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4.décembre.20214.12.2021
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DETTE PUBLIQUE : travailler PLUS pour rembourser PLUS ?

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Pour cette chronique économique, l’économiste Frédéric Farah explique de façon claire le mécanisme de la dette publique, qui détermine à lui seul une grande partie de nos politiques économiques (rappelez-vous, du chantage à la dette pour justifier les mesures d’austérité : « Les Français doivent se serrer la ceinture ! »)

Comment tout notre système économique peut-il tenir sur le crédit ? C’est ce que l’on va voir tout de suite…

La Chronique de Farah, épisode 04

Chaque quinzaine sur ÉLUCID, vous retrouverez les Chroniques de vulgarisation de Frédéric Farah qui se divisent en deux catégories :

• Enseignements de l’histoire économique
• Déconstruction de la Novlangue économique

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Commentaire recommandé

Paul // 04.12.2021 à 12h19

On se moque de nous de toutes façons

pourquoi 3 milliards dans le système des retraites poserait-il un problème alors qu’en quelques secondes on en brûle des centaines dans de la m. ?

Est-ce qu’on s’endette pour améliorer le système de santé ?

14 réactions et commentaires

  • Paul // 04.12.2021 à 12h19

    On se moque de nous de toutes façons

    pourquoi 3 milliards dans le système des retraites poserait-il un problème alors qu’en quelques secondes on en brûle des centaines dans de la m. ?

    Est-ce qu’on s’endette pour améliorer le système de santé ?

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    • Bats0 // 05.12.2021 à 09h27

      De toute façon, comme dit Olivier, tout cet argent créé et distribué à qui en veut, n’est pas perdu pour tout le monde. Demander à ceux à qui appartiennent les grands médias français, vous savez, ceux qui aident le (voir), les gouvernement(s)…

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  • LibEgaFra // 04.12.2021 à 15h45

    La dette? Quelle dette? Une hyperinflation et hop fini la dette! Il y a bien une explication à ces milliards qui ont été déversés dans les économies… mais on ne me laisse pas passer le message de Vighi. Désolé.

      +2

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    • Luigi // 04.12.2021 à 16h48

      Ô, ça c’est une « bonne idée » pour jeter les plus pauvres dans encore plus de misère, mais aussi pour faire sauter n’importe quel gouvernement, y compris l’ex-URSS, ou amener des populistes ou des fascistes au pouvoir.

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      • step // 07.12.2021 à 14h59

        mauvaise lecture de l’histoire (selon moi). Regardez bien les %ages des partis fascistes en Allemagne pendant l’entre de guerre. L’hyperinflation a provoqué une flambée de ces partis mais le soufflet est retombé juste après. Par contre les politique d’austérité de la droite allemande post crash de 29 elles ont provoqué une montée massive et pérenne du vote nazi. L’hyperinflation n’est pas une catastrophe pour le quidam qui ne possède rien et qui hors la flambée destructive vendait et vendra son travail contre la possibilité de se loger et manger.
        Par contre il est commode pour ceux qui peuvent tout perdre d’associer hyperinflation et nazisme, afin de se prémunir contre risque. Sauf que l’hyperinflation c’est 22/23/24 alors que l’inflation du nazisme c’est > à 1930…

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        • Luigi // 07.12.2021 à 17h08

          Pourquoi comprendre autre chose dans ce que je dis que ce que je dis ???

          L’hyperinflation est toujours à la base de terribles malheurs pour les peuples et oser dire « qu’elle n’est pas une catastrophe pour le quidam », faut le faire. Allez dire ça à tous ceux, entre autres, qui sont morts de faim et ont souffert de famines…

          Elle est également un puissant moteur de changements politiques majeurs directs ou indirects ; elle a même fait tomber l’ex-URSS.

          Maintenant si tripatouiller l’histoire et nier les faits vous permettent de vous sentir mieux, je n’y peux rien.

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  • tchoo // 04.12.2021 à 18h14

    Un petit éclairage:
    la dette détenue par la BDF génère des intérêts que paye l’état à la BDF
    ses intérêt sont-ils utilisés par la BDF et si oui à quoi
    où sont ils reversé à l’état ( et donc de fait annulé)?

