12
Juil
2017

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DÉMOCRATIE

Vincent Bolloré ose tout au détriment des créateurs, auteurs et journalistes

"Après les avoir censurés sur Canal+, méprisés sur iTélé, aujourd’hui il ne les paie plus. Vincent Bolloré se distingue encore au détriment des créateurs, auteurs et journalistes. Après les avoir censurés sur Canal+, méprisés sur iTélé, aujourd’hui il ne les paie plus. En effet, les organismes de gestion collective des droits d’auteurs (SACEM, SACD, SCAM, etc.) ne perçoivent plus les sommes fixées par les accords signés avec Canal+ pour la rémunération due en contrepartie de l’utilisation des œuvres (musique, fictions et séries, films, documentaires). La décision de Bolloré, unilatérale, a été prise en effet sans que ces sociétés n’en soient averties."

Source : ACRIMED

ENVIRONNEMENT

Des études amènent de nouvelles preuves que les pesticides mettent l’espérance de vie des abeilles en péril

"Les scientifiques ont longtemps soupçonné que les pesticides pouvaient affecter les abeilles, mais cela reste un sujet délicat à étudier en laboratoire, car les abeilles peuvent y recevoir des doses trop élevées (ou trop faibles) de pesticides. Certaines de ces recherches étaient donc fortement remises en cause car elles utilisaient des doses jugées irréalistes. Mais à présent, des scientifiques ont réussi à mener des recherches plus approfondies sur le terrain, en Europe et au Canada. Malheureusement, les résultats sont tout sauf encourageants. En effet, les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employés comme insecticides, les plus largement utilisés à travers le monde, et attaquent le système nerveux central des insectes."

Source : TRUST MY SCIENCE

Pourquoi les abeilles disparaissent

"Ces vingt dernières années, les populations d’abeilles ont subi des pertes spectaculaires, jamais observées auparavant. L’agriculture intensive et l’utilisation massive de pesticides figurent au premier rang des coupables présumés. Mais certaines pratiques des apiculteurs seraient également en cause."

Source : CNRS

Les médecines douces dans l’élevage, ça marche !

"Nombre d’éleveurs se tournent vers les médecines alternatives pour soigner leur troupeau. En oubliant les antibiotiques grâce à l’aromathérapie et à l’homéopathie, ils transforment leur relation aux animaux et accroissent leur autonomie."

Source : REPORTERRE

EUROPE

Fuites sur l’accord presque finalisé avec le Japon

"Plus de 205 pages de documents confidentiels ont été mises en ligne par l’ONG Greenpeace vendredi 23 juin, à propos de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon (Jefta), en cours de finalisation. Bien moins médiatique que le Ceta (l’accord avec le Canada) ou le TTIP (celui avec les Etats-Unis), le Jefta pourrait pourtant devenir l’accord le plus important jamais signé par l’Union européenne."

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

EVASION FISCALE

Fraude et évasion fiscale en France : 200 milliards par an ?

"L’estimation la plus répandue de l’évasion fiscale est de 60 à 80 milliards d’euros de manque à gagner annuel pour les finances publiques. C’est énorme, mais ces chiffres sous-évaluent fortement le phénomène de « fraude et évasion », comme le montre dans un texte de février 2017 l’un des meilleurs spécialistes de la question, Gérard Gourguechon, ancien secrétaire général du syndicat national unifié des impôts."

Source : BLOG JEAN GADREY

Un pas important de l’Europe contre les paradis fiscaux

"Enfin ! C’était un trou béant dans le filet que l’Europe est en train de mettre en place pour attraper l’argent de la fraude et de l’évasion fiscale. Comment déclarer sérieusement que l’on lutte contre les paradis fiscaux tant que l’on laisse tranquille ceux qui servent d’intermédiaires entre les contribuables indélicats et ces territoires parasites ? Tous ces professionnels du droit et du chiffre – banquiers, avocats, juristes… – qui facilitent l’optimisation fiscale agressive des riches et des entreprises."

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

FRANCE

Retraites : la France va-t-elle vraiment dans le mur ?

"Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites, le COR, qui conclut que le réglage actuel du système produit un déséquilibre persistant, a allumé des voyants rouges. A juste titre ou bien la presse tire-t-elle le signal d'alarme un peu trop vite ?"

Source : XERFI CANAL

GÉOPOLITIQUE

Un navire de guerre américain pénètre dans les eaux revendiquées par la Chine en mer de Chine du Sud

"L’administration Trump a franchi une autre étape vers une position beaucoup plus conflictuelle contre la Chine en donnant le feu vert à une autre opération dite de « liberté de navigation » (FONOP – Freedom of Navigation Operations) dans les eaux revendiquées par la Chine en mer de Chine méridionale ce dimanche. (...) La provocation navale de dimanche a suivi l’approbation américaine de la semaine dernière d’une vente importante d’armes pour un montant de 1,23 milliard d’euros à Taïwan et l’imposition de sanctions aux entreprises et aux particuliers chinois qui participent aux échanges avec la Corée du Nord."

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

Postures, chicanes et intérêts

"Dans la longue et troublée relation entre l'Occident et la Russie, l'une des rares satisfactions de l'empire américain ces quinze dernières aura été de réussir à (partiellement) diviser le Vieux continent du Heartland eurasien. L'acmé, mais aussi son chant du cygne, était atteint sous la triplette Obama-Cameron-Flamby, dame Merkel suivant docilement le mouvement irénique. Depuis, Brexit et Trump sont passés par là, jetant le camp du Bien dans la confusion la plus totale. A une situation bien définie entre deux blocs a succédé une mêlée désordonnée faite de retournements, de séparations ou de rapprochements relatifs."

Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

Israël en guerre ouverte contre les Nations Unies

"L’ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, semble défendre une seule et unique cause : Israël. Quand Haley parle d’Israël, sa langue n’est pas seulement émotive ni adaptée aux contraintes d’une occasion spécifique. Au contraire, ses mots sont résolus, cohérents et correspondent à un plan d’action tout à fait clair. Avec Haley, le gouvernement israélien d’ultra-droite de Benjamin Netanyahu s’est rapidement saisi de cette occasion unique de rejeter les Nations Unies et toute tentative de critiquer l’occupation israélienne."

Source : CHRONIQUES DE PALESTINE

INEGALITES

Des inégalités de revenu et de patrimoine qui montent, qui montent…

"L’Observatoire des inégalités est un organisme associatif indépendant qui emprunte, pour mettre au point ses rapports, aux meilleures sources sur les inégalités dans tous les domaines, avec l’appui d’un grand nombre de chercheurs. Le rapport 2017 récemment publié (176 pages, 8,50 euros) est le second, après celui de 2015. (...) Le rapport de l’Observatoire des inégalités confirme cette perception d’une progression de l’injustice dans divers domaines."

Source : BLOG JEAN GADREY

MATIÈRES PREMIÈRES

L’Allemagne achètera le gaz russe, pas le gaz américain

"« Personne ne peut nous obliger à renoncer au gaz russe et à le remplacer par le gaz américain », a annoncé Berlin, en se disant vivement opposé à un projet de loi US visant à sanctionner les entreprises européennes associées aux Russes dans le domaine énergétique."

Source : Pars Today

RÉFLEXION

Lawrence Lessig, les dérives du web et la « mort des éditeurs »

"S’il y a une personne qui a compté dans mon cheminement intellectuel, c’est bien le juriste américain Lawrence Lessig. Je me souviens encore de l’avoir découvert à travers ses incroyables conférences TED, puis la lecture d’ouvrages marquants comme L’Avenir des Idées, Remix ou Code Is Law. Initiateur du projet Creative Commons, défenseur infatigable du domaine public et de la Culture libre, plus récemment engagé dans la réforme du système politique aux Etats-Unis et même candidat malheureux à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, Lessig figure incontestablement parmi les grands penseurs de notre temps. Du coup, je ne croyais pas un jour me retrouver en opposition radicale avec lui, mais c’est pourtant ce qui m’arrive, après avoir lu cette interview donnée, il y a quelques jours, au magazine Télérama."

Source : S.I.LEX

L’étrange logique derrière la quête d’énergies « renouvelables »

"La destruction en cours des différents biomes de la planète, leur contamination par d’innombrables substances et produits toxiques, et les pollutions massives des milieux naturels sont-elles les conséquences de la production d’énergie ou de son utilisation (ou les deux) ? Et en quelles proportions ? Autrement dit, la planète est-elle en train d’être détruite par les conséquences directes de la production énergétique industrielle mondiale ou l’est-elle davantage par ses conséquences indirectes ?"

Source : LE PARTAGE

SOCIETÉ

Sclérose en plaques et vaccin contre l’hépatite B : aux racines d’un mal français

"Une décision sans précédent de la justice européenne vient rappeler les erreurs politiques commises en France dans les années 1990. Elle risque fort de renforcer les doutes quant à l’innocuité du vaccin anti-hépatite B alors même que la ministre de la Santé envisage de le rendre obligatoire."

Source : Slate

Et si les traces d’apprentissage en ligne remplaçaient les diplômes?

"De la même façon que le savoir est de plus en plus accessible, les effets de la reconnaissance du savoir seront moins centralisés sur quelques autorités académiques définitives mais finalement plus liés à l'évaluation en continue des traces d'interaction et d'apprentissage."

Source : Cursus

59 réponses à Revue de presse du 12/07/2017

Commentaires recommandés

LA ROQUE Le 12 juillet 2017 à 07h11

Manque à gagner pour l’état 200 milliards ?
Le fait que les gouvernements souhaitent lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale est une farce, pour preuve entre 2002 et 2016, la Direction Générale des Finances Publiques a perdu 37 600 emplois !
Et lorsqu’ils disent qu il faut lutter au niveau Européen c’est se foutre de nous encore une fois car comment cela peut être possible alors qu il y a plusieurs paradis fiscaux dans l’union Européenne…

  1. LA ROQUE Le 12 juillet 2017 à 07h11
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    Manque à gagner pour l’état 200 milliards ?
    Le fait que les gouvernements souhaitent lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale est une farce, pour preuve entre 2002 et 2016, la Direction Générale des Finances Publiques a perdu 37 600 emplois !
    Et lorsqu’ils disent qu il faut lutter au niveau Européen c’est se foutre de nous encore une fois car comment cela peut être possible alors qu il y a plusieurs paradis fiscaux dans l’union Européenne…


    • Fritz Le 12 juillet 2017 à 07h55
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      Voilà pourquoi la fraude de M. Cahuzac, ministre du budget, était si choquante. Si l’évasion fiscale n’existait pas, il n’y aurait plus de déficits publics !
      Ce monsieur aurait dû être incarcéré au soir du 2 avril 2013, le jour où il a avoué son mensonge… Il avait menti devant la représentation nationale.


      • patrick Le 12 juillet 2017 à 10h51
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        Pour éviter les déficits il faut d’abord éviter de dépenser l’argent que l’on n’a pas.
        De toute façon , connaissant nos élus il y aura toujours du déficit quelque soient les montants encaissés.

