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24.décembre.201724.12.2017 // Les Crises

Défendre l’Europe ou défendre l’OTAN ? Par Guillaume Berlat

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 08-12-2017

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : la jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? ». Cette question que soulevait François-René de Chateaubriand conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence. À intervalles réguliers, nos valeureux dirigeants (centre, droite et gauche confondus) nous refont le coup de l’Europe de la défense qui tel Lazare renaitrait de ses cendres et prendrait, enfin, la place prépondérante de l’Alliance atlantique. Ce n’est pas une histoire belge dans la mesure où la première a son siège au centre de Bruxelles alors que la seconde sévit à sa périphérie en termes géographiques et non en termes stratégiques. Une superbe photo de famille regroupant les représentants de 23 pays européens (Jean-Yves Le Drian pour la France) nous est fournie à l’appui de la révolution copernicienne qu’enregistre l’Union européenne dans le domaine de la défense, concept pris dans son acception la plus large. Qu’en est-il au juste ? Que devient ou deviendrait l’OTAN dans ce contexte ?

UNE RÉVOLUTION SÉMANTIQUE : LE SURSAUT DE L’EUROPE

Les médias sont en manque de superlatifs pour caractériser cette dernière opération bruxelloise1. 23 États membres de l’Union européenne annoncent le 13 novembre 2017 leur accord sur une « coopération militaire renforcée ». Il s’agit des 27 sans l’Irlande (neutre), le Danemark (dispensé), le Portugal, Malte et le Royaume-Uni (pour cause de « Brexit »). Il s’agit d’un premier pas en direction d’une défense émancipée avec des projets d’équipement communs, des enveloppes militaires mutualisées et, à terme, peut-être si Dieu le veut, des déploiements de troupes conjoints. On nous explique également, qu’en période de fortes contraintes budgétaires, la dépense commune gagnerait en efficacité. La raison principale de ce coup de pouce donné à la défense européenne, tiendrait, selon la ministre allemande de la Défense (expédiant les affaires courantes), Ursula von der Leyen, aux foucades de Donald Trump, à son imprévisibilité, à son manque d’intérêt pour le machin otanien. Désormais, les Européens prendront leur destin militaire en main, en toute indépendance par rapport au grand frère américain2. La raison secondaire serait de se prémunir contre l’ours russe après son invasion de la Crimée mais aussi après toutes ses interventions intolérables dans les élections américaines, dans les référendums sur le « Brexit » et sur l’indépendance de la Catalogne. L’Europe se paierait de la sorte une assurance tout risque. Cette coopération renforcée pourrait déboucher sur la mise en place d’une plate-forme logistique opérationnelle, voire d’un quartier général pour les unités de combat de l’Union européenne. Plus raisonnablement, il s’agit de réaliser des économies d’échelle en termes de recherche et de développement et d’industrie de défense sur des projets concrets (50) alors que les budgets nationaux sont de plus en plus contraints3. La très charmante Federica Mogherini, Ersatz de ministre européenne des Affaires étrangères ne ménage pas sa peine en déclarant : « nous vivons un moment historique pour la défense européenne ». Un de plus, pourrait-on ajouter. Il nous semblait que, depuis le traité de Lisbonne (2009) qui célébrera bientôt son dixième anniversaire l’Union européenne disposait d’une politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Mais, nous avions dû rêver. Ceci n’était que de la posture !

