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5.février.20225.2.2022
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La VRAIE histoire des relations Hommes Femmes selon Emmanuel Todd

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Emmanuel Todd est anthropologue, démographe et historien. Il travaille depuis 50 ans sur les systèmes familiaux et, par extension, sur les relations hommes-femmes dans l’histoire. Son récent livre « Où en sont-elles ? » a déclenché une série de critiques, car Emmanuel Todd propose une relecture profonde du récit néo féministe, se fondant sur l’existence d’un patriarcat éternel et omniprésent.

Dans cette interview exceptionnelle, il prend pour la première fois le temps d’expliquer le fruit de ses recherches. Loin d’être hostile aux femmes, Emmanuel Todd nous explique en réalité comment elles ont joué un rôle majeur dans le mouvement de l’histoire, jusqu’à leur émancipation qui marque un tournant fondamental pour le progrès de l’humanité.

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Commentaire recommandé

Brigitte // 05.02.2022 à 20h35

La différence majeure entre les sexes c’est la procréation. Cette composante biologique est encore centrale alors que Todd la met à la marge. C’est la première division du travail aussi.
Un transgenre homme devenu femme ne sera jamais une vraie femme malgré les apparences car incapable de procréer. C’est une usurpation de genre qui pose problème et que dénoncent certaines féministes, à juste titre.
Expliquer la prédominance masculine des suicides par le fait que le statut masculin n’est pas tout rose, me parait simpliste. La violence est essentiellement masculine, qu’elle s’exerce sur autrui ou sur soi même. La mort est plutôt la spécialité des mâles alors que la vie est celle des femelles. Donner la mort ou donner la vie est très genré.

42 réactions et commentaires

  • Brigitte // 05.02.2022 à 20h35

    La différence majeure entre les sexes c’est la procréation. Cette composante biologique est encore centrale alors que Todd la met à la marge. C’est la première division du travail aussi.
    Un transgenre homme devenu femme ne sera jamais une vraie femme malgré les apparences car incapable de procréer. C’est une usurpation de genre qui pose problème et que dénoncent certaines féministes, à juste titre.
    Expliquer la prédominance masculine des suicides par le fait que le statut masculin n’est pas tout rose, me parait simpliste. La violence est essentiellement masculine, qu’elle s’exerce sur autrui ou sur soi même. La mort est plutôt la spécialité des mâles alors que la vie est celle des femelles. Donner la mort ou donner la vie est très genré.

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    • calal // 06.02.2022 à 13h29

      ce sont les hommes qui avortent? c’est la faute des hommes si les femmes avortent?

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      • annette // 07.02.2022 à 15h52

        avorter n’est pas « donner la mort » mais c’est « ne pas donner la vie », peut-être qu’il faut être un homme pour ne pas sentir la différence !
        Et oui c’est non pas « la faute  » mais « le fait » aussi des hommes si les femmes avortent!

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    • Pierrot // 07.02.2022 à 17h17

      S’arrêter à la question de la procréation, c’est s’empêcher une réflexion qui, loin de se limiter pas aux conséquences des différences biologiques entre les sexes, concerne plus généralement leurs rapports dans l’organisation des sociétés. Une approche réductrice basée sur la seule capacité de procréer ne saurait expliquer l’existence de sociétés « matriarcales » et de sociétés « patriarcales », ni la grande variété de ces dernières.

      Concernant les violences, les données présentées ne portaient pas sur leurs auteurs, mais sur leurs victimes, et seulement sur les cas dont l’issue directe a été fatale. Vous devez certainement méconnaître la nature humaine pour rendre la gente masculine responsable de tous les maux en la matière. Les femmes ne sont pas en reste (même si l’on note souvent des différences quant à leur mode opératoire).

      Statistiquement, les hommes sont de loin les principales victimes des violences physiques et morales, personnelles et sociales, et les femmes s’en trouvent relativement épargnées. Les violences intra-familiales touchent apparemment plus spécifiquement les femmes, mais restent minoritaires relativement à l’ensemble des violences.

      Sans nier leur importance, les 102 femmes tuées dans le cadre familial ne sauraient occulter les 7478 victimes masculines que vous semblez balayer d’un revers de main. De plus, suivant votre raisonnement, alors que 1982 femmes se suicident tandis que moins des 376 autres sont tuées par des hommes, comment pouvez-vous suggérer que la vie serait la « spécialité » des femmes et la mort celle des hommes ?