        On peut aussi se dire que la fraude ( fraude fiscale , travail au noir ) est un mal nécessaire , c’est un espace de liberté reconquis par le citoyen.


        • Melis Le 12 juillet 2017 à 12h31
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          C’est ce genre de raisonnement “à l’envers” qui légitime les décisions défavorables à la population française.
          le mal nécessaire, fraude fiscale, travail au noir n’est en rien nécessaire. Si chacun payait sa juste contribution au budget de l’état, nous ne serions pas en déficit.
          On ne parlerait pas de dépenser l’argent qu’on n’a pas. Les multinationales qui bénéficient des infrastructures françaises sans les financer par des montages financiers en premier lieu.


          • patrick Le 12 juillet 2017 à 12h42
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            Payer sa juste contribution ? oui, pour un budget “juste” et pour un état “juste”.
            D’où sort le chiffre de 200 milliards dans cet article ? quel en est le détail si tant est que l’on connaisse le détail de la fraude ?
            Qui fraude le plus au final ? les multinationales ou l’ensemble des ménages ? et de combien ?
            C’est facile de chialer en disant “c’est pas notre faute , c’est juste qu’il y a 200 milliards de fraude ” , pourquoi pas 300 ou 500 ?


            • de Bernardy Le 12 juillet 2017 à 15h00
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              Ce genre d’évaluation est DEBILE.
              A l’èpoque où l’avortement était interdit, on nous disait qu’il y en avait 800.000 CLANDESTINS. Je disais :”Comment le sait-on puisqu’ils sont clandestins ?”
              Depuis que l’IVG est légalisé, il n’y en a plus que 200.000.
              Cherchez l’ERREUR.


            • RémyB Le 12 juillet 2017 à 21h24
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              Patrick,
              lis d’abord l’article, et comprends le
              après tu reviens en débattre .
              cordialement


          • Incognitototo Le 12 juillet 2017 à 13h36
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            Multinationales et banques dont l’État français (comme dans de nombreux autres pays) est souvent actionnaire ! Et c’est pourquoi, malgré tout le vent que nos politiques remuent, ce problème n’est pas prêt de se régler ; alors même que nous avons tous les outils juridiques pour y mettre un point final…

            Ça ferait tâche quand même que l’État attaque ses propres entreprises…


        • PierreH Le 12 juillet 2017 à 13h08
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          En fait il faut les deux, un changement dans la manière dont est conçu le budget de l’Etat ET l’égalité des citoyens devant l’impôt: je ne cherche pas à frauder, je ne vois pas pourquoi j’excuserais des gens ou entreprises bien plus à l’aise que moi de le faire. Et je ne souhaite pas non plus voir tous les services publics disparaître, je ne crois pas une seconde que le tout privé soit bien mieux.
          L’excuse de la liberté est souvent pratique pour se dédouaner de tout et n’importe quoi (je ne vous juge pas personnellement, je ne vous connais pas, je constate que pour beaucoup de libéraux que je croise ça semble une belle excuse).


        • fanfan Le 16 juillet 2017 à 10h30
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          Derrière le problème de la dette se cache celui de l’argent et de sa création par les banques.
          Depuis la fin des trente glorieuses, l’argent est devenue un bien privé, maintenant ce sont les financiers qui ont la tutelle de l’économie.
          En incluant le remboursement du capital, la dette est devenue le premier poste de dépense de l’Etat : 100 milliards d’euros au total sont engloutis chaque année au paiement de la dette. Une hémorragie permanente d’argent public vers un petit nombre de créanciers.
          Les intérêts, c’est de la nouvelle monnaie qui ne peut être remboursé qu’avec de nouveaux prêts. Ce système est voué à s’effondrer dès que la création monétaire est arrêtée. Sans croissance : moins de crédit = forme d’esclavage moderne par la dette
          https://www.youtube.com/watch?v=_CchOY6ZAKk


      • Catalina Le 13 juillet 2017 à 17h45
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        je pense personnellement que la corruption en France est d’une ampleur inimaginable.


    • calal Le 12 juillet 2017 à 08h05
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      la Direction Générale des Finances Publiques a perdu 37 600 emplois !:
      diminuer le nombre d’employes n’est pas forcement synonyme de perte d’efficacite.
      ca me fait penser a ces reportages ou a chaque fois que l’on parle de diminution du nombre de fonctionnaire, on nous dit qu’on a besoin d’infirmieres dans les hopitaux.comme si tous les fonctionnaires etaient au contact des usagers…je connais l’en,je peux vous dire que des planques dans les bureaux,y en a …


      • Alfred Le 12 juillet 2017 à 09h02
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        Il est certain qu’il reste du gras dans la fonction publique territoriale (et encore pas dans tous les services) mais la fonction publique d’état et hospitalière sont bel et bien à l’os après des années d’ideologie et de mauvaise gestion. Ce n’est pas parce que vous connaissez un attaché truc au machin bidule bien plaqué (ou même vingt) que la réalité des services essentiels en sous effectif n’est pas réelle. Et ce n’est pas parceque ça fait des années qu’on vous le dit que ce n’est pas vrai (cela s’accentue au contraire).
        Je ne comprends pas pourquoi vous ne vous revoltiez pas plutôt contre la ponction obligatoire de la pub qui grève notre budget à tous sans apporter aucun service à personne (seulement quelques emplois). Idéologie et préjugés?


