Source : Association d’amitié franco-coréenne, 24-06-2010

Quand les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver

Le 25 juin 2010 marque le soixantième anniversaire du début de la Guerre de Corée, appelée «Guerre de Libération de la patrie » en République populaire démocratique de Corée. Entre 1950 et 1953, les hostilités ont fait près de quatre millions de victimes, mais l’ « héritage » de cette guerre va bien au-delà de ce bilan humain déjà terrifiant : l‘accord d’armistice signé à Panmunjom le 27 juillet 1953 a scellé la division de la péninsule coréenne en établissant une ligne de démarcation militaire entre le nord et le sud, et, faute de véritable traité de paix, la Corée reste « techniquement » en état de belligérance.

Au lendemain de la libération de la Corée (15 août 1945), après 35 ans de colonisation japonaise, le peuple coréen pouvait pourtant légitimement prétendre à recouvrer son indépendance et sa souveraineté, comme s’y étaient engagés les pays alliés lors de la Conférence du Caire (novembre 1943). Cette légitime aspiration de la nation coréenne ne fut malheureusement pas réalisée dans le contexte d’affrontement des grandes puissances : dès le mois de septembre 1945, deux zones d’occupation, soviétique et américaine, se mirent en place de part et d’autre du 38emeparallèle. En 1948, l’organisation d’élections séparées au sud, sous l’égide de l’ONU où les Etats-Unis disposaient de la majorité, aboutit à la création de deux Etats coréens : la République de Corée au sud, la République populaire démocratique de Corée au nord. La partition de fait de la Corée était réalisée. La nation coréenne se trouvait dramatiquement divisée contre son gré par la « frontière » artificielle du 38eme parallèle, autour de laquelle divers accrochages firent des milliers de morts de 1945 à 1950.

La thèse de l’offensive nord-coréenne du 25 juin 1950 servit de prétexte à une intervention militaire des Etats-Unis, dans le cadre d’une stratégie américaine globale de « refoulement du communisme ». L’intervention américaine en Corée fut légitimée par le Conseil de sécurité de l’ONU – où l’URSS ne siégeait pas en raison du refus d’y admettre la jeune République populaire de Chine -, le président américain Harry Truman présentant alors l’envoi de troupes en Corée comme une « opération de police » dont le but était de repousser un « raid de bandits contre la République de Corée ». Le président américain l’a fait sans déclaration de guerre, jusqu’alors une condition préalable à la participation militaire des Etats-Unis à l’étranger. Il a ainsi établi un précédent pour le président Lyndon Johnson qui a engagé des troupes dans la Guerre du Vietnam sans jamais solliciter un mandat du Congrès pour son action. Les interventions en Irak et en Afghanistan ont été menées selon les mêmes principes.

Pour cette « opération de police », les Etats-Unis eurent recours à des armes de destruction massive, ou menacèrent d’en utiliser, ce qui contribue encore à éclairer la situation actuelle. Comme l’écrit l’historien américain Bruce Cumings en conclusion de l’article que nous reproduisons ci-après, « la Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les années 1940, les Etats-Unis ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de les employer de nouveau en Corée ». Cumings écrivait ces lignes en 2004, sous l’administration Bush. Elles restent d’une troublante actualité, surtout après l’annonce, le 6 avril 2010, de la nouvelle posture nucléaire de l’administration Obama, selon laquelle les Etats-Unis s’autorisent à frapper la Corée du Nord avec des armes nucléaires même si celle-ci n’utilise que des armes conventionnelles.

 

Mémoires de feu en Corée du Nord
Quand les USA détruisaient un pays pour le sauver

La Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les années 1940, les USA ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de les employer de nouveau en Corée.

Bruce Cumings est Professeur d’histoire à l’université de Chicago et auteur de Parallax Visions : Making Sense of American-East Asian Relations, Duke University Press, Londres, 1999 et de North Korea, Another Country, The New Press, New York, 2004.

Bombardier B-29 US en mission, juillet 1950.© Roger-Viollet

Plutôt que d’une guerre « oubliée », mieux vaudrait parler, s’agissant de la guerre de Corée (1950-1953), d’une guerre inconnue. L’effet incroyablement destructeur des campagnes aériennes US contre la Corée du Nord – qui allèrent du largage continu et à grande échelle de bombes incendiaires (essentiellement au napalm) aux menaces de recours aux armes nucléaires et chimiques1Stephen Endicott, Edward Hagerman, « Les armes biologiques de la guerre de Corée », Le Monde diplomatique, juillet 1999. et à la destruction de gigantesques barrages nord-coréens dans la phase finale de la guerre – est indélébile. Ces faits sont toutefois peu connus, même des historiens, et les analyses de la presse sur le problème nucléaire nord-coréen ces dix dernières années n’en font jamais fait état.

La guerre de Corée passe pour avoir été limitée, mais elle ressembla fort à la guerre aérienne contre le Japon impérial pendant la seconde guerre mondiale, et fut souvent menée par les mêmes responsables militaires US. Si les attaques d’Hiroshima et de Nagasaki ont fait l’objet de nombreuses analyses, les bombardements incendiaires contre les villes japonaises et coréennes ont reçu beaucoup moins d’attention. Quant aux stratégies nucléaire et aérienne de Washington en Asie du Nord-Est après la guerre de Corée, elles sont encore moins bien comprises, alors que ces stratégies ont défini les choix nord-coréens et demeurent un facteur-clé dans l’élaboration de la stratégie US en matière de sécurité nationale.

Le napalm fut inventé à la fin de la seconde guerre mondiale. Son utilisation provoqua un débat majeur pendant la guerre du Vietnam, attisé par des photos insoutenables d’enfants qui couraient nus sur les routes, leur peau partant en lambeaux… Une quantité encore plus grande de napalm fut néanmoins larguée sur la Corée, dont l’effet fut beaucoup plus dévastateur, car la République populaire démocratique de Corée (RPDC) comptait bien plus de villes peuplées que le Nord-Vietnam. En 2003, j’ai participé à une conférence aux côtés d’anciens combattants US de la guerre de Corée. Lors d’une discussion à propos du napalm, un survivant de la bataille du Réservoir de Changjin (Chosin, en japonais), qui avait perdu un œil et une partie de la jambe, affirma que cette arme était bel et bien ignoble, mais qu’elle « tombait sur les bonnes personnes ».

Les bonnes personnes ? Comme lorsqu’un bombardement toucha par erreur une douzaine de soldats US : « Tout autour de moi, les hommes étaient brûlés. Ils se roulaient dans la neige. Des hommes que je connaissais, avec qui j’avais marché et combattu, me suppliaient de leur tirer dessus… C’était terrible. Quand le napalm avait complètement brûlé la peau, elle se détachait en lambeaux du visage, des bras, des jambes… comme des chips de pommes de terre frites2Cité dans Clay Blair, Forgotten War, Random House, New York, 1989.. »

Un peu plus tard, George Barrett, du New York Times, découvrit un « tribut macabre à la totalité de la guerre moderne » dans un village au nord d’Anyang (en Corée du Sud) : « Les habitants de tout le village et dans les champs environnants furent tués et conservèrent exactement l’attitude qu’ils avaient lorsqu’ils furent frappés par le napalm : un homme s’apprêtait à monter sur sa bicyclette, une cinquantaine d’enfants jouaient dans un orphelinat, une mère de famille étrangement intacte tenait dans la main une page du catalogue Sears-Roebuck où était cochée la commande no 3811294 pour une “ravissante liseuse couleur corail”. » Dean Acheson, secrétaire d’Etat, voulait que ce genre de « reportage à sensation » soit signalé à la censure afin qu’on puisse y mettre un terme3Archives nationales US, dossier 995 000, boîte 6175, dépêche de George Barrett, 8 février 1951..

L’un des premiers ordres d’incendier des villes et des villages que j’ai trouvés dans les archives fut donné dans l’extrême sud-est de la Corée, pendant que des combats violents se déroulaient le long du périmètre de Pusan, début août 1950, alors que des milliers de guérilleros harcelaient les soldats US. Le 6 août 1950, un officier US donna l’ordre à l’armée de l’air « que soient oblitérées les villes suivantes » : Chongsong, Chinbo et Kusu-Dong. Des bombardiers stratégiques B-29 furent également mis à contribution pour des bombardements tactiques. Le 16 août, cinq formations de B-29 frappèrent une zone rectangulaire près du front qui comptait un grand nombre de villes et de villages, et créèrent un océan de feu en larguant des centaines de tonnes de napalm. Un ordre semblable fut émis le 20 août. Et le 26 août, on trouve dans ces mêmes archives la simple mention : « Onze villages incendiés4Archives nationales, RG338, dossier KMAG, boîte 5418, journal KMAG, entrées des 6, 16, 20 et 26 août 1950. ».

Les pilotes avaient ordre de frapper les cibles qu’ils pouvaient discerner pour éviter de frapper des civils, mais ils bombardaient souvent des centres de population importants identifiés par radar, ou larguaient d’énormes quantités de napalm sur des objectifs secondaires lorsque la cible principale ne pouvait être atteinte. La ville industrielle de Hungnam fut la cible d’une attaque majeure le 31 juillet 1950, au cours de laquelle 500 tonnes de bombes furent lâchées à travers les nuages. Les flammes s’élevèrent jusqu’à une centaine de mètres. L’armée US largua 625 tonnes de bombes sur la Corée du Nord le 12 août, un tonnage qui aurait requis une flotte de 250 B-17 pendant la seconde guerre mondiale. Fin août, les formations de B-29 déversaient 800 tonnes de bombes par jour sur le Nord5The New York Times, 31 juillet, 2 août et 1er septembre 1950.. Ce tonnage consistait en grande partie en napalm pur. De juin à fin octobre 1950, les B-29 déversèrent 3,2 millions de litres de napalm.

Au sein de l’armée de l’air US, certains se délectaient des vertus de cette arme relativement nouvelle, introduite à la fin de la précédente guerre, se riant des protestations communistes et fourvoyant la presse en parlant de « bombardements de précision ». Les civils, aimaient-ils à prétendre, étaient prévenus de l’arrivée des bombardiers par des tracts, alors que tous les pilotes savaient que ces tracts n’avaient aucun effet6Voir « Air War in Korea », dans Air University Quarterly Review 4, n° 2, automne 1950, pp. 19-40, et «Precision bombing », dans Air University Quartely review 4, n° 4, été 1951, pp. 58-65.. Cela n’était qu’un prélude à la destruction de la plupart des villes et villages nord-coréens qui allait suivre l’entrée de la Chine dans la guerre.

Pablo Picasso, Massacre en Corée, 1951

Larguer trente bombes atomiques ?

L’entrée des Chinois dans le conflit provoqua une escalade immédiate de la campagne aérienne. A compter du début novembre 1950, le général MacArthur ordonna que la zone située entre le front et la frontière chinoise soit transformée en désert, que l’aviation détruise tous les « équipements, usines, villes et villages » sur des milliers de kilomètres carrés du territoire nord-coréen. Comme le rapporta un attaché militaire britannique auprès du quartier général de MacArthur, le général US donna l’ordre de « détruire tous les moyens de communication, tous les équipements, usines, villes et villages » à l’exception des barrages de Najin, près de la frontière soviétique et de Yalu (épargnés pour ne pas provoquer Moscou et Pékin). « Cette destruction [devait] débuter à la frontière mandchoue et continuer vers le sud. » Le 8 novembre 1950, 79 B-29 larguaient 550 tonnes de bombes incendiaires sur Sinuiju, « rayant de la carte ». Une semaine plus tard, un déluge de napalm s’abattait sur Hoeryong « dans le but de liquider l’endroit ». Le 25 novembre, « une grande partie de la région du Nord-Ouest entre le Yalu et les lignes ennemies plus au sud (…) est plus ou moins en feu ». La zone allait bientôt devenir une « étendue déserte de terre brûlée7Archives MacArthur, RG6, boîte 1, « Stratemeyer à MacArthur », 8 novembre 1950 ; Public Record Office, FO 317, pièce n° 84072, « Bouchier aux chefs d’état-major », 6 novembre 1950 ; pièce no 84073, 25 novembre 1959, sitrep. ».

Général Mac Arthur

Tout cela se passait avant la grande offensive sino-coréenne qui chassa les forces de l’ONU du nord de la Corée. Au début de l’attaque, les 14 et 15 décembre, l’aviation US lâcha au-dessus de Pyongyang 700 bombes de 500 livres, du napalm déversé par des avions de combat Mustang, et 175 tonnes de bombes de démolition à retardement qui atterrirent avec un bruit sourd et explosèrent ensuite, quand les gens tentèrent de sauver les morts des brasiers allumés par le napalm. Début janvier, le général Ridgway ordonna de nouveau à l’aviation de frapper la capitale Pyongyang « dans le but de détruire la ville par le feu à l’aide de bombes incendiaires » (objectif qui fut accompli en deux temps, les 3 et 5 janvier 1951). A mesure que les USAméricains se retiraient au sud du 30e parallèle, la politique incendiaire de la terre brûlée se poursuivit : Uijongbu, Wonju et d’autres petites villes du Sud, dont l’ennemi se rapprochait, furent la proie des flammes8Bruce Cumings, The Origins of the Korean War, tome II, Princeton University Press, 1990, pp. 753-754 ; New York Times, 13 décembre 1950 et 3 janvier 1951..

L’aviation militaire tenta aussi de décapiter la direction nord-coréenne. Pendant la guerre en Irak, en mars 2003, le monde a appris l’existence de la bombe surnommée « MOAB » (Mother of all bombs, Mère de toutes les bombes), pesant 21 500 livres et d’une capacité explosive de 18 000 livres de TNT. Newsweek en publia une photo en couverture, sous le titre « Pourquoi l’Amérique fait-elle peur au monde ?9Newsweek, 24 mars 2003. ». Au cours de l’hiver 1950-1951, Kim Il-sung et ses alliés les plus proches étaient revenus à leur point de départ des années 1930 et se terraient dans de profonds bunkers à Kanggye, près de la frontière mandchoue. Après trois mois de vaines recherches à la suite du débarquement d’Inch’on, les B-29 larguèrent des bombes « Tarzan » sur Kanggye. Il s’agissait d’une bombe nouvelle, énorme, de 12 000 livres, jamais utilisée auparavant. Mais ce n’était encore qu’un pétard à côté de l’arme incendiaire ultime, la bombe atomique.

