“J’assume un texte auquel je ne crois pas” : je dirais qu’on a ici toute la quintessence du socialisme (pardon, focialisme)…

Il manque un peu des fois, le général, non ?

Je suis assez fasciné par un tel manque d’ambition, cette espèce de pulsion de mort liée à cette soif d’immobilisme… C’est vrai que cela a été dur, mais plus qu’avoir signé l’accord, les réactions de Tsipras après le 13 juillet (et les révélations de Varoufakis) ont été particulièrement décevantes… L’euro ou la survie, il a choisi…

Je me rappelle une fois de Marie-France Garaud, me disant : “mais regardez que fait le renard pris au piège ? Il se ronge la patte, car il pense qu’il vaut mieux vivre libre sur 3 pattes…” C’ets bien résumé.

Alexis Tsipras s’exprime à la veille du vote crucial au Parlement grec sur l’accord, très mal accueilli par une partie de son parti de gauche radicale Syriza.

Le Premier ministre grec lors de son interview télévisée le 14 juillet 2015. (ANDREA BONETTI / PRIME MINISTER OFFICE / AFP)

Le Premier ministre grec lors de son interview télévisée le 14 juillet 2015. (ANDREA BONETTI / PRIME MINISTER OFFICE / AFP)

Il n’y adhère pas, mais il fallait le faire. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a reconnu mardi 14 juillet au soir que l’accord avec les créanciers pour un troisième plan d’aide financière était un texte auquel “il ne croit pas”, mais qu’il “a signé pour éviter le désastre au pays”.

Alexis Tsipras s’exprime à la veille du vote crucial au Parlement grec sur cet accord annoncé lundi à Bruxelles et qui est très mal accueilli par une partie de son parti de gauche radicale Syriza.

Voici ce qu’il faut retenir de l’interview du Premier ministre grec.

# “J’assume mes responsabilités”

“J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays”, déclare Alexis Tsipras lors d’une interview à la télévision publique grecque ERT.

“Quand un bateau est en difficulté, le pire pour le capitaine est de l’abandonner”, martèle-t-il en excluant des élections anticipées car “il n’a pas l’intention d’échapper à ses responsabilités”.

# “Discussions idéologique”

Alexis Tsipras explique par ailleurs “vouloir faire tout ce qu’il peut pour garantir l’unité du parti”.

“Ce n’est pas le moment pour des discussions idéologiques” mais de s’assurer de l’accord avec la zone euro.

Il a loué son partenaire de la coalition gouvernementale, Panos Kammenos, dirigeant du petit parti souverainiste Grecs Indépendants, qui l’a toujours soutenu malgré leurs différences idéologiques.

“Je suis sûr que certains se seraient réjouis si ce gouvernement était une parenthèse [politique]“, déclare Alexis Tsipras. “C’est une grande responsabilité de ne pas plier”.

# “Une mauvaise nuit pour l’Europe”

Le Premier ministre grec laisse entendre que les banques, fermées depuis le 29 juin, allaient le rester encore un bon moment :

“L’ouverture des banques dépend de l’accord final qui n’aura pas lieu avant un mois”, dit-il, pour ne pas que les Grecs risquent d’aller chercher tout leur argent. Mais il espére que la BCE augmente l’ELA, l’aide d’urgence aux banques, donc “il y aura la possibilité de retirer plus”.

Il estime que la nuit de l’accord, celle de dimanche à lundi, “a été une mauvaise nuit pour l’Europe”, marquée par “une pression sur un peuple qui s’était exprimé lors du référendum”. “La position des Européens était dure et vindicative”..

Alexis Tsipras se réjouit néanmoins du plan estimé à un montant entre 82 et 86 milliards d’euros de prêts sur trois ans que la Grèce peut obtenir si elle remplit les conditions imposées, et de l’engagement des créanciers de commencer à discuter de la dette grecque cette année.

“C’est une combinaison qui doit faire éviter le Grexit et renforcer les investissement en Grèce”, espère-t-il.

# Les cercles conservateurs

Le Premier ministre s’en est pris aux cercles conservateurs en Europe et au ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble en faveur “d’un plan B” pour la Grèce, c’est-à-dire la sortie du pays de l’euro.

“En aucun cas je n’aurais accepté ce plan” élaboré depuis mars, assure Alexis Tsipras. Il révéle qu’il a demandé “une étude sur les conséquences d’un ‘Grexit'” mais quand il l’a lu, il a jugé qu’il ne constituait pas “une solution alternative” pour la Grèce.

Il a estimé que le risque du Grexit existait toujours tant que l’accord avec la zone euro n’a pas été finalisé.

Interrogé sur la démission de l’ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis, Alexis Tsipras l’a qualifié de “très bon économiste” mais pas forcement “un bon homme politique”.

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OB : RAPPEL : attention, en 2015, “homme politique” =”émasculé”.

Je n’ai longtemps pas trop su quoi penser de ce type là ; hélas, il a fallu que se déroule l’Histoire pour y voir plus clair…

En tous cas, il est évident que le vrai “homme politique”, c’est Varoufakis… L’Homme politique, c’est celui qui écrit l’Histoire, parfois à raisons, parfois à tort ; Tsipras (dont les réactions post-accord montrent bien la nature) restera un petit laquais à qui cette seconde citation de Marie-France Garaud va à ravir : “Je croyais qu’il [Chirac] était du marbre dont on fait les statues. En réalité il est de la faïence dont on fait les bidets.”

Le pouvoir corrompt tout.

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Les 10 “Varoufakisseries” à retenir

Source : L’Obs, le 15 juillet 2015.

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141 réponses à Tsipras parle aux Grecs : “J’assume un texte auquel je ne crois pas”

Commentaires recommandés

Learch Le 18 juillet 2015 à 01h42

Un autre vrai “homme” politique s’est révélé durant cette crise : Zoé Konstantopoulou,
l’incorruptible de la Vouli,
la plus jeune présidente de ce parlement,
avocate, spécialiste de la lutte contre la fraude fiscale,
diplômée à Nanterre et à la Sorbonne :

“NON aux chantages,

NON aux ultimatums,

NON aux memoranda de l’assujettissement,

NON au paiement d’une dette qu’il n’a pas créée et dont il n’est pas responsable,

NON à des nouvelles mesures de misère et de soumission.”

  1. Laurent Dup Le 18 juillet 2015 à 01h35
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    Je dois avouer rester de marbre avec ces deux là. Si je devais quand même porter une préférence j’inverserais ce qui est proposé ici car Tsipras se suicide politiquement à court terme quand Varoufaquis quitte la scène au bon moment pour mieux revenir propret sur lui. Nous savons tous ici que les deux sont opposés à tte sortie de l’Euro et plus encore de l’UE. ( il n’est même pas la peine qu’il nous donnent leur avis sur l’Otan…)


    • Cédric Le 18 juillet 2015 à 12h47
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      Je ne pense pas que Varoufakis revienne, ce n’est pas un homme politique, il a un vrai métier, lui.


  2. wesson Le 18 juillet 2015 à 01h39
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    Désolé, moi je ne suis toujours pas décidé à coller le panneau “traître” ou “petit bras” sur le torse à Tsipras.

    Son erreur effectivement a été de croire en un autre Euro, et c’est une analyse qui est d’ailleurs partagé par une très grande partie de la gauche radicale Européenne.

    Mais il ne faut pas se raconter d’histoire sur ce qu’aurai été une sortie de la Grèce de la zone Euro, en pleine saison touristique et à ce degré d’impréparation: tout le système bancaire Grec volatilisé, une quasi impossibilité à importer quoique ce soit pendant des mois, les gens pas payés ou avec des IOU et dans le contexte d’une armée encore infestée des soutient de la dictature: un coup d’état aurait été possible, avec une guerre civile potentiellement à la clé.

    Dans ce contexte là, peut-être effectivement qu’une reddition s’imposait, pour se préparer ensuite à sauter le pas cette fois pour de bon.

    Quoiqu’il en soit, Tsipras aura quand même beaucoup de mal à se maintenir, et son parti va probablement éclater. Des élections anticipées sont à mon sens inévitables à assez court terme.


    • Micmac Le 18 juillet 2015 à 02h32
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      Je suis d’accord…

      Avoir 18 ennemis plus ou moins débiles n’a pas dû être une mince affaire au cours de ces “négociations”…. En fait, il n’y a pas eu de négociations : on a exigé de Tsipras et Varoufakis une reddition en rase campagne, rien d’autre, et la pression a été très forte.

      Le coup le plus dur a été porté par Hollande, que, avec son habitude de ne pas choisir, Tsipras a pris pour un allié jusqu’au dernier moment. En fait, il n’a jamais soutenu le gouvernement grec, mais la façon hollandaise de soutenir la chèvre et le chou jusqu’au dernier moment l’a laissé croire. Ce type est une calamité, autant que son prédécesseur. La France se tape dix ans de malheur, espérons que ça s’arrête là.

      Ces types sont tarés. Il n’y a pas un seul chef d’état ou ministre de quelque importance en Europe qui ait la moindre carrure. Ils donnent l’impression d’agir de façon complètement grégaire comme des enfants dans une cours d’école… La Lagarde demandant aux grecs de leurs envoyer des adultes pour négocier est un peu un aveux freudien. Le seul adulte dans la salle était manifestement Varoufakis. Pourtant, il existe des hommes compétents et de bonne volonté dans tous les pays d’Europe. Comment ce fait-il qu’aucun d’entre eux n’ait pu acquérir la moindre parcelle de pouvoir? C’est vraiment préoccupant.

      J’avoue que je ne comprends pas bien la mansuétude de Varoufakis pour Schaüble… Peut être une façon de souligner à quel point les autres sont tarés et bornés, puisque que Schaüble l’est manifestement.

      Mais l’affaire n’est pas terminé. L’accord ne résout rien, il ne fait que prolongé les problèmes. C’est la continuité de la politique désastreuse qui a été mené jusqu’ici. C’est de pire en pire, ça marche pas, qu’importe, c’est la faute des grecs, pas de la politique menée, on continue, il faut juste punir les grecs pour que ça finisse par marcher… Des débiles, des gamins. Il est toujours difficile de faire des prédictions, mais je ne pense pas m’avancer beaucoup en écrivant que je ne vois aucune raison pour que la bouse ne s’écrase pas sur le ventilateur, dans un avenir assez proche.

      Cet accord est de fait une catastrophe voulue et exigée par les très sagaces gouvernements européens. Tsipras en a probablement parfaitement conscience, et ça doit faire parti des causes qui l’ont mené à cette décision, qu’il a prise complètement acculé (le robinet à liquidité coupé, autant dire un acte de guerre de la BCE contre la Grèce).

      Pour ma part, j’attends de voir. J’ai l’impression que Tsipras, le dos au mur, avec son pays mis en état d’arrêt économique par les tarés de Bruxelles, n’avait d’autre choix que de gagner du temps. Sa seule erreur a été de ne comprendre que trop tard qu’il négociait avec des connards et des imbéciles (les deux termes ne s’excluant pas).


      • Serge Le 18 juillet 2015 à 04h48
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        Ce n’est pas simplement une question de carrure,de compétence,de konnards ou de tarés ,comme vous dites .(Même s’il y en a parmi ces gens là ).
        L’Allemagne défend SES intérêts et Mollande( fils de Delors) défend en priorité son idée de l’Europe .Priorité pour lui ,sur les intérêts de la France ,et en dernier sur celui de la Grèce.
        Ainsi continue de voguer la “nef des fous” …


        • Crapaud Rouge Le 18 juillet 2015 à 17h14
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          Mollande( fils de Delors) défend en priorité son idée de l’Europe” : je ne pense pas que le mollusque auquel vous faites allusion ait une idée sur quoi que ce soit. Se ranger à l’avis de Merkel ou d’Obama est plus confortable que de défendre une idée personnelle.


      • Amstellodamois Le 18 juillet 2015 à 09h57
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        Dans le cas de Schäuble, il faut bien reconnaître que lui, au moins, était conséquent et proposait un Grexit accompagné.

        Le seul dirigeant lucide parmi cette bande d’euro-fanatiques : il a reconnu que la dette grecque était insoutenable, mais que les règles européennes interdisaient tout réaménagement de celle-ci. D’où la nécessité d’un Grexit.


        • P. Peterovich Le 18 juillet 2015 à 18h11
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          Les règles européennes peuvent être changées. C’était ce qu’espéraient les Grecs, mais il n’y a pas d’accord en ce sens.


      • OFJ Le 18 juillet 2015 à 10h08
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        La mansuétude de Varoufakis vis à vis de Schaüble : il me semble que Schaüble en poussant la solution du GREXIT offre aux grecs et à la zone euro la seule solution de sortie de crise possible (car si Grexit il y a, l’éclatement de la zone euro suivra).
        Plus on attendra pour abandonner l’euro, plus cela coutera cher aux allemands, qui sont les grands gagnants avec l’euro à court terme, mais qui seront aussi les grands perdants quand la mascarade s’arrêtera : ce n’est pas pour rien que les allemands ont (auraient ?) déjà un plan détaillé de sortie de l’euro.
        Il me semble que l’objectif, in fine, de Schaüble est de démanteler la zone euro en faisant porter le chapeau aux grecs. (Car les USA sont violemment contre l’abandon de l’euro qui est leur atout maître pour dominer l’Europe).


        • K Le 18 juillet 2015 à 13h08
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          Très pertinent.
          Quand on regarde les négociations entre la Grèce et l’Allemagne, on se rend compte que les 2 parties ont intérêt au grexit (la Grèce pour équilibrer ses comptes publics et rétablir sa compétitivité et l’Allemagne pour arrêter de fournir des garenties toujours plus conséquentes, qui se transformeront un jour en transfert).
          Il ont le même intérêt mais se refusent à prendre la mesure car “le fédérateur extérieur” (États unis) n’en veut pas.
          Ce n’est pas un hasard si, dans cette histoire, les chefs de gouvernement (proches de la diplomatie) sont contre le grexit alors que les ministres des finances (plus proches des ré alités économiques) sont pour.


        • Anne Le 18 juillet 2015 à 16h37
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          Les dirigeants politiques de l’UE sont en train de jouer à qui sera le plus docile caniche des banksters qui dirigent les “zétazunis”.

          Les marionnettistes qui pilotent Obama ne voulaient pas d’un éclatement de la zone euro, (sans doute la vache UE est elle encore bonne à traire…) … et les peuples saignés seront plus dociles…

          Et puis ils savent par la propagande et la pub manipuler les peuples afin qu’ils aiment leurs chaînes : l’euro, l’UE, les insipides feuilletons ricains de la télé, la bouffe merdique des fast food, leurs “smart phones”, les “marques” (affichées par les crétins qui croient que ça fait chic) … rien dans tout ça de bien nature… mais des goûts médiocres et artificiels formatés par la pub et la manipulation… dont des populations entières sont des esclaves.

          Peut être que Schaübe est plus lucide en ce qui concerne la vassalisation des peuples européens, vassalisation accentuée par l’UE et l’intense lobbyisme de Bruxelles dont les banksters tirent les ficelles.
          Il était pour la “sortie accompagnée de l’euro” qui est, avec la dette illégitime, un boulet insupportable pour l’économie de la Grèce, (dont les banksters zuniens avaient triché le bilan pour la faire entrer dans l’euro, avec la complicité des pourris politiques au pouvoir en Grèce) ….

          Boulet insupportable pour le peuple grec, mais on dit que les grecs sont attachés à l’euro et à l’UE, qui les a traité pourtant si mal…
          ( manipulés par la peur, leurs banques fermées : un chantage qu’on avait encore jamais vu si publiquement) un épouvantail façonné pour maintenir dans leurs chaînes les autres pays surendettés, comme l’Italie le Portugal l’Espagne…la France…

          Dans l’UE une partie du problème réside dans le personnel politique des pays de l’UE, corrompu, vorace… classe égoïste de partis vendus aux lobbies, européiste bruxellois par intérêt égoïste, contre l’intérêt des peuples.

          Je propose pour sortir de ce bourbier un référendum plafonnant le salaire de tous les hommes et femmes politiques : députés, ministres, président de la république, sénateurs, députés européens… Salaires égaux plafonnés au salaire moyen des électeurs des pays qui les ont élus dans l’UE, ( leurs avantages en nature conservés pour les postes de prestiges comme président ministres… mais ces avantages en nature strictement contrôlés, et votés publiquement à l’avance).

          Tous les avantages individuels qu’ils se sont octroyés : primes et retraites dorées etc…supprimés, ….et qu’ils soient comme tout un chacun soumis aux mêmes impôts que leurs électeurs, et plus dorénavant exemptés de toutes charges comme ils le sont actuellement. (Comme la pléthore de fonctionnaires de l’UE, et des autres organismes internationaux).