UNE CONSTATATION OPÉRATIONNELLE : LA SURVIE DE L’OTAN

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, les exégètes de cet opus magnum se hâtent de préciser qu’il ne s’agit pas de créer une défense européenne ou de supplanter la sécurité collective organisée par l’OTAN. Face à la Russie, les observateurs avertis notent que les pays d’Europe orientale continuent d’afficher leur préférence pour la garantie de l’Alliance atlantique. Le projet est encore très éloigné de la vision française d’un petit groupe de pays rodés aux opérations militaires qui constituent le noyau dur et que les autres rejoindraient au fil du temps. Sans parler des projets à échéance de dix ans présentés par Emmanuel Macron dans son discours de la Sorbonne (26 septembre 2017) : force commune d’intervention, budget de défense commun et doctrine commune4. Tout ceci est renvoyé aux calendes grecques. Manifestement, les Européens restent encore, pour une durée indéterminée, sous tutelle de l’Oncle Sam. Les ministres de la Défense se réunissent régulièrement et collectivement à Evere pour pratiquer la liturgie otanienne et vont individuellement faire leurs dévotions au Pentagone. Cela ne changera pas encore malgré la grande décision du 13 novembre 2017. Au mieux, le « soft », c’est pour l’Europe, le « hard », c’est pour les Américains. Car, au-delà de la conception de la défense, un problème plus technique mais plus politique se pose à travers le concept d’interopérabilité. Pour être plus efficaces, parlons la même langue (l’anglais), achetons les mêmes matériels et les mêmes munitions (américaines), adoptons les mêmes manières de conduire la guerre (à l’américaine5)… Le Pentagone n’a aucune raison de voir les choses évoluer dans le sens d’une plus grande intégration militaire européenne au risque de perdre tous ses avantages industriels. La volonté européenne – si tant est qu’elle existe – se heurte à la réalité d’une Alliance dominatrice qui étend sa toile jusqu’aux confins russes. Au mieux, les États-Unis consentiraient à la mise en place d’une annexe européenne de l’OTAN (le fameux pilier européen qui n’a jamais existé) baptisée « défense européenne » pour tromper le gogo et augmenter la note payée par l’Union européenne (revendication chère à Donald Trump)6.

Avec la construction européenne, il n’y a souvent qu’un pas entre la réalité concrète que ressentent les citoyens et les chimères que chevauchent les dirigeants à coups de superbes photos de famille et de déclarations dithyrambiques. En un mot, il arrive régulièrement que l’on veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes en ces temps de « fake news » et autres informations bidon qui déferlent sur la toile mais aussi sur les médias « mainstream », sorte de Pravda des pays occidentaux (Cf. la vaste blague de l’adoption d’une liste des paradis fiscaux qui ne comporte pas les principaux pays concernés7). Quand on parle de « sécurité collective », qui reste du seul ressort de l’OTAN, de quoi parle-t-on en réalité ? De la vision coercitive de la sécurité collective (Cf. les guerres américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie…) ou de la vision coopérative de cette même sécurité collective, version gaullienne traditionnelle (Cf. le discours de Dominique de Villepin à l’ONU de 2003) ? La question est taboue. Reste à savoir si l’objectif des 23 est véritablement de défendre l’Europe ou, plus prosaïquement, de continuer ne variatur à défendre l’OTAN ?

1 Jean-Jacques Mével, 23 pays européens se lancent dans une coopération militaire inédite, Le Figaro, 14 novembre 2017, pp. 6-7.
2 Nicolas Baverez, Bilan de Trump : « China First », « America out », Le Figaro, 20 novembre 2017, p. 25.
3 La Cour des comptes bombarde la défense, Le Canard enchaîné, 29 novembre 2017, p. 2.
4 Guillaume Berlat, Jupiter se mue en Atlas, www.prochetmoyen-orient.ch , 2 octobre 2017.
5 Jack Dion, Les victimes oubliées des bombardements en Irak et en Syrie, Marianne, 24-30 novembre 2017, p. 9.
6 Jack Dion, Le salut de l’OTAN, Marianne, 17-23 novembre 2017, p. 9.
7 Cécile Ducourtieux/Anne Michel, Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée, Le Monde, 7 décembre 2017, p. 3.
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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 08-12-2017

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Duracuir // 24.12.2017 à 09h11

