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12.février.202212.2.2022
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Comment les « ÉLITES » ont abandonné la FRANCE au profit de l’EUROPE…

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Marie-Françoise BECHTEL a dirigé l’ENA (l’École nationale d’administration) de 2000 à 2002 et a donc une connaissance approfondie du rôle de la haute fonction publique dans la politique française : une politique qui a abouti au sabotage en profondeur de nos acquis, et à l’abandon de notre souveraineté au profit de l’Union européenne. Elle dénonce le conformisme de pensée de ces hautes écoles censées former l' »élite » du pays. Pourquoi avons-nous abandonné notre souveraineté et donc notre démocratie, et qui est à blâmer ?

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Myrkur34 // 12.02.2022 à 13h30

Interview collector puissance 10 malgré la tragédie crue racontée en détail par cette ancienne dirigeante de l’Ena.
Même Olivier Berruyer qui est bien au courant de la situation, a le visage défait vers la fin, devant l’horrible vérité de la forfaiture des élites françaises.
Les Mitterrand, Fabius,Delors,Chirac,Jospin,Sarkozy, Hollande, Macron et le salmigondis du Conseil Constitutionnel.

Comme elle le dit si bien, à force de donner du pouvoir à l’Europe (Maastricht/Lisbonne)dans les traités et dans des termes vagues et consensuels(droits fondamentaux) et bien l’administration européenne et la CJE s’arrogent toujours plus de domaines de prédilection et nos jeans-foutres sautent sur leurs chaises comme des cabris en dénonçant les témoins de cet état de fait. (Vous êtes des populistes ou des idiots, au choix).
Les politiques français sont juste devenus des communicants qui se réfugient derrière les experts et comme le dit Todd, se vengent dans un désir sadomasochiste sur le peuple français de leur abandon réel du vrai pouvoir, à l’Allemagne et à l’Europe néolibérale ploutocrate. Donc ils oublient leur trahison de leur pays et mettent les bouchées doubles pour être le meilleur européen possible fantasmé. Nous devenons les Tony Blairs de l’Europe.

10 réactions et commentaires

  • Urko // 12.02.2022 à 12h01

    Entretien très instructif : même si certaines affirmations de Mme Bechtel sur l’ENA ou Sciences Po ne me paraissent pas tout à fait justes, l’ensemble de ses propos permettra à chacun de se rendre compte du problème général que pose à la République sa confiscation par une caste de la haute fonction publique recrutant ses membres parmi un vivier social et idéologique trop homogène. Je trouve dommage qu’elle n’aborde pas non plus trop la possibilité d’interdire aux hauts fonctionnaires de se présenter à des mandats électoraux afin que l’administrateur reste au service du politique issu des urnes au lieu de s’y substituer, mais une chevenementiste ne pourrait pas aller si loin sans doute. Bravo à elle, surtout, de rappeler aussi le rôle qu’ont joué l’Euro ou la construction européenne sur l’affaissement de l’État, accompagné et promu par ceux là même qui auraient dû le servir et lui éviter ce destin funeste qui se réalise aux dépens de la population.

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    • calal // 13.02.2022 à 09h12

      j’aurai tendance a penser qu’il faut supprimer tous les oraux aux concours de recrutement de la haute fonction publique. Parce que l’ecrit garantit une impartialite ( on peut verifier et comparer des copies) et que l’oral,par sa subjectivite permet la cooptation.

      Tous ceux qui placent l’egalite comme valeur primordiale devrait s’interroger sur la societe du 2 poids deux mesures qui est en train de s’installer.

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  • Myrkur34 // 12.02.2022 à 13h30

    Interview collector puissance 10 malgré la tragédie crue racontée en détail par cette ancienne dirigeante de l’Ena.
    Même Olivier Berruyer qui est bien au courant de la situation, a le visage défait vers la fin, devant l’horrible vérité de la forfaiture des élites françaises.
    Les Mitterrand, Fabius,Delors,Chirac,Jospin,Sarkozy, Hollande, Macron et le salmigondis du Conseil Constitutionnel.