Le 9 juillet 1950, deux semaines seulement après le début de la guerre, le général MacArthur envoya au général Ridgway un « message urgent » qui incita les chefs d’état-major (CEM) « à examiner s’il fallait ou non donner des bombes A à MacArthur ». Le général Charles Bolte, chef des opérations, fut chargé de discuter avec MacArthur de l’utilisation de bombes atomiques « en soutien direct aux combats terrestres ». Bolte estimait qu’on pouvait réserver de 10 à 20 bombes au théâtre coréen sans que les capacités militaires globales des USA s’en trouvent affectées « outre mesure ». MacArthur suggéra à Bolte une utilisation tactique des armes atomiques et lui donna un aperçu des ambitions extraordinaires qu’il nourrissait dans le cadre de la guerre, notamment l’occupation du Nord et une riposte à une potentielle intervention chinoise ou soviétique comme suit : « Je les isolerai en Corée du Nord. En Corée, je vois un cul-de-sac. Les seuls passages en provenance de Mandchourie et de Vladivostok comportent de nombreux tunnels et ponts. Je vois là une occasion unique d’utiliser la bombe atomique, pour frapper un coup qui barrerait la route et demanderait un travail de réparation de six mois. »

A ce stade de la guerre, toutefois, les chefs d’état-major rejetèrent l’usage de la bombe car les cibles suffisamment importantes pour nécessiter des armes nucléaires manquaient, ils redoutaient les réactions de l’opinion mondiale cinq ans après Hiroshima et ils s’attendaient que le cours de la guerre soit renversé par des moyens militaires classiques. Le calcul ne fut plus le même lorsque d’importants contingents de soldats chinois entrèrent en guerre, en octobre et novembre 1950.

Lors d’une célèbre conférence de presse, le 30 novembre, le président Truman agita la menace de la bombe atomique10The New York Times, 30 novembre et 1er décembre 1950.. Ce n’était pas une bourde comme on le supposa alors. Le même jour, le général de l’armée de l’air Stratemeyer envoya l’ordre au général Hoyt Vandenberg de placer le commandement stratégique aérien en alerte « afin qu’il soit prêt à envoyer sans retard des formations de bombardiers équipés de bombes moyennes en Extrême-Orient, (…) ce supplément[devant] comprendre des capacités atomiques ». Le général d’aviation Curtis LeMay se souvient à juste titre que les CEM étaient parvenus auparavant à la conclusion que les armes atomiques ne seraient probablement pas employées en Corée, sauf dans le cadre d’une « campagne atomique générale contre la Chine maoïste ». Mais puisque les ordres changeaient en raison de l’entrée en guerre des forces chinoises, LeMay voulait être chargé de la tâche ; il déclara à Stratemeyer que son quartier général était le seul qui possédait l’expérience, la formation technique et « la connaissance intime » des méthodes de largage. L’homme qui dirigea le bombardement incendiaire de Tokyo en mars 1945 était prêt à mettre le cap de nouveau sur l’Extrême-Orient pour diriger les attaques11Hoyt Vandenberg Papers, boîte 86, Stratemeyer à Vandenberg, 30 novembre 1950 ; LeMay à Vandenberg, 2 décembre 1950. Voir aussi Richard Rhodes, Dark Sun : The Making of the Hydrogen Bomb,1955, pp. 444-446.. Washington se souciait peu à l’époque de savoir comment Moscou allait réagir car les USAméricains possédaient au moins 450 bombes atomiques tandis que les Soviétiques n’en avaient que 25.

Curtis LeMay

Peu de temps après, le 9 décembre, MacArthur fit savoir qu’il voulait un pouvoir discrétionnaire concernant l’utilisation des armes atomiques sur le théâtre coréen, et, le 24 décembre, il soumit une « liste de cibles devant retarder l’avancée de l’ennemi » pour lesquelles il disait avoir besoin de 26 bombes atomiques. Il demandait en outre que 4 bombes soient larguées sur les « forces d’invasion » et 4 autres sur les « concentrations ennemies cruciales de moyens aériens ».

Dans des interviews parues après sa mort, MacArthur affirmait avoir un plan permettant de remporter la guerre en dix jours : « J’aurais largué une trentaine de bombes atomiques (…) en mettant le paquet le long de la frontière avec la Mandchourie. » Il aurait ensuite amené 500 000 soldats de la Chine nationaliste au Yalu, puis aurait « répandu derrière nous, de la mer du Japon à la mer Jaune, une ceinture de cobalt radioactif (…) dont la durée de vie active se situe entre soixante et cent vingt années. Pendant soixante ans au moins, il n’aurait pas pu y avoir d’invasion terrestre de la Corée par le nord ». Il avait la certitude que les Russes n’auraient pas bougé devant cette stratégie de l’extrême : « Mon plan était simple comme bonjour12Bruce Cumings, op. cit., p. 750. Charles Willoughby Papers, boîte 8, interviews par Bob Considine et Jim Lucas en 1954 parus dans le New York Times, 9 avril 1964.. »

La radioactivité du cobalt 60 est 320 fois plus élevée que celle du radium. Selon l’historien Carroll Quigley, une bombe H de 400 tonnes au cobalt pourrait détruire toute vie animale sur terre. Les propos bellicistes de MacArthur paraissent insensés, mais il n’était pas le seul à penser de la sorte. Avant l’offensive sino-coréenne, un comité dépendant des chefs d’état-major avait déclaré que les bombes atomiques pourraient s’avérer être le « facteur décisif » qui stopperait l’avancée chinoise en Corée. Au départ, on envisageait éventuellement leur utilisation dans « un cordon sanitaire[pouvant] être établi par l’ONU suivant une bande située en Mandchourie juste au nord de la frontière coréenne ».

La Chine en ligne de mire

Quelques mois plus tard, le député Albert Gore (le père d’Al Gore, candidat démocrate malheureux en 2000), qui s’opposa par la suite à la guerre du Vietnam, déplorait que « la Corée détruise peu à peu la virilité US » et suggérait de mettre fin à la guerre par « quelque chose de cataclysmique », à savoir une ceinture radioactive qui diviserait la péninsule coréenne en deux de façon permanente. Bien que le général Ridgway n’ait pas parlé de bombe au cobalt, après avoir succédé à MacArthur en tant que commandant US en Corée, il renouvela en mai 1951 la demande formulée par son prédécesseur le 24 décembre, réclamant cette fois 38 bombes atomiques13Carroll Quigley, Tragedy and Hope : A History of the World in Our Time, MacMillan, New York, 1966, p. 875. C. Quigley fut le professeur préféré de William Clinton à Georgetown University. Voir aussi B. Cumings, op. cit., p. 750.. Cette demande ne fut pas acceptée.

Début avril 1951, les USA furent à deux doigts d’utiliser des armes atomiques, au moment, précisément, où Truman révoquait MacArthur. Si les informations concernant cet événement sont encore en grande partie classées secrètes, il est désormais clair que Truman ne destitua pas MacArthur uniquement en raison de son insubordination réitérée, mais parce qu’il voulait un commandant fiable sur le terrain au cas où Washington décide de recourir aux armes atomiques. En d’autres termes, Truman se débarrassa de MacArthur pour garder ouverte sa politique en matière d’armes atomiques. Le 10 mars 1951, après que les Chinois eurent massé de nouvelles forces près de la frontière coréenne et que les Soviétiques eurent stationné 200 bombardiers sur les bases aériennes de Mandchourie (d’où ils pouvaient frapper non seulement la Corée, mais les bases US au Japon)14Les documents rendus publics après l’effondrement de l’Union soviétique ne semblent pas corroborer cette information. Selon les historiens, les Soviétiques ne déployèrent pas une force aérienne de cette importance à l’époque, contrairement à ce que pensaient les services de renseignement – en raison peut-être d’une désinformation efficace de la part des Chinois., MacArthur demanda une « force atomique de type Jour J » afin de conserver la supériorité aérienne sur le théâtre coréen. Le 14 mars, le général Vandenberg écrivait : « Finletter et Lovett alertés sur les discussions atomiques. Je pense que tout est prêt. » Fin mars, Stratemeyer rapporta que les fosses de chargement des bombes atomiques sur la base aérienne de Kadena, à Okinawa, étaient de nouveau opérationnelles. Les bombes y furent transportées en pièces détachées, puis montées sur la base, seul le noyau nucléaire restant à placer. Le 5 avril, les CEM ordonnèrent que des représailles atomiques immédiates soient lancées contre les bases mandchoues si de nouveaux contingents importants de soldats chinois se joignaient aux combats ou, semble-t-il, si des bombardiers étaient déployés de là contre des positions US. Le même jour, Gordon Dean, président de la Commission sur l’énergie atomique, prit des dispositions pour faire transférer 9 têtes nucléaires Mark IV au 9e groupe de bombardiers de l’aviation militaire, affecté au transport des bombes atomiques. (…)

Les chefs d’état-major envisagèrent de nouveau l’emploi des armes nucléaires en juin 1951 – cette fois, du point de vue tactique sur le champ de bataille15Il ne s’agissait pas d’utiliser des armes nucléaires dites tactiques, non encore disponibles en 1951, mais d’utiliser les Mark IV tactiquement dans les combats, comme les bombes classiques larguées par les B-29 avaient été utilisées dans les combats depuis fin août 1950. – et ce fut le cas à maintes autres reprises jusqu’en 1953. Robert Oppenheimer, l’ancien directeur du Projet Manhattan, travailla sur le Projet Vista, destiné à évaluer la faisabilité de l’usage tactique des armes atomiques. Au début de 1951, un jeune homme du nom de Samuel Cohen, qui effectuait une mission secrète pour le département de la défense, étudia les batailles ayant conduit à la seconde prise de Séoul et en conclut qu’il devait exister un moyen de détruire l’ennemi sans détruire la ville. Il allait devenir le père de la bombe à neutrons16Samuel Cohen était un ami d’enfance d’Herman Kahn. Voir Fred Kaplan, The Wizards of the Armageddon, Simon & Schuster, New York, 1983, p. 220. Sur Oppenheimer et le projet Vista, voir B. Cumings, op. cit., pp. 751-752, David C. Elliot, « Project Vista and Nuclear Weapons in Europe », dans International Security 2, no 1, été 1986, pp. 163-183..

Des milliers de villages anéantis

Le projet nucléaire le plus terrifiant des USA en Corée fut probablement l’opération Hudson Harbor. Cette opération semble avoir fait partie d’un projet plus vaste portant sur « l’exploitation ouverte par le département de la défense et l’exploitation clandestine par la Central Intelligence Agency, en Corée, de la possibilité d’utiliser les armes nouvelles » (un euphémisme désignant ce qu’on appelle maintenant les armes de destruction massive). (…)

Sans recourir aux « armes nouvelles », bien que le napalm ait été très nouveau à l’époque, l’offensive aérienne n’en a pas moins rasé la Corée du Nord et tué des millions de civils avant la fin de la guerre. Pendant trois années, les Nord-Coréens se sont trouvés face à la menace quotidienne d’être brûlés par le napalm : « On ne pouvait pas y échapper », m’a confié l’un eux en 1981. En 1952, pratiquement tout avait été complètement rasé dans le centre et le nord de la Corée. Les survivants vivaient dans des grottes. (…)

Au cours de la guerre, écrivit Conrad Crane, l’armée de l’air US « provoqua une destruction terrible dans toute la Corée du Nord. L’évaluation à l’armistice des dégâts provoqués par les bombardements révéla que sur les 22 villes principales du pays, 18 avaient été au moins à moitié anéanties. » Il ressortait d’un tableau établi par l’auteur que les grandes villes industrielles de Hamhung et de Hungnam avaient été détruites à 80 %-85 %, Sariwon à 95 %, Sinanju à 100 %, le port de Chinnamp’o à 80 % et Pyongyang à 75 %. Un journaliste britannique décrivit l’un des milliers de villages anéantis comme « un monticule étendu de cendres violettes ». Le général William Dean, qui fut capturé après la bataille de Taejon, en juillet 1950, et emmené au Nord, déclara par la suite qu’il ne restait de la plupart des villes et des villages qu’il vit que « des gravats ou des ruines couvertes de neige ». Tous les Coréens qu’il rencontra, ou presque, avaient perdu un parent dans un bombardement17Conrad Crane, American Airpower Strategy in Korea, University Press of Kansas, Lawrence, 2000, pp. 168-169.. Winston Churchill, vers la fin de la guerre, s’émut et déclara à Washington que, lorsque le napalm fut inventé à la fin de la seconde guerre mondiale, personne n’imaginait qu’on en « aspergerait » toute une population civile18Jon Halliday et Bruce Cumings, Korea : The Unknown War, Pantheon Books, New York, 1988, p. 166..

Telle fut la « guerre limitée » livrée en Corée. En guise d’épitaphe à cette entreprise aérienne effrénée, citons le point de vue de son architecte, le général Curtis LeMay, qui déclara après le début de la guerre : « Nous avons en quelque sorte glissé un mot sous la porte du Pentagone disant : “Laissez-nous aller là-bas (…) incendier cinq des plus grandes villes de Corée du Nord – elles ne sont pas très grandes – ça devrait régler les choses.” Eh bien, on nous a répondu par des cris – “Vous allez tuer de nombreux civils”, et “c’est trop horrible”. Pourtant, en trois ans (…),nous avons incendié toutes (sic) les villes en Corée du Nord de même qu’en Corée du Sud (…). Sur trois ans, on arrive à le faire passer, mais tuer d’un coup quelques personnes pour régler le problème, beaucoup ne peuvent pas l’encaisser19John Foster Dulles Papers, histoire orale Curtis LeMay, 28 avril 1966.. »

La Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les années 1940, les USA ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de les employer de nouveau en Corée.

