René Naba est un écrivain et journaliste, spécialiste du monde arabe. De 1969 à 1979, il est correspondant tournant au bureau régional de l’Agence France-Presse (AFP) à Beyrouth, puis de 1979 à 1989, il est responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP. Il est membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme (SIHR) et de l’Association d’amitié euro-arabe. Il a publié en 2013 L’Arabie saoudite, un royaume des ténèbres. L’Islam; otage du wahhabisme.

Source : Madaniya, René Naba, 11-04-2017

Le raid américain contre la base de l’aviation syrienne, le 8 avril 2017, a sonné le glas de la supériorité du Tomahawk, la terreur absolue de l’espace aérien international depuis un quart de siècle.

Missile de croisière qui tire son nom d’une hachette amérindienne, Tomahawk avait fait la démonstration de sa capacité destructrice lors de la première guerre d’Irak, en 1990.

27 ans plus tard, lors d’un raid contre le pays voisin, la Syrie, Tomhawak enregistrait une piètre performance contre un pays pourtant affaibli par six ans de guerre.

Si les pétromonarchies, Israël et les alliés de l’Otan, particulièrement la France, -trop heureuse en fin de mandat de François Hollande de se venger à bas prix d’un homme qui a ridiculisé sa diplomatie-, ont pavoisé, les experts militaires paraissent, eux, plus circonspects.

Sur les 59 tomahawk lancés contre la base, 23 ont atteint leur cible et 36, soit plus de la moitié, ont été déroutés par un puissant brouillage électro magnétique russe et se sont abîmés en mer Méditerranée, rapporte le site en ligne «Ar rai Al Yom», citant des experts allemands, dont la version arabe se trouve sur ce lien :

La Russie, en fait, a mis à profit le délai de 20 minutes de pré-alerte américain pour mettre à l’abri les experts russes st syriens, de même que les avions des deux pays, laissant sur le terrain que des appareils en fin de vie.

La piste d’envol n’a pas été atteinte, offrant à la Syrie de reprendre ses raids dès le lendemain contre Khan Sheikhoun, un secteur contrôlé par «Hay’at Tahrir Al Cham» (Organisme de Libération du Levant), un groupement terroriste, selon la qualification du département d’État, mais néanmoins parrainé par le Qatar et la Turquie.

Dommages infimes quand on songe à la puissance de feu mise en œuvre, alors qu’un simple mortier doté d’une cinquantaine de roquettes aurait suffi à endommager sérieusement la piste d’envol.
Fait notable, les dommages subis par la base n’ont pas dégagé d’émanations toxiques, suggérant l’absence d’armes chimiques dans ce périmètre sous contrôle de l’armée syrienne.

En fait la Russie a veillé à neutraliser l’armada aérienne américaine qui se préparait à se fracasser sur le sol syrien, en activant sa nouvelle technologie ultra sophistiquée qui a connu à Khan Sheikhoun son baptême de feu.

KRASUHA 4: LA MERVEILLE TECHNOLOGIQUE DE L’ARMEMENT RUSSE

Krasuha 4, la nouvelle merveille technologique de l’armement russe a ravi la vedette au Tomahawk, le monstre des airs. Ce dernier cri de la technologie électromagnétique russe avait déjà fait ses preuves face aux avions radars Awacs.

En contre point, l’OTAN dispose de deux systèmes de brouillage: DRFM et DIRCM.

Porteur de 160 bombes à fragmentation en mesure de détruite les bunkers, les sites industriels, les postes de commandement, les radars, le Tomahawk a été dérouté par l’activation du système TLAM/P mis en œuvre par les Russes, qui ont saturé l’espace aérien d’ondes éléctro magnétiques.

En fait les Russes ont tout simplement neutralisé le GPS du missile de croisière le frappant de cécité géographique.

Krasuha-4 dispose de la possibilité de brouiller les autres équipements de l’aviation de l’Otan équipée des dispositifs TRCM et DIMAC. Les Russes sont «en mesure d’abattre les Tomahawk comme des mouches», conclut l’expert allemand cité par Al Rai al Yom.

Intervenue au 15 me anniversaire de la chute de Bagdad, la démonstration de force de Donald Trump, paraît au premier chef d’une portée psychologique, destinée à asseoir son pouvoir alors qu’il est malmené par l’opinion américaine.

Deux mois après son entrée en fonction, alors qu’une série de revers politiques jalonne son parcours, Donald Trump s’est mu en chef de guerre sans en avoir l’expérience, et qu’il ne maîtrise toujours, contrairement à son rival Vladimir Poutine, la totalité du circuit décisionnaire de l’administration américaine.

VERS UNE CRÉATION D’UNE NOUVELLE ZONE DE SÉCURITÉ JORDANO-ISRAÉLIENNE DANS LE SUD DE LA SYRIE

Les Américains poussent désormais israéliens et jordaniens à aménager une zone de sécurité sur le malheureux modèle d’Alep, dans le secteur sud de la Syrie, dans la zone des trois frontières syro-jordano-israélienne, en vue d’en faire un tremplin à une ruée djihadiste vers Damas.

Fait inhabituel, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont donné à savoir dans un communiqué de leur PC commun en Syrie, qu’ils n’observeraient aucune « ligne rouge » désormais en cas de nouvelles attaques, alors que la Russie s’engageait à renforcer la défense anti aérienne syrienne et que l’influent éditorialiste du site «Al Rai Al Yom», Abel Bari Atwane, fustigeait «ces Arabes qui applaudissent le bombardement d’un pays arabe, alors que les États Unis au nom de leur prétendu combat pour les Droits de l’Homme ont à leur passif la destruction de six pays arabes (Irak, Libye, Syrie, Yémen, Soudan et Somalie), passant complètement sous silence le sort des Palestiniens».

