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15.janvier.202215.1.2022
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LE RAPPORT MEADOWS : ils ont anticipé il y a 50 ans le déclin de l’humanité

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Les politiciens sont accros à la croissance, et les puissances d’argent encouragent les causes de notre déclin, engendrant ainsi des crises écologiques, démographiques et économiques majeures… L’effondrement ne semble plus aujourd’hui être une affaire de science-fiction.

C’est ce qu’avait anticipé une série de scientifiques dans le Rapport Meadows de 1972, tenant son nom du professeur éponyme DENNIS MEADOWS.

Nous avons eu la chance de recueillir son analyse sur Élucid dans cette interview d’Olivier Berruyer.

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RGT // 15.01.2022 à 13h56

Le rapport Meadows a été écrit il y a 50 ans et RIEN n’a été fait…

Et c’est tout à fait normal car ce rapport mettait en perspective les risques encourus si l’humanité continuait à vivre en courant après son nez (et surtout mettait en danger le profit à court terme).

Sans doute faudra-t-il attendre encore au moins 10 ans avant que ça commence à « frémir » comme ce fût le cas pour le tabac, l’amiante, les combustibles fossiles etc…

Souvenez-vous (ou renseignez-vous), le gouvernement allemand des années 30 (je tairai le nom du parti au pouvoir pour ne pas choquer certaines sensibilités) avait dénoncé les méfaits du tabac (connus depuis bien longtemps déjà) et avait pris des mesures (dictatoriales) pour limiter la consommation de tabac…

Et c’est dans les années 90 que les problèmes de santé liés au tabac ont commencé à apparaître dans les publications destinées à la population…

En fait, la « Loi Évin » aurait dû être promulguée 60 ans plus tôt mais comme elle entrait en conflit avec les fabricants de cigarettes (dont la SEITA, propriété de l’état français) ET avec les revenus fiscaux qui permettaient à l’état de se financer, l’affaire a été glissée sous le tapis.

Et il en va de même pour l’amiante : L’état a attendu que les usines ferment et que les actionnaire$ retirent leurs billes avant que le scandale n’éclate…

Et actuellement les combustibles fossiles suivent la même stratégie, (avec une rente fabuleuse pour l’état) attendant que les actionnaires se retournent vers des « sources d’énergies non polluantes » (mon œil) avant de les interdire strictement…

Seul le profit gouverne le monde.

Et quand une source de profit se tarit les plus « inventifs » trouvent toujours une solution alternative (sans doute pire) pour faire perdurer le « business ».

La loi devrait strictement interdire le profit. Seul des revenus permettant d’assurer une vie digne devraient être autorisés.

Mais ce n’est pas du tout dans le « logiciel » humain (du mois pour les plus cupides) et ça continuera tant qu’il y aura des humains.
Cette opinion n’engage que moi et je n’oblige personne à la partager.
Par contre ne venez pas pleurer quand vous subirez de plein fouet le retour de bâton.

Personnellement je m’en fous, je serai déjà mort.

Par contre ça me fait mal pour les générations futures et pour les autres espèces (qui n’ont rien demandé ni rien reçu en dehors de malheurs illimités).

29 réactions et commentaires

  • RGT // 15.01.2022 à 13h56

    Le rapport Meadows a été écrit il y a 50 ans et RIEN n’a été fait…

    Et c’est tout à fait normal car ce rapport mettait en perspective les risques encourus si l’humanité continuait à vivre en courant après son nez (et surtout mettait en danger le profit à court terme).