        • patrick Le 12 juillet 2017 à 11h01
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          fonction publique hospitalière : la cour des comptes hurle régulièrement au scandale mais tout le monde s’en fiche.
          La moitié du budget est bouffé par la bureaucratie , ainsi qu’une grosse partie de l’énergie des soignants. Une hospitalisation coûte moins cher en clinique privée qu’en hôpital public.


          • Alfred Le 12 juillet 2017 à 12h35
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            C’est ce qu’on en tant partout.. sauf que sauf que.. Aux cliniques les actes qui rapportent (chirurgie,etc..) et au public ce qui est trop coûteux pour le privé ou très difficile à tariffer (psychiatrie,..etc). Il faut voir les choses dans leur ensemble et se méfier de la cour des comptes qui est devenue un organe politique et idéologique.
            Par ailleurs vous pouvez vous rassurer la mode est à la gestion des hôpitaux par des managers. Le petit problème c’est qu’ils sont aussi bien que les autres des sources de gabegie…


            • patrick Le 12 juillet 2017 à 12h46
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              http://www.reseau-chu.org/article/juillet-2014-disparite-des-couts-entre-le-public-et-le-prive-les-hopitaux-dans-le-rouge/

              extrait :” un directeur d’hôpital qui avance d’autres raisons « les charges de personnel ainsi que le circuit de facturation qui grèvent les budgets » cite le quotidien. Pour le privé, la situation est très facile à décrypter : Le prix payé par l’Assurance-maladie aux cliniques est en moyenne 20 % à 22 % moins cher que dans les hôpitaux.”


            • PierreH Le 12 juillet 2017 à 13h14
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              Moi je veux bien que le privé soit un royaume merveilleux “forcément meilleur que le public” (mouais…) mais je ne souhaite pas avoir les problèmes que certains rencontrent pour se faire soigner aux USA.
              Il va falloir aller plus loin dans l’analyse et imaginer ce qu’est un monde tout privé, qui n’existe pas en pratique chez nous: les infrastructures publiques existent et tout le monde en profite directement ou indirectement de fait. Quand tout est privé les assurances utilisent des actuaires dans tous les sens et c’est un budget colossal pour elles, quand tout est mutualisé on peut tailler sur ce genre de coût. Mais j’ai peu d’espoir, le débat sur la santé restera basique (et pourtant j’ai déjà travaillé avec des hopitaux, il y a pas mal de choses qu’on peut faire pour améliorer le fonctionnement, mais on continuera à préférer les mauvaises solutions j’imagine).


            • Alfred Le 12 juillet 2017 à 13h31
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              Votre commentaire ci dessous ne répond en rien à ce que j’avance. À savoir quelle est la nature des soins plutôt pratiqués dans chaque type d’institutions (avec quelle rentabilité intrinsèque, quels besoins en personnel)? Après dans le privé et dans le public il y a des péréquation qui font qu’il y a cet écart. Mais on en reparlera quand les urgences seront du ressort du privé. Les vraies urgences: c’est à dire le tout venant.. prendre tout le monde… Par une délégation de service public par exemple.. alors là vous verrez les coûts du privé…
              Enfin ne vous faites pas d’illusions sur certains directeurs d’hopitaux du public. Ils sont là pour appliquer l’idéologie lu égale avant de retourner pantoufler là où “ça gagné”.


            • Fabrice Le 12 juillet 2017 à 15h52
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              Désolé mais je connais un peu le milieu hospitalié et les soignants sont débordés par les démarches administratives que ne traitent plus les postes supprimés en plus des soins qu’ils doivent pratiquer.

              Allez dans les couloirs des hôpitaux vous verrez les chariots plus encombré par des pc pour remplir des rapports à destination de la gestion de l’hôpital pour répondre aux contrôles de chaque acte et voir si ils entrent bien dans les budgets.


            • Alfred Le 12 juillet 2017 à 20h55
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              @ Fabrice. C’est bien ce dont je parle. Les “managers” qui ont essaimé dans la haute administration ont estimé qu’il fallait “recentrer sur le cœur de métier” et supprimer les administratifs pas au contact du patient. Résultat ce sont les soignants qui perdent du temps médical à faire de la gestion. Quand des toubib font du travail de secrétariat on se dit que voilà de longues années de formation bien investies…
              Sans compter la cerise sur le gateau: les managers on voulu de la “visibilité” sur les dépenses et optimiser les ressources : d’où le paiement à l’acte et le temps passé à coder codifier et paperasse par ci et paperasse par la.
              l’Hôpital produit du tableau Excel comme une entreprise du CAC. Ça n’est pas forcément un signe de bonne gestion.


            • RGT Le 12 juillet 2017 à 21h18
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              Ce que l’on oublie souvent de signaler, c’est que les hôpitaux publics sont malheureusement dirigés par des “administratifs” qui pensent en administratifs, pas en termes d’efficacité.

              Pour eux, un poste purement administratif est largement plus important que celui d’un personnel soignant.

              Quand on pense qu’un professeur de médecine, qui est aussi chef de service (payé par l’éducation nationale, avec une indemnité dérisoire versée par l’hôpital – il bosse presque gratuitement mais c’est obligatoire) passe son temps à faire de la paperasse c’est désolant.

              A moins de bosser 16 heures par jour il ne peut pas à la fois faire de la médecine ET s’affranchir des tâches administratives à la con chronophages à souhait.

              Avec l’informatisation il serait possible d’alléger les tâches administratives mais quand on voit le résultat on se tape la tête contre les murs : Informatisation = augmentation du travail …
              Ceux qui définissent les besoins doivent d’abord penser à se rendre indispensables, même si c’est une gabegie.