Pour aller plus loin sur ce thème, une analyse du journal Le Devoir (Canada)

Guerre en Syrie et lutte pour le pouvoir aux États-Unis

Source : Madaniya, René Naba, 11-04-2017

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68 réponses à Syrie-armes chimiques: Le Tomahawk, la fin d’une légende, par René Naba

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 15 avril 2017 à 02h52

Les US envoient des vieux missiles de croisière pour tester les défenses russes. Les Russes montrent une partie de leurs capacités mais pas toutes. Deux chiens qui se reniflent le trou de Baal.

  1. jef Le 15 avril 2017 à 00h27
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    La Russie ne lance plus ce genre d’oukase (“Fait inhabituel, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont donné à savoir dans un communiqué de leur PC commun en Syrie, qu’ils n’observeraient aucune « ligne rouge »” ). La suspension du memorandum et la décision d’aider la Syrie à renforcer sa défense aérienne ont été accompagnées du maintien de la visite du Rex diplomatique US. C’est autrement efficace… On peut le mesurer aux résultats de cette dernière visite du point de vue des intérêts US et au énième retournement de veste du Sultan Erdogan.


    • Robert16 Le 15 avril 2017 à 12h35
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      D’ailleurs , cet avertissement venait en réalité du Hezbollah avec approbation tacite de Téhéran, sans que les Russes n’aient vraiment été consultés :
      http://www.chroniquesdugrandjeu.com/polyphonie-syrienne

      La vraie menace de Moscou a été la rupture du mémorandum d’entente, ce qui a beaucoup troublé le Pentagone qui a insisté pour qu’il soit remis en place. Intéressant car cela indiquerait que les Américains se sentent vraiment en position de faiblesse vis-à-vis des Russes dans le ciel syrien.


  2. t2lt Le 15 avril 2017 à 00h58
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    Pour qui la prochaine bombe ? Quand les peuples vont-t-ils se réveiller et dénoncer l’arrogance dangereuse des puissants de ce monde ???


  3. Papagateau Le 15 avril 2017 à 01h58
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    S’il s’agit d’un simple brouillage des satellites GPS, alors je suis un peu déçu car ils “volent” à vingt MILLES km de la terre et ne dispose par définition que d’une énergie très limité.

    Bon, mais si ça suffit pour le modèle de Tomawak lancé …
    Les modèles autonomes (centrale inertielle + recalage par comparaison du relief entre les cartes et les caméras) devaient être trop chers.
    D’où mon idée d’une attaque “diplomatique” pour faire taire les critiques des médias.


    • Micmac Le 15 avril 2017 à 02h35
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      Je trouve aussi tout ça bizarre..

      Je ne suis pas spécialiste, mais je me souviens que les premiers modèles de missiles de croisières, dans les années 80, fonctionnaient comme ça, avec une caméra qui comparait le relief avec une carte numérisée (le GPS n’existait pas à l’époque). C’est donc un système éprouvé… Je doute que le système de guidage de missiles plus moderne ne repose que sur le GPS. Il y a surement différents systèmes redondants.

      Après, quelque soit le système de guidage, les Russes sont peut être capable de le brouiller, mais dans ce cas, pourquoi plusieurs missiles auraient atteint leur cible?

      Je pense comme vous, il y a peut-être des ententes secrètes là derrière. Trump a peut-être jeté un os à ronger aux néocons, plus ou moins en accord avec les Russes, pour pouvoir commencer tranquillement son show en mer de Chine. Il l’a dit, sa “priorité” n’est pas la Russie, mais la Chine.

      Rien de certain dans tout ça, ni sur l’attaque chimique, ni sur ce qui a suivi.


      • Kiwixar Le 15 avril 2017 à 02h52
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        Les US envoient des vieux missiles de croisière pour tester les défenses russes. Les Russes montrent une partie de leurs capacités mais pas toutes. Deux chiens qui se reniflent le trou de Baal.


        • RGT Le 15 avril 2017 à 08h40
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          Les US ont peut-être tout simplement “envoyé à la casse” en Syrie leurs vieux missiles au lieu de les détruire sur leur propre sol, ce qui leur aurait coûté infiniment plus cher.

          Ça pourrait aussi être l’explication de ce fiasco complet, qui sait ?

          Ça me rappelle l’histoire de la première guerre du Golfe ou les USA avaient vendu une quantité astronomique de missiles anti-missiles Patriot (défectueux) vantés comme LA parade contre les vieux SCUD irakiens.

          Le résultat de cette opération était très loin d’atteindre les résultats espérés et malgré la pléthore de Patriot utilisés de nombreux SCUD étaient passés entre les mailles du filet, le faible nombre de dégâts et de victimes étant surtout lié à leur vétusté : Ils tombaient en panne en plein vol et s’abîmaient tout seuls dans le désert.
          En tout cas, les “clients” ont bel et bien payé ces missiles rubis sur l’ongle sans protester.

          Qui payera la facture des Tomahawk décatis ?
          J’ai comme dans l’idée que ce ne seront sûrement pas leurs “propriétaires légitimes”.


          • Perret Le 15 avril 2017 à 09h06
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            Il s’agissait de la version la plus récente du Tomahawk et les missiles tirés avaient été construits en 2014.
            Par contre, il y a un mythe des systèmes anti missiles et un taux de réussite de plus de 60 % est déjà un résultat remarquable (à comparer avec les résultats des Patriots en Israël face à des missiles artisanaux).
            Cependant, l’absence de tout dégât sur la piste peut indiquer que c’est ce qui a été prioritairement protégé, ce qui ferait un taux de réussite de 100 % sur une bulle de protection limitée. Les Russes auraient pu décider, pour permettre aux US de sauver la face, de leur lasser casser de la ferraille tout autour. Ou bien l’efficacité maximale du Krasuha4 s’exerce sur une zone limitée et le reste n’était pas protégé.
            Les victimes civiles et militaires seraient alors possiblement le fait de missiles tombant en dehors de leurs cibles sur des personnes non protégées. Un peu comme les morts américains en Irak en 1991, quand un Patriot dérouta un Scud sur un campement de GI.


