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15.février.202015.2.2020 // Les Crises

Décolonisations : le monde est à nous ! | 1956 – 2013

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Source : Arte, Youtube, 08-01-2020

À contre-pied de l’histoire officielle des colonisateurs, cette fresque percutante inverse le regard pour raconter, du point de vue des colonisés, 150 ans de combat contre la domination, et faire résonner au présent un déni qui perdure.

Des indépendances à l’ère de la postcolonie, ce troisième épisode, de 1956 à 2013, s’ouvre avec les mots du psychiatre antillais Frantz Fanon (Peau noire, masques blancs, 1952), qui rejoint les maquis du FLN en Algérie. Il se poursuit dans l’Inde d’Indira Gandhi, qui se dote de la bombe atomique, dans le Congo sous influence de Mobutu ou dans le Londres de 1979, secoué par la révolte du quartier d’immigration de Southall, pour s’achever avec l’essor d’un cinéma 100 % nigérian dans les années 1990 et la victoire juridique des derniers Mau-Mau face au gouvernement britannique.

Une série documentaire en 3 épisodes

Réalisée par Karim Miské et Marc Ball

Ecrite par Karim Miské, Pierre Singaravélou et Marc Ball Avec la voix de Reda Kateb

Source : Arte, Youtube, 08-01-2020

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Commentaire recommandé

RGT // 16.02.2020 à 10h48

« entre déni et repentance »…

Déni pour les dirigeants et repentance pour la population…

Qui a embarqué la France dans ces guerres ignobles contre d’autres populations qui ne nous avaient rien fait et qui ne présentaient aucun risque ?
Et qui a profité abondamment des « bienfaits » de ces agressions avec le « ruissellement » des profits provenant du pillage des ressources naturelles issues de ces rapines?

Et désormais, qui doit assumer l’entière responsabilité de ces actes et doit se flageller en permanence?

Et ce n’est pas encore fini, hélas…

Désormais les états les plus puissants ne « colonisent » plus, ils « libèrent » les populations de pays qui possèdent des ressources convoitées de leurs « dictateurs sanguinaires » (en causant des désastres humanitaires sans commune mesure avec ceux commis par les dirigeants tant honnis).
Le tout bien sûr financé par les impôts payés par leur propre population, avec le sang de soldats issus eux aussi de cette même population et pour le plus grand profit de ploutocrates hors sol qui parviennent à « optimiser » leur fiscalité pour dégager suffisamment de cash afin de « convaincre » les politiques de prendre les « bonnes décisions pour la nation ».

Double peine pour les populations : Elles payent avec leurs impôts et leur sang ces invasions barbares et ensuite se retrouvent accusées d’être responsables de ces faits une fois la vérité enfin révélée au grand jour.

Quand à ceux qui sont à l’origine de ces horreurs, silence, il ne faut surtout pas salir ma mémoire et la descendance de ces « grands hommes ».

16 réactions et commentaires

  • Santerre // 15.02.2020 à 11h58

    Plutôt que de s’alourdir sur la pourriture coloniale, entre déni et repentance pourquoi plutôt ne pas étudier les trois seuls endroits de la planète que personne n’a réussi à coloniser: le Japon, le Siam(Thaïlande) et Bornéo. Aurait-on peur d’étudier les vrais ressorts de la résistance victorieuse à l’impérialisme?

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    • Santerre // 15.02.2020 à 12h01

      Le Japon, c’est clair, une discipline shogunale en acier qui punit de mort tout étranger qui débarque de 1610 à 1860.
      Le Siam, je ne sais pas. Si quelqu’un pouvait m’éclairer.
      Bornéo, pas de minerai ni pétrole, une jungle hostile, et une population extrêmement farouche.

        +7

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      • florian lebaroudeur // 15.02.2020 à 15h33

        Il y a aussi l’exception éthiopienne en Afrique

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        • Santerre // 15.02.2020 à 18h27

          C’est vrai. J’avais complètement oublié

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    • Santerre // 15.02.2020 à 18h35

      C’est pas idiot du tout. Et qu’est ce qui le rend colonisable? Sa gentillesse naturelle? Son incapacité à appréhender les insensés rapacité, sceleratesse et cruauté des premiers colons? La tendance naturelle à se dire  » ça peut pas être pire quand même » interdisant la révolte déterminée massive et salutaire tant qu’il est encore temps ? Une désagrégation du lien élite-peuple qui permet aux colonisateur de jouer l’un contre l’autre?

        +1

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      • Ludovic // 15.02.2020 à 20h43

        La décadence civilisationnelle surtout, qui entraîne la stagnation alors que d’autres peuples au même moment se développent. Je conseille fortement son article du 10/01/1951 « Lecteur musulman, mon frère et mon ennemi. » qui est magnifique (et universel malgré son titre).

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        • Santerre // 16.02.2020 à 13h00

          Et qu’est ce qui caractérise une décadence civilisationelle ?
          Et je ne pense pas que les indiens d’Amérique du Nord entre chasseurs cueilleurs des plaines et Néolithique de l’Est étaient en décadence. Les Birmains ou Vietnamiens n’étaient pas plus décadents que les Thaïs. Pas plus que les Aborigènes ou les Maoris, les Hottentots. Aztèques, Incas ou Zulus étaient en pleine expansion.

