Source : Olivier Berruyer, Boursorama, 13/06/2017

Valeurs high tech insuffisantes, entreprises pas assez jeunes, manque de modernité : les critiques contre le CAC sont nombreuses. A tort ou à raison ? Quelles sont les principales faiblesses structurelles de l’indice parisien ? Le point de vue d’olivier Berruyer, auteur du blog les-crises. Ecorama du 13 juin 2017, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com.

Source : Olivier Berruyer, Boursorama, 13/06/2017

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“Il y a beaucoup de points communs entre une start-up et un système totalitaire!”, selon l’auteur Mathilde Ramadier

Source : Mathilde Ramadier, Boursorama, 13/06/2017

Mathilde Ramadier, auteur de “Bienvenue dans le nouveau monde – Comment j’ai survécu à la coolitude des startups”(Premier Parallèle), dénonce, à travers ses expériences professionnelles, l’enfer des start-up. Sous une apparence de “cool attitude”, les start-up prônent en réalité une concurrence impitoyable entre leurs jeunes employés jetables et sous-payés…Ecorama du 13 juin 2017 présenté par David Jacquot, sur boursorama.com.

Source : Mathilde Ramadier, Boursorama, 13/06/2017

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24 réponses à [Vidéo Boursorama] Le CAC40 est-il has-been ?

Commentaires recommandés

Igor Le 16 juin 2017 à 09h47

Le totalitarisme marchand est une conséquence de la société de consommation, l’acte révolutionnaire consiste à ne pas consommer, des fois on est revolutionnaire sans l’avoir voulu…

  1. numaroumestan Le 16 juin 2017 à 06h00
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    Il y a déjà longtemps que les “résidus” des élites européennes expliquent que les écoles de commerce, (les business school) correspondent aux anciennes écoles du parti communiste. On y abrutit les jeunes générations pour en faire des esclaves au service de leurs maîtres.
    Il est normal que de temps à autre une personne de qualité sorte de ce systéme, entrant en dissidence. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. La tyrannie totalitaire marchande est en place pour longtemps. Il faudra que les bulles spéculatives éclatent pour que d’autres opportunités apparaissent, quoiqu’il soit douteux que les dissidents puissent transformer alors ce système inhumain. Simplement, il convient de lutter pour notre dignité car “tout empire périra”.


    • Igor Le 16 juin 2017 à 09h47
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      Le totalitarisme marchand est une conséquence de la société de consommation, l’acte révolutionnaire consiste à ne pas consommer, des fois on est revolutionnaire sans l’avoir voulu…


      • cacamoulox Le 16 juin 2017 à 15h00
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        Non c’est la société de consommation qui est le rejeton naturelle du totalitarisme de la marchandise.


        • Chris Le 16 juin 2017 à 16h41
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          Qui de la poule ou l’oeuf ?

          Si les populations, grâce au crédit, ne s’étaient pas goulûment jeté sur le “prêt à jeter”, nous n’en serions pas là.
          L’éternel choix entre être ou avoir !


    • Jac Le 16 juin 2017 à 11h32
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      Les écoles sont indispensables pour apprendre les bases d’une profession, théorique et/ou technique. Mais le “problème” de toute école est qu’elle formate les étudiants. Ce qui pourrait ne pas être un problème en soi selon les enseignants, mais rares sont les vrais pédagogues.
      Mais avec la “diplomite aiguë”, maladie des sociétés économiques modernes puisque toute embauche se fait sur CV, cela privilégie le diplôme plus que les expériences (et les stages à répétition sont rarement des expériences fiables – j’ai eu de nombreux stagiaires -) ou plus que la compétence professionnelle. Toute société de la sorte, libérée de la contrainte de formation interne, exige des résultats positifs immédiats sous prétexte que le diplôme “garantit” un savoir-faire. Le seul réel avantage de ce recrutement sur diplome est de ce fait d’embaucher et débaucher à souhait sous prétexte de ne pas correspondre aux exigences demandées pour le poste concerné.
      Or, lors de la création des grandes industries naguère qui ont permis l’essor du CAC40, beaucoup de créateurs innovants n’étaient diplômés en rien et étaient soit formés sur “le tas” soit de très bons autodidactes (c-à-d. non formatés) ayant de ce fait des connaissances très éclectiques. Développer mon sujet serait trop long mais de nombreux exemples sont vérifiables.
      En bref, la diplomite aiguë tue la créativité.


      • tchoo Le 17 juin 2017 à 10h24
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        Mais une école ne formate (ou ne formatait oas) toujours.
        L’enseignant peut amener à douter. Ces spécimens ont peut être disparus ou les générations d’étudiants sont devenus crédules reléguant leurs capacités de réflexion à un gadget inutile


        • clauzip12 Le 19 juin 2017 à 01h43
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          l’école formaté et d’autant plus que les étudiants sont jeunes et immatures
          les armées ont totalement utilisé ce fait en recrutant à un âge où la maturité n’est pas acquise et par conséquent plus d’adaptation et de facilité à convaincre
          Pendant la guerre d’algérie les sursitaires présentaient des résistances particulières qui n’étaient pas trop appréciées!


