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7.décembre.20187.12.2018 // Les Crises

Faites ce que vous voulez, mais votez Moubarak ! Par Frédéric Lordon

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Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 05-12-2018

Egon Schiele — « Selbstbildnis in gelber Weste » (« Autoportrait en veste jaune »), 1914.

Fin de monde ?

La chute d’un ordre de domination se reconnaît à la stupéfaction qui se lit sur les visages de ses desservants. Samedi, le spectacle n’était pas seulement dans la rue. Il était, et il dure toujours depuis, sur les faces ahuries de BFM, de CNews, de France 2, et d’à peu près tous les médias audiovisuels, frappées d’incompréhension radicale. Que la stupidité ait à voir avec la stupéfaction, c’est l’étymologie même qui le dit. Les voilà rendues au point d’indistinction, et leur spectacle commun se donne comme cette sorte particulière d’« information » : en continu.

Comme l’esprit se rend préférentiellement aux idées qui font sa satisfaction et là où il trouve du confort, les trompettistes du « nouveau monde » et du « macronisme révolutionnaire », sans faire l’économie d’une contradiction, retournent invariablement à l’écurie de leurs vieilles catégories, les catégories du vieux monde puisque c’est celui-là qui a fait leur situation, leurs émoluments et leur magistère (lire « Macron, le spasme du système »). Et les voilà qui divaguent entre l’ultradroite et l’extrême gauche, ou l’ultragauche et l’extrême droite, cherchent avec angoisse des « représentants » ou des « porte-parole » présentables, voudraient une liste circonstanciée de « revendications » qu’on puisse « négocier », n’en trouvent pas davantage, ni de « table » autour de laquelle se mettre. Alors, en désespoir de cause, on cherche frénétiquement avec le gouvernement au fond du magasin des accessoires : consultations des chefs de parti, débat à l’Assemblée, réunion avec les syndicats — l’espoir d’une « sortie de crise » accrochée à un moratoire sur la taxe gasoil ? un Grenelle de quelque chose peut-être ? C’est-à-dire pantomime avec tout ce qui est en train de tomber en ruine. Voilà où en sont les « élites » : incapables de seulement voir qu’il n’est plus temps, que c’est tout un monde qui est en train de partir en morceaux, le leur, qu’on ne tiendra pas pareille dislocation avec du report de taxe ou des taux minorés, bien content si les institutions politiques elles-mêmes ne sont pas prises dans l’effondrement général. Car il ne s’agit pas d’un « mouvement social » : il s’agit d’un soulèvement.

Car il ne s’agit pas d’un « mouvement social » : il s’agit d’un soulèvement.

Quand une domination approche de son point de renversement, ce sont toutes les institutions du régime, et notamment celles du gardiennage symbolique, qui se raidissent dans une incompréhension profonde de l’événement — l’ordre n’était-il pas le meilleur possible ? —, doublée d’un regain de hargne, mais aussi d’un commencement de panique quand la haine dont elles font l’objet éclate au grand jour et se découvre d’un coup à leurs yeux. Ceci d’autant plus que, comme il a été noté, la singularité de ce mouvement tient à ce qu’il porte désormais l’incendie là où il n’avait jamais été, et là où il doit être : chez les riches. Et sans doute bientôt, chez leurs collaborateurs.

À Paris, la contestation des « gilets jaunes » gagne les lieux du pouvoir
En regard, les parcours habituels des manifestations et les rassemblements des 24 novembre et 1er décembre 2018.

On lit que la directrice de BFM est restée interloquée d’entendre scander « BFM enculés » sur les Champs, et que le président de la société des journalistes a découvert, dans le même état, que « cela ne vient pas de militants mais de gens du quotidien ». Les pouvoirs de ce genre, ceux de la tyrannie des possédants et de leurs laquais, finissent toujours ainsi, dans la sidération et l’hébétude : « ils nous détestent donc tant que ça ». La réponse est oui, et pour les meilleures raisons du monde. Elle est aussi qu’après toutes ces décennies, le moment est venu de passer à la caisse et, disons-le leur dès maintenant, l’addition s’annonce salée. Car il y a trop d’arriérés et depuis trop longtemps.

Depuis les grèves de 1995, la conscience de ce que les médias censément contre-pouvoirs sont des auxiliaires des pouvoirs, n’a cessé d’aller croissant. Du reste, ils ont œuvré sans discontinuer à donner plus de corps à cette accusation à mesure que le néolibéralisme s’approfondissait, mettait les populations sous des tensions de plus en plus insupportables, qui ne pouvaient être reprises que par un matraquage intensif des esprits, avant qu’on en vienne à celui des corps.

C’est à ce moment que, devenant ouvertement les supplétifs du ministère de l’intérieur en plus d’être ceux de la fortune, ils se sont mis à rendre des comptages de manifestants plus avantageux encore que ceux de la préfecture, puis à entreprendre de dissoudre tous les mouvements de contestation dans « la violence » — et par-là à indiquer clairement à qui et à quoi ils avaient partie liée.

C’est peut-être en ce lieu, la « violence », que la hargne des laquais trouve à se dégonder à proportion de ce qu’ils sentent la situation leur échapper. Au reste, « condamner » ayant toujours été le meilleur moyen de ne pas comprendre, à plus forte raison poussé par des intérêts si puissants à la cécité volontaire, « la violence des casseurs » a été érigée en dernière redoute de l’ordre néolibéral, en antidote définitif à toute contestation possible — sans par ailleurs voir le moins du monde le problème à célébrer le 14 juillet 1789 ou commémorer Mai 68 : folle inconséquence de l’Histoire embaumée, mise à distance, dévitalisée, et privée de tout enseignement concret pour le présent.

C’est peut-être en ce lieu, la « violence », que la hargne des laquais trouve à se dégonder à proportion de ce qu’ils sentent la situation leur échapper.

En tout cas, dans le paysage général de la violence, les médias, surtout audiovisuels, ont toujours pris ce qui les arrangeait en ayant bien soin de laisser le reste invisible, donc la violence incompréhensible, par conséquent à l’état de scandale sans cause : le mal à l’état pur. Mais pourquoi, et surtout au bout de quoi, les Conti envahissent-ils la sous-préfecture de Compiègne, les Goodyear séquestrent-ils leur direction, les Air France se font-ils une chemise de DRH, et certains gilets jaunes sont-ils au bord de prendre les armes ? Qu’est-ce qu’il faut avoir fait à des gens ordinaires, qui ont la même préférence que tout le monde pour la tranquillité, pour qu’ils en viennent à ces extrémités, sinon, précisément, les avoir poussés à toute extrémité ?

Le déni de la violence sociale est cette forme suprême de violence à laquelle Bourdieu donnait le nom de violence symbolique, bien faite pour que ses victimes soient réduites à merci : car violentées socialement, et méthodiquement dépouillées de tout moyen d’y résister « dans les formes » puisque tous les médiateurs institutionnels les ont abandonnées, elles n’ont plus le choix que de la soumission intégrale ou de la révolte, mais alors physique, et déclarée d’emblée odieuse, illégitime et anti-démocratique — normalement le piège parfait. Vient cependant un moment où la terreur symbolique ne prend plus, où les verdicts de légitimité ou d’illégitimité volent à leur tour, et où la souffrance se transforme chimiquement en rage, à proportion de ce qu’elle a été niée. Alors tout est candidat à y passer, et il ne faudra pas s’en étonner : permanences de députés, banques, hôtels particuliers, préfectures, logiquement plus rien n’est respecté quand tout a failli.