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          • Ludovic // 16.02.2020 à 13h23

            Bennabi traitait essentiellement de la civilisation musulmane, constatant sa stagnation bien avant la colonisation européenne alors qu’elle était brillante au temps des Abbassides.
            D’un point de vue global, c’est surtout le rapport des sociétés au progrès technique qui importe – le Japon cité plus haut s’était modernisé à marche forcée sous l’ère Meiji pour éviter de subir le sort de la Chine.
            Concernant les peuples amérindiens (et d’autres), l’inégalité technologique avec l’Europe a été analysée finement par le professeur Jared Diamond dans « De l’inégalité parmi les sociétés », citant cette bataille en exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cajamarca

            Je conçois cela dit que le terme « décadence » n’est pas forcément adapté…

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    • RGT // 16.02.2020 à 10h48

      « entre déni et repentance »…

      Déni pour les dirigeants et repentance pour la population…

      Qui a embarqué la France dans ces guerres ignobles contre d’autres populations qui ne nous avaient rien fait et qui ne présentaient aucun risque ?
      Et qui a profité abondamment des « bienfaits » de ces agressions avec le « ruissellement » des profits provenant du pillage des ressources naturelles issues de ces rapines?

      Et désormais, qui doit assumer l’entière responsabilité de ces actes et doit se flageller en permanence?

      Et ce n’est pas encore fini, hélas…

      Désormais les états les plus puissants ne « colonisent » plus, ils « libèrent » les populations de pays qui possèdent des ressources convoitées de leurs « dictateurs sanguinaires » (en causant des désastres humanitaires sans commune mesure avec ceux commis par les dirigeants tant honnis).
      Le tout bien sûr financé par les impôts payés par leur propre population, avec le sang de soldats issus eux aussi de cette même population et pour le plus grand profit de ploutocrates hors sol qui parviennent à « optimiser » leur fiscalité pour dégager suffisamment de cash afin de « convaincre » les politiques de prendre les « bonnes décisions pour la nation ».

      Double peine pour les populations : Elles payent avec leurs impôts et leur sang ces invasions barbares et ensuite se retrouvent accusées d’être responsables de ces faits une fois la vérité enfin révélée au grand jour.

      Quand à ceux qui sont à l’origine de ces horreurs, silence, il ne faut surtout pas salir ma mémoire et la descendance de ces « grands hommes ».

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  • florian lebaroudeur // 15.02.2020 à 15h46

    Le malheur est que ces nombreux nouveaux pays sont issu du traçage territorial élaboré par les puissances coloniales, un traçage qui n’a pas pris en compte la localisation des peuples dont les membres se sont retrouvés éparpillés dans plusieurs pays ou se retrouvent minoritaire dans leur propre pays. De fait ces territoires nouvellement institué n’ont jamais appris à être des nations au sens du terme.
    C’est un peu comme si on avait délimité le nord de la France avec le Benelux et l’Allemagne ainsi que le Sud de la France avec l’Espagne et l’Italie.

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  • Nakor le cavalier bleu // 16.02.2020 à 22h43

    La définition de la situation coloniale, qui est une situation de crise constante, est décrite comme étant (j’ai oublié le nom de la personne, désolé) la suivante : une minorité démographique qui constitue la majorité sociologique et une minorité sociologique qui constitue la majorité démographique. Les premiers cherchant à dominer les derniers, voir les assimiler. Un peu comme les italiens avec les indigènes d’Erythrée. Ou les dans les colonies françaises (officiellement) « fardeau de l’homme blanc » « devoir civilisateur » etc etc.
    A noter que la situation coloniale n’est pas réservée qu’aux nations européennes. ^^ Ethiopie, Japon…

    Je vous recommande néanmoins, pour approfondir le sujet, cet excellent article présent sur CAIRN : https://www.cairn.info/revue-cahiers-internationaux-de-sociologie-2001-1-page-9.htm#

    De manière « humoristique », on pourrait considérer qu’une situation où la majorité sociologique constitue la majorité démographique pourrait être ce que l’on définit comme étant une démocratie. Et de regarder de cette manière la politique d’Israël à l’égard des palestiniens… Mais on verserait là dans le cynisme.

      +2

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  • tom // 17.02.2020 à 10h24

    Mieux vaut lire bernard lugan que regarder cette chaine de propagande qu’est Arte.

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  • Cyd // 18.02.2020 à 22h19

    En rappelant que le colonialisme de Ferry à Blum est une idée « progressiste » que le Camp du Bien qui ne peut faire que le bien, tente de refourguer sur les épaules aux méchants beaufs de franchouillards qui n’y sont strictement pour rien

    Et que de nombreux africains trouvent que « c’était mieux avant »
    https://www.youtube.com/watch?v=aGBuTydNyhg

    et qu’ils n’ont peut être pas tort
    http://bernardlugan.blogspot.com/2020/01/quand-arte-apporte-sa-pierre.html

    http://bernardlugan.blogspot.com/2019/12/que-pourrait-avoir-voulu-dire-emmanuel.html

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    • Ludovic // 19.02.2020 à 06h09

      Léon Blum n’a jamais défendu le colonialisme… Il s’était opposé à la guerre du Rif en 1925 et dénonçait l’exposition coloniale de 1931.

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      • Cyd // 20.02.2020 à 06h53

        – Léon Blum (Chambre des députés, 1925)
        « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture.

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        • Ludovic // 20.02.2020 à 08h30

          Une phrase très souvent citée et complètement sortie de son contexte puisque Blum dit dans le discours d’origine exactement l’inverse en s’opposant aux guerres coloniales. Vous pouvez vérifier dans les archives des débats parlementaires…

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