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29.octobre.202229.10.2022 // par Olivier Berruyer

COMBATTRE L’EFFONDREMENT FINANCIER ET ENVIRONNEMENTAL EN COURS – Gaël Giraud

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Gaël GIRAUD est économiste et prêtre jésuite. Directeur de recherches au CNRS, il dirige depuis 2021 le programme de justice environnementale à l’université de Georgetown. Depuis plusieurs années, il alerte sur les risques d’effondrement économique, financier et environnemental pesant sur notre civilisation. À l’occasion de la parution de son nouveau livre « Composer un monde en commun », Gaël Giraud nous livre une analyse approfondie de l’état actuel de notre monde, à l’heure où l’inflation menace notre pouvoir d’achat, ou les marchés financiers font la loi, et où la guerre bouleverse ce très fragile équilibre. Il est urgent de combattre l’Ancien Monde, et d’en repenser un en commun.
(Interview tournée le 25/10/2022)

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Commentaire recommandé

azer56 // 29.10.2022 à 20h45

Les attaques contre M. Giraud suite à son excellente intervention sur la chaîne thinkerview (malgré, certes, une maladresse de langage) révèlent un propos réellement gênant pour de nombreuses structures de pouvoir.
Toutes les intervention de cette personne sont admirables. Je recommande sa soutenance de thèse avec Alain Supiot dans le jury : à l’évidence, internet sert à quelque chose.

17 réactions et commentaires

  • azer56 // 29.10.2022 à 20h45

    Les attaques contre M. Giraud suite à son excellente intervention sur la chaîne thinkerview (malgré, certes, une maladresse de langage) révèlent un propos réellement gênant pour de nombreuses structures de pouvoir.
    Toutes les intervention de cette personne sont admirables. Je recommande sa soutenance de thèse avec Alain Supiot dans le jury : à l’évidence, internet sert à quelque chose.

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    • Anne // 30.10.2022 à 09h08

      Pouvez-vous détailler quelles ont été les attaques à l’encontre de M.Giraud et qu’est-ce qui a à votre avis le plus gêné les « structures de pouvoir « ( lequel es précisément)?

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      • calahan // 30.10.2022 à 12h03

        « macron est la marionnette de Rothschild »ce sont en résumé les propos tenus par Gaël Giraud lors de l’interview sur thinkerview, évidement la doxa locale ou mafia locale appelez ça comme vous voulez, n’a pas apprécié.

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      • jp // 30.10.2022 à 15h12

        cherchez avec « gael giraud rothschild conspiracy watch » sur votre moteur préféré
        et regardez l’intervention de G. Giraud sur thinkerview

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  • antoniob // 30.10.2022 à 05h12

    Impressionant. Toute la rigueur des intellectuels jésuistes humanistes appliquée aux questions de société dans un style presque franciscain.

    dans les années 70 et 80 il aurait été ostracisé et relégué sous l’étiquette de curé rouge à l’instar des théologiciens dits « de la libération ».

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    • Anne // 30.10.2022 à 09h04

      J’ai plutôt l’impression que G.Giraud s’attache à porter le discours de l’actuel Pape. Il a soutenu les politiques Covid en mettant sa légitimité en matière mathématique au service de la prise de conscience de la dangerosité de cette maladie, et de l’acceptation des thérapeutiques préconisées par l’OMS. Il est maintenant l’ambassadeur des conceptions vaticanes en matière écologique, toujours grâce à cette légitimité par rapport aux mathématiques. Idem pour la guerre en Ukraine, où, comme le Pape, il plaide pour une solution négociée. La, les mathématiques n’y sont pour rien mais, c’est plutôt sa casquette évangélique qui est utile.
      En matière économique, il est tout sauf révolutionnaire : il soutient une vision très keynésienne très proche de la social-démocratie classique. Très proche de la doctrine sociale de l’église depuis plusieurs décennies, au demeurant.
      Je n’ai entendu chez lui ni critique radicale du salariat ou de l’état, aucune glorification des communautés de premiers chrétiens proto-communistes…
      D’aucuns diraient qu’il incarne à merveille la gauche du capital, celle qui de Lénine à Macron s’est appliquée à enrégimenter et à moderniser le Prolétariat pour que le système en vigueur se perpétue dans la joie, l’allégresse et la ferveur …

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      • gracques // 30.10.2022 à 09h30

        Ouai « du passé faisons table rase » et tant pis pour les ruines….. a condition de ne pas être dessous.

