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8.août.20208.8.2020 // Les Crises

Eviter l’Apocalypse – Bernard Stiegler

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Le Collège international de philosophie a annoncé jeudi 6 août le décès de Bernard Stiegler, à l’âge de 68 ans. Directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), créé en 2005 au Centre Pompidou pour imaginer les mutations des pratiques culturelles entraînées par les technologies numériques, le philosophe avait axé sa réflexion sur le numérique et ses conséquences sociales.

Source : Le Média, Youtube, 12-11-2018

Des ravages la data economy jusqu’au dernier rapport du GIEC, tous les signaux montrent que l’humanité s’est mise elle-même en grand danger. Aujourd’hui « l’Entretien Libre » reçoit le philosophe Bernard Stiegler, fondateur du groupe Ars Industrialis, et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du centre Georges-Pompidou. Auteur d’une œuvre profondément originale, il s’intéresse notamment aux mutations sociales, politiques et psychologiques provoquées par la « révolution numérique ». On publie aujourd’hui deux livres de lui, « Qu’appelle-t-on panser ? » (LLL), et « La technique et le temps » (Fayard), réédition augmentée de sa thèse.

Source : Le Média, Youtube, 12-11-2018

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Commentaire recommandé

TomTom // 25.02.2020 à 10h49

Rassurez-vous : son propos sur l’entropie ne veut rien dire. Les dix premières minutes sont un gloubiboulga de poncifs sur l’entropie, connexions hasardeuses de concepts, et autres jargonnages creux.

Il n’est clairement pas un spécialiste de thermodynamique (macro ou statistique) mais plutôt un penseur qui a trouvé un concept, en a extrait quelques idées séduisantes sans les comprendre, et utilise ces prémices pour bâtir un raisonnement dont ça procède plus du miracle que de la rigueur qu’il arrive à en extraire une conclusion.

Il suffit d’entendre son vocabulaire. « Dissiper de l’entropie », ou bien le fait qu’il lui faut moins de cinq minutes pour violer le premier principe de la thermodynamique (la conservation de l’énergie à l’échelle de l’Univers) en vertu d’une exploitation bancale du second (l’entropie d’un système isolé ne peut qu’augmenter).

27 réactions et commentaires

  • Rond // 23.02.2020 à 08h20

    N’est-ce pas une rediffusion sur les Crises ? En tout cas, excellent choix. Bonne écoute !

      +8

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  • Claude MAURIER // 23.02.2020 à 08h41

    Simplement brillantissime documentation ! Voilà des explications clairement exprimées. Accessibles. Merci Monsieur Stiegler.

      +7

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  • Gérard // 23.02.2020 à 10h18

    Avec ce monsieur Stiegler, on franchit un cap dans la compréhension du monde qui nous entoure, on a l’impression de gagner vingt points de QI d’un coup (pour peu que cela veuille dire quelque chose), ses explications sont lumineuses, un grand merci à lui et à tous ceux qui permettent la diffusion de ces considérations au plus grand nombre. Il y a énormément d’idées géniales de réflexion dans cette entretien d’une grande richesse de pensée.

      +11

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    • TomTom // 25.02.2020 à 10h49

      Rassurez-vous : son propos sur l’entropie ne veut rien dire. Les dix premières minutes sont un gloubiboulga de poncifs sur l’entropie, connexions hasardeuses de concepts, et autres jargonnages creux.

      Il n’est clairement pas un spécialiste de thermodynamique (macro ou statistique) mais plutôt un penseur qui a trouvé un concept, en a extrait quelques idées séduisantes sans les comprendre, et utilise ces prémices pour bâtir un raisonnement dont ça procède plus du miracle que de la rigueur qu’il arrive à en extraire une conclusion.

      Il suffit d’entendre son vocabulaire. « Dissiper de l’entropie », ou bien le fait qu’il lui faut moins de cinq minutes pour violer le premier principe de la thermodynamique (la conservation de l’énergie à l’échelle de l’Univers) en vertu d’une exploitation bancale du second (l’entropie d’un système isolé ne peut qu’augmenter).