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      • Brigitte // 07.02.2022 à 19h46

        Je ne m’arrête pas à la procréation mais je pense que les aspects biologiques sont sous-estimés. Vous n’êtes pas obligé de partager ce point de vue, de biologiste…
        Peut-être avez-vous des enfants, si oui vous n’aurez aucun mal à imaginer ce que pouvait être la vie des femmes du temps des chasseurs-cueilleurs: une grossesse par an et après, on a l’enfant collé à soi pendant un an, jusqu’à ce que le suivant arrive…et ainsi de suite. Vous m’accorderez qu’il ne reste pas beaucoup de temps pour aller chasser le bison ou le mammouth. La division du travail se fait naturellement….la chasse au gros pour les hommes, la cueillette et la petite chasse pour les femmes. Les premiers tirent de la gloriole de cette activité risquée et incertaine mais même bredouilles ils savent qu’un repas les attend à la hutte….il en reste encore quelques traces tenaces, des milliers d’années après.
        Je passe sur le lien entre la violence et la petite molécule appelée testostérone, dont les femmes ne sont pas dépourvues mais à des doses beaucoup plus faibles. Si vous ne me croyez pas, faites en l’expérience chirurgicale vous-même….
        Il faut toujours prendre le mâle à la racine…

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        • Incognitototo // 07.02.2022 à 21h46

          Vous êtes sûre qu’elles avaient une grossesse par an ? Et des conséquences que vous en tirez ? À ce que je sais, les femmes qui allaitent – et cela devait être très majoritairement le cas en ces temps reculés et en plus sur une période bien plus longue qu’actuellement (jusqu’à 4 ans par exemple chez les Mayas) – sont très majoritairement infécondes (seules 2 % peuvent tomber enceintes malgré l’allaitement). Ce que corrobore d’ailleurs ce qui se passe chez les femelles des grands singes (nos cousins) qui ne font des petits que tous les 4 à 6 ans.
          Mais c’est juste un avis d’un non-biologiste 🙂

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          • Brigitte // 08.02.2022 à 08h34

            J’ai forcé un peu le trait mais l’idée c’est qu’une fois un enfant fini d’allaiter, un autre prend sa place. Je ne suis pas éthologue mais chez les grands singes il n’y a pas de monogamie comme Todd en fait l’hypothèse chez les chasseurs-cueilleurs. Il y a des groupes de femelles avec un roulement des femelles gravides et parfois une saisonnalité vient tempérer les ardeurs des mâles. L’infanticide permet aussi de rendre les femelles à nouveau disponibles.

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            • Incognitototo // 09.02.2022 à 00h58

              Bah, l’espérance de vie des chasseurs-cueilleurs tournait autour de + ou – 30 ans et la mortalité infantile était tellement « naturellement » monstrueuse, que votre vision de femmes tout occupées à procréer, s’occuper des enfants, cueillir des fruits et légumes, et en gros quasiment rien d’autre, est une généralisation abusive en totale contradiction avec de nombreux travaux qui démontreraient que les femmes n’étaient pas les dernières à chasser le mammouth et à faire la guerre…
              Tout ça pour vous dire qu’on ne peut pas fonder des différences genrées généralisables qui seraient consécutives à la fonction de procréation des femmes ; et ce d’autant plus que la multiplicité des contextes environnementaux et l’inventivité humaine pour coopérer (ou pas) ont produit à peu près tous les types de structuration et de répartition des rôles, y compris celles d’hommes s’occupant essentiellement d’eux-mêmes pendant que les femmes géraient absolument tout le reste.
              Donc les théories « biologisantes » assignant des rôles fonctionnels consécutifs au sexe sont contredites par la diversité des organisations sociales observables ou qu’on a déduit des recherches archéologiques et/ou ethnologiques.

