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FIN DES LIBERTÉS ? Censures médiatiques, manifestants réprimés, pass vaccinal…

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Jérémie ASSOUS est avocat en droit pénal, spécialisé dans la défense des libertés publiques et de la liberté d’expression.

Il a notamment défendu Julien Coupat (affaire Tarnac), Olivier Berruyer lui-même (affaire Décodex) et il est en ce moment l’avocat d’RT France, interdit de diffusion en Europe depuis l’invasion russe en Ukraine.

Il livre pour Élucid son témoignage sur la dégradation de plus en plus alarmante des libertés en France, qui menacent plus que jamais notre démocratie.

Graphique présenté au cours de l’interview :

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Commentaire recommandé

patoche // 02.04.2022 à 18h52

Frédéric Taddeï ne vous manque pas? Moi si. Vous connaissez quelqu’un d’aussi crédible, intègre, cultivé que lui sur le marché? Un nom svp que je me marre à mon tour.

22 réactions et commentaires

  • Cherchieur // 02.04.2022 à 14h41

    Liberté et RT France dans la même phrase, vous ne manquez pas d’air. Tant que ca fait de l’audimat je suppose…

      +0

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    • patoche // 02.04.2022 à 18h52

      Frédéric Taddeï ne vous manque pas? Moi si. Vous connaissez quelqu’un d’aussi crédible, intègre, cultivé que lui sur le marché? Un nom svp que je me marre à mon tour.

        +28

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      • Cherchieur // 03.04.2022 à 19h19

        Vous réduisez un média à un journaliste? Faut être sacrément matrixé pour passer à côté du reste.

          +0

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        • Pierrot // 04.04.2022 à 10h25

          On vous cite un exemple. C’est vous qui réduisez.

          On aurait également pu rappeler, entre autres choses, les interventions de Jacques Sapir, la couverture en direct des manifestations des Gilets Jaunes et les nombreux sujets qu’on ne retrouvait pas dans nos médias main stream, sinon de façon subreptice ou tronquée.

          Si vous avez des griefs contre RT France en ce qui concerne la liberté, alors énoncez-les clairement.

          Mais quand on parle de menace contre la liberté d’informer et de s’exprimer, c’est plutôt aux réactions comme la vôtre qu’on pense.

            +9

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    • coco // 02.04.2022 à 23h25

      Pas plus choquant que d’associer dans la même phrase liberté à bfm ou tf1.
      Sauf que eux ne sont pas interdits de diffusion…

        +23

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  • petitjean // 02.04.2022 à 16h12

    « dégradations alarmantes des libertés en France » !!!
    je pouffe
    de qui se moque-t-on ?

    puisque , factuellement, la France n’est plus une démocratie ! Pourquoi entretenir cette illusion ??

      +21

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    • Niok // 05.04.2022 à 09h39

      On pourrait même dire que la France n’a jamais été une démocratie:

      « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
      Abbé SIEYÈS
      Discours du 7 septembre 1789,
      Assemblée Nationale.

        +0

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  • Fritz // 02.04.2022 à 18h07

    La France n’a jamais été une démocratie (sauf peut être en 1848 et 1945), comme l’avait annoncé Sieyès à la tribune de la Constituante. Mais le recul des libertés depuis plusieurs années est une réalité alarmante. Et l’état d’exception décrété au nom de la « guerre » contre le Covid a aggravé cette dégradation.

    Concernant RT, dont Me Assous est l’avocat, je déplore comme beaucoup la disparition de cette chaîne objective qui permettait aux citoyens de s’informer et de se faire une opinion. C’est plus que nécessaire à l’heure de cette guerre fratricide en Ukraine. J’ajoute que la suppression de RT par la Führerin von der Leyen nous prive d’archives de qualité sur les sujets les plus divers.

      +18

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  • Yann // 02.04.2022 à 19h27

    Etienne Klein nous dit :
    « Si un événement a eu lieu, alors il demeurera éternellement vrai que cet événement a eu lieu. »

    Or, le 2 Mars 2022, la commission européenne a décidé d’interdire RT et Sputnik.
    Cela aurait pu prendre deux formes :
    1> Interdire toute publication ultérieure au 2 mars.
    2> Rendre inaccessible la totalité des videos et articles, y compris ceux antérieurs au 2 mars.