        +38

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      • chimiste // 08.08.2020 à 19h24

        Comme le dit Klein, il faut déjà un certain niveau de compétence pour se faire une idée de son niveau d’incompétence. Clairement Stiegler et d’autres penseurs modernes –j’écoutais encore aujourd’hui la quantité de bétises pseudo-scientifiques débitées par Onfray chez thinkerview, Onfray que par ailleurs j’apprécie– n’ont pas la moindre compétence en physique, d’où leur certitude d’en avoir…

          +6

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        • Alfred // 09.08.2020 à 21h04

          Clairement. Le passage d’onfray chez thinkerview m’a énormément déçu. Le type (que j’apprécie énormément malgré ses nombreux défauts) a laissé apparaître un défaut que je lui ignorait: l’incapacité puérile à dire « je ne sais pas » et son corollaire pathétique qui consiste à broder doctement sur un sujet qu’on ne maîtrise visiblement pas. L’ego perd les hommes.
          Ceci état dit vu la pauvreté du paysage politico intellectuel il vaut mieux qu’il existe et qu’il continue.

            +3

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  • Tepavac // 23.02.2020 à 14h31

    C’est agréable de ré-entendre cet echange posé, sans violence, avec des informations essentielles, et surtout loin des querelles partisanes, jamais ni claires et encore moins dénuées d’arrière visées de monopole.

    Bon dimanche à vous

      +4

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  • M.Smith // 23.02.2020 à 18h18

    Oui mais non. Les rediffusion c’est bien (si on a manqué la diffusion), l’actualité c’est mieux.

    Dans la vidéo de 2018 Stiegler parle d’un « memorandum of understanding » qui sera déposé le 10 janvier 2020 à l’ONU (Genève) par son collectif Internation.
    Voici donc la Conférence de presse (de cet ex futur 10 janvier) :
    https://www.youtube.com/watch?v=_fmc-VPtWx8
    Ou il annonce son prochain projet, une Association des amis de la génération de Thunberg. Herbergé sur Mediapart :
    https://blogs.mediapart.fr/les-amis-de-la-generation-thunberg
    A qui est dédicacé son dernier livre (février 2020) « Qu’appelle-t-on panser, Tome 2 : La leçon de Greta Tunberg » :
    http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Qu_appelle_t_on_Panser___T2-596-1-1-0-1.html
    Autre actualité :
    Interdit d’interdire (15 janvier 2020) – Bernard Stiegler : face à l’urgence climatique, que faire ?
    https://www.youtube.com/watch?v=-y9jbSwBfOU
    France culture (10-14 février 2020) vient de consacrer 5 émissions à l’auteur (10-14 février) :
    https://www.franceculture.fr/emissions/series/bernard-stiegler

    Des idées intéressantes (pas vraiment nouvelles), pas de remise en question radicale de notre société (des partenariats discutables) (Mais je n’ai pas encore tout écouté).

      +31

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  • Bouddha Vert // 24.02.2020 à 00h08

    C’est avec plaisir mais sans gourmandise que j’ai écouté M Stiegler, une intervention beaucoup plus structurée que lors de l’entretien, présenté également ici, avec Taddéï.
    Merci aux crises.
    Sans avoir lu son ouvrage il me semble que faute de pansements, il parle surtout de réveils mais pas de ceux des lendemains qui chantent.

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  • Geoffrey // 24.02.2020 à 11h22

    MOI, je dis que « tout çà », c’est un logos mou, du radotage…

    pour occuper l’espace médiatique et le temps des auditeurs,

    afin de NE PAS FAIRE LE RÉVOLUTION (on ne peut pas être au four et au moulin)

    car compiler des analyses et autres monographies jusqu’à la in du monde, c’est tout à fait envisageable…mais ça reste stérile (comme un vulgaire mouvement de gilets jaunes).

    Geof’Rey, neo-communiste belge

      +18

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    • Cyd // 09.08.2020 à 14h37

      La révolution est d’abord un mal, un mal parfois nécessaire certes, mais un mal où les braves gens se font trucider et les plus immoraux finissent par prendre le pouvoir

      La révolution ça ne se prépare pas, au contraire on travaille à essayer de l’eviter en réglant les problèmes en amont pour éviter les impasses qui elles se règlent dans le sang

        +1

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  • jc // 24.02.2020 à 14h58

    Il me semblait que la philosophie se voulait au-dessus des sciences et techniques. Or, pour montrer que la science actuelle n’en est pas une, Stiegler utilise des théories (avec leurs postulats, axiomes et règles) qui sont issues de disciplines « régionales », comme la physique (thermodynamique), les mathématiques ou la biologie « théorique ».