            • patrick Le 12 juillet 2017 à 22h51
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              dans l’article en lien , les coûts sont bien comparés pour des interventions identiques , pas pour un coût global : “le retrait du ménisque qui coûte 1 406 euros à un hôpital et 811 euros dans une clinique.
              Des différences importantes sont mises à l’index par La Tribune : l’ambulatoire revient en moyenne à 1.300 euros dans le public, contre 900 dans le privé.”

              Il faudrait d’abord se poser la question de savoir pourquoi il y a autant de paperasses à gérer , et ce n’est pas parce que les hôpitaux manquent de personnel administratif bien au contraire.
              C’est tout simplement une (non)gestion bureaucratique mise en place par tous les ministres et fonctionnaires qui se sont succédés.


          • clauzip12 Le 13 juillet 2017 à 00h13
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            Peut t on continuer à discuter sur ces bases et avaec de tels raisonnements.
            A partir de données completement obscures et impensables ,on en tire un projet de budget de la France.
            Quant à moi,et je me place au meme niveau de médiocrité puisque je ne peux fournir les références,une etude universitaite démontre que la privatisation entraine une augmentation des frais de gestion,donc des administratifs.
            Et oui ! le privé gère ses propres deniers et ne laisse que très peu d’incertitudes avec une gestion légère.
            De plus le privé remplacant un service public s’octroie une marge de 20%.
            Par ailleurs ,le service public à comme seule finalité l’intérêt général.
            Cela n’exclue pas le recherche du cout le plus bas pour la plus grande éfficience


            • Catalina Le 13 juillet 2017 à 17h56
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              Il y aussi sans doute un luxe imvraisemblalbe bien inutile pour les patients, et cei malgré que la bouffe soit carrément déegueulasse à l’hôpital. Je me demande comment m’expliquer qu’ici au Donbass, il n’y ait absolument pas un seul lit en attente dans les couloirs, que vous passez en 10 minutes aux urgences, que vous avez la visite de votre chirurgien une fois par jour sans compter tous les spécialistes qui passent vous voir dans la journée, que vous avez une infirmière humaine, qui a tout son temps et est au petits soins ? comment se fait-ce ? pourtant, les soins sont les m^mes, les médocs aussi, alors ? on me dit qu’ici se sont les entreprises bénéficiares qui sont plus taxées que les gens pour payer les frais….


    • Pavalek Norajovitch Le 12 juillet 2017 à 09h37
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      Des piques et des fourches, c’est tout ce qu’il nous faut.


    • Chris Le 12 juillet 2017 à 13h46
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      Oui mais, on est sauvé !
      Dorénavant, le Luxembourg accueillera le Parquet anti-fraude de l’UE.
      http://www.capital.fr/economie-politique/ils-ont-ose-le-luxembourg-accueillera-le-parquet-antifraude-de-l-ue-1231733
      Si on voulait vraiment lutter contre la fraude, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent, les enquêteurs ont une mine de renseignements à la BRI (Banque des Règlements Internationaux).


      • RGT Le 12 juillet 2017 à 21h23
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        Il ne reste pus qu’à installer le siège de la lutte anti-mafia d’Interpol en Sicile et et le centre mondial le lutte contre le narcotrafic en Colombie pour enfin atteindre de sommet de l’efficacité.


        • RémyB Le 12 juillet 2017 à 21h29
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          c’est tout à fait dans la logique des choses,
          tout comme les droits de l’homme en Arabie Saoudite.

          défense de rire …


        • patrick Le 12 juillet 2017 à 22h53
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          ben au moins comme ça on a des gens qui connaissent le sujet 😉
          Cahuzac était parfait pour son job.


    • 20-100 Le 13 juillet 2017 à 16h16
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      Sans vouloir défendre la cause de la fraude fiscale, entendons-nous bien, quand on dit ” que sans fraude il n’y aurait plus de déficit”… je me permets de douter, en tout cas aussi longtemps qu’un économiste chevronné n’aura pas fait des estimations claires basées sur des hypothèses réalistes. Sans ça la fraude est un mirage et chacun y voit un palmier ou toute une oasis mais surtout ce mirage permet à ceux qui gaspillent allègrement l’argent public, qui ne leur appartient pas, de continuer leur vol en pointant du doigt ledit mirage. Diviser pour régner.
      J’insiste encore, je participe bien sûr au sentiment d’injustice et au désir de faire payer tout le monde en éradiquant cette tare mais je crains qu’on n’arrivera pas à équilibrer des comptes publics totalement compromis.


      • Incognitototo Le 13 juillet 2017 à 20h18
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        Votre réserve n’est pas fondée. Le montant des fraudes se calcule aisément, et avec de relativement faibles marges d’erreur. En plus, on peut le faire par plusieurs méthodes pour recouper les résultats (méthode statistique + analyse de l’évolution des ratios d’exploitation ; puisque l’Administration est dépositaire de tous les comptes des entreprises), afin de déterminer la fiabilité des résultats et leur pertinence.

        Cependant, il est vrai que les méthodologies employées sont rarement exposées et qu’en plus il est rarement précisé s’ils parlent des bases non imposées ou des impôts non perçus (ça change tout au niveau des résultats)… donc je comprends en partie vos interrogations.

        Il y a quelques années, j’avais calculé que sur 20 ans, les impôts non perçus représentaient la moitié des déficits publics français (et ça s’est aggravé depuis) ! Nous avons tous les moyens pour les récupérer ; mais il ne faut pas rêver, tant que l’État ne sera pas lui-même exemplaire avec les multinationales dans lesquelles il a des participations, ce problème ne sera pas résolu.