      +2

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  • Ernesto // 04.12.2021 à 23h24

    Difficile d’aborder les problématiques posées par la dette dans un cadre restreint au niveau temps ; les points importants me semblent être :
    Ceux qui veulent faire peur ne parlent que de la dette brute, passant sous silence les actifs que génère cette dette et qui profitent à tous, génération actuelle et future. Si on soustrait la valeur de ces actifs dans le bilan, on obtient la dette nette qui est nulle si l’actif dépasse le passif, ce qui est probablement le cas (je n’ai pas le temps de rechercher les chiffres de la comptabilité nationale) .
    Contrairement à un ménage ou une entreprise, l’Etat ne peut faire faillite car il a toujours la possibilité de trouver de nouvelles ressources (fiscalité) pour honorer ses échéances.
    L’Etat n’a pas toujours confié le financement de ses dépenses aux marchés financiers ; jusqu’en 1973 , c’est la Banque de France qui se chargeait de cette mission pour des volumes autorisés par la représentation nationale (souveraineté contre dépendance).
    L’histoire abonde d’exemples ou des dettes ont été purement et simplement annulées sans que cela crée un cataclysme économique.
    Actuellement la France, comme l’Allemagne, s’enrichit en s’endettant grâce aux taux négatifs : les prêteurs préfèrent perdre un peu en misant sur des Etats sûrs (la confiance!), plutôt que prendre des risques inconsidérés dans un contexte anxiogène).

      +5

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  • Ernesto // 04.12.2021 à 23h44

    Suite :
    Par contre, Farah ne parle pas d’une conséquence politique de cette dépendance aux marchés financiers qui constitue un véritable chantage comme on l’a vu avec le cas Grec : la menace bien réelle d’une remontée brutale des taux, l’assèchement concomitant des financements, l’impossibilité de mettre en œuvre sa politique économique, au cas où une majorité nouvelle voulant vraiment changer les choses arriverait au pouvoir.
    L’assurance vie en quelque sorte de la persistance du modèle néolibéral , la vraie raison de la soumission voulue à la dictature des marchés financiers.

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  • RGT // 05.12.2021 à 11h09

    Depuis la nuit des temps, les dirigeants ont annulé des dettes et les pays n’ont jamais subi de pluies de crapauds vénéneux.

    Et c’est même parfois tout le contraire qui se produit : Regardez le cas de l’Argentine qui a annulé sa dette de manière unilatérale en 2006…

    Certes les modalités et les raisons sont plus compliquées que le seul « fait du prince » mais au final à peine le concert de vierges effarouchées tu, les mêmes « investisseurs » se précipitaient pour proposer à nouveau des « prêts attractifs » à ce pays.

    Pays dont les dirigeants ont eu la sagesse de décliner ces « offres alléchantes » en cessant les anciennes pratiques et en se recentrant sur les moyens de développer l’économie locale sans recourir à ces emprunts toxiques.

    Moralité : L’Argentine qui était au bout du rouleau est lentement sortie de la crise économique et en 14 ans seulement (un clignement d’œil pour un état) a réussi à relever la tête (certes tout n’est pas parfait, mais au moins les argentins ne sont plus esclaves des détenteurs de dette extérieurs) et font désormais partie des « personnes fréquentables ».

    Contrairement aux grecs trahis par leurs dirigeants qui depuis 11 ans se font dépouiller par les financiers internationaux par le biais de la BCE et du FMI.

    Double peine pour les grecs d’ailleurs car la dette « publique » était en fait une « socialisation » de dettes PRIVÉES bancaires qui n’a servi qu’à éviter que les banques internationales (surtout françaises et allemandes) n’aient à assumer les conséquences de leurs « investissements » qu’elles savaient impossibles à rembourser dès le départ.

    Le taux d’intérêt est en fait une « assurance » de défaut de paiement et quand un débiteur ne peut pas rembourser les intérêts sont destinés à lui permettre de compenser ses pertes.

    Mais la cupidité des prêteurs est telle que désormais les intérêts servent désormais à accroître les profits tout en obligeant l’emprunteur à devoir rembourser sa dette, même si le prêteur savait parfaitement que le prêt était insoutenable.