    Il n’en reste pas moins que je suis d’accord avec sa conclusion (17′) que la science actuelle exige de tout réduire à la mesure et à la calculabilité, efficience oblige, refusant en particulier d’utiliser la causalité formelle et la preuve par analogie qui lui est liée (à quand le retour aux calculateurs analogiques et à l’étude des problèmes philosophiques que pose l’acceptation de ce type de preuve?). Pour résumer grossièrement la science moderne est quasi-exclusivement analytique -catalogique-, cerveau gauche, et refuse d’utiliser les capacités synthétiques -analogiques- du cerveau droit; la science moderne est hémiplégique et, en partie pour cette raison, accepte que l’intelligence artificielle puisse un jour dépasser l’intelligence naturelle.

      +5

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    • jc // 24.02.2020 à 14h59

      (suite)

      En ce qui concerne l’évolution du climat , je pense que le rôle d’un véritable philosophe disposant pleinement de ses deux cerveaux est de s’intéresser philosophiquement aux différentes théories de l’évolution et en particulier aux différentes théories de la prédiction. C’est selon moi le rôle d’un philosophe d’examiner les méthodes qui permettent -disons au Giec pour fixer les idées- de synthétiser la masse considérable de données analytiques et numérisées (« La raison a des jugements synthétiques et pas seulement analytiques », 25′).

      Whitehead: « La fonction de la raison c’est de produire des bifurcations » (25’20). Je rajouterai « et des confluences », car l’analyse n’est pas la panacée, il ne faut pas négliger la synthèse. L’ordinateur est indispensable à la fois aux calculs (analyse) et à l’utilisation du World Wide Web (synthèse), il est symboliquement à la fois comme le glaive du gladiateur qui sépare et comme le filet (le net!) du rétiaire qui réunit.

        +5

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    • jc // 24.02.2020 à 15h01

      (fin)

      Stiegler (27’40): « Il est absolument fondamental d’avoir une recherche scientifique qui n’est pas finalisée par le gain ». Du retour des causes finales, et donc du choix de société: dans quel but faisons-nous ce que nous faisons (Stiegler n’écarte pas l’idéal de puissance…)? Pour moi c’est « bêtement » là qu’intervient l’entropie sous une forme que tout le monde ressent (et le lecteur ne perd pas grand chose en ignorant les argumentations savantes qui ont précédé): l’argent corrompt. La corruption est une lyse, une déstructuration (qu’elle soit catalyse -le poisson pourrit par la tête, proverbe chinois- ou une analyse -sape par les fondations); l’attitude réductionniste -actuellement dominante en science- doit être rééquilibrée par une attitude holiste, synthétisante (permise ou, pour le moins facilitée, par le remplacement de l’analyse par la notion plus subtile de différenciation).

      Je suis entièrement d’accord avec ce que dit Stiegler (31’45): il faut modifier notre façon de concevoir l’organisation sociale (l’industrie, l’économie, etc.) en ayant pour objectif la valorisation de la néguentropie (le vivant en particulier) alors que, dit Steigler: « Aujourd’hui la macro-économie repose sur la valorisation de l’entropie, c’est-à-dire qu’elle repose sur la valorisation de ce qui est destructif, de ce qui est toxique pour l’humanité ». Le pognon…

        +10

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      • Dominique Gagnot // 24.02.2020 à 17h54

        C’est là une manière extrêmement sophistiquée (et incompréhensible pour le grand nombre) d’exprimer des choses triviales : les grands propriétaires et banquiers dominent le monde en le détruisant, alors qu’il faudrait au contraire remettre la biosphère en état.