Nous avons franchement la mémoire historique nulle. Nous sommes simplement une colonie de l’empire US sur la voie normale de l’avilissement le plus total. Exactement comme les Romains, les Anglo-saxons ne batissent pas des colonies à la manière Espagnol ou Française: Je te défonce avec mon armée puis je te pille allègrement, t’extermine un peu et prends partiellement ta place.
Non, la méthode Romaine ou anglo-saxonne c’est, je suis un partenaire de commerce, puis je suis ton allié, puis je te protège, puis je m’ingère de plus en plus ouvertement dans ton gouvernement, puis je décide qui sont tes rois, puis je les vire pour mettre un administrateur de chez moi, ton élite a droit à la citoyenneté, ton peuple a droit aux chaines. Les anglos-saxons, en tant que prédateur, ne sont ni un loup, ni un aigle, ni un ours, ni un félin quelconque. S’ils devaient avoir un vrai emblême, ce serait le python.
ça fait 2000 ans qu’on connait le mode d’emploi par cœur mais non, vive nos amis américains.

23 réactions et commentaires

  • basile // 24.12.2017 à 05h52

    Ces gens là vivent quand même dans des peurs d’un autre temps (à moins qu’ils en vivent ?) D’où pourrait venir une guerre au XXIème siècle ? Pas de l’Amérique, pas de l’Afrique, pas de l’Asie, et pas de la Russie.

    Aujourd’hui on a plus besoin d’une police que d’une armée

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    • ASticot // 24.12.2017 à 08h03

      Vous vous trompez totalement !
      Avec le réchauffement climatique , la perte des territoires habitables et la raréfaction des ressources ,la guerre viendra absolument de PARTOUT ,pour une simple question de survie !

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    • Alfred // 24.12.2017 à 09h06

      On a davantage besoin d’une justice que d’une police (😉).
      Blague à part on a besoin des trois parcequ’on s’agit de fonctions différentes heureusement.

      Sur le fond de votre commentaire; C’est vrai ça d’où pourrait bien venir une guerre au xxi siècle? Je ne sais pas moi. Au hasard une guerre civile instrumentalisée par l’Empire finissant (du jamais vu hein). Je vois bien le “régime” laïc contre les gentils rebelles ” colorés” dont les leaders auraient fait des stages déjà bien connus. Si la France tente de sortir de son orbite actuelle évidemment.

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      • Raphaël // 24.12.2017 à 10h01

        Déjà qu’ils ont réussi à dessouder de Gaulle… J’ai peur pour les futures guimauves souverainistes…

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    • Haricophile // 24.12.2017 à 09h46

      Pas des États Unis ??!!!???!!!!??? J’halucine !!! nous collaborons déjà à des guerres qu’ils déclenchent partout dans le monde, et si le psychopathe de service se met a balancer des bombes nucléaires sur la Corée du Nord, inutile de dire ce qui risque de se passer ensuite ! En fait y aura-t-il encore quelqu’un pour le dire après ?

      Effectivement ni les Chinois, ni les Russe ni qui que ce soit d’autre n’ont envie de déclencher une guerre, il n’y a que les USA pour faire ça, et si on ne prend pas en compte ce problème, il n’y a plus de problème. Si on ne prend pas en considération les guerres et les risques de guerre, il n’y a plus de guerre.

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    • Belle fontaine // 26.12.2017 à 19h32

      Et si l’UE commençait par circonscrire l’ennemi, le vrai, avant de commander l’artillerie; histoire de s’assurer que cet ennemi n’est pas à l’intérieur même de l’OTAN.

      La zizanie qui règne à Bruxelles doit bien servir les intérêts de quelqu’un, non ?

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  • ASticot // 24.12.2017 à 08h01

    Aucun des 2 mon général , je me sent Bruxellois apatride , je voudrais finir ma vie a la campagne , finir ma vie au milieu de mon peuple et de ma culture ,quoi !

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  • Bordron Georges // 24.12.2017 à 08h35

    Ça fait bien cinquante ans que la chose est entendue: “Jamais l’UE ne sortira de l’OTAN. Jamais l’UE ne sera autre chose qu’un produit politique pour l’OTAN”.

