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28.avril.201728.4.2017 // Les Crises

Euro : pour un passage de la monnaie unique à la monnaie commune, par Jean-Michel Naulot

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Source : Le Figaro, Jean-Michel Naulot, 07/04/2017

FIGAROVOX/ANALYSE-Pour Jean-Michel Naulot, le système de la monnaie unique ne répond pas aux besoins économiques actuels de l’Europe, et fige les nations du continent dans une situation intenable.

Au milieu des années 1930, Paul Reynaud fit preuve de beaucoup de courage. Il livra un combat sur deux fronts très impopulaires: le soutien aux thèses du colonel de Gaulle qui plaidait pour la création d’une armée de métier et la nécessité de sortir du bloc-or pour mettre fin aux politiques d’austérité. La dénonciation de l’étalon-or, un système qui avait remarquablement bien fonctionné avant la Première Guerre mondiale mais qui était devenu inapplicable avec les déséquilibres nés de la guerre et de la crise de 1929, lui valut des accusations de haute trahison! L’histoire montra que, dans ces deux combats, il eut raison. En juin 1936, deux jours après avoir pris ses fonctions de président du conseil, Léon Blum lui rendit, à la surprise générale, un magnifique hommage à la Chambre des députés. Blum annonçait ainsi, sans le dire ouvertement, qu’il allait lui-même mettre fin au bloc-or trois mois plus tard […].

Lire la suite en cliquant ici : Le Figaro, Jean-Michel Naulot

07/04/2017

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Commentaire recommandé

BlueMan // 28.04.2017 à 03h30

Rien que le titre m’interpelle… : on est déjà dans une monnaie commune, et non dans une monnaie unique comme le suppose l’auteur.

Il y a en effet autant d’Euros que de pays : chaque pays a conservé sa monnaie, garantie par sa propre banque centrale, et dont la parité est de 1:1.

Pour en savoir plus, voyez “La France doit quitter la zone euro avant le probable Itexit – Conférence de Vincent Brousseau” : https://www.youtube.com/watch?v=kP6IxvjnBNI

93 réactions et commentaires

  • Monney // 28.04.2017 à 02h20

    C’est déjà une monnaie commune non ?

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    • Chris // 28.04.2017 à 15h53

      L’Euro étant un “dégat colatéral à l’UE, je me permet de signaler une entrevue avec Marie-France Garaud :
      http://premium.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00361-marie-france-garaud-marine-le-pen-a-le-sens-de-l-etat.php

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    • NAULOT // 29.04.2017 à 15h42

      Les qualificatifs utilisés – unique, commune, ne sont à mon avis pas l’essentiel. Le cœur du problème, c’est l’existence ou non d’une certaine flexibilité. Ce que l’on appelle monnaie unique est un système qui est totalement rigide (image de la paire de chaussures à taille unique imposée à tout le monde comme le dit parfois Olivier Berruyer !). Ce que j’appelle monnaie commune, c’est un système dans lequel on introduit un peu de flexibilité : les parités des monnaies nationales peuvent fluctuer à intervalles réguliers (tous les six mois) en fonction de critères objectifs (excédents ou déficits courants) et un système dans lequel l’euro continue à être utilisé pour les transactions extérieures. Ce n’est donc pas le retour au SME, un système dans lequel les révisions de parité se décidaient après des vagues spéculatives. Mais je reste depuis l’origine un adversaire de la monnaie unique qui nous conduit à une crise grave.
      Bien cordialement.
      Jean-Michel Naulot

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  • Christophe Foulon // 28.04.2017 à 03h30

    J’avoue ne pas piger, l’Euro est une monnaie commune (chaque banque nationale, assurant la comptabilité des créances et des dettes entre leur économie nationale et les économies des autres euro-nations. Si c’était une vrai monnaie unique, le taux sur les bonds des trésors des économies euros seraient identiques… monnaie commune, risque commun, intérêts commun.

    Le titre c’est passage de la monnaie unique à la monnaie commune ??? c’est quoi une monnaie commune… l’ECU ?

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    • Christophe Foulon // 28.04.2017 à 03h41

      Je m’auto répond sur le coup, si l’euro est une monnaie unique, comment expliquer les transferts de fonds (les fameux solde target) au sein de la zone euro alors qu’en zone dollar (monnaie unique) sur le territoire US ça n’existe pas ???

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      • Pascalcs // 28.04.2017 à 06h07

        C’est précisément le problème puisque:
        1. Ce système (Target 2) se substitue, via les banques centrales du système euro, au financement interbancaire privé qui, selon les principes de fonctionnement de l’euro devrait être seul à opérer dans la zone mais ne le peut pas.
        2. Expose et ponctionne essentiellement les contribuables et épargnants des pays excédentaires, l’Allemagne pour ne pas la nommer.
        3. Expose quasiment les seuls Allemands au risque de l’explosion du système surtout en cas d’union bancaire.
        Raison pour laquelle l’Allemagne ne supportera plus longtemps cette situation de déséquilibre grandissant et poussera vers plus d’austérité permettant de rééquilibrer les balances. Donc monnaie unique ou commune maintenue implique inévitablement une baisse de 15 ou plus % des revenus en France.

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        • Autofocus75 // 28.04.2017 à 11h15

          Pour ma part dans ma boite c’est déjà fait: plus de primes annuelles, plus d’intéressement, plus de participation, 0% d’augmentation depuis 5 ans => 15% de perte de pouvoir d’achat.

          Combien sont dans ce cas?

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      • nicolas // 28.04.2017 à 07h30

        Christophe Foulon …

        C’est Nicolas Mallia.

        Si tu veux comprendre le sujet ( qui est aussi un problème ) de Target 2

        Regarde donc ceci :

        https://www.youtube.com/watch?v=nTJl3NL_-Q0

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        • Christophe Foulon // 28.04.2017 à 19h18

          Excellentes vidéos, merci pour le lien 😉

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  • BlueMan // 28.04.2017 à 03h30

    Rien que le titre m’interpelle… : on est déjà dans une monnaie commune, et non dans une monnaie unique comme le suppose l’auteur.

    Il y a en effet autant d’Euros que de pays : chaque pays a conservé sa monnaie, garantie par sa propre banque centrale, et dont la parité est de 1:1.

    Pour en savoir plus, voyez “La France doit quitter la zone euro avant le probable Itexit – Conférence de Vincent Brousseau” : https://www.youtube.com/watch?v=kP6IxvjnBNI

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    • Bolivarien // 28.04.2017 à 07h27

      Quel titre farfelu en effet …
      Difficile de croire que Naulot n’a pas écouté Vincent Brousseau et ne sait pas que l’Euro est déjà une monnaie commune et non pas une monnaie unique .
      Son article est une façon tordue de suggérer qu’il faut sortir de l’Euro….sans sortir de l’UE (ce qui est sur le papier impossible, on a signé pour le pack.)
      et sans faire de PUB pour tout le travail de Brousseau et de son parti…

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      • Idomar Yasagof // 28.04.2017 à 12h05

        Et oui le figaro appelle à votre Macron, vous savez cet européiste intéressé.
        Il ne peut donc pas prôner la sortie de l’europe sinon il perd son boulot.
        A force de ne pas avoir de colonne vertébrale tous ces gens finissent par écrire n’importe quoi.