Il est vrai qu’à ceux qui ont lié leur position et leurs avantages au cadre du moment, et qui n’ont cessé de répéter qu’il n’y en avait ni de meilleur ni simplement d’autre possible, l’irruption du hors-cadre radical ne laisse aucune autre solution de lecture que « l’aberrant », le « monstrueux », ou mieux encore, quand elle est « avérée », la « violence ». Encore fallait-il qu’elle demeure marginale pour pouvoir être maintenue dans son statut de monstruosité, et puis aussi qu’on occulte systématiquement la responsabilité de celle des forces de police. Mais ce sont ces deux conditions qui sont en train d’être détruites en ce moment.

La première parce que les « gilets jaunes » offrent à profusion cette figure oxymorique, incompréhensible pour les pouvoirs, des « braves gens enragés ». « Enragé » normalement c’est « enragé », c’est-à-dire ultra-radical-minoritaire. Ça ne peut pas être « braves gens », qui veut dire majorité silencieuse — ou bien contradiction dans les termes. Or, si. Assez simplement même : on est enragé quand on est poussé à bout. Il se trouve qu’au bout de 30 ans de néolibéralisme parachevés par 18 mois macroniens de guerre sociale à outrance, des groupes sociaux entiers ont été poussés à bout. Alors enragés.

Les « gilets jaunes » offrent à profusion cette figure oxymorique, incompréhensible pour les pouvoirs, des « braves gens enragés »

Croyant que ce dont ils ne parlent pas n’existe pas, les médias ne les avaient pas vu venir ces enragés-là. Mais voilà, ils sont là, produits d’une longue et silencieuse accumulation de colère, qui vient de rompre sa digue. Ceux-là on ne les fera pas rentrer facilement à la maison. Et ceci d’autant moins qu’avec la naïveté des « braves gens », ils ont expérimenté, à l’occasion de leur première manifestation pour beaucoup d’entre eux, ce que c’est que la violence policière. En sont restés d’abord sidérés. Puis maintenant, s’étant repris, dégoupillés pour de bon. Alors on ne compte plus ceux qui, à l’origine « braves gens » certifiés, sont pris dans un devenir-casseur — comme certains autres, débitant des palettes sur un rond-point pour construire une cabane, sont pris dans un étonnant devenir-zadiste.

Gageons d’ailleurs que des révisions de grande ampleur doivent être en train de s’opérer dans leurs esprits. Car tous ces gens qui depuis 2016 et la loi El Khomri, jusqu’à 2018 avec Notre-Dame-des-Landes et les ordonnances SNCF, avaient été abreuvés de BFM et de France Info, invités à pleurer les vitres de Necker, se retrouvent aujourd’hui dans la position structurale des casseurs, en vivent la condition de violence policière et médiatique, et savent un peu mieux à quoi s’en tenir quant à ce que ces deux institutions diront désormais des « ultras violents radicalisés ». En tout cas c’est très embêtant pour les chaînes d’information en continu cette affaire : car si le devenir-casseur prend cette extension, que pourra donc encore vouloir dire « casseur » ?

L’autre condition est de maintenir les agissements réels de la police hors-champ. Sur ce front-là, on se battra jusqu’au bout dans les chefferies audiovisuelles. Le mensonge par occultation est général, acharné, épais comme de la propagande de dictature. La population basculerait instantanément dans l’indignation si elle avait l’occasion de voir le dixième de ce que les grands médias audiovisuels lui cachent systématiquement, ainsi ces vidéos d’une vieille dame en sang gazée ou d’un retraité matraqué. Quand France Info nous avait saoulés jusqu’à la nausée des vitres de Necker ou du McDo en feu, aucun flash à la mi-journée de lundi n’avait encore informé de la mort d’une octogénaire tuée par une grenade lacrymogène. Les robots de BFM n’opposent jamais aucune image aux syndicalistes policiers qui disent qu’on les « matraque » (sic !) et qu’on les « mutile ». Mais, si les mots ont encore un sens, de quel côté du flashball ou du lanceur de grenades compte-t-on les éborgnés et les mains arrachées ? On se demande si Nathalie Saint-Cricq ou Apathie garderaient leur déjeuner si on leur montrait au débotté les photos proprement insoutenables (il s’agit de blessures de guerre) de manifestants mutilés — vraiment — par les armes de la police. On ne sache pas qu’il se soit encore trouvé un seul grand média audiovisuel pour montrer en boucle, comme ils le font d’habitude, aux « braves gens » pas encore devenus casseurs cette vidéo d’un jeune homme roué de coups par huit policiers, qui achèverait de les informer sur le degré de confiance qu’il convient d’avoir en la « police républicaine » quand on met tout ça — ces dizaines de vidéos, ces centaines de témoignages — bout à bout.

Mais il y a une économie générale de la violence et on sait ce qu’elle donne quand elle est lancée : elle est réciprocitaire, divergente et peut emmener très loin. Nul ne sait jusqu’où dans la situation actuelle, et peut-être à des extrémités dramatiques. Mais qui l’aura déclenchée sinon Macron qui, après avoir déclaré la guerre sociale à son peuple, lui déclare la guerre policière, peut-être bientôt la guerre militaire, en compagnie des médias de gouvernement qui lui déclarent la guerre symbolique ? Le partage des responsabilités est d’autant plus clair que les offensés auront encaissé très longtemps sans mot dire : l’agression économique, le mépris élitaire, le mensonge médiatique, la brutalité policière. Or le mauvais génie de la réciprocité violente est une mémoire, et une mémoire longue. Sur un fil Twitter une baqueuse découvre sidérée — elle aussi, comme les primo-manifestants matraqués pour rien, mais en sens inverse, car, en définitive tout est affaire de sidération dans cette histoire, de sidérations opposées, qui passent les unes dans les autres, qui se nourrissent les unes les autres — la baqueuse, donc, découvre de quelle haine ses collègues et elle sont l’objet. Et l’on peine à le croire. Décidément toutes les institutions de la violence néolibérale tombent ensemble des nues. Les collégiens cernés et gazés au poivre par des flics accompagnés de chiens n’oublieront pas de sitôt ce moment de leur vie où s’est formé décisivement leur rapport à la police et, dans deux ans, cinq ans, cette police oublieuse qui les croisera de nouveau s’émouvra de la détestation brute qu’elle lira sur leurs visages — et n’y comprendra rien.

Et voilà que le corps préfectoral se met à avoir des sueurs froides à son tour. C’est qu’ils ont de quoi se sentir un peu seulets dans leurs hôtels. Depuis que la préfecture du Puy-en-Velay a brûlé, on sait de quoi « les autres » sont capables — oui, maintenant, de tout. Alors il est urgent de négocier un virage sur l’aile sans attendre, pour faire savoir par « quotidien de référence » interposé que l’Élysée macronien a quitté terre, que, eux, préfets, ont conscience des malheurs du peuple, qu’ils pourraient même se reconvertir en lanceurs d’alerte si on les écoutait. On tâchera quand même de se souvenir que ce sont ces préfets qui depuis Nuit debout font éborgner, grenader, et tirer-tendu.

