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Le rapport final d’enquête Chilcot : résumé des 13 points clés relevés contre Tony Blair sur la guerre en Irak

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Source : Mirror, le 07/07/2016

Le 7 juillet 2016 | Par DAN BLOOM

Le rapport Chilcot contient 6275 pages, 2,6 millions de mots et a coûté plus de 10 millions de livres. Alors que dit-il exactement ?

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Le rapport Chilcot contient 6275 pages, 2,6 millions de mots et a coûté plus de 10 millions de livres – ce qui signifie qu’il est si long que la plupart des gens ne le liront pas.

Donc, la réputation de Tony Blair étant en jeu, que dit réellement l’enquête ?

Nous avons passé les détails au peigne fin pour trouver les 13 points clés ressortant de cette enquête de 7 ans.

Le rapport de sir John Chilcot établit que M. Blair a entraîné la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak sans preuve ni plan – mais l’a disculpé de toute tromperie délibérée.

L’activiste anti-guerre Jeremy Corbyn a dit aux députés aujourd’hui : « Franchement, c’était un acte d’agression militaire basé sur un faux prétexte – soit quelque chose que l’on considère depuis longtemps comme illégal. »

C’était « extrêmement dangereux », a ajouté le dirigeant du Labour – et le rapport l’a confirmé.

Voici les 13 points clés sur la guerre en Irak.

Getty Images

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1. La guerre n’était PAS la dernière option

La déclaration la plus fracassante de Sir John Chilcot fut sa première aux journalistes.

« Nous avons conclu que le Royaume-Uni a choisi de s’associer à l’invasion de l’Irak avant que les options pacifiques pour le désarmement n’aient été épuisées, » a-t-il affirmé.

« L’action militaire à cette époque n’était pas le dernier recours. »

Chris J Ratcliffe

Chris J Ratcliffe

2. Saddam Hussein n’était PAS une menace imminente

Selon Sir John : « L’action militaire en Irak aurait pu être nécessaire à un moment donné. »

« Mais en mars 2003 il n’y avait pas de menace imminente venant de Saddam Hussein. La stratégie d’endiguement aurait pu être adaptée et continuée durant quelques temps.

« La majorité du Conseil de sécurité souhaitait que les inspections et le contrôle des Nations-Unies continuent. »

Saddam Hussein tenant un pistolet | Reuters

Saddam Hussein tenant un pistolet | Reuters

3. Il n’y avait PAS de preuve que Saddam possédait des armes de destruction massive

Les renseignements « n’avaient pas établi au-delà de tout doute possible » que Saddam Hussein continuait à produire des armes nucléaires, biologiques ou chimiques, et cela aurait dû être dit clairement par M. Blair.

Le rapport ajoute qu’il était important de faire une distinction sur ce que signifiaient réellement les termes d’armes de destruction massive.

Cela peut aller des armes nucléaires au gaz moutarde – mais le public imaginait qu’il serait annihilé dans tous les cas.

Selon le rapport, M. Blair « a brouillé » la nature de la menace en utilisant l’expression « armes de destruction massive » sans expliquer ce que cela signifiait exactement.

Chris J Ratcliffe

Chris J Ratcliffe

4. Cependant Blair a dit à Bush : « Je serai avec vous quoi qu’il arrive »

Des notes envoyées par M. Blair au président américain George Bush mettent au jour qu’il préparait le chemin vers la guerre quelques heures seulement après les attaques du 11-Septembre.

Le 12 septembre 2001, il exhortait le président à poursuivre les nations faisant le commerce d’armes de destruction massive, ajoutant : « Certaines de ces choses demanderont des actions pour lesquelles certains vont rechigner. »

Et le 3 septembre 2001 il lui disait : « Il serait excellent de se débarrasser de Saddam. »

Au téléphone il ajouta : « Il y a besoin d’une stratégie intelligente pour le faire… Un plan extrêmement ingénieux serait nécessaire. »

Le 28 juillet 2002 – des mois avant que le gouvernement ne produise de conseil légal ou un dossier de renseignement pour la guerre – il dit simplement à Bush : « Je serai avec vous quoi qu’il arrive. »

Le président George W. Bush remet la Médaille de la Liberté à l'ancien premier ministre britannique Tony Blair lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche, le 13 janvier 2009, à Washington | Getty

Le président George W. Bush remet la Médaille de la Liberté à l’ancien premier ministre britannique Tony Blair lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche, le 13 janvier 2009, à Washington | Getty

5. Blair a fait le tri et choisi des preuves qui allaient dans son sens

A partir du 11-Septembre, M. Blair a « choisi des tactiques » pour « mettre l’accent sur » la menace en Irak. Il a ajouté un préambule au rapport de septembre 2002 sur les supposées armes de destruction massive qui contenait « un degré de certitude qui n’était pas justifié ».

Et depuis février 2002, le gouvernement a décidé que « le régime de Saddam Hussein ne pouvait être renversé que par une invasion menée par les Américains. »

Sir John a affirmé que le préambule de M. Blair sur le tristement célèbre dossier de septembre 2002 – établissant qu’une arme pouvait être préparée en 45 minutes – était plus affirmatif quant aux menaces que les preuves détenues par le Comité mixte du renseignement (JIC).

Former-British-Prime-Minister

6. Et son copain Jack Straw a fait de même

Les intenses manœuvres de Tony Blair et Jack Straw ont façonné le tristement célèbre dossier de septembre 2002.

Depuis le début, le dossier était « destiné à convaincre et s’assurer le soutien parlementaire et public sur la position du gouvernement » selon laquelle une action urgente était nécessaire, affirme le rapport.