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        • calal // 08.02.2022 à 09h12

          il y a une autre facon de raisonner par rapport a la procreation et a l’egalite homme femme: la femme peut faire la meme chose que les hommes mais les hommes ne peuvent procreer. Donc les femmes doivent aller concurrencer les hommes sur leur terrain plutot que de profiter de leur avantage comparatif?
          deja de nombreux jeunes hommes occidentaux,convaincus qu’ils n’auront jamais d’enfants ni de compagne, en tirent les consequences. Un homme celibataire sans enfants n’a pas besoin de produire du surplus pour le partager avec eux: ils arretent de produire plus que cela ne leur est necessaire. Et ils se mettent a profiter du spectacle de toutes ces femmes en train de trimer dans des bullshit jobs, pardon, en train de faire carriere. Todd l’a dit dans son interview: les femmes modernes sont en train de souffrir des maux des hommes ,de l’anomie et du stress de la production. Elles sont en train de decouvrir qu’un celibataire qui travaille est super ponctionne par l’etat et qu’elles paient pour le rmi des gars qui passent leur temps entre playstation [modéré] tiens le ps est dans les choux dans les sondages todd aurait il raison? les femmes seraient elles plus de droite?

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    • bresant // 07.02.2022 à 22h15

      Les SDF aussi sont victimes de leur propres violences ? La violence des femmes n’existent pas sous d’autres formes ? Relisez vos classiques, «la cousine Bette » par exemple et ayez une vision moins manichéenne de l’humanité.
      La culture d’entreprise du harcèlement plutôt que l’affrontement direct ça a peut-être a voir avec la féminisation du monde du travail par exemple.

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      • Brigitte // 08.02.2022 à 08h51

        Ce n’est pas moi qui ait inventé les sexes….et je n’ai pas une vision idyllique de la nature comme certains écolos, tout en étant moi-même très soucieuse de la nature.
        Sans aller jusqu’au darwinisme social, qui est une caricature, je crois que la compétition et la coopération sont les deux grands principes du vivant, présents chez l’humain dans toutes les cultures, sous des formes diverses et variées. Peut-être trouvez-vous cela simpliste. Oui et non, c’est le noyau dur et à partir de là, on peut décliner toutes les nuances de gris…

        Pour les SDF, je ne me risquerai pas à donner une explication mais il y a un parcours, perte de l’emploi, perte du conjoint, puis alcoolisme. La violence sociale touche différemment les homes et les femmes.

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    • Kiripilipo // 08.02.2022 à 09h29

      La violence masculine est vu comme « la violence ». Mais la violence féminine existe aussi. Elle a une autre forme.
      L’amour féminin est vu comme « l’amour ». Mais l’amour masculin existe aussi. Il a une autre forme.
      Le simple fait qu’on croit que la violence et l’amour sont genrés me parait justement une vision dépassée.

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    • Christophe // 08.02.2022 à 11h15

      « Expliquer la prédominance masculine des suicides par le fait que le statut masculin n’est pas tout rose, me parait simpliste ». En effet vous avez raison, ce serait un peu court, sauf qu’il n’explique pas la prédominance masculine des suicides par le statut masculin peu enviable, mais l’inverse : « Qui [le taux de suicide masculin] suggère que la condition masculine n’est pas tellement meilleure ».
      Bonne journée

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    • cyberprimate // 11.02.2022 à 20h27

      La procréation est centrale comme facteur dans le bouquin, dès les premières pages. Ce qui lui manque c’est ce qui est en amont historiquement à cette différence et qui relève de l’évolution biologique. Avant toute forme de patridominance (ou de patriarcat), il y a eu la lente émergence de différences physiologiques majeures entre hommes et femmes et qui elles-mêmes sont liées à l’évolution de la physiologie spécifique des bébés humains. Une tête élargie qui demandait un bassin élargi moins optimal pour la course, une maturation physique lente du bébé qui conduisait à un allaitement long… Tout ça invitait nos ancêtres humains (et peut-être pré-humains) à donner le rôle de chasseur aux hommes. D’autant plus que le plus gros des calories dans une alimentation pré-agricole est fourni par la chasse. On voit que toutes les conditions pour une différence statutaire entre hommes et femmes sont réunies. L’agriculture a ensuite détérioré le statut des femmes sur une fondation historique qui n’était déjà pas à leur avantage. Les chercheurs en sciences sociales sont généralement ignorants des sciences naturelles. Todd s’est au moins abstenu de dire des conneries sur l’évolution physiologique, contrairement à Françoise Héritier.

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  • calal // 06.02.2022 à 09h28

    je vais regarder cette video avec attention ayant une assez bonne culture masculiniste « red pill ». D’avance je dirai ceci: les problemes hommes-femmes vont se resoudre « naturellement » car les deux cotes de la question, le point de vue « feministe » et le point de vue « mascuiliniste version red pill » ,sont amplement documente et disponible sur internet. Chacun, homme ou femme,a maintenant acces a ces informations et peut donner un consentement libre et eclaire.