Mais l’on y verra surtout le retour de ce qu’on pourrait appeler « la situation La Boétie », celle que le pouvoir s’efforce de nous faire oublier constamment, et d’ailleurs que nous oublions constamment, tant elle semble un incompréhensible mystère : ils sont très peu et règnent sur nous qui sommes nombreux. Il arrive cependant que le voile se déchire et que fasse retour la cruelle réalité arithmétique du pouvoir. Et c’est bien cet aveu touchant de candeur qu’a consenti samedi soir le sous-ministre de l’intérieur, en reconnaissant qu’il ne pouvait guère engager davantage de troupe à Paris quand toute la carte de France clignote et demande de la garnison. Un manager de la startup nation trouverait sans doute à dire que le dispositif est « stressé ». Le « stress du dispositif », c’est le retour de La Boétie. Nous sommes les plus nombreux. Nous sommes même beaucoup plus nombreux qu’eux. C’est d’autant plus vrai que le plein est loin d’avoir été fait et qu’il y a encore une belle marge de progression. Tout ça se vérifiera bientôt : lycéens, étudiants, ambulanciers, agriculteurs, tant d’autres.

Ils sont très peu et règnent sur nous qui sommes nombreux. Il arrive cependant que le voile se déchire et que fasse retour la cruelle réalité arithmétique du pouvoir.

Mais alors quoi ? L’armée ? L’adolescent désaxé qui est à l’Élysée en est très capable : n’utilise-t-il pas contre sa population des grenades qui sont des armes de guerre, et n’a-t-il pas fait placer des snipers avec fusils à lunettes au sommet de quelques bâtiments parisiens, image des plus impressionnantes, étonnamment offerte par Le Monde qui est peut-être en train de se demander lui aussi s’il n’est pas temps de lâcher son encombrant protégé dans un virage ?

En tout cas, terrible moment de vérité pour l’éditorialisme « faites ce que vous voulez ». On avait adoré le dégagisme à Tunis ou place Tahrir. Mais expliqué que ce qui est là-bas un merveilleux sursaut de la liberté est ici du populisme crasseux qui rappelle les heures sombres. Jusqu’ici ça tenait. Et voilà que « mais votez Macron » pourrait bien tourner Moubarak, mon dieu dans quelle mouscaille ne nous sommes-nous pas mis ? Et forcément, plus on pagaye pour en sortir, plus on en met partout. Tout revient, tout éclabousse. Or nous en sommes là : quand un pouvoir verse une prime exceptionnelle à des forces de l’ordre qui se rendent chaque jour plus odieuses, c’est qu’il redoute par-dessus tout d’être lâché par elles et que, toute légitimité effondrée, il ne tient plus que par son appareil de force, dans la main duquel en réalité il se remet entièrement. Faites ce que vous voulez, mais votez Moubarak.

Ce pouvoir est honni car il s’est méthodiquement rendu haïssable. Il paye une facture sans doute venue de très loin, mais dont il est le parachèvement le plus forcené, par conséquent l’endosseur le plus logique. Il n’a plus pour se cramponner que le choix de la répression sanglante, peut-être même de la dérive militaire. Il ne mérite plus que de tomber.

Frédéric Lordon

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 05-12-2018

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Commentaire recommandé

Politzer // 07.12.2018 à 07h44

Bravo bien dit. Il faut des propositions pour enrayer les violences de l appareil d etat.
INVESTIR la bourse!
Occuper ttes les prefectures
Lancer la greve generale
Isoler les casseurs pros et les soudards du regime en leur coupant vivres eau electricite fuel etc
Ne pas affronter les flics.crs gendarmes etc
C est ce que veulent les.criminels en puissance au pouvoir.
GREVE GENERALE . Creer des comites de quartiers partout. Il faut jeter dehors cette caste politique.honnie.

72 réactions et commentaires

  • Fritz // 07.12.2018 à 07h21

    Ce pouvoir et ces médias vont bientôt payer une addition salée, comme le dit brillamment Lordon : ce sont eux les agresseurs. « Qu’est-ce qu’il faut avoir fait à des gens ordinaires, qui ont la même préférence que tout le monde pour la tranquillité, pour qu’ils en viennent à ces extrémités, sinon, précisément, les avoir poussés à toute extrémité ? ». Nombreux sont les gens ordinaires qui viennent d’apprendre dans leur chair les exploits de l’État policier.

    https://www.youtube.com/watch?v=PBBjktiE65A

    Pour demain, des blindés sont prévus à Paris. Jadis, on disait volontiers : « Nous ne sommes pas du même côté de la barricade ». Nous pouvons ajouter désormais, à l’intention de ces médias-laquais : « Nous ne sommes pas du même côté du flashball ».

    France Info faisait l’éloge de « la France qui bouge ». Elle bouge certes, mais pas dans le sens souhaité par France Info.

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    • Vlois // 07.12.2018 à 09h01

      Budapest 1956? L’UE dans le rôle de l’URSS ? Bientôt l’eurogenfor dans le rôle du Pacte de Varsovie… Ça va rappeler de tristes souvenirs de se faire frapper par des lettons et des allemands voire des Ukrainiens… Assez dit mais ça devrait réjouir les collabos qui n’ont pas digérés leur défaites de 1945… Je serais BHL j’appuierai moins fort sur la pédale.

        +13

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      • Catalina // 07.12.2018 à 14h28

        non, mauvaise comparaison, on est déjà dans l’ue, en 56; les Hongrois voyaient arriver les chars de l’ex- URSS
        Deuxièmement, après l’invasion, les bons étudiants avaient des études gratuites, une vraie élite, là, vous avez de réels incompétents en réseau, des gens presque plus cons que mon chien. les lêches culs sont à l’honneur….

          +9

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  • Politzer // 07.12.2018 à 07h44

    Bravo bien dit. Il faut des propositions pour enrayer les violences de l appareil d etat.
    INVESTIR la bourse!
    Occuper ttes les prefectures
    Lancer la greve generale
    Isoler les casseurs pros et les soudards du regime en leur coupant vivres eau electricite fuel etc
    Ne pas affronter les flics.crs gendarmes etc
    C est ce que veulent les.criminels en puissance au pouvoir.
    GREVE GENERALE . Creer des comites de quartiers partout. Il faut jeter dehors cette caste politique.honnie.

      +53

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    • Pierre C // 07.12.2018 à 12h05

      Investir la bourse…
      et investir BFM TV, C News, France Info, tout l’appareil médiatique !!!

      Et éviter au maximum les violences sur les policiers afin qu’ils se rallient d’eux mêmes aux manifestants.

        +31

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    • ManuUk // 07.12.2018 à 19h58

      Alors ? Combien d’entre vous vont aller à Paris, combien d’entre vous vont sortir de leur écran pour agir selon leurs mots, ou attendez vous que les autres agissent pour vous ?
      Combien d’entre vous laisserons de côté la lâcheté des mots pour le courage des actes ?
      Combien d’entre vous se rendront pour aider ceux qui sont en lutte, pour suivre les conseils des grands penseurs ?
      Combien d’entre vous vont rester chaudement chez eux à regarder BFMTV et de se réjouir d’une révolution dont ils ont été spectateurs ?
      Cela fait plusieurs commentaires–qui ont tous été censurés–où j’en appelle les commentateurs à agir au lieu de rationaliser ou se perdre en logorrhée !!

