Suite de notre série sur les mégabanques.

Intéressons-nous aujourd’hui à la taille des banques et des systèmes bancaires. Voici une visualisation de la taille relative des grandes banques mondiale, exprimée en % du PIB de leur pays :

On constate la démesure de certains pays, en particulier la Suisse, l’Angleterre et la France – comme nous l’avons déjà observé.

Faisons dès lors le rapport entre la taille de l’ensemble du secteur bancaire (son bilan) et le PIB du pays en Zone Euro :

On observe ainsi que le secteur bancaire du Luxembourg représente 21 fois son PIB – tout va bien…

Zoomons un peu :

On constate ainsi une claire hypertrophie de Chypre (hum hum…), Malte et de l’Irlande.

Vient ensuite la France qui est assez nettement au dessus de la moyenne de la Zone – merci le “modèle de banque universelle”.

Observons alors l’évolution récente :

Incroyable, mais le Luxembourg a bien dégonflé son secteur bancaire, passé de 35 fois le PIB à 21 en 10 ans. (ah la fin du secret fiscal qui approche…)

Zoomons :

On observe clairement l’hypertrophie du secteur irlandais et sa décrue (les faillites coûteuses remettent toujours du plomb dans la tête…), ainsi que de Malte et Chypre – mais là, ça va s’arranger tout seul cette année, vous verrez…

Zoomons encore :

On observe une nette tendance à l’embonpoint des secteurs bancaires des grands pays de la zone, la France tenant le pompon (après une croissance de 60 % ; ça ira mieux après la prochaine faillite, vous verrez).

Nouvelle illustration avec nos amis belges qui ont encore payé pour voir les dégâts des mégabanques…

Voici pour les autres pays de la zone :

Au niveau de secteurs bancaires, voici la répartition des prêts accordés par les banques de la zone euro à des non-banques :

Là encore - quelle surprise imprévisible que Chypre ait eu des difficultés…

Dans le prochain billet, nous analyserons la situation des dépôts dans la zone euro

38 réponses à 0170 Taille des secteurs bancaires en zone euro

  1. Bastien Le 18 juin 2013 à 07h54
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    Bonjour,

    Tout d’abord Merci pour cette analyse qui encore une fois crève les yeux ! Surtout pour le Luxembourg, Malte, Chypre et l’Irlande (où se déroule le beau G8, idéal pour parler fiscalité !)

    Je voudrais savoir quel est le pourcentage du PIB que ne devrait pas dépasser une banque dans sont pays ? (100% ou peut être moins ?)

    De plus, vous parlez d’une illustration avec la Belgique et je ne la vois pas alors peut être que c’était de l’humour belges et que je n’ai pas compris…si c’est le cas je m’en excuse…

    Cordialement
    Bonne journée à Tous !
    Et Vive Dia Crisis !


    • LeTaulier Le 18 juin 2013 à 09h16
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      “Je voudrais savoir quel est le pourcentage du PIB que ne devrait pas dépasser une banque dans sont pays ?”

      Il n’y a pas de règle ou de niveau souhaitable car chaque cas est particulier.

      Il n’y a rien d’anormal à ce qu’un pays qui est un hub financier, comme l’est le Luxembourg, dépasse les 1.000 % du pib n’est pas inquiétant car ce chiffre est artificiel: Les actifs se trouvent à l’étranger et les détenteurs du passifs sont aussi à l’étrange, tout cela n’est qu’un jeux d’écriture comptable.

      Le fait que les USA est un secteur financier relativement petit s’explique par le canal de financement des entreprises. 75% du financement vient de la bourse alors que ce taux est l’inverse de ce qui se fait en Europe.

      Lorsqu’on regarde le seconde tableau d’Olivier on voit bien que les pays de la zone euro qui ont été au tapis sont aussi bien des pays avec un petit secteur bancaire comme la Grèce (235%) qu’avec un gros secteur bancaire comme Chypre (721%).


      • Incognitototo Le 18 juin 2013 à 19h13
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        Assez d’accord avec vous pour une fois… ce n’est pas la taille qui compte ;-) , mais par quoi est constituée cette taille…


    • norbix Le 18 juin 2013 à 09h23
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      Observez l’une des courbes belges. On y perçoit les faillites de Dexia et Fortis.


  2. raujol Le 18 juin 2013 à 08h51
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    les préts bancaires de la France sont inférieur de 11 points à ce qui se pratique en moyenne dans la zone euro est ce que ca signifie que les banques ne prétent pas assez ou que la taile des préts est trop grosse par rapport a économie ? Par ailleurs avez vous prévu une étude sur le secteur financier de la lettonie bientot ? J’aimerais comprendre pourquoi ce serait une future chypre ?