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      • Adrien // 28.04.2017 à 16h03

        Les analyses de Brousseau sur la structure de la zone euro sont bien sûr exactes, mais il en tire des conclusions qui me paraissent contestables.

        Supposons que l’on revienne au franc. Si j’adoptais la position de Brousseau dans ce cadre, je pourrai dire de la même manière que lui au sujet de l’euro : “le franc est un leurre, il n’y a pas de monnaie unique, car chaque banque commerciale crée sa propre monnaie, fongibles au taux de 1 pour 1 pour l’ensemble du système bancaire et sans restriction des mouvements de capitaux. La preuve : regardez les mouvements de capitaux sur le marché interbancaire des financiers avisés qui voient bien que le “franc Société Générale” (par exemple) n’est pas le même que le “france BNP”.”

        Bien entendu, d’un point de vue technique, ce serait le cas, mais tant que les euros des différentes banques centrales sont fongibles les uns avec les autres au taux de 1 pour 1, il n’est pas abusif de parler de monnaie unique.

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        • Surya // 28.04.2017 à 17h37

          ben bien sûr que si le franc SG serait le même que le franc BNP, vu que ces 2 établissements ont leur compte à la banque de France, ce qui n’est pas le cas de transferts transfrontaliers en zone € vu que ça passe par target 2

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          • Adrien // 28.04.2017 à 18h19

            Cher Surya, si “l’euro SG” (ou le franc, cela ne change rien) était le même que “l’euro BNP”, pourquoi le règlement des soldes interbancaires intervient en monnaie centrale ? Parce que d’un point de vue comptable, chaque banque fait circuler sa propre dette comme monnaie, et il existe autant de monnaie que de banque commerciale.

            Mais, je suis d’accord avec vous pour dire que l’euro dans ce cas (ou le franc) est bien une monnaie unique.

            Le raisonnement que fait Brousseau est analogue à celui-ci, sauf qu’il le fait au niveau de l’Eurosystème, entre BC, et non plus entre banques commerciales. C’est pourquoi son affirmation selon laquelle l’euro n’est pas une monnaie unique est abusive et en partie trompeuse.

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            • Surya // 28.04.2017 à 18h38

              Ce ne sont pas les dettes des banques commerciales qui circulent mais leur liquidités sur les comptes de réserve.

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    • Prae // 28.04.2017 à 08h34

      Eh bien non, nous ne sommes pas dans une monnaie commune mais bien une unique ?

      Je vois pas très bien en quoi c’est contestable : l’euro allemand a exactement la même valeur que l’euro grec. La BCE a également en main tous les instruments de la politique monétaire (ses taux directeurs). Une zone de monnaie adossée à une seule banque émettrice, et de valeur identique sur toute la zone, c’est bien une monnaie unique.

      Par contraste (pour bien comprendre le changement proposé), une monnaie commune sépare les différentes zones entre elle : 0.9 euro-franc s’échangerait contre 1€. Les allemands échangeraient 1,30 euro-Mark pour 1€ par exemple.

      Par contre, on déclare l’infongibilité des euros nationaux avec les autres devises que l’euro (central). Ainsi la France commerce avec l’allemagne avec un euro-franc plus petit que l’euro-mark. Par contre, ils échangent avec les Etats-Unis avec le même euro.

      Cela permet de donner plus de lattitude aux politiques budgetaires : la France peut bien faire une relance, ou conserver son système social, l’Allemagne et son euro-mark ne seront pas affectés.

      J’invite à lire “La malfaçon” de Lordon, qui détaille le principe surement mieux que je ne l’ai fait là

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      • Gonzo // 28.04.2017 à 08h46

        C’est l’inertie, le blocage depuis 15 ans. et deja en 1995 l’euro été deja là. bref.
        le taux de change EURO est fixe depuis 2002. est ceux pour toute l’euro zone.

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      • tesson // 29.04.2017 à 23h28

        “Une zone de monnaie adossée à une seule banque émettrice, et de valeur identique sur toute la zone, c’est bien une monnaie unique” Faux. Il n’y a pas qu’une seule banque émettrice. Un € dans une banque privée est une créance sur la banque centrale de la nation dans laquelle se trouve cette banque privée. L’€ est un faisceau de 21 monnaies homonymes reliées entre elles par un taux de change de 1 contre 1, a priori sans date limite et garanti par les banques centrales correspondantes. Les 21 monnaies sont :
        – les 19 monnaies créances des 19 banques centrales des 19 pays de la zones euro ;
        – la monnaie créance de la BCE elle même ;
        – les billets de banques qui sont des dettes solidaires de toutes les banques centrales nationales.
        A noter au passage que, contrairement à une légende, le fait que les BC aient été conservées, rend l’€ très facilement sécable.
        Pour bien comprendre, je vous invite à visionner les conférences de Vincent Brousseau en ligne sur YouTube.

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    • jim // 28.04.2017 à 10h00

      J’aime beaucoup Vincent Brousseau, trèstrès intéressant à écouter. Il a réussi à me faire sourire de plaisir en me faisant comprendre la question de la circularité interdite ou non de la monnaie, c’est dire!
      Cet article est un modèle du genre : dire n’importe quoi dans le seul but de promouvoir auprès des lecteurs assomés de bêtise le sauvetage du soldat euro et du soldat UE.
      Cette caste somme toute très peu nombreuse d’experts de politiciens de journalistes des technocrates sont des fanatiques, au sens strict, et des dictateurs au sens stric aussi. Leur projet idéologique, illégitime démocratiquement, et semble t’il bien très néfaste les faits sont innombrables montrant cela, ils veulent l’imposer à tout prix, par tous les moyens, les plus bas y compris. Ces gens sont extrêmement nuisibles, malsains, et il faut les mémoriser un par un.

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    • JeanFixSimonMafax // 28.04.2017 à 11h28

      Le titre peut effectivement induire en erreur, l’idée c’est de faire varier le PEG 1 pour 1 entre les pays de la zone euro d’une part et d’avoir un taux de change extérieur avec les autres monnaies d’autre part.

      Mais dans ce cas là, l’euro perdra son essence!

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      • Guillaume // 28.04.2017 à 12h05

        Dans le cas contraire (pas de changement) l’euro n’est pas viable et ne tiendra pas longtemps…
        En d’autres termes: perdre l’essence de la monnaie ou perdre la monnaie tout court?

        Voir entres autres les conferences sur l’euro de FA. Certaines datent de 2012 et sont de plus en plus confirmées par les évènements.
        Vu le score realisé au permier tour j’en deduis que les Francais dans leur ensemble ne s’interessent pas a ce sujet. C’est dommage.

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        • K // 28.04.2017 à 18h10

          Ou bien que le vote utile a marché à plein

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    • P. Peterovich // 28.04.2017 à 14h26

      Dans une monnaie commune, il y a coexistence deux unités de compte : l’euro et la monnaie nationale.

      Dans une monnaie unique, il n’y a qu’une unité de compte (et peu importe que les banques centrales nationales existent toujours (sous contrôle de la BCE), tous les euros de tous les pays étant fongibles, ils ne forment qu’une seule catégorie).