    C’est la deuxième option qui a été choisie et c’est dommage, car j’aurais bien aimé regarder quelques anciennes vidéos afin d’ajuster ma propre opinion quant au caractère propagandiste de ces chaines.

      +5

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  • Logique // 02.04.2022 à 22h09

    Le nombre de contre-vérités diffusés par la presse occidentale est tout simplement impressionnant. Attention à l’atterrissage, car impossible d’échapper à la réalité sur le long terme.

      +16

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    • Cévéyanh // 03.04.2022 à 19h41

      Ne serait-il pas plus juste d’employer le mot « mensonge » au lieu de « contre-vérité » ? Car ce mot donne l’impression qu’il y a une ou plusieurs autre(s) vérité(s) que LA VERITE, non ? Il n’y a qu’UNE seule vérité. Si ce n’est pas la vérité, c’est donc un mensonge, non ? Ce qui signifie que c’est MENTIR donc que c’est une ACTION et VOLONTAIRE. Le mot « contre-vérité » ne renvoit-il pas un mot « neutre », sans volonté d’une personne ?

        +5

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      • Pierrot // 04.04.2022 à 11h08

        Mais ne pas dire la vérité n’est pas forcément constitutif d’un mensonge.

        On peut également en taire une partie, en exagérer une autre, rester vague sur certains points, employer des termes choisis ou présenter une analyse orientée afin de nous détourner des conclusions évidentes.

        Et justement, nos médias sont passés maîtres dans l’art de ne pas nous dire la vérité tout en échappant aux accusations de mensonges.

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        • Cévéyanh // 04.04.2022 à 19h29

          Pour vous « Contre-vérité » est-il mieux que « mensonge » alors ? Ne pas dire la vérité alors que la personne sait la vérité, c’est mentir (« donner pour vrai ce que l’on sait faux ») par omission, c’est tromper l’autre, c’est nier la réalité, la personne la cache. Il n’y a aucun jugement dans ce que j’écris, juste un fait. Alors toute la question est de savoir si la personne sait la vérité. Ce qui peut-être difficile à savoir.

          Et c’est toujours dans l’intention de TROMPER (« induire volontairement en erreur ») lorsque la personne ment, non ? Même si la tromperie a une cause « juste », est justifiée pour la personne. Un autre mot : « désinformation » signifie « suppression d’une information, réduction de sa portée ou modification de son sens ». Cela n’est-il pas pour informer d’un mensonge donc ? Altérer la réalité ? La faire voir d’une façon erronée ? Le fameux « fait alternatif » (dans une autre dimension ? 🙂 )?

          Par contre, si la perception de la réalité est différente, cela NE peut être un mensonge. Le fait de percevoir cette réalité différemment et de la transmettre, il n’y a pas d’intention de tromper. L’effet « bulle » (https://bonpote.com/pourquoi-sortir-de-leffet-bulle-et-des-biais-de-confirmation/) y joue et cela peut aussi faire qu’au sein des cercles de certains et certaines journalistes, les visions sont les mêmes (et des sidérations de leur part). (1/2)

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        • Cévéyanh // 04.04.2022 à 19h41

          Les journalistes peuvent-illes donner une information totalement neutre ? Illes peuvent essayer le plus possible mais comme tout humain, la perception peut être différente selon son vécu, son éducation etc (ce qui fait la diversité des humains). La pluralité des informations peut déjà permettre de lire/entendre plusieurs perceptions et peut éviter des désinformations. Cela peut peut-être contribuer à mieux comprendre l’autre qui pense différemment (et peut-être sortir de la « morale hooligan »). Cela contribuera t-il aussi à plus apaiser les débats, les discussions ? (2/2)

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  • Incognitototo // 03.04.2022 à 00h50

    À 43′ : moins non plus, je ne trouve rien de choquant à ce qu’on s’interroge sur la nature complotiste du marxisme. Pas en soi de l’analyse marxisme parce que les manigances et le regroupement d’intérêts convergents existent, mais sur les mécanismes qui conduisent à croire qu’une seule classe sociale dirigerait le monde. Ça nous conduirait trop loin de démontrer que c’est une simplification abusive et réductrice, alors je rappelle juste qu’il y a des systémistes qui démontrent très bien que la prémisse initiale (celle qui fonde tout sur la lutte des classes) est fausse ou pour le moins incomplète en l’état.