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        • Anne // 30.10.2022 à 09h58

          Quand “il faut que tout change pour que rien ne change “, c’est pas forcément mieux en termes de ruines.

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          • gracques // 31.10.2022 à 11h06

            Il y a toujours des permanences (relatives en histoire) que ce soit avant et apres la révolution française qui s’inscrit dans un deuxième XVIII siècle révolutionnaire et qui laisse place à la restauration …. ou la révolution russe qui conduit à l’éclatement puis à la reconstruction d’un empire russe …… les changements existent , ils sont inexorables , mais ils ne se construisent pas sur un terrain plat.
            Au fait que penser de la création de l’homme nouveau du kampuchea démocratique ?

            Quant on est persuadé de détenir la vérité , on est prêt à devenir Dieu , et perdre son humanite.
            Et puis désolé , mais en tant que matérialiste , j’essaie de réfléchir par rapport à l’existant et au rapport de force réel a l ‘instant présent , le mirage d’une utopie fantasmé engendre le nihilisme.

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            • Anne // 31.10.2022 à 11h26

              Je suis d’accord sur la dernière partie de votre message.
              Je pense que vous avez mal compris l’intention de mon premier message. Je souhaitais simplement relativiser la comparaison entre G. Giraud et la théologie de la libération.
              Loin de moi l’idée de faire l’apologie du kampuchea démocratique ou de l’homme nouveau/ homme-Dieu façonné par la technologie.
              Je voulais simplement souligner que le Christianisme, à ses débuts, comportait une dimension de rupture avec l’ordre établi (ce que l’église a cherché à gommer tout au long de son histoire). La preservation de l’ordre du Cosmos si cher à la pensée grecque de l’époque n’était pas son “code” (pour paraphraser à rebours le fameux mot d’ordre de la révolution française)

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      • antoniob // 30.10.2022 à 18h55

        disons que dans les années 70/80 la doctrine sociale romaine était encore proche du bon vieux corporatisme médiéval. Même le keynisianisme était considéré comme du vilain communisme. Les prêtres qui se faisaient abattre par les milices des latifundaires centre-américains étaient coupables de par exemple, soutenir un syndicat paysan.

        En « social-démocratie » càd. la ligne originelle du SPD, continuée en Scandinavie via le gros syndicat parapluie LO, la clef est justement l’importance massive du syndicalisme. Les prolos scandinaves rejetaient le communisme révolutionnaire, et ne furent donc pas l’objet de répression par balles à la Spartakiste, et leur poids énorme dans la société industrielle et paysanne de l’époque est ce qui forca les élites locales à une redistribution notable.

        en France le terme « social-démocratie » c’est autre chose: la tradition initiale basée sur le prolétariat chti était déjà presque jugulée avant la 2de GM, et après-guerre, le « socialisme » dont la base prolétaire est sous le PCF et son syndicat, devient un parti de ce qui se nomme maintenant des « bobos ». Le mot social-démocratie devient un slogan qui fait chouette dans les salons cossus, et qui se prévaut de vagues théories économiques plus ou moins consistantes.
        Lorsque vous dites à un français: la social-démocratie en Suède ou Norvège c’est de 50% à 75% du salariat syndicalisé, on vous regarde comme un sale rouge anachronique. Or si 50% du salariat décide de débrayer suffisamment longtemps, un gouvernement tombe.

        Bon, Giraud ce n’est pas ça, mais il injecte l’idée de redistribution par « le haut ».

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  • Suzanne // 30.10.2022 à 08h53

    Gaël Giraud interviewé par Olivier Berruyer, je dois dire que c’est l’exceptionnel de l’exceptionnel. Merci, Olivier, de parfaitement interagir avec cette parole sans concession, réfléchie, intelligente. Cela en devient même déprimant, quand on se rend compte à quel point ni vous, ni Gaël Giraud ne sont pas écoutés, ni même connus par le « monde qui écoute la télé » (et qui vote Macron).
    Je remarque que le discours de Gaël Giraud a gagné de la poigne récemment, et s’embarrasse beaucoup moins d’efforts pour concilier. Super.

    Et oui, allez vite voir aussi l’entrevue sur Thinkerview, elle est succulente
    https://www.youtube.com/watch?v=n7oj2m8B0iM&t=19s
    Et oubliez très vite les expressions de rage qui ont suivi, très certainement parce que ce genre d’entrevue , comme celle d’Oliver, dérange énormément. Ben tant mieux si ça dérange, que ça dérange bien au contraire, c’est fait pour ça.