        Pour information : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-le-faux-debat-sur-l-evasion-fiscale-et-les-paradis-fiscaux-39754086.html


        • Lysbeth Levy Le 13 juillet 2017 à 21h48
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          ” Alors où est le problème ?
          Hé bien c’est assez simple, depuis plus de 30 ans qu’elles existent, ces lois n’ont quasiment jamais été appliquées ! Ou alors dans de rares cas concernant quasi exclusivement des particuliers (en application de l’article 155 A), probablement pour mettre au pas une vedette, ou un VIP, qui pour des raisons obscures aura déplu au pouvoir ; ou encore et toujours, pour des petites entreprises, mais jamais pour celles à dimension internationale””
          Ah ok ! Donc ça existe maisi pas appliqué et bien dites donc ..merci de l’info …


          • Incognitototo Le 13 juillet 2017 à 23h48
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            Oui, on réinvente sans cesse l’eau chaude au niveau de ce problème. On a déjà un arsenal juridique pour traiter avec efficacité 90 % des fraudes ; pour ne pas dire 100 % en faisant une simple extension des champs d’application pour 3 articles du CGI.
            On a même le pouvoir de récupérer tout l’argent qui est stocké ailleurs (+ ou – 70 % des financements des dettes publiques proviennent de fonds étrangers souvent opaques)… Mais il faudrait pour cela se fâcher avec quelques États, mettre au pas les entreprises dans lesquelles l’État à des participations sans oublier les banques, et être prêts à affronter une vraie guerre avec les multinationales (qui comme on le sait ont des moyens de rétorsion et de nuisance considérables). Bref, c’est pas demain la veille, malgré toutes les déclarations des politiques, qu’un gouvernement s’attaquera réellement à ce problème, simplement en appliquant les lois disponibles…
            Tout le reste c’est du flan.


            • Lysbeth Levy Le 14 juillet 2017 à 09h04
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              Et bien on en apprends tous les jours, ce petit blog est sympa je vais le “piller” pour en savoir plus. En effet je repense à Fillon qui s’est fait remettre les “bretelles à l’endroit”. Alors qu’on sait que plus de la moitié des élus font comme lui..D’ailleurs on n’en parle plus des “affaires Fillon” la crise est passée Voilà l’hypocrisie de notre classe politique et des élus, et le peuple serait bien avisé de jeter cette classe politique dehors ! Dommage que les français ne soient plus solidaires entre eux pour enfin remettre de l’ordre social/moral dans ce pays et non vivre la vie de patachon depuis des années.


  2. Redrogers Le 12 juillet 2017 à 08h40
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    Je suis à la fois surpris et ravi de voir un article du site Le Partage dans cette revue de presse. Ce site , ses auteurs et les textes traduits sont vraiment à découvrir pour celles et ceux qui veulent approfondir la réflexion sur l’écologie. Mais pas celle des “salons”, ce sont des purs et durs et ça fait du bien !


  3. douarn Le 12 juillet 2017 à 08h47
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    Merci pour le lien sur les inégalité de Gadrey.
    A mettre en parallèle avec quelques points importants mis en avant par Piketty :
    – Que ce soit la France d’aujourd’hui ou d’il y a deux siècles, le diagnostic est le même : 50 % des citoyens ne possèdent même pas 5 % du capital privé national.
    – 10% les plus riches possèdent 45% de la richesse des États-Unis (pareil qu’avant 1900).
    – La rémunération du capital est toujours plus élevée que la croissance.
    – Pour payer les dettes d’un pays, l’austérité est suicidaire.
    http://www.365mots.com/2015/01/resume-les-10-idees-retenir-du-capital-au-xxie-siecle-de-piketty/

    En fait le système économique fonctionne bien, très bien même, mais seulement pour les plus riches…


    • calal Le 12 juillet 2017 à 09h07
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      le diagnostic est le même : 50 % des citoyens ne possèdent même pas 5 % du capital privé national.

      ca c’est du relatif ( des pourcents) . la question de la pauvrete est amha une question “absolue”.
      vous avez la pyramide des besoins et il faut que les besoins “de base ” soient satisfaits: a priori,on ne meurt plus de faim en france,tout le monde peut etre loger . le reste des besoins ,ce n’est pas a l’etat de les fournir ou de s’en preoccuper …c’est a chacun de faire ses propres choix et d’en assumer les consequences.
      pour moi,surtout pas plus d’etat mais mieux d’etat.


      • douarn Le 12 juillet 2017 à 11h57
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        Oui Piketty parle bien d’inégalité et l’exprime en terme de pourcentage.
        Quant à la question de la pauvreté, le seuil est mis à 60% du revenu médian, sauf erreur de ma part je n’ai jamais vu rien d’autre à ce sujet.

        Vous avez raison, on ne meurt (presque?) plus de faim dans les pays dit développés. Cependant dire cela me semble vraiment trop simple.
        C’est en particulier parce que la calorie alimentaire “bas de gamme (trop gras, trop sucré, trop salé)” est à un prix dérisoire au premier abord. Je dis “dérisoire au premier abord” parce que la production alimentaire est massivement subventionnée (carburant agricole détaxé, subventions européennes à l’agriculture, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi pour les IAA, directive Bolkenstein, …). J’aimerai un jour voir quel est le vrai prix de l’alimentation…
        Quant au logement, le collectif “droit au logement” ou la fondation abbé Pierre se battent encore pour que tout le monde ait un logement… décent si possible…


  4. douarn Le 12 juillet 2017 à 09h04
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    Concernant l’article sur le gaz, la citation entière est :