    Comme elle le dit si bien, à force de donner du pouvoir à l’Europe (Maastricht/Lisbonne)dans les traités et dans des termes vagues et consensuels(droits fondamentaux) et bien l’administration européenne et la CJE s’arrogent toujours plus de domaines de prédilection et nos jeans-foutres sautent sur leurs chaises comme des cabris en dénonçant les témoins de cet état de fait. (Vous êtes des populistes ou des idiots, au choix).
    Les politiques français sont juste devenus des communicants qui se réfugient derrière les experts et comme le dit Todd, se vengent dans un désir sadomasochiste sur le peuple français de leur abandon réel du vrai pouvoir, à l’Allemagne et à l’Europe néolibérale ploutocrate. Donc ils oublient leur trahison de leur pays et mettent les bouchées doubles pour être le meilleur européen possible fantasmé. Nous devenons les Tony Blairs de l’Europe.

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  • Incognitototo // 12.02.2022 à 16h42

    Interview passionnante, mais souvent frustrante…

    À 41:50 : « La démission profonde de notre pays s’est jouée entre 90 et 2000. »

    Heu… et entre autres… Pas à la suite du premier asservissement en 71 quand les USA ont imposé leur changement de paradigme monétaire et en conséquence commercial ? Pas dans les années VGE-Barre qui ont détruit à marche forcée l’indépendance industrielle et manufacturière française ? Pas en 82 quand Mitterrand s’est assis sur toutes les réformes promises qui auraient réellement modifié les rapports de force avec le capitalisme international ? Pas en 86, avec le Traité du Luxembourg et la même année les accords du GATT ?… Bref, situer la déchéance française à partir de 90, c’est un peu tard. Absolument tout était déjà en place bien avant. En réalité, après De Gaulle la succession de carpettes se prosternant devant le néolibéralisme et nous la faisant perpétuellement à l’envers (notamment avec l’UE) laisse sans voix.

    Aussi, je suis resté sur ma faim pour tout ce qui concerne ce qui expliquerait et/ou motiverait les trahisons successives… C’est difficile de comprendre qu’est-ce qui motive réellement au fond nos politiques pour que chaque fois ils retournent leur veste sans aucun scrupule ; l’alliance Hollande-Sarkozy pour l’adoption du traité de Lisbonne n’étant pas le moindre des rapprochements apparemment contre nature. Ces gens seraient-ils tous des schizophrènes capables de faire cohabiter en eux-mêmes des personnalités totalement contradictoires ?

    Juste un exemple (qui n’en est pas un)… Quand on analyse le parcourt de Chevènement (dont M-F Bechtel se réclame) dans les gouvernements de gauche, je ne peux quand même pas m’empêcher de penser que quand même « la soupe est bonne »… Attendre 1991 pour manifester une opposition aux politiques socialistes – juste à cause de l’Irak – alors qu’il aurait eu cent autres raisons de le faire avant, c’est quand même bien tardif. Mieux, il revient dans le gouvernement Jospin sans poser aucune condition… c’est-à-dire qu’il collabore à tout ce qu’il dénonçait par ailleurs. Stupéfiant, non ?

    Bref, il faudrait surtout se pencher sur la dichotomie entre les discours et les actes d’absolument tous les politiques dès qu’ils ont un peu de pouvoir. Plus que d’avoir perdu en 1940, c’est ça le problème systémique (probablement très induit par nos institutions) de la France.

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    • Fernet Branca // 12.02.2022 à 18h13

      Pour l’instant je n’écoute pas car votre post commence à 41:50.
      Vous avez raison en écrivant  » Pas dans les années VGE-Barre qui ont détruit à marche forcée l’indépendance industrielle et manufacturière française ? »
      Mais Marie-Françoise Bechtel enseignait la philosophie dans ces années avant d’intégrer l’ENA donc l’industrie elle n’a jamais vue. Pensez-vous qu’elle se soit intéressée un jour aux roulements à billes? aux soupapes de sûreté ? aux arbres à cames ? Aux variateurs électriques ?

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  • Guise // 12.02.2022 à 19h26

    Conclusion : la directrice de l’ENA se dit de gauche et a défendu la droite. Avec une modération de façade.