Cependant, selon le rapport Chilcot, le gouvernement Blair « a tenté » de le faire « passer pour une production » du comité indépendant mixte du renseignement.

Le rapport a décrit comment les tensions ont commencé lorsque le secrétaire des affaires étrangères Jack Straw a essayé de modifier un dossier planifié sur les armes de destruction massive un an avant la guerre.

Downing Street a commandé un document en février 2002 sur les armes de destruction massive dans les « pays sujets de préoccupations » que sont la Corée du Nord, l’Iran, la Libye et l’Irak, et ce pour une réunion entre Blair et Bush planifiée en avril.

Mais lorsque Straw a vu le projet le 8 mars, il a été déçu qu’il n’ait pas été assez mis l’accent sur l’Irak.

Il a dit : « Bien, mais l’Irak ne devrait-il être TOUT EN HAUT de la liste et avoir plus de développements ? »

« Le document doit montrer pourquoi il existe une menace EXCEPTIONNELLE venant d’Irak. Il n’y a pas cela pour l’instant. »

Le 18 mars il décida alors qu’un document exclusivement sur l’Irak devrait être produit avant celui général sur les armes de destruction massive.

Selon le rapport, le 22 mars la publication fut repoussée après que « Straw a été informé que les preuves ne convaincraient pas l’opinion publique qu’il y avait une menace imminente venant d’Irak. »

Downing Street décida alors de coordonner un « dossier public » sur l’Irak, qui s’avèrera être le dossier de septembre 2002.

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7. … Bien qu’il ait été averti que la guerre alimenterait la terreur

M. Blair fut averti de manière explicite par le JIC début 2003 qu’une guerre en Irak « augmenterait » la menace d’al-Qaïda et d’autres extrémistes islamiques.

Cela s’est révélé vrai dans des proportions dévastatrices, des régions entières d’Irak étant à présent sous l’emprise de l’EI.

Le JIC annonça que les extrémistes allaient « continuer à représenter de loin la plus grande menace terroriste pour les intérêts occidentaux, » et allaient essayer de récupérer l’invasion, en capturant les armes de Saddam Hussein.

Son verdict avant que la guerre n’éclate disait : « al-Qaïda et les groupes qui y sont associés vont continuer à représenter de loin la plus grande menace terroriste pour les intérêts occidentaux, et cette menace se verrait accrue par une action militaire contre l’Irak.

« La menace des terroristes islamistes au sens large va également s’accroître dans le cas d’une guerre, reflétant un sentiment anti-américain et anti-occidental plus important dans le monde musulman, y compris parmi les communautés musulmanes occidentales.

« Et nous courons le risque qu’un transfert d’armes ou de compétences BC [biologiques, chimiques] durant ou après le conflit n’augmente les capacités d’al-Qaïda. »

Un combattant de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) tient un drapeau de l'EIIL et une arme dans une rue de la ville de Mossoul, le 23 juin 2014 | Reuters

Un combattant de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) tient un drapeau de l’EIIL et une arme dans une rue de la ville de Mossoul, le 23 juin 2014 | Reuters

8. Le volet juridique était « loin d’être satisfaisant »

Les détails de la justification juridique du gouvernement étaient « loin d’être satisfaisants » selon Sir John.

Et le cabinet de M. Blair ne consulta même pas l’avis juridique complet de Lord Goldsmith avant le conflit.

Le Procureur Général avait fourni à Downing Street un dossier détaillé le 7 mars, soit deux semaines avant la guerre, qui indiquait que l’invasion pouvait être justifiée mais que la « voie juridique la plus sûre » passait par une nouvelle résolution de l’ONU.

Six jours plus tard seulement, après une réunion, Lord Goldsmith clarifia sa position et déclara que « dans l’ensemble, il y a une base légale solide. »

Lorsqu’un cabinet de guerre se réunit le 17 mars, seule une version raccourcie qui présentait surtout l’argumentaire du gouvernement fut présentée.

« L’avis aurait dû être présenté aux Ministres, » déclara Sir John.

« Vu la gravité de la décision, le cabinet aurait dû être informé des incertitudes juridiques. »

 

PA

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9. L’état d’impréparation des forces armées était catastrophique

De nombreux effectifs militaires furent déployés sans que l’ensemble du cabinet – qui n’était « pas complètement au courant des risques » – ne réfléchisse à la décision ou à ce qui allait suivre.

Durant quatre années entières, « il n’y avait pas de doctrine claire indiquant le niveau de risque acceptable pour les forces britanniques, et qui était responsable de suivre ce risque. »

La vitesse de l’avancée des troupes amena très rapidement « de sérieuses pénuries de matériel. »

Et les ressources disponibles furent utilisées à leur limite, sans possibilité de remplacement – à « un haut niveau de risque » – alors que des troupes étaient déployées dans la province de l’Helmand en Afghanistan au même moment.

Selon le rapport, le Ministère de la Défense fut également trop lent à prendre en compte la menace spécifique des engins explosifs improvisés (EEI).

Et il y eut du retard dans les enquêtes sur les morts au combat.

Un soldat britannique en service en Irak | Matt Cardy/Getty Images

Un soldat britannique en service en Irak | Matt Cardy/Getty Images

10. Les plans de reconstruction de l’Irak étaient « dramatiquement inadéquats »

Le rapport déclare de manière dévastatrice : « Le Royaume-Uni a échoué dans la planification ou la préparation du programme majeur de reconstruction nécessaire en Irak. »

La situation se détériora lorsque les intérêts américains commencèrent à diverger des intérêts britanniques, et les différences allèrent en s’accentuant avec le temps.