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  • Fernet Branca // 06.02.2022 à 10h04

    Excellente interview, je vais l’écouter une deuxième fois et peut-être la commenterai-je sur le fond.
    J’ai découvert que Emmanuel Todd est très critique sur le structuralisme .
    Quant à la pénétration des femmes dans les professions intellectuelles , je pense que Emmanuel Todd le pense car il fréquente les milieux universitaires ou celui de la presse, éventuellement celui des grandes entreprises.
    Il devrait jeter un œil sur LinkedIn pour voir les postes occupés par les femmes dans les entreprises .
    Très bonne vidéo mais il faut dégager une soirée pour la regarder et plus encore si on veut étudier les éléments apportés. Peu de monde a fait une carrière universitaire d’anthropologue, de sociologue,..

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  • grumly // 06.02.2022 à 12h09

    Je crois qu’un des fonds du sujet c’est l’influence américaine, et pas seulement la montée de l’individualisme ou du libéralisme ou la désindustrialisation. A plusieurs moments il dit que la forme actuelle du féminisme est importée des Etats-Unis, et il que le système familial anglo-américain est plus récent que celui qu’on a en majorité en France, hérité des romains. ça découle peut-être juste du fait qu’ils ont beaucoup de médias. De la même façon que le communisme a bien pris là où les gens avaient le même mode de pensée de part leur structure familiale, peut-être que la mentialité individualiste à l’américaine arrive à bien prendre parce qu’on s’est habitué à avoir moins de croissance et à s’être repliés en petits groupes, à être atomisés, etc.

    Il aborde plus le fond des choses dans cette interview que dans d’autres émissions récentes qu’il a faites, qui restent trop sur le sujet du féminisme, même si c’est le sujet du livre. Il dit quelques phrases sur le fond à quelques moments de l’interview mais il synthétise à la fin.

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  • Anicroche // 06.02.2022 à 13h34

    L’abaissement du statut des femmes est coulé dans le marbre dans le judaïsme et le christianisme. Suffit de lire la bible et le nouveau testament.

    Et pas seulement dans le protestantisme, qui est un retour aux sources.

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    • Patrick // 06.02.2022 à 16h28

      Bof , je ne me suis jamais intéressé aux religions mais dans le cas du christianisme j’ai plutôt l’impression de l’inverse. N’oublions pas que la figure de la mère est totalement centrale. Le personnage de Marie est mis en avant.

      La société est basée sur la famille avec un noyau central qui est la mère , l’homme étant juste un fournisseur de la famille » l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme » .

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      • Ellilou // 06.02.2022 à 20h13

        Pour le christianisme, lisez Saint-Paul et vous verrez en quels termes il parle des femmes….pas très sympa le bonhomme 🙁

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    • calal // 06.02.2022 à 16h29

      Bien sur c’est pour cela que jesus a jete la premiere pierre a la femme adultere…
      pour cela qu’il a dit : « « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Mt 5,27-28). »,bref il a condamne le harcelement de rue 2000 ans avant marlene schiappa…
      Avez vous reellement lu les 60 pages de l’evangile de matthieu ?
      ps: certains athees suggerent meme que joseph serait le premier « heros » a avoir epouse une mere celibataire qui s’appelait marie…

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      • Anicroche // 07.02.2022 à 07h11

        « Avez vous reellement lu les 60 pages de l’evangile de matthieu ? »

        Oui, et vous?

        Car vous oubliez fort à propos la suite:

        « Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. »

        Adultère = condamnation à mort. Sympa, non?

        Avez-vous lu le Deutéronome ou le Lévitique?

        « Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d’Israël. »

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        • utopiste // 07.02.2022 à 12h16

          N’est-ce pas là une stricte égalité, les deux « coupables » meurent, non ?
          Sinon, soyez sérieux, c’était une autre époque et une autre zone culturelle.
          Et vous êtes vous demandé pourquoi les guerres de religion (et les autres) alors que le premier commandement est : Tu Ne Tueras Point !