    Nous estimons qu’il est inacceptable qu’une loi [américaine] puisse demander aux Européens de renoncer au gaz russe pour nous vendre du [gaz] américain à la place, à un prix bien plus élevé

    “un prix bien plus élevé” c’est la différence entre le gaz acheminé par gazoduc russe et le gaz naturel liquéfié à -160°C (GNL) en provenance des USA chargé sur des méthaniers transatlantiques. La Pologne (dont 40% du gaz provient de Russie) s’imaginait être un point d’entrée important du gaz US en europe… 😀 😀
    https://lenergeek.com/2017/06/14/pologne-livraison-de-gnl-americain/


    • Chris Le 12 juillet 2017 à 13h49
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      • douarn Le 12 juillet 2017 à 16h18
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        Merci Chris, vous avez raison, en plus de “susceptibilités locales” (inimitiées Pologne-Russie) il y a cette compétition qui se joue.

        Au passage, Total a parié sur des cours du gaz favorables. Il a déboursé 558 millions $ en sept 2016 pour acquérir les 75 % détenus par l’américain Chesapeake dans leur société commune qui exploite des gisements de Barnett au Texas (gaz de schiste).
        Malheureusement, les actifs de Total dans le schiste américain se sont dépréciés à cause de la chute des cours. En 2020, les US veulent exporter autant de gaz que le Qatar aujourd’hui (60 millions de tonnes)!!!

        Bref, la Russie est en position de force. Sans faire de politique-fiction, avouez qu’après les manipulations avec l’Arabie Saoudite sur les cours du baril de brut pendant la guerre soviéto-Afghane qui ont coulé économiquement l’URSS, se serait “rigolo” de voir la Russie utiliser le gaz pour mettre à mal les USA et ses amis européens… surtout que le Qatar et l’Iran sont maintenant du côté russe…


  5. Libraire Le 12 juillet 2017 à 09h21
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    La médecine douce pour les vaches. Je connais, l’important pour diagnostiquer est d’observer le comportement alimentaire de l’animal,. Il ira chercher instinctivement la plante qui le soigne. (pissenlit, écorce de saule….etc) Ce ne peut être valable que si le bétail vit en milieu naturel, et n’a pas le choix limité par des prairies artificielles ensemencées de deux légumineuses et d’une graminée, réputées et choisies pour leur apport en calorie uniquement.
    C’est comme cela que travaillait mon père producteur de lait. Le problème diagnostiqué, il apportait un complément thérapeutique d’origine naturel (Décoction ou autre…) Bien entendu les prof de lycée agricoles contemporains sont loin d’enseigner cela aux gamins qui veulent devenir agriculteurs.Pour la première raison que ce savoir se transmettait de génération en génération et n’est bien entendu dans aucun programme de lycée agricole! Travailler à la nature demande de prendre le temps d’observer….deux générations perdues ( et suicidaires) à courir derrière des rendements.


  6. Libraire Le 12 juillet 2017 à 10h10
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    Concernant l’article de calimaq sur S. I. LEX Je suis OK: l’édition peut aller mourir. OK ne pas laisser les algorithmes maîtres de la diffusion sur le net.

    Lessig croit fondamentalement au pouvoir du livre, d’ou son erreur stratégique. Il est avant tout universitaire en droit constitutionnel, il a débutéé dans sa vie intellectuelle grâce à la culture livresque (filtrée par l’éditeur et donc élitiste et orientée culturellement). Puis à découvert la richesse insoupçonnée de la “publication en ligne opérée par des amateurs” système auto correcteur fondé sur des réalités, des faits, des preuves, des éléments opposables. Avenir inévitable de la diffusion de la connaissance
    En tant que libraire d’ancien et d’occasion je ne vois aucun inconvénient, sauf peut-être le problème de la durabilité du support. Exit l’édition, mais conservons l’imprimerie. Pratiquons l’auto édition. Le filtre sera alors du fait de l’absence ou non de qualité, le résultat est lent mais efficace.


    • jim Le 12 juillet 2017 à 14h08
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      Le papier de Calimaq est extrêmement intéressant, et superbement écrit et structuré. Chapeau!
      https://scinfolex.com/2017/05/05/lawrence-lessig-les-derives-du-web-et-la-mort-des-editeurs/#more-10372

      Lessig a pris peur d’internet avec le temps (les effets de l’âge?), et de ses effets déconstructeurs sur les hiérarchies et les processus de validation issus du monde anté internet.

      Il a pris peur aussi avec Trump, allant même jusqu’à “penser” en coeur avec les MMS que sans les “fake news” il aurait été impossible. Décevant ce jugement étroit et presque dicté par MSM

      C’est pour la même raison qu’il en appelle au filtre de “qualité” et de “vérité” de l’édition qu’il préfère plutôt Snowden à Assange. Car Snowden, plus “sage”, a décidé de passer par le filtre de journalistes et media, alors que Assange a décidé de livrer directement les informations sans filtre “éditorial”.

      J’ai remarqué cette tendance assez récente chez un autre grand d’internet, Whales.

      Cela m’a poussé à me réinterroger sur le bien fondé du disruptif introduit par internet dans les hiérarchies et les processus anciens.
      Et j’en ai conclu que cela est non seulement souhaitable mais devenu vital pour nos sociétés bien trop écrasées et stérilisées par ces hiérarchies et les processus anciens.
      Un désordre de l’ordre ancien intenable et devenu malsain pour un nouvel ordre recréateur de respirations sociales.