Les « porteurs de mauvaises nouvelles n’étaient pas entendus » sur le terrain, et M. Blair se trouva confronté à une situation en Irak pire que celle qu’on lui avait annoncée, selon le rapport.

Il y avait un « écart permanent » entre les ambitions du gouvernement et les capacités réelles de soutien des civils.

Un pompier intervient sur le site d'une attaque à la voiture piégée dans le district de Karrada-Dakhil, sud de Bagdad, Irak, 3 juillet 2016 | Xinhua / Barcroft Media

Un pompier intervient sur le site d’une attaque à la voiture piégée dans le district de Karrada-Dakhil, sud de Bagdad, Irak, 3 juillet 2016 | Xinhua / Barcroft Media

11. La mauvaise gestion britannique nourrit les tensions communautaires

D’après le rapport, il manquait aux militaires une appréciation complète des tensions politiques, culturelles et ethniques en Irak.

Les critiques portent notamment sur la « dé-Baathification » de l’administration irakienne, et la manière dont elle fut réalisée eut « un impact négatif sensible et durable sur l’Irak. »

« Limiter la dé-Baathification aux trois quarts supérieurs du parti, plutôt que de l’étendre au quart inférieur, aurait pu être bien moins dommageable pour la stabilité politique et le redressement de l’Irak après l’invasion, » continue le rapport.

« Le Royaume-Uni choisit de ne pas tenir compte de ses appréhensions, pourtant bien fondées, lorsqu’il s’agit de confier la mise en application de la doctrine de dé-Baathification au Conseil gouvernemental. »

 

Chris J. Ratcliffe

Chris J. Ratcliffe

12. La guerre a coûté une fortune au contribuable britannique

Le coût direct du conflit en Irak fut d’au moins 9,2 milliards de livres, soit 11,83 milliards de livres d’aujourd’hui (soit environ 13,9 milliards d’euros). Au total, 89% de ce montant fut consacré aux opérations militaires.

Ce coût ne fut pas pris en compte par le gouvernement lorsqu’il décida de partir en guerre.

Les ministres ne reçurent pas même une estimation des coûts de l’invasion ou du « nettoyage » qui devait suivre.

« Ils auraient dû, » conclut laconiquement le rapport.

Jeff J Mitchell

Jeff J Mitchell

13. Notre confiance dans les politiciens en fut détruite

L’utilisation des preuves par M. Blair a laissé un « héritage préjudiciable » et a « miné la confiance dans le gouvernement » jusqu’à aujourd’hui à un point qui va peut-être rendre les « guerres justes » plus difficiles à mener dans le futur.

Selon le rapport : « La perception répandue que le dossier de septembre 2002 exagéra la solidité des preuves relatives aux capacités et aux intentions irakiennes, dans le but d’influencer l’opinion et de plaider pour une action visant à désarmer l’Irak, a eu pour résultat un héritage dommageable, notamment en sapant la confiance dans les déclarations du gouvernement, en particulier celles qui sont basées sur des renseignements qu’il est impossible de vérifier de manière indépendante.

« En conséquence, dans les situations où la réponse politique pourra être de recourir à l’action militaire, et où la preuve, du moins en partie, dépendra de jugements déductifs basés sur des renseignements forcément incomplets, ils sera peut-être plus difficile d’obtenir un soutien de la position du gouvernement et l’acceptation de cette action. »

Blair-protest-at-Chilcot-publication-press-conference

Et finalement… il n’est pas parvenu à ce qu’il entendait réaliser

« Le Gouvernement a échoué face aux objectifs qu’il s’était fixé, » déclara sans détour Sir John.

« Que le Royaume-Uni se retrouve dans une position où la meilleure option possible était un accord avec un groupe armé qui a activement visé les forces britanniques fut une humiliation.

« L’action militaire britannique en Irak s’est terminée à mille lieues d’un succès. »

Source : Mirror, le 07/07/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Ailleret // 25.08.2016 à 01h51

Extrait des actes du procès de Nuremberg (1945-1946), concernant les crimes contre la paix :

« L’inculpation selon laquelle les accusés auraient préparé et poursuivi des guerres d’agression est capitale. La guerre est un mal dont les conséquences ne se limitent pas aux seuls États belligérants, mais affectent le monde tout entier.
Déclencher une guerre d’agression n’est donc pas seulement un crime d’ordre international : c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que du fait qu’il les contient tous. »

Destinataires : MM. Bush, Blair, Aznar, Barroso ; MM. Obama, Sarkozy, Cameron.

52 réactions et commentaires

  • Ailleret // 25.08.2016 à 01h51

    Extrait des actes du procès de Nuremberg (1945-1946), concernant les crimes contre la paix :

    « L’inculpation selon laquelle les accusés auraient préparé et poursuivi des guerres d’agression est capitale. La guerre est un mal dont les conséquences ne se limitent pas aux seuls États belligérants, mais affectent le monde tout entier.
    Déclencher une guerre d’agression n’est donc pas seulement un crime d’ordre international : c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que du fait qu’il les contient tous. »

    Destinataires : MM. Bush, Blair, Aznar, Barroso ; MM. Obama, Sarkozy, Cameron.

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    • Pascalcs // 25.08.2016 à 12h28

      Rajoutez Bill et Hillary Clinton sur la liste des destinataires.