  2. Catalina Le 16 juin 2017 à 06h47
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    moi je ne veux pas être un produit, je suis UNE PERSONNE !


  3. calal Le 16 juin 2017 à 08h13
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    une des arnaques avec le cac40 c’est les graphiques comparant le rendement de differents placements par rapport au cac 40. typiquement on y compare sur 40 ou 50 ans,le rendement d’un placement en or en obligations d’etat et un placement en action en prenant l’indice cac40 comme reference. les valeurs des prix compares varient sur la periode etudiees et en general la conclusion est que la variation du cac40 sur la periode est la plus grande a la hausse.le truc c’est que le contenu de l’indice cac40 au debut de la periode n’est pas le meme qu’a la fin: effectivement des qu’une valeur composant le cac40 diminue d’une facon trop importante,elle est sortie de l’indice et remplacee par une valeur “montante”.


  4. René Fabri Le 16 juin 2017 à 08h56
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    OB pointe trois faiblesses françaises : 1. Pas assez de capital-risque. 2. Pas assez de grandes entreprises de nouvelles technologies. 3. Pas assez de petits actionnaires. Il a raison.

    Le troisième point, celui de la désaffection des Français pour la bourse, me désole. Mais moi-même je m’en détourne parce que j’ai l’impression que les dés sont pipés. Non seulement, le petit boursicoteur est désavantagé à cause des délits d’initié qui ont toujours existé, mais en plus il y a maintenant a) beaucoup de taxes, b) du trading à haute fréquence qui donne une volatilité incroyable même sur des poids lourds comme Total, c) du quantitative easing qui fausse toutes les analyses par son interventionnisme irrationnel.


    • Les-crises Le 16 juin 2017 à 12h48
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      “moi-même je m’en détourne parce que j’ai l’impression que les dés sont pipés.”

      C’est peu de le dire !!! 🙂


    • alfred Le 16 juin 2017 à 13h56
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      Il n’y a qu’un seul plus grand cocu que l’électeur: c’est le petit actionnaire.
      Dire qu’on trouve encore des gens pour trouver qu’il y a trop d’impôts et de fonctionnaire ET qui dans le même temps boursicotent…. Fait moi mal. J’aime l’impôt privé mais pas d’état.


      • K Le 16 juin 2017 à 19h23
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        Je ne comprends pas votre commentaire. Aux cours des 6 derniers mois, les societes du CAC40 ont pris 10% en moyenne + les dividendes. C’est au contaire le meilleur placement possible.


        • Black mic-mac Le 16 juin 2017 à 20h40
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          Sur le papier,oui.
          Mais les chiffres sont bidonnés (cf. Delamarche). Comme dit plus haut par @Calal. Ils avaient sorti du cac une entreprise qui baissait (Peugeot il me semble) pour en faire rentrer une autre (belge) qui montait.
          De plus une partie du QE de la BCE sert à racheter des actions afin de remonter le cac au cric à l’instar des États-Unis.
          Il y a des choses qui existent et qu’on ne voit pas, pourquoi il n’y aurait pas des choses qu’on voit mais qui n’existent pas. La bonne santé du cac. Un mirage peut-être ???.


        • Alfred Le 16 juin 2017 à 23h16
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          Libre à vous libre à vous.
          (Attention à l’addiction / savoir sortir ..
          Ne vous attendez pas à des marques de sympathie lorsque vous êtes serez au larmes: bénéficier si salement des QE (et participer à l’inflation) (à mes yeux c’est de l’argent sale) pour perdre la sueur de son front le moment venu.)
          À moins bien sur que vous ne fassiez partie des happy fews (mais vous ne seriez pas ici).


        • K Le 17 juin 2017 à 00h30
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          Oui, beaucoup de chiffres officiels sont faux et les cours sont totalement biaises par les QE mais il n’empeche que c’est le meilleur rendement possible sur le long terme. Et les QE ne generent pas d’inflation car ils n’arrivent pas jusqu’a l’economie reelle.
          Mais c’est vrai que c’est delicat d’apprecier l’indice sur de longues periodes car, comme le fait remarquer calal et Black mic-mac, sa composition change regulierement (lorsque la 41e valorisation parisienne depasse la 40e).


    • Chris Le 16 juin 2017 à 16h45
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      Vous oubliez le trading haute fréquence : le principal fautif du désintérêt du boursicoteur toujours le perdant des machines à algorithmes qui écrèment au millième de seconde.