            • Iroquois Le 17 avril 2017 à 01h32
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              je suis en désaccord. une piste ce répare en quelques heures, sur un aérodromes militaire l’important c’est les appareils et les système de maintient opérationnel.
              donc je pense que l’explication d’une Economie de défense est une erreur tout comme la porté du système de brouillage.
              quand on veut brouillez un système GPS on a plusieurs méthode : le décalage informationnel ( on transmet un “faux” signale GPS plus puissant que le signal normal ( on pense que c’est ce que l’on fait les iranien sur le drone US il y a quelques années. ) c’est peut probable que cela marche encore car les Systems sont maintenant surement parfaitement sécurisez. une autre méthode consisterais a brouillez c’est a dire a inondez le Missile de données sur un plage de fréquence élevez pour perturbé sont système de contrôle. si le missile est inertiel alors on doit perturbé son cerveau Control pour l’amenez a avoir un décalage inertiel.


          • Alfred Le 15 avril 2017 à 09h24
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            C’est tout à fait vrai. Cette économie de la défense et de la guerre n’est jamais prise en compte par les commentateurs (parce que ce sont des experts ignares ou par ce que ce n’est pas bon à dire?): Toutes les munitions se périment et tous les systèmes ont un nombre fi i de cycles. Vider les arsenaux et “purger” les systèmes charges est forcément une tentation très forte de tous les décodeurs militaires. Cela n’offre que des avantages : entraînement, baisse des coûts (non recyclage), mise à jour des systèmes, etc…
            Bref vive la guerre.
            Sinon je ne me se pas du tout je ce soit aussi basique qu’un brouillage des signaux gps. Peut être plutôt grâce aux progrès de l’électronique de puissance quelque chose de plus ciblé et directif (rappelez vous le black out du navire anti aérien us en mer noire survolé par un avion de chasse il y quelques mois).


          • moshedayan Le 15 avril 2017 à 17h32
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            RGT vous avez peut-être raison. C’est une pratique courante dans toutes les armées du monde de regarder la date de péremption de leurs armes. Les systèmes électroniques vieillissent mal et surtout dans les zones de climat chaud ou froid, ce qui correspond au Proche-Orient. Par ailleurs peut-être les Tomahawks ont-ils été réglés sur quelques périmètres identiques (donc le nombre importe peu). Pour moi, cela ne sert à rien de discuter cette question. A ce qu’on dit ça coûte de 300 à 500 000 euros pièce, est-ce vrai ?. On peut se dire : qui paiera la note ? Je pense que Trump a déjà prévu d’avertir l’OTAN, donc la France de mettre la main à la poche. C’est un business man ! Et M. Hollande devrait s’empresser de signer le 1er chèque…


          • Lievin Le 16 avril 2017 à 11h06
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            qui paye la facture des armements ? et bien vous !, nous, c’est simple l’argent ne vient pas du dessous d’un sabot de cheval…


        • Pavlo Le 15 avril 2017 à 11h20
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          Au moins certains des missiles n’étaient pas si vieux; puisque parmi leurs débris il y avait l’année de fabrication “2015”


      • Zevengeur Le 15 avril 2017 à 14h09
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        Au vu de la réaction russe, je ne crois pas á une entente avec les américains.
        Et puis les 36 tomahawk interceptés auraient peut être fait plus de dégâts,comme par ex la piste.


        • Crapaud Rouge Le 15 avril 2017 à 15h50
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          Salut Zevengeur ! (Je te connais personnellement, nous sommes d’anciens collègues.) Comme je le disais dans un autre post, (plus bas), il y a sûrement eu entente sinon Trump aurait fait son coup d’éclat sans savoir où il mettait les pieds : beaucoup trop risqué. Ne pas oublier que cette attaque touche un allié de longue date, fidèle et stratégique. A l’inverse, en avertissant les Russes, il a pu faire son coup “en toute sécurité” comme on dit.


          • Zevengeur Le 15 avril 2017 à 21h04
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            Salut Crapaud R

            En fait les Russes ont été prévenus un peu avant l’attaque via les canaux militaires, donc ce n’était pas une notification politique.
            Ceci dit prévenu ne signifie pas “avec l’accord de”.

            Au vu de la réaction ferme de Poutine, Trump a baissé d’un ton, comme le montre la visite de Tillerson à Lavrov :
            http://www.chroniquesdugrandjeu.com/polyphonie-syrienne

            (On se connait d’où ?)


    • Zino Le 15 avril 2017 à 03h02
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      Ça doit être plus compliqué. Les Tomahawk sont tous équipés d’un système de navigation inertiel permettant de pallier à la déficience momentané du GPS. Il me semble également qu’ils disposent d’un radar altimétrique permettant d’obtenir la forme du relief survolé. Le système de navigation effectue en temps réel une comparaison avec un modèle numérique de terrain embarqué ce qui lui permet de se positionner en l’absence de GPS (système TERCOM). Il faut alors brouiller également le radar altimétrique. Je suppose que les analystes militaires américains sont en train d’étudier le sujet…


    • POL Le 15 avril 2017 à 07h35
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      ” (centrale inertielle + recalage par comparaison du relief entre les cartes et les caméras) ”

      quand on démarre au dessus de l’eau pour le recalage sur le relief c’est un peu foutu.
      il suffit de brouiller au moment ou ils entrent sur la terre ferme…

      POL


      • Pavlo Le 15 avril 2017 à 11h23
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        Les missiles sont entrés en Israël, puis passés par le Liban (les Etats Unis, et Israël, profitent que ce pays est affaibli et n’a pas de défenses aériennes fortes pour violer continuellement son espace aérien).