          +13

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      • Genuflex // 24.02.2020 à 22h23

        Je vous invite à visionner une intervention de Marc Henry sur l’entropie, sur la chaine de « vers de terre production », sur youtube. Il me semble humblement rafraichir ce vieux concept d’entropie, si maltraité.
        Nous imaginons intuitivement notre milieu terrestre comme un système physique fermé et plutôt ordonné, car c’est ce que nous percevons autour de nous. Ce serait une erreur d’appréciation qui entrainerait un biais. La terre est un système ouvert, recevant un flux énergétique solaire important, dissipant de l’entropie en la diffusant vers l’extérieur du système. La terre produit énormément d’entropie. Ce serait même ce qui caractériserait la vie, et pas l’inverse. En cela il rejoint la proposition de François Roddier. La planète terre, système ouvert traversé par des flux d’entropie.
        Marc Henry propose alors de déplacer notre centre d’attention de l’énergie vers l’entropie. L’entropie serait première, et le flux d’énergie en découlerait.
        Et comme la physique quantique nous dit que la matière = énergie, que le vide n’est pas vide, et qu’émerge de celui-ci par phénomène ondulatoire la matière et l’énergie, que le temps ne semble pas non plus si pertinent que ça comme grandeur physique… Bon, la je m’y perds, mais dans le champs de la physique c’est la révolution copernicienne en ce moment.
        Stiegler me semble se référer à un mode de pensée qui ne peut expliquer le monde dans lequel nous vivons, ni celui à venir, malgré tout le « name droping » dont il fait preuve, et son éloquence.

          +6

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        • jc // 25.02.2020 à 08h06

          Genuflex: « La planète terre, système ouvert traversé par des flux d’entropie. »

          René Thom (philosophe-mathématicien):  » Le modèle universel.
          On peut se faire une idée de ce modèle universel par la métaphore que voici : d’où provient en dernière analyse, la vie sur notre planète ? Du flux continuel d’énergie lumineuse émis par le soleil. Les photons solaires arrivés au contact du sol ou de l’eau des océans, y sont immédiatement stoppés et leur énergie se dégrade brutalement en énergie
          thermique. Il en résulte que la surface de discontinuité définie par la terre et l’eau est aussi une onde de choc, une véritable falaise où s’effondre la néguentropie du rayonnement solaire.

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          • Kasper // 08.08.2020 à 08h27

            « Il en résulte que la surface de discontinuité définie par la terre et l’eau est aussi une onde de choc, une véritable falaise où s’effondre la néguentropie du rayonnement solaire. »

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Impostures_intellectuelles

            Je pose ça la, comprenne qui veut. Le livre est trouvable en PDF, et toujours d’actualité 23 ans plus tard.

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        • jc // 25.02.2020 à 08h09

          (suite)

          On peut considérer la vie comme une érosion en quelque sorte souterraine de cette falaise qui lisse la discontinuité. Une plante par exemple, n’est autre chose qu’un déferlement
          de la terre en direction de la lumière et la structure ramifiante des tiges et des racines est celle même qu’on observera sur un cours d’eau ravinant la falaise et finissant sur un cône d’éboulis. Les plastides, véritables pièges à photons, sont les orifices minuscules où s’amorce cette circulation souterraine. L’énergie stockée sous la forme noble d’énergie chimique,
          commence sa lente dégradation. Comme un fluide, elle dévale souterrainement la falaise et sa circulation réalise à l’envers la pyramide écologique des êtres vivants. Chaque espèce vivante est une singularité structurellement stable, une chréode de cette circulation. De même qu’en Hydrodynamique, en régime de turbulence, l’énergie s’écoule des oscillateurs de basse fréquence vers les oscillateurs à haute fréquence pour finir dans le chaos thermique, ainsi dans la vie, les êtres à métabolisme lent (végétaux) sont la proie de ceux à métabolisme plus rapide (animaux). »

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        • jc // 25.02.2020 à 08h24

          Genuflex: « Stiegler me semble se référer à un mode de pensée qui ne peut expliquer le monde dans lequel nous vivons, ni celui à venir, malgré tout le “name droping” dont il fait preuve, et son éloquence. »

          Je suis assez d’accord avec vous. Les vénérables principes de la logique aristotélicienne -identité, non-contradiction, tiers exclu- sont, selon moi, en train de vivre leurs derniers instants pour faire place à la logique quantique du chat de Schrödinger (à la fois vivant et mort). Personnellement j’aime à remplacer le terme « désordre » que Mr Main Stream mesure par l’entropie par le terme « inconnaissance », l’entropie devenant la mesure de l’inconnaissance d’un système plutôt que la mesure de son désordre. (Cette terminologie laisse entrevoir que ma vision du monde est beaucoup plus déterministe que celle de Mr Main Stream…)

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          • vert-de-taire // 08.08.2020 à 10h10

            Voilà bien des détours pour expliquer un fonctionnement très simple : la prise de pouvoir par l’accumulation d’argent permettant d’acheter tout, question de temps et de propagande.