    Ex, au pied du mur elle jure souhaiter la « démocratisation » de l’ENA = l’intégration de pauvres dans la haute fonction publique (« classes sociales moins élevées de la population », passons sur le fait que ça n’a rien à voir avec la démocratie). Mais alors pourquoi, immédiatement après, se prévaloir de son expérience pour ajouter que les trois pauvres ainsi intégrés risquent de retourner leur veste et de devenir corrompus ? C’est l’art de dire une chose (il faut intégrer les pauvres) et de souhaiter son contraire (ça ne sert à rien, voire, ils seront pire).

    En tout cas c’est instructif sur le double langage des énarques et sur les mesures de façade prises soit-disant pour améliorer les choses.

    La question se pose : sont-ils persuadés de l’efficacité de leurs propositions ? Si oui, ils sont incompétents, et il faut les remplacer, tout simplement.
    Plus sournois : nous mènent-ils en bateau à coup de discours creux ?
    Par exemple quand B dit avoir voulu améliorer la mentalité des énarques, en les sensibilisant aux réalités de 95% de la population, en les envoyant faire des stages, sans qu’on sache bien où d’ailleurs : faut-il la croire, et en tirer les conséquences (c’est une idée stérile, il faudrait qu’elle en trouve une autre ou cède sa place) ? Ou faut-il penser qu’elle ne croit pas une seconde à l’efficacité de ce qu’elle a proposé, et qu’elle ne fait que « faire semblant » de proposer, pour ne pas avoir, réellement, à proposer quelque chose d’efficace ?

      +8

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    • Louis // 13.02.2022 à 16h53

      On aura beau intégrer les pauvres si le modèle est mauvais.. Désormais pour faire carrière il vaut mieux ne pas être un homme blanc, ingénieur, dans la force de l’âge donc expérimenté et si vous êtes ancien militaire alors là..

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  • 28neuqen // 13.02.2022 à 14h00

    Bonjour,

    Le raisonnement est inexact.

    Les traités légalement ratifiés (dont le traité de Lisbonne ou un des 350 autres) ont ,sous condition d’application réciproque, ce qui est, valeur supérieure à la Constitution (son article 55) d’ailleurs mise en place par De Gaulle, CE QUE PERSONNE NE DIT.

    L’oratrice le sait d’ailleurs compte tenu de sa qualité, et elle ne peut dire que la hiérarchie de ce sdeux normes est contraire.

    Solution : tu n’aimes pas l’Ue, tu la quittes, le reste est causerie. sans fin alors que rien n’est t tardif pour agir

      +1

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    • Myrkur34 // 14.02.2022 à 05h55

      Bonjour,
      Vous vous trompez concernant l’article 55. (Une autorité supérieure à celle des lois et pas à la Constitution)

      Article 55—-Version en vigueur depuis le 05 octobre 1958—-

      Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.

      https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006527541/

      D’ailleurs la partie « sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie » permettrait à la France de sortir de n’importe quel accord ou traité même en étant de très mauvaise foi. :o)

      Ces termes sont une liberté de garantie constitutionnelle pour un état de pouvoir quitter un traité, et pour une autorité future de se défaire des actes d’une autorité précédente. Bon après, encore faut il avoir quelque chose dans le pantalon pour l’appliquer et pas nous seriner ad vitam aeternam que plus d’Europe va comme par magie résoudre tous les problèmes….

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  • Louis // 13.02.2022 à 16h44

    « …Les dirigeants de 1945 se proposent de démocratiser le recrutement et l’avancement de ces grands commis qui auraient, dit on, sapé la Troisième république et participé avec enthousiasme au régime autoritaire de Pétain. Pour faire œuvre durable, ils entendent attaquer le mal à la racine ; ils nationalisent donc l’École libre des Sciences politiques, la vieille pépinière de l’élite, et créent l’École nationale d’administration qui formera les couches de techniciens républicains. Or, quand elle célèbre son vingtième anniversaire, l’ENA n’est tout bonnement qu’un échelon supplémentaire dans la formation élitiste traditionnelle, que gravissent les plus doués et les plus travailleurs des futurs grands commis, plus homogènes que jamais au demeurant. A la Libération dira plus tard André Passeron, on a voulu détruire les chapelles de hauts fonctionnaires, et l’on à bâti une cathédrale… » Robert O Paxton – La France de Vichy, Ed Points, page 389.

    Pour redresser la France il me paraît, mais c’est personnel, nécessaire de supprimer ces couvents..

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