      Alors combien d’entre vous ?

        +17

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      • vert-de-taire // 08.12.2018 à 16h56

        et bien je reviens de manif. Annecy.
        pas mal de monde, paisible malgré l’urgence,
        déterminés malgré le froid, le vent, la pluie.
        des Gilets jaunes et des gens pour agir à garder La Terre vivable, dans un cas comme dans l’autre nos capitalistes aux pouvoirs ne font strictement rien pour eux, sinon se gaver encore et toujours.

        Les paysans cassent immédiatement on leur cède
        On a manifesté maintes fois pacifiquement sans le moindre résultat
        il est évident que seule la violence permet d’obtenir des résultats avec ces nantis.
        Ce n’est que répondre à une accumulation de violences de classe.
        Nos salauds en abusent et vont tout perdre dans la douleur pour tous.
        Il arrive le temps de montrer QUI a le pouvoir légitime
        à cette classe arrogante et prédatrice d’ultra-riches et leurs valets embarqués.

          +7

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        • Manuuk // 09.12.2018 à 22h36

          J’étais boulevard Friedland et sur les Champs… C’était gazé un peu partout, on était là et bien présent.

          Et on le sera encore et encore….

            +2

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    • Ravinobitch // 07.12.2018 à 22h58

      Ne pas céder aux provocations !

      La violence légitime du peuple ne doit pas se déverser sur les forces de l’ordre encore inconscientes pour la plupart d’entre-elles de leur mission réelle (servir les intérêts du Bien commun), ni même sur les symboles matériels de cette Ripublique honnie, pas davantage sur les commerces, mais plutôt viser les infrastructures et les institutions étatiques ainsi que ses représentants les plus « éminents », ses représentants les plus (ir)responsables, ministres, préfets, députés, en les neutralisant pacifiquement à fin de jugement populaire.

      Presque tous corrompus, ils devront payer et ils vont payer !

      Demain et les jours qui suivent le visage de la France ne sera plus jamais le même !

      Union nationale et solidaire du peuple de France contre les dégénérés apatrides et mondialistes qui saignent la France depuis des décennies !

      Game Over !

        +2

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    • Greg // 08.12.2018 à 03h05

      Bonne chance pour occuper la bourse : le CAC tient dans un serveur d’environ 2 mètres cubes bien protégé dans la banlieue de Londres. Le palais Brognard est un vestige, une décoration pour BFM and co ….
      C’est d’ailleurs très amusant de voir que la bourse française n’en a strictement rien à faire des GJ: elle suit les futures US et les flots monétaires.

        +13

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      • Marie (Pan Pan) // 08.12.2018 à 09h58

        Parce que les différents ponts du bateau France sont déjà sous la ligne de flottaison depuis un moment,
        et que nos boursicoteux sont dans un canot en route vers un horizon qu’ils pensent
        être le Salut du Grand Ouest américain….attention au syndrome du Radeau de la Méduse!

          +2

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  • Emmanuel // 07.12.2018 à 08h19

    Chez les pompiers et les policiers, beaucoup au fond soutiennent les gilets jaunes, car ils rencontrent et partagent les mêmes problèmes…. le dernier rempart du pouvoir se fissure. Le raz-le-bol est là aussi. A samedi tous ensemble !

      +18

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  • wuwei // 07.12.2018 à 08h30

    Chaque jour qui passe montre un pouvoir un peu plus aux abois. Ce que l’on peut craindre c’est que le freluquet infantile plus que jamais coupé du monde réel aille jusqu’au bout de sa névrose et pour conserver son pouvoir, tel Harpagon sa cassette, fasse appel à l’armée. Mais il faut continuer à harceler, chacun à sa manière, selon ses possibilités, se pouvoir honni par une majorité. Nous n’aurons peut être plus une si belle occasion de nous tenir debout. Alors ne nous en privons pas !

    Texte trouvé sur le net et qui lui sied à merveille :
    “Quant au président Macron, il tient des trois rois chassés du pouvoir dans notre pays par une révolution populaire : comme Louis XVI, il va payer aussi pour ceux qui l’ont précédé ; de Charles X, il a l’arrogance hautaine et le mépris des gens ordinaires ; de Louis-Philippe, enfin, il tient la certitude d’être aimé par le peuple, une certitude alimentée depuis deux ans par le chœur des médias idéologiquement conformes qui ont alimenté sa tendance naturelle à l’autosatisfaction juvénile. Après 1789, 1830 et 1848…2018 ?”

      +28

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  • douarn // 07.12.2018 à 08h36

    Bonjour
    “L’armée ? L’adolescent désaxé qui est à l’Élysée en est très capable : n’utilise-t-il pas contre sa population des grenades qui sont des armes de guerre, et n’a-t-il pas fait placer des snipers avec fusils à lunettes au sommet de quelques bâtiments”

    Il faut rappeler qu’à l’article 3 du décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public à titre de riposte en cas d’ouverture du feu sur les représentants de la force publique, il y a …. les fusils à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm et ses munitions, c’est à dire une arme de guerre dont étaient peut être doté les snippers.

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024287129&dateTexte&categorieLien=id

      +12

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    • Vlois // 07.12.2018 à 08h48

      Qu’ils se méfient de l’escalade, la violence engendre la violence… Et il est maintenant si facile de prendre des photos que n’importe qui ne peux agir impunément, le panopticon se retourne contre l’état.

        +7

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    • Dieselito // 07.12.2018 à 12h37

      On peur mesurer le calibre sur ces images filmées le 1er décembre?:
      https://www.youtube.com/watch?v=eeO01oHCtKE

        +2

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      • VVR // 07.12.2018 à 18h21

        Mesurer le calibre non, mais a la forme il s’agit probablement d’un Tikka T3, qui tire du 7.62×51.
        Ce qui designerais le GIPN (ou la garde republicaine, il me semble qu’il en sont aussi doté).

        Ceci dit je préfére de trés loin être dans le viseur d’un sniper du GIPN que face a un Para armé d’un Famas ou même un flic de base avec sa pétoire 9mm, pour une question de professionnalisme et de sans froid.

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        • Cristof // 08.12.2018 à 03h08

          Tu veux dire que tu ne sentiras rien car la première (de 7.62) sera la bonne ?

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  • Bruno // 07.12.2018 à 08h43

    2000 milliards de dettes non-remboursables plus loin, nous en sommes là : Macron qui propose au peuple, somme toute assez “raisonnablement”, un long remboursement, à la grec, pendant les prochains 1500 ans.

    Le hic, c’est qu’on ne fera pas faire aux français ce que l’on a fait aux grecs. Et durant la prochaine recession qui est bientôt, ça va saigner gravement.

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    • Alfred // 07.12.2018 à 08h56

      S’il ne s’agit que de la violence comme réponse les grecs se sont très bien défendus. Et cela n’a pas fonctionné bien que les grecs ne soit pas moins “durs” que les français. Il nous faut trouver d’autres réponses. La grève générale en est une. Mais cela se prépare des mois à l’avance avec des caisses de solidarité pour ce qui ne peuvent pas faire la moindre économie. Il faut être prêt collectivement à cesser toute activité pendant plusieurs jours voire pire. Et on ne sera pas prêts avant janvier ou février même si on est très efficaces.. Je dis cela pour ceux qui rêvent de RIC etc.. Par la seule violence ils vont nous la mettre à l’envers.