    Sans doute faudra-t-il attendre encore au moins 10 ans avant que ça commence à « frémir » comme ce fût le cas pour le tabac, l’amiante, les combustibles fossiles etc…

    Souvenez-vous (ou renseignez-vous), le gouvernement allemand des années 30 (je tairai le nom du parti au pouvoir pour ne pas choquer certaines sensibilités) avait dénoncé les méfaits du tabac (connus depuis bien longtemps déjà) et avait pris des mesures (dictatoriales) pour limiter la consommation de tabac…

    Et c’est dans les années 90 que les problèmes de santé liés au tabac ont commencé à apparaître dans les publications destinées à la population…

    En fait, la « Loi Évin » aurait dû être promulguée 60 ans plus tôt mais comme elle entrait en conflit avec les fabricants de cigarettes (dont la SEITA, propriété de l’état français) ET avec les revenus fiscaux qui permettaient à l’état de se financer, l’affaire a été glissée sous le tapis.

    Et il en va de même pour l’amiante : L’état a attendu que les usines ferment et que les actionnaire$ retirent leurs billes avant que le scandale n’éclate…

    Et actuellement les combustibles fossiles suivent la même stratégie, (avec une rente fabuleuse pour l’état) attendant que les actionnaires se retournent vers des « sources d’énergies non polluantes » (mon œil) avant de les interdire strictement…

    Seul le profit gouverne le monde.

    Et quand une source de profit se tarit les plus « inventifs » trouvent toujours une solution alternative (sans doute pire) pour faire perdurer le « business ».

    La loi devrait strictement interdire le profit. Seul des revenus permettant d’assurer une vie digne devraient être autorisés.

    Mais ce n’est pas du tout dans le « logiciel » humain (du mois pour les plus cupides) et ça continuera tant qu’il y aura des humains.
    Cette opinion n’engage que moi et je n’oblige personne à la partager.
    Par contre ne venez pas pleurer quand vous subirez de plein fouet le retour de bâton.

    Personnellement je m’en fous, je serai déjà mort.

    Par contre ça me fait mal pour les générations futures et pour les autres espèces (qui n’ont rien demandé ni rien reçu en dehors de malheurs illimités).

    • Patrick // 15.01.2022 à 14h09

      Grosse différence pour les combustibles fossiles.
      A la différence du tabac, ils sont indispensables au fonctionnement de la société actuelle, ils représentent 80% de notre énergie et leur suppression passera par des changements d’organisation en profondeur, avec un effondrement de la richesse disponible. Attachez vos ceintures, ça va secouer.

    • Jean // 15.01.2022 à 15h44

      => Personnellement je m’en fous, je serai déjà mort.

      Je pense que nous ne sous-estimons pas seulement l’ampleur mais aussi la soudaineté et la proximité de cet effondrement. Mais je peux vous promettre, si cela peut vous rassurer, que l’orchestre jouera jusqu’à la dernière seconde…

    • Nicolas // 16.01.2022 à 02h09

      J’ai lu la version 2002 du livre les limites à la croissance.
      Ils ont été les premiers à se saisir de ce sujet.
      Ce qui est fascinant c’est qu’ils sont partis d’une modélisation très modeste avec les moyens informatiques de l’époque et qu’ils ont sans cesse obtenu le même résultat en refaisant la modélisation plusieurs fois sur du matériel toujours plus puissant avec un modèle de plus en plus complexe.
      Encore plus fascinant c’est que d’autres études ont paru ensuite et toutes tombent toujours à la même date limite 2100 si nous continuons comme on le fait.

      Enfin vous dites que rien n’a été fait depuis,c’est vrai et pas vrai non plus.
      Disons que ce qui est fait est fait toujours à la marge et bien trop peu pour ne pas nuire à l’équilibre dans lequel on vit.
      Dit autrement ceux en haut de la pyramide refusent de laisser tomber leurs places et c’est très humain même si c’est stupide car ces gens en haut souffriront eux ou leurs enfants des conséquences de leur égoïsme et de leur cupidité.

      Je souligne le courage, ou l’inconscience je ne sais pas de ceux qui ont produit ce rapport en pleine trente glorieuses car évidemment, dire qu’il faut tout stopper et de parler de pollution au début des années 1970, il fallait être courageux et inconscients à la fois.
      D’ailleurs ils l’ont payé tous car ils ont tous été viré du MIT à l’époque et ils ont du faire une croix sur leurs carrières toutes tracées.