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      • tesson // 29.04.2017 à 23h33

        et non. Contrairement aux billets de banque qui sont des dettes solidaires de toutes les banques centrales nationales de la zone euro, l’argent scriptural (95% de la monnaie) sont des créances vis-à-vis de chaque banque central.

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    • NAULOT // 29.04.2017 à 15h32

      Le titre de cette tribune a été, comme c’est l’usage, choisi par Le Figaro. Celui que j’avais proposé était plus explicite : « Les menottes de l’euro : jusqu’à quand ? ».
      Il est clair que l’euro est actuellement la monnaie de chaque Etat (20% pour la France) et non une monnaie supranationale. Le Code monétaire et financier le dit très clairement : « L’euro est la monnaie de la France ». C’est un point extrêmement important qui est rarement souligné. Je reprends dans mon livre (« Eviter l’effondrement »), en pesant chaque mot, les éléments juridiques du débat à ce sujet. Nous sommes en présence d’une monnaie hybride qui ne peut que dysfonctionner.
      Bien cordialement.
      Jean-Michel Naulot

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  • Linder // 28.04.2017 à 05h27

    L’Euro n’est ni une monnaie unique ni une monnaie commune. C’est la juxtaposition d’autant de monnaie qu’il y a de pays dans la zone euro. Ce qui donne l’illusion d’une monnaie unique, c’est le fait qu’on peut les transférer d’un pays à l’autre à taux fixe et qu’elles ont le même nom.

    Mais avoir 100 euros sur son compte en banque en France correspond à une créance sur la Banque de France. Je transfert ces 100 euros sur un compte en Allemagne, il y aura une créance de 100 euros sur la Bundesbank. Ce changement s’accompagne de la création d’une créance de 100 euros détenue par la Bundesbank sur la banque de France.

    Ce système de créance s’appelle TARGET 2. Il est en déséquilibre parce que la Bundesbank accumule des créances sur les autres banques centrales (en particulier la Grèce, l’Italie, l’Espagne).

    Le système proposé par Jean-Michel Naulot, qui veut revenir à un système ressemblant à celui de 1999-2001 pendant lesquels chacun avait des billets dans sa monnaie nationale ne peut qu’accentuer le problème : il veut réévaluer régulièrement les parités : juste avant ces réévaluations, il y aurait des transferts MASSIFS (des centaines de milliards, oui, des centaines !) vers l’Allemagne pour bénéficier de la réévaluation du MARK par rapport aux autres monnaies.

    Naulot n’a rien compris à TARGET 2.

    On peut regarder toutes les vidéos sur upr.fr à ce sujet.

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    • Geoffrey // 28.04.2017 à 08h01

      et pourquoi ne pas appliquer alors le contrôle des capitaux ? càd empêcher les français d’aller acheter du mark, achat de spéculation ?
      Geof’, neo-communiste peu versé dans la technique capitaliste

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      • Patrique // 28.04.2017 à 08h14

        Parce que c’est interdit par les traités européens. Duralex sed lex.

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        • P. Peterovich // 28.04.2017 à 14h34

          Dura lex (en deux mots) sed lex peut-être, mais la lex se change ou, dans le cas de la loi européenne, se répudie unilatéralement…

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      • madake // 28.04.2017 à 08h16

        parce que c’est interdit par l’UE:
        Article 63 (ex-article 56 TCE)

        1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre (Chapitre IV- Les capitaux et les paiements), toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

        2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

        Vous vous demandez, quel est l’intérêt de faire une “zoné économique européenne” si toute restriction aux mouvements de capitaux AVEC LE MONDE ENTIER est interdite?
        C’est une question très intéressante, dont les implications sont juste vertigineuses.

        1) demandez à ceux qui ont écrit ces traités, ah ces textes en commun sont bien pratiques…

        2) demandez à ceux qui ont signé ces traités, dans une discrétion remarquable sur les conséquences

        3) demandez-vous: à qui profite le crime?

        Concrètement, vous pouvez spéculer à l’envi, en n’étant limité que par vos moyens, et les effets de levier.

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        • Le Rouméliote // 28.04.2017 à 15h51

          Et pourtant c’est bien le capital control qui a été infligé à la Grèce par l’eurogroupe, dont l’existence relève d’une légalité aléatoire, par ailleurs. Ce qui est effectivement interdit par les traités devient autorisé si les “experts” qui décident à l’eurogroupe le font avaliser par leurs marionnettes : les ministres de finances !

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    • visiteur // 28.04.2017 à 11h25

      Ce qui donne l’illusion d’une monnaie unique, c’est le fait qu’on peut les transférer d’un pays à l’autre à taux fixe et qu’elles ont le même nom.

      L’illusion s’est dissipée un moment pendant la crise Chypriote.

      Alors, les Euros Chypriotes placés dans les banques du pays ne pouvaient pas être transférés hors de Chypre. Et c’étaient toujours des Euros.

      Je me suis toujours demandé s’il y avait alors des circuits parallèles pour contourner ces restrictions, et s’ils résultèrent dans un taux de change € Chypre plus faible que € reste Eurozone (p.ex. une entreprise Chypriote consentirait des prix inférieurs à un client étranger s’il payait en € sur un compte hors de Chypre, ou vice-versa, une entreprise étrangère réclamant un prix supérieur si le client Chypriote ne peut payer que sur un compte bancaire à Chypre). Je n’ai jamais eu d’informations confirmant ou infirmant mon hypothèse.

        +3

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      • P. Peterovich // 28.04.2017 à 14h29

        “L’illusion s’est dissipée un moment pendant la crise Chypriote.”

        La crise de Chypre n’a jamais porté sur l’euro fiduciaire mais sur les dépôts bancaires. Ce sont des choses différentes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a eu des restrictions sur les retraits et sur les virements transfrontaliers.

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    • NAULOT // 29.04.2017 à 16h08

      Sur ces deux points – monnaie unique et monnaie commune et Target2 – je vous renvoie à mon livre (“Eviter l’effondrement”). Vous verrez que nous sommes parfaitement d’accord !
      L’euro est actuellement la monnaie de chaque Etat et non une monnaie supranationale. Le Code monétaire et financier le dit très clairement : « L’euro est la monnaie de la France ». On peut éviter les mouvements spéculatifs que vous évoquez en procédant à des ajustements fréquents sur la base de critères objectifs (soldes des paiements courants) au lieu d’attendre la flambée des taux d’intérêts. Mais fondamentalement je reste depuis l’origine un adversaire de la monnaie unique (tribune dans Le Monde huit jours avant le référendum sur le traité en septembre 1992 :”Monnaie, l’engrenage de la récession”).
      Pour Target2, voir le site “Yardeni Target2” qui publie tous les mois un tableau qui prend des allures très inquiétantes.
      Bien cordialement.
      Jean-Michel Naulot

        +4

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      • Surya // 29.04.2017 à 19h36

        il y a eurocrisimonitor qui est pas mal aussi

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  • Dizalch // 28.04.2017 à 06h55

    Points de vues et analyses très intéressantes, ça change de ce que l’on peut lire en boucle d’habitude sur les msm, merci Olivier.