          On verra peut être alors venir à la politique, et à la fonction publique internationale, des gens qui ont le bien public comme programme et non leurs “carrières” et leurs avantages et salaires mirifiques, et qui forment une classe de privilégiés vivant aux dépends du peuple, classe coupée du peuple et du bien public.


      • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 18 juillet 2015 à 12h53
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        – Avant tout sauvegarder le “système”
        – Seconde priorité : faire un exemple à destination des autres Nations européennes
        “Interdiction d’avoir des gouvernements du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple”. Il fallait
        donc éradiquer Syriza.
        – Tercio: quand une assemblée d’incompétents désignés experts d’un euro machin est
        opposée à quelqu’un qui connaît, qui développe, qui étaye, qui démontre dans le
        domaine concerné que lesdits prétendus experts ne sont qu’une somme d’un neurone
        électrocuté, ils se doivent afin de sauver leur vanité, leur carrière, leur salaire, leur
        existence, d’éliminer le miroir de leur médiocrité.
        – Quarto: S’il semble que Varoufakis ait un soupçon d’estime pour le ministre allemand,
        c’est bien parce que ce dernier a la même ligne depuis des mois et a avoué que la seule
        solution soit un “Grecraus”. Tôt ou tard. Mais personne ne veut la mort de l’euro à ce stade.
        – Quinto: Le chapitre Hollande: que pouvait-il faire? Rien. Il est à la tête d’un pays en plus
        mauvais état que la Grèce. A la tête d’un gouvernement improbable. A la merci de bon
        vouloir allemand pour les prochains mois. Sous la pression américaine pour la balance
        commerciale (Raphale, Renault au Canada, Peugeot en Iran, etc…) C’est sa seule arme
        pour 2017. Ramener un peu d’oseille et de travail par ce biais et ainsi justifier sa
        promesse de ne se présenter que sur base d’un résultat par ailleurs falsifier à l’avance.
        – Sexto: C’est ne ne sont que toute manière des palabres de guignols. Tout le monde sait
        que cet accord a pour but de gagner du temps et qu’il n’aura aucun autre résultat. Basé sur
        un PIB grec de + 3.5%…! Ouaw ! Rien que ça. Dans une économie mondiale en peine
        expansion.
        Sauvez vos épargnes, vous avez quelques mois, voir quelques
        semaines.


    • nobody Le 18 juillet 2015 à 10h13
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      @wesson,

      Ce que vous envisagez comme mesure de rétorsion du “Système” sera encore vrai demain. Par conséquent:

      A quoi sert de prendre le pouvoir si aucune solution politique n’est possible (= autorisée par le “Système”)? Dans ces conditions je ne vois en Tsipras qu’un politicard de plus, le fait qu’il ne démissionne pas le confirme puisqu’en ne le faisant pas il assume totalement son mandat de liquidateur.

      ll me semble qu’il ne pourra y avoir de solution politique à la crise (le “Système” étant totalement verrouillé: argent+médias+personnel politique+armée), La solution me semble être de nature philosophico-religieuse: il faut commencer voir le “Système” tel qu’il EST, et cesser de croire au père Noël (cesser de croire à ce qui n’existe plus: indépendance nationale, démocratie, liberté de la presse, etc.).

      Lorsque la triste réalité s’imposera à tous le “Système” s’écroulera naturellement, les individus retrouveront leur liberté de penser et d’agir, et c’est seulement à ce moment qu’il sera possible de reconstruire.

      On en revient à la puissance du VERBE!


      • wesson Le 18 juillet 2015 à 11h24
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        “Ce que vous envisagez comme mesure de rétorsion du “Système” sera encore vrai demain. ”

        Le fait d’un coté de ne pas se nourrir d’illusion, et de l’autre coté se préparer réellement à une telle rétorsion change tout.

        la réalisation d’un Grexit aurait dû être planifié bien à l’avance, surtout pendant les 2 ans qui ont précédés l’arrivée au pouvoir de Syriza, ou ils auraient pu utiliser leur formidable capital politique pour préparer la population, et aussi commencer à travailler l’international sur le sujet sans le vacarme médiatique.

        Et pour reprendre un argument particulièrement apprécié des commentateurs de l’UPR, si les billets avaient déjà été prêt lorsque les Grecs sont arrivés à la table des négociations avec l’Europe, le propos aurait été largement différent.

        Nous verrons bien comment les choses vont évoluer. C’est moi même qui ai comparé Tsipras à Pétain et la Vouli à la chambre de Laval (propos que l’on m’as d’ailleurs à demi caviardé, m’enlevant Pétain et me laissant Laval). Mais cette comparaison n’as bien évidemment aucun sens: Tsipras reconnait parfaitement la nocivité de la politique qu’il doit mettre en oeuvre, et le dit. Il ne dit pas à son peuple : “c’est ça qu’il faut faire, et faisons le dans la joie et la bonne humeur”, mais “ça marchera pas, mais on est contraint et forcé”.

        Tout mon propos se résume à dire que le fait qu’il fallait ou non accepter cette reddition me dépasse, et dépasse OB que je ne trouve pas très grandi dans son jugement sur Tsipras. Je pense que l’on pourra juger l’homme à l’aune de la mauvaise volonté avec laquelle il mettra en application les oukases Européens, sur sa capacité à se rendre très pénible et sur celle à arriver à amoindrir autant que faire se peut les conséquences néfastes des politiques qui lui seront imposées.


        • Gilles Le 18 juillet 2015 à 11h50
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          « la réalisation d’un Grexit aurait dû être planifié bien à l’avance, surtout pendant les 2 ans qui ont précédés l’arrivée au pouvoir de Syriza, ou ils auraient pu utiliser leur formidable capital politique pour préparer la population, et aussi commencer à travailler l’international sur le sujet sans le vacarme médiatique. »

          Cela n’était guère possible (liste non exhaustive car incapable de voir tous les tenants et aboutissants du problème):
          1-Varoufakis l’a très bien expliqué : Préparer un grexit se fait avec un grand nombre de personnes qui excluait pratiquement de pouvoir garder le secret.
          2- en février, rien ne permettait de penser que le peuple grec, dans sa majorité, était d’accord pour un grexit.
          3- le « timing » était mauvais : il serait intervenu juste avant la saison d’été cruciale pour l’économie grecque qui aurait eu un grand besoin de devises

          « on pourra juger l’homme à l’aune de la mauvaise volonté avec laquelle il mettra en application les oukases Européens »

          Au contraire, il devrait suivre ces oukases « à la lettre » ce qui démontrera très vite leur ineptie, comme il l’a dit dans son discours, ce qui amènera encore plus de grecs à souhaiter le grexit.


          • wesson Le 18 juillet 2015 à 14h01
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            Quand j’évoquais de se préparer politiquement à un Grexit, cela voulait dire publiquement, et pas en secret. Justement pour faire savoir que c’était une option que l’on n’excluait pas à priori. On est d’autant plus crédible à mettre en avant un grexit dans la négociation que l’on a montré que l’on s’y est préparé.

            sur le timing, vous avez raison mais là encore il fut imposé par l’Eurogroupe: effectivement le temps était l’élément clé dans leur stratégie d’étranglement du secteur bancaire Grec, et faire coïncider l’apparition des gros problèmes avec la saison touristique n’était à mon sens pas du tout fortuit.

            Il y a eu une tactique tout à fait concertée au niveau Européen, qui a bien compris où résidait la faiblesse dans la position Grecque, et s’y est engouffrée. Et ça a payé pour eux, malgré la surprise du référendum.


            • Crapaud Rouge Le 18 juillet 2015 à 17h18
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              On est d’autant plus crédible à mettre en avant un grexit dans la négociation que l’on a montré que l’on s’y est préparé.” : oui mais, pour le préparer, il faut d’abord être pour, et pour gagner des élections quand on est pour une sortie de l’euro, il faut un miracle.


            • P. Peterovich Le 18 juillet 2015 à 18h17
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              “pour gagner des élections quand on est pour une sortie de l’euro, il faut un miracle”

              Ben oui, étant donné que la sortie de l’Euro génère des effets du genre bank run, faillite bancaire et bail-in des déposants, on peut comprendre… Sans compter la préférence naturelle et irrationnelle du peuple pour une monnaie forte.

              Prôner la sortie de l’Euro est un suicide politique, sauf lorsque le corps électoral a touché le fond et n’a plus rien à perdre…


            • wesson Le 18 juillet 2015 à 22h34
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              Je ne peux répondre sous Peterovitch alors je place ici:

              “Prôner la sortie de l’Euro est un suicide politique […]”

              Le fait que ceux qui se réclament d’une gauche radicale se trouvent en une monnaie leur idéal est l’une de ces inversion de l’histoire que j’ai vraiment beaucoup de mal à m’expliquer.

              On en est sur l’Euro à un point quasi religieux. Comment la gauche peut-elle en faire son totem, son monument, son horizon indépassable. En sommes nous arrivés à ce point de matérialisme pour remplacer une spiritualité par des pièces ???


        • Beatrix Le 19 juillet 2015 à 03h05
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          Au fils des mois de négociations, on pouvait avoir des sentiments très changeants sur Tsipras selon selon sa capacité à capter le fond de sa pensée.
          J’avais fait une contribution qui avait été effacée très vite après l’avoir publiée. je pense que sur le moment même, elle devait avoir contrarié quelques influents contributeurs qui avait accusé James Petras de vouloir saboter le référendum du 5 juillet alors que son analyse était publiée sur son site personnel le 6 juin. Il ne pouvait donc pas deviner qu’un référendum serait proposé par Tsipras lui-même au peuple.

          Je vais tenter de reposter ici sous forme de liens où on peut le lire si le modérateur de l’efface une nouvelle fois.
          http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/13/la-crise-grecque-fin-et-suites.html
          Une autre contribution où je tentais de m’expliquer l’attachement des Grecs à l’euro.
          http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/14/l-offensive-europeenne.html


    • Patrick Andre Le 18 juillet 2015 à 13h05
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      @Wesson

      Et si après le référendum du”non” pendant les négociations , on a fait sous entendre a Tsipras, que si il n allait pas dans leur sens (réformes d austérité ) ,ou même si il envisagerait d aller vers un grexit, la Grèce serait déconnectée du réseau Swift qu’elles en seraient les conséquences ?,comme il l on fait pour l Iran en mars 2012 et qui est toujours d actualité mais non réussie pour la Russie (résolution du parlement européen 2014)

      http://www.swift.com/about_swift/legal/sanctions_faq

      http://www.swift.com/about_swift/shownews?param_dcr=news.data/en/swift_com/2015/PR_iran_sanctions_agreement.xml


      • Patrick Andre Le 18 juillet 2015 à 13h28
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        D’ailleurs la résolution du parlement européen2014 à l encontre de la russie me fait bien rire..surtout après avoir lu

        In the next presentation, André Boico, Director, Pricing, SWIFT, gave the participants an overview of traffic and pricing trends both for SWIFT globally and for Russia’s traffic on SWIFT in particular. Russian traffic on SWIFT, he said, has grown by 430% in the last ten years, which is phenomenal. This growth, he explained, by far exceeds the global average and the average for the other BRICS countries. Due to this continuous stronger growth in Russia, the Russian share in the total SWIFT traffic has gone up to 1.7% (versus 0.7% 10 years ago). He went on to show how, with an average yearly growth rate of 21% over the last 15 years, Russia outperforms the SWIFT total (growing 11% on average), the EMEA region (11%) and BRICS (16%). On a global basis, given the financial crisis, it took ten years for FIN traffic to grow from 10 million messages per day to 20 million messages per day. Since then, growth has been steady and 2015 is off to a good start, with March YTD being best month ever with an average of 24.63 million messages per day and 31 March standing out as the first peak day of 2015 with 26,835,427 messages.

        Comme si swift allait accepter ces sanctions à l égard de la russie…

        La par contre de la croissance il y en a!
        http://www.swift.com/about_swift/shownews?param_dcr=news.data/en/swift_com/2015/BF_Moscow_2015.xml


    • bardamus Le 19 juillet 2015 à 21h11
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      “Mais il ne faut pas se raconter d’histoire sur ce qu’aurai été une sortie de la Grèce de la zone Euro, en pleine saison touristique et à ce degré d’impréparation: tout le système bancaire Grec volatilisé”

      La sortie de l’UE( donc de l’€) par l’article 50 permet une sortie concertée (et sereine) avec les différents partenaires sur une période de carence qui peut durer 2 ans.
      Dons pas de problème pour la saison touristique de cette année ni celle de l’année prochaine.

      Si Tsipras et Syriza ne l’ont pas évoqué c’est parce qu’ils sont ultra-europeistes.

      En ce sens Tsipras n’est pas un traître
      Un traître est celui qui fait le contraire de ce qu’il a promis (exemple : Hollande)

      Tsipras a toujours dit:

      1) Qu’il resterait dans l’UE
      2) Qu’il resterait dans la zone €
      3) Qu’il resterait dans l’OTAN
      4) Qu’il paierait les créanciers jusqu’au dernier centimes


    • Louise Le 21 juillet 2015 à 17h15
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      D’accord avec vous… Je dois dire qu’entre Marie France Garaud et Varoufakis ou Tsipras, je n’hésite pas …


  3. Learch Le 18 juillet 2015 à 01h42
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    Un autre vrai “homme” politique s’est révélé durant cette crise : Zoé Konstantopoulou,
    l’incorruptible de la Vouli,
    la plus jeune présidente de ce parlement,
    avocate, spécialiste de la lutte contre la fraude fiscale,
    diplômée à Nanterre et à la Sorbonne :

    “NON aux chantages,

    NON aux ultimatums,

    NON aux memoranda de l’assujettissement,

    NON au paiement d’une dette qu’il n’a pas créée et dont il n’est pas responsable,

    NON à des nouvelles mesures de misère et de soumission.”


    • Dizalch Le 18 juillet 2015 à 06h44
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      Entièrement d’accord avec vous Learch, elle est, de mon point de vue véritablement “La” révélation et “la” personnalité politique de la Grèce.
      Cette Dame reste vent debout, jusqu’à ce qu’on l’évince s’il le faut, et assume ses idées et son rôle… contrairement à d’autres qui les ont fuit…


    • passant Le 18 juillet 2015 à 08h23
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      Moi qui ne suis pas favorable à la ”démocratie” représentative, je dois reconnaître que ses efforts sont louables. Elle essaie de rendre ce cirque aussi imparfait que possible.

      Un des moments de sa ”carrière” (je pense pas qu’elle soit carriériste d’ailleurs), que je préfère; c’était un vote de nuit je crois, sous le précédent gouvernement. Elle ne se mettait pas en scène (pas de public) et semblait bien connaître tout les articles:
      http://www.okeanews.fr/20150208-la-revolution-democratique-de-zoe-konstantopoulou-la-vouli

      on pourra aussi noter, que sans public, l’extrème droite se contre fout du sort de la population.


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 10h59
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      Lettre de Zoe à “Papa Schulz”, ça décoiffe !!

      http://cadtm.org/Courrier-de-Zoe-Konstantopoulou


    • Chris Le 18 juillet 2015 à 16h41
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      Elle me fait penser la procureure Carla del Ponte qui n’a jamais eu la langue dans sa poche.


      • samos Le 19 juillet 2015 à 01h44
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        Sauf que Carla del Ponte? tant qu’elle a été procureur de TPI suivait à la virgule prêt, le dictat des USA , ses employeurs qui la payait grassement. Quand son mandat a pris fin,
        elle a sortie sa langue de sa poche. Elle se taisait , tout en sachant depuis l’année 2000 pour le trafic d’organes prélevés sur les Serbes au Kosovo, mais ses propres intérêts comptaient plus que la vérité et la douleur des familles. Dick Marty était plus honnête et il l’a payé par sa mise à l’écart de la vie politique.
        La lettre de la courageuse Zoé est d’un autre courage et d’une autre envergure.


      • Louis Robert Le 19 juillet 2015 à 02h57
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        Madame Zoé Konstantopoulou est incapable de la servilité et de la bassesse d’une Carla del Ponte face au pouvoir, sachant, elle, lui lancer un “OXI!” catégorique, radical et éthiquement exemplaire. Non pas “Cela est mauvais” et “Je ne veux pas le faire”, mais bien “Je ne peux pas faire cela et ne saurais jamais m’y résoudre”. Pareille intégrité morale ne s’apprend pas; elle est de l’essence même d’une âme ou elle n’existe pas.

        Madame Konstantopoulou a l’âme d’une héroïne, capable de percevoir la réalité de ce moment critique, quand le choix n’est plus qu’entre “Libertad o muerte!”… et qu’il faut choisir “en son âme et conscience”, comme on disait jadis mais comme on ne sait plus dire.