    • Surya Le 18 juin 2013 à 09h12
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      Certaines banques slovènes (et non lettones) sont sous capitalisées et ayant une compta plus que douteuse (pourtant certifiée par les big4) certaines grosses banques sont techniquement en faillite. Elles ont d’ailleurs été dégradées par les agences de notation.


  3. chant31 Le 18 juin 2013 à 09h25
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    C’est vrai que la banque d’angleterre ne se situe pas dans la zone euro mais de quelle manière peut-elle bien profiter de la situation ?


  4. raujol Le 18 juin 2013 à 09h46
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    comment voit on que une banque est techniquement en faillite ? (pardon pour ma question de beotien mais j’ai découvert le probléme bancaire que cette année avec le cas chypriote.)


    • Surya Le 18 juin 2013 à 10h34
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      Quand vous avez des fonds propres négatifs ou nuls après avoir passé les dépréciations.


  5. raujol Le 18 juin 2013 à 09h47
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    Un lien qui pourra intéresser tout le monde link to les-crises.fr


  6. BA Le 18 juin 2013 à 11h35
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    Mardi 18 juin 2013 :

    Les banques italiennes ont dans leurs livres 131 milliards d’euros d’actifs pourris (chiffres de mars 2013).

    Les banques espagnoles ont dans leurs livres 167,087 milliards d’euros d’actifs pourris (chiffres d’avril 2013).

    Lisez cet article :

    Espagne/Banques : le taux de créances douteuses monte à 10,87% en avril.

    link to romandie.com


    • raujol Le 18 juin 2013 à 12h47
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      c’est combien le taux de fonds propres Des banques espagnoles si c’est comme crédit agricole on est mal.


      • Surya Le 18 juin 2013 à 13h26
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        Paradoxalement BBVA et Santander ont des niveaux de capitalisation assez enviables comparés aux niveaux français, allemands voire même ailleurs…


        • raujol Le 18 juin 2013 à 14h18
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          Vrais chiffres ou maquillage ? x)


        • chris06 Le 18 juin 2013 à 18h29
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          @Surya,

          oui, les deux méga-banques universelles espagnoles, très diversifiées et ayant leurs activités dans de nombreux pays, sont les plus solides, tandis que les caisses d’épargne espagnoles, adossées aux collectivités territoriales et spécialisées dans le financement de la bulle immobilière espagnole (ce que certains appellent “financement de l’économie réelle”) sont les plus fragiles…

          vous trouvez que c’est paradoxal?


          • Stéphane Grimier Le 18 juin 2013 à 20h30
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            Vous savez, elles sont peut-etre les plus solides, mais ca ne prouve rien.
            Un mur en carton est plus solide qu’un mur en papier, on s’en ferait pas des baraques pour autant.


          • Surya Le 18 juin 2013 à 23h01
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            Je vois pas trop le rapport. Je parle de niveau de capitalisation.

            à l’inverse la BCEE (luxembourg) est un pure player retail et dispose d’un des meilleurs (le meilleur ?) ratio Tier 1 d’Europe. Ce seul fait suffit-il à justifier la supériorité du modèle de banque spécialisée vs banque universelle ?


  7. pyrrhogaster Le 18 juin 2013 à 15h09
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    Au fond quel relation y a t-il entre les banques et l’état ou elles sont domiciliées ? Nous avons vu les gouvernements venir au secours de “leurs” banques, et je riais jaune lorsque toutes ces mégabanques “internationales” ou “mondiales” se sont si opportunément souvenues de leurs pays d’origine.

    Mais juridiquement, un état est il dans l’obligation de soutenir ses banques ? A mon avis non. Je me souviens que lorsque de petites banques française traversaient une crise, les collègue évoquaient le “devoir de l’actionnaire” qui était était de la renflouer en apportant des capitaux. Ce devoir n’avait rien de légal. Dans une banque comme dans toute SA les actionnaires sont engagés dans la limite des capitaux qu’ils ont placés et qu’ils peuvent perdre. Rien, juridiquement ne les contraint à venir sauver leur entreprise en augmentant la mise au moment même où son avenir est menacé.