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        • calal // 07.02.2022 à 15h55

          Adultère = condamnation à mort : non vous n’etes pas assez subtil….
          « Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi » personne ne vous condamne sinon vous meme dans cette phrase… c’est au croyant de se juger coupable et de « s’auto-punir »… Evidemment,le plus simple est d’essayer de changer son regard plutot que de s’eborgner, noFap plutot que la castration…

          Mais vous avez raison,les religions rabaissent les femmes. Quand la femme moderne s’appelle elle meme « deesse », quand le mari fait les 4 volontes de sa femme de peur qu’elle ne le quitte,effectivement la religion musulmane dit « il n’y a pas d’autre dieu que Dieu » . Arretez d’idolatrer les femmes les blue pill simps…
          Bref, Dieu puis ta femme puis toi et non ta femme,Dieu,toi. Et encore je suis sympa parce que pour beaucoup de masculinistes us c’est Dieu,toi,puis ta femme et tes enfants…

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  • Guise // 06.02.2022 à 15h23

    Quelques points car commentaires limités en taille :
    – il n’est pas sérieux de nier l’existence du système patriarcal à partir d’une comparaison de la situation des femmes française et des femmes afghanes.
    Pourquoi ? Parce qu’entre les deux situations, il y a certes une différence de degré (pire ou moins pire), mais celle-ci n’induit pas une différence de nature (la vie sous le patriarcat, en France comme en Afghanistan).
    Pour voir les limites d’un tel raisonnement, prenons une autre oppression (de classe) : devrait-on nier l’existence du capitalisme en France, sous prétexte qu’aux USA c’est pire ? Suivant cette logique, il ne faudrait pas parler de capitalisme en France parce que, quand même, on a la sécu, donc le mot est trop « violent » pour reprendre le vocabulaire de T, pour décrire la réalité française.

    – suicide des hommes : les hommes ont une éducation qui les encourage à la violence. Donc quand ils la retournent contre eux-mêmes, ça fonctionne mieux. Les femmes se « ratent » plus. Tout système de domination présente des inconvénients pour les dominants : les planteurs sudistes vivaient dans la peur d’une révolte d’esclaves. Profiter de l’exploitation ne veut pas dire vivre dans le bonheur le plus complet. Le suicide des hommes, c’est l’un des inconvénients pour les dominants du patriarcat.

    Le site compte-il inviter une féministe sérieuse, comme C. Delphy, pour avoir un point de vue différent et équivalent en caution universitaire ? Pour avoir un contre-point au discours de T, qui renforce une domination qui se trouve à la racine de toutes les autres.

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    • Aetius // 06.02.2022 à 20h09

      Vous oubliez qu’il existe différente forme de capitalisme. Mais à la base le capitalisme se définit comme la propriété des moyens de productions et l’accumulation du capital pour la recherche du profit. La France et les EU sont bien des pays capitalistes suivant cette définition.
      Partant de cela E. TODD dit simplement que la définition anthropologique du patriarcat ne peut s’appliquer à la société française du 21ème siècle (femmes plis diplômée que les hommes, choix ou non d’avoir des enfants, d’exercer le métier de leur choix), car quel terme pourrait-il utiliser pour définir la société afghanne du 21ème siècle ?

      Pour le suicide, il évoque simplement les travaux de Durkeim en expliquant que ce qui les inconvénients qui s’appliquait aux hommes, trouve maintenant à s’appliquer aux femmes du fait de leur émancipation acquise.

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      • Guise // 07.02.2022 à 21h46

        Aetius, il n’est pas question de nier l’existence du capitalisme, au contraire. C’était un exemple pour montrer l’incohérence du raisonnement de Todd, quand il tente de nier les faits (l’existence du patriarcat au niveau mondial) en s’appuyant sur une comparaison entre deux pays où le patriarcat s’exerce différemment et de façon plus ou moins violente. J’espère que vous comprenez mieux mon premier message avec cette explication.

        Pour l’argument de T sur les femmes diplômées, qui seraient la preuve qu’il n’y a pas de patriarcat, il est inconciliable avec le constat que les pays où les femmes sont les plus diplômées sont entre autres le Quatar, le Koweit, le Bahreïn ou le sultanat de Brunei.
        L’info est sur le site du Figaro, si vous voulez vérifier (https://madame.lefigaro.fr/societe/au-qatar-les-femme-sont-six-fois-plus-diplomees-que-les-hommes-231115-109703)
        Dworkin explique ce genre de paradoxe en disant que les hommes ne veulent pas être confrontés trop brutalement à ce qu’ils font subir aux femmes. Une esclave, oui, mais une esclave cultivée, c’est mieux. Quitte à partager une partie de sa vie avec elle, autant qu’elle ait de la conversation. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est une égale. Les hétaïres, les geishas ont aussi existé, femmes cultivées et exploitées en même temps, comme les autres.