        Tchouang-tseu: “Tous se donnent de l’importance comme telle caille fière d’elle-même. Tong-tseu de Song se riait d’eux. L’admiration du monde entier ne l’eût point encouragé, le mépris du monde entier ne l’eût point découragé. Car il savait distinguer l’intérieur de l’extérieur et par là l’honneur du déshonneur… Un tel homme est rare dans le monde…” (“Œuvre complète”)


    • Alain Cavaillé Le 18 juillet 2015 à 17h27
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      NON – NON – NON – NON…..MAIS LA GRÈCE A FINALEMENT DIT “OUI”
      alors que le Peuple avait dit clairement “NON”.
      Qu’est-ce que cela veut dire ?


  4. Greco Le 18 juillet 2015 à 02h18
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    Effectivement, vous avez raison dans votre commentaire sur Tsipras (« dont les réactions post-accord montrent bien la nature). On peut comprendre qu’il a capitulé. Vraiment. Premier ministre d’un petit pays, il a résisté 6 mois, quand Sapin, Holland, etc. ils ont résisté quelques minutes. Mais son attitude après est incroyable ! Il a procédé à un remaniement en virant toute la plateforme gauche et pire : il commence à avoir dans les medias (OUI, les medias qu’il accusait 2 semaines auparavant !) des fuites avec des attaques malsaines contre Lafazanis / Konstantopoulou, etc pour détruire leur image, le virage est COMPLET, le coup d’état est total. Il adopte le meme language politique que Potami/ Pasok /ND, il est un traitre (JE SUIS GREC, JE PEUX le dire, c’est pas une insulte, c’est un fait!) et comme on dit on Grece ” Alexi , au moins , l’argent etaient beaucoup?”
    Mais il est si idiot, au point de penser que s’il va faire des élections, il va les gagner ??
    Personnellement je pense qu’il a ouvert la porte aux néonazis d’Aube Dorée. Il s’agit d’une capitulation à l’extérieur et à l’intérieur.
    Et il ose a parler de Varoufakis ! Qui ? Celui qui a signe ca : http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/160715/yanis-varoufakisles-termes-de-la-capitulation-grecque (une excellente analyse de Varoufakis sur l’accord)


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 09h33
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      Le virage est complet
      ou
      le masque est tombé…


    • Crapaud Rouge Le 18 juillet 2015 à 17h36
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      Bien sûr qu’il a capitulé, mais face à quelles menaces ? C’est toute la question, et la réponse est pour le moins incertaine.


    • Louis Robert Le 19 juillet 2015 à 03h52
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      Je vous estime et j’apprécie ce que vous écrivez, Greco. Cependant, je crois que vous y allez un peu fort: capitulation, traîtrise, etc. D’où vous vient donc cette précipitation à juger péremptoirement?

      Je vous l’avoue, suis un admirateur ému de Varoufakis et plus encore de Konstantopoulou, et pourtant, je vous le dis sans détours, je suis d’avis que seuls ceux qui furent un jour, avec tous leurs êtres chers, menacés d’annihilation — ils sont relativement très peu nombreux — peuvent se permettre de juger ceux qui viennent de l’être, ces derniers mois, aussi sévèrement que vous le faites ici. Or entre gens qui ont été menacés ainsi, qui ont résisté et qui ont lutté, vous remarquerez que l’on évite généralement avec humilité de céder à une critique acerbe de ses semblables. La compréhension et la compassion, à tout le moins, contrairement à tant d’autres choses, cela se partage.


      • Greco Le 19 juillet 2015 à 08h19
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        Non, je ne suis pas très sévère, je suis moins sévère que la plupart du monde en Grèce. Il a été menacé???? Mon dieu ?! Les travailleurs qu’ils sont obligés de travailler maintenant 52 dimanches /an vous pensez qu’ils vont le faire sans menaces ? Alors pourquoi il n’a pas démissionné???? Parce que la chaise du premier ministre est très très bien payée. Vous savez, ce mec, il a fait le contraire de tout ce qu’il avait promis. Je suis grec et je prends à la gueule tout le mémorandum qu’il a signé!!! Pas lui.
        Ce qui me dérange de plus, ce qu’il DOIT un grand pardon à Samaras! J’ai honte à le dire. Parce que c’est qui a signé est pire que les 2 précédents mémorandums.
        Mais il est assez idiot, de croire les promesses de Bruxelles. Il va faire des élections? Qu’il ose! S’il arrive son parti – que j’ai soutenu malgré mais convictions personnelles qui sont beaucoup plus à gauche que Syriza – à obtenir un 10% au mois de Septembre ca va être un miracle.
        Mais vous ne comprenez pas, ON VA VOIR LES NEONAZIS top ou tard, pas le FN, des néonazis comme deuxième parti (je travaille dans des sondages, je sais de quoi je vous parle, mais je ne peux pas écrire plus).
        Je vous écris seulement que comme ministre du travail il a mis un mec qui est un comédien de la TV (de très mauvaise qualité) et qu’il disait quelques mois avant “pour être grec, il faut avoir du sang grec”! Un comédien, un con, tout le monde rigole à ce moment en Grèce avec Tsipras . Non, il n’a pas été menacé, il a eu des promesses et il a pensé qu’en capitulant il va rester p.m. longtemps. Il accuse pour trahison Lafazanis (qu’il a démissionné)…….
        Je vous promets un article complet dans quelques jours, vous savez j’étais en France pendant cette période et je suis sur le chemin de retour: petit anecdote: Comme je suis à un port d’Italie en attendant le bateau pour la Grèce, je viens d’apprendre que les prix dans le bateau à partir de minuit vont changer! +10%…..
        Pardonnez-moi, si mon écriture est agressive mais je suis Grec, j’ai, comme on dit en Grèce “un plat à manger et un toit a moi”, je ne vais pas mourir, mais ce n’est pas le cas pour la plupart du monde. Et il faut que j’attende quoi? Pourquoi être sympa avec cette naine politique, ou plutôt avec ce mec pourri? Ils l’ont menacé ? De quoi? Qu’ils vont le frapper? Le taper? Lui mettre du sel au lieu du sucre dans son café? En fin du compte, il n’a jamais travaillé (vous le savez ca? Même pas un jour! Il n’a pas aucune cotisation!)) mais maintenant il a un bon job, un bon salaire , il fait des voyages et il laisse le mauvais boulot à la presse (oui la presse qu’il l’insultait avant 2 semaines) d’ écrire de âneries sur Varoufakis, Konstatopoulou, Lafazanis , tout ceux qui ont pris des distances avec lui ( la presse parle du complot de Lafazanis pour piquer l’argent de la banque de Grèce et passer à la drachme , du complot de Schauble avec Varoufakis pour le grexit, de l’hystérique Zoi Konstantopoulou et du responsable Tsipras !La presse pas, le monde, pas le peuple….il sait ce qu’il attend en Septembre??
        La seule chose qu’il me calme c’est que le mémorandum 3 qu’il a signé, est si grotesque qu’il ne peut pas être appliqué, alors il est tombe à la piège des Allemands : on va sortir par l’Euro.
        Je voudrais dire UN grand merci à ce site, un vrai MERCI, parce qu’il honore la liberté de la pensé et de la presse ! Ca c’est un vrai soutien! Des analyses claires, pertinents, des commentaires ou j’apprends quelque chose, j’échange, je comprends! Parce que ce site n’appartient pas à un parti, lutte pour analyser les situations complexes et chacun peut choisir ! Quand j’étais en France tous les amis me disaient : qu’est qu’on peut faire pour vous”-“ou on peut faire des donations” etc,.ma réponse était sans ambigüité : Lutter dans votre pays! En France, il y a plus des SDF qu’en Grèce, la seule opposition est malheureusement LePen (Front de Gauche…brrrrr….ils sont comme Tsipras , leurs positions dépendent du nombre des députés que le PS va leur donner! Construisez un pole alternatif, radical, patriotique-au vrai sens du terme, pas nationaliste- lutter pour la liberté (c’est incroyable à quel point la France est devenu un pays ou si on dit un phrase de plus, on peut être envoyé au tribunal, les lois sur l’antiterrorisme peuvent faire rêver Goebbels). Ma plus grand dépression est que quand je me suis rendu compte des jeunes : a quel point sont lobotomisés: ils peuvent accepter tout , il ne savent rien de ce qu’il se passe en France parce que leur première préoccupation est le dernier modèle et le prix des Smartphones et leur seule rapport avec l’information sont les journaux gratuits comme Metronews!
        Ouf…..pardonnez moi l‘émotion, mais je suis humain….je ne peux pas avaler ce qu’il est passé.
        Et merci aussi pour votre commentaire : je comprends ce que vous voulez dire et peut être j’ai exprime brutalement ce que je ressens.


        • Louis Robert Le 19 juillet 2015 à 12h59
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          Je vous suis très reconnaissant de votre réponse, Greco.

          Je vous en prie, ne croyez pas que j’ignore ce que vous me dites. Ne croyez surtout pas que toute cette souffrance, si cruelle, si atroce que les mots manquent pour l’exprimer, me laisse indifférent ou de glace. C’est la guerre, Greco. La guerre est non seulement cruelle, elle n’est que funérailles. “Même la victoire n’est que service funèbre”, nous rappelle Lao-Tseu.

          Oui, c’est la guerre, Greco. Il faut nous unir, résister et lutter tous ensemble, autant que faire se peut, même si l’on nous fait l’obligation de coucher avec le diable. Panagiotis Grigoriou le rappelle dans son “analyse journalière”, “il faut résister par tous les moyens” comme le peuple grec a montré qu’il sait le faire. Il le faut… et, si le moment vient, mourir son sabre à la main. Rappelons-le, cette guerre est mondiale, tout comme ce pillage est mondial, tout comme le projet d’abolition de l’homme est mondial (“global” comm’ i diz’).

          Qui suis-je du reste pour vous reprocher vos propos? Je ne vous reproche rien. Je me permets seulement de vous inviter, si vous le permettez, à jeter toute cette “émotion”, toute cette “agressivité”, toute cette “brutalité” — ce sont vos mots — dans la lutte pour la victoire finale. Ce monde de meurtre, de destruction et de pillage est en guerre. Elle a à peine commencé, Greco. Dans ces circonstances, la Grèce ne peut pas se passer d’hommes comme vous. Je ne fait que suggérer et vous implorer que nous luttions tous, fidèlement, côte à côte… jusqu’à la fin. La victoire sera notre justice. Il n’y a qu’elle.

          Et puisque sans nous connaître nous nous connaissons, acceptez que je vous serre bien amicalement la main. — Bon retour!

          LR


          • Greco Le 19 juillet 2015 à 17h53
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            Merci bien pour votre commentaire et votre soutien.Et du soutien de ce site parcequ’il est honnete! En effet j’étais si brutal parce que je sais ce que je vais affronter : des visages des amis, des camarades ou non, des personnes que je ne connais pas mais qu’ils pensent ce qu’il leur arrive. Tsipras m’a déçu, et c’était la première fois que j’ai voté dans ma vie. J’avais décidé de devenir un peu réaliste, pas dogmatique. Je sais très bien que dans 2 mois Tsipras n’existera pas politiquement, ni Syriza . Ca me fait mal. J’ai vécu l’enthousiasme de tous les personnes qui ne supportent pas le fonctionnement du système, en France et ailleurs, j’ai senti fier parce que un petit pays provoquait le panique à Bruxelles, Berlin , Paris et après BOOM!
            Il y a une contradiction en même temps: pendant que je vois l’Adriatique , j’écoute les infos de medias grecs ( il faut un bonne dose de tranquillisants pour ne pas peter les plombs) qui font semblant de soutenir le responsable leader Tsipras par rapport aux complotistes Varoufakis, Lafazanis, Konstantopoulou etc et en même temps , j’entends les grecs dans le bateau qui expriment une telle haine contre la CE , mais je sais pas ou ca va aboutir: ceux qui sont virés ne sont pas homogènes , alors c’est trop difficile de se rassembler pour faire quelque chose de nouveau , la nature ne supporte pas le vide et Aube Dorée commence rêver….
            Alors -pour que vous puissiez comprendre l’état d’esprit de grecs je vous donne un exemple de la conversation qui se déroule a cote de moi, au café du bateau : les paroles d’un chauffer de camion/ d’un marin/ d’un serveur au restaurant du bateau/ etc , cad des gens qui travaillent, le peuple, pas le intellos /journalistes etc-applaudis par de dizaines de personnes (vous comprenez que je change les mots de la conversation : on se passionne pour la politique, comme les brésiliens pour le foot et on aime se disputer, ils ne sont pas ni a la langue de Socrate, ni a la langue de Molière) ” Pu…il pouvait claquer la porte, éteindre son portable, donner une gifle a cet alcoolique de Luxembourg ou a cet idiot de Pays bas et aller vite à la Crimée, comme ca pour boire un coup de vodka avec Vladimir » « pour faire quoi ? » « Peu importe, on est foutu avec l’argent, alors …mais, merde, pourquoi Varoufakis ne lui pas casser la tète a cet Hollandais, de tout façon lui c’est l’infirmier de Schauble » « mais qu’est qu’on va gagner si on se prend la tète avec tout l’Europe » « Quoi ? Ils vont nous faire quoi ? De toute façon Europe c’est un mot grec » « et alors, ils ont tout, argent, armée, vaut mieux être avec eux, as-tu vu c’est qui s’est passe avec les Serbes ? » « Bref, maintenant ils ont vu que Tsipras est une tapette, alors , ils vont être plus exigeants , ils vont vouloir l’Acropole aussi, il n a rien d autre qu’on peut donner » « moi , je pense pour A. Dorée » « quoi, les nazis » « Oui les nazis , les nazis contre les fils de nazis, je vais voire la gueule de Angela de voir a la télé comme ministre Kasidiaris, le tatou avec la croix gammée « « il est dégelasse ce mec mais ce vrai, chaque fois que je l’ai vu a la télé , il mâchait pas ces mots, tu te souviens » « Oui je te jure, il est capable d’aller au euro group et egorger 2-3 salopards » « et tu sais , comme il est nul en économie » « qu’est qu’on à foutre d’économie, je te jure on est foutu, que s’il casse la tète à un des salopards de Bruxelles qu’ils touchent des millions pour ne rien faire ;moi je serais content. Ca me suffit, je me suis fait avoir avec Tsipras , je te jure c’est lui qui ne voulait pas laisser Lafazanis le rouge, de s’arranger avec Poutine, il est un pion des Américains, les Ruses ne font pas de cadeaux mais au moins ils sont comme nous »
            Vous Pouvez comprendre que Tsipras –avec les meilleures intentions du monde, j’avoue être trop dur avec lui, ce n’est pas lui qui nous mis dans la merde- a ouvert la porte aux neonazis ?
            J’espère que je me trompe, que je dis des bêtises, mais souvenez vous l’Allemagne après la 1ere guerre moniale : Il pouvait avoir Rosa L , mais il a eu Adolf.
            Celle espoir ? Le titre du Le Monde de dimanche avec l’entretien de Donald Tusk : a montré qu’ils ont plus peur d’une radicalisation des peuples européennes que d’une contagion économique
            PS : Pendant que je vous ecrit, j’écoute par la chaine de tV Mega Chanel « le président de la République a appelé son homologue Français pour lui exprimer ces remerciements pour l’énorme soutien que lui et M.Sapin ont apporte a la Grèce, pendant que Varoufakis continue à se moquer de M.Sapin »…… !!!!


        • georges glise Le 19 juillet 2015 à 15h26
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          bravo greco pour votre analyse si juste de la situation en grèce, en france, en europe, et merci pour votre témoignage si vrai.


        • Rosetta Le 19 juillet 2015 à 16h34
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          Il est certain que l’UERSS n’a pas utilisé les chars comme au bon vieux temps, mais elle a tenté un coup d’Etat financier en vidant les banques afin de remplacer le gouvernement de Gauche. Tsipras a répliqué courageusement avec un référendum qui lui redonne une légitimité incontestable. Je pense que les chars étaient un procédé un peu archaïque à première vue mais beaucoup moins coûteux. En effet, Tsipras a tout signé: mise sous tutelle, austérité renforcée etc…. mais, car il y a un immense mais… la menace est là et l’économie libérale a horreur de la menace. Faire repartir l’économie Grecque va couter non pas 80 milliards mais des économistes comme Jacques Sapir parlent de 150 milliards. Dans la mesure où l’EURSS peut à tout moment prendre directement les économies des épargnants dans les banques lorsqu’elles feront faillite, il faudra des mois et des mois pour restaurer la confiance. Ramené au budget de la France 300 milliards représentent 1000 milliards. Si la confiance revient après un ou deux ans, ce ne sera plus 300 mais 500 ou 600 et il faudra à chaque fois que Merkel demande l’autorisation au Bundestag. Tout Euro dépensé par le contribuable Allemand pour l’EU doit obligatoirement être autorisé par le Bundestag. De plus il subsiste un autre problème de taille: il n’y a rien dans les traités qui autorise un Grexit. Donc le Grexit est illégal. Si Monsieur Tsipras décide qu’il a un bon salaire, il peut appuyer la politique d’austérité par les parlementaires de droite et la politique de réformes par les parlementaires de gauche. Avec Aube Dorée en embuscade, Merkel pourra toujours vendre au Bundestag le risque d’une guerre civile… j’imagine… tout cela pour dire que le coup d’Etat financier peut coûter infiniment plus cher aux contribuables de EURSS que les chars de l’ancienne URSS. C’est peut être ce que Tsipras essaie de démontrer?