Source : Association d’amitié franco-coréenne, 24-06-2010

“bombardement au napalm d’un village près de Hanchon, Corée du Nord, le 10 mai 1951. L’utilisation du napalm sur des villages est devenue plus tard tristement célèbre au Viêt-Nam, mais beaucoup plus a été larguées sur la Corée du Nord. (Photo : AP)”

Bombardement des États-Unis du port de Wonsan en 1951. (Photo : Ministère de la Défense américain)

Bombardier B-29 US en mission, juillet 1950.© Roger-Viollet

Note : Voir aussi : Strategic Air Warfare : An Interview with Generals Curtis E. LeMay, Leon W. Johnson, David A. Burchinal, and Jack J. Catton

d’où est tirée p.88 cette déclaration de Curtis LeMay “Over a period of three years or so we killed off – what – twenty percent of the population of Korea.”. “Sur une période d’environ 3 ans, nous avons tué – disons – vingt pourcents de la population de Corée”. Aujourd’hui, les historiens penchent plutôt pour un bilan total au moins du tiers de ses 8 à 9 millions d’habitants de l’époque (Source).
Voir aussi Richard Rhodes, “The General and World War III,” The New Yorker, June 19, 1995, p. 53.

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Notes   [ + ]

1. Stephen Endicott, Edward Hagerman, « Les armes biologiques de la guerre de Corée », Le Monde diplomatique, juillet 1999.
2. Cité dans Clay Blair, Forgotten War, Random House, New York, 1989.
3. Archives nationales US, dossier 995 000, boîte 6175, dépêche de George Barrett, 8 février 1951.
4. Archives nationales, RG338, dossier KMAG, boîte 5418, journal KMAG, entrées des 6, 16, 20 et 26 août 1950.
5. The New York Times, 31 juillet, 2 août et 1er septembre 1950.
6. Voir « Air War in Korea », dans Air University Quarterly Review 4, n° 2, automne 1950, pp. 19-40, et «Precision bombing », dans Air University Quartely review 4, n° 4, été 1951, pp. 58-65.
7. Archives MacArthur, RG6, boîte 1, « Stratemeyer à MacArthur », 8 novembre 1950 ; Public Record Office, FO 317, pièce n° 84072, « Bouchier aux chefs d’état-major », 6 novembre 1950 ; pièce no 84073, 25 novembre 1959, sitrep.
8. Bruce Cumings, The Origins of the Korean War, tome II, Princeton University Press, 1990, pp. 753-754 ; New York Times, 13 décembre 1950 et 3 janvier 1951.
9. Newsweek, 24 mars 2003.
10. The New York Times, 30 novembre et 1er décembre 1950.
11. Hoyt Vandenberg Papers, boîte 86, Stratemeyer à Vandenberg, 30 novembre 1950 ; LeMay à Vandenberg, 2 décembre 1950. Voir aussi Richard Rhodes, Dark Sun : The Making of the Hydrogen Bomb,1955, pp. 444-446.
12. Bruce Cumings, op. cit., p. 750. Charles Willoughby Papers, boîte 8, interviews par Bob Considine et Jim Lucas en 1954 parus dans le New York Times, 9 avril 1964.
13. Carroll Quigley, Tragedy and Hope : A History of the World in Our Time, MacMillan, New York, 1966, p. 875. C. Quigley fut le professeur préféré de William Clinton à Georgetown University. Voir aussi B. Cumings, op. cit., p. 750.
14. Les documents rendus publics après l’effondrement de l’Union soviétique ne semblent pas corroborer cette information. Selon les historiens, les Soviétiques ne déployèrent pas une force aérienne de cette importance à l’époque, contrairement à ce que pensaient les services de renseignement – en raison peut-être d’une désinformation efficace de la part des Chinois.
15. Il ne s’agissait pas d’utiliser des armes nucléaires dites tactiques, non encore disponibles en 1951, mais d’utiliser les Mark IV tactiquement dans les combats, comme les bombes classiques larguées par les B-29 avaient été utilisées dans les combats depuis fin août 1950.
16. Samuel Cohen était un ami d’enfance d’Herman Kahn. Voir Fred Kaplan, The Wizards of the Armageddon, Simon & Schuster, New York, 1983, p. 220. Sur Oppenheimer et le projet Vista, voir B. Cumings, op. cit., pp. 751-752, David C. Elliot, « Project Vista and Nuclear Weapons in Europe », dans International Security 2, no 1, été 1986, pp. 163-183.
17. Conrad Crane, American Airpower Strategy in Korea, University Press of Kansas, Lawrence, 2000, pp. 168-169.
18. Jon Halliday et Bruce Cumings, Korea : The Unknown War, Pantheon Books, New York, 1988, p. 166.
19. John Foster Dulles Papers, histoire orale Curtis LeMay, 28 avril 1966.

146 réponses à Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis…

Commentaires recommandés

patrickluder Le 12 août 2017 à 07h12

On fait comment pour publier ce billet dans tous les grands journaux et aux news télévisées ?

  1. patrickluder Le 12 août 2017 à 07h12
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    On fait comment pour publier ce billet dans tous les grands journaux et aux news télévisées ?


    • jp Le 12 août 2017 à 08h18
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      on se cotise ici pour acheter tous les grands journaux, les radios, les télés et les médias dits sociaux ?


      • Daniel Le 14 août 2017 à 01h26
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        Nous pouvons acheter une page publicitaire (je serai d’accord de participer financièrement): on parie combien que l’encart sera refusé?


    • Ardéchoix Le 12 août 2017 à 09h21
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      @patrickluder
      Création d’un journal papier hebdomadaire “les crises” par abonnement exclusivement.


    • Xavier Le 12 août 2017 à 11h43
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      Vous pensez que les gens paient pour lire des choses désagréables sur leur identité ?

      On est tombé depuis longtemps dans l’information communautaire ou identitaire…
      Celle qui fournit des alibis langagiers pour oublier les principes trahis et rester dans le wagon de première l’esprit léger en pensant qu’on aide les autres en finançant les 4eme classes.


    • Sébastien Le 12 août 2017 à 20h47
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      On n’attend pas de la vertu de la part du Diable. Par contre, on peut créer ses propres médias d’informations.


    • Thierry Le 13 août 2017 à 19h20
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  2. jp Le 12 août 2017 à 07h19
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    il faudrait que les Étasuniens apprennent toutes ces horreurs que leurs gouvernements ont commises, ça répondrait vraiment à la question de W Bush “Why do they hate us?” https://www.youtube.com/watch?v=-PKRHgmHzK0
    Non, personne dans le monde (enfin pas moi) n’envie leur soi-disant liberté.


    • Vareniky Le 12 août 2017 à 18h50
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      Il faudrait que les Étasuniens apprennent toutes ces horreurs, mais cela servirait à quoi?
      Ecrasés de dettes dès leur jeunesse ils n’ont d’autres objectifs que de chercher des dollars et de consommer pour résister à la pression sociale.
      De plus, Ils ne savent même situer les autres pays sur une carte pas, dans un récent sondage de rue certains positionnaient la Corée du Nord a l’emplacement du Québec sans penser que lancer des bombes nucléaires à 50 km du Maine et du Vermont pourrait avoir quelques conséquences.
      Pourtant tous ces gens là ont appris un minimum de géographie à l’école.


      • SEBLEB.Fr@Qa Le 13 août 2017 à 19h25
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        Tout est dans le minimum c’est quoi le minimum pour l’américain lambda ?
        Bref, après avoir vu cette vidéo j’ai fait des recherches dont il ressort que :

        Aux USA : Pas de programme scolaire commun fédéral, chaque état est libre de définir son programme scolaire. Et in fine la géographie n’est obligatoire au secondaire que dans 17 des 50 états américains. Et quasiment jamais l’objet de question a leur “BEPC”

        Quand elle est enseignée, la géographie est mise pele-mele avec l’histoire et l’education civique (entre autres) dans une matière appelée sciences sociales. La géographie peine a y occuper 10% du temps en moyenne.

        Ce phénomène n’étant pas nouveau certains enseignants n’ont tout simplement pas le niveau ayant très peu voire pas du tout abordé le sujet y compris dans leur cursus d’enseignant.
        Et pour parachever le cercle vicieux, le peu de profs qui souhaitent s’emparer du sujet se plaignent de difficulté d’accès aux supports d’enseignement, et de leur vétustè/obsolescence.

        Et puis les US c’est grand ! Je pense que le peu de géographie se concentre sur LEUR géographie et histoire. Gné ? Swaziland Natal ? Mswati III ? c’est des rappeurs non ? Et Malte, c’est ou qu’on fait du Bourbon hein m’sieur ?

        https://www.usnews.com/news/articles/2015/10/16/us-students-are-terrible-at-geography


        • Krystyna Hawrot Le 13 août 2017 à 22h43
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          Ou l’ont voit que la géographie c’est vraiment très important… et pas un mic mac appelé sciences sociales ou on peut tout mettre en terme de propagande. Je rappelle que dans le système communiste “totalitaire” tant décrié, 2 heures de géographie par semaine était obligatoires de la 5ème jusqu’à la fin de la scolarité secondaire. Et qu’on apprenait les pays, les fleuves, les montagnes, les ressources naturelles, les villes, par coeur et sur de grandes cartes! Moi à l’époque je trouvais ça normal, je ne savais pas que ça ne se faisait pas ailleurs..


  3. Fritz Le 12 août 2017 à 07h24
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    Merci pour cet article important du professeur Cumings, et aussi pour montrer à tous le visage patibulaire du général LeMay. Au moins celui-ci a-t-il reconnu la réalité de ses bombardements incendiaires, en Corée comme au Japon, comme en témoigne son second, Robert McNamara (le futur architecte de la guerre du Vietnam). A propos de Guam, dont on parle beaucoup en 2017 :

    « J’étais sur l’île de Guam dans son état-major en mars 1945. En cette seule nuit, nous avons brûlé à mort 100 000 civils japonais à Tokyo : hommes, femmes et enfants ».

    (Leçon 4 : optimiser l’efficacité)

    « LeMay a dit : “si nous avions perdu la guerre, nous aurions tous été poursuivis comme criminels de guerre”. Et je pense qu’il a raison. Lui, et je dirais moi aussi, nous nous comportions comme des criminels de guerre. LeMay reconnaissait que ce qu’il faisait serait considéré comme immoral si son camp avait perdu. Mais qu’est-ce qui le rend immoral si vous perdez, et moral si vous gagnez ? »

    (Leçon 5 : la proportionnalité devrait être une ligne directrice dans la guerre)

    http://www.errolmorris.com/film/fow_transcript.html

    A rapprocher de l’aveu négligent de LeMay dans le dernier article concernant la guerre de Corée : “en trois ans, nous avons tué dans les 20 % de la population”.


    • Fritz Le 12 août 2017 à 07h37
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      Secrétaire à la “Défense” durant sept ans (1961-1968), puis président de la Banque mondiale (1968-1981), McNamara est un gros poisson :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_McNamara

      Les Vietnamiens ont eu la chance d’éprouver sa politique de “défense”. Au moins, McNamara a-t-il fait son mea culpa (In Retrospect, 1995).


    • Subotai Le 12 août 2017 à 16h37
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      La proportionnalité EST une ligne directrice dans la guerre… Sauf quand on est le plus puissant à cet instant et qu’on n’a pas de mémoire – Hubris.
      Mais l’Histoire du monde nous montre que rien ne s’oublie. C’est pour ça que le contentieux et le passif des USA commence sérieusement à ne plus être tenable. Les comptes commencent seulement à être exposés…


  4. garth Le 12 août 2017 à 07h48
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    Article intéressant bien entendu.

    Petite faute repérée, la dernière phrase du premier paragraphe qui n’est pas en gras

    “Ces faits sont toutefois peu connus, même des historiens, et les analyses de la presse sur le problème nucléaire nord-coréen ces dix dernières années n’en font jamais fait état”

    Le “fait” à la fin de la phrase ne devrait pas être là (je présume que c’est le reliquat d’une précédente formulation)


  5. Max Le 12 août 2017 à 08h05
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    Dans son documentaire, requiem for the american dream, Noam Chomsky décrit avec nostalgie cette période comme l’âge d’or des USA.
    https://www.les-crises.fr/video-noam-chomsky-requiem-for-the-american-dream/


    • Vareniky Le 12 août 2017 à 15h08
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      Oui, car même le plus opposant des Américains à la politique impérialiste de son pays reste formaté par le concept “ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour le Monde”.
      Ecoutez les interventions quotidiennes de Ron Paul sur son site, il est extrêmement critique sur son pays mais il lui arrive de revenir dans l’enclos et de pondre un article sur le malheur des pays ayant connu le socialisme en prenant l’exemple du Venezuela. Heureusement des commentaires lui répondent que le Venezuela ne serait pas dans cet état actuel si les USA n’intervenaient pas autant dans la politique locale.


  6. Jujube Le 12 août 2017 à 08h39
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    Objection votre honneur. Chacun sait que les USA, comme les Russes d’ailleurs,depuis la mise à sac du Sud par Sherman, font des guerres industrielles au rouleau compresseur. Chez eux, pas de finesse stratégique, pas de blitzkrieg, on vide les arsenaux, on écrasé, on disperse, on ventile. Comme à Bagdad ou Alep. Celui qui attaque ces pays là s’expose à ce cauchemar. Or. Or ce sont bien les nord-coréen s qui ont attaqué et presque poussé les forces US à la mer. On ne peut pas provoquer un ogre et pleurnicher qu’il vous dévore.


    • Max Le 12 août 2017 à 09h43
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      A l’époque on parlait d’une Corée, comme on parlait d’une Allemagne.
      L’objectif étant la réunification, y comprit par les moyens militaires.
      Il suffit de regarder les actualités y compris en Corée du Sud pour comprendre que même pour la partie Sud cela reste un objectif prioritaire même par l’utilisation de la force, les manœuvres militaires USA/Corée du Sud/Japon ont cet objectif.
      La guerre civile entre le Nord et le Sud aux USA en a été un exemple, le Vietnam en sera un autre.


      • Nerouiev Le 12 août 2017 à 17h56
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        Et par la même occasion continuer l’encerclement de la Chine et de la Russie, pour les mettre à genoux sous la menace nucléaire au plus près et loin des USA.


    • Catalina Le 12 août 2017 à 11h30
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      euh ? parce que d’après vous ce n’est pas normal de vouloir virer l’étranger agressif de chez vous ?,


      • Jujube Le 13 août 2017 à 18h51
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        Heuuu parce-que le peuple de Corée du nord qui avait librement choisi le sovietisme a été invité par les coreens du sud a venir les envahir et bombarder pour virer leur odieux occupant US. C’est bien ça ? 🙂


    • lvzor Le 12 août 2017 à 12h51
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      “On ne peut pas provoquer un ogre et pleurnicher qu’il vous dévore.”