    Bref le plus étrange dans la crise bancaire que nous vivons et dans les mécanismes que nos gouvernants mettent en place pour les contrôler mieux à l’avenir est de voir que tout baigne dans l’incertitude ou le vide juridique. Tout dépend des rapports de force. C’est par un bras de fer que l’Irlande a été convaincu de sauver ses banques (ou leurs créanciers) et par une ruse qu’elle a basculé sa dette sur la BCE.

    Le jour ou l’on écrira que toute banque dont les engagements dépassent 20% du PNB de son pays d’origine a droit au secours de l’état, l’idée que son CA doit accueillir un ou plusieurs représentants de cet état (avec droit de véto) s’imposera, ainsi que le droit pour cet état de réglementer sérieusement on activité.

    Je viens de découvrir une variante du Glass Steagal act !


  8. caroline porteu Le 18 juin 2013 à 18h04
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    Tiens il tombe à point cet article là :
    « Bad Banks » : une bombe de 1.000 milliards d’euros pour les contribuables européens

    EXCLUSIF Six ans après la crise, plus de 1.000 milliards d’euros d’actifs douteux ou illiquides restent stockés dans les « bad banks »

    link to lesechos.fr


    • raujol Le 18 juin 2013 à 18h19
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      Comme l’a dit Delamarche ce n’est qu’un des trous du panier percé.


  9. raujol Le 18 juin 2013 à 18h53
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    aprés la levée du secret des capitaux il y a quelques joours link to lefigaro.fr

    Maintenant le présidt chypriote veut la levée du plan d’aide ft.com/cms/s/0/b9b8ff9c-d80c-11e2-b4a4-00144feab7de.html#axzz2WaGA9jHZ …


  10. BA Le 18 juin 2013 à 20h50
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    Mardi 18 juin 2013 :

    François Leclerc écrit :

    il n’est pas inutile de lancer un pavé dans la mare, comme vient de le faire le quotidien financier français « Les Échos ». L’ensemble des structures de défaisance (bad banks) créées en Europe depuis le début de la crise logerait actuellement, selon ses calculs, environ 1.000 milliards d’actifs douteux ou illiquides (invendables). L’hypothèse d’une bombe à retardement est évoquée par un journal qui ne verse pas dans les titres à sensation en règle générale.

    Quel est en réalité le choix qui se profile, que les débats en cours n’explicitent pas ? Il n’y a à terme que deux solutions :
    - soit les États porteront la charge financière de ces pertes,
    - soit le système financier risquera de s’écrouler si les créanciers et gros déposants sont fortement impliqués, car les banques sont débitrices ou créditrices entre elles.

    On croit dans ces conditions deviner par avance la tournure que ces discussions prennent – le recours aux finances publiques – avec la circonstance aggravante d’une absence de mutualisation de la dette entre les États, ou de son plafonnement si le MES intervient. Ce qui aura comme conséquence d’amplifier les déséquilibres au sein de la zone euro, d’augmenter la dette publique et d’alourdir la charge du désendettement, avec comme seule solution de rallonger encore son calendrier déjà étiré. Ou bien même de rendre insolvables des États, avec comme seule issue de restructurer leur dette. En prenant leurs distances avec le FMI, qui le souligne avec l’exemple de la Grèce, les autorités européennes se voilent la face une fois de plus. Telle est la dynamique dans laquelle nous nous trouvons, si rien ne vient l’interrompre.

    link to pauljorion.com


  11. totor Le 18 juin 2013 à 22h53
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    Les questions de la Commission d’enquête à M. CONDAMIN-GERBIER au Sénat.
    link to videos.senat.fr

    A gerber…
    Passage hallucinant où Devedjan menace le témoin s’il révèle qu’ils sont arrivés à Genève dans l’avion d’une grande fortune française délocalisée en Suisse plutôt qu’en TGV, juste avant la présidentielle 2007.
    Confirmation de la quinzaine de dossiers de ministres et anciens ministres évadés fiscaux. PS et UMP dans le même sac…
    Triste moment où il explique que ce qu’on fait actuellement ne changera absolument rien et n’est que de la poudre aux yeux, que plus on s’agite, plus l’argent part loin (Singapour maintenant) et que la seule solution qu’il envisage est la cellule de dégrisement anonyme avec obligation d’investir en France l’argent rapatrié.
    Au moins les Sénateurs ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au courant…
    J’en viens à penser que seul un retour aux monnaies nationales AVEC un contrôle des capitaux sévère permettrait de revenir à une situation saine où les 1% paie l’impôt.
    Et je deviens de plus en plus allergique à tout discours d’austérité / réforme tant que rien n’est fait dans ce domaine.