        +34

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    • Plok // 25.08.2016 à 16h36

      Le souci de ce rapport officiel comme de ce rappel très juste sur Nuremberg, un procès néanmoins tronqué s’il en fut (cf. Articles 19,20,21 de ses statuts) est finalement : qu’est-ce que ça change?
      Au mieux, une prise de conscience populaire qui finira par se traduire dans les urnes; il faudra du temps, voyez les 15 années passées.
      Au pire, la situation actuelle : nos maîtres font leurs guerres a leur guise, auxquelles nous assistons, un peu impuissants, un peu lâches, toujours victimes in fine: nous n’y pouvons rien de rien!.

        +4

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      • Ailleret // 25.08.2016 à 17h21

        Le procès de Nuremberg a ses mérites comme ses limites (un tribunal interallié jugeant les dirigeants d’un pays vaincu, sans réciprocité, mais en s’efforçant de respecter les règles du droit et la défense des accusés). Je n’en fais pas un absolu, mais c’est quand même une norme étayée, rien à voir avec les bouffonneries du TPIY de La Haye.

        Professeur d’histoire dans le secondaire, je me suis rendu compte que les programmes et les manuels insistaient sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, mais négligeaient curieusement les crimes contre la paix (la guerre d’agression).

        Curieusement… Les élèves seraient tentés de faire le rapprochement avec la guerre de l’OTAN contre la Serbie (1999), la guerre d’Irak (2003), la guerre de Libye (2011). Mais voilà, la vérité est toujours bonne à dire. Si vraiment le procès de Nuremberg est une norme, MM. Clinton, Chirac, Schroeder ; MM. Bush, Blair, Aznar, Barroso ; MM. Obama, Sarkozy, Cameron sont passibles du tribunal pour crimes contre la paix.

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        • Jusdorange // 25.08.2016 à 21h07

          À Ailleret,

          Pourquoi Chirac et Schroeder figure dans votre liste d’accusés ? Ne ce sont-ils pas opposés à la guerre en Irak ? À moins que ce soit pour l’Afghanistan ? Auquel cas pourriez-vous fournir un argumentaire montrant qu’il s’agit là aussi d’une guerre d’agression ?

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          • Ailleret // 25.08.2016 à 21h25

            Chirac et Schröder se sont opposés à la guerre d’Irak, et je leur en sais gré. Mais quatre ans plus tôt, les mêmes ont dirigé (avec Blair et Clinton) les bombardements illégaux de l’OTAN sur la Serbie, pendant la guerre du Kosovo.

            Gerhard Schröder a reconnu l’illégalité de ces bombardements lors d’une émission télévisée avec Die Zeit, le 9 mars 2014 : « Gegen das Völkerrecht Verstoß […] da haben wir unsere Flugzeuge, unsere Tornados nach Serbien geschickt, und die haben zusammen mit der NATO einen souveränen Staat gebombt – ohne, daß es einen Sicherheitsratbeschluß gegeben hätte. »

            (« Une infraction au droit international […] nous avons alors envoyé nos avions, nos Tornados contre la Serbie, et ils ont bombardé de concert avec l’OTAN un État souverain, sans qu’il y ait eu de résolution du Conseil de sécurité. »)

            https://www.youtube.com/watch?v=keWZofL30So

            (le passage cité se situe entre 0’40 et 1’14)

              +8

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    • LA ROQUE // 25.08.2016 à 17h12

      @ Ailleret
      Vous oubliez Hollande qui n”a pas grand chose à envier aux sus-cité.

        +7

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      • Ailleret // 25.08.2016 à 17h28

        Certes, mais le caniche d’Obama n’a pas eu la possibilité de bombarder la Syrie. Remercions une fois de plus les députés des Communes britanniques : leur vote du 29 août 2013 a enrayé la machine de guerre.

          +9

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  • Caliban // 25.08.2016 à 02h22

    Point 14 : l’évolution du compte en banque de M. Blair

      +52

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    • geoffrey // 25.08.2016 à 06h42

      on doit aussi rajouter un quinzième : les milliers d’êtres humains assassinés par cupidité ou par fanatisme chrétien…

      il est grand temps de s’interroger sur la psychopathie des politiciens !!!!

      Geoffrey, communiste belge

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      • nobody // 25.08.2016 à 08h32

        @geoffrey

        On ne vous a pas parlé des millions de morts du communisme (en 60 ans seulement) ? Tout ce qu’on vous a raconté sur le christianisme est faux ou presque, vérifiez (en écoutant des points de vue différents et faites vous une idée: qui cherche trouve)!

          +10

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      • RGT // 25.08.2016 à 10h00

        @geoffrey :

        La cupidité suffit.

        Le “fanatisme chrétien” est juste un cache-sexe destiné aux crétins.

        Bien qu’agnostique je n’ai rien contre les religions et leurs vrais pratiquants (je ne parle pas des sectes déguisées en religions dont les pratiquants sont vraiment des victimes crédules).

        Par contre j’ai une haine féroce contre ceux qui instrumentalisent les religions pour assouvir leur cupidité et leur soif de puissance.

        Et il en va de même pour les “valeurs” des partis politiques qui ne sont rien d’autre que des religions laïques tout aussi instrumentalisés, marxisme compris.
        Ces partis sont à mes yeux de véritables sectes.

        L’histoire nous le prouve chaque jour depuis l’aube de l’humanité.

        Pour vous : Je n’ai absolument rien contre les militants de base communistes que je trouve honorables, mais je suis persuadé qu’ils feraient bien, comme de nombreux fidèles, d’enlever leurs œillères et de prendre leurs distances entre la “foi” et le monde réel.