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  • Leflamand stephane // 28.04.2017 à 06h55

    Bonjour à tous,
    En tant que membre de collectifs travaillant sur les alternatives en Normandie, un eco système monétaire est un de nos axes d’amélioration et l’euro monnaie commune aux États et chaque nation pourrait retrouver la souveraineté de création monétaire.
    Les monnaies “outil” au service des citoyens et pas le contraire ?.
    Bravo pour cet article, nous allons travailler autour.

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  • Karoox // 28.04.2017 à 07h38

    Article (très pédagogique) sur la différence entre monnaie unique et monnaie commune.
    https://www.herodote.net/Comment_la_monnaie_unique_tue_l_Europe-synthese-1974.php

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  • Yoann // 28.04.2017 à 07h39

    Mais ne va t-on pas retourner aux problème des années 80 qui nous ont fait avoir l’Euro ?

    Et avant de faire un pas en arrière, ne devrions nous pas faire un pas en avant ? (gouvernement démocratique de la zone Euro à la Picketty et un impôt minimal sur les sociétés destinés à financé l’UE ?)

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    • Patrique // 28.04.2017 à 08h17

      Votre proposition est un oxymore. Soit on a un gouvernement de la zone euro, soit on a un gouvernement démocratique, c’est à dire que chaque peuple peut changer ; puisque le peuple “de la zone Euro” n’existe pas.

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    • calal // 28.04.2017 à 08h18

      les memes qui nous ont mis dans cette situation vont nous en sortir?
      ne va t on pas avoir un impot europeen en plus et toujours les memes problemes?
      si mon chef est a bruxelles ou a paris et que je suis toujours aussi pauvre,qu’est ce que ca change pour moi?
      perso je pense qu’en plus d’avoir a payer pour mon chef a paris,j’aurai a payer pour un autre chef a bruxelles.et les ordres que j’aurai a executer seront uniquement pour leur interet.
      un peu comme pour le regroupement des regions: pour me faire mordre a l’hamecon on me dit que c’est pour etre plus efficace et faire des economies et dans la pratique y a une couche de chefs en plus a nourrir.

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    • P. Peterovich // 28.04.2017 à 14h47

      “Mais ne va t-on pas retourner aux problème des années 80 qui nous ont fait avoir l’Euro ?”

      Propagande. L’euro n’a jamais été conçu comme une réponse à des problèmes, c’est un projet politique.

      “ne devrions nous pas faire un pas en avant ? (gouvernement démocratique de la zone Euro à la Picketty et un impôt minimal sur les sociétés destinés à financer l’UE ?”

      C’est joli sur papier, mais concrètement cela veut dire que les Etats de la zone euro abdiquent encore un peu plus de leur souveraineté et doivent se soumettre à la volonté de la majorité.

      Vous espérez, je suppose, que le bloc latin (France et Italie, peut-être avec l’Espagne) pourra imposer une solidarité financière intra-européenne.

      Mais est-ce que vous croyez réellement sérieusement que ceux que vous espérez mettre en minorité (le bloc allemand) vont accepter de modifier la règle du jeu de manière à être obligés de faire ce qu’ils ne veulent pas faire ?

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  • jeff.93 // 28.04.2017 à 07h49

    “Transformer la monnaie unique en monnaie commune”. Cette accroche était au centre des ambiguïtés du programme de la France Insoumise. Comme cela a été souligné par d’autres l’euro est déjà une monnaie commune.
    Sur la proposition d’un réajustement des taux de changes entre les différents ”euros nationaux” à intervalles réguliers et sur la base de critères ”objectifs” je vois très bien le bordel que ça occasionnerait ( spéculation avant le jour J, lutte d’influences entre les Etats cherchant tous à faire valoir leurs critères et leurs intérêts …), par contre je ne vois pas les avantages par rapport à une sortie pure et simple de l’euro.

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    • Arnould // 28.04.2017 à 12h54

      J’avais expliqué cette différence entre monnaie unique et commune avec réévaluation des taux de change lors de négociations internationales qui seraient de vraies foires d’empoigne. J’avais bien aimé sa réaction: aujourd’hui, c’est déjà la foire d’empoigne…

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    • Scytales // 28.04.2017 à 13h16

      J’ajouterais à la remarque pleine de pertinence de jeff.93 que le système proposé par M. Naullot générerait une grande insécurité monétaire pour ceux qui se feraient payer en euro à l’extérieur de l’UE.

      En effet, la valeur d’une monnaie dépend directement de ce que l’on peut en faire. Si l’euro n’a plus directement cours dans chacun des Etats, mais qu’il faille pour acheter quelque chose dans ces Etats convertir les euros en monnaie nationale avec un rapport de change administré à intervales réguliers à des taux parfaitement imprévisibles et potentiellement soumis à des impératifs politiques plutôt que financiers, alors l’euro créerait un risque monétaire pour ceux qui, à l’extérieur de l’UE, se ferait payer avec. Qui accepterait durablement d’être payé dans une monnaie avec laquelle on ne peut pas faire grand-chose et qui, au contraire, fait écran avec vos possibilités de commercer avec les Etats de la zone euro ?

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    • Florent L. // 28.04.2017 à 14h05

      Je n’ai rien contre la sortie de l’euro mais votre argument n’en est pas un : on assiste déjà à de la spéculation massive sur la fin de l’euro c’est la raison même des soldes Target 2. Leur explosion témoigne du fait que les milliardaires italiens craignent le retour de la lire, voire qu’ils espèrent une décomposition du système puisque leur capital évalué en DM et non plus en € serait réévalué de 30% tandis que les prix italiens chuteraient de 40%. A partir de là, rapatrier leur argent même en payant des taux de change permettrait quasiment de doubler leur fortune par rapport à celle des autres italiens

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      • Scytales // 28.04.2017 à 20h11

        “A partir de là, rapatrier leur argent même en payant des taux de change permettrait quasiment de doubler leur fortune par rapport à celle des autres italiens”.

        La réalisation de cette opération dépendrait de deux conditions qui ne seraient certainement plus réunies si l’Italie quittait l’euro : la liberté de circulation des capitaux et la conservation des créances déposées par les Italiens en Allemagne.

        Or, si l’Italie quittait l’euro, il y aurait presque à coup sûr un rétablissement du contrôle des mouvements de capitaux (ou un contrôle des changes) entre l’Allemagne et l’Italie, celle-là pouvant en tant que de besoin interdire les sorties de capitaux vers celle-ci pour s’assurer d’une garantie contre un risque de défaut de la banque centrale italienne envers le système européen de banques centrales. Et par ailleurs, si le défaut italien par incapacité de payer les soldes Target 2 créait un risque de choc financier trop important pour l’Allemagne, il est à parier que les déposants italiens en Allemagne verraient leurs créances ponctionnées sur décisions des autorités du pays hôte pour réduire la perte.

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    • P. Peterovich // 28.04.2017 à 14h51

      “je ne vois pas les avantages par rapport à une sortie pure et simple de l’euro”

      Une stabilité politique et économique liée au fait que le mécanisme rend normalement impossible la spéculation sur les changes.