  5. Amy Le 18 juillet 2015 à 02h22
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    Ecoutez l’entretien de Varoufakis en 2014…

    https://m.youtube.com/watch?v=qNItYoJhgmk


  6. Sylba Le 18 juillet 2015 à 06h09
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    Bien hâtif ce jugement sur A. Tsipras, et qui me semble méconnaître des aspects pourtant essentiels de la situation telle qu’elle se dessinait à mesure qu’était resserré le garrot de la dette autour de la Grèce, en ces derniers jours de juin. Parmi ces aspects, la situation géopolitique (OTAN, Balkans instables, Turquie, projets de gazoduc…), les tensions qui existaient déjà au sein de Syriza, sa relativement faible base électorale avec un mandat intenable (contre l’austérité, mais en excluant le Grexit), la prise en tenaille entre des objectifs contraires de l’Allemagne et des USA sur la composition et le rôle de l’UE.
    Il y a très probablement eu des erreurs d’appréciation de la part de Syriza (et pas seulement d’A.Tsipras), mais très probablement aussi une prise de conscience croissante des verrous à faire sauter, dont ceux internes à la Grèce, et de l’étroitesse des chemins politiques pour y parvenir.
    Je ne suis pas assurée de mon interprétation, mais aux interrogations du type « pourquoi le référendum si c’était pour se “coucher” ensuite ? », il m’a semblé tout de suite que la réponse pouvait être une volonté de susciter un fort ébranlement dans toute la société grecque (et aussi européenne), pour que soient réinterrogées vraiment les bases de la construction européenne et de l’Euro et réajusté le mandat de Syriza (mais aussi de Podemos et d’autres mouvements semblables).
    Si cette interprétation est juste, on peut mieux comprendre le rôle du référendum (susciter une forte mobilisation de la société grecque au-delà de l’électorat de Syriza, mais aussi pousser aux extrêmes l’Eurogroup). Il importait alors d’éviter la proposition d’un Grexit sous conduite allemande, telle qu’avancée par Schäuble, qui aurait été l’équivalent de l’AMGOT que De Gaulle avait su écarter en 44, et aussi d’écarter des dispositions telles que celles proposées par Varoufakis, qui auraient certes permis de « tenir » un peu plus de temps, mais sans vraiment desserrer l’étau ni surtout contribuer au sursaut de l’opinion dans le sens souhaité.
    Je ne sais pas si un tel choix a pu être délibéré, en mesurant bien tous ses risques, ou au contraire effectué « à l’instinct », dans des conditions extraordinairement critiques. En tout cas, il me semble ménager les conditions permettant une plus large assise pour une autre réponse à ce qui étouffe l’Europe (et pas seulement la Grèce), réponse encore embryonnaire, à penser ensemble.
    Quant à la situation qui en découle actuellement en Grèce, situation de transition très mouvante, le texte qui m’a paru le mieux la décrire est le dernier article de Romaric Godin (http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-une-situation-politique-au-bord-du-chaos-492562.html).


  7. Darrache Le 18 juillet 2015 à 07h24
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    Tsipras a tué la gauche.
    Comme on tue l’amour.
    D’ailleurs, il est caractéristique de constater la bienveillance dont il jouit auprès de Méluche, Sapir, Jorion et autres, autrement plus méchants( à juste titre) avec Papandréou qui n’a pourtant pas fait autre chose.
    Cette complaisance dérangeante envers l’auteur d’une telle trahison démontre que ces gens là, en dénonçant celui qu’ils avaient porté aux nues “la vaillance d’Achille, la ruse d’Ulysse” (quelle terrible dérision) se mettraient tout simplement une balle dans la tête.
    Et avec cette “abjecte soumission” doublée d’une non moins abjecte complaisance, on se souvient d’un Méluche qui demandait de l’envoyer à Bruxelles comme député en se tapant point sur la poitrine et en disant “vous allez voir ce que vous allez voir”.
    Et on a vu. Dés le cul sur son siège de velours, Meluche le guerrier a remisé sa colère(qu’il garde pour les campagnes) et nous a fait du Caliméro : “c’est trop injuste, y sont trop méchants”.
    J’en ai encore mal au vote.
    Pareil en cette affaire.
    La gauche est morte.
    Et sa charogne ouvre grand la porte aux relents brechtiens de l”Histoire. Attention, elle est sortie de sa tanière.
    Accrochez vous.
    Les loups regardent vers Paris.


    • Darrache Le 18 juillet 2015 à 08h15
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      Le Kerensky nouveau est arrivé. Mais j’ai bien peur que le Lénine dans l’ombre n’ai une chemise noire.


    • georges glise Le 19 juillet 2015 à 16h06
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      vousses campagnes. en quoi a-t-il démérité depuis qu’il est député européen. êtes encore plus méchante avec méluche qu’il ne l’est dans ses campagnes. sur tsipras il s’est planté, comme nous tous, mais il fait bien son boulot, notamment au parlement européen (voir son blog), et sa critique de l’allemagne est pertinente (lire son dernier bouquin. .alors laissez tranquille l’un des seuls leaders politiques de gauche solides qu’il nous reste, avec clémentine autain.


  8. isary Le 18 juillet 2015 à 07h50
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    que sait-on sur “l’étude sur les conséquences d’ un grexit” à laquelle fait allusion Tsipras?

    De qui émane t -elle et quelle en est la teneur?

    Ce serait très intéressant de pouvoir en prendre connaissance….


  9. Gilles Le 18 juillet 2015 à 08h19
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    Un avenir déjà tracé ?

    Le résultat du referendum dans les conditions ou il s’est passé semble démontrer un changement d’importance : Malgré un battage médiatique et politique rarement vu et malgré des pressions inouïes en faveur du « OUI », les grecs ont voté à 61 % pour le « NON » en connaissant le danger potentiel et très réel que ce vote impliquait pour un « GREXIT ». (Ce qui contredit les fameux sondages : 80% de grecs souhaitent rester dans la zone EURO).
    D’autre part les résultats montrent que ce sont surtout les jeunes générations et les travailleurs qui ont pris ce risque, bref les « forces vives ».

    Et Tsipras, ou toute autre personnalité de gauche qui le remplacera (Ma préférence:Zoe Konstantopoulou), pourra s’appuyer sur ces deux résultats qui ne peuvent que s’accentuer dans les mois à venir (vu le plan d’austérité imposé).
    Alors on peut penser que dans un premier temps, Tsipras ait cherché à éviter le chaos économique et à gagner du temps pour préparer un grexit (qui, même si ce n’est pas prémédité, s’imposera), avec éventuellement un défaut monumental sur les dettes de son pays. (Et en plus avec une justification morale, la signature de l’accord lui ayant été arrachée de force).

    Et la on rentrerait dans une deuxième phase : L’intransigeance de Schaüble soutenue par divers pays de l’Europe du Nord devrait amener à un schisme au sein de la zone EURO : Pour faire vite, une Zone réduite à un noyau beaucoup plus serré qui accepteraient une vision plus autoritaire et plus austéritaire autour de l’Allemagne (fédéralisme ?).

    Et là, la question qui tue : Que fera la France ?


    • Wilmotte Karim Le 18 juillet 2015 à 10h20
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      La France, vu sa balance commerciale ne peut pas être dans la zone nord.
      La France, vu sa balance commerciale, va tout faire pour y être.


      • ej Le 19 juillet 2015 à 18h39
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        Etre au Sud serait comme être rangé avec les mauvais élèves, les petits joueurs, les perdants : quelle avanie pour les gouvernants français ! Ils feront passer le prestige (et le fantasme) de peser sur les décisions futures avant les réalités économiques, c’est à craindre.


    • jm Le 18 juillet 2015 à 10h53
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      « Malgré un battage médiatique et politique rarement vu .. les grecs ont voté pour le NON »
      Ce n’est pas une première : cf 2005 en France.

      Ensuite la question posée par le référendum était bien “acceptez vous les propositions de l’Eurogroupe” et non pas “voulez vous d’un grexit”. La réponse à cette dernière question aurait été complètement différente hélas… Donc ça ne contredit rien du tout (même si le sondage dont vous parlez est pipé : simplement on ne sait pas). Là dessus vous gommez complètement le contexte (avant/après la douche froide)…


      • Gilles Le 18 juillet 2015 à 11h28
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        Si au contraire, ça contredit tout:
        Mettez vous un instant à la place du grec lambda appelé à voter. Qu’entend -t-il rabacher à la radio, à la télévision, que lit-il dans les journaux ? que si il vote pour le non, c’est comme s’il votait pour un grexit. et que fait-il ? il vote quand même non.

        Et vous me dites qu’il n’y a pas pensé: Ou vous êtes un grand naïf, ou vous prenez les grecs(au moins 61 % d’entre eux) pour des idiots ?


        • jm Le 18 juillet 2015 à 11h57
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          A l’époque (il y a 15 jours donc..) le lien NON = grexit était posé jusqu’à la nausée par la presse mainstream, c’est vrai.
          Mais il n’empêche que ce n’était pas la question du référendum, et que Tsipras a toujours revendiqué être mandaté par son peuple pour ne PAS sortir la Grèce de la zone euro. Il me semble que c’est sur cette base là qu’ils ont voté, plutôt que justement sur ce que leur racontait la presse. J’aimerais penser le contraire…


          • Gilles Le 18 juillet 2015 à 12h26
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            « Mais il n’empêche que ce n’était pas la question du référendum, et que Tsipras a toujours revendiqué être mandaté par son peuple pour ne PAS sortir la Grèce de la zone euro. Il me semble que c’est sur cette base là qu’ils ont voté, plutôt que justement sur ce que leur racontait la presse. »

            Mais justement, c’est le piège et c’est ce qui a fâché l’eurozone :
            Tsipras était contre l’Euro. Syriza a changé de discours pour gagner les élections et devant l’intransigeance des créanciers, Tsipras devait compter les Grecs qui le soutiendraient en cas de grexit, mais il ne pouvait pas poser la question ouvertement. Ce nombre ne va pas cesser d’augmenter quand les mesures d’austérité vont s’appliquer : La sortie de l’EURO deviendra évidente pour tout le monde, pour les grecs bien sur, mais pour l’eurozone aussi qui s’est tiré « une balle dans le pied » en exigeant l’application de ces mesures. Si je ne me trompe pas, c’est super bien joué, car ce n’est qu’avec une grande majorité des citoyens grecs que le grexit a des chances de réussir.


            • jm Le 18 juillet 2015 à 13h13
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              Ma foi c’est une théorie audacieuse, selon laquelle Tsipras aurait manipulé son peuple pour mieux parvenir au Grexit.
              Oui ce serait bien joué… mais je ne vois pas ce qui permet de penser que Tsipras est contre l’Euro jusqu’ici.


            • Crapaud Rouge Le 18 juillet 2015 à 17h50
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              Ce n’est pas une théorie “audacieuse” mais réaliste. La question du référendum ne pouvait porter sur la sortie de l’euro, car la Grèce aurait été accusée de vouloir sortir de l’euro. Ne pas oublier la trouille bleue qu’ont tous les Européens face à une fin possible et probable de leur monnaie chérie. Ne pas oublier qu’aujourd’hui Europe = euro !!! Et de façon fort logique, du reste, puisque leur Europe est une “construction” et l’euro son fer de lance.


            • jm Le 18 juillet 2015 à 23h40
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              Moi j’aime bien votre scénario, sauf qu’encore une fois je ne vois ce qui permet de dire que Tsipras était contre l’Euro (vous avez ici même une flopée de liens d’articles qui tendent à démontrer le contraire).

              Mais surtout, même en admettant qu’il soit réaliste, il le serait dans l’hypothèse d’un assez long pourrissement.
              Or pour ma part je fiche mon billet que la restructuration de la dette va finir par arriver (ce qui sera interprété par beaucoup comme une demi-victoire) et qu’ils feront ce qu’il faut pour améliorer la situation, juste un peu, juste ce qu’il faut pour que ce scénario n’arrive pas…


            • Gilles Le 19 juillet 2015 à 01h38
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              Je vais essayer de préciser les choses :

              Tsipras était au départ (1980) militant aux jeunesses communistes (KNE), puis après scission du parti prend des postes de plus en plus importants dans le parti anti-liberal Synaspismos . En 2006 il est élu conseiller municipal sous les couleurs du mouvement Syrisa, parti dont il prendra la présidence en 2009.
              Ce petit rappel pour montrer qu’il n’est vraiment pas un novice. Ne pensez-vous pas que ces 5 mois de négociations humiliantes, incroyablement injustes, ont pu modifier son attachement à la zone Euro ?

              Donc j’en déduis que Tsipras, en appelant à voter non au référendum, ne pouvait pas ignorer la possibilité très réelle d’un grexit imposé. Oui, je sais, ce n’était pas la question posée ! Mais il fallait être sourd, aveugle, naïf ou je ne sais pas quoi pour ne pas être conscient de ce « risque ».
              Il en est de même pour Varoufakis et certainement, pour quasimment tous les grecs qui ont voté « OXI ». (contrairement à ce que je lis dans les commentaires ou ce que sembleraient dire les « fameux sondages)

              Partant de ce constat : Sauf à prendre Tsipras comme la pire des ordures qui soient, et prenant en compte l’intransigeance des créanciers, il n’avait que deux solutions:

              1- Provoquer lui-même un grexit, avec saut dans l’inconnu et prendre la responsabilité du chaos. car impréparation complète (impossibilité que j’ai déjà décrite).

              2- La victoire du « non » l’a rendu encore plus populaire à l’intérieur de son pays. Il s’est rendu aux négociations et à la fin s’est plié aux exigences européennes. (aux échecs, il faut souvent sacrifier des pièces qui semblent essentielles pour arriver à un « échec et mat »).
              Il sait que les mesures imposées vont manquer leur objectif.
              Le sentiment anti-Euro de la population ne fera que s’accentuer très rapidement. Le tout, consiste à gagner suffisamment de temps pour une sortie ordonnée et avec un bonus : l’aide financière de l’Europe. (qui ne pourra pas faire autrement, sauf à paraître encore pire qu’elle n’est).

              Vous avez raison : il y aura certainement un haircut sur le montant des dettes (lagarde+Draghi+Obama, ça fait du monde) mais, non seulement cela ne résoudra pas les problèmes économiques mais je pense que l’Eurozone se retrouve dans une voie sans issue avec ce qu’elle a exigé au niveau législatif. La Grèce est devenue de fait une colonie ou un protectorat. Ce résultat rend impossible le « vivre ensemble » avec le peuple grec.

              De quelque manière que j’observe les évènements récents, je n’arrive pas à trouver une autre logique rationnelle aux décisions de Tsipras, sauf à faire appel à une supposée traitrise non seulement de lui-même, mais aussi d’une moitié de ses compagnons. Ce serait extrêmement grave, car l’autre moitié, cadres de la plate-forme de la gauche radicale, ayant refusé d’adhérer à son plan, aura bien du mal à reconstituer une force anti-austérité probante.


            • jm Le 19 juillet 2015 à 14h45
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              Bien, merci d’avoir pris le temps.

              En fait j’ai toujours pensé que la menace du Grexit imposé n’était qu’un épouvantail pas si réel que ça (Schaüble = “bad cop”), d’où ma difficulté à y croire.
              D’un autre côté le basculement de l’opinion semble amorcé…

              Reste Tsipras .. il est bien sûr trop tôt pour le comparer à Pétain comme beaucoup le font ici, mais sa position là dessus (et son lien à la “plateforme”) reste floue.

              « Ne pensez-vous pas que ces 5 mois de négociations humiliantes, incroyablement injustes, ont pu modifier son attachement à la zone Euro ? »
              Je l’espère mais j’en sais vraiment rien (le Lordon ne semble guère y croire : http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire#nh17). J’espère que vous aurez raison.