          +19

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        • geoffrey // 25.08.2016 à 11h48

          chui’ pas d’ac’

          les fanatiques religieux, ça existe, depuis Savonarole jusqu’aux mystiques de notre temps…, maintenant, il y a du psychiatrique là-dessus, probablement.

          pour ce qui est du communisme – qui n’est pas une doctrine mais un projet/modèle économique (contrairement au libéralisme qui lui est une doctrine, et non une idéologie ; le marxisme peut à la rigueur être identifié comme une idéologie, çàd une théorie sociale traitant de l’essor des doctrines, ‘faut suivre… : – ) – je n’ai rien d’un idolâtre…, je pense que je suis…assez rationnel d’ailleurs (voire trop, parfois).

          et une religion laïc (objectivement), ça n’existe pas – religion = révélation ; et Marx n’est pas un prophète, probablement un génie en sc. sociales et pas mal plagiaire aussi…

          enfin , je ne suis pas responsable de ce que disent les gauchistes : que chacun assume ses propos, et c’est déjà pas mal…

          Cordialement

          Geof’

            +5

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          • nobody // 25.08.2016 à 13h31

            @Geoffrey

            Une religion est un Système de Valeurs et de Croyances, par conséquent le Communisme et toutes les autres idéologies en “isme” sont des religions, avec leur Mythes, Dogmes, Messes (Célébrations), Prêtres (ceux qui diffusent la Vérité de leur dieu/idéologies).
            Un Prophète est connecté à la divinité qui lui révèle ce qu’est “la Vérité”, en ce sens Marx (à ses dépens sans doute, et comme quelques autres) est un prophète du communisme. La divinité que vous ne voyez pas c’est l’HOMME moderne qui a fini par se proclamer dieu (signe annonciateur de la Fin des temps prophétisé il y a 2000 ans).

            Le Communisme naît en Occident Chrétien, et sera finalement mis en application en Orient Chrétien: il ne naît pas en Inde, en Chine ou en terre d’Islam, NON il naît en terre chrétienne: en ce sens on pourrait en déduire que le socialo-communisme est une hérésie du christianisme : l’amour des Frères sans celui du Père (l’expérience montre que cela ne peut fonctionner, car l’Amour du Père c’est ce qui unit les Frères, et le Parti (par définition partisan/divisé) ne peut unir l’ensemble de la Société et ne peut remplacer Dieu (dont toute créature est l’enfant)).

            Toute Croyance est une acte de FOI.

              +6

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            • geoffrey // 25.08.2016 à 16h18

              je réponds pour la forme mais…

              le communisme n’est pas une croyance, c’est un projet économique. c’est essentiellement à la base une critique du capitalisme, à ne pas confondre avec le marxisme…

              je ne peux pas faire plus simple…

              dans la Baghdava Gita des hindouistes, on a un début de schéma communiste – société idéale ; sans parler des mayas et leur gestion collective des terres…

              [Modéré]

                +6

              Alerter
      • Jusdorange // 25.08.2016 à 20h59

        À Geoffrey,

        Vous pouvez expliquer pourquoi vous pensez que la guerre en Irak a été motivé par le fanatisme chrétien ?

          +1

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    • m // 25.08.2016 à 11h16
  • some // 25.08.2016 à 08h26

    > L’utilisation des preuves par M. Blair a laissé un « héritage préjudiciable » et a « miné la confiance dans le gouvernement » jusqu’à aujourd’hui à un point qui va peut-être rendre les « guerres justes » plus difficiles à mener dans le futur.

    …. il y a des oxymores dont on se demande comment ils peuvent encore être utilisés après un tel rapport.

      +12

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  • Spajnoc // 25.08.2016 à 08h34

    Une guerre sévit sur le continent européen comme inscrite dans un plan machiavélique destiné à faire survivre un système et l’histoire parle déjà d’hommes politiques et de leurs “erreurs”.
    C’est vraiment sous-estimer l’intelligence des politiques et de leur entourage.
    Si on considère que cette guerre permet la vente massive d’armement dans un contexte économique plutôt moribond, “…il est parvenu à ce qu’il entendait réaliser”, n’est-ce pas ?

      +8

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  • Eric83 // 25.08.2016 à 09h14

    De nombreux médias ont rapporté qu’une pétition avait recueilli des centaines de milliers voire des millions de signatures pour qu’un nouveau référendum soit organisé sur l’adhésion de la GB à l’UE fait suite au vote pour le Brexit.

    En revanche, je n’ai rien vu et/ou lu sur une pétition de centaines de milliers voire de millions d’anglais pour demander que Mr Blair ainsi que ceux qui ont avalisé et déclenché l’invasion de l’Irak soient traduits devant la Cour Pénale Internationale pour guerre d’agression et crimes contre l’Humanité.

    Cela en dit long sur la déliquescence du niveau de conscience individuelle et collective.

      +24

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  • Caracole // 25.08.2016 à 09h27

    Mouai, encore un rapport qui protège les fesses des pires crapules:

    Le rapport de sir John Chilcot établit que M. Blair a entraîné la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak sans preuve ni plan – mais l’a disculpé de toute tromperie délibérée.

    –> Cependant, selon le rapport Chilcot, le gouvernement Blair « a tenté » de le faire « passer pour une production » du comité indépendant mixte du renseignement.

    Je me demande ce qu’il leur faudrait pour accusé Blair de tromperie délibérée… Même les mails de Blair où ils pourraient ecrit noir sur blanc toutes ses stratégies de tromperie ne serait pas suffisant (cf. les mails de Clinton…)

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    • pipo // 25.08.2016 à 09h43

      Responsable mais pas coupable.