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      • Incognitototo // 28.04.2017 à 15h45

        Ha bon…
        De 71 à 78 : (en toute indépendance monétaire) on a perdu les industries des charbonnages, textiles, des fonderies, … et autres…
        De 79 à 1999 (avec le SME) et sans aucune spéculation (selon vous), on a perdu les manufactures et le reste…

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      • jeff.93 // 28.04.2017 à 19h02

        ”Une stabilité politique et économique liée au fait que le mécanisme rend normalement impossible la spéculation sur les changes.”
        Je ne crois pas que le système interdirait la spéculation puisqu’il prévoit à intervalles réguliers des réajustement des taux de change. Il me semble au contraire que ce serait du pain béni pour les spéculateurs. Si on veut arrêter la spéculation sur les monnaies il n’y a pas 36 solutions : Il faut l’interdire. Je crois avoir entendu les éconoclastes le dire. Au lieu de ça on a monté ce bidule mal ficelé qu’est l’euro. Et la spéculation s’est reportée sur les taux d’intérêts de la dette.

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  • Geoffrey // 28.04.2017 à 08h05

    Le jour où nos concitoyens feront le lien entre un système monétaire inadapté et les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, les dirigeants européens seront dans l’obligation de le réformer.

    inadapté ou adapté…, celui qui contrôle la monnaie en syst. capitaliste contrôle l’économie. Quand les gens l’auront compris, c’est la Révolution !!!!!!!!!!!!!!!!

    en économie communiste, ce sont les syndicats qui contrôlent l’économie, vu qu’ils dirigent le comité d’entreprise (les soviets !!!). Ils décident des horaires, des salaires, des modèles à produire – pas de surmenage, des salaires décents, pas d’obsolescence programmée…

    CQFD

    Geoffrey, neo-communiste

      +8

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    • Florent L. // 28.04.2017 à 14h15

      Le communisme passe à mon avis par la destruction du culte du travail et l’imposition d’un nouveau mode de pensée. Je suis ingénieur et je suis bien placé pour savoir qu’une grande partie des gens en France travaille sans produire de grande valeur et ce travail pourrait être facilement automatisé.

      Approprions nous le fruit du travail et rendons à l’Homme le droit à la paresse, il redécouvrira de lui même le plaisir de l’intelligence. Je ne défends pas un progrès technique infini, mais je suis pour une optimisation des techniques de production émancipatrice de l’activité humaine, qui lui permette de s’orienter vers des productions plus “nobles” d’art et d’intelligence. Je suis contre le tout automatique parce qu’il détache l’individu de ce qu’il doit à la société, mais il faut réduire ce devoir à son strict minimum.

        +6

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  • Gribouille // 28.04.2017 à 08h08

    Petite erreur dans le texte, le retour à l’étalon doit dater de 1925 pour l’Angleterre (la France la suivra sur cette voie très rapidement). Elle en sortira effectivement en 1931, et la France en 1936. La France fut, à l’image de l’Allemagne aujourd’hui, avec l’Euro, la grande bénéficiaire de ce système de change fixe. En 1929, la France aura accumulé le deuxième plus grand stock d’or après les EU grâce à ses excédents commerciaux.
    Barry Eichengreen dans “golden fetters” pointe du doigt la responsabilité de l’étalon or dans l’ampleur de la Grande Dépression, et sa propagation à l’Europe. Un système de change flexible aurait amorti le choc comme au début des années 20 (de mémoire dans les premiers chapitres du livre). Le plus beau, c’est quand on accuse le protectionnisme (ce que les historiens contestent aujourd’hui) comme responsable de la Grande Dépression alors que l’étalon or était le vrai coupable. Mais cette vérité ne peut pas être admise par des élites qui soutiennent le bien fondé de l’Euro, monnaie unique.

      +9

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    • NAULOT // 29.04.2017 à 15h55

      Vous avez parfaitement raison : au lieu de “rétablir”, j’aurais dû écrire “maintenir” puisque Churchill, qui s’attire alors les foudres de Keynes, le rétablit en 1925 et Poincaré en 1928. Je voulais simplement souligner que ce système, déjà incompatible avec les déséquilibres nés de la guerre de 1914, devenait totalement irréaliste après le krach de 1929.
      Bien cordialement.
      Jean-Michel Naulot

        +0

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  • Chokk // 28.04.2017 à 08h09

    Cet article est un début (surtout pour le Figaro) mais on sent que l’auteur a encore peur de ses conclusions.
    Il identifie très bien la problématique de l’€ et ses liens avec la baisse de compétitivité en France, et donc le chômage et la dévaluation interne. Cependant, l’auteur a peur de parler de sortie de l’€, sans doute pour ne pas “faire le jeu du FN” (c’est un jeu marrant qui concerne à peu près tout le monde en ce moment).
    La solution de la monnaie nationale en parallèle de l’€, c’est ne résoudre que le problème du commerce intra-zone au prix de nombreux accrochages politiques au moment des réévaluations, et ne pas régler le taux de change extra-zone qui concerne pourtant environ 50% du commerce de la France par exemple.

    Encore un petit effort, et les MSM oseront vraiment parler de sortie de l’€, et on pourra alors parler des scénarios envisagés, ce qui sera plus intéressant.

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    • calal // 28.04.2017 à 08h21

      Encore un petit effort, et les MSM oseront vraiment parler de sortie de l’€, et on pourra alors parler des scénarios envisagés, ce qui sera plus intéressant.

      pas avant que les banquiers n’aient reussi a placer un de leur pion a la bonne place afin d’etre sur que leurs interets soient bien negocies lors de cet eclatement.

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  • TC // 28.04.2017 à 08h12

    Il est évident que beaucoup de gens ne connaissent pas le système monétaire de l’eurozone. Cet article en fait encore une parfaite démonstration même si l’auteur est juste sur l’analyse des déséquilibres que l’euro engendre. Dommage que enfin que l’auteur laisse croire qu’une réforme de ce système puisse être réalisée, ça relève de l’utopie.

      +10

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  • Gonzo // 28.04.2017 à 08h55

    En 2002 10,00 Francs = 1,52 Euros

    Aujourd’hui compte tenu de l’érosion monétaire due à l’inflation, le pouvoir d’achat de 10,00 Francs en 2002 est donc le même que celui de 1,84 Euros en 2016.

    différence 21%

    Voilà la hausse promise si retour au franc, c’est tout simplement l’érosion sur 15 ans.

    source insee
    https://www.insee.fr/fr/information/2417794

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  • savonarole // 28.04.2017 à 09h12

    ainsi donc la grande bretagne était déja précurseur …….. ils sont trop Fort -)

    “Lorsque le gouvernement britannique décida d’abandonner ce système monétaire en septembre 1931, cinq ans avant la France, Keynes laissa alors éclater sa joie. Il salua cette décision comme une libération: «Il y a peu d’Anglais qui ne se réjouissent que nos menottes en or aient été brisées»! La zone euro saura-t-elle briser ses menottes et mettre en place un système plus souple avant qu’une crise grave ne survienne? Cela exige beaucoup de courage et de volonté politique!”