      • Zino Le 15 avril 2017 à 14h49
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        Quand un navire lance un missile, il “injecte” à ce dernier sa dernière position, très précisément connue grâce à sa centrale inertielle de précision. Pendant le vol au dessus de l’eau, la centrale inertielle du missile se charge de la navigation, mais la précision va en se dégradant car tout système inertiel dérive (plus ou moins vite suivant la qualité de l’INS). La précision reste généralement suffisante le temps de survoler le relief et que le radalt fournisse des donnés suffisantes. Le problème pour le brouiller est si le missile vole bas. Il faudrait des centrales de brouillages partout, ça coûterait trop cher. Le système de navigation peut aussi exploiter des images thermiques de la zone survolée et les comparée avec une carte numérique pour se recaler (DSMAC). Encore plus difficile à brouiller. Si de “simples systèmes de brouillages” marchent si bien, pourquoi les russes ont-ils déployé des S400 ?


        • aleksandar Le 16 avril 2017 à 00h25
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          Zino
          Parce que l’objectif n’est pas le même.
          Les S300, 400 et 500 sont des armes anti-aériennes destinées a détruire les aéronefs et les missiles balistiques dans une zone de globalement 200 mètres a 15000 mètres comme les Pantsir etc.
          Les missiles type Tomahawk ou Kaliber volent a des altitudes entre + 10 et + 100 mètres.
          Le problème est de deux sortes :
          1) leur signature radar frontale est très faible.
          2 ) La faible altitude de vol ne permet pas une détection lointaine a cause de la courbure de la terre, les radars ayant un spectre de détection au mieux a partir de l’horizontale.
          Donc la détection ne peut se faire qu’a partir des satellites ou avions de type AWACS.
          Par contre les systèmes de brouillage qui créent un ” mur ” de perturbations électromagnétiques sont des systèmes passifs efficaces puisque le missile passe forcement à travers.Mais il faut effectivement un nombre important de ces systèmes pour 100% de réussite.


      • Iroquois Le 17 avril 2017 à 01h38
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        non pas du tout car a leurs départ il savent ou il sont ils savent dans qu’elle direction il vont et leurs vitesses.
        point de départ +Azimut + vitesse = position
        le missile s’attend a trouvé a un instant T la coté et un relief. si il ne la vois pas il va rafraichir automatiquement ça position.
        donc brouillez au dessus de l’eau n’est pas plus evident.


    • vincent Le 15 avril 2017 à 09h33
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      20 000 km… houaou…vous êtes sûr? Sachant que la station spatiale internationale se situe sur une orbite basse à 400 km, les Tomawak sont donc, vous venez de le confirmer, des missiles de la guerre des étoiles….;)


      • Nicolas Le 15 avril 2017 à 09h52
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        il parlait des satellites GPS qui volent effectivement à environ 20200 km d’altitude, et dont le signal a une intensité faible.


  4. Kiwixar Le 15 avril 2017 à 02h47
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    Il y a aussi peut-être une dimension économique : ça coûte moins cher de détruire un vieux missile en fin de vie que de le décommissionner. Idem pour tous ces vieux porte-avions US : moins cher de les envoyer au fond de l’eau (par les Iraniens ou les nord-Coréens) que de les désamianter. Moins cher mais évidemment pas plus souhaitable (6000 marins par PA).


  5. L'aieuil Le 15 avril 2017 à 03h41
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    La légende du Tomahawk n’est que légende, déjà au Kosovo ils avaient prouvé leur inefficacité face à un adversaire compétant.
    Ce sont des missiles conçus pour frapper des sites de SA-2 (fixes) pour éviter une redite de “Linebacker” et perdre trop de B-52.
    Problème ça fait une paye que la guerre du Vietnam est terminée.
    Pire ils ne sont pas spécialement fiable, entre les pertes d’azimut, pertes de signal de guidage, défaut au décollage, à l’entraînement le taux d’échec à toucher la cible est de 10%, (de l’aveu même des américains ils en ont tiré 60… pas 59, le 60ème il a foiré au décollage et a fini à la mer).
    Et en Syrie vu l’environnement EM complexe, c’est pas spécialement étonnant que ce soit 50%.
    Il est extrêmement douteux que les russes aient fait quoique soit aux missiles pour défendre une base déjà alertée et très renforcée, les missiles ont aussi pris une trajectoire longeant la Jordanie évitant très largement les défenses russes et syrienne (aucun équipement de guerre électronique n’est présent sur cette base, le Krasukha-4 est déployé dans la région de Latakia, à l’autre bout du pays. Qui plus est c’est pas son boulot, eux ils aveuglent AWACS, brouiller les munitions c’est le boulot d’un système tactique genre Borisoglebsk-2).

    Après faut surtout voir le coté théâtral de la chose: Trump, coincé par sa majorité neo-con, obligé d’agir, donc au minimum…


    • Zino Le 15 avril 2017 à 04h31
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      Bon, les missiles manquants ne se sont pas égarés tout seul tout de même…


      • Scytales Le 15 avril 2017 à 11h51
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        Cette affirmation selon laquelle 36 missiles n’ont pas fonctionné doit d’abord être confirmée avant d’être prise pour argent comptant.

        Il est tout à fait possible que les Russes -qui sont la source cette affirmation- l’ont volontairement lancé pour brouiller l’évaluation des résultats du tir américain ou allumer un contre-feu médiatique destiné à décrédibiliser l’opération américaine pour une partie de l’opinion publique. Minimiser ses pertes et surestimer celles de l’adversaire est un grand classique de la propagande de guerre.

        Il est aussi tout à fait possible que les Russes soient de bonne foi mais qu’ils se soient eux-mêmes tromper dans l’évaluation du tir américain.

        Enfin, les Russes ont peut-être fait une évaluation correcte.

        La seule méthode vraiment efficace pour déterminer le taux de réussite du tir américain serait de retrouver sur le terrain les débris des missiles tirés pour confronter le résultat de ces investigations avec les dégâts et points d’impact sur la base. Ce travail n’est guère à la portée de quelqu’un qui écrit sur un site Internet.


      • L'aieuil Le 15 avril 2017 à 12h13
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        Ben si justement, perte d’azimut ou perte de signal = missile qui se perd = auto-destruction.
        Pour peu qu’ils aient utilisé des fins de stocks, ce qui est souvent le cas (des missiles proche de leur date de péremption, oui y a des dates de péremptions sur les missiles), c’est pas spécialement étonnant.

