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9.avril.20229.4.2022
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L’EURO € : l’échec d’une monnaie qui menace l’Europe

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Pour cette chronique économique, l’économiste Frédéric Farah nous parle de l’euro, cette monnaie unique que nous subissons depuis 20 ans, et qui loin de permettre la solidarité entre les États européens, nous a conduits dans une situation de concurrence à la faveur du plus fort. Comment en sommes-nous arrivés là, et surtout, comment expliquer cet échec ?

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Commentaire recommandé

antoniob // 09.04.2022 à 21h01

c’est très bien, mais il ne mentionne pas que dès le premier traité, celui de Maastricht, il n’y eu pas unanimité.
Le référendum au Danemark fut « non ». Les danois ne voulaient pas perdre leur devise, car ils considèrent que la souveraineté implique de posséder sa propre devise. Se défaire de cela c’était se mettre sous contrôle de l’Allemagne…..
Le Danemark est un petit pays dont l’histoire et aléas avec les voisins est liée à un sens aïgu de la souveraineté, non seulement en raison du gros voisin allemand avec lequel il y eut des disputes territoriales au fil des siècles, mais aussi dans le cadre des « union » et guerres scandinaves.

Mais donc, premier traité, premier « non ». Il fut alors bricolé une clause d’exception: le DK entrerait dans la future UE mais ne devrait jamais adopter l’ €….
De fait la DKK est indexée à l’€, avec un facteur de pondération, donc dans la pratique c’est presque pareil, mais l’important est que cela reste bien une devise propre, et qui peut donc aisément de désindexer.
Au fil des expansions de l’UE, tous les adhérents doivent à terme adopter l’€. Mais en Suède c’est une question taboue: l’opposition est chronique et aucun gouvernement ne s’amuse à proposer la mesure. C’est reporté aux calendes grecques.
En Pologne et en Hongrie, le sens de la souveraineté aussi est très résilient, en sorte que złoty et forint persistent.
Dans les médias français cette disparité tout de même importante est toujours ignorée.

5 réactions et commentaires

  • antoniob // 09.04.2022 à 21h01

    c’est très bien, mais il ne mentionne pas que dès le premier traité, celui de Maastricht, il n’y eu pas unanimité.
    Le référendum au Danemark fut « non ». Les danois ne voulaient pas perdre leur devise, car ils considèrent que la souveraineté implique de posséder sa propre devise. Se défaire de cela c’était se mettre sous contrôle de l’Allemagne…..
    Le Danemark est un petit pays dont l’histoire et aléas avec les voisins est liée à un sens aïgu de la souveraineté, non seulement en raison du gros voisin allemand avec lequel il y eut des disputes territoriales au fil des siècles, mais aussi dans le cadre des « union » et guerres scandinaves.

    Mais donc, premier traité, premier « non ». Il fut alors bricolé une clause d’exception: le DK entrerait dans la future UE mais ne devrait jamais adopter l’ €….
    De fait la DKK est indexée à l’€, avec un facteur de pondération, donc dans la pratique c’est presque pareil, mais l’important est que cela reste bien une devise propre, et qui peut donc aisément de désindexer.
    Au fil des expansions de l’UE, tous les adhérents doivent à terme adopter l’€. Mais en Suède c’est une question taboue: l’opposition est chronique et aucun gouvernement ne s’amuse à proposer la mesure. C’est reporté aux calendes grecques.
    En Pologne et en Hongrie, le sens de la souveraineté aussi est très résilient, en sorte que złoty et forint persistent.
    Dans les médias français cette disparité tout de même importante est toujours ignorée.

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  • RGT // 10.04.2022 à 12h13

    L’€uro… Cette escroquerie qui nous a été vendue comme étant le SEUL moyen de permettre à l’ensemble des peuples €uropéens de vivre dans l’opulence et de raser gratis.

    Un beau piège à cons qui a été approuvé par des politicards corrompus parfaitement informés de ce qui allait advenir.
    Mais bon, comme cette action leur a été largement profitable ils ne vont surtout pas cracher dans la soupe.

    L’€uro n’est qu’un nouveau moyen de coercition à l’encontre des peules les moins chanceux.
    Pour le plus grand profit de quelques oligarques qui peuvent désormais spéculer sans restriction (et sans avoir à s’affranchir de frais de change) sur le dos des plus démunis (comme d’habitude, on ne change surtout pas un système si profitable).
    Et bien sûr l’Allemagne qui a gravé dans le marbre de ses institutions l’impossibilité de dévaluer sa monnaie. Comme l’€uro est calculé sur la moyenne de l’ensemble des « monnaies nationales » ça permet aux allemands de dévaluer sans en avoir l’air et de rester compétitifs sur le dos des « cigales du sud ».

    Elle est belle « l’€urope de la Solidarité »…

      +9

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  • Louis // 10.04.2022 à 17h54

    Je pense pour leur décharge que le franc n’était pas du coté des monnaies solides et il est nécessaire de se demander ce qu’il serait devenu. Notons l’écart de valeurs entre la France et l’Allemagne, on parle de 20% et là sans être un grand financier il me semble que nous sommes en présence d’une légèreté dans la réalisation de cette monnaie. On pourrait rêver que cet Euro soit variable à l’intérieur et utilisé pour des transactions à l’international.

      +1

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  • ojba // 11.04.2022 à 14h36

    Euro variable à l’intérieur, impossible, l’allemagne n’aurait pas laissé faire
    utilisé pour des transactions à l’international: impossible, les américains n’aurait pas abandonné leur dollar.
    Utopie.

      +1

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  • azuki // 11.04.2022 à 17h38

    L’Euro est un outil. Pour moi le problème n’est pas « l’Euro » mais la manière dont il a été utilisé. Il eu fallut accompagner cette monnaie unique par une politique sociale et fiscale volontariste et unique. Faire une monnaie psychorigide surévaluée sans unité politique, sans volet social, sans régulation de l’économie, sans unité fiscale, avec comme seul mantra la mise en concurrence de tout le monde contre tout le monde c’est du suicide assisté. Je dis assisté parce que plus ça va, plus je pense que l’UE est un jouet aux mains des USA, et j’ai des arguments pour le penser. Les USA ne sont les alliés de personne, ils espionnent et tentent de contrôler tout le monde, ils trichent, ils mentent, ils renient leur parole, ils cumulent les pires travers des empires, et tant qu’on ne les traitera pas en ennemis économiques et politiques, l’UE ne sera jamais vraiment viable. L’Euro n’est pas la cause mais le symptôme.

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