      Dire je suis responsable ou il est responsable, ça fait bien, ça fait “je suis fort, ou il est fort”
      Dire je suis coupable ou il est coupable, c’est juste pas possible.

      reste “nous sommes forts”

      Et donc “pas coupables”

        +4

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    • UltraLucide // 25.08.2016 à 18h13

      Oui, les hommes politiques qui provoquent ou instrumentalisent des guerres dévastatrices ne mentent pas et ne participent pas à des complots contre l’humanité, ils ne commettent pas de crimes, ils font “des erreurs”, comme vous et moi.

        +1

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  • Bernard // 25.08.2016 à 09h46

    Question parallèle : les deux derniers gouvernements français se sont associés à des groupes terroristes en livrant des armes de la logistique etc pour, sois disant, faire tomber des dictateurs en Lybie et en Syrie. Est-ce qu’il ne serait pas judicieux de deposer une plainte contre les responsables pour association avec des groupes terroristes ?? Cela est puni par la loi si je ne m’abuse ?

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  • Tutu // 25.08.2016 à 09h56

    Une guerre démocratique est nécessairement une guerre gagnée militairement, perdue politiquement, écrasée moralement.

    http://democratisme.over-blog.com/2016/05/democratisme-democrature.html

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  • Barbier // 25.08.2016 à 10h08

    Ne vous inquiétez pas pour Mr Blair, il va continuer à faire ses petites conférences à 100000€ ou £ ou vendre son carnet d’adresses …Comme Sarkozy et autres…..

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  • Toff de Aix // 25.08.2016 à 10h21

    Le dernier point ne met pas assez en avant les réels bénéfices tirés de tout cela. Et à ce niveau, pardon de le dire ainsi, mais c’est un grand succès. Toute guerre d’agression ne l’est pas pour le plaisir, elle signifie en général, entre autres bénéfices, l’accaparement des ressources de “l’ennemi”, ou du malheureux désigné comme tel. Et je me souviens vraiment bien de ces champs de pétrole en feu en Irak…

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    • Barbier // 25.08.2016 à 12h00

      Voir la célèbre allocution d’Eisenhower sur le complexe militaro-industriel en 1961 !! Et sa propension à prendre une place disproportionnée dans la décision politique…
      En irak, toutes les sociétés privées de fourniture à l’armée (halliburton) ou de mercenariat privé us montés par les hauts fonctionnaires, genre dick cheney …Guerre privé, bénéfices privés, morts publics et déficit public avec les énormes commandes pour l’invasion,occupation et rebuilding de l’Irak….On voit ce que cela donne aujourd’hui…Mais finalement ce n’est pas grave pour ceux qui sont aux manettes ou qui ont été pantouflé dans le privé, cela fait toujours de nouvelles commandes …etc…etc..
      Donc amha , c’est sans espoir car c’est tellement facile de manipuler l’opinion et plutôt de voter sur le brexit, les anglais auraient dû voter sur la mise en accusation de Blair and cie…Mais bon puisqu’il y pense tous les jours à sa forfaiture…mdrrr

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  • Bordron Georges // 25.08.2016 à 10h22

    Trois articles sensationnels, quelques remarques:
    1 – 2003-2016, 13 ans pour qu’une telle vérité, de telles révélations redescendent au niveau du vulgum pecus, évidemment, grâce à ce site exceptionnel.
    2 – L’article du New-York Times exprime un certain regret surtout sur les conséquences désastreuses de ces révélations plutôt que sur les faits eux-mêmes.
    3 – John Prescott précise sa propre position à l’époque, et se disculpe ainsi d’une part de la responsabilité des décisions à côté de celles de Tony Blair.
    4 – Question: Un tel rapport aurait-il été possible en France?
    5 – A quand une même enquête sur les mensonges et les attaques en Libye?
    6 – A quand une même enquête sur les mensonges et les attaques en Syrie?
    7 – Tout cela confirme que les USA ont besoin de leurs ”alliés” pour mener leur propres guerres.

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  • Toff de Aix // 25.08.2016 à 10h35

    Et un article qui va dans le sens de ce qui est dit ici : http://www.legrandsoir.info/provoquer-une-guerre-nucleaire-par-les-medias.html

    Un de plus, hélas..

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  • Czerny // 25.08.2016 à 11h12

    Un rapport qui ne sert absolument à rien ,si ce n’est à enfoncer des portes ouvertes.Les criminels, responsables de cette tragédie seront-ils traduits en justice ? La réponse est non . Le reste c’est de la com et de la poudre jetée aux yeux de l’opinion publique .

      +5

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  • Catherine // 25.08.2016 à 12h34

    J’aimerais bien le même rapport sur Sarkopsy et sa guerre en Lybie…

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  • Ailleret // 25.08.2016 à 12h59

    Oui, je me rappelle du Dr Kelly : en juillet 2003, le JT d’Arte a parlé de sa mort, mais les JT de TF1 et France 2 en ont à peine parlé. Et lorsque Blair a été interpellé sur ce drame lors d’une conférence de presse au Japon, il n’a pas su répondre.

    https://www.youtube.com/watch?v=50ksL7fkBNM

    Regardez-le, à partir de 2’27.

      +5

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  • Macarel // 25.08.2016 à 13h11

    L’affaire la plus brûlante du moment est celle dite du “burkini”.

    Tout le reste, ce ne sont que des “détails de l’histoire”.