    • Chris Le 18 juillet 2015 à 16h49
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      Vous parlez de réduction des membres de l’eurozone, voire de l’Europe. Or, les Allemands veulent maintenant intégrer le Kosovo, Macédoine et la Serbie. Plutôt contradictoire, non ?


      • Gilles Le 18 juillet 2015 à 16h58
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        non, si les pays que vous citez décident de se soumettre à la politique économique préconisée par l’Allemagne.
        je parlais d’un noyau restreint par rapport aux pays actuels: c’est d’ailleurs la direction que voudrait prendre Schaûble.


  10. Igor Le 18 juillet 2015 à 08h36
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    J’ai trouvé ceci :2000watts.org/index.php/home/edito/1139–la-grece-en-manque-denergie.html

    A aucun moment la dependance energetique n’intervient dans le debat et pour l’accord : à l’impossible nul n’est tenu , malgré les apparences c’est bien la Grece qui a obtene ce qu’elle voulait…


    • Chris Le 18 juillet 2015 à 16h56
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      Obtenu ce qu’elle voulait ?
      Refiler à vil prix les biens publics grecs (gaz, électricité, etc…) aux entreprises allemandes et françaises. Ce sont plutôt ces dernières qui obtiennent ce qu’elles convoitaient !


  11. Rosine Le 18 juillet 2015 à 09h03
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    Quand Tsipras s’est mis à hésiter je me suis interrogée,
    a: Joue-t-il un jeu de dupes par force de caractère comme beaucoup de commentaires le pensaient?
    b: ou bien est ce la preuve de sa faiblesse?

    Quand j’ai entendu qu’il avait cédé sur tout dans la nuit du 12 au 13, là j’étais certaine que ce pauvre ministre si sympathique était bien immature. Car il n’a jamais rien négocié durant 5 mois, il s’est sans cesse heurté à un mur, il devait s’en rendre compte avant 5 mois et c’est à cause de lui que les banques se sont fermées alors que son ministre aussitôt voulait agir au soir du référendum
    .
    Mais ce que personne ne signale c’est que les Grecs sont aussi immatures. il leur faudra cette terrible épreuve finale pour enfin réagir. Car entendre un chômeur dire au dernier moment il faut rester dans l’Union Européenne. il est lui aussi immature, les commerçants voulaient eux que cela reviennent comme avant, Mais sans la taxe à 23%!

    Dans la VIE il faut savoir ce que l’on VEUT. Car il est impossible d’avoir le beurre et l’argent du beurre maxime du temps de la guerre sans doute où le beurre se troquait beaucoup!

    Dire qu’un adversaire est intelligent ne veut pas dire qu’il est humain, et qu’on l’apprécie.!
    Oui Scauble est intelligent car il a compris que pour rester aux affaires il faut faire peur aux Français!


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 09h44
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      Vous collez l’adjectif péjoratif “immature” sur un peuple car vous ne le comprenez pas, vous ne comprenez pas les sentiments qui l’habite, vous projetez sur eux vos sentiments français, le peuple grec, est loin, très loin d’être immature (beaucoup moins que le peuple français qui est, par exemple, majoritairement pour l’accord Troïka/Grèce) mais pour lui l’Europe représente bien plus de choses que pour nous… je pense qu’il vont vite reposer les pieds sur terre.


      • Rosine Le 18 juillet 2015 à 10h13
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        Mon expression “immature” n’est pas péjorative car il y a bien des degrés dans ce chemin vers l’Ecoute et je suis bien d’accord avec vous les Français entrainés par Hollande en sont eux au niveau zéro. Car Hollande a renié aussitôt élu ses propres paroles c’est donc bien plus grave.
        Mais je suis de près cette crise chez les Grecs et le Non des grecs pour le référendum correspondait bien à “Nous voulons rester dans la zone euro mais sans austérité.”
        …Bien sûr ayant davantage soufferts que nous, ils sont plus prêts à ouvrir GRANDS les yeux.
        Si les créanciers décideurs de la zone euro, sont très intelligents, ils sont par contre roublards, cyniques bref inhumains on ne peut rien faire avec eux!
        Et le ministre Varoufakis lui est intelligent mais humain , en avance sur les autres, il est bien un vrai grand homme politique comme autrefois chez nous Mendès-France mais il a été sacrifié . Heureusement qu’il donne des interviews pour expliquer ce qu’il a vécu.


      • Chris Le 18 juillet 2015 à 16h57
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        Alors, parlons plutôt de naïveté !


  12. Macarel Le 18 juillet 2015 à 09h30
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    Les BRICS créent leurs propres institutions financières, pour éviter d’avoir affaire au FMI, et autre Banque Mondiale.

    Ils ont compris, que ces institutions occidentales, ne prêtent qu’à condition que soient mises en oeuvres des politiques d’inspiration néo-libérales. Ces institutions occidentales véhiculent une idéologie anti-sociale. L’on comprend, pourquoi Varoufakis ne voulait pas de nouveau prêt.

    Le pays d’Amérique latine ont tellement souffert par le passé des “aides du FMI et de la BM”, qu’ils font tout aujourd’hui pour ne pas avoir affaire à ces institutions. La Grèce devrait en prendre de la graine.

    La faute au peuple grec ? J’ai sous les yeux les paramètres suivants de l’économie grecque de 1991 :

    Inflation : 17,8

    Déficit public : 17,9

    Dette publique 96,4

    Taux d’intérêts à long terme 19,5

    Et pourtant ce pays est entré dans l’euro à la fin des années 90 ou au début des années 2000, avec le maquillage des comptes par Goldman Sachs et l’oligarchie européenne et grecque.

    Ce pays, n’aurait jamais dû entrer dans l’euro, mais certains y on trouvé intérêt. Alors avant de s’en prendre au peuple grec, pourquoi ne pas mettre le projecteur sur ceux qui ont poussé au crime, et aujourd’hui sur ceux qui ne veulent pas reconnaître ces magouilles, et les erreurs qui ont été faites.

    L’économie doit être au service du bien être des peuples et non l’inverse. L’UE en inversant les choses en mettant les peuples au service de l’économie, est devenue un monstre froid et anti-social.

    Depuis le Traité de Maastricht, le projet européen est parti en torche, il a complétement trahi les promesses de paix et de prospérité (ne parlons même pas de la farce de l’Europe sociale, chère à nos “socialistes”) pour lequel il avait été créé. Il faut arrêter ce projet complétement dévoyé, et repartir sur un projet de paix et de coopération économique plus respectueux des spécificités des différentes nations européennes. Et faire passer l’intérêt des peuples avant celui des banques et de la finance. Et aussi s’émanciper de la tutelle US, US qui ont poussé à un élargissement à marche forcée vers l’Est (élargissement qui a joué un rôle délétère dans l’évolution de l’UE ces dernières années), seulement justifié par leurs intérêts géostratégiques, et leur volonté de contrôle de la Russie. Vaste programme…


    • John Le 19 juillet 2015 à 07h11
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      C’est l’acte unique qui est le véritable tournant pour le projet européen. Car la libre circulation des capitaux entraîne une course au moins disant social (Comme Pierre Mendès France l’avait prévu le 18 janvier 1957).


  13. Nerouiev Le 18 juillet 2015 à 09h35
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    A 28 on ne peut plus parler de partis politiques. Mais à 28 on a aussi du mal à avouer que personne ne parle l’espéranto et que l’euro avait autant de viabilité s’il n’avait pas été une opportunité pour les banquiers. Essayez de partir en vacance avec votre ami plus riche que vous ; il veut se reposer dans des hôtels de luxe et vous préférez le camping et les ballades qu’il déteste. Il vous offrira quelques bons restaurants pour compenser de vous avoir entraîné dans les hôtels et vous direz amen à ses propos …. pour compenser ; et vous finirez fâchés. C’est ça la monnaie unique, c’est ce qui arrive à la Grèce et bientôt à tous..


  14. Macarel Le 18 juillet 2015 à 09h51
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    « Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette »
    John Adams

    Premier vice-président des États-Unis de 1789 à 1797, John Adams (1735 – 1826) devint ensuite le deuxième président des États-Unis (1797-1801). Il est considéré comme l’un des Pères fondateurs du pays.

    C’est bien pour cela que Varoufakis, ne voulait plus de “l’aide” des créanciers.


    • Macarel Le 18 juillet 2015 à 10h06
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      Sans tomber dans le complotisme, l’on peut dire que la dette n’est pas cette malédiction venue du ciel, comme l’on voudrait nous le faire croire, mais cette arme, dans les mains des dirigeants de notre monde, cette arme qui permet d’asservir les peuples.
      C’est manifeste avec ce qui se passe en Grèce. Les dominants utilisent les armes au sens propre lorsqu’il n’y a d’autre moyen pour arriver à leurs fins, soit la dette arme au final tout aussi redoutable.


      • Jmk011 Le 18 juillet 2015 à 11h26
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        Selon un dicton célèbre, si tu dois 1000€ à un créancier tu as un problème, mais si tu lui dois un million c’est lui qui aura un problème. Tsipras aurait dû profiter de sa position de débiteur incapable de rembourser sa dette pour menacer ses créanciers d’un Grexit, qui certes n’aurait pas fait les affaires de la Grèce, au moins dans un 1er temps, mais aurait certainement fait réfléchir les créanciers en créant la possibilité d’un précédent qui aurait mis fin à leurs prétentions inadmissibles. Avec l’appui du peuple grec et du non au referendum il aurait pu et dû employer ce chantage, au lieu de ça il s’est inexplicablement dégonflé comme une baudruche, donnant certes un répit à son peuple, mais pour combien de temps ? Car le problème n’a été reporté que de quelques mois et les Grecs n’ont pas fini de souffrir.


  15. Scorpionbleu Le 18 juillet 2015 à 10h06
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    Très étonnée pour ne pas dire choquée par les remarques sur Tsipras d’OB et de plusieurs commentaires.

    Tsipras a été élu sur ses idées et convictions qu’ il a toujours appliquées et qu’il exprime toujours.
    Il tenu des mois sous la violence et la pression et il a permis de révéler le jeu de l’Euro groupe, des dirigeants de tous les pays européens et c’est combien précieux pour la suite !!! Il a permis au peuple grec de s’exprimer lors du magnifique référendum.
    Il a été humilié, blessé de tous les côtés, y compris par les “puristes” dans son propre Parti mais il a tenu et n’a jamais failli face à son peuple dans ses propos ou analyses après la défaite de la première bataille..car le combat continu.

    Sauter du bateau aurait voulu dire je cède aux salauds de créanciers et un gouvernement d’euro-technocrates auraient pris totalement le pouvoir et alors plus aucun espoir de changement pour le peuple grec.

    Sa faute essentielle pour OB serait de vouloir se maintenir dans l’Europe et l’Euro ! Mais Varoufakis aussi était et reste sur cette volonté. C’est la volonté du peuple grec et comment ne pas la comprendre eu égard à leur histoire et leur position géographique ?

    Varoufakis qui a toute votre reconnaissance est à mon avis un être plus fragile à la pression et à son image, Il est d’ un narcissisme qui le conduit a devenir la star de Gauche. Tant mieux s’il fait circuler ses analyses très intelligentes et justes au demeurant. Son action parallèle sert Tsipras avec qui il reste très lié selon des mais qu’ils ont en commun. Mais, il n’est pas un homme politique.

    Assassiné Tsipras c’est être collabo des créanciers, de la Troïka.

    Ces derniers n’ont eu qu’une envie celle d’arrêter ce gouvernement de Gauche, et ce jeune homme de 40 ans qui se dressait droit et clair face à eux tous.
    Le tandem Tsipras-Varoufakis était formidable, mais le jeu de provocation puérile du second devenait malsain et déplacé car il attirait non seulement l’attention sur sa personne, mais sur l’anecdotique et excitait le clan d’en face.

    Alexis Tsipras est un homme d’Etat comme il y en a peu, très pragmatique et puissant.

    Quant à le comparer au Général de Gaulle ? Il y a des points très communs car Tsipras même s’il a perdu cette première bataille, il a gardé une parole libre et n’a pas trahi ses idées. Il a plié face à un groupe d’une volonté et violence de “toute puissance” mais il a évité le drame total à son pays. La suite est à construire et il s’y emploie. Le peuple grec ne s’y trompe pas. Leur ennemi ce n’est pas Tsipras mais la Troïka !!

    Quant au Général serait il devenu un Saint ? Si sa résistance, si sa lucidité furent magnifiques tout au long de ses mandats. Il a commis des fautes impardonnables et a eu souvent un double jeu tactique, comme pendant la guerre d’ Algérie.

    – N’a t-il pas refusé le changement de monnaie en 45, à la Libération comme le proposer le Secrétaire d’Etat aux Finances Pierre Mendès France à l’instar de ce que faisait les Belges au même moment. Cela aurait permis à l’argent du Marché Noir engrangé par les collabos de sortir et la France ne serait pas la même !!!

    – N’a-t-il pas créer en 1960 le S.A.C (association / service action civique) qui couvrait une activité de Barbouzes. De fait, cette association était outil de propagande pour défendre la pensée de De Gaulle. Le SAC était devenu un service de police parallèle qui a dérapé bien des fois. ….

    Varoufakis, Zoé P sont des être formidables mais ne savent vivre des compromis indispensables lorsque l’on est au pouvoir. Ils ne savent que vivre dans leurs idées ou agir dans l’opposition. Ils ont leur intérêt mais tout ne doit pas être confondu.

    La radicalité dans des moments aussi graves n’amène qu’à la chute.


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 11h23
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      Et la radicalité de Tsipras qui remplace toute personne politique grecque qui a été contre son avis ?

      Et donc Syriza Grèce qui ne soutient plus Tsipras serait aussi dans l’erreur de jugement ?

      Assassiner Tsipras non, mais ne pas être naïf, oui.

      On ne lui reproche pas de ne pas avoir sauté du bateau, mais d’être resté dans cette galère et d’être en train de ramer comme les autres au lieu de continuer à batailler avec les géoliers et en plus de faire du zèle, de dire merci quand il reçoit encore un coup de fouet.

      Quant au “jeu puéril” de Varoufakis, personnellement je vois plutôt chez lui une analyse claire et simple de la situation et l’apport de réponses pragmatiques, qui rejoignent celles de Schauble.

      Ceux qui vantent la vision idyllique d’un Europe transnationale qui n’existera jamais et qui nous mène droit dans la misère et les conflits, ce sont eux les puérils. Des puérils dangereux.

      Pour ce qui est de la comparaison avec “Papa Charlot”, je pense qu’elle est ridicule.


    • TC Le 18 juillet 2015 à 12h31
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      “Sa faute essentielle pour OB serait de vouloir se maintenir dans l’Europe et l’Euro ! Mais Varoufakis aussi était et reste sur cette volonté. C’est la volonté du peuple grec et comment ne pas la comprendre eu égard à leur histoire et leur position géographique ?”

      On n’en sait rien si c’est la volonté du peuple grec puisqu’on ne leur a pas posé la bonne question lors du referendum.
      De mon côté, je peux tout aussi prétendre qu’avec 61% de non, ils ont choisi la sortie de l’euro.


    • Lionel Gilles Le 18 juillet 2015 à 21h41
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      @Scorpion bleu

      magnifique texte. J’adhère à 100% à cette analyse !

      Attendez un peu.
      C’est comme juger De Gaulle à l’Automne 40, comme un général d’opérette ou un traître, quand il n’a pas 500 personne avec lui à Londres et quand les Anglais bombardent la flotte française à Mers El Kebir, faisant de nombreuses victimes françaises.

      Attendez avant de juger de manière aussi péremptoire.


    • Learch Le 19 juillet 2015 à 11h02
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      YANNIS YOULOUNTAS (l’un des principaux fondateurs de Syriza et résistant contre la dictature des Colonels, chassé du gouvernement.), 19/07/15 :
      “Tsipras vient à l’instant d’exclure, parmi ses ministres, tous ceux qui ont critiqué l’accord terrible de lundi matin. L’accord de la honte : celui de la soumission politique, Même Panagiotis Lafazanis, ministre de l’écologie et de l’énergie, l’un des principaux fondateurs de Syriza et l’une des figures de l’insurrection de l’Ecole Polytechnique contre la dictature des Colonels est démis de ses fonctions. C’est la chasse aux sorcières. Et apparemment, ce n’est pas fini…”


  16. Jmk011 Le 18 juillet 2015 à 10h21
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    La grande contradiction qui a poussé à la défaite de Tsipras et de son gouvernement :
    . La volonté justifiée du peuple grec de s’opposer à toute nouvelle mesure d’austérité ;
    . Et son désir de rester dans l’euro et l’UE (justifié par le fait qu’avant la crise l’économie grecque a profité, comme tous les pays nouvellement entrés, d’une aide véritable des pays européens)

    Les Grecs ont simplement “oublié” qu’à partir de la découverte en 2010 de son énorme déficit public (causé puis caché par le grand bienfaiteur Goldman Sachs sous des gouvernements de droite) les institutions européennes et le FMI ont “aidé” les Grecs, càd les banques grecques , en leur prêtant des sommes de plus en plus importantes destinées essentiellement à … rembourser la dette et à renflouer lesdites banques.