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      • Vlois // 07.12.2018 à 09h12

        Oui je suis passé à Athènes un jour de manif, organisation paramilitaire de la part de manifestant portant quasiment un uniforme, battes de base Ball et casques en tête de cortège à la rencontre de la police… Il n’en ressort rien, cette dicta molle est bien plus résilient que la dictature des Colonels.

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      • NoComment // 07.12.2018 à 16h42

        Il y a un autre type de grève qui permet de désorganiser une entreprise, voire de la bloquer, tout en gardant son salaire. Ça s’appelle : la grève du zèle !
        C’est imparable et en quelques jours ça commence à faire effet. Bien sûr, il faut faire ça en groupe et échanger avec ses collègues sur la meilleure façon de l’appliquer.
        Les GJ devraient demander à tous les salariés qui les soutiennent de faire simplement une grève du zèle en solidarité. Comme ils gardent leur salaire, ils pourraient également participer aux caisses des grévistes partis au front.

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        • christian gedeon // 07.12.2018 à 18h31

          On voit que vous connaissez bien le monde de l’entreprise vous…et qu’est ce que vous donnerez comme conseils aux salariés qui seront virés parce que l’entreprise a déposé son bilan? Et même aux petits et moyens patrons,caution personnelle,qui perdront tout? Franchement vous déconnez complètement…

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          • NoComment // 11.12.2018 à 11h38

            Je comprends votre réaction. Elle exprime vraisemblablement la peur de beaucoup de gens face à un réel changement de paradigme. C’est un réflexe inné de conservation. On s’accroche plus ou moins consciemment au monde actuel malgré toutes ses incohérences et impasses. Le monde de l’entreprise n’y échappe pas. Doit-on encore accepter au 21e siècle cette construction intellectuelle qu’est l’entreprise alors que nous scandons chaque jour “plus de démocratie” ? Or, pour beaucoup, une grande partie de leur vie se passe en entreprise sans aucun droit sauf celui de se taire.
            Cette peur du changement vient sûrement du fait que nous avons perdu confiance en nous, collectivement et individuellement. Nous doutons de nos forces. Pour prendre conscience de cette force il faut que les salariés se retrouvent, débattent et ouvrent leur entreprise sur la place publique. Et le seul outil disponible pour ça, c’est la grève, qu’on le veuille ou non.
            Les arguments comme le dépôt de bilan et autres sont avant tout une arme psychologique utilisée par les puissants pour faire peur et garder le statu quo.

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        • julie // 07.12.2018 à 23h44

          Autre grève possible: tout retirer de la banque, pour ceux qui peuvent, bien sûr!

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          • Alfred // 08.12.2018 à 01h18

            Cela revient à tuer les banquiers en vous faisant exploser une grenade dans la poche. C’est sur que ça leur fait très peur (se souvenir de l’épisode cantona) mais je ne suis pas certain que vous envisagiez toutes les conséquences.
            Tout aussi méchant pour les banquiers mais moins létal pour vous: l’attribution des licences bancaires aux associations et communes: ainsi vous aurez des centaines voire des milliers de banques très locales sur lesquelles virer votre salaire ou vos allocs; hors de portée du système financier. C’est pas le bank run (ce que vous préconisez) c’est le “grand trek” ou la longue marche hors des banques. ça reviens au même à moyen terme mais au moins vous survivez.

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      • bhhell // 07.12.2018 à 19h08

        Oui mais on sait que plus un pays est en périphérie économique, plus le degré de violence acceptable est élevé. Et le bousculement de la France (qui appartient au petit cercle des “pays sophistiqués”), contrairement à la Grèce, peut ébranler le système financier mondial et déclencher une crise systémique. Donc, le levier (y compris symbolique) que peut exercer sa population est beaucoup plus fort.

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  • Kokoba // 07.12.2018 à 09h33

    Nos élites feraient bien de se méfier.
    Si la situation devient réellement sérieuse, ils vont se rendre compte qu’ils sont trés, trés seuls.

    Si on passe au stade de l’insurrection, cela ne m’étonnerai qu’à moitié que Macron décide de faire tirer sur le peuple.
    Mais est-ce que l’armée Française accepterai un ordre comme celui là ?
    Police, CRS, armée, on voit déjà que çà tangue sérieusement. On a vu des CRS fraterniser avec les gilets jaunes. Un syndicat de police appelle à la grève samedi.
    Aprés tout, Macron a insulté les policiers pendant 2 ans, il a humilié les militaires avec le général DeVilliers. Pourquoi est-ce qu’ils le défendraient aujourd’hui.
    Et puis ce sont des Français comme les autres, ils subissent les injustices fiscales aussi.

    Les élites n’ont pas compris que lorsqu’on construit une société totalement inégalitaire, il faut aussi une catégorie militaire/policière privilégiée pour maintenir l’ordre par la violence. Quelque chose comme la Turquie ou l’Egypte où la caste militaire fait parti des privilégiés.

    Nos élites ont totalement oublié cette partie et risquent de le payer trés cher.

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    • Ceusette // 07.12.2018 à 13h31

      On a vu aussi des CRS taper sur des gilets jaunes aussi, et parfois sur de simples retraités… Je ne miserais pas trop sur ceux-là si je voulais déclencher une révolution. Pour ce qui est de la police, je m’interroge, on a vu des syndicats policiers inquiets par le comportement du gouvernement face à ce mouvement. Le samedi 1er décembre, on ne l’a jamais appelé à la paix, ce qu’on n’avait quasiment jamais vu sous la Ve République, depuis au moins les années 1980 (même si pour moi, nous sommes déjà dans une VIe République qui n’en porte tout simplement pas le nom), hormis le “karsher” de M. Sarkozy alors ministre de l’Intérieur. Mais De Villepin avait mis fin aux émeutes dans certaines cités (en fait, contrairement à ce qu’on a montré dans les médias, une minorité) en proclamant un couvre-feu qui était d’ailleurs plus symbolique que réel dans les quartiers concernés, et surtout en appelant au calme.

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  • Malbrough // 07.12.2018 à 09h34

    Dans la série des articles géniaux , souvenez vous : “Macron, le spasme du système ” d’évidemment F. Lordon :
    https://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

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  • abeille // 07.12.2018 à 09h38

    Comme les GJ n’ont pas les moyens d’aller aux spectacles il serait bien de supprimer la redevance télé. Christophe Barbier dans ” C’dans l’air” a trouvé la solution pour calmer les gilets jaunes.

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    • Père Limpinpin // 07.12.2018 à 11h54

      Si ça part vraiment en freestyle, Barbier fait partie de ces gens qui vont redécouvrir l’intérêt des frontières quand ils vont devoir aller se cacher derrière.

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      • Theoltd // 07.12.2018 à 20h07

        A moins qu’il ne se rende compte, mais trop tard, des dangers de l’écharpe!