    Ainsi “tourne” notre monde médiatique devenu im-monde…

      +11

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    • LA ROQUE // 25.08.2016 à 14h36

      Nos chaines “d’informations” sont l ‘équivalent de Closer , de Voici ou autres torchons :
      Burkini- chaleur (il parait qu’en été il fait chaud) – foot.
      Alors qu’il y a tant de sujets d’importance à traiter.
      C’est ‘journalistes’ devraient avoir honte.

        +7

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  • Chris // 25.08.2016 à 13h32

    Après la conquête de l’Ouest (Farwest) et les conséquences ethnocides et environnementales que l’on sait, les “termites” s’élancent vers l’Est, un morceau rapiécé devenu plus coriace avec le temps.
    Toutes ces manoeuvres pour piller les ressources énergétiques irakiennes et du Moyen-Orient en général et s’assurer du continuum géographique du pivot asiatique qui passe par la Russie.
    Et dire que nous, Français, petits faiseurs des Lumières tant vantées, prenons part à la curée…
    Ou quand les “Lumières” accouchent définitivement de la matière laquelle copule avec l’esprit pour bâtir l’ingénierie sociale !!!
    Pas étonnant que des populations encore marquées par la spiritualité s’arqueboutent et résistent devant l’immonde, au sens de néantisation du monde.

      +5

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  • Eric83 // 25.08.2016 à 13h41

    Nous vivons sur la même planète mais nous vivons dans deux mondes qui coexistent, celui des dominants et celui des dominés.
    Les dominants établissent les lois, dont ils s’affranchissent eux-mêmes, pour les dominés.
    Les politiciens comme Blair, Bush, Sarko, Hollande – pour ne citer qu’eux ne sont et ne seront pas inquiétés tant qu’aucun contre-pouvoir réel capable de les inculper, de les juger et de les mettre en prison, n’existera.
    Quel politicien en occident ayant participé à un gouvernement responsable d’une guerre d’agression, sans que “son” pays et “son” peuple soit menacé, s’est-il retrouvé inculpé, jugé, condamné et mis en prison pour toutes les vies humaines sacrifiées, les souffrances engendrées ainsi que pour toutes les destructions matérielles ?
    Si vous en connaissez, je suis preneur de l’information.

      +9

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  • theuric // 25.08.2016 à 14h34

    Bien, après que les questions de justices et de morales furent abordées, permettez que j’aborde celles portant sur la politique.
    En politique il n’y a pas de morale mais une éthique que nous pourrions définir comme suit: ensemble des conduites et actions ayant une efficacité effective dans le temps.
    Or, il est patent que de tous points de vus Monsieur Cameron manqua totalement d’esprit d’éthique, faisons la liste;
    -La guerre d’Irak permis, au fil des années, aux russes et aux iraniens de prendre définitivement pied en Irak et en Syrie (bientôt en Lybie?);
    -La situation économique britannique s’est détériorè;
    -quasiment aucun des bénéfices que Monsieur Cameron croyait tiré de cette entreprise pour les anglais ne furent réalisées;
    -Le parti Labour est pour longtemps décrédibilisé, d’autant plus que même son aile gauche l’est aussi en raison de sa position lors du brexit;
    -Ce fut sûrement l’une des causes majeur de la réussite de ce brexit;

      +1

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    • theuric // 25.08.2016 à 14h58

      -Brexit montrant que la Grande-Bretagne se sépare des U.S.A., avec, sûrement, une perte de confiance d’une partie des élites britanniques pour leur “grand frère”;
      -Perte de confiance populaire pour l’empire U.S.;
      -Armée sûrement largement affaiblie;
      -Accélération de la défiance générale pour le néolibéralisme;
      J’oublie sûrement d’autres effets montrant que cette aventure guerrière absurde fut totalement contreproductive.
      Mais au-delà, cela a montré l’impéritie de Monsieur Cameron et de ceux qui l’entouraient.
      Ceci sans compter la myriade de morts qu’une telle sottise générât en Irak, sans compter l’Afghanistan, la Libye et la Syrie, trois autres stupidités majeures.
      Dire qu’il y en a encore qui vénèrent l’empire U.S. et sa petite colonie européenne…

        +3

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  • lon // 25.08.2016 à 15h49

    Tony ” weapons of mass destruction …weapons of mass destruction…weapons of mass destruction…” Blair .

    Blair a été l’inventeur d’un nouveau type de mantra , le mantra anxiogène

      +0

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  • Louis Robert // 25.08.2016 à 15h50

    “Le rapport de sir John Chilcot établit que M. Blair a entraîné la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak sans preuve ni plan – mais l’a disculpé de toute tromperie délibérée.”

    *

    Malgré tout, le Chilcot du triste sire est en effet une feuille de vigne (une de plus), superflue dès lors que tout quidam sait, pour l’avoir vu tant et tant, ce que l’on cache honteusement derrière, une infinité de crimes de guerre et contre l’humanité, ainsi que et surtout les responsabilités criminelles des créatures de Pouvoir alors en place et connues du monde entier.

    Manque donc l’essentiel, la Justice… et qu’elle soit rendue!

      +2

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  • Jean-Charles // 25.08.2016 à 18h02

    Les guerres à l’Irak tout comme à la Syrie et Libye notamment, ont été décidées quelques semaines après les évènements du 11 septembre 2001 et par quelques-uns, comme l’affirme en conférence le général Wesley Clark en conférence publique télévisée, en 2007.

    Les neo-cons comme Blair qui ont entraîné leurs pays dans ces guerres sans mandat et sur de faux prétextes, devraient être jugés par les autorités judiciaires compétentes, pour leurs méfaits.

    Il n’en sera rien tant ils seront au dessus des lois!