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    • mennesson // 28.12.2017 à 00h09

      Cela va faire 70 ans que l’OTAN , cette organisation criminelle ,fait des ravages dans le monde …. et ce n’est pas fini !

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  • Duracuir // 24.12.2017 à 09h11

    Nous avons franchement la mémoire historique nulle. Nous sommes simplement une colonie de l’empire US sur la voie normale de l’avilissement le plus total. Exactement comme les Romains, les Anglo-saxons ne batissent pas des colonies à la manière Espagnol ou Française: Je te défonce avec mon armée puis je te pille allègrement, t’extermine un peu et prends partiellement ta place.
    Non, la méthode Romaine ou anglo-saxonne c’est, je suis un partenaire de commerce, puis je suis ton allié, puis je te protège, puis je m’ingère de plus en plus ouvertement dans ton gouvernement, puis je décide qui sont tes rois, puis je les vire pour mettre un administrateur de chez moi, ton élite a droit à la citoyenneté, ton peuple a droit aux chaines. Les anglos-saxons, en tant que prédateur, ne sont ni un loup, ni un aigle, ni un ours, ni un félin quelconque. S’ils devaient avoir un vrai emblême, ce serait le python.
    ça fait 2000 ans qu’on connait le mode d’emploi par cœur mais non, vive nos amis américains.

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  • Brigitte // 24.12.2017 à 09h26

    Très bon texte.
    Juste une remarque sur la citation de Chateaubriand. A son époque, la vieille Europe était celle des empires reconstitués après la défaite de Napoléon (congrès de Vienne). La France s’est fait tailler des croupières et plusieurs nations ont été annexées. S’en est suivi la montée des nationalismes et l’aspiration à l’indépendance des nations occupées. La nouvelle Europe était donc celle des nations. En effet, toujours d’actualité.
    Aujourd’hui, la vieille Europe est celle de l’union, née une fois de plus d’un nouvel ordre impérial (l’alliance atlantique) après la dernière guerre, qui fait à nouveau monter les sentiments nationaux et indépendantistes.
    Quelle sera la nouvelle Europe? Elle est en train de se dessiner sous nos yeux: Brexit, Ukraine, Catalogne, …
    Quid de la France: va t-elle reprendre son avenir en main?

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  • Eric83 // 24.12.2017 à 09h46

    Défendre l’Europe ou défendre l’Otan ?

    Peut-être qu’une partie de la réponse réside, par exemple, dans le résultat du vote à l’ONU du jeudi 21/12 sur la fronde contre la décision du gouvernement US de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

    35 pays se sont abstenus et d’autres n’ont pas voté.

    Alors que la position de l’UE via les déclarations de Federica Mogherini est claire, plusieurs pays membres de l’UE se sont abstenus, des pays de l’Est…tous membres de l’Otan.

    De plus trois pays, qui frappent à la porte de l’Otan se sont soit abstenus, ( Bosnie-Herzégovine ) soit n’ont pas voté ( Georgie et Ukraine ).

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    • Ovuef2r // 25.12.2017 à 06h25

      Bosnie Herzégovine : forte population djiadho-compatible. Au passage sujet d’un reportage RT France, mais déjà connues depuis longtemps pour leurs centres d’entrainement et leur recrutement…
      Ukraine et Géorgie : penser tatars pour justifier la reprise de la Crimée et tetchenes.
      Et eux ne risquent pas de représailles US,
      D’ailleurs l’Ukraine ve recevoir plein de bon matos US qui a fait ses preuves en Syrie ( Javelin et autres armes puissantes relativement légères ). Peut être même des DAESHiens, rasés ou pas, pour les aider… Ça sent très fort la poudre en ce moment au Donbass..