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  • F.V.M. // 07.12.2018 à 09h52

    Bonjour
    Mise au point historique : C’est quoi cette indignation généralisées dans les bouches en coeur bêlantes : “Ils osent
    souiller les symboles de la république”, nanana, nanana, nanana…Vous vous rendez comte, ils ont tagué l’arc de triomphe.
    Que je sache, cet énorme tas de pierre mégalo fut élevé par Napoléon Ier pour célébrer la victoire d’Austerlitz, comme
    promis à ses généraux : “Victorieux, vous rentrerez à paris sous des arcs de triomphe”. Rien à voir avec la République !!!
    F.V.M.

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  • Garibaldi2 // 07.12.2018 à 09h53

    ATTENTION, méfiez-vous des boutefeux, quand l’incendie est allumé il devient difficile de le maîtriser. Certains ne rêvent que de mettre le chaos pour qu’on fasse appel à un ”homme providentiel”. Un général De Villiers peut-être ? La classe possédante n’a jamais hésité à faire tirer sur la foule quand elle a voulu sauver sa peau. Les Communards pourraient vous en dire beaucoup là-dessus.

    Si les syndicats n’ont pas bougé, c’est un message au pouvoir : vous n’avez pas voulu négocier avec les corps intermédiaires, démerdez-vous avec l’émeute !

    Il faut laisser Les zélus de Larem se désolidariser du monarque, ce qui ira plus vite que vous ne l’imaginez. Une dissolution ? Pourquoi pas? Ça aurait au moins la vertu de rebattre les cartes.

    Vous pouvez préférer ”sortons les tondeuses” et mettons le pays par terre pour mettre 10 ou 20 ans à le redresser. A vous de voir. Cependant, ne perdez pas de vue que les manif ne sont pas des manif de masse et que je doute qu’en l’état actuel les gilets jaunes puissent mettre 1 million de personnes sur les Champs-Elysées. Bien sûr, si c’est pour suivre les funérailles de 100 ou 200 personnes, je ne dis pas que c’est impossible ! Vous êtes partants pour être porteurs de gerbes ou martyrs ?

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  • Emmanuel // 07.12.2018 à 10h11

    Petite note d’humour et le titre de la chanson : “Toute le France , blocage !”
    https://youtu.be/a1Hh9QUZgPM

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  • max // 07.12.2018 à 10h20

    La fronde fiscale couvait depuis très longtemps.
    A l’origine il s’agissait disait-on de deux choses, principalement assurer le financement des biens publics et d’assurer une petite couverture financière TEMPORAIRE a des gens dans le besoin.
    Le problème est qu’au fil du temps, les principaux contributeurs ont été les couches populaires dont les prélèvements via l’impôt sur les revenus et via les taxes ont explosés avec un retour de plus en plus maigre.
    Les candidats aux présidentielles mentant ouvertement sur leurs projets de justices fiscales.
    Quelques exemples.
    Nicolas Sarkozy.
    Lors de l’élection présidentielle de 2008, il promet 67 milliards de baisse d’impôts supplémentaires en disant texto que : tout vaut mieux que de taxer le travailleur.
    Les seuls choses que les travailleurs ont reçus de lui ont été encore plus de licenciements et des actionnaires exigeants 15% par an.
    François Hollande
    Candidat a l’élection présidentielle, il s’autoproclame l’ennemi de la finance et déclare vouloir taxer les très hauts revenus a hauteur de 75%, si il était élu mais une fois élu, la mesure fut mise en place d’une manière telle que le conseil d’état la censura et donc ne fut pas appliqué.
    Tout au long des présidences de N Sarkozy et François Hollande, la pauvreté augmentait elle ne touchait plus seulement les chômeurs mais aussi les salariés, y compris ceux a bas salaires, qui voyaient année après année les prélèvements obligatoires augmenter sans amélioration de leurs conditions de sociales.
    François Hollande s’autoproclament le meilleur défenseur des pauvres (sans dents).
    Aux dernières élections les principaux candidats, gauches et droites, promettant du sang et des larmes aux couches populaires via encore plus d’impôts.
    L’outsider E Macron a donc été élu et a hérité du bilan laissé par Sarkozy et Hollande, l’une de ses mesures fortes a été la suppréssion a terme de la taxe d’habitation dont le calcul est particulièrement injuste, sauf que la CSG a été prélevé de suite mais que la suppression de la TH est étalée sur plusieurs années………… cocus encore une fois.
    La France est un pays de taxes et impôts sur les plus pauvres.
    https://www.ouest-france.fr/economie/impots-fiscalite/la-france-championne-des-taxes-et-impots-au-sein-de-l-ocde-6111090
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_imp%C3%B4ts_et_taxes_fran%C3%A7ais
    Pour un revenu de 1500€/mois, quand je regarde l’évolution de mes prélèvements obligatoires j’enrage, +35% de l’impôt direct sous F Hollande a revenu similaire.
    Pour l’eau, chez nous c’est une régie municipale, en 2016 consommation 48m3, en 2017 consommation 44m3, en 2018 consommation 37m3 mais le cout final n’a pas baissé les taxes sur l’eau augmentant aussi vite que la consommation baissait.
    Les autorités aussi bien nationales que locales constatant une baisse de la consommation, augmentent les taxes.

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    • Tdeum // 07.12.2018 à 13h41

      Limiter toute cette affaire à un raz le bol fiscal ne suffit pas/plus. Le viol de la volonté populaire avec le référendum de 2005 bafoué a laissé de lourdes et profondes traces. Et cet empilement incessant de réglementations toutes plus lourdes les unes que les autres qui ne cesse de rogner nos menus libertés – fais pas ci, va pas là, pense pas comme ci, mange comme ça…. Ce beau pays mérite pain, liberté et oxygène !

      Manu, tu reprendras bien un p’tit jaune ?

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  • Emmanuel // 07.12.2018 à 10h23

    A vos chansons ! Ici, “Oh Macron Ciao !”, suivant l’air du célèbre hymne anti-fasciste italien. Très drôle !!
    https://youtu.be/Gpu0WsRYlH4

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    • Catalina // 07.12.2018 à 15h15

      nous on a improvisé ” Macron entends-tu les gilets sur la route qui te huent ?” chanson des partisans. ;o)

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  • Christian Gedeon // 07.12.2018 à 10h40

    Olala. Du Lordon pur jus. Il n’y aura pas de révolution ni de prise de l’Elysee. Et le mouvement actuel connaîtra son pic samedi. Voilà. C’est tout.

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    • Florent // 07.12.2018 à 11h46

      C’est une évidence que le pic du mouvement est attendu ce weekend.

      Mais ce sera un pic car il sera suivi de décisions de la part d’Emmanuel Macron. Ce sont ces décisions qu’il faut anticiper, alors ?

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      • Catalina // 07.12.2018 à 15h20

        décision ” tirez sur tout ce qui est jaune” !!!
        Depuis 2011, la police a le droit de tuer :
        France : Un nouveau décret autorise la police à tirer à balles réelles sur les manifestants

        samedi 13 août 2011

        “France : Un ènieme décret apres celui des fichages de toutes sortes on vient d’ autoriser la police à tirer à balles réelles sur les manifestants.