      Pleurnicher? Kim Jong Un a-t-il une tête à pleurnicher?
      Par ailleurs, les Coréens étant chez eux en Corée, virer l’envahisseur est une affaire de dignité (un truc que vous paraissez ignorer…)


      • Jujube Le 13 août 2017 à 18h55
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        Ha bon. Les US étaient l’envahisseur? Et bien sur les gens du sud ont invité ceux du nord?._:) Et ceux du nord ont choisi le sovietisme librement et seuls. Rien à voir avec le “libérateur” soviétique. ( ha la la, avec les gens comme vous je sais plus quand dire envahisseur ou libérateur)


        • ty89 Le 14 août 2017 à 00h07
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          Les “libérateur” n’existe pas. En revanche il existe bien des opportunistes ou des stratèges prés a manipuler les esprits faible pour leur faire croire que leurs actions ne sont que philanthropie.

          Et je vous rappellerai une chose mon chère Jujube, le peuple n’a jamais provoqué personne. Ce sont les élites qui se provoquent entre elles.


    • Guillaume Le 13 août 2017 à 21h37
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      En relisant le 3e paragraphe, je comprends que l’attaque des Nord Coréens comme point de départ du conflit n’est pas du tout impartial.
      Vous avez l’air sur de vous sur les causes de départ du conflit, mais je suppose que vous avez des sources sérieuses.

      Et sur Alep, il me semblait que justement, et contrairement à Mossoul, on était loin de la méthode d’écrasement à la sauce US (cf Brest ou le Havre pendant la 2e GM).


  7. Lysbeth Levy Le 12 août 2017 à 08h51
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    Désolée pour le “rêve américain” ou “l’american way of life” mais ces gens ont tout fait en matière de violations des droits de l’homme, que se soient des expériences humaines sur des sujets non volontaires, des tests de bombes ou nouvelles armes, tests biologiques a travers le largage d’armes biologiques seuls les nazis les ont précédé. Et merci pour cet article traduit car il démontre que nos “amis” américains sont d’éternels assassins de peuples et qu’ils n’hésitent pas à violer toutes les conventions, dépasser toutes les lignes rouges, afin d’assouvir leur “Destiny Manifest” ou impérialisme unique, leadership mondial, par les pires moyens qu’ils soient. L’horreur !


    • bluetonga Le 12 août 2017 à 13h02
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      Les citoyens américains sont trahis par leurs dirigeants au même titre que les citoyens du reste du monde. Il est devenu clair désormais que les USA sont dirigés par les “1%” indépendamment des votes et des vœux des citoyens. Les déboires de Trump, indépendamment de ce qu’on pense du personnage, sont là pour en attester : le président élu est contesté par son propre appareil d’état qui le rejette comme une mauvaise greffe.

      Cette situation ubuesque n’est possible qu’avec la collaboration/trahison d’une presse privatisée et propagandiste. Si ce genre d’article sur la Corée du Nord était publié régulièrement dans la presse MSM, les opinions occidentales seraient très différentes, y compris aux USA.

      L’Histoire est farcie d’empires pourrissant de l’intérieur, agonisant dans les soubresauts. Ce qui rend la situation actuelle particulière, c’est qu’elle se déroule à l’échelle mondiale, avec l’apocalypse nucléaire en toile de fond. Il ne s’agit pas de la lutte des Américains contre le reste du monde, mais celle des oligarchies contre l’humanité.


  8. Sybillin Le 12 août 2017 à 08h57
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    Est ce que les américains connaissent réellement leur histoire? Je pense que la majorité serait horrifié par ce récit. La propagande et l histoire des US enseignée aux jeunes détournent la vérité au service du “grand rêve américain” ou plutôt du cauchemar pour celui qui n’est pas d accord.

    Et la France pendant cette période que disait elle? Le plan Marshall lui interdisait sans doute la moindre critique…


    • Fritz Le 12 août 2017 à 09h15
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      Malgré sa dépendance et son alignement, la France de la IVe République s’est nettement opposée à l’utilisation de la bombe atomique contre la Corée du Nord – le plan préconisé par MacArthur. Je l’ai lu dans un article sérieux de la défunte revue “Histoire pour tous”, paru dans les années 1960, et qui n’est pas en ligne.


      • Marc Le 14 août 2017 à 12h07
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        “…le plan préconisé par MacArthur. Je l’ai lu dans un article sérieux de la défunte revue “Histoire pour tous”, paru dans les années 1960, et qui n’est pas en ligne.…”
        Mettez le en ligne !


  9. J Le 12 août 2017 à 09h17
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    “La thèse de l’offensive nord-coréenne du 25 juin 1950″… je n’ai pas vu, dans la suite, que cette offensive ait été contestée. Parler d’une non-déclaration de guerre quand la guerre a commencé du fait de l’autre côté, c’est fort. Après quoi, en effet, il y a eu réaction au niveau de l’ONU, ce qui fait que des pays aussi divers que la France, la Hollande, la Turquie, la Colombie, la Thaïlande, etc. ont envoyé des troupes.

    Aussi, je ne vois pas un mot sur l’enfer qu’est ce pays, qui a connu par exemple la dernière famine gravissime de la planète il y a une vingtaine d’années.

    Mais, bon, tant qu’à diaboliser les USA.


    • photomen Le 12 août 2017 à 09h46
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      C’est bien vrai ca (ave l’assent)
      L’enfer ? Ce pays l’a connu durant cette guerre des années 50, quant a la famine, faut s’adresser a l’embargo, comme le font (sic) plusieurs pays dans le monde.


    • Lysbeth Levy Le 12 août 2017 à 09h54
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      ah oui la récurrente “famine” et les armes contre son propre peuple ? Il n’y a pas eu de “famine”, mais des problèmes d’alimentations quand l’Urss est tombé les relations de ces pays ont été perturbé, tout le reste est exagération comme la fausse famine en Ukraine, pour démontrer que ces “régimes” étaient “invivables” et que dire des nombreuses années de sanctions économiques afin de pousser ce pays “justement” à la famine ? Les sanctions économiques tuent autant que des guerres, voyez l’Irak 1,5 millions de morts a cause des sanctions, ça vous parle ? Et que dire des nombreuses forêts, terres “napalmées” à jamais stériles comme l’agent orange au Viet-Nam ? C’est facile de lancer des accusations sans étayer ni fournir de preuves, alors que tout a été fait pour qu’il en soit ainsi : affamer ce peuple qui n’a pas voulu de l’American Way of Life” ! Combien de pays sous sanctions et blocus qui souffrent de ces effets ou ont souffert ?…


      • J Le 12 août 2017 à 18h23
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        Justement, le Vietnam a encore plus connu l’enfer que la Corée, et il s’en est sorti beaucoup mieux grâce à des dirigeants pragmatiques. Cuba a subi un blocus au moins aussi rude que la Corée du Nord (longtemps soutenue par la Chine voisine) et n’a jamais connu de famine à ce niveau autant que je sache.

        Vous avez toujours l’air d’ignorer que la personnalité des dirigeants compte plus pour le bonheur ou le malheur des peuples que leurs idées et principes. Et Kim Jong Un, d’après tout ce qu’on en sait, c’est le summum.


        • jp Le 12 août 2017 à 22h16
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          la surface de terres agricoles est un facteur non négligeable, surment plus important que le dirigeant
          “En Corée du Nord, les terres agricoles représentent moins de 20 % de la superficie du pays et les inondations détruisent à la fois les récoltes de l’année et hypothèquent le potentiel agricole, en lessivant les sols et en détruisant les équipements et les systèmes d’irrigation.”
          A cuba, c’est environ 60% (chiffres fournis par la banque mondiale)

          Détruire les barrages est considéré comme crime de guerre, ce qu’on fait les USA pdt la guerre de Corée


      • fanfan Le 14 août 2017 à 12h42
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        The methodology used to make such estimates come from comparing population numbers, birth, death rates and other factors. This, requires you to trust the accuracy of the records of those countries, or, to use similarly unreliable estimates of outside observers.If you take and apply such methodologies to any country which suffered hardships, you can come up with disturbing results.

        A Russian researcher did exactly that : Famine killed 7 million people in USA (Dmitry Lyskov : http://www.pravdareport.com/world/americas/19-05-2008/105255-famine-0/).
        The researcher, Boris Borisov, in his article titled “The American Famine” estimated the victims of the financial crisis in the US at over seven million people. The researcher also directly compared the US events of 1932-1933 with Holodomor, or Famine, in the USSR during 1932-1933.
        And he came up with an estimate of ~7 million people dying in Great Depression in US.


        • fanfan Le 14 août 2017 à 12h42
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          Exceptionalism – How could he… Take and apply the same methodology to US. An online scandal and huge backlash ensued…
          The administration of free encyclopedia Wikipedia removed the article devoted to assessing the loss of US citizens as a result of the Great Depression of 1932-33. Outraged bloggers began mass distribution…
          Vladimir Platov : http://journal-neo.org/2016/01/05/holodomor-in-the-united-states/


        • fanfan Le 14 août 2017 à 12h43
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          Interview with Boris Borisov, 22 Oct, 2008 :
          “Seven and a half million people does not mean the number of particular victims of the famine, but a general demographic loss, or the difference between the supposed population on the date of the census that was due to be held in 1940 and the factual number of people. In reality, the total demographic loss is bigger. The fact is not contested by anyone. The figure is more than ten million people….
          https://www.rt.com/usa/interview-with-boris-borisov/
          et https://www.youtube.com/watch?v=NFJGr1qYiww


    • Alfred Le 12 août 2017 à 09h58
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      La dernière famine gravissime des vingt dernières années est en cours actuellement au Yémen. Elle se double d’une épidémie de choléra digne des siècles derniers. Vous pouvez aller vous recoucher.
      (Les meilleurs pour diaboliser les USA sont les USA eux mêmes soit dit en passant et lorsque vous pouvez attribuer un millionieme de ce qu’ils ont fait à un autre pays (surtout s’il est “rouge”) et voilà que vous frisez l’apoplexie en criant au barbare).
      Enfin le but de cet article en forme de rappel etant de rappeler que la paranoïa nord Coréenne est renforcée par des raisons objectives, par de souiller votre patrie de coeur, votre réaction serait choquante de racisme et d’inhumanite si elle n’était pas risible.


    • algue Le 12 août 2017 à 10h21
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      J Le 12 août 2017 à 09h17
      « Parler d’une non-déclaration de guerre quand la guerre a commencé du fait de l’autre côté, c’est fort. »

      Non, je crois qu’il fait allusion aux impératifs de la constitution américaine selon laquelle seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre.
      Il doit vouloir dire que Truman a envoyé des troupes pour faire une guerre en se passant de l’autorisation du Congrès.


    • marcvador Le 12 août 2017 à 12h09
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      Inutile de diaboliser la Corée du nord, 99,9% de la presse le fait en permanence. Par contre il est parfois bon de rappeler qu’au nom de la démocratie, de la liberté et des autres valeurs de l’occident on se conduit comme des monstres. Mais bon, faut peut-être pas le dire?


    • Maxime Le 12 août 2017 à 14h02
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      Ce qui s’est passé le 25 juin 1950, ce n’est pas une offensive nord coréenne mais une insurrection qui a eut lieu simultanément dans toutes les villes du sud de la Corée. L’insurrection a été organisée par le parti communiste coréen contre le gouvernement mis en place par les Etats-Unis. Ce gouvernement était jugé illégitime par le parti communiste, qui avait organisé la résistance pendant l’occupation japonaise, parce qu’il était formé principalement d’anciens collaborateurs.

      Cette insurrection était massivement soutenu par la population. Ce qu’on reproche aux Etats-Unis, en Corée comme ailleurs, c’est d’avoir imposé dans un pays, par la force, un régime dont le peuple ne voulait pas.


      • Fritz Le 12 août 2017 à 14h16
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        “une insurrection qui eut lieu simultanément dans toutes les villes du sud de la Corée.”

        Quelles sont vos sources ? Et nier l’offensive nord-coréenne est absurde. C’est aussi donner des armes aux détracteurs de ce blog. Conspiracy Rudy is Watching You…


        • Seraphim Le 13 août 2017 à 06h31
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          Est-ce nécessairement, comme dans la cour d’école, “celui qui commence qui a tous les torts?” Les développements comptent autant que l’initiative, et l’éclairent!
          Le 25 juin Kim Il-Sung ‘attaque’ certes. Mais le 27 Truman bloque le détroit de Taïwan avec la VIIème flotte. Quel rapport? Ben, les rapports de force, en mijotage depuis longtemps. A la fin juillet 1950, les Chinois ont massé 250 000 hommes à la frontière coréenne. Contre ou pour Kim ? Non, contre ce qui se concocte: le 3 octobre Zhou Enlai prévient via l’Inde que si les Américains franchissent le 38ème parallèle, ligne de démarcation de 45, les Chinois devront intervenir. Que font-ils? Ils franchissent, le 4 octobre! Pour ‘protéger’ le sud peut-être? Le 7, une résolution des Nations Unies (où n’était pas la Chine et ou l’URSS s’est abstenue) entérine “l’invasion américaine”.
          Réf. Henry Kissinger (pas vraiment “alternatif”) dans ‘De la Chine’, chap.5


        • Maxime Le 15 août 2017 à 12h22
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          Vous avez raison de tiquer, mon commentaire est mal rédigé. Je vais réessayer.

          Quand on parle d’une “offensive nord-coréenne”, historiquement ce n’est pas faux, mais ça porte à confusion. En fait l’offensive a été principalement menée par des forces qui avaient appartenu au parti de la résistance durant l’occupation japonaise. Ces anciens combattants se trouvaient dans la partie sud mais étaient restés fidèles à leur chef, entre-temps devenu dirigeant nord-coréen. Ils étaient aux ordres de Pyong-Yang et étaient assimilés à l’armée nord-coréenne, mais ils étaient aussi citoyens sud-coréens. Donc le mot “offensive” ne doit pas être compris comme une invasion mais bien comme une insurrection.


  10. RGT Le 12 août 2017 à 09h53
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    La guerre de Corée est hélas la représentation d’une caractéristique unique de l’espèce humaine.