        D’autant qu’il faut pas nécessairement prendre l’affirmation russe de 23 pour argent comptant, 23 on atteint les abris pour avions… mais une cinquantaine ont bien frappé la base.
        Ils ont détruit 11 (et demi) double-hangars renforcés (23 missiles), 10 dépôts de munitions (10 missiles), 7 ateliers (7 missiles), 2 dépôts de kérosène (? missiles, 7 réservoirs) et une batterie de SA-5 (5 missiles).
        De suite on est dans la performance standard du Tomahawk…

        Problème la plupart de ce qu’ils ont tapé était vide, pour 23 hangars détruits ils ont eu 6 Su-22, 3 Mig-23 (qui marchaient probablement pas) et 1 batterie de SA-6 (qui sont sérieusement obsolète, même pour les syriens), y avait apparemment de l’artillerie dans les ateliers (dont au moins 1 M-600 iranien), mais si c’est à l’atelier en général c’est que ça marche pas…
        Beaucoup de bruit pour pas grand chose.
        Et la wunderwaffe russe n’y est pour rien…


        • Zino Le 15 avril 2017 à 15h39
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          Finalement, je pense comme vous.

          Entre 42 et 50 missiles auraient atteint leur cible d’après les images ISI, soit un résultat compris entre 70% et 85%. On est effectivement dans la performance standard du Tomahawk. Les missiles manquants se sont perdus tout seuls en l’absence d’informations GPS.

          Je ne crois donc pas que les russes aient brouillé autre chose que le GPS.
          Et s’ils savaient faire, quel serait leur intérêt de dévoiler un tel avantage ?


    • durieux Le 15 avril 2017 à 15h19
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      L’aieuil, vous auriez une idée de ce que coûte une munition de s-300 ou s-400 ? Je n’arrive pas à trouver d’info…

      @ Perret et Pavlo : la piste d’un aérodrome est ce qu’il y a de plus compliqué à détruire (c’est solide, faut plutôt des bombes à pénétrateur larguées par avion ou drone ; un Tomahawk peut y faire un trou, mais plutôt petit…) et de plus facile à réparer (avec un bulldozer, des gravats et quelques heures),donc on ne la vise que si l’on a expressément besoin d’empêcher qu’elle soit utilisée pendant une période donnée (ce qu’on fait les britanniques avec la piste de Port Stanley durant la guerre des Malouines, par exemple). Détruire les avions, la DCA et les facilités (maintenance, carburant…) présents est d’une valeur tactique infiniment supérieure.


      • L'aieuil Le 16 avril 2017 à 18h36
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        Ça dépends la munition, les “S-300” c’est 23 systèmes différents sans compter les versions navales, aux performances et rôles différents. La classification de l’OTAN à plus de sens que la classification Russe, qui est obscure à dessein. (SA-10, SA-12, SA-20, SA-21, SA-23, et les variantes en lettres a, b, c, d, etc…). Et ils tirent plusieurs types de missiles chacun…

        Le prix des missiles “de base” (40N6) des SA-21 n’est pas connu et n’est pas vraiment un facteur vu que l’État Russe vient de passer pas loin de 120 milliards de roubles dans les usines pour les fabriquer (une à Kirov et une à Nizhniy Novgorod) et c’est des roubles d’avant 2014.
        C’est comme partout passer un certain seuil, peu importe le coût unitaire faut “rentabiliser” l’investissement…


        • durieux Le 17 avril 2017 à 10h44
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          Bon, faudra attendre un contrat d’export avec une nation qui publie ses comptes, alors…
          C’est vrai que les russes ne font pas beaucoup d’efforts. Je me suis toujours demandé pourquoi ils ne baptisent pas leurs sous-marins directement avec le numéro de projet de la classe ; y’en a quasiment un par unité…

          Merci beaucoup de la réponse, vous êtes bien intéressant à lire. A quand un blog ?


  6. Eric10 Le 15 avril 2017 à 05h26
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    et c’est pourquoi les usa ont utilisé le 13 avril leur plus puissante bombe non nucléaire sur l’Afghanistan, euhhhhhh, sur daesh…

    Afghanistan, nouveau terrain d’essai des armes US dernier cri?

    https://www.youtube.com/watch?v=1ez09B1zhGM


  7. Feubeuh Le 15 avril 2017 à 05h26
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    Très fort, les Tomahawk Américains, avec 23 unités, ils ont touchés 44 cibles !!!
    ImageSat International, les propriétaires des satellites EROS, ont pris des photos HR de la base Syrienne moins de 10h après l’attaque et les ont comparé a d’anciennes photos :

    http://www.imagesatintl.com/wp-content/uploads/2017/04/ISI-FIRST-TO-ANALYZE-SHAYRAT-AIRFIELD-MISSILE-ATTACK.pdf
    ou
    http://edition.cnn.com/2017/04/07/politics/new-satellite-imagery-of-bombed-syrian-base/
    pour avoir les photos Avant / Après.


    • aleksandar Le 15 avril 2017 à 11h29
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      Le compte de 44 frappes est fait sur la base de double frappes sur certains objectifs.
      L’exploitation des photos satellite ne permet pas de confirmer cette affirmation.
      Il est indiqué que 6 sites de batterie anti-aerienne SA6 ont été détruits mais ils ne présentent qu’une photo de destruction de SA6.
      Au total les photos soigneusement collectionnées ne montrent qu’une quinzaine d’impacts.
      Etc etc
      La société israelienne ISI est sous contrat avec le Pentagone ce qui laisse planer un doute sur son impartialité.
      Il reprennent d’ailleurs a la compte la fable des armes chimiques stockés sur le site.
      Revenez quand vous voulez.


