (qui a causé la ruine…)

    http://www.lemonde.fr/economie/reactions/2014/09/08/galileo-l-echec-du-deploiement-attribue-aux-russes_4483488_3234.html


  20. Stephanie Le 08 septembre 2014 à 21h09
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  21. Antony Le 09 septembre 2014 à 10h25
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    y a t il une version de cet article en anglais?


  22. C Balogh Le 09 septembre 2014 à 16h15
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    “l’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connait pas de tabou.Il peut être dérangeant.L’histoire n’est pas la morale.L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
    L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité.L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques comtemporains et n’introduit pas dans les évènements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui”
    Pierre Vidal-Naquet.


  23. C Balogh Le 10 septembre 2014 à 06h55
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    Bonjour,
    On part souvent du principe qu’Hitler aurait été élu volontairement par le peuple Allemand.
    Une autre vision avec photo à l’appui:les Allemands auraient été menacés par des milcices nazies armées qui ont fortement influencé les gens.
    Source:Monde diplomatique, hors série Septembre 2014
    MANUEL D HISTOIRE critique
    Idée reçue

    p50


  24. C Balogh Le 10 septembre 2014 à 08h52
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    http://bendeko.blogspot.fr/2014/08/analyse-usa-et-les-nazis.html

    Analyse – USA et les nazis
    Amérique, le créateur des Reich européens

    “Et bien, c’est l’Ukraine qui leur est tombée sous la main”
    ” Si on se met au travail à bon escient. Ce n’est quand même pas pour rien qu’ils y ont aboulé cinq milliards de billets verts (et c’est seulement officiellement) ? Le fanatisme de masse des jeunes endoctrinés multiplié par la situation sans issue et la désignation précise de l’ennemi ciblé grâce auquel il est possible de résoudre tous les problèmes, font des miracles. Dans tous les cas, l’Ukraine suffira largement pour intenter une quelconque guerre. Et ensuite, l’Amérique, dotée d’une très grande expérience, essayera de lui donner une bonne ampleur. Elle entraînera la Russie, fera intervenir l’Europe, et, peut-être, le char sanglant d’envergure continentale se mettra bien à tournoyer, comme cela s’était déjà produit plus d’une fois.”

    ” Pendant ce temps, l’Amérique commencera sa renaissance à vue d’œil et prendra un nouveau départ historique. Les roues dentées, légèrement rouillées, de son complexe militaro-industriel tourneront dans un rythme croissant, les commandes militaires verseront une pluie d’or. Le peuple américain aura du boulot et peut, enfin, oublier ses cauchemars nocturnes hypothécaires quotidiens. Eh bien, quelle vie ! Et la guerre, comme toujours, est outre-Atlantique. Et l’Amérique devrait s’y adjoindre, ni trop tôt ni trop tard, mais juste au bon moment. Pour présider, une fois de plus, le festin des gagnants.”

    “Et, comme l’avait dit l’inoubliable Harry Truman, quand il n’était pas encore président, mais simple sénateur : « Si nous voyons que l’Allemagne gagne, nous devrons aider la Russie. Si nous voyons que la Russie gagne, nous devrons aider l’Allemagne. Et qu’ils s’entretuent ainsi le plus possible ».”
    A méditer………


  25. Ivan Le 10 septembre 2014 à 18h50
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    Todd qui en 2014 croit toujours que l’Occident est dominé par l’Allemagne, encourageant même à la «mise sous écoute par la NSA» (!) de leurs responsables politiques par les «Américains», sous prétexte que les Allemands «les auraient méprisés»… Victoria Nuland, diplomate américaine, criant «f*ck the EU» était sans doute beaucoup plus respectueux !

    Il suffit de se pencher sur le peu qui transpire du TAFTA (avec les entreprises américaines qui pourront faire des OPA façon Alstom avec leurs dollars reposant sur du vent) pour voir que même si l’Allemagne dirige l’U.E., de toutes façons nous sommes vassaux des États-Unis. L’humiliation de la BNP, avec sommes astronomiques à payer et obligation de donner des dossiers confidentiels (!) ne venait pas de l’Allemagne. Que je sache…

    Pour diriger, il faut avoir un moyen de pression en dernier recours, ce qui signifie certes un pouvoir économique, mais aussi une grande puissance militaire, et quel est le dernier pays occidental à la posséder ? Les USA, pas l’Allemagne !

    Bon, je ne suis pas non plus un anti-américain fanatique, même si tout ce que je vois jour après jour m’y encourage… De nombreuses forces positives essayent de changer ce pays, et soyons honnêtes l’Oncle Sam est également bien malade. Il n’empêche que les fantasmes de Todd à propos d’un Reich qui reviendrait avec un nouveau Bismarck pour nous passer les fers est ridicule au possible, il ne fait que masquer nos véritables problèmes. C’est dommage pourtant, son regard sur beaucoup de choses (comme la Russie) est assez lucide, il suffirait qu’il laisse tomber ses obsessions teutoniques…


  26. unionsbuerger Le 11 septembre 2014 à 13h47
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    La Deutsche Leitkultur triomphe !