    Cette caractéristique est la plus néfaste qui puisse exister au sein du vivant : Elle consiste à permettre à quelques individus ayant un certain pouvoir à forcer la majorité des autres à commettre des actes totalement ignobles sans avoir la possibilité de s’y soustraire.

    L’histoire ne manque pas d’exemples remontant aussi loin que possible, dès les débuts de l’invention de l’écriture, mais ces pratiques étaient bien plus anciennes et remontent sans aucun doute à l’invention de la “socialisation” et des premières concentrations humaines.

    Une véritable évolution de l’humanité consisterait simplement à créer une “supra-ONU” qui bannirait tout conflit et dont TOUS les membres s’engageraient à “remettre en place” tout dirigeant ayant la moindre velléité de s’occuper des affaires de son voisin.

    Pas les peuples, juste les dirigeants qui sont les véritables responsables de ces massacres.

    J’ai bien le doit de faire ce que je veux chez moi tant que je ne porte pas préjudice à mes voisins.

    Pourquoi n’en serait-il pas de même dans les relations internationales?


    • Kiwixar Le 12 août 2017 à 10h48
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      « J’ai bien le doit de faire ce que je veux chez moi tant que je ne porte pas préjudice à mes voisins. »

      Pas tout à fait. Il y a des actes interdits, même entre adultes consentants. C’est le ciment d’une société d’interdire des actes « contre nature » ou immoraux (comme d’euthanasier les vieux quand ils ne sont plus productifs, comme le suggère Attali). L’Oligarchie essaie de détruire le ciment des sociétés, en rendant acceptables ce qui divise et has-been ce qui unit.


      • P. Peterovich Le 12 août 2017 à 12h33
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        “Il y a des actes interdits, même entre adultes consentants”.

        Les interdits sont culturels. Ils interviennent toujours dans une société donnée, à un moment donné…

        Quid du cannibalisme, de l’excision, de la polygamie ? Même “l’euthanasie des vieux non-productifs” (copyright Attali) a existé dans certaines sociétés.


      • Trawash Le 12 août 2017 à 19h12
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        Entre adultes consentants il y a des interdits ?
        Votre moral…franchement…devrait m’interdire de faire ce que bon me semble bon pour moi tant que je ne nuis à personne. Va falloir que vous achetiez un flingue pour que je vous obéisse.

        Il faut interdire les actes immoraux? J’espère que cela sera avec la mienne de moral, je suis plus souple que vous.
        Je vous cherche un peu, j’en conviens.

        Le ciment d’ une société n’est pas l’interdit, mais la responsabilité et la liberté.

        Ceci dit, je reviens à l’ article qui est édifiant. Les États Unis font et refont en Syrie, bientôt en Corée ou ailleurs ce qu’ils n’ ont cessé de faire depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
        avec la complicité de nos dirigeants.
        Aucune responsabilité, aucune liberté. Toujours la même histoire.
        Faudrait peut être interdire la guerre…paraît que ça fonctionne les interdits pour les actes ” contre nature ”


        • Trawash Le 12 août 2017 à 19h15
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          Il faudrait traîner ces militaires et politiques américains devant le Tribunal Pénal internationale. Cela ferait peut être réfléchir nos vas t’en guerre actuel.


          • RGT Le 13 août 2017 à 09h25
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            Le jour (béni) où un politicien ou un militaire du “camp du Bien” sera traîné devant un tribunal international je mangerai mon casque de vélo.

            C’est là un exemple flagrant de la justice à deux vitesses qui s’applique à tous les niveaux dans les sociétés humaines.

            Le “puissant” qui commet des actes nuisibles s’auto-absoudra toujours de ses “péchés” parce que, de sont point de vue il ne commet aucun acte répréhensible.

            Par exemple, Attali souhaite euthanasier les vieux, mais pas un seul instant il accepterait qu’on l’applique à sa propre personne.

            Ce qui est bon pour les “autres” n’est jamais applicable à soi-même.

            Je pense que la première chose à laquelle un humain devrait réfléchir, c’est simplement “Que penserais-je si on me faisait la même chose ?”

            Déjà ça permettrait de bien modérer les comportements.

            Ensuite il faudrait réfléchir sur les “comportements” qui ne nous concernent pas (religions, mœurs, philosophie etc…) en se demandant de quel droit nous pouvons les sanctionner s’ils ne portent préjudice à personne.

            Et là il y a encore beaucoup de boulot.


    • AYIN BEOTHY Le 16 août 2017 à 18h13
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      Vous oubliez de citer les habitants eux-mêmes du pays dont les dirigeants décident de…
      Exemple, le sacrifice humain aztèque, ou ailleurs. Ou les Tutsis sacrifiés au Rwanda.
      Etc, etc…
      Non, on ne peut pas faire n’importe quoi chez soi, même si on laisse son voisin tranquille !


  11. Garibaldi2 Le 12 août 2017 à 09h57
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    Il y a un léger problème avec ce texte, c’est qu’il n’y a pas une seule ligne sur l’intervention des troupes françaises en Corée (sous drapeau onusien). Mais il est vrai que c’est écrit par un étatsunien.

    ”Le bataillon français de l’ONU (BF/ONU) est créé le 25 août 1950. Il fut formé de 1 017 volontaires venus tant de l’active que des réserves et placé sous le commandement du Lieutenant-colonel Monclar. Compte tenu des relèves et des pertes, c’est un contingent de 3 421 hommes que la France fournit à la Force des Nations unies en Corée (F.N.U.C.) entre 1950 et 1953.”

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_fran%C3%A7aises_dans_la_guerre_de_Cor%C3%A9e


  12. algue Le 12 août 2017 à 10h12
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    En accord avec Jujube Le 12 août 2017 à 08h39
    et J Le 12 août 2017 à 09h17

    Présenter la guerre de Corée comme le fait d’une abominable agression d’un abominable impérialiste américain [« thèse de l’offensive nord-coréenne » « prétexte »] est d’une malhonnêteté sans nom.

    C’est bien Kim Il Sung, aimable dictateur et satellite de Moscou, qui, parce qu’il s’était convaincu (et avait convaincu Staline) que l’affaire passerait comme une lettre à la poste, a, le 25 juin 1950, déclenché l’invasion de la Corée du Sud.

    Evidemment, il n’a pas répondu à la résolution 82 de l’ONU lui demandant d’arrêter immédiatement son invasion et de renter chez lui.
    Il y a donc eu une résolution 83 autorisant une intervention militaire en Corée.

    Et il faut un peu comprendre le contexte de l’époque :
    1947 guérilla communiste en Grèce, soutenue (si ce n’est fomentée) par Moscou.
    1948 blocus de Berlin
    1948 coup de Prague
    Sans parler de 1949, triomphe communiste en Chine, à l’occasion duquel les Américains, qui avaient pourtant le pouvoir de vitrifier tout le monde, n’ont pas bronché.

    Donc l’attaque nord-coréenne a immédiatement été perçue à Washington comme le prélude à une aggression générale sino-soviétique, auquel il fallait nécessairement une réponse vigoureuse.
    (On peut peut-être rappeler que tous les dirigeants du temps avaient connu Munich)


    • Fritz Le 12 août 2017 à 10h50
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      Certes, c’est la Corée du Nord qui a attaqué, en juin 1950…

      Pour le reste : la guérilla communiste en Grèce n’a pas vraiment été soutenue par Moscou, car Staline respectait le partage d’influence proposé par Churchill à Moscou (1944), lequel attribuait la Grèce à la sphère britannique. Ce qui ne l’a pas empêché de dénoncer le “rideau de fer” par son discours de Fulton (1946) : le vertueux Churchill reprochait à Staline… d’appliquer le partage de l’Europe que Churchill avait proposé à Staline.

      Le “coup de Prague” en 1948 relève assez largement de la rhétorique occidentale. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été infiniment moins sanglant que le coup de Jakarta (1965) commis par Suharto avec l’aide empressée de la CIA.

      Je savoure votre allusion obligée à “Munich”… Dites, vous venez de l’Oratoire ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_l%27Oratoire


      • algue Le 12 août 2017 à 12h36
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        Fritz Le 12 août 2017 à 10h50

        La guérilla en Grèce était soutenue par des bases en Yougoslavie et en Bulgarie, vassal soviétique. Staline pouvait donc faire semblant de ne pas s’en mêler.

        Pour le coup de Prague, vous ne comprenez pas ce que je dis. La liste que j’ai donnée n’est pas là pour faire des comparaisons sanglantes, mais pour faire comprendre ce qui pouvait se passer dans la tête d’un dirigeant « occidental » : depuis la fin de la guerre, le communisme devenait de plus en plus arrogant, conquérant, mettez le mot que vous voulez.

        Là-dessus arrive l’invasion coréenne, où, à l’époque, tout le monde voit (à tort semble-t-il aujourd’hui) la main de Staline. Vous êtes le dirigeant d’une grande puissance [i.e., vous avez des moyens d’action] « occidentale » [i.e. prochaine victime si le communisme devient trop fort]. Vous faîtes quoi, vous décidez quoi ? Vous regardez béatement sans broncher ? Comme à Munich alors ?


        • Fritz Le 12 août 2017 à 12h48
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          « La liste que j’ai donnée n’est pas là pour faire des comparaisons sanglantes, mais pour faire comprendre ce qui pouvait se passer dans la tête d’un dirigeant “occidental” » : allez, j’accepte votre mise au point, je suis bonne pâte…

          Convenez néanmoins que l’URSS n’était guère vigilante, puisque son représentant à l’ONU, Iacov Malik, boycottait son siège pour dénoncer la non-admission de la Chine populaire en cette organisation, permettant ainsi le vote de la résolution 83.

          Et surtout, convenez que l’ignorance volontaire des bombardements dévastateurs pratiqués par les Américains sur la Corée entre 1950 et 1953 ne permet pas de comprendre la politique nord-coréenne de dissuasion nucléaire.

          Cette ignorance volontaire, et bien entretenue, est même “d’une malhonnêteté sans nom”.


          • algue Le 12 août 2017 à 13h36
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            Mais qu’est-ce que vous racontez ?

            J’ai écrit un commentaire pour dénoncer cette façon de présenter le déclenchement de la guerre de Corée comme étant une aggression impérialiste américaine, en présentant 1) les circonstances incontestées de son déclenchement et 2) ce que pouvait être le point de vue d’un dirigeant américain, dont on ne voit pas pourquoi il aurait été moins sincère qu’un communiste.

            Je n’ai rien dit, ni cherché à dire, sur la façon dont s’est déroulée cette guerre, ni sur la politique de dissuasion nord-coréenne, ni aucune de ces choses qui n’étaient pas mon propos. Etes-vous donc si dur de la comprenette ?


            • Fritz Le 12 août 2017 à 13h57
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              Si votre seul propos était de rétablir les faits concernant le début de la guerre de Corée, c’est bien. Dire que le Nord n’a fait que riposter à des provocations du Sud, en juin 1950, me semble en effet malhonnête et délirant.

              Il n’empêche : ce dossier proposé par les-crises a pour objet de faire comprendre les motivations de la politique militaire et nucléaire de la Corée du Nord. Dans les médias grand public, on néglige souvent de rappeler ce que fut la guerre aérienne menée contre ce pays par les Américains. On oublie aussi la proximité relative de Hiroshima et Nagasaki, deux villes qui n’ont pas été bombardées par la dynastie des Kim.


            • Seraphim Le 12 août 2017 à 18h30
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              Je ne vois pas en quoi le communisme était si menaçant. Il l’était bien sûr pour la mentalité “libérale” et conquérante des dirigeants des états unis, mais cette ‘menace’ n’avait rien d’objectif.


        • Karim Wilmotte Le 12 août 2017 à 13h47
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          1- La Yougoslavie n’était pas vassale de Moscou.
          L’aide Bulgare a été dérisoire.

          => L’URSS n’est pas intervenue dans la guerre civile.
          Bien au contraire, Staline ne voulait PAS la guerre civile.
          Le PC Grec a refusé les conditions qui lui étaient dictés en Grèce.
          Les PC des autres pays d’Europe ont accepté.

          2- Les dirigeants occidentaux savaient que l’URSS ne voulait pas la guerre, et désirait une direction collégiale du monde (avec la participation de l’URSS, mais pas son hégémonie).

          Par contre, dans son glacis défensif, l’URSS considérait que toute divergence mettait en danger l’existence du glacis.

          Le fait que Staline n’était pas directement impliqué en Corée était connu des chancelleries. Et oui, cela ne correspondait pas à la propagande.

          3- Le vote à l’ONU s’est fait en considérant que s’il y avait une menace grave, le non-vote d’un membre permanent n’avait plus valeur de véto. L’URSS pouvait “difficilement” prévoir le non respect des textes.

          4- Quels que soient les tort de l’URSS et/ou de la Corée du Nord, cela ne justifie pas des massacres à la chaine (20% de la population).


        • Owen Le 12 août 2017 à 14h08
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          Je découvre avec cet article, l’horreur de la guerre de Corée. Je me souvenais vaguement des 2 millions de morts, mais parmi les guerres du siècle passé, des millions sont des quantités “usuelles”.

          Je trouve bien, aussi, comme l’a fait algue, de contextualiser l’époque ou s’est déroulé cette démesure américaine pour une “opération de police”.
          L’événement fait réagir, le contexte fait comprendre pourquoi vient l’événement.

          Il y a souvent cette sorte de décompensation cognitive qui veut qu’un mal d’un côté (exemple, ici, le massacre US en Corée), atténue un autre mal par ailleurs (ici une URSS qui, par contre-coup, n’aurait aspiré qu’à vivre à l’intérieur de ses frontières, sans impérialisme politique).
          L’histoire est une mosaïque d’influences diverses qui interagissent, pas un damier bicolore avec une couleur pour contraster l’autre.

          Sinon, pour l’allusion de Fritz, j’ai bien l’impression, en effet, que c’est avec le Cercle de l’Oratoire que le néoconservatisme a pris racine en France. Ce serait intéressant de mettre à jour avec un article dans ce site. (Et si besoin était de “rassurer”, quand on parle de neoconservatisme, je suis anti-américain, même primaire !).