      • VVR // 17.01.2022 à 01h38

        => Dit autrement ceux en haut de la pyramide refusent de laisser tomber leurs places

        Pas que: dés 1974 on a pu voir que parler du rapport Meadows permettait de ressembler 1.3% des élécteurs.
        Quand faire des promesses vagues sur le pouvoir d’achat garantissaient un score entre 15% et 43%.

    • Dominique SAUVEBOIS // 16.01.2022 à 12h42

      Ce n’est pas seulement le profit mais la corruption qui fait disparaître la biodiversité ; celle des BTP qui exploitent à outrance le sable des rivières, les polluent à mort, sans qu’ils ne reçoivent jamais aucune sanctions. Lafarge, Vinci et d’autres sont aux petits soins des politiques : prises illégales d’intérêts, etc., je pense que vous avez remarqué.
      Les inondations 2021 en Allemagne ont été dû à l’effondrement d’une carrière exploitée outrageusement, et c’est tout comme ça.

      – A Paris, les opposants à la tour Triangle saisissent la justice pénale
      https://www.contrelatourtriangle.com/

      Quand au réchauffement, voyez mon commentaire :
      https://www.les-crises.fr/le-rapport-meadows-ils-ont-anticipe-il-y-a-50-ans-le-declin-de-l-humanite/#comment-706520

  • Patrick // 15.01.2022 à 14h12

    Il ne faut pas rêver, ça passera forcément par une crise économique et énergétique avant que les sociétés humaines ne se réorganisent avec moins de ressources et certainement beaucoup moins de monde.
    De toute façon , aucun politicien n’aurait pu être élu avec un programme de décroissance drastique.

    • Jean // 15.01.2022 à 15h32

      => Il ne faut pas rêver, ça passera forcément par une crise économique et énergétique
      C’est une crise civilisationnelle qui traduit notre incapacité temporaire à nous adapter à notre environnement. Nous allons donc devoir modifier la manière dont nous nous développons. Les plus riches ont trouvé une solution qu’ils essayeront de nous imposer car elle est incompatible avec l’intérêt du plus grand nombre. Mais je pense que même les hommes de pouvoir, qui disposent d’évaluations non édulcorées, sous estiment l’ampleur du chaos que nous devrons traverser et que le monde de demain ne pourra pas être aussi centralisé que celui d’aujourd’hui.

      => « De toute façon , aucun politicien n’aurait pu être élu avec un programme de décroissance drastique. »
      Nous ne pourrons jamais vérifier la justesse de cette hypothèse parce qu’aucun politicien ne sera suffisamment responsable pour nous proposer cette alternative.

  • Gaspard des Montagnes // 15.01.2022 à 14h50

    A retenir comme point principal de cet échange : DEMOGRAPHIE. J’ai noté qu’il propose de revenir à 1 milliard d’êtres humains sur la planète (comme autour de 1800), c’est le niveau soutenable à moyen-long terme, or nous approchons les 8 milliards ! On ne peut améliorer le niveau de vie d’une population qui plus est toujours en croissance.
    Démocratie ou régime autoritaire importent finalement assez peu, le second pourra tenir la société un peu plus longtemps mais passé un cap de désorganisation il ne sera plus opérationnel.
    Le Covid, la crise climatique, le pic pétrolier, bientôt la crise alimentaire ne sont que des symptômes pas le problème.
    Enfin dernier point, en 2020 nous sommes lancés dans le wagon des montagnes russes ! Trop tard pour arrêter le processus, il fallait y penser il y a 30 ou 40 ans ! maintenant il va falloir y survivre et essayer de le gérer..