      • Feubeuh Le 15 avril 2017 à 14h13
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        L’analyse dit 44 cibles dont certaines peut être touchées plusieurs fois.
        En revanche, tu n’as pas compris.
        L’iSi parle de 23 missiles ( bizarre bizarre ce 23, pas vrai … ça me rappelle un truc …) ayant atteint les hangars ou sont entreposés les avions. Les US ont déclarés visé l’aviation syrienne. 36 missiles n’ont donc pas atteins l’objectif selon la propagandastaffel syrienne.


        • Zino Le 15 avril 2017 à 15h17
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          J’ai compté 42 points d’impact sur l’image ISI. Si le document n’est pas bidonné, ça implique qu’il y a au moins eu 42 missiles qui ont atteint la base et non 23. Je veux bien croire qu’il y ai eu parfois deux missiles tombé sur la même cible. Disons que 45 missiles qui ont atteint leur objectif sur 59. Cela fait 76%, ce qui représente déjà une certaine fiabilité.
          Je penche donc comme L’aieuil qu’il n’y a pas eu de contre mesures électroniques.
          D’ailleurs, si un système de brouillage si performant existait, il n’y aurait plus besoin des complexes et couteux systèmes S400. Enfin, les russes l’auraient gardé secret.


  8. Joanna Le 15 avril 2017 à 07h41
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    Le candidat qui déclarait qu’avec lui les USA ne seraient plus le gendarme du monde vient de se muer en faucon de la pire espèce. L’ivresse d’un pouvoir bien mal utilisé.

    Il a maintenant du sang sur les mains et semble y prendre goût.
    Qu’il prenne garde qu’un de ses tomahawks ne se mue pas en boomerang.
    A force de cracher en l’air ça pourrait bien lui retomber un jour sur la g…


  9. Max Le 15 avril 2017 à 08h24
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    Si, la Russie a utilisé des armes électromagnétiques ou EMP ca veut simplement dire qu’elle a fait fondre les circuits électroniques des tomawaks.
    http://zonedinteret.blogspot.fr/2009/06/emp-et-armes-electromagnetiques.html
    Imparable.
    Une seule de ces armes rayonnant à quelques 10enes de km d’altitude ramènerait un pays, même continental, à l’âge de pierre.
    Les centrales nucléaires seraient hors services sans pouvoir se mettre en sécurité.
    La guerre continuerai avec des gourdins.
    La Russie n’a évidement pas procédé a un essai nucléaire mais c’est peut être un système mobil.
    Ca change la donne dans le Donbass et ailleurs.


  10. calal Le 15 avril 2017 à 08h25
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    certains pretendent que les 59 tomahawks ete destine a saturer la defense antiaerienne russe. genre la russie vue son budget de la defense ne dispose que de x missiles de defense antiaerienne,donc on va lui en faire mobiliser plein en syrie,ca en fera moins de dispo pour en ukraine. toussa sent quand meme tres mauvais.


  11. Max Le 15 avril 2017 à 09h30
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    • moshedayan Le 16 avril 2017 à 15h59
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      Sputniknews et Vesti.ru ont récemment rapporté le fait que l’aviation française avec un système Awacs a le mois dernier longé sciemment toute la frontière russe du territoire de Kaliningrad à partir d’une base de Pologne jusqu’aux Etats baltes. Ainsi l’OTAN espère éprouver les systèmes d’alerte russe.
      On sait où vont les impôts des Français contre Daesh ! A mettre en parallèle avec le fait que le porte-avions Charles de Gaulle n’est plus en Méditerranée orientale (pour cause d’entretien). C’est à mettre au crédit de la perspicacité du Président de la République François Hollande.


  12. Charles Le 15 avril 2017 à 09h35
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    Déjà vu ailleurs la référence à ces fameux “experts allemands”.

    Mais aucune précision sur qui ils sont, leur nom, leur profession, leur spécialité, etc. J’ai essayé une traduction de l’arabe de l’article mis en lien ici avec Google Traduction, assez épique.

    Le “média allemand” n’est pas cité ni mis en lien.
    Il y aurait un Ferrell Centre (??? Ferrell d’un Centre ???) qui a posé des questions à un “expert allemand”, dont le nom n’est pas cité (à moins que ce ne soit ce Ferrell).

    Bref, si 1) des arabisants pouvaient traduire l’article (assez court) en question, ce serait chouette (désolé pour le travail) ; 2) si des personnes sachant l’allemand pouvaient retrouver le média en question, ce serait chouette aussi. D’habitude, je fais ces recherches moi-même en français ou anglais, mais là… Merci pour votre temps.


    • Charles Le 15 avril 2017 à 09h36
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      N.B. Cette expérience linguistique me conduit à mettre fortement en doute les capacités d’Eliot Higgins à sortir une information valide de langues comme l’arabe ou le russe qu’il ne connaît pas.


      • jpcd Le 15 avril 2017 à 15h50
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        Google translate donne de bien meilleurs résultats vers l’anglais.


        • Charles Le 16 avril 2017 à 10h21
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          En effet, la traduction anglaise est bien meilleure. Mais… les “experts allemands” ont disparu par la même occasion. Il n’y a plus que les médias d’allemand, et sans lien.


  13. Pavlo Le 15 avril 2017 à 11h17
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    Il y a un “détail” que je ne vois évoqué nulle part et qui me trouble beaucoup: les dégâts subis sur la base aérienne sont très faibles: pas de dégâts sur les pistes, et aucun avion opérationnel touché.

    Alors d’accord plus de la moitié des missiles ont été interceptés; mais comment se fait-il que ceux qui sont passés n’aient pas fait grand dégât?

    1. Soit TOUS les missiles ont été programmés de le départ pour cibler des cibles inintéressantes.
    2. Soit l’ensemble des missiles prévoyait de couvrir l’ensemble de la base mais tous ceux qui auraient pu faire du dégât ont été interceptés.