          • Karim Wilmotte Le 12 août 2017 à 17h15
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            “ici une URSS qui, par contre-coup, n’aurait aspiré qu’à vivre à l’intérieur de ses frontières, sans impérialisme politique”

            Ce que personne n’a écrit.
            Par contre, il est bien clair que l’URSS savait ne pas avoir les moyens d’une politique impérial très large. Et que c’était connu (et reconnu) dans le camp d’en face.

            De la même manière qu’on sait pertinemment que la Russie n’est pas en mesure de menacer l’Europe Occidentale, et désire principalement une sécurisation de l’Europe, de ses frontières occidentales et une gestion collective de l’humanité via l’ONU (sans remettre en question leur statut de membre permanent… c’est loin d’être gentil ou neutre).

            Et donc, en dehors de son glacis défensif, l’URSS n’est intervenue directement qu’à la “demande” des États.

            Si l’URSS avait été de beaucoup plus forte, les choses auraient été différente? Ben oui, et si les USA étaient le Liechtenstein, ils ne menaceraient pas la Corée du Nord de destruction totale (au moment où l’on commémore Hiroshima et Nagasaki).

            A un moment, le rapport de force doit être pris en compte (et c’est pour cela qu’on nous explique que l’un ou l’autre dirigeant “méchant” est fou: parce qu’il est évident sinon que cela ne TIENT PAS la route).


            • Owen Le 12 août 2017 à 22h57
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              La rivalité US/URSS a surdéterminé les relations mondiales pendant 70 ans, ce qui a poussé les pays neufs, en pleine décolonisation à choisir leur camp. Ou couper le pays en 2, comme la Corée (même si c’est via la Chine). Et changer d’avis était douloureux.

              L’Europe de l’Ouest a vite été menacée: l’URSS n’a pas chômé pour faire péter sa première bombe atomique, en 1949. Dès le début des années 60, les russes avaient déployé les SS 4 et 5, capables de vitrifier le continent. Avant les SS 20.

              Les pays d’Europe centrale ne vivaient pas si tranquilles: le Mur n’a pas été construit par l’Ouest pour éviter les invasions, mais pas l’Est pour empêcher les évasions.

              Les US ont certes toujours eu l’avance en armement, mais tous les partis communistes d’Ouest Europe étaient alignés sur Moscou (sauf l’Italie, je crois). Puis l’URSS a eu tous les mouvements pacifistes pour lui. De quoi manipuler, noyauter, retourner des pays démocratiques en leur faveur: ils ont développé une forte expertise là dessus.

              Alors qui a commencé ? C’est la poule et l’oeuf, l’antagonisme entre les 2 puissances était de toute façon consubstantielle.

              J’ai vu l’effondrement de l’empire URSS, j’en suis content. J’espère celui US, je peux attendre…


            • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 00h27
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              Sauf que vous vous trompez: les archives montrent que l’URSS avait une position défensive (qui n’était pas sympathique pour le glacis défensif), et que les états-majors de l’Otan le savaient.

              Pour la Corée, sa division provient de la 2-em guerre mondiale et de l’écrasement par l’Armée Rouge de celle du Japon.

              Les partis communistes étaient relativement aligné sur Moscou… qui leur a interdit de se soulever. Le PC de Grèce a refusé la décision de Moscou.

              Pour rappel, la raison pour laquelle les USA n’ont pas lancé la guerre contre l’URSS en 1945, c’est qu’ils allaient se prendre une branlée monstrueuse en Europe.

              Les USA ont bien menacé le monde de la guerre atomique lors de l’affaire des missiles de Cuba… parce que l’URSS avait déployés des missiles comme les USA l’avaient fait depuis longtemps en Turquie.

              Est-ce que l’URSS aurait fait de même si la situation était inversée? D’une autre manière, peut-être.
              Mais il se trouve que ce sont les USA qui l’ont fait.
              Comme ce sont les USA qui ont fait la guerre à Grenade et au Panama.

              Et si vous êtes encore vivant, c’est peut-être un peu grâce au mouvement pour la paix. Quand à la propagande innepte qui prétendait que le mouvement était contrôlé depuis Moscou… Si vous croyez celle-là, vous avez du croire Collin Powels et sa petite fiole.


            • Owen Le 13 août 2017 à 04h30
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              Si vous avez envie de m’imaginer comme Powell et ses 1 ou 1,5 millions de morts, libre à vous. Mais l’échange n’a plus d’intérêt.

              Vous savez, l’économie sociale libérale suédois, comme celle bolivarienne du Pérou, ou celle capitalisto-communiste de la Chine, ou très libéralisée de la Nouvelle-Zélande, se valent autant pour moi. Pourvu qu’elles conviennent à ce que sont ces pays.
              Le plus important est que ce sont des états très soucieux de ne pas intervenir contre d’autres états, et c’est l’idéologie politique la plus importante pour moi à généraliser.


    • astap66 Le 12 août 2017 à 19h22
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      Posez vous la question : pourquoi y avait il une “Corée du Sud” ?


    • RGT Le 13 août 2017 à 09h35
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      “Évidemment, il n’a pas répondu à la résolution 82 de l’ONU…”

      Sans vouloir troller, les résolutions de l’ONU ne doivent être respectées QUE par les états qui ne font pas partie du “camp du Bien”.

      Quand un pays “gentil” ne respecte PAS une résolution de l’ONU personne ne vient lui “péter sa gueule” et la planète entière regarde ailleurs pour voir s’il n’y a rien à reprocher à un “méchant” qui aurait torturé une huître.

      Les exemples ne manquent hélas pas, et même en ce moment.

      L’ONU ne nous avait pas été “vendue” au prétexte de protéger les faibles des puissants ?

      “Que vous soyez puissant ou misérable…”


  13. Macarel Le 12 août 2017 à 10h27
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    Il serait judicieux de remplacer les étoiles sur le drapeau US, par des bombes.

    Puisque les bombes de toutes sortes, sont le produit que les USA déversent avec le plus de prodigalité hors de leur frontières.


    • Macarel Le 12 août 2017 à 10h56
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      Non en fait, il y a un autre produit que les Yankees déversent sans limite sur le reste du monde : des dollars. Et ces dollars qui normalement ne vaudraient plus grand chose depuis longtemps, sont toujours la principale monnaie des échanges internationaux (pour le pétrole en particulier), car derrière il y a les bombes pour ramener à la “raison” les récalcitrants.
      Donc, il faudrait remplacer les étoiles par un mix de symboles du dollar et de bombes.
      Ce n’est qu’ainsi que la plus “grande démocratie du monde” arrive encore à conserver son hégémonie sur le reste du monde, et de moins en moins par le “soft power” made in Hollywood.


      • RGT Le 13 août 2017 à 09h37
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        C’est la base même du racket :

        Donnes-moi du fric pour que je puisse acheter des armes plus puissantes me permettant de mieux te “protéger”.


  14. Max Le 12 août 2017 à 11h22
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    Jusqu’en 1949 les USA menacèrent de vitrifier l’URSS jusqu’à l’explosion de la 1ere bombe atomique soviétique.
    Ensuite ce fut le tour de la Chine, les Usa menacèrent de vitrifier la Chine si Pékin tentait de ramener Taiwan dans le giron. L’arsenal nucléaire de la Chine progressant à vitesse grand V cette option n’est plus d’actualité.
    Les USA excisent depuis 1776 en tant qu’état soit 241 années d’existence. Sur ce laps de temps ils ont eu 224 années de guerres c’est-à-dire 93% périodes de guerres.
    http://reseauinternational.net/les-etats-unis-ont-ete-en-guerre-222-des-239-annees-de-son-existence/
    Une grande partie de ces guerres ont été des guerres d’extermination ou/et de massacres.

    Dernièrement les USA menacent à nouveau la Russie et la Chine.
    https://www.les-crises.fr/nous-vous-detruirons-les-terrifiantes-menaces-du-chef-detat-major-des-usa-a-la-russie-et-a-la-chine/
    Les US sont déjà engagés dans des guerres perpétuelles ingagnables sauf qu’aujourd’hui avec les moyens de destructions massifs, ils auront un retour de flammes.


  15. Louis Robert Le 12 août 2017 à 12h39
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    Corée et Coréens: que reste-t-il donc que nous ne comprenons pas?

    *

    Entendu, hier, d’un “expert” en matières coréennes, sur CNN:

    “Comment réagissent les Coréens? Hummm… Il se peut que les menaces de Trump accentuent leur paranoïa…”


    • lvzor Le 12 août 2017 à 13h03
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      Ben oui, quoi, c’est pas comme si les US bêlaient que la Corée du Nord “représente une terrible menace”, que la Russie “représente une terrible menace”, que la Chine “représente une terrible menace”, que l’Iran “représente une terrible menace”, que le Vénézuela “représente une terrible menace”, que le Liechtenstein (ah non… pas encore)…

      Mais c’est vrai que pour les USA ce n’est pas vraiment de la paranoïa, peut-être juste qu’ils sont conscients de mériter le châtiment dont ils fantasment la menace…


      • RGT Le 13 août 2017 à 09h56
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        Un comportement totalement infantile qui s’apparente à celui d’un enfant qui va provoquer le monde entier jusqu’à ce qu’il se prenne une bonne fessée de la part d’un adulte excédé.

        Une fois le postérieur “bien chaud”, il se calme et n’embête plus personne.
        Il devient plus “zen” et il est même content car il connaît enfin les limites à ne pas dépasser.

        Connaissant les liens “étroits” entre les USA et la Suède, les causes de l’action intense de ce pays pour l’interdiction de la fessée semblent désormais évidentes.

        Depuis que l’humanité existe, la fessée est bel et bien le moyen le plus efficace, à condition de l’employer avec modération et bon escient.

        Ils feraient mieux de se concentrer sur les moyens d’éviter que les gamins ne se comportent ainsi.

        Imaginez un seul instant tous les néo-cons va-t-en guerre accroupis culs-nus sur la place publique recevant leur punition méritée.

        Ça les calmerait pour un bon moment, surtout si l’événement est diffusé sur toute la planète.


  16. P. Peterovich Le 12 août 2017 à 12h49
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    Article à la fois intéressant et dépourvu d’intérêt.

    Il est intéressant dans la mesure où il rappelle le déroulement de la guerre de Corée, que la plupart des gens ne connaissent pas alors que les événements actuels en sont les conséquences loitunes.

    Par contre, il est dépourvu d’intérêt en ce qu’il est empreint d’un a priori moral. Les relations interétatiques, dont la guerre n’est qu’une variété, sont étrangères à tout impératif moral. Ni les Etats-Unis, ni la Corée du Nord ne sont guidés par la recherche de la paix et de la concorde universelle. Il n’existe aucune exigence morale supérieure qui commanderait que les Etats-Unis ne dussent pas chercher à maintenir leur suprématie ou enrayer leur déclin, ni que la Corée ne poursuive son programme nucléaire pour assurer sa survie dans une logique repel/deter (le nucléaire pour repousser une attaques conventionelles/dissuader par la menace de destruction mutuelle) .

    Les Romains, qui ont tout inventé (blague), avaient tout résumé en deux expressions : “vae victis” et “si vis pacem, para bellum”.

    Au demeurant, que fait la France, qui intervient à tour de bras en Afrique/au MO et qui dispose de 300 têtes nucléaires ?


    • Madudu Le 12 août 2017 à 16h03
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      Il n’y a pas de puissance objective qui impose aux US d’œuvrer pour le bien commun, je crois que nous nous en apercevons tous.

      Cela ne justifie pas les guerres d’anéantissement, les massacres de civils à grande échelle, l’ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, etc, comportements dont les US se sont rendus coupables et qui n’ont pas cessé.

      Quand à la France, ce ne sont pas ses intérêts qui sont défendus à travers les réseaux de la françafrique, ce sont des intérêts particuliers. Les français réprouvent ces agissements qu’ils n’ont jamais commandités.

      Par ailleurs la diplomatie française, quoi qu’elle se rende coupable de bien des choses, ne menace personne de vitrification, place l’usage de l’arme atomique dans le strict cadre de la dissuasion (pas de première frappe “préventive”) et intervient au Mali à la demande du gouvernement malien.


      • P. Peterovich Le 12 août 2017 à 21h00
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        “les guerres d’anéantissement, l…, etc, comportements dont les US se sont rendus coupables et qui n’ont pas cessé.”

        Que suis-je bête… Je croyais que ce genre de choses était le fait de toutes les grandes puissances…

        “ce ne sont pas ses intérêts qui sont défendus à travers les réseaux de la françafrique, ce sont des intérêts particuliers. Les français réprouvent ces agissements qu’ils n’ont jamais commandités.”

        Ben oui… De la même manière, les citoyens des USA réprouvent ces agissements qu’ils n’ont jamais commandités. Et sinon, pour la Libye, ils pensent quoi, les français ?

        “place l’usage de l’arme atomique dans le strict cadre de la dissuasion (pas de première frappe “préventive”).”

        Les USA aussi : lisez les déclarations des officiels américains et vous ne verrez nulle part qu’il y soit question d’une frappe nucléaire préventive sur la Corée. On parle uniquement d’une frappe préventive (conventionnelle)


        • Madudu Le 12 août 2017 à 21h57
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          “Je croyais que ce genre de choses était le fait de toutes les grandes puissances… [les guerres d’anéantissement, massacres de civils à grande échelle, …]”

          Non, ce genre de chose n’est pas le fait de toutes les grandes puissances. Depuis la seconde guerre mondiale aucune autre grande puissance n’est allée aussi loin dans la destruction des autres, aucune.

          “De la même manière, les citoyens des USA réprouvent ces agissements qu’ils n’ont jamais commandités. Et sinon, pour la Libye, ils pensent quoi, les français ?”

          Les français désapprouvent unanimement ce que notre armée à fait de la Libye, et le peuple des états-unis est loin d’être unanimement convaincu par l’appareil de propagande qui leur vante les mérites des guerres impérialistes.

          Les peuples ne sont pas à l’origine de ces problèmes, ce sont bien les gouvernements et le mauvais usage qu’ils font de leurs états respectifs qui en sont à l’origine, nous sommes d’accord.

          “vous ne verrez nulle part qu’il y soit question d’une frappe nucléaire préventive sur la Corée. On parle uniquement d’une frappe préventive (conventionnelle)”

          D’accord, ils ne seront peut-être pas vitrifiés. Seulement enfouis sous un tapi de bombe …

          Moralité : où voulez-vous en venir ? Je ne vois toujours rien qui justifie le comportement des états-unis.


          • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 00h30
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            Depuis 45, il y a une super-puissance largement dominante, alliée avec la plupart des puissances régionales.
            Personne d’autre n’aurait été en mesure de faire ce que les USA ont fait, parce que personne d’autre en avait les moyens.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 10h04
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              Alors quoi, retour à la loi de la jungle ? Si le plus fort peut tuer, alors il a le droit de tuer ?

              Il y a une aspiration morbide dans vos tentatives d’amoindrissement des torts de notre tortionnaire à tous, je trouve.


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 10h08
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              “des torts de notre tortionnaire à tous”

              Comme vous y allez… En tant que citoyen d’un état vassal de l’empire US, je n’ai aujourd’hui aucune raison objective de me plaindre de la manière dont il m’a traité.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 10h58
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              Des raisons d’être mécontent il y en a beaucoup, pour parler ainsi il faut que vous fassiez partie de ces quelques 8-10% de la population pour qui tout va bien.

              Mais malgré l’immense prospérité de notre économie beaucoup de français ont des problèmes pour s’alimenter correctement, pour étudier, pour obtenir une rémunération de leur travail (stages, …), pour se loger, …

              Par ailleurs nos dirigeants prennent des décisions, inspirées par ceux des états-unis, qui vont contre nos intérêts et contre nos valeurs : destruction du droit du travail, destruction des solidarités instituées (éducation nationale, sécurité sociale, APL, …), démantèlement des secteurs stratégiques de nos moyens de production, etc.

              Sans compter que les préoccupations environnementales sont dans les faits (pas dans la com’) ignorées purement et simplement, car pour relever ces défis il faudrait plus d’organisation et non pas moins. Or la tête de l’empire exige l’abolition de toutes les organisations destinées au bien commun.

              Pour 90% de la population française la domination états-unienne est une catastrophe objective, et c’est également vrai pour beaucoup d’autres populations en Europe et dans le monde.


            • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 12h26
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              “Alors quoi, retour à la loi de la jungle ? Si le plus fort peut tuer, alors il a le droit de tuer ?”

              Quel est le rapport entre constater les choses et en faire une loi immuable?
              Une fois que vous avez essentialisé les USA, devenu des fous sanguinaires (soit une figure inversée de la façon dont la propagande les dépeint), on obtient quel outil intellectuel pour avancer?
              AUCUN!


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 13h18
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              “Des raisons d’être mécontent il y en a beaucoup, pour parler ainsi il faut que vous fassiez partie de ces quelques 8-10% de la population pour qui tout va bien.”

              A l’échelle du monde, tout occidental, même le moins favorisé, fait partie de la classe dominante.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 19h55
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              “Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes que ceux qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemis commun.”

              Thomas Sankara

              Les intérêts respectifs de tous les peuples convergent pour au moins une chose : nous avons tous intérêt à nous débarrasser de l’oligarchie mondialisée.


        • P. Peterovich Le 12 août 2017 à 22h36
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          Là où je veux en venir, c’est que l’anti-américanisme planplan qui règne me fait bondir, parce qu’il se fonde sur des considérations de (supériorité) morale qui n’ont rien à faire dans l’analyse polémologique…


          • Madudu Le 12 août 2017 à 23h05
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            Bien sûr que si, les considérations morales ont à voir avec la diplomatie internationale, et plus largement avec les relations entre états, groupes humains, individus, …

            L’idée de droit, de légalité fait appel à l’idée de la justice, et donc à l’idée que l’on s’impose des limites dans nos relations avec les autres.

            C’est la raison pour laquelle les différentes diplomaties s’habillent toujours de considérations morales, parce que ce sont ces considérations qui en définitive fondent et légitiment le droit international.

            Bien souvent c’est de pure forme, mais d’une diplomatie à l’autre les objectifs et les moyens diffèrent, et sont plus ou moins compatibles avec le minimum syndical de la morale universelle.


            • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 00h32
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              On ne va pas régler nos problèmes en faisant de la morale.

              Quels sont nos intérêts? Quel est la situation? Quels sont nos moyens d’actions? Quels objectifs peut-on atteindre, à quel prix? Qui va en bénéficier? Qui va en payer le prix?

              Le reste… ça n’a jamais arrêté un tank. Et ça n’arrêtera pas un détonateur de bombe à neutron.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 09h57
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              “Quels sont nos intérêts? Quel est la situation? Quels sont nos moyens d’actions? Quels objectifs peut-on atteindre, à quel prix? Qui va en bénéficier? Qui va en payer le prix?”

              Il a des dimensions morales et esthétiques dans toutes ces questions …

              L’objectivité n’existe pas, le seul fait de désirer quelque chose, d’entreprendre quelque chose, de concevoir un projet qui s’applique à une plus grande échelle que le moi, impliquent de l’irrationalité et de l’arbitraire.

              La morale fait partie de ses choses à cheval entre l’arbitraire et l’utilitaire, choses absolument nécessaires aux hommes et omniprésentes dans tous les aspects de leurs organisations.

              La morale a bel et bien à voir avec les relations internationales, comme elle a à voir avec le gouvernement des peuples, le fonctionnement de la cellule familiale, l’éducation, la récompense affective, etc.


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 10h17
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              “ce sont ces considérations (morales) qui en définitive fondent et légitiment le droit international.”

              Il y a qui font de la prose sans le savoir. Ici, on donne dans le néoconservatisme sans s’en rendre compte.

              La morale universelle (laquelle ? la morale est culturelle) qui commande les croisades diplomatico-militaires…


            • Madudu Le 13 août 2017 à 11h08
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              Vous faites un amalgame malheureux, tout universalisme n’est pas néoconservatisme.

              Il serait dommage de réduire l’universalisme à une de ses formes dégénérée et pervertie, comme l’est le néoconservatisme.

              Par ailleurs tout universalisme n’est pas impérialiste, c’est-à-dire conquérant et dominateur. La forme de droit universelle actuellement défendue par les meneurs du monde multipolaire n’est autre que celle de la charte des nations unies, et vous verrez qu’il n’y est pas question de croisade à la néocon, mais de l’exacte contraire :

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_des_Nations_unies

              Comme quoi l’universalisme, construction culturelle, peut séduire des peuples aussi différents que les chinois, les français, les australiens, les russes, les béninois … 193 états signataires, et pour une fois avec la bienveillance d’un grand nombre de peuples.


          • Madudu Le 12 août 2017 à 23h06
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            Or la diplomatie états-unienne et les moyens déployés pour atteindre les objectifs fixés par ses organes de décision sont de manière systématique crassement immoraux, démesurément immoraux.

            Les autres intervenants, notamment les grands émergents comme la Chine ou la Russie par exemple, proposent d’adopter des relations internationales plus pacifiques, plus constructives, qui vont davantage dans l’intérêt des populations et qui respectent davantage les valeurs auxquelles elles sont attachées.

            C’est ce qui explique pour une bonne part le succès de la diplomatie russe, que non seulement elle s’habille de vertu, mais qu’en plus elle agisse en fonction de l’habit qu’elle se donne. Ça a tout à voir avec la morale !


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 10h21
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              “le succès de la diplomatie russe, que non seulement elle s’habille de vertu, mais qu’en plus elle agisse en fonction de l’habit qu’elle se donne”

              La diplomatie russe est efficace parce qu’elle est menée par des gens intelligents, dotés d’une culture historique et d’une intelligence stratégique exemplaires.

              Elle n’est pas plus morale que la diplomatie américaine ou française. Et sur le terrain militaire, les Russes ne sont pas plus tendres que les Américains.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 11h22
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              Vous confondez la diplomatie et l’armée.

              Les deux coopèrent étroitement mais sont aussi distinctes par leurs fonctions, car la diplomatie sert à légitimer ou au contraire à délégitimer l’usage de la force, alors que l’armée fait usage de la force.

              Dans l’usage de la force, ça s’appelle la guerre, il y a encore des considérations morales mais évidemment de manière très restreintes (il existe un droit de la guerre).

              C’est la raison pour laquelle le premier objectif de la diplomatie est habituellement d’éviter l’usage de la force, de trouver des compromis qui satisfont les différents partis en présence pour ne pas en venir à la destruction physique.

              C’est lorsqu’aucun compromis n’est trouvé qu’on en vient à l’usage de la force, par exemple lorsqu’un pays est ravagé par des sauvages qui terrorisent la population et qui n’entendent négocier avec personne.

              Et c’est bien sur ce terrain que la diplomatie russe se distingue de la diplomatie néoconservatrice, car elle cherche de véritables compromis pour éviter ou limiter l’usage de la force, plutôt que de toujours vouloir imposer des compromis déséquilibrés par l’usage de la force.


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 13h14
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              “Vous confondez la diplomatie et l’armée.”

              Je ne confonds rien. L’un n’est que la continuation de l’autre.


            • Madudu Le 13 août 2017 à 19h57
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              Si vous ne savez pas les distinguer c’est bien que vous les confondez, non ?


          • RGT Le 13 août 2017 à 10h14
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            “l’anti-américanisme planplan”…

            Ne serait-ce pas plutôt “Que les USA foutent la paix aux autres peuples” par hasard ?

            C’est je pense l’opinion de la majorité des visiteurs de ce blog qui n’ont aucune raison d’être haineux à l’encontre d’un peuple pris en otage par ses “élites”.


            • P. Peterovich Le 13 août 2017 à 10h34
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              “Ne serait-ce pas plutôt “Que les USA foutent la paix aux autres peuples” par hasard ?”

              Je crois que les choses sont plus compliquées que cela.

              Foutre la paix aux autres peuples est un concept séduisant mais inapplicable dans les faits, tant que l’humanité n’a pas encore dépassé le stade des rivalités entre puissances. On arrivera sans doute, mais pas de mon vivant.

              Et dans ce contexte, tant qu’à faire, je préfère être dans le giron d’un empire libéral à l’intérieur, fût-il dur à l’extérieur, à pouvoir me poser des questions existentielles à bac + X plutôt que de devoir subir le joug d’une dictature et la famine.

              Je sais que ces propos sont immoraux et que je n’irai pas au paradis, mais comme je n’y crois pas (à l’existence du paradis)…


            • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 12h38
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              “Et dans ce contexte, tant qu’à faire, je préfère être dans le giron d’un empire libéral à l’intérieur, fût-il dur à l’extérieur, à pouvoir me poser des questions existentielles à bac + X plutôt que de devoir subir le joug d’une dictature et la famine. ”

              En même temps, cette réduction des tensions entre puissance ne va pas se faire toute seule. Et se soumettre à un Léviathan sur lequel vous n’avez aucune prise verra le Léviathan se servir progressivement de sa puissance sans aucune limite. En ce compris contre vous.

              Je ne vois pas en quoi “être dans le giron d’un empire libéral à l’intérieur” va faire avancer les choses.

              Je suis persuadé que “fût-il dur à l’extérieur” finit par se payer ici aussi (attentats, apprentissage de cette dureté comme moyen d’écraser les oppositions).

              Et je doute sérieusement qu’on ait que le choix entre l’Empire et “devoir subir le joug d’une dictature et la famine”.


            • Daniel Le 14 août 2017 à 02h03
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              “je préfère être dans le giron d’un empire libéral à l’intérieur, fût-il dur à l’extérieur, à pouvoir me poser des questions existentielles à bac + X”

              Bref, on aura compris que vous ne vous intéressez qu’à votre propre intérêt sans aucun égard pour les autres.


        • Max Le 14 août 2017 à 09h31
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          C’est très délicat pour les USA d’utiliser l’arme atomique contre la Corée (partie Nord) les installations étant à coté de la frontière chinoise, la pollution risquant de s‘étendre dans la région en particulier Chine et Japon.
          La Chine a prévenue qu’elle ne permettra pas une frappe préventive, sans doute a cause des risques de pollution.
          La partie Sud de la Corée serait accusée de complicité contre les frères du Nord et aux yeux des autres pays asiatiques encore une fois les Usa lanceraient la bombe sur un autre pays asiatique.
          Et, rien ne dit que la Corée ne disposerait pas quand même d’une capacité de seconde frappe sur le Japon.
          Ensuite tout le monde voudra la bombe.


  17. Victor LIBON Le 12 août 2017 à 13h17
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    On voit fleurir sur les réseaux sociaux des caricatures de Kim Jong Un et de Donald Trump, se défiant l’un l’autre. C’est en quelque sorte les renvoyer dos à dos en oubliant qui est l’agresseur et qui est l’agressé!


  18. Catalina Le 12 août 2017 à 15h53
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    excellent article de Bruno Guigue : ” C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance économique en privilège moral.

    Le reste du monde n’est pas dupe, mais finalement peu importe. “Le monde libre” a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu’il est le plus fort – c’est du moins ce qu’il croit dur comme fer. La barbarie congénitale qu’il attribue aux autres est l’envers de son monopole autoproclamé de la civilisation. ”
    http://www.mondialisation.ca/quil-est-beau-le-monde-libre/5603615


  19. Bernard GRAPPERON Le 12 août 2017 à 15h54
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    À voir les images de Corée du Nord circulant sur internet, il semble que ce pays a reconstruit et modernisé ses villes. Vu l’ampleur des dégats décrits dans l’article cela a du exiger des contraintes et des sacrifices énormes de la part de la population laborieuse. Le fait qu’un pays démoli et matériellement ruiné par la guerre ait pu se redresser et parvenir à maîtriser l’énergie nucléaire et les fusées prouvent le degré d’instruction et de connaissances qu’une partie de sa population a atteint tout en ayant, peut-être, maitrisé son budget.
    Tiens, au fait dans les statistiques de l’ONU combien y a-t-il de demandes d’assistance et d’asile politiques émanant de Coréens du Nord ?
    Cela ne doit pas être significatif car la presse “main stream” l’aurait mis en exergue.
    Qu’en pensez-vous ?