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  • Fritz // 24.12.2017 à 11h01

    Quoi ? On parle encore de l’OTAN ? En 2017 ?
    Moi qui croyais que ce machin avait disparu il y a trente ans…

    Et en face ? C’est le Komintern ? Le Pacte de Varsovie ? Brejnev ?

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    • LBSSO // 24.12.2017 à 11h51

      D’ailleurs, il est intéressant de suivre le “Journal de l’Otan”. On remarque,alors, à quel point cette organisation réfléchit sur…elle même et donc publiquement ,pour le faire savoir, pour mieux nous servir .
      Extraits:
      – ” Nouveau défi de sécurité : l’essor du commerce illicite et de la corruption”
      – “Le Partenariat spécifique OTAN-Ukraine a 20 ans : quels enseignements pour l’avenir ?”.
      – “Face à la redoutable menace que représentent une Russie qui s’affirme, la montée du terrorisme et l’instabilité croissante dans le sud, les Alliés ont adapté radicalement la manière dont le renseignement est organisé et analysé à l’OTAN” (Arndt Freytag von Loringhoven , premier secrétaire général adjoint de l’OTAN pour le renseignement et la sécurité )
      – ” La lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits”(S V Holen et Dr L Vermeij )
      – ” ce que l’OTAN signifie pour moi ” (Stanislava Mladenova)
      -“Débat : quelles perspectives pour le renforcement de la défense européenne ?” (Sven Biscop
      J Lindley-French )
      – “La vague populiste va-t-elle emporter l’OTAN et l’Union européenne ?” (Mark Galeotti).
      etc…
      Évidement ,en langage élaboré, il convient de parler de “Plan” ou de ” Réflexions Stratégiques” pour servir et non de “Justifications à son existence” pour asservir.
      https://www.nato.int/docu/review/index_FR.htm

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  • Toubib53 // 24.12.2017 à 11h14

    Le seul à avoir été doté d’une conscience politique c’était le Grand Charles qui a eu la géniale idée de faire sortir la France de OTAN … Il avait assez fréquenté les anglo-saxons pour bien les connaitre
    Il a fallu un microcéphale politique pour nous faire rentrer à nouveau dans cette confrérie et nous en payons maintenant toutes les conséquences …. Lui il pensait que lécher les bottes de Bush le ferait entrer dans le nirvana des génies de la politique de haut vol ….. Raté !!!

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    • PaleFace // 24.12.2017 à 14h38

      Il a surtout eu le courage de mettre hors de France l’appareil militaire US, autre grand vecteur d’assise coloniale après l’industriel, le culturel et le politique.

      C’est pour ça que les français n’ont en général pas l’impression de vivre sous influence directe de l’Empire :

      – L’industriel nous gave de coca (que du bonheur…)
      – Le culturel nous distrait via des méga productions (en passant totalement à côté de l’exceptionnalisme malsain propre aux US)
      – Et le politique nous vend tellement de bons sentiments (pour mieux cacher ses diverses prédations).

      Je peux vous assurer que dans certaines régions de certains pays européens la présence de bases US est très TRES mal vécu.

      D’ailleurs pas qu’en Europe.

      Il suffit de connaître un peu la culture japonaise pour comprendre que les quelques manifestations de protestation (qui paraissent ridiculement minoritaires selon nos critères) sont l’expression d’un malaise sous-jacent très profond.

      Le bidule craque de partout, et j’en conçois une certaine satisfaction mêlée d’inquiétude…

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  • patrick // 24.12.2017 à 15h16

    à propos de l’OTAN , bientôt sur vos écrans : les B52 pour défendre les droits des femmes

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/dec/10/why-nato-must-defend-womens-rights

    Ils chercheraient pas de nouveaux prétextes pour aller attaquer quelqu’un ?

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    • Fritz // 24.12.2017 à 15h21

      Génial, tout y est… Cette connexion entre atlantisme et féminisme hystériques avait été soulignée par Philippe Grasset.
      Allez, on va couper les c………. de Poutine ! Clinton devait être élue pour ça, non ?