    • Jean // 15.01.2022 à 16h54

      => A retenir comme point principal de cet échange : DEMOGRAPHIE

      Meadows associe toujours la démographie à la consommation. Il ne servirait à rien de réduire la population de la planète sans changer nos habitudes de consommation et de production. Nous mettrions juste un peu plus de temps, en étant moins nombreux, pour détruire ce qui rend possible notre existence. Mais les sauvages civilisés préfèrent envisager la destruction de six milliards d’individus plutôt que d’envisager de renoncer à la surconsommation. Ceci est représentatif de notre problématique qui est beaucoup plus lié à la nature humaine qu’à notre capacité à nous reproduire. Tant que nous penserons que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir pleins nos armoires, nous n’aurons pas la possibilité de résoudre ce problème.

    • Patapon // 16.01.2022 à 00h21

      Équation de Kaya : CO2 = CO2/EN * EN/PIB * PIB/POP * POP
      Pourquoi ne parler que de la variable d’ajustement POP alors que PIB/POP varie de 1 à 1000 selon les pays ?
      Il est quand-même plus acceptable de commencer par diviser la consommation par tête plutôt que le population.

  • Jean // 15.01.2022 à 15h34

    In fine c’est le néolibéralisme, par la concentration excessive des richesses et du pouvoir qu’il permet, qui aura détruit le capitalisme en confiant le destin de notre espèce aux moins capables d’entre-nous. C’est à dire à des malades mentaux dans l’incapacité de se soucier d’autre chose que de leur enrichissement personnel et ceci jusqu’à l’autodestruction.

    • Patapon // 16.01.2022 à 00h29

      Le capitalisme n’est-il pas déjà piloté par une logique de profit et d’addiction ?
      Il a montré son efficacité pour générer le plus de PIB possible, connaissant le peu d’élasticité de EN/PIB.
      C’est le catalyseur parfait pour que la réserve d’énergie fossile suive la pente thermodynamique : se consumer.

      • Jean // 17.01.2022 à 12h41

        @Patapon,

        => Le capitalisme n’est-il pas déjà piloté par une logique de profit et d’addiction ?

        Certes mais sans le néolibéralisme un état fort aurait pu imposer aux producteurs et aux consommateurs une réduction drastique de leurs activités. Avec le néolibéralisme les détenteurs du véritable pouvoir sont désormais les détenteurs de capitaux et les politiciens en sont réduit à être des marionnettes qu’ils manipulent. En confiant le sort de notre espèce à ces malades mentaux nous nous sommes condamnés.

        • Patapon // 17.01.2022 à 23h30

          @Jean je dirais plutôt que le néolibéralisme n’hésite pas à recourir à un État fort, c’est un système très élastique, pourvu que l’on garantisse que toute pensée politique soit encadrée et soumise aux prêtres du Marché, aux Évangiles de la Sainte Croissance, aux versets du Libre Échange, aux dix commandements de la Crainte Dette, au paradis de la Rentabilité, à la Vérité de l’Universelle Comptabilité.

    • Orhan // 16.01.2022 à 10h08

      Le capitalisme comporte en soi la concentration du capital, sans faire appel au libéralisme (sauf à vouloir nous dire qu’il y a un bon et mauvais capitalisme, ce dont je ne crois pas), sinon il ne s’appelerait pas comme ça.
      Toutefois pour ce qui nous concerne, et c’est la un des angles morts des communistes notamment, ce n’est pas la répartition des richesses mais bien le productivisme qui est la cause du réchauffement.
      On pourrait juste supposer qu’un monde communiste serait peut être plus raisonnable à un certain point que l’hubris capitaliste mais impossible à prouver donc je n’irai pas sur ce chemin.

      • Jean // 17.01.2022 à 12h53

        @Orhan,

        Le problème de la répartition des richesses actuelle c’est qu’elle donne le véritable pouvoir à l’upper classe, cad à cette fraction de la population qui est la moins capable d’agir pour le bien de tous. Il faut effectivement réduire la production/consommation mais il ne faut pas le demander, il faut l’imposer à tous. Seulement, pour faire cela il aurait fallut que les états détiennent encore le pouvoir. Le néolibéralisme aura fait en sorte que cette solution soit aujourd’hui impossible à mettre en œuvre.