    C’est surtout cela que Tsipras n’a pas su/voulu comprendre et qui a abouti à l’ “accord” final.


  17. naz Le 18 juillet 2015 à 10h45
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    Si ce qu’a engagé Syriza est solide, des nouvelles élections verront venir une gauche qui se libérera de l’UE; mais si ce mouvement n’est pas assez solide, c’est l’UE qui gagnera, qui mettra son gouvernement en place, et voilà!
    Dans ces circonstances, je ne sais pas si l’aile gauche du parti a bien fait de démissionner, c’est la porte ouverte au pire, car je suis d’accord avec wesson un peu plus haut, dès ce jour, le gouvernement resté fort aurait pu mettre en place une sortie l’UE, approuvée cette fois par le peuple!
    On peut craindre le pire!


  18. marianne Le 18 juillet 2015 à 10h47
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    Nous sommes bien d’accord sur la nocivité de l'”accord” signé par Tsipras. Crier à la trahison me parait aussi assez prématuré. Je ferais remarquer qu’hier, l’Obs titrait à propos du remaniement “Tsipras débarque l’aile gauche du gouvernement”. Ah oui ? Eh bien en tout cas, les nouveaux ministres sont toujours syriza et pas autre chose, et ceux qui poussent à un changement d’orientation politique n’ont pas la partie gagnée. Au passage, c’est une nouvelle démonstration des voeux de l’Obs :))
    Parmi les nouveaux ministres, un adjoint au ministre de l’économie, en charge de la lutte contre la corruption, est l’ancien secrétaire général du syndicat des impôts… Si jamais vous avez cotoyé en France le syndicat CGT des impôts, vous pouvez faire quelques hypothèses : parmi les syndicalistes que j’ai pu rencontré dans ce pays, j’en ai rarement rencontré d’aussi clairs et droits dans leur botte. On peut le comprendre, ils sont bien placés pour savoir qui paye quoi :))

    Eric Coquerel (PG) “veut croire” que les grecs nous préparent quelques surprises. On a envie de le croire, certes, et on a aussi quelques raisons de penser que ce n’est pas totalement exclu.

    Quand même, n’avons-nous pas été nombreux à être surpris par le débarquement de Varoufakis au lendemain du référendum ?

    Que la presse de droite grecque fasse campagne contre Varoufakis et Zoé Konstantopoulo parait assez normal, en attendant ces deux-là focalisent les cris. Curieux comme certains propos de Tsipras sont un peu laissés de coté. Lundi matin : maintenant, on va continuer la lutte à la maison, contre les oligarques…

    Enfin, je suis assez frappée par la non-prise en compte générale des effets psychologiques des situations vécues par les négociateurs grecs. Dans une situation normale, aucune justice n’aurait reconnu la validité d’un accord signé sous la contrainte. Moralement, les grecs ne sont pas tenus de respecter l’accord, et l’explosion – littéralement, une telle unanimité est quand même assez rare – des dénonciations place effectivement le gouvernement Tsipras dans une configuration assez favorable de ce point de vue. Les gouvernements néo-libéraux européens ne s’y trompent pas qui doutent toujours de la volonté du gouvernement grec d’appliquer l’accord. Ils peuvent 🙂
    Mais pour l’instant, ils sont obligés de jouer le jeu, eux aussi.

    Bref, tout n’est pas “bouclé”, gardons-nous d’analyse à l’emporte-pièce.


  19. Macarel Le 18 juillet 2015 à 10h49
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    Quelle est la différence entre l’ex-URSS, et notre UE”RSS” ?

    Dans l’ex-URSS collectiviste, les populations faisaient des queues interminables pour s’approvisionner en produits de base.

    Dans l’UE”RSS”, les populations font des queues interminables devant les ATMs, pour retirer quelques billets de banques.

    Dans un cas pénurie de biens, dans l’autre pénurie de monnaie.

    Dans les deux cas d’opulentes Nomenklaturas vivaient/vivent bien pendant que le peuple souffre.

    Dans les deux cas ces systèmes finissent par abolir les libertés individuelles, et la démocratie.

    Dans l’UE”RRS”, le parti communiste et le politburo, sont remplacés par le parti du TINA, et les “Institutions”, qui décident hors de tout contrôle du peuple de ce qui est bon pour le peuple.

    Dans les deux cas, la propagande est utilisé de façon massive, pour contrôler les populations.

    L’URSS avait la guerre d’Afghanistan, l’UE”RSS” a la guerre d’Ukraine.

    Et puis les deux avaient.ont leurs dissidents.

    Il est fort probable que l’UE”RSS” subira le même sort que l’ex-URSS, car une construction supranationale faite au nom d’une idéologie (que cette idéologie soit collectiviste égalitariste, ou libérale inégalitaire) qui nie les nations finit toujours mal.


  20. jm Le 18 juillet 2015 à 11h22
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    “J’assume un texte auquel je ne crois pas”
    Eh bien moi j’ai beau chercher je ne vois pas très bien quel “socialiste” français oserait dire un truc pareil dans les mêmes circonstances !

    Tout ça est effectivement pas mal à l’emporte-pièce (et complètement sous la ceinture, s’agissant apparemment de déterminer qui a la plus grosse…).

    A l’époque tout le monde a jugé l’éviction de Varoufaquis comme une décision très habile…
    Et si ces deux là étaient en réalité beaucoup potes que vous ne semblez le croire ?


  21. tchoo Le 18 juillet 2015 à 11h27
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    le courage lui a manqué
    il aurait pu prédire des souffrances et des larmes à son peuple
    mais garantir sa dignité
    et des surlendemains qui chantent
    il a préféré un confort relatif et précaire
    c’est terriblement humain
    mais aussi terriblement décevant
    en espérant que la suite ne soit plus morbide


  22. Sido Le 18 juillet 2015 à 11h44
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    Je suis comme beaucoup, très déçu, par cette capitulation de Tsipras…
    Le pauvre bougre est parti négocier sans armes, persuadé qu’il avait affaire à des types un peu bourrus, mais dans le fond raisonnables et attachés à l’idée européenne. Il a vite déchanté.
    La vérité et nous en avons la preuve aujourd’hui c’est que ceux qui voudrons à l’avenir se lancer dans des pourparlers avec Merkel et sa bande (Podemos par exemple) devront avoir le cœur solidement accroché et disposer d’un plan de sortie de l’Euro applicable dans la seconde.

    Pour le reste il est malheureux que nos espoirs et nos désillusions à nous Français, passent par la Grèce. Nous sommes dans une situation très étrange où nous attendons qu’un autre pays fasse ce que nous sommes incapables de faire c’est à dire en finir avec l’Europe pour plagier Cédric Durand.


  23. Andromaque Le 18 juillet 2015 à 11h49
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    Bonjour,

    Vous dîtes :
    “OB : RAPPEL : attention, en 2015, “homme politique” =”émasculé”.

    Je n’ai longtemps pas trop su quoi penser de ce type là ; hélas, il a fallu que se déroule l’Histoire pour y voir plus clair…

    En tous cas, il est évident que le vrai “homme politique”, c’est Varoufakis… L’Homme politique, c’est celui qui écrit l’Histoire, parfois à raisons, parfois à tort ; Tsipras (dont les réactions post-accord montrent bien la nature) restera un petit laquais à qui cette seconde citation de Marie-France Garaud va à ravir : “Je croyais qu’il [Chirac] était du marbre dont on fait les statues. En réalité il est de la faïence dont on fait les bidets.”

    Le pouvoir corrompt tout.”

    J’apprécie énormément votre travail mais dans ce commentaire je trouve que vous manquez un peu de recul. Tout ce qui dépend de Varoufakis est UN élément pour comprendre la situation, au sein de Syriza notamment. Ce qu’a du affronter Tsipras dépend donc aussi de ce qui se passe
    dans la vie politique grecque, bien loin des caricatures qu’en fait la presse mainstream, ainsi que de ce qui se passe dans son parti. A cet égard je vous conseille de lire ce que dit Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza ; il éclaire d’un jour très intéressant ce qui c’est passé ces derniers jours : https://www.jacobinmag.com/2015/07/tsipras-varoufakis-kouvelakis-syriza-euro-debt/.


    • Rose-Msarie Mukarutabana Le 18 juillet 2015 à 13h26
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      Merci pour ce lien.
      Un gamin qui s’essaie à la roublerie…
      Alexandre Mercouris avait donc raison: Tsipras a cru utiliser, en plus du référendum, ses photo-ops avec Poutine pour tenter d’effraye l’UE.
      Ceci explique le ton étrangement détaché, voire sec, du dialogue entre Poutine et son ministre de l’économie Soulianov sur l’accord. Poutine ne décoléré pas. http://en.kremlin.ru/events/president/news/49990
      Malgré tout, il ne change pas de position quand au fond: “vu les liens historiques, spirituels et historiques entre nos deux peuples, la Russie aidera la Grèce quelle que soit l’issue.” (interview post-sommets Ufa)


      • Vallois Le 18 juillet 2015 à 20h41
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        J’en reviens pas c’est comme un conseil des ministres qui n’est pas à huis clos comme en France !
        La glasnost n’est pas passée en France contrairement à la Russie ?


  24. Pietro Le 18 juillet 2015 à 12h04
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    Pas d’emballement à propos de Varoufakis. Voir cette analyse du très bon John Pilger.

    Le problème de la Grèce n’est pas seulement une tragédie. C’est un mensonge.

    http://pocket.co/so4hMd


  25. killer Le 18 juillet 2015 à 12h13
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    Le plus triste, c’est que le peuple grec a voté “non”, il a prouvé qu’il pouvait clairement se prononcer contre la politique pro-austérité…et pourtant, pas grave, le gouvernement (quelques centaines de personnes) vont forcer des millions à aller dans une direction où ceux-ci ne veulent pas aller.


    • Macarel Le 18 juillet 2015 à 15h34
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      A partir du moment où vous êtes dans l’UE, encore plus dans l’euro, votre gouvernement est un gouvernement fantoche. Le vrai pouvoir n’est plus à Athènes, à Paris, où à Rome, mais à Bruxelles, à Francfort, à Washington.
      Il faudrait comprendre cela une fois pour toute :

      Appartenance à l’UE = fin de la souveraineté nationale, fin du gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple.

      Cela paraît évident, non ?

      – Dès qu’un peuple ne vote pas comme il convient ils le font revoter jusqu’à ce qu’il vote dans le sens voulu ou ils ignorent ce qu’à dit le peuple, et font ce qu’ils veulent.

      – Tous les dirigeants de gauche se font élire avec des slogans comme : “Mon ennemi c’est la finance” ou ” Je veux la fin de l’austérité.”, et quelque temps après être élus ils se couchent devant les maîtres de la finance ou les créancier.

      – Et puis Junker l’a dit explicitement, les Traités ne peuvent être remis en cause par la volonté des peuples.

      Etre dans l’UE, ce n’est plus être citoyen de son pays, mais sujet d’un tyran qui est le Marché. Ce sera définitivement le cas avec le TAFTA. Le projet des maîtres de l’UE, c’est de revenir avant 1789, c’est d’abolir la liberté du citoyen, et de rétablir les privilèges de la noblesse, et du clergé.
      C’est une régression historique kolossale, c’est la revanche des émigrés de Coblence.
      Sans un nouveau Valmy, s’en sera fait de nous et de notre histoire, de 1789, des Droits de l’Homme, de notre devise “Liberté, Egalité, Fraternité”
      La plus formidable réaction de l’histoire se dresse contre les peuples, à commencer par le peuple grec, mais les autres suivront. S’ils ne se réveillent pas à temps, ils seront réduits à la misère et à la servitude comme les grecs.


  26. Scorpionbleu Le 18 juillet 2015 à 13h23
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    Perdre une bataille ce n’est pas perdre la guerre !

    Les propose et les attitudes de Tsipras n’ont pas changé, il est solide et il aurait besoin de la confiance pour avancer.

    Tispras n’est pas sur un champ de bataille, il ne peut pas avancer le drapeau à la main en chantant !
    Il doit jouer fin avec des barbares avides en face qui jouent aussi très gros !

    Un peu de confiance en un homme qui a tant donné de preuves de sa volonté et de son engagement.

    Quant à l’égo de Varoufakis, il y aurait beaucoup à dire. Il est très intelligent mais manque de maturité.

    Un peu de distance, de recul de réflexion que diable !

    Les résultats immédiats sont pour les enfants.


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 16h28
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      Seriez-vous de la famille de Mme Lagarde ? 🙂 😉 (qui ne voulait parler qu’avec des adultes…)


  27. Angela M. Le 18 juillet 2015 à 13h32
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    Liebe Alexis, Liebe Yanis,

    Je me permets de revenir sur notre réunion du 13 courant.

    Je crains qu’il n’y ait un léger malentendu quant à la nature exacte de la position qui est la mienne.

    J’ai cru comprendre que l’on me reproche, à moi mais aussi à mes amis Juha, Mark, Charles et les autres, de promouvoir un plan de refinancement de la Grèce qui est condamné à échouer.

    C’est évidemment vrai et, contrairement à ce que l’on peut lire de-ci de-là, j’en suis pleinement consciente.

    Ne croyez cependant pas que j’ai perdu la raison. Simplement, tout ceci s’explique par le fait que la rationalité de ce plan n’est pas économique : à ce niveau, Meine Liebe Yanis, je ne peux qu’abonder dans votre sens, l’austérité ne fonctionne pas en Grèce. Non, la rationalité de mes actions est politique : ce plan est une fin de non-recevoir qui est adressée, Liebe Alexis, Liebe Yanis, à vos demandes répétées d’entrer dans une union fiscale avec le pays que je représente.

    Nous vous avons proposé, pour résoudre vos problèmes, de vous débarrasser de l’euro qui n’est pas adaptée à vos besoins. Vous ne le souhaitez pas, ce qui est votre droit. Mais vous devez bien comprendre que si vous souhaitez à tout prix utiliser la monnaie de l’Allemagne, il vous faut devenir Allemands.

    Il vous faut embrasser sans hésiter la discipline fiscale, la glorification du travail, l’amour de la bureaucratie. Vous devrez aussi apprendre à aimer la bière et à vibrer aux exploits de la Mannschaft, mais cela, cela peut attendre un peu.

    Pour le dire autrement, vous devez faire ce que mes amis François et Marianno sont en train de réaliser dans leur pays : intégrer l’esprit germanique.

    Le plan dont nous avons convenu le 13 juillet est conçu en ce sens : si vous parvenez à vous y conformer, vous aurez la satisfaction d’avoir réussi à vous rendre dignes de l’Euro. Sinon, il n’y aura plus d’échappatoire. Il vous faudra changer de monnaie.

    Veuillez croire, etc.

    Angela M.

    Si vous


  28. TC Le 18 juillet 2015 à 13h53
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    C’est quand même surprenant le nombre de commentaires qui sont encore favorables à Tsipras. J’ai toujours été sidérée par la puissance du déni : tu mets le nez d’un mec dans un tas de merde, il te dit qu’à première vue ça y ressemble mais que tout compte fait, c’est de la confiture !


  29. De passage Le 18 juillet 2015 à 13h54
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    Tsipras parle aux Grecs : “J’assume un texte auquel je ne crois pas”

    En même temps, quand la signature de son nouveau ministre des finances évoque un sexe en érection, on est en droit de se demander si les parlementeurs qui ont voté leur soumission personnelle à Bruxelles, ont reçu à temps la vaseline et les condoms de l’eurogroupe ? ! ;-))

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/10/signature-ministre-grec-euclide-tsakalotos-penis_n_7769928.html


  30. David D Le 18 juillet 2015 à 14h01
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    Tsipras était libre de ne pas signer, il n’avait pas une arme sur la tempe. Il fait un référendum dont la question est vague et superficielle : continue-t-on ou non de négocier ? Le peuple dit “on ne cède pas”, et lui il cède. C’est très grave ce qu’a fait Tsipras. Il a piégé son peuple et en plus il l’use avec une pseudo rébellion à rebondissements. Il n’a aucune envie que les grecs s’en sortent. En plus, il ne faut pas oublier que tout ce qu’il demande c’est de toucher du pognon pour faire comme si la Grèce n’allait pas mal, sachant que ce pognon il faut le sortir en ponctionnant les peuples, en endettant les grecs encore plus nettement. Il est gentil le Tsipras. Seule la sortie de l’euro a du sens et du mérite, le reste c’est de l’attrape-nigauds.