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        • Un homme blanc de plus de 50 ans qui s’essaye au féminisme // 09.02.2022 à 00h52

          Ca fait plaisir de lire des propos un peu sensés sur les élucubrations Toddienne. Vu qu’un peu partout (malgré quelques articles résistants Télérama, l’Obs, la Croix, le Monde), on encense le personnage et ses propos, c’est dire si le patriarcat est encore bien à l’oeuvre !
          Et notamment dans des médias bien à gauche, le Figaro, le Point, Marianne, l’Express…
          Sortir un ouvrage de cet ordre juste au moment où le patriarcat d’extrême droite et de droite extrême s’efforce de regagner du terrain sur les récentes mais encore bien fragiles émancipations féministes (metoo et autres…) me parait très dangereux. Et peu compréhensible d’un personnage que je situais plutôt à gauche mais qui semble d’une façon extrêmement maladroite jouer là, le jeu de l’extrême droite. Avec une femme qui meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, comment peut-on oser dire qu’il n’y a pas de patriarcat à l’oeuvre dans nos sociétés ?

          Oui il serait bien que le site fasse aussi la place à une ou des féministes contemporaines (oui !) qui repositionne'(nt) un peu les choses autrement, à défaut, on devra considérer que ce nouveau média alternatif, ne l’est finalement pas tant que ça 🙁

          https://www.youtube.com/watch?v=CB7EQuBrVoc

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  • Patrick // 06.02.2022 à 16h17

    Le Patriarcat !!
    y’a un truc qui m’a interpellé. Je suis athée et je ne mets les pieds dans une église que pour des événements familiaux.
    J’ai entendu le curé dire un truc qui m’a semblé abominable : » l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme  » !! j’en ai conclu deux trucs :

    – ça sent pas trop le patriarcat comme injonction , bien au contraire

    – si il est nécessaire de répéter ça aux hommes , à toutes les générations et durant des siècles , ça tenderait à supposer que naturellement l’homme ne ferait pas ça et que si on ne lui bourrait pas le crâne avec ce genre d’ordre il aurait plutôt tendance à mettre les voiles.

    Donc le patriarcat c’est pas trop notre truc , on préfère se tirer à la chasse ( ou prendre les motos ou les avions ) avec nos potes .

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  • Incognitototo // 06.02.2022 à 17h10

    Je n’ai pas le courage de faire une exégèse de tous les mots dits et de tous les sens qui sont des généralisations abusives pour lesquelles on pourrait « démontrer » le contraire ou produire des contre-exemples qui invalident les propos.

    Alors, juste un exemple : E.T. attribue l’exclusivité de la persécution homophobe aux hommes (à 01:00:00).
    Or, c’est beaucoup plus compliqué que ça…
    Il y a eu des civilisations (grecques, romaines… exclusivement patriarcales et patrilinéaires) et des cultures (comme rappelé pour certaines tribus indiennes), où l’homosexualité était tout à fait normale sans que ça ne pose de problème à personne. Donc généraliser sur l’homophobie comme étant consubstantielle au genre masculin en le rattachant en plus aux formes hiérarchiques et sociales entre genres est une bêtise ; puisqu’il y a de nombreux contre-exemples.
    Et par ailleurs, comment sait-il que les femmes seraient « plus à l’aise » avec l’homosexualité masculine ? C’est mal connaître la diversité des sentiments humains (et je ne dis même pas des seules femmes) à ce propos.

    Bref, une sociologie qui ne vérifie pas que ses prémisses sont exactes et vérifiées dans tous les cas où elle fait des liens de corrélation ne peut provoquer que des polémiques ; qu’on ne peut pas éliminer d’un revers de main en disant : « c’est qu’ils n’ont pas lu mon livre » ; avec ce que ça sous-tend en plus comme mépris pour celles et ceux qui ont fait des critiques, en sous-entendant qu’ils ne sauraient pas lire ni ne comprendraient rien.
    Re-bref, personnellement c’est exactement la sociologie « brouillonne » et « blabla » avec laquelle j’ai beaucoup de mal, alors même que j’adore cette matière et que même quand elle se trompe elle peut être intéressante dans ce qu’elle dit de son erreur.