            Ceci grâce à l’opportunisme ordinaire du vivant, c’est à dire d’individus éphémères.

              +3

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  • clauzip12 // 25.02.2020 à 00h49

    Afin d’agir efficacement en prenant les affaires par le bon bout posons nous les questions suivantes:
    -qui a intérêt à ce que rien ou presque ne change avant le crash ?
    -quels seront ou espèrent être les plus grands bénéficiaires après le crash?
    Des lors l’action conjuguée des perdants potentiels pourra inverser la tendance négative.
    Cela implique par conséquent un abandon ferme des comportements et habitudes qui ont conduit à notre situation.
    Une méthode,pour les jeunes ou autres manifestants;écriteaux,slogans certes mais surtout apprenez à vous projeter ,et cela, fréquemment et concraitement avec qqs changements réguliers,vers la vie qui convient au contexte de vie nouveau que vous souhaitez .Adieu écrans ou presque…

      +5

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  • Leterrible // 08.08.2020 à 10h46

    Plus terre à terre , si j’ose écrire.. J’ai cru comprendre quelque part « qu’il s’était suicidé » (gravement malade et comprenant sa fin , désireux de ne pas la subir…)
    L’occasion de « ranimer » le débat sur la liberté de choix des conditions de fin de vie…?

      +3

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  • pseudo // 08.08.2020 à 14h14

    RIP à ce monsieur et condoléances à sa famille.
    Même si il subsistait des points de friction avec sa pensée, il faut, je crois, lui reconnaître d’avoir participer à faire vivre un débat contradictoire à haute voix. Ce n’est pas rien face l’inertie de nos système politique et sociaux.

      +1

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  • Dissonance // 08.08.2020 à 16h37

    Je me souviens d’une très longue conférence commune de Stiegler et Jorion, il y a quelques années de ça, qui avait achevé de constituer mon opinion sur « l’oeuvre » de ce monsieur: Un jargonnage presque totalement creux. L’art et la manière d’enfoncer des portes ouvertes dans les termes les plus abscons possibles, du « name-dropping » à foison, le tout avec une petite dose de mauvais caractère et d’autoritarisme larvé en prime.

    A la fin de cette conférence, un évènement remarquable s’est produit au cours des questions du public. Un auditeur un peu embarassé prend le micro et explique en substance qu’il n’a à peu près rien compris de ce qui s’est dit dans les deux heures précédentes, et demande à Stiegler s’il pourrait en produire une synthèse simplifiée qui puisse servir de résumé de la soirée pour des discussions futures. La réponse de Stiegler fut d’antologie: 2 minutes d’enfumage supplémentaires pour dire que c’était une excellente question mais qu’en l’état, il était incapable d’y répondre. Du génie, en quelque sorte.

    (la conférence entière est disponible ici, mais si vous voulez juste rire un peu, le moment savoureux dont je viens de parler est à 2h12.)

      +4

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  • jefresi // 09.08.2020 à 19h29

    Et bla bla bla, la néguantropie, et autres concepts régressifs adaptés à décrire le déclin de la société capitaliste. Son discours enjôleur est truffé de contradictions. Sous prétexte de la prolétarisation généralisée de la société engendré par le capitalisme, Bernard Stiegler cherche à sauver de l’apocalypse la couche petite bourgeoise dont il fait parti. Ces « prolétaires » en puissance devraient résister à cette tendance. C’est tout le discours de Bernard Stiegler.
    Par contre, sous un langage plus ou moins abscons, novlangue, il annonce un nouveau contenu social surtout sans le nommer. Or le seul nom qu’il puisse être donné à l’heure du déclin du capitalisme pour résister, donc réactionnaire, coercitif, étouffant a pour nom : le fascisme. Ce beau parleur, Bernard Stiegler, propage la politique nauséabonde de son parti adoré le PCF, porteur d’un stalinisme encore fumant . Paix à son âme.

      +1

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