    • Macarel Le 18 juillet 2015 à 15h42
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      Cela doit être clair : à partir du moment où Tsipras se refusait d’envisager de sortir de l’euro et de l’UE, ils ne pouvait que signer. L’appartenance à l’euro et à l’UE implique de rembourser les dettes aux créanciers, et d’accepter leurs plans d’austérité à l’encontre des populations.
      C’est binaire OUI tu signes et tu fais ce qu’on te dit, NON tu sors et démerde toi.
      Il a sans doute eu peur du saut dans l’inconnu, sans doute n’étaient-ils pas prêts, côté Syriza, à une rupture nette et franche, et il ne faut pas oublier qu’une majorité de grecs, ne souhaitait pas sortir de l’UE et de l’euro. Cela changera peut-être, mais au moment de la signature c’était le cas.


      • Learch Le 18 juillet 2015 à 16h31
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        Il est vrai que le référendum donnait le choix entre :
        OUI je reste dans l’euro avec de nouvelles restrictions
        NON je reste dans l’euro sans de nouvelles restrictions


        • David D Le 18 juillet 2015 à 19h15
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          Oui mais en plus ce qu’il signe est même à contre-pied de ce référendum mesquin, puisqu’il n’obtient même pas un allègement de la dette. Le “non” du référendum voulait dire qu’il manquait encore quelque chose et qu’il fallait donc continuer à se battre. Concrètement, qu’est-ce qu’il a obtenu ? Sans diminution sensible de la dette, le pays ne peut pas attirer les investisseurs. Puis, c’était à Syriza de préparer le peuple grec, de le travailler en le prévenant que rester dans l’Euro ça n’allait peut-être pas être possible. C’est facile de dire qu’on a fait ce qu’on a pu contre une mécanique implacable, beaucoup trop facile. Puis, la lutte de Syriza, ça a quand même une allure hyper élaborée pour aucun résultat. Ils ne peuvent pas lutter en termes simples, c’est bizarre quand même. La sophistication de la lutte, ce n’est pas bon, les manoeuvres se retournent toujours contre le peuple.


  31. samuel Le 18 juillet 2015 à 15h07
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    Avec 50 euros je remplis à peine la moitié d’un chariot, du coup j’achète moins de choses superflus, non pas parce que je n’ai plus envie de consommer, mais parce que je ne peux plus suivre le même train de vie que nos élites parisiennes, médiatiques ou Européennes. Mais peut-être qu’à Bruxelles ils ont de meilleurs plans, même les boites de cassoulet je trouve qu’elles ont encore augmenter de quelques centimes, en tous cas avec tout ce qui se passe, c’est sur on va tous finir dans la malbouffe, par se faire bouffer comme les Grecs. Il disent même aux infos Us, qu’en Europe il n’y a plus de grands hommes comme le Général, mais s’inquiétent quand même de voir toujours plus de pays suivrent la mauvaise pente des extrêmes ou du nationalisme. Ben c’est un peu normal vu qu’ils sont tous sur écoute à cause des premiers plans mondialistes du Pentagone, alors forcément ça sent pas bon du tout avec le monde de la finance. Comme si l’Europe était devenu un grand camp de concentration, mais ils trouveront bien un accord ou la solution finale, pourquoi pas une bonne guerre de plus.


  32. Rosetta Le 18 juillet 2015 à 15h42
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    Merci d’avoir cité Marie France Garaud. Pour ceux qui s’intéressent au 4ième Reich dont fait allusion à juste titre Monsieur Dupont Aignan, (de la même manière que Daesh signifie Etat Islamique en Arabe, Reich signifie Empire en Allemand) je vous propose ces deux videos de Marie France Garaud en commençant par une très courte:
    https://www.youtube.com/watch?v=OWZRtgW3scI
    et celle-ci historique et passionnante:
    https://www.youtube.com/watch?v=ic995u0A9hg


    • Macarel Le 18 juillet 2015 à 16h01
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      Eh oui…

      Appartenance à l’UE = fin de la souveraineté nationale, fin du gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple.


  33. Gilles Le 18 juillet 2015 à 15h48
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    Discours d’une cadre du parti ND repris dans un article de panagiotis :

    “Maintenant j’ai compris. L’Europe, l’Allemagne, préparent notre exécution ; elles organisent l’asservissement de la Grèce. Dans les entreprises, les cadres, voire les patrons comprennent désormais que ce mémorandum punitif, vise à les affaiblir davantage, à briser définitivement ce qui reste du tissu économique de notre pays. Les masques tombent. Le personnel politique ; tout le personnel politique est très… léger, insuffisant et menteur devant la gravité de la situation. Les nôtres, Samaras et consort le sont autant. Ils devraient dire la vérité aux Grecs, et surtout, élaborer et préparer un Plan-B, une véritable voie alternative au cas où, pour ainsi sortir de la zone euro, voire, de l’UE. Tsípras a déjà avoué son impréparation, et à la Nouvelle démocratie ils font encore… les cons. Je ne supporte plus de perdre ma patrie, et cela, n’est pas un truc de droite ni de gauche.” …………

    Convention internationale de Vienne de 1969, ce “traité des traités” qui est la base de tout le système du droit international.

    “Article 51. CONTRAINTE EXERCÉE SUR LE REPRÉSENTANT D’UN ETAT. L’expression du consentement d’un État à être lié par un traité qui a été obtenue par la contrainte exercée sur son représentant au moyen d’actes ou de menaces dirigés contre lui est dépourvue de tout effet juridique.

    Article 52. CONTRAINTE EXERCÉE SUR UN ETAT PAR LA MENACE ou L’EMPLOI DE LA FORCE. Est nul tout traité dont la conclusion a été obtenue par la menace ou l’emploi de la force en violation des principes de droit international incorporés dans la Charte des Nations Unies.” ………………..

    http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0449.html#deb


    • Macarel Le 18 juillet 2015 à 16h09
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      Non ! Ils n’en veulent pas particulièrement à la Grèce, ils poursuivent le rêve fou de faire une Europe fédérale, par le fer et par le feu au besoin. Leur jusqu’au boutisme, les rend prêt à tout.
      Le rêve de Paix et de Prospérité doit passer par la guerre contre les nations historiques, ils veulent détruire les nations historiques, pour faire par la force une Europe fédérale.
      Du passé faisons table rase, ça ne vous rappelle rien ?


      • Rosetta Le 18 juillet 2015 à 16h32
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        Les guerres sont provoquées par les idéologies et non par les nations. Le communisme était une idéologie qui à l’époque pouvait s’envisager car basée sur la lutte des classes ayant pour symbole la faucille et le marteau. Le nazisme une idéologie basée sur la supériorité de la race Aryenne ayant pour symbole le croix gammée. L’Euro est aussi une idéologie. Deux prix Nobel Américains ont validé l’équation Euro=Austérité. Donc, la formidable idéologie proposée est l’Austérité. De quoi mobiliser les peuples en effet. Quand au symbole de l’Euro, je pensais à une schlague, ou pourquoi pas des étoiles sur fond bleu qui sont les effets extatiques produits par des coups de schlague répétés selon les Grecs.


        • Philae Le 18 juillet 2015 à 21h32
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          ” pourquoi pas des étoiles sur fond bleu qui sont les effets extatiques produits par des coups de schlague répétés selon nos amis Grecs.” OK mais il manque un hymne EURSS. On pourrait remasteriser de vieilles rengaines dont on se rappelle l’air en changeant seulement les paroles. A la place de “Maréchal nous voilà… tralali tralali tralalère…” je propose:”Austérité nous voilà, le chômage est notre seule espérance…” La jeunesse de notre pays a besoin d’un idéal pour avancer: rien de tel que l’Austérité, la mise sous tutelle et la vente à la découpe du patrimoine par les banksters. Mais le soleil se couche et je puis plus émettre à Rosetta. Bonne nuit les petit comme dit le FMI.


  34. AL60 Le 18 juillet 2015 à 16h24
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    En réponse à :
    “Je me rappelle une fois de Marie-France Garaud, me disant : “mais regardez que fait le renard pris au piège ? Il se ronge la patte, car il pense qu’il vaut mieux vivre libre sur 3 pattes…”

    Je ne pense pas que le renard avait dans l’esprit de conserver sa liberté en rongeant sa patte mais il devait plutôt penser à sauvegarder sa vie.

    Là est toute la différence d’avec nos peuples qui ne veulent faire aucun sacrifice pour conserver leur liberté et leur démocratie… jusqu’à ce qu’ils réalisent sous la pression du totalitarisme que liberté et démocratie sont la vie et que cela vaut peut être le sacrifice d’une patte.

    L’histoire nous enseigne que presque tous les combats pour la liberté et la démocratie n’ont été entrepris que lorsque les peuples en ont été privé tout comme le renard qui a été pris au piège.

    En attendant les précurseurs devront lutter pour que la prise de conscience se fasse le plus tôt possible…

    La crise grecque n’est qu’un combat d’avant garde et on voit bien que le succès est encore bien loin…d’autant que les machoires du piège ne se sont pas encore refermées sur la patte du renard.


  35. Chris Le 18 juillet 2015 à 16h27
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    “Je suis assez fasciné par un tel manque d’ambition”
    Je pense au contraire que son ambition le pousse à faire carrière, quitte à sacrifier son pays… comme ses prédécesseurs ! et comme des centaines chez nous !!!


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 16h44
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      En fait, et l’on pourrait dire de même de notre Hollande national, c’est réellement un manque d’ambition, ou un manque d’ambition réelle. Cette dernière étant, comme le dit Oliver, pour tout homme politique qui se respecte (je suppose, j’espère,j’en doute pour nos politiciens actuels ;)) de laisser une trace dans l’Histoire.
      Mais une trace qui ne serait pas “administrative” (une trace résultante d’une ascension politique normale avec quelques coups d’éclats “régionaux” ou quelques victoires internes) mais une trace que le peuple de son pays, voir l’être humain (Gandhi…), pourrait suivre…
      Hollande sera dans tous les livres d’histoire, mais la trace qui laissera sera invisible, microscopique… sans parler de son image… remarquez il y a pire au niveau image et histoire, regardez le Roi Dagobert 1er, Felix Faure ou plus récemment DSK (quoique pour lui l’histoire n’est pas finie) 🙂


  36. Macarel Le 18 juillet 2015 à 16h33
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    N’accablez pas ce pauvre Tsipras, Mélenchon ferait de même que lui, il signerait la feuille de route de Bruxelles. Car lui non plus ne veut pas envisager la sortie de l’euro et de l’UE.
    Et Iglesias de Podemos, si lui aussi ne veut pas envisager cette hypothèse, signera aussi.
    La gauche radicale, se piège elle même, en voulant à tout prix rester dans le cadre définit par les maîtres : les créanciers.
    C’est pour cela que le mécontentement va de plus en plus vers les partis d’extrême-droite, même s’ils enfument les populations en disant qu’ils sortiront de l’euro et de l’UE. Une chose est de le dire, une autre chose est de le faire. Or le capital, s’accommode bien du fascisme, donc il trouvera des arrangements avec les partis populistes d’extrême droite, et il est douteux qu’ils mettent leurs menaces à exécution.
    Le club euro/UE c’est un peu comme la mafia, une fois qu’on y est entré, l’on ne peut en sortir, ou alors les pieds devant. Ou alors il faut tirer avant les autres…


    • philbrasov Le 18 juillet 2015 à 18h12
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      je suis pas sur de ce que vous dites en fait… Si ca vous rassure de savoir que les partis type FN ou UKIP en angleterre, FERAIENT LA MEME CHOSE que Tsipras….libre a vous…
      l’extreme gauche europeenne est EUROPEENNE voire mondialiste….. les partis souverainistes, sont nationaux… et pour une europe des NATIONS… pas un erzatz d’USA , avec 30 langues et 100 dialectes, des histoires opposees, et des conflits perpetuels le long des 1500 derniers siecles…
      La gauche ( celle qui est contre le capital..) se fourvoie lamentablement avec l’UE et sa zone euro…
      ILS NE CHANGERONT RIEN DE l’INTERIEUR…. la gauche molasse et defaitiste et les liberaux en europe et dans chaque parlement representent PLUS DE 70% des elus….
      ET ILS VOTENT LES MEMES DIRECTIVES ET LES MEMES OPTIONS POLITIQUES….ET DIPLOMATIQUES….
      Sauf a assumer c;est a dire vouloir et annoncer vouloir sortir de la zone euro, et accessoirement d’une certaine europe.. IL N’Y A PAS DE SALUT…
      et les proces d’intention ne sont que des commentaires du cafe du commerce..
      Par contre on a eu cette semaine, une idée du défaitisme de l’idole de la gauche….
      Tsipras restera comme celui qui aura endette la Grèce de plus de 200% son PIB et sans doute accessoirement endette le reste de l’EUROPE encore un peu plus…. et pour une austerite generale, poussée a son maximum….
      Tsipras et l’exemple type de la gauche mondialiste , blablateuse, et donneuse de leçons, mais incapable, de gérer une situation majeure pour l’europe de nos enfants et pour le monde….
      PAS DE PLANS B… MDR…..
      la gauche europeenne préfère rester dans le système , plutôt que de renverser la table..
      Ce sont des petits bras qui la ferment bien ces derniers temps….pathétiques ils sont…. a propos de Tsipras….lui trouvant encore des excuses … le povre, face a tant de vilains.. que voulez vous qu’il fasse….( la lutte continue camarade on a perdu une bataille ( une ENIEME DE PLUS pas grave…) mais pas la guerre etc etc…)
      pathetique…


      • philbrasov Le 18 juillet 2015 à 21h02
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        j;ai rien contre varoufakis…. il est droit dans ses bottes avec ses idees… pas de problemes…meme si je ne partage pas ses options et ses dires…
        prenons deux exemples tires de OB sur ce fil
        varoufakis
        l’europe est une cage de fer dans laquelle les citoyens europeens se sentent etouffes et trahis…
        NON desole monsieur varoufakis, les citoyens europeens ne se SENTENT AUCUNEMENT ETOUFFES ET TRAHIS… ils en redemandent…..ils approuvent a 70% tout ce que fait l’europe pour eux…. a tort ou a raison , pour le meilleur et desormais pour le pire… exemple grec d’hier……
        Je ne vois aucun mais aucun sentiment antieuropeen aujourd’hui et tel que l’UE est construite…. Certe ici et la des oppositions, mais jamais rien de MAJORITAIRE…. les medias nous ont bien fait rire avec les frondeurs allemands, francais, grecs etc … mais le resultat est LA…. plus de 70% des parlements ont vote DA YES OUI YA etc etc a la cure d’austerite pour la Grece …pour l’instant… Comme dit Charles Gave plus il y a de chômeurs, plus le capital se réjouis… la baisse des salaires étant en jeu…..
        autre citation de Varoufakis.
        Si la zone euro ne change pas …. elle va mourir,,,,,
        OUI et alors… monsieur varoufakis? il est ou le PROBLÈME?
        pour vous monsieur Varoufakis, sans l’euro pas d’issue?
        Alors vous êtes un NUL monsieur Varoufakis… désolé de vous le dire malgré vos convictions….


        • Rosetta Le 19 juillet 2015 à 09h14
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          Oui c’est vrai, les peuples de l’UE en redemandent à 70% et idem Tsipras. L’Austérité est un vrai espoir pour les millions de jeunes de L’ UERSS. L’Austérité va mobiliser la jeunesse et la schlague donner un élan nouveau. Vive la mise sous tutelle! vive la vente à la découpe! comme le chantaient nos anciens “Maréchal nous voilà…” nos jeunes chanteront: “Austérité nous voilà, le chômage est notre unique espérance. Tralali tralalère…” L’URSS a vécu 50 ans. L’UERSS aurait 40 ans. Quelle longévité! et sans autre arme que de vider les banques à distance, la BCE n’étant dotée pour se faire que du bon profil et des droits appropriés délégués officiellement par personne car la BCE est indépendante!!! plus besoins des chars! Plus besoin de coupable! La BCE étant indépendante qui est coupable du vidage des banques Grecques? Le cloud? Oui, nous sommes bien sous un 4ième Reich hypocrite et sournois.