        Un décret a été voté ce 1er Juillet, Décret n° 2011-794 du 30 juin 2011 relatif à l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre public. Il concerne les administrations centrales des ministères de l’intérieur et de la défense, représentants de l’Etat, militaires et fonctionnaires en charge des missions de maintien de l’ordre public. Et il a pour objet la modification du régime juridique relatif à la dispersion des attroupements.”
        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/france-un-nouveau-decret-autorise-98946

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        • Fritz // 07.12.2018 à 17h17

          Incroyable : ce décret scélérat a été publié au moment même où le régime de Paris bombardait la Libye, sous prétexte que Kadhafi aurait fait tirer… sur les manifestants de Benghazi.

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    • Harald // 07.12.2018 à 18h25

      “Voilà. C’est tout”.

      Quelle infinie vacuité, quelle étroitesse d’esprit à son paroxysme ! Eh bien, sachez que vous vous fourvoyez et que ce n’est que le début d’un processus insurrectionnel. Que cela vous plaise ou non.

        +7

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      • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 19h00

        Bon,
        de toute manière on va vite le savoir
        donc inutile de crêper le chignon, de si “jolie” façon, aux autres si cela défrise le vôtre ou bien allez sur touiteur.

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    • Theoltd // 07.12.2018 à 18h49

      Je pense plutôt que 2019 sera quand meme très compliqué. Quand on se fait traiter d’adolescents attardé, voire pire quand on visite une préfecture incendiee, les 3 ans et demi qui restent vont être très très longs. Et des hausses du pétrole, il y en aura! Quant aux médias, on a tous compris lors de cet épisode, que ce que chacun d’entre nous pensait très bas, dans l’intimité de sa cuisine, était finalement partagé par le plus grand nombre. Meme si la, ça ne donne rien, ça laissera des traces si profondes, que ça deviendra des chemins.

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  • Dorian // 07.12.2018 à 10h40

    Excellent article, bien sûr !
    En avril, Frédéric Lordon avait écrit sur son blog un billet qui aujourd’hui paraît prémonitoire :

    « La fragmentation des dates, des cortèges et des revendications sectorielles est un fléau. Si ces luttes n’aperçoivent pas qu’elles se fondent toutes dans une cause commune, et que leur réel objectif c’est cette cause commune, elles seront toutes défaites. […] les luttes fragmentées, fixées sur leurs revendications propres, occupées seulement à « se compter », défilant en itinéraires différents (comme le 22 mars à Paris), arc-boutées sur la grève de semaine comme l’unique moyen (qu’elle soit l’un des moyens, qui le nierait ?), portent la certitude de l’erreur stratégique, par méconnaissance des enjeux réels, et celle de la défaite. […] Pour réaliser le nombre, dans la rue, il faut un week-end. »
    (Cf. « La pompe à phynances », 8 avril 2018)

    C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Les manifs isolées, c’est comme lorsque l’on toque discrètement à la porte ; toutes les manifs réunies le samedi, ce sont autant de coups de bélier. Et c’est cela qui terrorise le pouvoir.

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  • DocteurGrodois // 07.12.2018 à 11h48

    Les grands media ont fini de se disqualifier le weekend dernier. Dans mon entourage, tout le monde a fini par suivre le live de RT sur youtube tellement la dissonance entre les images et ce qui était dit était évidente. Par exemple on voyait très bien que les violents et les casseurs n’étaient pas des manifestants lambda.

    D’ailleurs on a pu voir des militants d’extrême-gauche en mode guerre urbaine se battre contre les CRS aux cotés de royalistes et de jeunes des banlieues. On pourrait voir ça comme un bel exemple d’union dans la lutte, mais à leur place je m’interrogerais sérieusement sur mon utilité véritable. Le gouvernement prévoit un niveau de violence inédit pour demain parce que c’est son vœu le plus cher.

    Ce mouvement est un exemple contre-intuitif d’ordre spontané dans lequel on ne peut vraiment se joindre qu’en tant qu’individu sur une ligne relativement concrète. Or les gauches inclusiv.es et le chien Guevara que connaît très bien Lordon ont décidé soudainement, en se bouchant le nez ou après moult contorsions dialectiques, de s’agréger au mouvement. J’aurais tendance à craindre leur capacité inégalée de nuisance beaucoup plus que celle des casseurs, mais la combinaison des deux est vraiment toxique.

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    • Florent // 07.12.2018 à 12h44

      “Le gouvernement prévoit un niveau de violence inédit pour demain parce que c’est son vœu le plus cher. ”

      Tout à fait, ils voulaient soulever les banlieues qu’ils n’auraient pas pu faire mieux que ce qu’il s’est passé à Mantes hier. Pour le moment, sans suite, mais à suivre (dès ce soir d’ailleurs).

      Je pense qu’ils (enfin, lui) étaient en retard à l’allumage mais qu’ils ont désormais un temps d’avance. Pour faire quoi ? On va très rapidement le savoir.

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  • Renard // 07.12.2018 à 12h09

    Bien trop optimiste à mon goût Lordon sur ce coup, il est vraiment dans le style du “socialisme des intellectuels” qui ont tendance à prendre leurs rêves pour la réalité.

    Je préfères le texte de Onfray d’aujourd’hui, ni optimiste ni pessimiste, qui rappelle tous les écueils possibles d’un mouvement révolutionnaire et donne la solution pour les éviter : l’organisation des gilets jaunes en démocratie directe.

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  • Louis Robert // 07.12.2018 à 12h21

    C’est du joli à Mantes-la-Jolie!

    Liberté, égalité, fraternité et tra-la-la…

    DEBOUT, lycéens, parents et enseignants!

    TOUS, DEBOUT!

    L’agenouillement contre le mur, ça suffit!!!

    ______

    « “Glaçant”, “intolérable” : nombreuses réactions après la vidéo des arrestations de lycéens à Mantes-la-Jolie »

    https://www.franceinter.fr/societe/glacant-inlolerable-nombreuses-reactions-apres-la-video-des-arrestations-de-lyceens-a-mantes-la-jolie

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    • Dieselito // 07.12.2018 à 12h41

      Et dire que c’est le même régime qui légiféra très récemment sur l’utilité ou non de la fessée…. Si j’ai bien compris, nous, parents, devons les laisser tout faire pour laisser aux seules forces “aux” ordres ce privilège?

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      • Louis Robert // 07.12.2018 à 13h04

        « Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? »

        « La Boétie — Discours de la servitude volontaire »

        http://libertaire.pagesperso-orange.fr/portraits/boetie.html

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        Alerter
  • ty89 // 07.12.2018 à 13h34

    Sur ce graphique qui représente le nombre de recherche “rt france” sur google France on constate bien la monté en influence de RT qui apporte une vision pro Russe mais plus honnête de la situation de la France que la vision des media classique.
    https://trends.google.com/trends/explore?date=today%205-y&geo=FR&q=rt%20france

    Et avec celui ci on vois le désintérêt progressif de l’opinion:
    https://trends.google.com/trends/explore?date=today%203-m&geo=FR&q=gillet%20jaune

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  • J M Parnet // 07.12.2018 à 15h29

    Il avait pourtant bien commencé (attaques virulentes mais justifiées sur les chaînes de soi-disant info continue et surtout BFM aux ordres de Macrouille, Drahi remerciant ainsi l’ex-ministre de l’Economie d’avoir favorisé sa prise de contrôle de SFR).
    Mais ensuite ce pauvre Lordon déconne en tapant injustement sur nos pauvres forces de police et de gendarmerie … Et ça, Môssieu Lordon, pour les Gilets Jaunes, classes moyennes et populaires et autres patriotes de France, cela est parfaitement inacceptable.