    Mais pour se redonner un peu d’espoir sur l’évolution humaine rien ne vaut Rainer Maria Rilke : http://solutions-politiques.over-blog.com/pages/5_Lettres_a_un_jeune_poete_Rome_le_14_mai_1904-656409.html

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    • Orhan // 06.02.2022 à 18h50

      Todd est anthropologue, pas sociologue, bien qu’il puisse y avoir porosité entre ces deux sciences dans ses analyses, ses travaux relèvent de l’anthropologie. Beaucoup de gens ont du mal avec ça, mais oui il y a évidemment de nombreux contre exemples à trouver sur ces thèses, mais son travail consiste à trouver des généralités d’homo sapiens sur plusieurs centaines de milliers d’années. Les civilisations grecques ou romaines, ce sont une minute à un endroit donné de l’histoire de cette espèce.

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      • Incognitototo // 06.02.2022 à 20h36

        Ha, merci pour votre rectification « d’importance », parce que je pensais bêtement qu’il était également historien (surtout historien), démographe, politologue, sociologue, essayiste (présentation Wikipédia et de diverses biographies publiées sur lui) et même économiste 🙁 … d’où peut-être ses confusions conceptuelles et méthodologiques.

        C’est sûr, avant que les Chrétiens n’imposent leurs conceptions du bien et du mal, plus de 1 200 ans de civilisation gréco-romaine qui ont modelé absolument tout ce qui s’est passé après eux, c’est une « goutte d’eau » dans l’histoire occidentale… ce n’est pas sérieux de nier leur importance fondamentale par rapport à tout ce que nous sommes aujourd’hui.
        [modéré]

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    • utopiste // 07.02.2022 à 12h31

      N’a-t-il pas lui même inviter à discuter et critiquer ses travaux, avec des argumentations sérieuses ?
      Quand à ceux qui l’accusent de choses qu’il n’a pas dites, voir dont il écrit le contraire dans ses bouquins, comment les prendre au sérieux ? Prenez vous au sérieux des gens qui mettent des mots dans votre bouche ?
      Les féministes et lui ne parlent même pas le même langage. Il donne à ses mots une mesure technique graduée (scientifique, froide et distante) et les féministes leur confèrent une charge émotionnelle maximale.

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      • Incognitototo // 07.02.2022 à 16h00

        Et c’est quoi des « argumentations sérieuses » ? Est-il lui-même sérieux quand il qualifie la cause féministe de « petite bourgeoise » ou qu’il affirme que le patriarcat n’existe pas ? Alors, refuser de répondre à ce qu’il estime par lui-même pas sérieux, c’est pour le moins grossier.

        Il faudra bien qu’il choisisse son camp un jour ; soit c’est un essayiste et il faut qu’il arrête de se présenter bardé de tout son bagage universitaire pour se donner une légitimité à parler et à être écouté, soit c’est un chercheur et un vrai scientifique et il faut qu’il publie dans des revues scientifiques… et dans ce dernier cas, je formule l’hypothèse (et ce n’est qu’une hypothèse) que ses méthodes, ses études et ses conclusions ne dépasseraient pas le stade du comité de lecture.

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        • red2 // 09.02.2022 à 17h08

          Juste un rappel car je crois que vous n’avez pas bien compris le niveau du monsieur:
          Emmanuel Todd et ses modèles c’est juste : la chute de l’URSS des années avant tout le monde, les révolutions arabes 2 ans avant, le crise US quelques année avant, la crise de notre démocratie et la montée de l’autoritarisme, les limites de l’euro et de notre systeme économique, le refus de Maastricht quand toute une partie de la gauche se faisait pieger… Bref on peut ne pas aimer le bonhomme, il peut comme tout le monde se tromper, mais bon, comme scientifique et prévisionniste, il a quand fait ses preuves il me semble 😉 !

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          • Incognitototo // 09.02.2022 à 20h23

            Très franchement, je me fous du « niveau » du monsieur que tout le monde connaît en plus ; et les « arguments d’autorité » ne sont tout simplement pas des arguments (d’autant que nombreux sont les scientifiques, brillants à certains moments, qui ont par la suite largement dérapé).