    Ce qui permet au prêteur de supprimer toute forme de risque lié à son activité et lui permet même de pouvoir dépouiller l’emprunteur en toute « légalité ».

    Ni responsable ni coupable.

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  • Incognitototo // 05.12.2021 à 17h38

    Bon, définitivement, je n’écouterai plus Farah, c’est du temps perdu : c’est l’économie pour les super-nuls et détachée de tous les déterminants politiques.

    Évoquer la baisse de la fiscalité sur les plus riches depuis les années 80, en évitant soigneusement de dire pourquoi et les conséquences, faut le faire.

    Évoquer l’évasion fiscale (qui représente plus de la moitié du total de toutes les dettes publiques françaises depuis 20 ans) en disant : « il faut reconsidérer les bases fiscales », sans dire QQOQCCP, c’est trop gentil… et pas du tout mettre en taule les fraudeurs internationaux et saisir leurs biens ?

    Bref, si c’est ça aujourd’hui l’économie à l’école, je comprends mieux qu’avec une telle formation rien ne change… et que certains mômes soient aussi incultes et dépolitisés qu’ils en ont l’air…

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  • METZGER // 11.12.2021 à 11h04

    Bien d’accord, Incognitoto.
    Une heure de blabla archi-connu en évitant les données fondamentales :
    1 ) – Le rachat de la dette par les banques centrales d’obligations pourries est le moyen de faire supporter au lambda les pertes qui devraient être assumées par ceux qui ont profité des placement alors qu’ils étaient juteux. Il suffit de consulter la liste des vendeurs pour comprendre.
    2 ) – La dette pourrait être réglée par des lois plus strictes concernant la fuite des capitaux, et est impossible à rembourser avec une balance des paiements négative chaque année. Les candidats en lisse pour 2022 vont promettre et ne pas tenir, sauf à réindustrialiser sur les secteurs de pointe.
    3 ) – la dette Française, c’est du social open bar pour les étrangers depuis 40 ans, pas de l’investissement. Aucun pays au monde ne commet cette erreur suicidaire…

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  • Renaud // 13.12.2021 à 11h32

    Vu la date de ce billet, j’arrive trop tard.
    Sauf distraction de ma part, je n’ai pas vu une seule allusion au mode de création monétaire.
    On tourne autour du pot !
    Ici nous entendons des propos qui nous promènent comme d’habitude dès qu’on parle d’argent, de dettes, de crédits et de banques et absolument rien sur la – base – des dettes donc sur la création monétaire. Il n’y a pas à respecter de l’argent sorti du néant, donc sans contrepartie de production. Est-ce difficile à comprendre ?
    Ceux qui ont le droit de créer l’argent avec leur clavier d’ordinateur créent cet argent (d’ailleurs sans travailler…). À la suite de cette création monétaire, ceux qui doivent rembourser les « propriétaires » cet « argent » créé à partir du néant devront ramper et -bosser pour de bon- en fabriquant des choses et des services très concrets. Cet argent factice n’a d’ « existence » que dans les bilans des banques.

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  • Renaud // 13.12.2021 à 11h33

    Suite du message précédent.
    —> Les seuls et uniques qui donnent sa valeur à la monnaie sont tous les producteurs, ouvriers, techniciens, ingénieurs, agriculteurs, les inventeurs et metteurs au point, etc., tous produisent tout ce dont nous avons besoin, et c’est très positif, ce sont ces derniers qui sont les vrais propriétaires de la monnaie sensée y correspondre. Mais une seule chose n’est pas produite par ces grands créatifs de biens et de services, c’est la monnaie! L’abondance sort des chaines de production (de plus en plus robotisées d’ailleurs) mais il ne manque qu’un seul -détail-, c’est qu’il ne sort pas la quantité de monnaie correspondante pour égaliser les prix de vente…
    Les prix de vente comportent une proportion indue formée par des paiements sans rapport avec les coûts de production, par exemple les frais financiers.
    Cherchez l’erreur …
    Va-t-on comprendre à la fin ?

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