    Le cas 1 implique une coordination très poussée avec la Russie et/ou la Syrie; c’est dur à croire vu les acteurs en présence côté US.
    Le cas 2 implique soit une chance touchant au divin; soit des capacités anti-missiles ahurissantes, permettant de détecter, en vol, quelle sera la cible du missile.

    Si cette dernière hypothèse est vraie, ça expliquerait pourquoi certains missiles sont passés; en effet, arrêter tous les missiles montrerait des capacités redoutables, mais montrer la possibilité de CHOISIR quels missiles arrêter est encore plus redoutable.


    • Gwen Le 15 avril 2017 à 11h58
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      Concernant l’hypothèse 2, c’est possible de choisir d’arrêter tel ou tel missile sachant que celui ci ou celui là va frapper telle cible ? Même si je n’y connais absolument rien, j’ai quand même un doute…. J’aurais pensé qu’au pire les missiles auraient été abattus au hasard la chance.


    • Crapaud Rouge Le 15 avril 2017 à 13h43
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      Je mise sur le cas 1 car il n’exige pas une “coordination très poussée” et donc “dur à croire”. Le plus facile à croire, finalement, c’est bien que les Russes aient été avertis, sinon Trump se fichait dans une situation totalement incertaine, voire dans un casus belli. Avec l’avertissement, les Russes sont seulement mécontents du virage stratégique et ne peuvent plus faire confiance aux US, mais ils ne peuvent pas dire qu’ils ont été agressés. Ils ont donc probablement été avertis la veille, et, faces à la demande US, ils ont exigé que les dégâts soient limités. Ca tient la route.


      • martin Le 15 avril 2017 à 16h22
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        @ Crapaus rouge

        C’est le plus probable. Les russes ont dit quelque chose du genre: “D’accord, allez-y”, mais avec trois idées principales en tête:

        1> Montrer aux spécialistes us à quel point la techno russe est loin devant (Krasuha .). Les américains claironnent toujours leurs avancées tandis que les russes les dissimulent (sauf nécessité: Khalibr)

        2> Remettre le Donald en selle en vue de négociations futures sur la Syrie, négociations pour lesquelles les russes ont besoin des américains (malgré tout!).

        3> Obtenir le prétexte pour faire monter la menace au top en cas de survol du territoire syrien, et ce pour tout le monde. (S 400, su.30,35 .).

        Et attendre en position forte…

        DM


    • Zino Le 15 avril 2017 à 15h51
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      Après analyse, on voit sur ce document qu’au moins 42 missiles ont atteint leur objectif, soit les 3/4.
      http://www.imagesatintl.com/wp-content/uploads/2017/04/ISI-FIRST-TO-ANALYZE-SHAYRAT-AIRFIELD-MISSILE-ATTACK.pdf

      D’autre part, une base aérienne est conçue pour résister aux bombardements. Tout est éparpillé avec beaucoup de redondance. Il faut donc beaucoup de frappes pour détruire tous les équipements. Quand à détruire la piste, il faut des munitions anti-piste spécifiques (type DURANDAL) qui semble-t-il n’étaient pas disponibles sur ces missiles.


  14. tchoo Le 15 avril 2017 à 14h52
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    La question que je pose désormais: comment 23 missiles font si peu de dégats?

    a quoi ça sert toute cette technologie, même si avec un nombre important de bombes volantes, elles ne sont pas capables de neutraliser une base aérienne?


  15. Jaga Le 15 avril 2017 à 16h20
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    Sur le plan technique, cet article est un torchon …

    « Ce dernier cri de la technologie électromagnétique russe avait déjà fait ses preuves face aux avions radars Awacs. »
    Fait ses preuves, je n’en sais rien, mais en tout cas c’est son rôle. Le Krazukha est une station mobile de brouillage, et pas un système anti-missile. Même en admettant qu’il puisse remplir ce rôle, ils étaient déployés dans la région de Lattaquié et il aurait fallu que les missiles passent à moins de 37km (courbure terrestre, limite de vision et physique élémentaire) pour être perturbés par un système de brouillage.

    « Porteur de 160 bombes à fragmentation ». Vu les dégâts, ce sont des charges unitaires qui ont été utilisées et pas des sous munitions.

    « les Russes ont tout simplement neutralisé le GPS du missile de croisière » Tout a été dit sur le guidage inertiel et les autres systèmes de guidage dont disposent les Tomahawks.

    « Krasuha-4 dispose de la possibilité de brouiller les autres équipements de l’aviation de l’Otan équipée des dispositifs TRCM et DIMAC ». TERCOM et DSMAC plutôt non ? Le TERCOM pourquoi pas puisque le système repose sur un radar altimétrique, sauf que le bouzin vole à très basse altitude quand ce système est actif (limite de vision). Le DSMAC c’est optique, la question ne se pose même pas.


    • Zino Le 15 avril 2017 à 17h17
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      Bien d’accord, cet article est complètement nul. Mais il a permis des échanges intéressants.

      Je ne pense pas qu’on puisse brouiller un missile autonome. On ne peut que le détruire mécaniquement ou le leurrer lors du guidage terminal (principale utilisation du DSMAC).

      C’est cette histoire de 23 missiles arrivés seulement qui me semblait bizarre. A priori, il en est arrivé au moins 42, ce qui se rapproche d’un scénario normal (25% de perte).

      Le guidage INS + TERCOM est loin d’être parfait en l’absence de GPS. Sa précision verticale avoisine les 30 mètres, suffisamment faible pour percuter le relief s’il vole trop bas. De plus, le modèle numérique de terrain embarqué comporte lui aussi des imprécisions, d’autant plus fortes que la pente est forte. Il peut y avoir plusieurs dizaines de mètres d’écart entre le modèle et la réalité. D’où ces pertes.


    • martin Le 15 avril 2017 à 17h25
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      @ Juga

      Votre information technique semble très complète. Mais, sans me vouloir expert, votre argument sur l’horizon-radar ne me paraît pas totalement convaincant, faute sans doute de bien comprendre la question. Cependant:

      1> La portée radar peut tout de même, dans certaines condition atteindre plus de cent kilomètres, ce qui nous ramène dans les clous.