      Bon, les B 52 ont déjà défendu les droits des “femmes afghanes”, avec le succès que l’on sait. Sans oublier “les femmes libyennes” (en français : les Libyennes). Petit rappel : le 20 octobre 2011, Kadhafi est tué, extase planétaire. Le 24 octobre, le président du nouveau pouvoir libyen rétablit la Charia et la polygamie… Le plus drôle étant les arguments alambiqués des “femmes journalistes” de nos radios pour justifier ces mesures “révolutionnaires”.

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      Alerter
    • LBSSO // 24.12.2017 à 16h02

      Cet article;
      – est une conséquence de la résolution 1325 des N.U. ,qui date de 2000 ,et des suivantes.
      cf l’article dans le commentaire plus haut:
      “La lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits”.
      https://www.nato.int/docu/review/2017/Also-in-2017/combating-conflict-related-sexual-violence/FR/index.htm
      -illustre que l’OTAN est non seulement une organisation militaire mais aussi politique, ce qui est connu, je pense, de beaucoup d’entre nous mais qu’il est bon de rappeler

      ‘La sécurité au quotidien est essentielle à notre bien-être. L’objectif de l’OTAN est de garantir la liberté et la sécurité de ses membres par des moyens politiques et militaires.
      POLITIQUE – L’OTAN s’emploie à promouvoir les valeurs démocratiques et permet à ses membres de se consulter et de coopérer sur les questions de défense et de sécurité afin de résoudre les problèmes, d’instaurer la confiance et, à long terme, de prévenir les conflits
      MILITAIRE – (…)”.
      https://www.nato.int/nato-welcome/index_fr.html#basic

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  • Fritz // 24.12.2017 à 18h50

    La première fois que j’ai entendu parler de l’OTAN, dans les années 70, c’était dans un livre des éditions Life sur l’Allemagne… On y voyait une photo avec trois officiers de marine, un grec, un allemand et un autre étranger, et la légende précisait qu’il s’agissait de manœuvres de l’OTAN.

    A l’époque, je n’avais aucune animosité contre cette organisation. Il était bien entendu qu’elle ne concernait pas la France. Puis j’ai appris que la France en avait fait partie, mais seulement jusqu’en 1966. Quand j’ai fait mon service militaire, en 1989, personne ne m’a parlé de l’OTAN.

    Aujourd’hui, on ne voit plus que ce machin, tout le monde en parle comme s’il était normal qu’il existe encore, et que la France l’ait réintégrée. Malgré la prophétie de George Kennan, malgré les guerres d’agression contre la Serbie et la Libye. Qui nous débarrassera de l’Organisation des Tartufes de l’Atlantique Nord ?

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  • Vltava // 24.12.2017 à 20h51

    https://www.editionsdemilune.com/les-guerres-illegales-de-lotan-p-61.html
    Titre : Les Guerres illégales de l’OTAN
    Sous-titre : Une chronique de Cuba jusqu’à la Syrie
    Auteur : Daniele GANSER

    Traduit de l’allemand par Laurent BÉNAC et Jonas LISMONT.
    N° ISBN : 978-2-917112-39-7
    la Syrie

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    • raloul // 29.12.2017 à 06h17

      Bonjour !

      Ah enfin il sort une traduction française de ce livre! Je l’ai lu en allemand par défaut, et je le recommande chaleureusement.

      Ce livre rappelle un fait complètement passé sous silence par notre appareil de propagande médiatique: les principaux gouvernants européens et etats-uniens sont probablement des criminels de guerre (ils ont droit à un procès équitable et restent présumés innocents, mais les faits sont accablants), selon le droit international. Hollande, Sarkozy, Blair, Bush, Obama, etc…, tous ont commis des actes qui répondent clairement aux critères de crimes de guerre. Oui c’est moche, mais c’est bon de rappeler régulièrement cette vérité salement passée sous silence…

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