    • Dahool Le 16 juin 2017 à 18h41
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      Bonsoir

      Extrait
      “Le résultat de ce processus est édifiant aux Etats-Unis : Wall Street est devenu une Bourse sans épargnants, où les 1% des plus riches détiennent 82% des actions (et les 0,1% d’ultra riches près de 50% de la totalité des actifs cotés). A contrario, 90% d’Américains les plus pauvres ne détiennent plus que 10% des actions contre 40% au milieu des années 80 et 25% en 2007: un écrémage d’une ampleur historique !”

      https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://leseconoclastes.fr/2014/07/ya-dl-upside-bonjour-bonjour-les-hirondelles-ya-dlupside-jusque-dessus-les-toits/&ved=0ahUKEwi0tOnT5sLUAhXGvBQKHbAFCh0QFggcMAA&usg=AFQjCNGU9zpibCIwFixm-C49ZKy5qJSR8g

      Je suis tombé sur le derrière quand j’ai lu ça !


      • JLR72 Le 19 juin 2017 à 14h49
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        Les inégalités se constituent par les revenus du travail mais aussi et surtout par les revenus (détention) du capital. Tout comme les revenus, le capital est concentré dans un petit nombre de mains.
        La progression importante des inégalités a été largement soutenue par la progression des marchés, totalement décorrélée de la croissance économique mondiale, elle-même soutenue par le court-termisme des marchés, la possibilité de cession rapide (millisecondes avec le flash trading ou “overnight”) et l’extrême mobilité géographique.

        Ce qui me fait sourire c’est d’entendre économistes marché, gérants…nous expliquer que faire défaut sur la dette souveraine impactera les petits épargnants. En effet, les petits épargnants y perdront mais c’est surtout le 0.1/1% qui perdra gros.


  5. moshedayan Le 16 juin 2017 à 10h06
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    Quand on voit le slogan de Macron qui veut une France nation “start-up” on comprend tout le personnage et on sait que cela prolongera le déclin de cette nation.
    A-t-on vraiment enquêter sur le nombre de “start-up” où on brasse du vent “des services”??? et qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle qui fait tourner les bases économiques d’un pays : industrie, agro-alimentaire, médical et recherches appliquées… en dit long sur cet homme (qui se plie aux “exigences de Bruxello-Allemandes”


  6. Antek Le 16 juin 2017 à 10h59
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    La vidéo sur les startups m’a particulièrement intéressée en fait.
    Pour avoir travaillé dans 3 startups différentes, dans 3 pays différents (Allemagne, Pologne, Russie) durant les deux dernières années, je peux dire qu’on y trouve tout autant le meilleur comme le pire.
    Mais à y réfléchir, j’ai toujours trouvé quelque part les points développés par cette dame. Après, est-ce des problèmes intimement liés aux startups ?
    En tout cas, je suis particulièrement heureux d’avoir pu expérimenter ce monde si particulier grâce à mes stages d’études. Je m’attaque sans illusion mais avec curiosité au domaine des multinationales désormais ! Peut-être que dans 3 ou 4 ans, on me retrouvera dans des associations.
    Restons curieux, amis, ça garde le moral haut et l’espoir fort 🙂


    • Pierre Tavernier Le 16 juin 2017 à 16h25
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      Ce qui m’a frappé, c’est que j’ai retrouvé certaines “techniques” de gestion du personnel qui étaient déjà présentes dans des multinationales au sein desquelles j’ai travaillé en que prestataire de SSII dans les années ’90 (citons notamment General Electric, Siemens-Nixdorff et Esso, qui fait partie de Exxon) : open space, évaluations “transparentes” des employés pour les mettre en compétition, facilités tels que salle de sport (et même piscine chez Siemens-Nixdorff au Portugal), “cantines” de bonne qualité, coins-cuisines totalement équipées, “esprit” d’entreprise “nous sommes une grande famille”, etc …


      • Alfred Le 16 juin 2017 à 23h22
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        Exactement. J’ai récemment discuté avec un jeune tout fierrot de son entreprise quasi virtuelle ou il prend des vacances quand il veut et où tout le monde bosse dans on coin ( les réunions se font un jour à Malte, 10 jours plus tard à Paris puis à Londres. Furieusement global quoi.. ça m’a méchamment rappelé les années 90: “Work hard / play hard” etc…
        Le progrès c’est de passer du martinet à la badine sans passer par le chat à neuf queues ou le bâton. Yahou!


  7. serge Le 16 juin 2017 à 16h28
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    Les entreprises du CAC 40, suivant stats pour 2016, ne font plus que 26% de leur CA en France et n’emploient plus que 31% de français. Sans parler de leur évitement fiscal et abattements de taxes. En conséquence, il conviendrait de les intégrer dans le Dow Jones ou le LSE et de se focaliser sur les ETI françaises un peu plus représentatives.


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