    À 1 h 15 : en parlant du pass vaccinal : « « vous » avez accepté d’être contrôlé… »

    Je ne comprends pas ce « raisonnement » (comme d’autres d’ailleurs)… Une majorité aurait accepté le contrôle social ? À mon sens, c’est l’inverse : une grande majorité était contre ce pass vaccinal.
    Mais après l’avoir manifesté, on fait quoi ? Aussi, ça ne sert à rien de relever des responsabilités et des fautes pour soi-disant expliquer des renoncements « des gens » en leur imputant la responsabilité des dégradations qui en résultent.
    Ça serait beaucoup plus intéressant de rappeler quelques fondamentaux démocratiques et de justice de base (comme la séparation des pouvoirs), préalables républicains qui ne sont pas respectés par cette Ve République et permettent donc tous les abus quand des corrompus (ou des imbéciles) sont à sa tête.

    Mais, on va avoir une chance de changer tout cela dans les semaines qui viennent en votant pour le seul qui propose une 6e république… 🙂

      +7

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    • chb // 03.04.2022 à 10h02

      L’acceptation par le peuple de mesures prises par ses gouvernements, et la responsabilité dudit peuple en cas de crimes divers : voilà un thème intéressant pour des débats sans fin.
      Le nazisme ? Le colonialisme ? La repentance pour les événements d’Algérie ?
      Les guerres et changements de régime fomentés par le gendarme du monde, par le Quai d’Orsay, par Londres ou Tel Aviv ?
      La guerre du capital contre le prolétariat ?
      La structuration d’une démocratie, par une meilleure constitution, peut sans doute éviter une bonne part de la corruption et du mensonge d’état, mais voilà que la démocratie a tant perdu en crédibilité que déjà les français, pour un tiers d’entre eux, en pincent pour l’autorité fasciste (RN ou Z) qui promet de leur serrer la vis sur les services publics et sur le triptyque Liberté Egalité Fraternité ! Et un autre tiers des grenouilles se contenterait du roi en place (pas le soliveau hélas : on a déjà la grue).
      Changeons tout cela…

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      • Incognitototo // 04.04.2022 à 03h13

        Oui, la question de la responsabilité des peuples est une vraie question passionnante, mais malheureusement, même Milgram (ou Hannah Arendt parmi d’autres) s’est contenté de constater le problème sans en indiquer les causes et les solutions. Reste que quand on contrôle l’armée, la police, la justice, les médias, la démocratie et même l’éducation, c’est en principe plus facile de soumettre un peuple, qu’il le veuille ou pas.

        Cependant personnellement, j’ai abandonné depuis longtemps l’idée qu’il serait utile (et nécessaire) de désigner des « responsables » ; ça, c’est le problème de la justice (et non accessoirement des psys), pas de la politique. C’est, en outre, une façon de penser qui se trompe trop souvent de cause(s) première(s) et qui conduit donc quasiment systématiquement à adopter des solutions qui ne traitent pas réellement les problèmes. Donc, en réalité désigner des « coupables », ça ne sert à rien pour la politique, si ce n’est de nous perdre dans des « logiques » mortifères et contre-productives de bouc émissaire.
        Quand on fait de la politique, il n’y a que des systèmes et des causes des systèmes ; tandis que confondre les effets et les causes nous condamne à répéter sans cesse les mêmes erreurs.