  12. Pascal Le 19 juin 2013 à 06h43
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    Juste une question concernant le Luxembourg et la baisse relative des banques dans le PIB.
    Il m’a semble lire un truc il y un moment deja, comme quoi au debut de la crise Grecque la holding banque EFG avait ete transfere de Suisse (ou elle etait un banque) au Luxembourg car pays zone euro. Et au luxembourg cette structure n’a pas eu le statut de banque ce qui lui permettait de ne pas reporter a la BRI.
    Bref c’etait une presentation de la Soge ou l’exposition a la Grece en suisse etait de l’ordre de 60 milliards et 3 mois plus tard il ne restait que 3 ou 4, tout ca etait base sur des donnees de la BRI.
    Enfin tout ca c’etait les premices de la crise “grecque”.

    Est-il possible de savoir si d’autres banques ont simplement change de structure et donc ne reportent plus rien, ou si vraiment il y a une baisse?


  13. Mankind Le 19 juin 2013 à 22h01
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    Je comprends pas votre obsession avec la statistique Luxembourgeoise.

    C’est un place de conseil dans le transit d’actifs qui se rémunère comme telle. La richesse réelle du pays provient du multilinguisme/multiculturalisme, des frontaliers, des activités de conseils fiscal et juridique, du poids de l’état dans l’économie et de la faible imposition.

    J’y suis, et la fin du secret bancaire est un non événement dans le pays, ça fait déjà 3/4 ans que tout le monde en parle ici d’ailleurs. bref.

    Faut arrêter de croire que cette place financière prospère sur les dépôts… le secret bancaire n’était qu’une partie d’un ensemble. Cela a pénalisé l’activité de certains établissements certes mais pas le pays.

    La place se restructures sous l’impulsion de la crise et des restructuration des grands établissements financier (qui souhaitent se barrer d’Europe ni plus ni moins, ici le DT est hyper flexible, on entend les arguments sans langue de bois durant les plans sociaux).

    Stop à l’obsession, la France aura plus de problèmes à court/moyen termes que le Luxembourg.

    ça devient puérile et malsain votre envie de vouloir tout voir péter en europe.


    • Surya Le 19 juin 2013 à 23h02
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      La finance (au sens large) représentait 33% du PIB et 10% des emplois (abbl.lu) en 2010, je n’arrive pas à trouver les stats pour les années plus récentes ?


      • Vénus-Etoile du Berger Le 30 juin 2013 à 10h56
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        Si nous observons uniquement la finance de marché, à elle seule,

        La Finance de marché représente 38% du PIB et 17% de l’emploi en 2012.

        Pour ma part pour les années antérieures 2010, 2011,

        d’après mon calcul donc sauf erreur de ma part
        Je trouve % Emploi
        En 2010 :
        « Finance totale » : 28,55%

        En 2011 :
        « Finance totale» : 28,53%

        Pour ma part, je ne mettrais pas mon argent au Luxembourg.


  14. Mankind Le 20 juin 2013 à 16h35
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    Ce que je reproche à Berruyer c’est sa philosophie qui consiste à vouloir tirer des conclusion politiques l’aide d’analyse statistique globale là où justement il refuse d’accepter le fait que le politique dans toute son irrationalité et sa subjectivité est la solution à la problématique européenne.

    Le Luxembourg n’est pas une donnée technique, les investissements dinfrastructure sont énorme compte tenu de la taille du pays et biensûr ne sont pas mentionné sur eurostat ou dans LeMonde.

    Pour nous résidents on constate depuis 2006/2007 une vraie volonté gouvernementale de sortir de la dépendance économique au secteur financier.

    La création de deux universités, une révision fiscale, de gros investissements d’avenir dans les transports en commun (ici majoritairement le bus, bientôt un grand tramway dans la capital), la création d’un grand hub logistique européen en fret route/rail, également la création de nombreux site et cluster pour les start up et structure individuelle pour encourager l’innovation dans divers domaine.

    Un véritable pôle informatique de grand ampleur qui se développe depuis 5 ans avec les plus grands mondiaux implanté. Egalement une vraie valorisation de l’agriculture locale dans les linéaires, un encouragement à l’achat dans les fillières courtes, des prestations sociales d’importance pour les plus pauvres avec une vraie politique d’encourage à la famille pour les résidents et les frontaliers, un ministère de l’industrie qui soutient sa sidérurgie (historique ici comme en Lorraine ou en Wallonie voisine) mais surtout qui investit dans le renouvelable etc. etc.