  • Lev // 15.01.2022 à 15h46

    La prémisse économique de la révolution prolétarienne est arrivée depuis longtemps au point le plus élevé qui puisse être atteint sous le capitalisme. Les forces productives de l’humanité ont cessé de croître. Les nouvelles inventions et les nouveaux progrès techniques ne conduisent plus à un accroissement de la richesse matérielle. Les crises conjoncturelles, dans les conditions de la crise sociale de tout le système capitaliste, accablent les masses de privations et de souffrances toujours plus grandes. La croissance du chômage approfondit, à son tour, la crise financière de l’État et sape les systèmes monétaires ébranlés. Les gouvernements, tant démocratiques que fascistes, vont d’une banqueroute à l’autre.
    Comme écrivait Trotsky il y a plus de 80 ans

    • Jean // 15.01.2022 à 16h32

      => Les forces productives de l’humanité ont cessé de croître.
      Elles ne cessent d’augmenter au contraire et c’est bien là le problème.

      => Les nouvelles inventions et les nouveaux progrès techniques ne conduisent plus à un accroissement de la richesse matérielle.
      Si mais cet accroissement de richesse se conjugue avec une iniquité croissante de sa répartition.

      Ni Trotsky, ni Marx n’avaient envisagé la problématique environnementale. Le capitalisme devait s’autodétruire, selon eux, pour des raisons économiques et non pas environnementales. S’il est possible d’encadrer le capitalisme, ou de choisir le communisme, pour éviter l’effondrement prédit par Marx, ces ajustements économiques ne sont d’aucune utilité pour éviter la révolte de la Nature. Car ce qu’il faudrait modifier pour l’éviter c’est la nature humaine.

      • Lev // 15.01.2022 à 17h48

        Heureusement il y a des penseurs moins réducteurs
        https://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2012-2-page-121.htm
        Pour info, ce texte de Trotsky écrit comme chacun sait en 1938 précède de peu l’inouïe destruction de forces productives que fut la Seconde guerre mondiale

        • Christian Gedeon // 17.01.2022 à 12h34

          Oulala. Il y a eu destruction de forces productives sur le continent européen essentiellement et explosion de ces mêmes forces sur le continent américain. Rien ne se perd rien ne se gagne tout se transforme

  • Myrkur34 // 15.01.2022 à 18h08

    Cet interview devrait passer à 20h sur toutes les chaînes de TV pendant plusieurs jours d’affilée genre programme unique. En fait, ce sympathique scientifique nous annonce « the road » dans un avenir assez proche, avant la fin du 21 ième siècle donc.
    Causes, conséquences, effets, court terme, long terme, oeillères pratiques des politiciens , stupidité de la croissance éternelle comme veau d’or, perversion des riches qui veulent toujours avoir plus qui révèlent de la psychiatrie profonde.
    Même un cour sur la résilience en règle générale et appliqué par lui-même.
    C’est ce genre de personnage qui devrait diriger la planète et pas nos peintres habituels…

    • Grd-mère Michelle // 17.01.2022 à 14h07

      « Ce sympathique scientifique » est englué dans le « système » qu’il déplore, ce qui le rend incapable D’IMAGINER d’autre solution qu’un survivalisme à court terme et individualiste.
      Heu…pas très riche, le gars, mais pas pauvre non plus, si on considère le fait qu’il possède une maison bourrée de « réserves »… alors que tant d’autres sont sans abri et n’ont rien à manger au jour le jour(même dans nos sociétés hyper-« développées »: qui pense encore à employer l’expression « quart-monde »? Sans parler du « tiers-monde »?)
      Ce type de déséquilibre, produit par le système de domination et d’exploitation, a produit un déséquilibre dans notre environnement « naturel », le biotope de l’humanité, qui était déjà dénoncé (mais étouffé) dans les années 60. Ce qui avait conduit à émettre des slogans tels que: L’IMAGINATION AU POUVOIR!
      Se satisfaire du strict nécessaire, et employer son temps libre à s’entr-aider(au lieu de « se divertir », de « se distraire ») est sans doute une des réponses les plus intelligentes à apporter à notre problème commun, d’ores et déjà mise en œuvre, cahin-caha, en désespoir de cause…
      Et transmettre autant que possible les informations crédibles liées à cette réalité, afin que nul-le ne l’ignore.
      Ce que « Les Crises » fait chaque jour. MERCI!