        Par exemple, une fois qu’on constate qu’il existe un capitalisme prédateur, amoral, inhumain , et cetera, ça nous indique quoi comme solutions ? Le spectre des réponses possibles est très large : du libre libre tout et n’importe quoi (en pensant que cela se régulera de lui-même ; c’est la base du néolibéralisme), en passant par limiter légalement la prédation pour atténuer ses effets néfastes, et jusqu’à supprimer tous les rentiers, est-ce qu’une seule de ces soi-disant « solutions » règle quoi que ce soit sur le fond ?
        Parce que le fond du fond, c’est qu’une majorité de personnes (80 % selon Milgram) est incapable de vivre sans dirigeant, sans chef, sans guru (et la résurgence du besoin de « chef » n’en est qu’un épiphénomène)… bref, « sans dieu ni maître ».
        Parce que le fond du fond, c’est (entre autres) que nous sommes programmés génétiquement pour « lutter pour notre place », avec tout ce que cela implique comme compromissions morales pour y arriver et/ou luttes internes pour résister à la jouissance du pouvoir.
        Bref, quand on se trompe de causes, on peut être sûr que ce que l’on voulait changer réapparaîtra sous une autre forme (Cf. : les expériences « révolutionnaires »).

        Mais c’est sûr on va changer tout ça aux prochaines élections (notamment en modifiant le système démocratique)… ou pas 🙁

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    • Ellilou // 06.04.2022 à 14h20

      « la nature complotiste du marxisme. » et « des systémistes qui démontrent très bien que la prémisse initiale (celle qui fonde tout sur la lutte des classes) est fausse ou pour le moins incomplète en l’état. » Ces arguments montent en puissance depuis bien des années maintenant et la remise en question de la lecture marxiste de l’histoire, grille de lecture ayant eu le vent en poupe puis bien dézinguée souvent par les mêmes d’ailleurs, est tout aussi peu originale. Les Glucksman, BHL et autres « nouveaux philosophes »(aussi peu nouveaux que philosophes) qu’ont-ils donc apporté de concret, de robuste et d’intelligent à ce débat? Ils ont certes gagné en notoriété, vendu moults livres et participé à inonder le débat public de leur logorrhée creuse. A part ça?
      N’étant pas une marxiste pure et dure, n’en ayant malheureusement pas les capacités intellectuelles, je ne peux être qu’abasourdie devant cet anathème de plus en plus souvent jeté à la figure de ceux qui le sont.

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      • Incognitototo // 06.04.2022 à 16h15

        Les nains et imposteurs intellectuels que vous citez ne m’intéressent absolument pas, et ce n’est certainement pas à partir de leurs considérations tordues que j’élabore ce que je pense moi-même.

        En outre, sauf à considérer le marxisme comme une religion, il ne s’agit pas d’anathème, mais bien d’un problème « scientifique » qui peut être tranché par l’observation, les expériences (notamment de psychologie sociale), et non accessoirement l’analyse de l’histoire.
        La meilleure façon d’illustrer cela est la façon dont Marx a accueilli les théories darwiniennes. Il a tout d’abord été enthousiaste pensant trouver une caution scientifique à son concept de « lutte des classes » ; puis quand il a compris de quoi parlait réellement Darwin, il a totalement changé d’avis et rejeté en bloc les concepts darwiniens sur l’évolution des espèces ; et pour cause, ils sont totalement incompatibles avec sa vision centrale de l’histoire et des luttes.

        Les théories darwiniennes n’ont jamais été prises en défaut. Par contre celles de Marx recèlent tellement de contre-exemples que je me demande comment elles ont pu et ont encore autant de « succès ». Par exemple, le simple fait que les capitalistes (entre autres catégorisations abusives marxistes) ne représentent aucune direction homogène et sont capables de s’entretuer entre eux, démontre, si besoin en était, que globaliser l’histoire selon son concept central ne correspond à aucune réalité. Aussi continuer à comprendre des alliances de circonstances (des bourgeois ou des dominés quand ils combattent pour leur place) pour une volonté homogène et concertée (même si dans les faits cela existe quelques fois), c’est continuer à prendre les effets pour des causes .

        Alors, tant mieux s’il y a de moins en moins de marxistes : plus vite on en finira avec cette croyance et plus vite on pourra adopter les outils d’analyse (notamment systémistes) qui permettront de faire une vraie révolution ; et pas juste remplacer l’origine et le nom de famille des dominants.

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