  20. Suryavarman Le 12 août 2017 à 16h17
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  21. Samuel Le 12 août 2017 à 16h22
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    J adore Le May , chef des bombardiers stratégiques qui allaient devenir le Strategic Air Command. Un taré qui voulait vitrifier les cocos. Stanley Kubrik s était inspiré de lui dans le film le Docteur Folamour.

    http://www.dedefensa.org/article/toujours-parmi-nous-le-dr-folamour-et-le-code-00000000


  22. Patrick Andre Le 12 août 2017 à 16h38
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    Selon le site mining.com1 reprenant un communiqué de la société privée britannique SRE Minerals, la Corée du Nord disposerait des plus importantes réserves mondiales de terres rares. SRE Minerals exploite, avec la co-entreprise Pacific Century Rare Earth Minerals basée dans les Îles Vierges et créée avec la Compagnie nord-coréenne de commerce de ressources naturelles (Korean Naturel Ressources Trading Corporation)

    https://www.asie21.com/kiosque/auteur/coree-du-nord-lenjeu-de-lexploitation-des-terres-rares-arnaud-leveau-asie21-fevrier-2014/


  23. Zasttava Le 12 août 2017 à 17h35
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    Les (sud) coréens ont fait un film sur cette guerre : “Frères de Sang”. Il a eu beaucoup de succès là-bas, car pour la première fois les jeunes générations découvraient l’horreur de cette guerre, façon Verdun.
    Alors, je ne sais pas si c’est une volonté de la production et du réal, mais il n’y a strictement rien dans ce film qui évoque ces bombardements massifs ! Parfois on arrive bien dans une ville en ruine, mais le film ne vous dit pas pourquoi elle est comme ça.

    Peut-être était-il difficile pour le réal’ d’épingler “l’ami” américain dans une grande production historique…


  24. Unknown Le 12 août 2017 à 18h24
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    L’article oublie un peu de préciser que de 1950 à début 1951, les forces Américaines (et de l’ONU) sont au bords de la débâcle totale, repoussées dans l’extrème sud-est de la péninsule Coréenne. C’est précisément le déluge de feu de l’USAF qui a “sauvé” la mise aux forces terrestres, en saignant tout ce qui se trouvait dessous.
    L’effet est déplorable, mais ça a fonctionné. Moralement injustifiable et inhumain, mais parfaitement justifié au regard des résultats…


    • RD Le 12 août 2017 à 20h13
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      Le Capital se moque bien de ces basses considérations tout comme le capitalisme multipolaire chinois.


    • Karim Wilmotte Le 13 août 2017 à 00h59
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      “les grandes villes industrielles de Hamhung et de Hungnam avaient été détruites à 80 %-85 %, Sariwon à 95 %, Sinanju à 100 %, le port de Chinnamp’o à 80 % et Pyongyang à 75 %.”

      Bien loin de la poche de Busan.


      • UnKnown Le 14 août 2017 à 17h31
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        L’USAF a littéralement forcé les populations de ces centre industriels et même de villes agricoles de moindre importance à vivre dans des grottes.
        Je vous laisse deviner l’effet sur la logistique et le moral de l’armée Nord Coréenne face aux troupes de l’ONU.
        Les généraux de l’USAF de l’époque sont encore dans leur délire de toute puissance aérienne lancé par les doctrines de Arthur Travers Harris durant la WWII.


  25. Seraphim Le 12 août 2017 à 18h54
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    Toute la fausseté de l’équilibre des responsabilités Corée/US, tient dans la soi-disant moralité -tenue pour acquise- à “défendre” le Sud contre le “communisme”, et dans la diabolisation de celui-ci. La même combine se reproduira, en vain, au Vietnam.De quoi les marines se mêlent-ils ? Aujourd’hui le Nord ne cherche nulle expansion, nulle “prétention à être reconnu comme puissance nucléaire” (entendu à C dans l’air). Veulent juste être reconnu comme état. Avec ses frontières. Point. Kim Jung-Il l’avait expressément formulé à New York en 2002: “contre la reconnaissance diplomatique et quelques business de base, nous sommes prêts à abandonner toute recherche nucléaire”. Le refus constant des US a amené à la création de l’arsenal actuel.
    Les US se moquent comme d’une guigne des coréens, qu’ils soient du nord ou du sud. Le seul objectif est la continuation de la politique étrangère définie par Georges Bush père en 1984: le ‘containment de la Chine’. Donc le maintien au Japon et aux Philippines, actuellement menacé par les populations. Donc en fait pour les US: merci M. Kim !


  26. antonios stavrou Le 12 août 2017 à 19h48
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    Les Etats Unis ont utililises les napalms pour la premiere fois en mon pays(en Grece ) pendant la guere civile entre1947-48,contre la guerilla communiste au nord dy pays .


    • jp Le 12 août 2017 à 22h36
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      pas tout à fait
      le napalm a été utilisé en France en 1944 sur l’ile de Cézembre et en 1945 à Royan
      en 1944 sur l’île de Tinian (Pacifique)


  27. Macarel Le 12 août 2017 à 20h18
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    “Quand les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver”

    C’est schumpetérien : la “destruction créatrice” !

    “Schumpeter est convaincu que la libre concurrence capitaliste est le meilleur système économique, il ne recommande pas cette évolution, mais il ne sait pas comment l’éviter. Le capitalisme ne peut poursuivre sa marche en avant qu’à condition que perdure l’esprit des entrepreneurs qui seul fait sa force. Une critique radicale du capitalisme inspirée de l’œuvre de Schumpeter, souligne qu’il secrète la grande entreprise et que cette dernière étouffe toute velléité d’imagination. Les grandes organisations sont marquées par la multiplication des cadres gestionnaires, des experts et des bureaucrates, conduits à raisonner en fonction de la carrière, du revenu régulier et de la position sociale, et du même coup peu ou pas enclins à prendre des risques comme dans le modèle de l’entrepreneur.” (source wikipédia)

    Au passage le nouveau président Macron est aussi très schumpetérien…Mais va-t-il pour autant s’attaquer aux bureaucraties des grandes entreprises, entreprises qui font entre autre, au minimum, de l’ “optimisation fiscale” tout en étant rétives à prendre des risques ?


  28. Lysbeth Levy Le 12 août 2017 à 22h06
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    Non seulement la Corée du Nord et du sud ont été martyrisée avec des bombardements massifs (tapis de bombes) napalmée, mais en plus l’Us Army a utilisé des armes biologiques :http://www.monde-diplomatique.fr/1999/07/ENDICOTT/3116 “Le programme comporte également la conversion d’une bombe destinée à la distribution de tracts de guerre psychologique en « bombe à plumes » bactériologique, porteuse de spores de charbon céréalier, mais visant aussi l’intendance et l’équipement des armées au combat. Pour le développement des munitions, on privilégiera les aérosols provoquant l’infection par voies respiratoires, tout en travaillant à d’autres vecteurs de contamination des cultures alimentaires. Selon les termes d’un accord tripartite avec la Grande-Bretagne et le Canada, les Etats-Unis travaillent également avec ce dernier sur des « insectes-vecteurs » et sur les moyens de les propager.” Et dire que les mêmes assassins anglo-saxons ont accusé maints fois d’autres pays de les utiliser ! Alors qu’eux ont la “spécialité” d’avoir inventé, créer toutes sortes d’armes interdites au mépris du droit international et des droits de l’homme. Un comble.


  29. MIZZGIR Le 12 août 2017 à 22h22
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    Je remercie bien platement tous les contributeurs de commentaires à cet article.

    Toutes vos “réactions” et vos “prises de gueule”, diverses et variées, sont d’une richesse inouïe (avec faits et références à l’appui), et contribuent énormément à m'”éclairer”, moi qui ne possède pas votre culture politique et historique.

    Je me permets de le souligner ici, bien que n’apportant rien moi-même, parce que je trouve ces échanges, sur une actualité brûlante, d’une intensité et d’une cohérence (malgré la diversité des points de vue) exceptionnelles.

    Juste pour “détendre l’atmosphère”, à l’attention de ceux qui ne connaîtraient pas, quelques liens vers le film de “marionnettes” TEAM AMERICA POLICE DU MONDE, qui date un peu mais franchement à hurler de rire, et pile-poil dans le sujet.

    https://www.youtube.com/watch?v=y7Sp_J-3WW8&spfreload=10
    https://www.youtube.com/watch?v=9zbjGUmI4Js
    https://www.youtube.com/watch?v=zP4acb8caA4

    A voir si vous avez envie de rigoler un coup, bien que le sujet ne soit nullement amusant sur le fond je le reconnais…

    Voilà, c’était ma maigre contribution, mais surtout MERCI MERCI MERCI ET ENCORE MERCI à vous tous !


    • Lysbeth Levy Le 12 août 2017 à 22h54
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      Merci a vous Mizzgir d’avoir ouvert les yeux et d’ouvrir ceux des autres, pour comprendre la propagande actuelle, de la guerre de l’oligarchie contre les peuples voici Michel Collon sur un sujet qui nous intéresse la propagande de guerre : https://www.youtube.com/watch?v=RoJqdZiduS4
      Michel Collon connait bien le sujet et a écrit plusieurs livres sur ces guerres de propagande lancées avant la guerre “physique”.et ces cohortes de destructions et de morts…


  30. Django Le 12 août 2017 à 22h50
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    Bien envoyé (sans mauvais jeu de mots) M.Berruyer ! Le problème est que le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique suit la même stratégie encore de nos jours (quoique c’est plus par proxi, effectivement), mais nos médias financés par des milliardaires internationaux sont là pour maquiller/cacher la réalité objective de leurs actes, donc il n’y a pas de problème.


  31. Papagateau Le 12 août 2017 à 23h45
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    Repoussé au “30e parallèle” …
    Euh … Le 30e parallèle, c’est en pleine mer au sud du Japon. Donc n’importe quel autre parallèle mais pas celui-là.


  32. Lysbeth Levy Le 12 août 2017 à 23h48
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    Les nombreux mensonges de “guerre” ou “propagande” afin de préparer l’opinion à des bombardements, agressions, de type “humanitaire” bien sur; une nouvelle histoire d’un témoin de 15 ans coréenne du nord ayant fuguée vient de se “faire prendre” à “son piège” en changeant son “histoire” ou “storystelling” https://www.youtube.com/watch?v=VfNHdhIE13A&feature=youtu.be
    En français l’histoire de cette jeune coréenne : http://www.amitiefrancecoree.org/2015/01/l-etrange-histoire-de-park-yeon-mi-le-salaire-d-une-affabulatrice.html Tout le monde à dans la tête la jeune fille koweitienne ayant inventé l’histoire des couveuses pour amener l’opinion a soutenir une guerre en Irak contre un “tyran” ou dictateur à abattre afin de “sauver son peuple”. Enième resucée avec Bana Alabed la syrienne dont le père était un terroriste, démasquée elle aussi mais vendue dans les médias anglo-saxons comme la nouvelle “Anne Franck” !


  33. Krystyna Hawrot Le 13 août 2017 à 23h06
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    La question majeure est donc “comment amener le gouvernement US à nous foutre la paix, à nous et au monde entier”? Toutes les discussions ici se résument à cela. Et vous avez raison. Seuls les Européens occidentaux peuvent raisonner (ou contrer) le pouvoir états uniens parce que les membres de l’élite US sont un peu de considération uniquement pour les Européens occidentaux. Le reste de la planète c’est des sous hommes. Donc si l’Europe se révoltait contre la “protection” des USA, ce serait ça le vrai changement… qui obligerait les US à lever un peu le pied de leur folie de domination universelle.


  34. Franck Michelin Le 14 août 2017 à 10h02
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    L’on a découvert, dans les archives militaires américaines, un plan visant à gazer entre 11 et 12 millions de Japonais à la fin de la guerre. Les bombardements sur les villes japonaises étaient tellement atroces que le secrétaire à la guerre, Stimson, a préconisé l’usage de l’arme atomique pour écourter les souffrances endurées par la population japonaise. Non seulement il y avait des traces réelles de racisme parmi les dirigeants américains, mais l’utilisation des bombardements indiscriminés est liée à la volonté de l’US Air Force de démontrer sa capacité à gagner la guerre à elle seule, et ce afin de gagner son indépendance de l’armée de terre dont elle faisait partie. Celui qui a détruit les villes japonaises, coréennes et vietnamiennes est une seule et même personne : Curtis LeMay.
    100.000 personnes brûlées à Tokyo pendant 3 jours en mars 45, avec des traces qui restent sur certains bâtiments des bombes incendiaires. Les Américains sont allés jusqu’à construire des maisons japonaises dans le désert du Nouveau-Mexique pour tester leurs bombes incendiaires. Monstrueux. Mais les Français ont utilisé eux aussi le napalm en Algérie.


    • Henri Masson Le 15 août 2017 à 12h18
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      Il ne faut pas oublier non plus les bombardements du Laos de 1964 à 1974. C’est là que les États-Unis ont déversé a plus grande quantité de bombes dans toute l’histoire de tous les bombardements. Et il y a encore aujourd’hui des victimes de cette abomination, sans compter l’Agent Orange au Vietnam, etc.
      Ce qu’avait dénoncé le général Smedley Butler dans “War is a Racket” en 1935, et même avant (1933), est toujours d’actualité.
      Hitler, Staline, Ceaușescu, Salazar, Franco, Pol Pot et bien d’autres n’ont pas le monopole de l’abominable.


  35. scc Le 14 août 2017 à 13h04
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    Quand je pense que Carla Del Ponte vient de déclarer qu’il y a suffisamment de preuves pour faire condamner Assad pour crime de guerre (ou contre l’humanité ou génocide, je sais plus)…
    Si on fait la liste des crimes commis par les USA, sans même remonter au siècle passé, quand un tribunal se penchera-t-il sur les dirigeants US?
    Ah mais j’oubliais: les USA se sont bien gardés d’adhérer au TPI ou à toute autre instance pénale internationale. Exceptionalisme oblige.


  36. Emmanuel Florac Le 14 août 2017 à 16h18
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    L’article complet de Barrett dans le NYTimes du 9 février 1951: https://nyti.ms/2uVCo36


  37. DJP Le 15 août 2017 à 23h31
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    Utile et précieux article pour mieux comprendre la situation d’aujourd’hui en Corée.
    Un courageux chercheur suisse en histoire contemporaine vient d’écrire un livre à lire absolument, le titre : “Les guerres illégales de l’OTAN”
    http://www.editionsdemilune.com/les-guerres-illegales-OTAN-p-61.html
    ou
    https://www.facebook.com/guerres.illegales
    Il emploi le terme d’empire américain et d’oligarchie.


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