    Bref je m’arrête, mais au delà des problèmes et des défauts la volonté politique est bien là et à l’échelle de ce petit pays, les volontés de changement sont sans communes mesures avec ses grands voisins passéistes bloqués dans leurs conservatismes (bien qu’ici aussi la classe politique soit sacrèment poussièreuse, comme dans bcp de pays).

    Vous ne voyez pas non plus que la suisse par son système politique est ô combien plus démocratique que la France et que sa population rejette bien plus farouchement l’affairisme et le clientélisme que les français.

    C’est fatiguant de tirer à boulet rouge sur l’Allemagne le BeNeLux et la Suisse sous prétexte que les situations sont inégales.

    Maintenant au lieu de condamner il faut valoriser un discours positif d’unicité et de mise en commun. Arrête d’hurler au parasitisme, balayons tous devant notre porte et ensuite travaillons de concert.

    ça doit être ça l’europe, pas une farandole d’accusateur/accusé comme aime tant les français à théatraliser chaque problème en nouvelle version de “j’accuse”.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 30 juin 2013 à 11h00
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      Mankind,
      vous exprimez « Pour nous résidents, on constate depuis 2006/2007 une vraie volonté gouvernementale de sortir de la dépendance économique au secteur financier. »

      La finance de marché représente 38% du PIB et 17% de l’emploi en 2012

      Egalement le Luxembourg comprend le 2e centre financier au monde !

      Le secteur financier représente d’après mon calcul donc sauf erreur de ma part, 28,55% en 2010 et 28,53% des emplois en 2011.

      L’économie du Luxembourg est fortement dépendante du secteur financier et il faudrait davantage « qu’une vraie volonté gouvernementale » pour sortir de cette dépendance.

      71% des salariés ne sont pas luxembourgeois

      74% des créateurs d’entreprise ne sont pas Luxembourgeois
      (10% allemands, 22% belges, 25% français, 5% italiens, 6% portugais)

      Chypre à côté est une miniature.


  15. Surya Le 20 juin 2013 à 00h37
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    Second plus gros employeur du pays (toutes catégories confondues) : BGL BNP Paribas
    Second dans le secteur bancaire : Groupe Dexia BIL


  16. Mankind Le 20 juin 2013 à 12h49
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    Je ne vous dit pas que tout est rose.

    Je vous dit simplement que ce discours négativiste au possible est contre-productif. Déjà parceque appuyer sans vergogne sur les dissentions européennes nous amène à nous désunir d’avantage là où aujourd’hui nous avons cruellement besoin d’unicité.

    La France, est un paradis fiscal donneur de leçon. Déjà qu’elle règle le problème de la nouvelle calédonie, puis de Monaco et d’Andore et également celui de l’imposition de ses grands groupes. Après ils donneront des leçons. Au même titre que Irlande, Autriche, Pays-Bas, Slovénie etc.

    Ensuite Surya, les plus gros employeurs du pays :

    Groupe ArcelorMittal
    BGL BNP Paribas
    Groupe Cactus (gde distri)
    Groupe CFL (chemin de fer luxo)
    Groupe Entreprise des Postes et Télécommunications
    Goodyear Dunlop Tires Operations SA
    Groupe Dussmann Luxembourg (entretient industriel)
    Luxair SA (compagnie aérienne nationale)
    Groupe PricewaterhouseCoopers
    Groupe BIL (précédement Dexia)

    2 banques et 1 auditeur. ça n’amène pas de l’eau à votre moulin désolé.

    J’attends vos chiffres en France sur la position des industriels dans les 10 plus grands employeurs tiens.


  17. LeTaulier Le 20 juin 2013 à 12h58
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    Laisse tomber Mankind!

    Les Français détestent le Luxembourg et la Suisse car avoir à leur porte des pays riches et dont la prospérité ne repose pas sur une matière première comme le pétrole c’est comme avoir un miroir qui leur dit que si ils ont des problèmes c’est avant tout à cause d’eux-même et qu’ils doivent arrêter de se chercher des excuses bidons.