      2> Que sait-on des avancées russes dans le domaine des radars trans-horizon? A vrai dire, rien, mais il faut s’attendre, là aussi, à des surprises.

      Simple questionnement.

      DM


    • Crapaud Rouge Le 15 avril 2017 à 18h22
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      Jaga, je n’ai accordé aucune importance à ce Krazukha et je parie qu’il en va de même pour les autres visiteurs. Il est clair que chacun y va de ses petites hypothèses, et celle de L’aieuil, qui les annule toutes, n’est pas la plus mauvaise, loin de là. Mais comme le dit Zino ci-dessus, l’article justifie des échanges intéressants autour du sujet. Le revirement de Trump a quand même quelque chose d’extraordinaire, surtout qu’il montre en même temps ses gros bras en Asie. Ca fait beaucoup, ça fait bizarre, on n’y comprend rien et le monde entier s’interroge.


  16. Olympi Le 15 avril 2017 à 18h58
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    “Dommages infimes quand on songe à la puissance de feu mise en œuvre, alors qu’un simple mortier doté d’une cinquantaine de roquettes aurait suffi à endommager sérieusement la piste d’envol.”
    Un mortier ça tire un obus.
    Une roquette utilise un lance roquette, quand il y en a plusieurs ça forme un panier.

    Faire de tels erreurs sur des équipements militaires de base me fait penser que pour ce est qui du reste l’auteur ne sait vraiment pas de quoi il parle.
    Donc cette article est plus que douteux…


    • Hadri Le 15 avril 2017 à 21h23
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      l’obus d’un mortier à la forme d’une roquette.
      Ne soyez pas plus bête que vous ne l’êtes…
      Vous avez pas fais Le service militaire vous…


    • Hadri Le 15 avril 2017 à 21h31
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      l’obus d’un mortier à la forme d’une roquette donc cest tout à fait valable.
      Je vous suggère de faire une recherche d’image en ligne et vous verrez la différence entre un obus d’artillerie et un obus (roquette) de mortier.


      • TH.P Le 15 avril 2017 à 22h26
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        Pa d’accord avec vous !
        Un obus est un projectile creux, de forme cylindrique terminé par un cône, rempli de matière explosive. C’est une munition tirée par un canon ou un mortier.
        Une roquette est un projectile autopropulsé tiré par un lance-roquette.
        Ce n’est pas une histoire de forme mais de propulsion du projectile. Pour faire simple, l’obus fonctionne comme une balle de fusil alors que la roquette contient un moteur-fusée qui la propulse.
        Ne pas confondre roquette, non guidée et missile guidé.


  17. Raoul C, Le 15 avril 2017 à 19h27
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    HS, je vois dans les citations portant nos valeurs (bandeau à droite) : « Ose savoir. » [Emmanuel Kant.]

    C’est de Horace… (Épitres, I, 2, 40) Ah, la culture classique fout le camp… Bon d’accord Emmanuel Kant l’a reprise pour désigner les Lumières.


  18. Lievin Le 16 avril 2017 à 11h16
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    je suis surpris par le nombre incroyaaaaaable d’experts militaires et/ou scientifiques sur ce forum ! plus besoin d’espions en technologie d’armement, ils sont tous ici à étaler leur science…
    incroyable non ?
    Si ! j’ai compris, ce sont les journalistes scientifiques de la revue Science et Vie…
    non plus ?
    mince alors…pourtant étant donné certains détails dévoilés sur le forum, beaucoup étaient bien sur place physiquement lors des bombardements non ?

    affaire à suivre…


  19. Guy de la Pétodière Le 16 avril 2017 à 12h11
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    je suis surpris que l’on n’évoque pas les missiles de défense S600, qui donnent une supériorité considérable à la Russie sur ces clowns
    Ce système de brouillage est-il plus performant?


    • Lievin Le 16 avril 2017 à 13h44
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      patiente, de très nombreux grands experts sur ce forum vont vous répondre…ils y étaient eux…ils savent, dans quelques heures vous allez avoir une avalanche de réponses …(voir mon message ci-dessus)
      patiente…


      • Alfred Le 16 avril 2017 à 14h52
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        S600: Le truc qui n’existe pas?
        Qu’est qui vous défrise autant que vous eprouviez le besoin de venir troller?
        Z’etes plus competents c’est ça ? Alors partagez votre savoir…


        • Lievin Le 17 avril 2017 à 07h54
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          Bonjour, oui un peu provocateur, mais sans mauvaise intention en fait
          Simplement je m’étonne que sur ce sujet expert très technique où quasi personne ne sait exactement ce qui s’y est passé, sauf si on est sur place à faire soi-même la guerre, ou expert enquêteur un “si grand nombre” de personnes donnent des avis des plus explicites et circonstanciés…
          Cela me fait un peu penser à Allo-ciné ou le public développe des critiques fumeuses d’un kilomètre de long et les critiques professionnels en 3 à 5 lignes.
          Bref tout çà pour dire que j’aime ce forum dans son ensemble, et l’esprit des gens ici, la libre parole aussi, mais pas pour autant ne pas s’interroger sur ce qui me semble curieux même venant des internautes qui je le répète, me plaisent bcp plus que la majorité de mes voisins et parfois même amis. Probablement dans la masse des avis il y a de bonnes réponses.
          Bon W.E ! et la vie continue et les Crises aussi…
          Lievin


  20. Nanker Le 17 avril 2017 à 17h39
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    “Je trouve aussi tout ça bizarre…’

    Certains disent que Trump balance toute sa quincaillerie militaire (Tomahawk, GBU-43/B) maintenant … parce qu’elle est en fin de vie. Plutôt que de l’envoyer à la casse pour cause d’obsolescence technologique il la largue sur la Syrie et l’Afghanistan.
    Cela a le double avantage de faire passer Trump pour un dur (message aux Coréens) et cela le fait remonter dans les sondages.


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