      +3

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  • Micmac // 25.08.2016 à 18h45

    Il y a eu aussi la mort plus que suspecte de l’ancien ministre des affaires étrangères de Blair, Robin Cook, qui avait démissionné car radicalement opposé à la guerre.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Cook_(homme_politique_britannique)

    “L’examen post-mortem révéla qu’il était mort d’une hypertension cardiaque, bien que les ambulanciers sur place estimaient qu’il s’était rompu le cou.”

      +5

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    • Ailleret // 25.08.2016 à 19h30

      Je ne sais pas si la mort de Robin Cook est suspecte. Mais sa démission le 17 mars 2003 l’honore, contrairement au rôle belliciste qu’il a joué en 1999 pendant la crise du Kosovo. M. John Prescott aurait pu en faire autant, en démissionnant de ses fonctions de vice-Premier ministre et de premier Secrétaire d’État.

        +6

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  • Andrae // 25.08.2016 à 19h01

    L’invasion de l’Iraq, manifs. ++. Divers organismes internationaux attestent que l’Iraq n’a pas d’armes de destruction massive, que Saddam n’a pas de lien avec Bin Laden (ennemis), etc. Silence dans les medias. Manif oppo, monde, millions…!!

    Résultat des oppo: 0.

    Iran n’a pas de programme nucléaire permettant une ‘attaque.’ Des dizaines de rapports depuis 20 ans l’attestent (IAE, etc.) Eh ben non, pas pertinent. Kaddafi n’était pas un dictateur sanguinaire tuant des opposants (en tout cas pas plus que les USA p. ex.), et bof, on passe.

    Depuis le bombardement de l’OTAN en Yougoslavie, oops, la Cour Internationale juge que Milosevic n’était pas coupable de génocide etc. et même qu’il s’y est opposé fortement! (Silence radio..)

    Le peuple est manipulé, et n’a aucune voix, aucun pouvoir. Cela ne dérange pas trop. Viva la téloche. Jusqu’au jour ou les faux protecteurs (style Hollande) enlèvent les gants (d’actualité déjà) et ne peuvent plus cacher l’oppression ‘at home’ sous couverture de ‘sécurité’, chasse au djihadistes, etc.

    Comment est-ce possible que des Francais (Italiens, Espagnols.. + d’autres ..) se sentent à l’abris de ce qu’il arrive aux Syriens p. ex? Ils se sentent en sécurité, riches, puissants, ayant quoi…exactement comme couverture protectrice?

      +1

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    • Louis Robert // 25.08.2016 à 21h54

      “Comment est-ce possible que des Francais (Italiens, Espagnols.. + d’autres ..) se sentent à l’abris de ce qu’il arrive aux Syriens p. ex? Ils se sentent en sécurité, riches, puissants, ayant quoi…exactement comme couverture protectrice?”

      *
      Leur complicité et leur collaboration leur procurent cette couverture impériale qui s’apparente en tous points au racket de la protection qu’assure à ses protégés ce qu’il est convenu d’appeler “le Crime Organisé”.

        +1

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    • WhereIsMyMind // 26.08.2016 à 02h51

      Si vous ne pouvez plus supporter les mensonges des hommes politiques, essayez vous-même de ne pas propager des rumeurs fausses. Milosevic n’a jamais reçu d’acquittement de la part de la TPI.

      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/24/non-slobodan-milosevic-n-a-pas-ete-blanchi-par-le-tribunal-penal-international_4987414_4355770.html

        +0

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  • Homère d’Allore // 25.08.2016 à 21h51

    Milosevic blanchi, c’est un peu plus compliqué que ça, quand-même.

    http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/24/non-slobodan-milosevic-n-a-pas-ete-blanchi-par-le-tribunal-penal-international_4987414_4355770.html

    Certes, tout ce que dit Le Monde n’est pas parole d’évangile. Et le TPIY a démontré sa partialité en aquittant Gotovina.

    Mais de là à dire que Milosevic est blanchi simplement parce-que lors du procès Karadzic, un élément apparaît, c’est exagéré.

    Dans cette sale guerre, personne n’était blanc-bleu.

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  • Cédric // 25.08.2016 à 22h21

    un boucher, comme tant d’autres, mais qui s’en soucie dans notre pays ?

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  • Zevengeur // 26.08.2016 à 16h16

    A quand un rapport parlementaire français similaire sur Sarkozy pour la Libye ?

    Nous sommes exactement dans le même cas de figure que pour l’Irak en 2003, cette fois c’est Cameron qui fut le complice de Sarko.
    https://zevengeur.wordpress.com/2015/05/28/les-4-cas-de-haute-trahison-commis-par-lex-president-sarkozy/

    Nous dansons sur la tête dans ce pays, ce type arrive à se représenter aux élections de 2017 sans être le moins du monde inquiété…..

      +4

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  • Koui // 29.08.2016 à 20h54

    Le problème avec la justice sur les crimes contre l’humanité, c’est qu’il est très difficile voire impossible de prouver la responsabilité des chefs suprêmes. C’est pourquoi elle peut juger milosevic ou gbagbo sans le moindre commencement de preuve, et ignorer Blair. Aucun dirigeant ne se salie en commandant un massacre. C’est toujours le fait de comparses à qui on a dit de résoudre un problème. Ainsi Hollande ne coupe pas les têtes des syriens et peut continuer a croire que ses mains sont propres. Par contre, il ne peut pas admettre que Assad soit innocent des crimes de ses sbires. Nos rois sont bons mais mal informes, ceux d’en face sont cruels et menteurs, bons pour la potence

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