    • Ivan Le 11 septembre 2014 à 16h04
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      La deutsche Leitkultur n’existe pas chez nous croyez-moi, l’american way of life en revanche… Mais l’heure n’est pas à se trouver des ennemis…


  27. Charly Le 11 septembre 2014 à 21h40
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    L’Allemagne n’a aucun interet à la guerre avec la Russie, au contraire: ses interets mercantiles en Russie sont telles qu’elle a bloqué, retardé, miniminisé toutes sanctions significatives depuis le début des hostilités. Elle bloque également toute initiative de l’Otan, ce qui est un comble puisqu’elle n’a pas de puissance militaire.
    Il s’ensuit qu’en cas d’antagonisme durable avec la Russie, les interets allemands seront opposés à ceux des “satellites russophobes”.
    Dans une telle situation, une alliance entre “satellites russophobes”, “dominés de fait” et “serviteur volontaire” serait susceptible de faire contrepoids à une Allemagne qui est mercantiliste dans l’UE et vis-à-vis de la Russie.
    Pour moi l’UE est à l’origine un système supra-national anti-allemand et anti-russe. Il a été dévoyé par Merkel à l’occasion de la crise de l’euro, à coup d’un chantage assez primitif, le pacte fiscal. Et par Schröder, dont le pipeline russo-allemand contourne la Pologne, les Baltes et la Suède. Mais je reste assez optimiste, parce que la seule solution contre la Herrenvolk democracy c’est une véritable démocratie européenne. Ou la guerre. Mais l’Allemagne les perd toujours parce qu’elle est au milieu.


  28. Axel Le 12 septembre 2014 à 10h30
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    Après avoir lu la vision de E. Todd, on interprète différemment les articles de la presse :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/09/11/20002-20140911ARTFIG00350-deficits-francais-berlin-pret-a-faire-jouer-les-sanctions.php

    On a vraiment le sentiment que c’est l’Allemagne qui commande.

    Sous réserve que l’article rapporte fidèlement les faits (comme le Monde sur l’Ukraine par exemple… naaaaan, je blague !!)


  29. julien Le 16 septembre 2014 à 15h23
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    Wouahouuuu, il y va fort E Todd !!
    on oublie que les américains dominent toujours au niveau militaire et culturel dans le monde. Ca ne présage pas de l’avenir, mais j’imagine mal le modèle allemand nous éblouir de ses charmes dans le futur.

    Ce pays s’est créé un Hinterland économique en Europe de l’Est et il ne voit que son intérêt économique. En ukraine on peut être sûr que la question du pétrole et du gaz y tient une place centrale. De plus, les sanctions contre la Russie vont certainement moins géner les américains que les allemands, je ne vois donc pas où est leur logique à affronter poutine ?


  30. Spartel Le 13 février 2017 à 21h59
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    J’ai l’intime conviction que Todd n’introduit pas la dimension technique et technologique dans sa construction, par ailleurs d’une grande richesse intellectuelle. Le retour à l’analyse de Kissinger me semble une initiative fondamentale. Todd est trop dure avec ZB.
    De plus, la dimension militaire est ignorée en particulier la possession et l’éventuelle utilisation dans la négociation de l’arme nucléaire, entre les puissances conventionnelles et les puissances nucléaires.


  31. Krystyna Hawrot Le 14 février 2017 à 15h03
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    Merci! Cela fait du bien de relire une analyse quasi prophétique! Voilà que Trump est au pouvoir et que l’affrontement USA-monde allemand peut se faire… Que le Brexit est en cours, que les “satellites russophobes” (j’aime bien cette expression) menacent l’Allemagne de préférer les Américains à l’UE allemande… C’est le sens du retour à la raison du gouvernement conservateur polonais: lorsque Kaczynski, le chef du parti conservateur dit “l’Ukraine ne peut venir en Europe avec Bandera”, il est en train de dire à l’Allemagne: débarrassez nous du merdier que les globalistes ont crée, vous ne pouvez plus compter ni sur Trump ni sur nous! On peut interpréter cette phrase comme la porte ouverte à un retour du contrôle russe sur l’Ukraine, puisqu’on sait très bien, et E.Todd a raison, que l’Ukraine “pro allemande” ne peut exister sans Bandera dans son fondement. Par contre, on peut ajouter que d’autres satellites sont en cours d’évasion: les Slovaques, les Tchèques, les Bulgares, les Moldaves…


  32. Krystyna Hawrot Le 14 février 2017 à 15h14
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  33. Andreas Müller Le 16 février 2017 à 21h30
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    Bonjour Olivier,

    grand admirateur d’Emmanuel Todd et de la profondeur de ses idées, je publie des extraits de ses livres et des ses interviews en langue allemande sur mon blog.
    Voici le grand interview sur le Brexit:
    https://hintermbusch.wordpress.com/2016/07/09/brexit-den-englandern-folgen/
    et l’interview de Radio France sur l’Amérique de Trump:
    https://hintermbusch.wordpress.com/2016/11/06/das-amerika-von-trump/

    Seriez-vous d’accord que je traduise votre interview ci-dessus sur “L’Europe allemande” et en publie des extraits de la même manière?

    Sachez que le public allemand n’est pas du tout conscient de l’existence d’une “Europe allemande”. Toute cette politique lui est vendue comme une cause européenne, pas une cause allemande, mais un sacrifice. Pour la même raison, ce public ignore l’existence d’un discours raisonable et démocratique dans les pays d’Europe qui dénonce cette politique qui lui-meme est présentée inlassablement comme “sans alternative”, “responsable” et “moralement bon”.

    Andreas


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