      +5

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    • Chris // 28.04.2017 à 14h56

      Les Brits ont toujours eu une longueur d’avance : un peuple franc-tireur dans l’âme qui n’a pas peur de lâcher des amarres ligotantes et de souquer pour s’éloigner des turbulences mortifères, alors que le Français se contente de crier du haut de la hune qu’une tornade arrive et qu’il faudrait probablement faire quelque chose : n’est-ce pas Frau Merkel !? Qui elle, bien au chaud dans ses 8% d’excédents (aussi répréhensibles que le dépassement des déficits à 3%, rappelons-le) reste sourde comme un pot tant que l’Allemagne, portée par son arrière-cour ex soviétique, y trouve son avantage !
      Le Brexit en fera la démonstration, une fois de plus.

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  • Eric83 // 28.04.2017 à 09h31

    “Le jour où nos concitoyens feront le lien entre un système monétaire inadapté et les difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, les dirigeants européens seront dans l’obligation de le réformer”.
    Cette proposition est aussi tiède et que la “renégociation” des traités européens chère à certains et qui est tout simplement irréaliste.
    Le “problème” est plus vaste que l’euro, Le problème c’est la BCE elle-même et sa politique dite “accommodante” – pour l’oligarchie et les spéculateurs – qui a accentué de façon vertigineuse les problèmes intrinsèques liés à l’euro :
    Taux à quasi zéro Et injection de centaines de milliards de “monnaie créée à partir de rien”, c’est à dire sans équivalence de richesse créée.
    Ces conditions accentuent le désinvestissement industriel, donc le chômage et la précarité, car il est bien plus rentable d’emprunter à quasi zéro et de jouer au casino boursier/monétaire que d’acheter et/ou créer une entreprise industrielle.

      +9

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    • Catalina // 28.04.2017 à 11h49

      le problème est qu’il existe un droit international bafoué en toute impunité.le problème est aussi le dévoiement de la Bourse qui n’est encadrée par rien en termes de protection des citoyens. Le problème est la marchandisation de tout, et même de l’eau qui est pourtant protégée à l’onu (sick) et qui est pourtant achetée, privatisée malgré la charte de l’Onu, le problème est ” le candidat”, celui qui se presse pour parvenir sans scrupules au-dessus des autres, par leur candidature, ils annoncent qu’ils veulent le pouvoir, et comme nous leur donnons, ils en font ce qu’ils veulent, nous trahir est sans problème, ils nous utilisent juste de temps en temps pour les “con-firmer” dans leur statut de tout puissant qui se moque bien de ceux qui l’ont mis là, les c***,entre le fric et l’honneur et l’amour de son pays, et le respect des citoyens,ces gens là ont choisit le fric.

        +6

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      • Catalina // 28.04.2017 à 11h53

        Allez, soyons généreux, donnons-leur une patate, un boeuf, 2000 vierges et une porsche ! et sans doute, qu’après, on aura la paix !

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        • pipo // 28.04.2017 à 12h46

          Catalina, juste un détail , mais c’est important.
          Leur objectif principal, ce n’est pas le fric mais le pouvoir sur les autres. Le fric est l’outil le plus adapté pour y parvenir, arriver au plus hautes fonction de l’état ou d’une institution quelconque en sont d’autres. Bien sûr tous ne sont pas comme ça, mais les plus tordus ont un avantage, tout leur est permis.
          Et c’est l’amour pour les autres, pas seulement pour leur pays qui est en question, ce qu’on appelle l’empathie.
          Cette empathie s’acquière dans l’enfance grâce aux personnes que vous rencontrez, les parents principalement.
          Regardez les deux candidats qui sont en lice, un n’a pas été élevez par ses parents l’autre est en conflit ouvert avec son père (et qui ne le serait pas?)
          Une blague circule chez les psy:
          Deuxième tour des élections présidentielles très œdipien, entre celle qui a tué son père et celui qui a épousé sa mère.
          Il faut comprendre qu’ils voient le monde avec des lunettes déformantes, pour eux, le manque d’empathie est une force qui fait d’eux des dirigeants. Ils n’ont pas tord dans leur monde.
          Vous avez raison, donnons leur une couronne, un titre ronflant et qu’ils nous laissent tranquille ou qu’ils se battent entre eux.

            +2

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        • appelauxfrancais // 28.04.2017 à 16h29

          mais exigeons l’annulation de ces élections truquées et illégitimes : https://www.youtube.com/watch?v=NxU-2lRiEYY

            +0

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  • Larousse // 28.04.2017 à 09h50

    avis personnel très basique.
    Ne connaissant rien à la Finance, je pense que dire que c’est l’Allemagne qui prend tous le risque des créances des autres Etats européens importe peu aux dirigeants allemands. Pourquoi ? Selon moi, les Allemands ont vu pour l’instant que tout leur profitait : l’effondrement du mur de Berlin en 1989, la dislocation de la Yougoslavie (qu’ils ont favorisée), l’euro… leur ont permis de reconstituer en un temps record la Mittel Europa dont ils ont toujours besoin dans leur idéologie économique historique. CQFD : ce ne sera que dans la violence que le “système allemand” (ou bruxellois comme on veut) s’effondrera; à savoir une crise financière majeure ou la révolte d’autres nations européennes. Les Allemands y perdront énormément. Comment réagiront-ils ? C’est à cela qu’un dirigeant politique européen responsable doit se préparer.

      +2

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    • Gonzo // 28.04.2017 à 10h42
    • Catalina // 28.04.2017 à 11h58

      bizarrement, elle prend aussi tous les excédents qui ne sont pas à proprement parler de petits excédents…..
      “’effondrement du mur de Berlin en 1989,” qui lui a permis de tirer les salaires par le bas…..et d’en finir avec le matériel durable pour le remplacer par l’obsolescence programmée( qui crée de la croissance, du merdier et un tas d’ordures qui salit notre environnement et le pollue). Vous souvenez-vous des slogans tels que ” un frigo pour la vie”, “une voiture pour la vie” ?

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  • Emin // 28.04.2017 à 10h57

    Cette pusillanimité des économiste des qu’il s’agit de l’euro est extra ordinaire. Ils ne s’autorisent jamais au grand jamais à dire que l’euro est par essence une mauvaise chose en tant que monnaie pluri-nationale. En habile bretteurs ils détournent le problème vers des fausses solutions inutilement savantes et abstruses (cf débat euro monnaie unique à monnaie commune). Il mélangent tout et sont d’un courage… Tout relatif.
    L’euro est devenu une religion d’état. Et tout le monde à peur d’être frappé d’anathème. Même ce pauvre JLM ce sent obligé de préciser qu’il ne veut pas sortir de l’euro (“ne les croyez pas!”).
    Voila pourquoi en partie la politique me dégoûte. Dès que l’on touche au sujet d’importance les politiques perdent tous leur courage. Car oui il n’est pas courageux de dénoncer l’immigration incontrôlé, mais faire tomber le tabou de l’euro… Il n’y en à qu’un seul qui l’a fait.
    On à qu’a attendre les hypothétiques transfert financier de l’Allemagne vers les pays qui se désindustrialise sur la planète mars en l’an 2140 par un beau jour pluvieux salué par l’ensemble de l’alliance des vaches inter-galactiques.