  37. theuric Le 18 juillet 2015 à 16h43
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    Deux choses me surprennent.
    Le première c’est de continuer à appeler gauche radicale Syriza en Grèce ou le Parti de gauche en France.
    Il y a moins de cent ans n’importe quel parti d’une gauche radicale arrivé au pouvoir dans une telle situation aurait déjà fait quitter son pays de l’U.E., l’euro et l’O.T.A.N..
    Pour le moins, ce qui est nommé ainsi aujourd’hui représente à peine ce que d’antan avait pour nom une sociale-démocratie, et encore.
    En 1848, nombre de ces sociaux-démocrates européens avaient pris les armes lors du printemps des peuples.
    A l’aune de ce siècle et demi, Syriza serait tout juste catalogué comme un parti de la bourgeoisie nationaliste et républicaine, et encore.
    La seconde chose qui me surprenne c’est quand il se dit que quitter l’euro amènera encore plus de problème que d’y rester, quelque soit la situation du pays.
    Qui pourrait bien le savoir, ce qu’il s’y dit n’étant que de la pure croyance.
    D’autant plus que le nombre d’économistes et d’ homme politique qui, en 2006, prévoyaient la crise à venir se comptaient, à l’échelle mondiale, difficilement sur les doigts des deux mains.
    Si une théorie n’a de valeur que par son caractère prédictif, alors la majorité de celles touchant à l’économie devraient être mises à la poubelle.
    Alors, si ce sont ces gugusses qui craignent, pour un pays, sa sortie de la zone euro, je peux légitimement avoir des doutes sérieux vis à vis de leurs propos de quelque sorte que ce soit.
    Franchement, rien que ces deux petites réflexions montrent, pour le moins, la plus totale des incohérences intellectuelles, mais le pire c’est que nous reprenions tous en cœur ces dérisoires sornettes!


  38. philbrasov Le 18 juillet 2015 à 17h00
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    rassurons nous, Google vient de prendre 65 milliards de US$ en UNE JOURNÉE….
    c’est autre chose que la Grèce…. avec sont malheureux prêt de 85 milliards de euro sur 3 ans….

    voila une boite qui fait QUE 13 milliards de US $ de CA et 3 malheureux milliards de US $ de benefices annuels , et qui gagne en bourse 65 milliards en un jour….
    Google en bourse vaut PLUS CHER que la Grèce.
    Y aurait-il pas un leger probleme?


    • samuel Le 18 juillet 2015 à 18h26
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      Si cela s’avère vérifiable sur une seule journée, sur un an cela ferait 23725 milliards de US$, mais bon comme la bourse est devenue folle ces derniers temps cela ne va pas durer. Il faudrait plutôt prendre une moyenne, ils auraient mieux fait de faire de la philanthropie. Si ça se trouve les plus grosses valeurs cotées en bourse n’ont fait que créer la plus grosse arme de destruction massive de tous les temps, les produits dérivés, qui représentent l’essentiel des premières valeurs de ces grosses compagnies. Malheureusement plus les décideurs se vouent aux seules valeurs technologiques, et plus les choses n’ont pas l’air de rassurer personne, c’est david contre goliath.


  39. anne jordan Le 18 juillet 2015 à 17h41
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    pour les germanophones :
    http://blog.campact.de/2015/07/griechenland-krise-warum-die-einfachen-wahrheiten-nicht-stimmen/?utm_campaign=%2Fcampact%2F&utm_term=Bloglink-textoben&utm_medium=Email&utm_source=%2Fcampact%2Funterstuetzen%2F&utm_content=random-b&_mv=1VhcIN8iIKbSMKfkPwZSu8
    les discours ne vont pas plaire à tous ! ( surtout pas à O.B . ) mais ces déclarations sont intéressantes parce qu’elles s’adressent à un public allemand :
    ” le contribuable allemand n’a pas encore déboursé un centime ! ”
    ” lorsque le nationalisme commence à s’exprimer avec cette violence , alors les barrières sont prêtes à tomber ” ( le nationalisme dont il est question ici , c’est celui des Allemands )
    Campact est un collectif qui lutte contre le Tafta et a rassemblé les milliers de signataires dans des protestations publiques dont nous n’osons rêver en France….


  40. lm bernard Le 18 juillet 2015 à 20h34
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    Tsipras a trompé son électorat doublement :par des promesses électorales populistes pour le coup et par un référendum totalement dénié,de l’inédit dans le marais nauséabond du politique,il a sa place dans les carpettes européennes,à vomir


  41. Louis Le 18 juillet 2015 à 21h18
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    C’est le problème avec les personnes trop enthousiastes. Dès qu’elles sont déçues elles pètent les plombs et virent de bord. D’un Tsipras héro on passe à un Tsipras traitre en quelques jours et c’est limite si on ressort pas la guillotine.

    Ça me fait penser à mon cousin qui était “touche pas à mon pote” comme pas possible avant de séjourner en Algérie 6 mois et de revenir à demi nazi “tous des cons ces arabes !”

    Si les gens pouvaient avoir des opinions un peu plus modérées de temps à autre on éviterait bien des drames … et des dérives excessives.


    • Oliv Le 18 juillet 2015 à 21h59
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      @Louis : le cas tsipras ne ressemble pas à celui de votre cousin. Ce dernier a pris conscience sur une durée de six mois qu’il a été trompé par les bien-pensants. Tandis que tsipras, on ne me fera pas croire qu’il a reçu une illumination le surlendemain du référendum. Pas en deux jours, allons !

      Soit il a lancé ce référendum sans vraie conviction sur ce qu’il fallait faire, mais tout en faisant croire au peuple qu’il était convaincu que le non était le bon choix. Auquel cas il est juste un irresponsable.
      Soit il savait déjà avant le référendum qu’il proposerait dans la foulée les mesures qui plaisent aux européistes. Dans ce deuxième cas, c’est juste de la haute trahison.


    • Learch Le 18 juillet 2015 à 22h20
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      Personnellement j’en ai marre et franchement ras-le-bol de cette période de “béni-oui-oui” à la parole politiquement correcte, à l’opinion modérée (comme si la modération était gage de qualité) au langage nuancé et maîtrisé, à l’entrejambe emasculé de trop de politesses et de trop peur de froisser untel ou untel, au vocabulaire évitant la sanction du CSA ou de je ne sais quelle association bardées d’avocats, marre du consensus ! Marre du mou !
      Je trouve que de telles attitudes sont des atteintes à la démocratie ! Et les drames et les dérives sont en train d’arriver par faute de trop de tiédeur, dans les paroles et donc dans les actes, par faute de ne pas nommer ce qui doit l’être quand il faut qu’il le soit. Je rappelle que cette société toute gentille glisse doucement vers l’élection d’une Présidente de la République d’extrême droite…

      Vous croyez que Wolgang Schäuble ou Zoe Konstantopoulou en ont quelque chose à faire de l’opinion modérée ? Vous croyez que lorsque De Gaulle disait que les français sont des veaux, il faisait preuve de modération ?

      Tout comportement publique actuel est “lissé” (les communicants y sont certainement pour quelque chose), en politique, dans l’art, dans le sport…tous les personnages composant ces thèmes ont la tête du parfait gendre de service, ne dise pas un mot plus haut que l’autre, sont d’un ennui stratosphérique… et quand un JL Melenchon dit que l’Allemagne est en train de détruire pour la 3e fois l’Europe, il est obligé de vite s’expliquer… idem pour Emmanuel Todd et son livre sur la manif de Charlie… j’ai même entendu dire par un commentateur, il n’y a pas longtemps, que si Mac Enroe revenait jouait au tennis avec le même comportement qu’il avait, il serait tout de suite exclu du tournoi et de la fédération… j’ai entendu la même chose à propos de Desproges qui serait interdit de spectacle…mais dans quel époque de MERDE on vit ? 🙂
      (j’espère ne pas être censuré par Olivier ;))

      Donc oui, Louis, j’ai cru que Tsipras était un nouveau Che,
      et oui maintenant je dis que c’est un nouveau… Che-kekchose… j’attends de voir mais j’ai des suspicions 🙂
      Ne prenez pas mal ce qui précède, fallait que ça sorte, j’ai sauté sur l’occasion…


  42. Charlie Bermude Le 18 juillet 2015 à 21h47
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    On peut avancer , toutes sortes d’explications stratégiques pour tenter de comprendre l’irrationalité économique des technocrates de la zone Euro , et çà ne manque pas . J’ai une idée qui me colle à l’esprit cependant et dont je n’arrive pas à me départir . C’est d’une banalité épouvantable mais peut étre au fond , la véritable explication .
    Ce qui me là ramené à l’esprit c’est la description que fait Varoufakis de ses interlocuteurs dés lors qu’il essayait de placer le coté économique des choses . Indifférence , silence total .
    Cette idée est la découverte pour moi du niveau économique demandé pour des postes de haut niveau dans les administrations financiéres . Je croyais naivement comme tout le monde je crois , que pour ces postes on exigéait un niveau éco (et juridique) trés supérieur . Que nenni , question langues et droit , oui , mais le coté éco est lamentable , tout juste le catéchisme utilitariste du néocon de base , mais sur le bout des doigts : la foi du charbonnier . Par contre le niveau comptable lui est soigné .
    Je pense que tout simplement les négociateurs face à Varoufakis ne comprenaient rien à ce qu’il leur disait , et n’y voyaient pas incapacité aucun sens .

    Ceci dit : l’utilitarisme postule l’existence d’un fort chomage par la volonté des salariés ou postulants tels de préférer, celà à une baisse des salaires . Ce faisant ce systéme avec son faux nez ultra-libéral la crée cette situation : de plus en plus l’activité est hors systéme sous diverses formes , rapports non marchants , travail au noir , prosumérisme , open source , etc …On peut évaluer celà difficilement , mais allant du 1/4 au au moins le 1/3 des richesses produites et croissant . Hors il suffit de réfléchir aux grands changements historiques pour voir que lorsque qu’un type d’activité atteint la moitié du temps social , il se produit , un changement social majeur , il y a une espéce d’application du fer à cheval qui joue , l’étirement se rabat sur sa base d’origine . Les élites de l’ex ùmonde tombebt brutalement de leur pied d’estal .


  43. atanguy Le 18 juillet 2015 à 22h43
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    Sans en avoir les preuves confirmées,je pense que Tsipras et Varoufakis ont joué le good cop et le bad cop avec les eurocrates. Leur but est de mettre a jour les contradictions dans l’eurozone. J’en vois les prémisses non seulement dans la position de Hollande(même si elle peut apparaître “molle” ) mais aussi et surtout dans les divergences entre Merkel et Schrauble de plus en plus évidentes – voir a ce sujet le billet de Paul Jorion: http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/18/wolfgang-schauble-si-lon-exigeait-ma-demission-je-demanderais-larbitrage-du-president-allemand/#more-77295
    Ceci aurait des conséquences bien plus importantes que le Grexit sur le devenir de l’Europe.


  44. P. Peterovich Le 18 juillet 2015 à 22h45
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    Egalement à porter au crédit du brillant stratège héllène, la destruction du crédit de la Grèce auprès de la Russie…

    http://russia-insider.com/en/business/tsiprass-policy-playing-russia-and-europe-against-each-other-losing-greece-friends/ri8286

    Il aura vraiment tout réussi, le Tsipras…


  45. ponsov Le 18 juillet 2015 à 22h59
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    Dès le départ le “road show” Tsipras-Varoufakis,paraissait suspect, 2 quidam qui se pavanaient sous les feux de la rampe comme allant faire plier Merkel et la Troika avec leur sourire Colgate

    L’un a donné sa démission et l’autre qui chambrait en regardant sa montre devant son peuple, qui lui y croyait, a retourné sa veste il n’ a même pas la décence de démissioner.

    Maintenant le peuple Grec va souffrir le martyre et à la fin de l’année quand les 82 milliards auront été engloutis sans aucun résultat, bien-sur, ils revivront la même situation.Le Pyrée sera privatisé, leurs plages bradées, etc…et il iront quémander une énième aide à l’UE.


  46. Subotai Le 18 juillet 2015 à 23h10
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    N’étant pas dans les bottes de Tsipras et la partie n’étant pas terminée, je ne sais pas comment j’aurai fait à sa place.
    Ce que je sais c’est qu’il existe des offres |qu’on ne peut pas refuser| jusqu’à ce que la situation évolue; et elle est en train d’évoluer.
    Il n’y a que la mort qui interrompe les processus et les grecs sont encore vivants…


  47. Subotai Le 19 juillet 2015 à 01h41
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    J’aime bien tous les yaka fonkon.
    A croire qu’ils prennent tous des décisions rationnelles, en tous temps et en tous lieux.
    Si on partait du principe qu’en réalité, dans le bordel actuel, personne ne SAIT ce qu’il faut faire, et tout monde ne fait que réagir suivant ces émotions aux drames en cours, on cesserait de jeter pierres et anathèmes, pour réfléchir à son propre quotidien et tenter d’améliorer les petites choses à sa portée. Je ne pleure pas sur les Grecs, comme je n’ai pas pleuré sur les Irakiens et comme je ne pleure pas sur les Etats-uniens.
    Je suis simplement assis au bord de la rivière en crue et je regarde passer les ruines de l’Humanité et son lot de cadavres*…

    *en attendant d’en faire partie… 🙂


  48. Louis Robert Le 19 juillet 2015 à 03h13
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    Non, il n’en reste plus. Ils ont tous été distribués, déjà, aux diverses polices militarisées des pays occidentaux. On dit (“Zerohedge”, etc…) qu’on nous prépare “quelque chose de sérieux” pour très bientôt… avec répétition générale impressionnante dès cet été, au coeur de l’Empire!


  49. samuel Le 19 juillet 2015 à 09h20
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    J’aimerais revenir sur les dernières déclarations de la Merkel au sujet des Grecs,
    MODERATION: votre post est interessant, mais les termes employés sont injurieux (voir charte): donc, à refaire!!


    • samuel Le 19 juillet 2015 à 12h11
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      Ma pauvre Angela, pourquoi te montrer parfois si dure et injurieuse en coulisses envers les Grecs, alors que les peuples ne peuvent plus guère passer à autre chose de moins pesant avec toi. Serait-ce parce que tous tes régimes minceur principalement imposés n’y changeront rien au monde de la finance, ne te font pas plus perdre du poids chez toi. Aurais-tu eu par exemple une mauvaise histoire avec un Grec autrefois, ce qui pourrait expliquer pourquoi ta conduite ne causera pas moins du tort un jour à l’économie Allemande. Et puis si tu sais Angela, il n’y a pas non plus que l’austérité et la richesse des puissants dans la vie, il y a aussi une plus grande misère morale qui se répand dans ton propre pays, en es-tu au moins consciente ? Sais-tu au moins Angela le nombre de pauvres gens en Grèce qui ne sont plus en vie, et cela depuis que tu as préféré leur imposer à distance l’austérité totale, accepterais-tu toi qu’on te maltraite de la sorte ? Non, alors pourquoi tu te prétends si vertueuse que cela comme dans ton propre rapport plus ou moins défaillant envers ton prochain, si ça se trouve ta conduite en Allemagne n’est pas si exemplaire que cela pour les sociétés en panne de croissance ou de confiance.


  50. samuel Le 19 juillet 2015 à 11h12
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    J’aimerais revenir sur les dernières déclarations de la Merkel au sujet des Grecs, elle aurait dite à un moment donné que la plus importante des valeurs a été perdue ces derniers jours. Mais à qui la faute si la récession s’installe plus durement, faut voir aussi sa politique étrangère à l’égard de la Russie. Nous pourrions nous demander, sur quoi c’est précisément construite la réputation de la Merkel en Allemagne, sur le mieux vivre ensemble, ou sur des valeurs plutôt dénigrantes du mode de vie Grec dans les sociétés, donc plus préjudicable pour leur économie, leur culture. Sans doute que les grecs n’ont toujours rien compris aux premières valeurs dominantes de l’euro groupe, cynisme et austérité est-ce bien de l’économie ?

    “Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée.” Adolf Hitler

    Je ne sais si je suis devenu germanophobe, je ne voudrais pas non plus faire du tort à la si grande vertu Allemande en disant cela, mais il me semble que les premières déclarations de la Merkel depuis le début de l’histoire pourraient très bien nuire à la plus importante de ces valeurs. Car si les dirigeants Allemands n’ont jamais confiance envers les Grecs, comment donc la confiance pourrait-elle revenir avec plus d’austérité pour les peuples ? Non l’Allemagne ne peut échouer comme modèle principalement mis en avant dans les médias, faudrait d’ailleurs compter le nombre de déclarations que la Merkel aurait pu faire sur les Grecs et cela depuis le début, c’est encore étonnant que les Grecs arrivent à se regarder dans la glace. Ne serait-ce pas plutôt le mode de vie Grec que le peuple Allemand aurait besoin de suivre en exemple, si ça se trouve en Grèce ils ont bien plus dans leur culture un véritable sentiment de communauté, d’entraide, et cela encore aujourd’hui, contre les divers diktats de la tyrannie financière.



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