  • Myrkur34 // 15.01.2022 à 18h21
  • Fernet Branca // 15.01.2022 à 19h08

    Les partisans de la décroissance vont dire que la planète Terre s’est vengée.

    Eruption aux îles Tonga : alerte au tsunami aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Chili et au Japon.
    Les cendres volcaniques de l’explosion vont créer un petit hiver nucléaire comme autrefois l’explosion du Krakatoa.
    Quelques degrés de moins alors que nos centrales nucléaires sont a l’arrêt.
    Vite recours aux énergies vertes decarbonnees : les pellets, le bois de palettes, les grosses bûches, ou comme les Amishs le charbon.

  • Incognitototo // 15.01.2022 à 20h57

    Même si bien évidemment beaucoup de militants ne seront pas surpris par ce qui est dit dans cet entretien, c’est toujours et vraiment intéressant d’entendre les pionniers. Ces générations (celles nées avant et juste après guerre) ont beaucoup produit au niveau politique, au point que je me demande si depuis et après eux – quand je lis ou j’écoute les fades faiseurs d’opinions actuels – on ne s’est pas « arrêté de penser » et si nous ne faisons pas que radoter…

    Un point (parmi d’autres) que je partage : « La question n’est pas de savoir si nous allons résoudre le problème, la question est de savoir si nous allons aimer la solution ou pas » (à 20:25) ; et c’est bien une question centrale parce que des solutions, en réalité, nous en avons plein, mais le vrai problème, c’est que « nous » n’en « voulons » pas.
    J’ai beaucoup expérimenté à ce niveau-là dans le réel, mais aussi en mettant en ligne il y a plus de 15 ans un blog qui ne s’intéressait qu’aux solutions avec plus de 400 propositions politiques ; ce qui n’a strictement servi à rien pour modifier quoi que ce soit parce qu’en réalité ça n’intéresse pas grand monde (et encore moins nos politiques) de résoudre les problèmes en mettant de côté l’idéologique et le manichéisme, avec en plus une incapacité à ne pas confondre causes, effets et solutions.

    Ma conclusion empirique : absolument personne n’est en capacité de se remettre en cause pour élaborer des solutions qui résolvent réellement les problèmes. Pire, ce que les psychanalystes identifient comme Thanatos ou les systémistes comme l’homéostasie continuent très majoritairement à mener le monde. Ou comme le disait Einstein « L’insanité consiste à refaire toujours la même chose et croire, à chaque fois, que le résultat sera différent ! » et « On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l’a engendré. »

    Seul(s) celui ou ceux qui trouveront les clefs pour débloquer ces états de fait (et non accessoirement dotés d’un minimum de pouvoir d’influence) arriveront réellement à changer le monde.

    • Patapon // 17.01.2022 à 23h53

      Ça continue à bloquer, on continue à chercher ce qui bloque. Il y a 30 ans déjà, j’avais été marqué par un résultat expérimental de je ne sais plus qui, selon lequel une société ne changerait que si plus des 3 quarts des gens poussaient au changement. Même dans une démocratie, le statu-quo l’emporterait sur la majorité.
      Je prétends quand-même que le vent qui souffle dans les média (le système circulatoire de nos humeurs collectives), les règles du pouvoir médiatique, la concentration capitalistique, la filière de sélection des personnels, jouent un rôle surdéterminant.

  • Mike // 17.01.2022 à 22h09

    Dennis … et surtout Donella Meadows. Mais, bon, en 72, les femmes scientifiques …

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