      +7

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  • lois-economiques // 28.04.2017 à 11h28

    L’euro n’a rien à voir la dedans.
    Le pays le plus endetté du monde est le Japon.
    La paupérisation s’accélére au RU.
    La classe moyenne est laminée aux USA.
    La pauvreté est supérieure en Allemagne qu’en France.
    Le Brésil connait sa pire récession depuis 1929.
    Le Vénézuela, premières réserves pétrolières au monde, sa pire crise de son Histoire.
    etc, etc,…

      +3

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  • David D // 28.04.2017 à 12h51

    On voit qu’il faut accorder les violons. Tout le monde n’a pas la même définition de “monnaie unique” et de “monnaie commune”. En gros, les allemands parlent de “monnaie commune” et non de “monnaie unique”, parce que les créances sont sur les banques nationales et l’identité de change un euro français = un euro allemand masque le fait. Il y aurait un cas particulier avec Chypre désormais, sans que nous ne le sachions non plus.
    Puis, il faut encore clarifier. Les euros n’auraient plus le même taux de change entre pays de la zone euro, mais il y aurait un même euro international. Ce n’est pas limipide. Et ça pose encore deux questions ?
    1) le taux de change un euro allemand pour un euro trente français, c’est définitif ou ça change tout le temps, parce que là le plus simple c’est de dire ce sont deux monnaies différentes, juste qu’on appelle du même nom deux monnaies bien distinctes.
    2) L’euro aurait été créé pour un mieux, mais là on nous explique que pour ne pas que ça aille mal on va faire des règles compliquées, avec des exceptions. Si ce n’est pas mieux, on l’abandonne, on cherche pas à le sauver pour rien de manière compliquée, c’est absurde. Mieux encore, le système de transition de 1999-2002 qui n’était qu’un moyen de passer à l’euro devient la fin en soi, il faut y revenir. Je trouve ça un peu bizarre comme nouvelles attentes.

      +1

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  • Incognitototo // 28.04.2017 à 13h16

    Quelqu’un pourrait-il m’expliquer quelle différence entre cette proposition de monnaie commune et l’ECU ; en vigueur de 1979 et 1999 ? https://fr.wikipedia.org/wiki/European_Currency_Unit ; période où comme chacun le sait, ça allait tellement mieux en France et presque partout en Europe… 🙁

      +0

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    • lois-economiques // 28.04.2017 à 13h36

      La différence fondamentale est un change unique à l’extérieur de la zone, les monnaies nationales n’étant pas convertibles à l’extérieur de la zone.
      Les taux de changes à l’intérieur de la zone monétaire obéissant à des critères strictes permettant de manière concertée dévaluation et réévaluation.
      En résumé aucun rapport avec l’ECU.

        +1

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    • Scytales // 28.04.2017 à 13h39

      L’ECU n’était pas une monnaie mais une unité de compte : elle permettait de compter en ECU dans les différentes comptabilités de la communauté économique européenne (CEE), mais elle ne permettait pas d’acheter quelque chose, puisque personne dans la CEE n’avait l’obligation d’accepter d’être payé en ECU. Ceux qui auraient accepté d’être payés en ECU n’auraient pas été certains de pouvoir eux-mêmes payer quelque chose avec ces ECU.

      Une monnaie, aujourd’hui, c’est une chose que vous pouvez être sûr d’utiliser pour payer quelque chose quelque part, parce ce que dans ce quelque part, personne n’a le droit de refuser d’être payé avec cette chose.

        +1

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      • Incognitototo // 28.04.2017 à 13h49

        Je cite Wiki : “L’ECU a été utilisé comme unité de compte pour les institutions européennes et les banques centrales des pays membres, ainsi que comme monnaie de placement et d’endettement sur les marchés financiers.”
        Donc, on rajoute juste le fait de pouvoir payer des achats et être payé des ventes avec le futur ECU et tout va mieux ? C’est-à-dire qu’on rajoute juste une strate intermédiaire dans les mécanismes de change et tout va mieux ?
        J’ai des doutes…

          +2

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        • Chokk // 28.04.2017 à 14h32

          Il s’agit d’un abus de langage de dire que l’ECU a été utilisé “comme monnaie de placement et d’endettement sur les marchés financiers”.

          En fait il s’agit d’un panier financier composé d’un pourcentage de chaque monnaie qui servent à définir l’ECU. Vous trouverez les pondérations entre monnaie sur la page wiki que vous citez.

          C’est comme si je vous payais 10 “café au lait” en vous donnant 9 cafés et 1 verre de lait.

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          • Incognitototo // 28.04.2017 à 14h59

            Pourquoi abus de langage ?
            L’ECU fonctionnait en gros comme une SICAV alimentée par les banques centrales de chaque pays participant, sans protéger aucune monnaie qui la composait des spéculateurs et de la financiarisation… et je ne vois toujours pas de différence déterminante avec ce que cet article (ou d ‘autres) propose.

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          • Incognitototo // 29.04.2017 à 15h35

            En fait, je suis toujours étonné que ce type de proposition (ou d’autres, comme le retour au franc souverain) ne tienne pas compte que ce sont des “solutions” que nous avons déjà essayées de 71 à 99, à des époques où nous en sortions au moins aussi mal qu’aujourd’hui et sans que la monnaie n’ait eu la moindre prise sur les vrais problèmes : concurrence déloyale et faussée, spéculation internationale, financiarisation, et cetera… à des époques où en plus le loyer de l’argent était monstrueux, l’épargne fondante (avec l’inflation), et où seuls les salaires subissaient constamment les contre-coups des dévaluations tandis que cela mettait en difficulté les entreprises dont la part d’achats sur les marchés internationaux de matières premières était déterminante…
            Bref, quand on m’affirme que re-permettre un différentiel de change avec l’Allemagne résoudrait nos problèmes, j’attends toujours qu’on m’explique qu’est-ce qu’on pourrait faire de plus que nous n’ayons pas déjà fait par le passé, sans que ça n’empêche quoi que soit.
            Ces soi-disant “solutions” ne traitent aucun des problèmes structurels qui font que nous en sommes là, et nous subirions en plus tous les inconvénients de nous soumettre à nouveau à la spéculation monétaire directe internationale.

            Les solutions sont définitivement ailleurs.

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  • Ghislaine Roudil // 28.04.2017 à 16h15

    Valéry Giscard d’Estaing parlait de monnaie commune comme référence mais pas de monnaie unique !

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  • Croce // 28.04.2017 à 17h18

    J’ai une solution qui vaut ce qu’elle vaut !
    Comme la Communauté Européenne n’est qu’un vulgaire protectorat américain composé de 27 républiques bananières sans la moindre possibilité d’indépendance, autant aller jusqu’au bout !
    Etant-donné que l’euro et le dollar sont à peu près de même valeur, pourquoi ne pas supprimer l’euro et lui substituer le dollar ? Comme ça, plus de problème avec la planche à billets verts !
    Comme ça, les Etats-Unis s’enrichiront de 27 nouveaux états, pour arriver à 77 ( il va falloir agrandir le drapeau pour y mettre toutes ces nouvelles étoiles ).
    Comme ça, nous seront définitivement soumis au Maître de l’Univers ( pas Dieu, l’autre ! ).