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  • moshedayan // 07.12.2018 à 17h14

    Désolé, mais moi je ne marche pas du tout dans les amalgames et les confusions, du grand n’importe quoi !
    Les Hongrois en 56 avaient le droit d’être fiers, oui, mais pas de pendre aux lampadaires des communistes hongrois ou de leur tirer une balle dans la tête (parce qu’ils étaient dits “kollabos”, la belle affaire). Vous, Français, vous êtes abreuvés de la propagande anticommuniste jusqu’à nos jours au point de travestir la réalité, parmi les Hongrois de 56, ils y avaient une ribambelle d’anciens des “Croix fléchés”, antisémites forcenés (dès 1940 ils s’employèrent à massacrer des juifs dans le territoire slovaque que la Hongrie avait récupéré !), vrais kollabos des nazis allemands et que le gouvernement communiste hongrois avait ménagé, tant ils étaient nombreux. Et quant à Prague; ce sont les communistes slovaques qui ont appelé l’aide du Pacte de Varsovie pour empêcher un basculement au profit de l’OTAN. Et moi j’approuve encore (en regrettant les morts).
    En faisant des amalgames simplistes, ceux qui les font conduisent votre mouvement à l’échec et deviennent des “imbéciles utiles” de votre pouvoir.
    Votre UE n’est pas l’URSS et le Pacte de Varsovie n’a rien à voir, strictement rien à voir avec l’OTAN et ses outils coercitifs.
    Seuls vos “Gilets jaunes” appelés “libres” semblent avoir compris dans quel “traquenard” votre gouvernement veut vous conduire. D’ailleurs quand on a un premier ministre barbu et un ministre de l’intérieur mal rasé, votre peuple devrait savoir qu’il n’y a rien à attendre de bon.
    Donc il vaut bien mieux s’en tenir à un cadre national et à l’UE actuelle, .. dans toutes vos analyses et pas de comparaisons systématiques….et avant de parler de “bouleversement” ou de “révolution”.

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  • Claude // 07.12.2018 à 18h40

    Ce commentaire est à prendre au niveau du procédé journalistique et de constater l’existence de ces deux mondes, à voir ! Lordon dans le texte ci-dessus “ainsi ces vidéos d’une vieille dame en sang gazée”. Dans une émission sur BFMTV avec la participation de 4 personnes dites “Gilets jaunes” (émission lien ci-desous), il y a un truc hallucinant quand un participant ” à 1:44:04 répond au sujet des violences : « C’est normal qu’on gaze nos grands-mères ? ». Mme R. Elkrief le reprend et lui dit : “Vous ne pouvez pas dire ça…”
    https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/gilets-jaunes-sortir-de-la-crise-revoir-la-soiree-speciale-de-bfmtv-1123068.html

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  • Krokodilo // 07.12.2018 à 18h48

    Les révolutions ne font que remplacer des “élites” par d’autres dirigeants, après en général des milliers de victimes… L’analogie avec le “dégagisme” de Tunisie ou d’Egypte est faussé par le fait que cela s’est produit dans des dictatures (genre “présidents” élus avec 95%), alors que nous avons des élections pas trop truquées (les anciens se souviendront des faux immeubles pleins de faux électeurs parisiens, et de l’immunité des responsables, 20 ans de procédure…). A l’Est, des blagues circulent déjà sur le Maïdan français. Notre social-démocratie a les moyens de tirer les conséquences de ce gros malaise social : la dissolution de l’Assemblée, dont un résultat très défavorable pourrait entraîner la démission du président, par exemple. D’ailleurs, les commentateurs politiques et sociaux tiennent maintenant compte du phénomène en disant que cette violence doit être entendue comme l’expression d’une violence sociale masquée, dont les dirigeants doivent tenir compte par des mesures fortes. Que chaque parti fasse en catastrophe son programme, tant vis-à-vis de l’UE, des impôts, des services publics des banques ou Dieu sait quoi, et les électeurs retrouveront les leurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un président obligé de sortir les blindés à Paris, ça craint et ça laissera des traces pas seulement sur le bitume; et cela doit entraîner une réponse politique à la hauteur des “évènements” – comme on disait en 68. Cela dit, le tiers de la planète n’a pas d’eau potable, vit en dictature ou crève de faim…

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  • monique // 07.12.2018 à 18h54

    bravo lordon…
    c’est intelligent et …drôle malgré l’horreur!!
    il faudrait le faire lire aux alternatiba qui prévoient samedi à PARIS une manif encadrée ,prévue ,FESTIVE surtout et dans la bonne humeur….
    qui se terminera par une grande fête,concert,présence de juliette Binoche et tout et tout,et d’autres grands défenseurs de la défense..
    bonne humeur ,marche au pas et rires pendant 3 heures…

      +1

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  • sauvingnin // 07.12.2018 à 20h00

    Pathétique verbiage, ressentiment d’un nuitdeboutiste envieux d’un mouvement qui a réussi en trois semaines ce que des mois de blasblas nocturnes et urbains ont raté. Décidément la révolte populaire est une chose trop joyeuse pour la laisser aux passions tristes d’intellos.

      +9

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    • Micmac // 08.12.2018 à 19h10

      Avez vous lu le texte?

      Ou lisez vous du ressentiment? Lordon ne condamne en aucune façon les gilets jaunes, bien au contraire.
      Son texte n’est absolument pas triste, même très drôle.

      Les “passions tristes”, ce sont des éléments de langages macronoïdes. On comprend mieux votre point de vue.

        +1

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  • Koui // 07.12.2018 à 20h28

    Les français ont trop à perdre pour lancer une révolution. Par contre, j’ai l’impression que l’hystérie politicomediatique cache quelque chose ou alors c’est qu’ils sont agité du bocal. A mon avis, ils sentent venir la crise financière, et ils paniquent a l’idée d’avoir le peuple dans la rue en même temps que les distributeurs de billets bloques. C’est quand même étonnant de les voir en panique pour un mouvement social de quelques centaines de milliers de personnes. Macron, faut pas te suicider, prends plutôt un peu de lithium.

      +0

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  • julie // 07.12.2018 à 23h34

    Une gilet jaune recue par Philippe ce soir dit que Macron doit s exprimer au plus vite et “parler comme un père” (cf live le parisien)
    Comme Mubarak qui s adressait aux égyptiens ds son dernier discours en les appelant “mes enfants”?

    Je suis pas certaine que les français veuillent plus de paternalisme.

      +2

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    • Fritz // 08.12.2018 à 04h46

      Venant d’un homme qui n’a pas d’enfants, et qui a épousé une femme qui aurait pu être sa mère, ce paternalisme-là serait fort peu crédible. Macron ne peut pas “parler comme un père”, quels que soient les efforts de ses communicants.

        +6

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  • Leolio2000 // 12.12.2018 à 22h35

    Bonjour,

    Je conteste un point : les “snipers” sont là en protection contre le risque terroriste.

    De plus…. Il faut envisager l’idée qu’une grande partie des policiers/gendarmes fait partie de cette classe moyenne que le gouvernement tente d’écraser.
    Ces “représentants de la loi” n’arborent aujourd’hui pas encore ouvertement ce gilet jaune. Mais demain…………………………….

      +0

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