            Je rappelais juste que ça serait bien qu’il choisisse son camp. S’il veut faire de la science, il publie, sinon il arrête de se présenter comme un scientifique et il assume d’être « juste » un essayiste ou un politique.

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      • Guise // 07.02.2022 à 22h25

        Attention, il y a des féministes universitaires (Delphy, Dworkin, si vous voulez comparer avec ce que dit T), ça n’est pas parce que vous ne les connaissez pas qu’elles n’existent pas. Dupui-Déri aussi, universitaire canadien.

        Ce qui ne veut pas dire qu’il faut disqualifier les autres, les femmes féministes qui ne savent pas exprimer leur colère autrement qu’en conférant « une charge émotionnelle maximale » à leur discours. Parce que ces femmes luttent pour leur dignité humaine et finalement, pour la dignité humaine de tous. On peut comprendre que pour elles, le sujet du patriarcat ne puisse pas être se réduire à un sujet de conversation mondaine, un exercice rhétorique sans conséquence.

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  • LBD // 08.02.2022 à 13h32

    J’ai trouvé l”interview intéressante, à la fois pour donner envie de lire ce livre et aussi pour comprendre le chemin de pensée de todd.
    Je trouve vos commentaires bien durs dans l’ensemble.
    Je ne retiendrais que la dernière phrase de l’interview : l’entraide entre hommes rt femmes sera indispensable pour affronter l’effondrement qui vient .
    La lutte des classes est le combat qui vient.
    The winter is coming.

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  • BIGOUDE // 09.02.2022 à 09h14

    Bonjour,
    Je suis les publications d’Emmanuel Todd avec beaucoup d’intérêt car c’est un chercheur, un scientifique iconoclaste et original ; son franc-parler fait du bien. Voilà pour l’hommage.
    Avant de lire le livre (oups !) et après la vidéo, trois objets m’interpellent (il y en a d’autres) :
    —l’égalité des salaires toujours pas atteinte, ne peut-on pas considérer ce fait comme le reliquat « imputrescible » (fossilisé !) de ce vieux fond patriarcale.
    —en ce qui concerne la vierge Marie, soi-disant symbole de la femme élevée au rang d’icône protectrice des femmes ?!! je souris. Dans ma famille très catholique (qui se disait pourtant «  »progressiste » »), ma mère prenait pour modèle la vierge « sacrifiée » (comme son fils qu’elle accompagne jusqu’à la mort) ; il y avait des ouvrages sur ce sujet qu’elle lisait avec délectation.
    —dernier exemple qui me laisse sans voix et que j’ai découvert au détour d’une lecture récente : 84% DES LOBOTOMIES RÉALISÉES EN FRANCE, SUISSE ET BELGIQUE ENTRE 1935 ET 1985 ONT CONCERNÉ DES PATIENTES (des femmes donc) ; d’après une étude publiée dans Nature en 2017. Quid de l’égalité homme-femme ?
    Voilà les réflexions que m’inspirent les propos d’Emmanuel Todd, avant de lire son livre ! J’espère que j’y trouverai des raisons d’espérer, car le but est bien de ne pas désespérer (les femmes) !

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    • red2 // 09.02.2022 à 17h31

      L’égalité salariale à niveau de poste et à travail égal est quasiment atteinte en France (5,3% de différences non expliqués dans les dernières études de l’insee) Le reste, c’est justement ce dont parle Todd, les femmes ont actuellement en plus de tous les autres rôles des hommes celui de la procréation, ce qui les oblige à des choix de vie complexes.

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  • christian gedeon // 09.02.2022 à 11h52

    A chaque fois que ce sujet est abordé,je suis perplexe. Article et commentateurs vivent dans leur bulle occidentale qui concerne,tout compris, 15 % de la population mondiale. Avec des développements parfois intéressants, souvent comiques. Quant aux femmes « du reste du monde » où règnent des moeurs épouvantables, elles sont superbement ignorées. Je suppose que dans l’esprit de certains, ce serait du racisme ou pire de l’évoquer.

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    • Guise // 10.02.2022 à 16h11

      Peut être parce qu’il est plus facile d’essayer de régler ce qui se passe chez soi, avant d’aller voir si on peut aider les voisins (ou voisines) ?

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