  18. Surya Le 20 juin 2013 à 15h53
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    Mon post n’avait pour pour but de dire qu’il n’y a que des banques au lux mais que les 2 premiers employeurs du secteur sont des banques fortement exposées à des tensions sur l’interbancaire. D’ailleurs l’une des 2 fait partie du plan de démantèlement de Dexia :D


  19. Vénus-Etoile du Berger Le 30 juin 2013 à 12h03
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    @Surya, vous répétiez en boucle dans plusieurs billets précédents de

    {mettre son argent à l’étranger dont au Luxembourg},

    Pour ma part, je mets un

    go to {mettre son argent en France} {laisser son argent en France}

    D’autre part, en complément, voici le plan de démantèlement
    Communiqué de presse DEXIA, Bruxelles, Paris, 10 octobre 2011 – 5h30

    Les États belge, français et luxembourgeois apportent un soutien fort à Dexia dans la mise en œuvre du plan de restructuration annoncé le 4 octobre

    Dans le cadre d’un plan de restructuration global constituant une réponse à l’aggravation de la crise des dettes souveraines et aux tensions qu’elle a provoquées sur le marché interbancaire, le conseil d’administration de Dexia SA a examiné ce jour une première série de mesures s’inscrivant dans la lignée des décisions des États français, belge et luxembourgeois visant à stabiliser la situation de liquidité du groupe. Le conseil d’administration de ce jour :
    • a considéré que dans les circonstances actuelles il était conforme à l’intérêt social de Dexia SA et de ses filiales d’accepter l’offre présentée par l’État belge pour l’acquisition de 100 % des parts du groupe Dexia SA dans sa filiale Dexia Banque Belgique et a donné mandat au management du groupe pour que les conséquences de la cession soient gérées dans l’intérêt de ses clients, des collaborateurs du groupe et des actionnaires ;
    • a approuvé la participation de Dexia au dispositif de garantie de financement décidé par les États belge, français et luxembourgeois à hauteur de 90 milliards d’euros maximum au bénéfice de Dexia SA et de sa filiale Dexia Crédit Local ;
    • a donné mandat à l’administrateur délégué d’entrer en négociation exclusive avec la Caisse des Dépôts et Consignations et La Banque Postale en vue de la conclusion d’un accord relatif au financement des collectivités locales françaises ;
    • a été informé de l’avancement des discussions exclusives avec le groupement d’investisseurs internationaux, auquel participera l’État du Luxembourg, intéressé par l’acquisition de Dexia Banque Internationale à Luxembourg, comme annoncé le 6 octobre 2011.

    Reprise de Dexia Banque Belgique par l’État belge
    L’État belge, eu égard aux risques et aux difficultés que fait naître, pour Dexia Banque Belgique, la situation du groupe Dexia, et considérant le caractère systémique de Dexia Banque Belgique pour le système financier belge, a décidé d’offrir de racheter la participation de Dexia dans Dexia Banque Belgique (voir annexe). Le conseil d’administration de Dexia SA a examiné l’offre de l’État belge qui comprend notamment l’acquisition de l’intégralité de la participation de Dexia SA dans Dexia Banque Belgique et ses filiales – à l’exception de Dexia Asset Management – pour la somme de 4 milliards d’euros et un mécanisme de complément de prix en faveur de Dexia SA en cas de revente éventuelle dans un délai de cinq ans. Le conseil d’administration a analysé cette offre et des experts indépendants ont été consultés. Soucieux de l’intérêt social du groupe mais aussi de celui de ses filiales, il a approuvé le rachat de Dexia Banque Belgique par l’État belge. Sur la base des chiffres au 30 juin 2011, cette opération aurait eu pour effet de réduire le bilan de55 milliards d’euros, les risques pondérés de 42 milliards d’euros et aurait engendré une perte de l’ordre 3,8 milliards d’euros ainsi qu’une réduction concomitante de la réserve AFS négative de 2,2 milliards d’euros.

    * Dexia est une société cotée. Ce communiqué contient de l’information soumise aux prescriptions légales en matière de transparence des entreprises cotées en Bourse

    par la suite au 31 decembre 2012 lire
    link to capital.fr

    un petit extrait

    Dans le plan de démantèlement tel qu’envisagé début 2012, il avait été prévu que Dexia conserve près de 32% de DexMA, ce que rejetait Bruxelles en exigeant la rupture de tout lien capitalistique entre la banque et ses activités françaises de financement des collectivités locales.

    Le groupe franco-belge, ancien numéro un mondial du financement des collectivités, explique dans un communiqué que DexMA sera reprise par une nouvelle structure de crédit détenue à 75% par l’Etat français, à 20% par la Caisse des dépôts (CDC) et à 5% par la Banque postale.

    La filiale bancaire de La Poste pourra à terme porter sa participation à 33%, ajoute Dexia.

    La cession de DexMA doit intervenir d’ici fin janvier 2013, au prix d’un euro symbolique.


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