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  • politzer // 01.11.2022 à 04h23

    les analyses sont tjrs bonnes à prendre mais je doute qu’on puisse changer le monde sans la création d’un rapport de forces physiques ! cfFrance/Russie/Chine/Cuba/ Vietnam/ Nicaragua/ Venezuela/……….

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    • Cévéyanh // 05.11.2022 à 09h24

      D’où vient l’idée de « rapport de forces physiques » ? Des peuples, de leurs dirigeants/dirigeantes ou de la façon dont des humains sont éduqués, entendent des récits (histoires, contes, films, séries…) depuis des générations, à penser que tout ne peut que se résoudre par la rivalité, la force ? Penser, admettre cela, ce n’est-il pas déjà un pas vers cette « solution » et rejeter l’autre à tout jamais ?

      Est-ce que cela vient aussi de mettre beaucoup (trop) de liens en « compétition », en fait la « rivalité », dans nos sociétés ? Vincent Mignerot fait une différence entre « compétition » et « rivalité ». La compétition est le cadre, les règles du « jeu » et la rivalité est entre « personnes » pour « gagner ». https://vincent-mignerot.fr/discussion-entraide-competition/

      Pour autant, les humains peuvent participer à une compétition sans être en rivalité (sans compter les points, sans classement par exemple) : participer pour s’amuser, pour s’améliorer par rapport à soi et non se comparer à l’autre, écraser l’autre, gagner sur l’autre. Ne dit-on pas « L’IMPORTANT C’EST DE PARTICIPER ET NON DE GAGNER » ? Certaines personnes disent et/ou pensent que c’est un slogan pour les personnes perdantes ? Ou ces personnes veulent garder en fait la rivalité (sans se rendre compte peut-être) dans les compétitions ? (1/2)

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    • Cévéyanh // 05.11.2022 à 09h36

      Albert Jacquard (biologiste, généticien, ingénieur et essayiste français) alertait en 1994 sur ce que la « compétivité » (rivalité) produisait (conformisme) sur nos sociétés.https://www.youtube.com/watch?v=9v9updAv018
      Dans cette vidéo, il développe cette pensée. « Je ne suis pas meilleur que l’autre, je suis différent ». https://www.youtube.com/watch?v=hH4gouA2zjY (à partir de 40 min 50)

      Comment pouvons-nous être dans la joie d’avoir remporter alors que l’autre est dans la tritesse de perdre ? Les humains sont interconnectées du fait de vivre en communauté (encore plus avec la globalisation du monde, de pratiquement tous les peuples). Les humains ne vivent pas comme des chats, des panthères, des ours mais comme des lions, des éléphants, des fourmis. Même en vivant sur la même planète (même espace), les humains, les autres animaux, les végétaux etc sont en interconnection/en lien plus ou moins élevé. (2/2)

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  • azert56 // 04.11.2022 à 08h42

    Conspiracy Watch a commencé par relever un propos antisémite.
    Les attaques en questions sont celles lancées par les réseaux sociaux, les termes repris tels quels et sans nuance par quelques rédactions (la croix, france culture).
    Je sais que l’ordre auquel appartient M. Giraud qui n’est pas unanimement au diapason de sa pensée, et peut-être tant mieux d’ailleurs, à suivi.
    Je pense que le propos centré sur David de Rotschild est dommage pour une raison : c’est que ce dernier (ou l’institution qu’il represente) n’est qu’une tête d’épingle par rapport à la masse inquiétante des « structures de pouvoir » qui sont les pourvoyeuses d’asservissement et de destruction de l’humanité (dont elles font parties !), or plus que l’épingle c’est la masse qui est visée.
    Ce qui est explicité dans la vidéo de thinkerview c’est le processus mis en place par les D de R ET LEURS PAIRS INSTITUTIONNELS ; puis « on » choisit dans cet exposé limpide de retenir la consonance d’un nom, respectable en soi, mais qui est au service d’une idéologie que j’estime ne pas l’être.
    Notre temps est ainsi fait.
    Je souhaiterais que l’on ne se souvienne pas QUE de la maladresse de M. Giraud, QUE de la gifle de M. Quatennens, etc… , on peut rêver.
    Cdlt.

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