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  • vital // 28.04.2017 à 17h40
  • vital // 28.04.2017 à 18h11

    Connaissez-vous le Conseil National de Transition de France ? http://www.conseilnational.fr/
    Votre avis sur la marche du 6 mai ? https://www.youtube.com/watch?v=NxU-2lRiEYY

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  • Haricophile // 30.04.2017 à 19h18

    L’Euro est un outil ni bon ni mauvais en soi, c’est la manière dont on l’a implémenté et géré avec tout ce qu’il y a autour qui nous a foutu dedans. La technocratie neutre et impartiale c’est du pipo intégral et c’est sur ce pipo qu’on a construit une europe faussement démocratique qui s’achève en europe antidémocratique qui protège tout sauf les citoyens européens a coup de traités secret, d’agence européenne de propriété intellectuelle même pas européenne, d’assassinat de la Grèce, de guerres otaniques, de présidents-de-commission-Goldman-Sachs etc. etc. etc.

    L’euro en lui même aurait pu être un bon outil. Aurait pu…

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  • Christian26 // 02.05.2017 à 17h52

    Bonjour,
    Merci pour ce billet très explicite qui nous éclaire sur les dysfonctionnements de l’euro. C’est bien plus complexe que la caricature du pouvoir d’achat et du prix de la baguette de pain!.
    L’euro avantage donc l’Allemagne avec son outil industriel hypertrophié (ses coûts salariaux de l’Est, sa TVA sociale…), ce qui malmène l’industrie (quant elle n’est pas décimée!) des pays voisins et les obligent vainement et dans la douleur des ajustement structurels loi travail, baisse des prestations sociales…. .
    Mais comment porter ce sujet dans le débat public sans être traité de germanophobe et surtout comment intéresser les Français à un problème, qui est ignoré par la plupart d’entre nous et qui par les effets dévastateur sur notre économie, provoque la montée continue des mouvements extrémistes?
    C’est gros travail de sensibilisation et de pédagogie en perspective, qui très au dessus des possibilités du ” 20h00.”.

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    • lois-economiques // 03.05.2017 à 09h43

      ce qui malmène l’industrie (quant elle n’est pas décimée!) des pays voisins et les obligent vainement et dans la douleur des ajustement structurels loi travail, baisse des prestations sociales…

      .
      L’industrie est également bien malmené dans les pays qui n’ont pas l’euro et les ajustements structurels sont omniprésents partout.
      L’euro n’a rien à voir sur ce plan.

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      • Christian26 // 04.05.2017 à 20h46

        c’est vrai, mais ils leur restent aussi la possibilité d’un ajustement par le taux de change ce qui est exclu en zone euro.

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  • M6771 // 03.05.2017 à 08h58

    Entièrement d’accord avec Naulot. Il est étonnant de n’entendre parler que du risque politique alors que 2 autres dangers sont susceptibles de nous faire sortir de la zone euro : une cessation de paiement ou Target 2

    De ces 3 dangers, quel est le plus proche et le plus probable ?

    Une décision politique : L’actuel Traité sur le fonctionnement de l’Union exprime la volonté de créer une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe et affirme que l’entrée dans l’euro est un acte irrévocable et sans retour. La seule possibilité est d’activer l’article 50 du TUE, comme vient de le faire la Grande Bretagne, de dénoncer et de renégocier l’ensemble des accords qui lient la France à l’UE. Par contre il n’y a aucun article pour quitter l’euro. C’est même interdit par le TUE. En effet, au moment du déclenchement, il est impératif de mettre en place un contrôle des changes.

    Or ce contrôle est contraire à l’article 56 du TUE : ”Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites”. Le risque politique est indéniable mais limité car la sortie est compliquée !

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  • M6771 // 03.05.2017 à 09h01

    Et pourtant nos différences de compétitivité doivent être compensées soit par des efforts, parfois très lourds, demandés aux populations ( Chypre, Grèce, Espagne, Portugal, Italie ), soit par une politique de transfert refusée par l’Allemagne qui n’en a ni la volonté, ni les moyens, soit par les deux. Sans gouvernance économique commune, sans Union politique et fiscale, les écarts continuent à se creuser avec, pour conséquence, 2 autres dangers, beaucoup plus graves, me semble-t-il :

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  • M6771 // 03.05.2017 à 09h03

    Une cessation de paiement : Un rapport confidentiel du FMI de janvier 2017 juge que la dette grecque est « explosive » et l’allègement promis par l’Eurozone peu « crédible ». Il ne peut, dans ces conditions, contribuer financièrement au plan de sauvetage de 86 milliards. Ce que contestent les Allemands qui demandent la mise en œuvre de nouvelles mesures d’austérité à un Pays exsangue, dont le PIB est tombé de 245 à 180 milliards avec une dette de 340 ! Mais qui va oser faire sortir la Grèce !!! Même situation pour l’Italie jugée à haut risque par Joseph STIGLITZ, qui évoque sa possible sortie de l’euro du fait d’un secteur bancaire instable et vulnérable. La sortie d’un seul Pays mettrait un terme à l’actuelle zone monétaire.

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  • M6771 // 03.05.2017 à 09h03

    Target 2 : L’évolution du solde de la balance des paiements de l’Allemagne avec les autres États membres de la zone euro devient proprement alarmante. Target 2 a remplacé le marché des changes qui permettait de réajuster la valeur des monnaies avant l’arrivée de l’euro. Dans Target 2, l’excédent de la balance des paiements de l’Allemagne avec l’Italie est de 380 milliards, avec l’Espagne de 250, avec la Grèce de 110, avec la France de 90 et le rythme de croissance de ces excédents s’accélère : Faute d’être suffisamment compétitifs, les Pays du sud continuent inexorablement à se vider de leur substance au profit de la Banque centrale allemande qui engrange aujourd’hui plus de 850 milliards de créances douteuses ( 27 % du PIB ) … avec le risque de dégrader définitivement la solidité du bilan de la Bundesbank qui offre à des clients insolvables des facilités de paiement gagées sur des titres sans valeur !

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  • M6771 // 03.05.2017 à 09h04

    Or, pour les Allemands, le maintien de la valeur de la monnaie est un tabou politique, économique et moral. Lorsque l’euro était à 1,45, les excédents commerciaux allemands ne dépassaient pas 3 % du PIB, avec un euro à 1,05, ils grimpent à 8 % !!! L’Allemagne a structurellement besoin d’un euro fort, alors que la France et les Pays du Sud ont besoin d’un euro faible. Le piège de l’euro est en train de se refermer sur l’Allemagne qui ne voudra pas supporter 1 000 milliards de créances douteuses de la part de Pays fragiles, peu compétitifs et parfois exsangues.

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  • M6771 // 03.05.2017 à 09h09

    De ces 3 dangers, Target 2 est peut-être le plus probable. D’autant qu’en France, sur les 5 dernières années, la dette a augmenté de 28 %, le PIB global de 5 %, le PIB marchand de 2 %, et le chômage de 40 % ( catégories A, B, C ), et cela dans un contexte de taux négatifs ! Il nous faut impérativement améliorer notre compétitivité et l’efficacité de la dépense publique qui contribue au 2/3 à l’augmentation du PIB. Tout cela passe par des réformes structurelles douloureuses qui nécessitent d’être comprises et acceptées, avec une cohésion nationale forte, un Parlement solide et uni, si nous voulons rester crédibles, donner vie au couple franco-allemand et rester dans la zone euro.

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