  7. Libraire Le 12 juillet 2017 à 10h35
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    Et si les traces d’apprentissage en ligne remplaçaient les diplômes ?
    AU SECOURS! Que des types puissent penser une chose pareille me hérisse! Connecté au virtuel, mais complètement déconnecté la réalité.
    L’algorithme admit comme totem, dieu tout puissant. L’espionnage de vos recherches sur le net validera votre capacité à être socialement reconnu. “L’algorithme reconnaitra vos savoirs” Sic!
    Le pire de cette pensée réductrice est: est-ce que ce type considère le net comme seul lieu possible de validation de l’apprentissage? Ou peut-on espérer que la capacité à marcher sur ses deux jambes acquise par bébé sera validée par la famille sans que bébé n’ait eu à taper sur son moteur de recherche “Homo érectus” ….


    • yann35 Le 12 juillet 2017 à 11h53
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      c’est déjà le cas. Mon expérience : l’éduc nat a voulu imposé, sans en avoir les moyens humains, des sessions de formation au numérique aux profs. D’où inscription obligatoire à des MOOC. Je m’inscris à un truc que je connais, fais vaguement la session, puis essaie de valider mon héroïsme. Que nenni me répond la machine, c’est nous qui validerons à telle date votre participation à la session !!! Sur quels critères me demandé-je … ben ma trace a été enregistrée évidemment, et elle va sans doute être comparée à une sorte d’optimum informatique.Sachant que la formation en question concernait une version antédiluvienne de LibreOffice, qu’il y avait pléthore de liens morts (vidéos exemples), que je regardais un match de foot en même temps, et que j’ai dû m’y reprendre à 3 fois avant de compléter le QCM, car je mettais les vidéos en accéléré, et que, donc, mon temps de lecture n’était pas conforme aux attentes de la machine, vous comprenez bien que mon score va ressembler au QI d’un poulet de batterie anorexique … Vive le progrès !
      Précisons aussi que pas mal de collègues s’inscrivent à ces bidules et demandent à leurs enfants de les faire à leur place, au lieu de sortir les poubelles ou de laver la voiture !!!


    • some Le 12 juillet 2017 à 12h34
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      Faut pousser l’idée plus loin, c’est un genre de sélection naturel monitoré. Si le système entier tourné vers la compétition a échoué à produire la sélection et la réussite des meilleurs (dans le but de la perpétuation de l’espèce façon eugénisme à distance ? qu’importe), alors c’est qu’il faut s’y prendre autrement.
      En ce qui me concerne je changerais de jeu, mais ici ils préfèrent changer les méthodes de tri.

      Ceci énoncé, il y a dans cet article une croyance à l’omniscience et la connaissance parfaite envers le réseau. Ce qui évidemment est faux.
      Le réseau enregistre peut être 1% de notre activité en ligne, sur des points cruciaux (au tracking) aujourd’hui (ce qui lui donne cet aspect de grenouille gonflée à bloc comme un boeuf), mais c’est loin d’être suffisant pour déterminer une fiabilité dans le domaine de l’évaluation des compétences, selon moi.


      • some Le 12 juillet 2017 à 12h34
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        Ce qui me semble intéressant de noter dans cet article c’est que ces nouvelles méthodes prouvent que le métier de drh déconnecté des cœurs de métiers et de leurs intervenants est MORT. C’est l’ultime tentative d’un certain métier de prouver son utilité, avant de découvrir que le plus efficace c’est quand même le multi-compétences (prends un salarié et inculquent lui les compétences de drh).
        Auparavant le drh pouvait se réfugier dans des référentiels de diplômes pour matcher des besoins avec des candidats et finaliser par des entretiens psy. On voit bien que c’est une méthode coûteuse aux résultats discutable, mais que sa centralisation permet à n’importe qui de prétendre n’importe quoi sur la base d’un diplôme.
        Ainsi donc face à cette évolution de l’acquisition des savoir non-centralisé, les drh retentent le coup de la centralisation, différemment.


        • some Le 12 juillet 2017 à 12h35
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          Il faudrait prendre le temps de réfléchir à la source de ce genre de réflexion (l’informatique), et la comparée à des métiers d’un temps plus long (…pas d’idées, chargé de clientèle ?). Pour s’apercevoir que dans l’informatique, si ils ont étaient les premiers à faire face à ce nouveau mode d’acquisition des savoirs et de leurs constations via les communications électronique (aka présentement maling list), ils n’ont pour autant jamais quitté les fondamentaux de l’analyse des candidats par l’évaluation des preuves objectives connues (au lieu de regarder uniquement le CV ils on regardé ce qui se faisaient en ligne). Cela était possible car ils étaient acteurs de leurs métier tout autant que les candidats.
          Ce que les DRH ne sont pas. Ce qui expliquent ce qui est décrit dans cet article, selon moi.


    • Alfred Le 12 juillet 2017 à 12h46
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      Vous voyez bien arriver là chose grosse comme un 35 tonnes dans votre jardin non? Peut importe que ce soit utile ou non, que cela fonctionne ou non. On fera (probablement pas mais si nécessaire oui) les tests qui prouveront la bonne réponse, on fera intervenir les experts achetés as hoc et.on finira par y arriver: virer toute cette ménagerie de l’éducation et la remplacer par des machines. Aux pauvres les écrans s et les algo, aux riches (très) les precepteurs et le concret.
      C’est dans les tuyaux et aucune ellectiins n’y fera rien. Les blanquette et autres sortent du trou quand le vent est favorable puis se terrent dans un terrier (type une direction de l’EN) quand il l’est moins. Mais à la fin c’edt un système de cliquets et le chemin inéluctable. C’est comme le droit du travail. Haché menu depuis des années et des années. Et encore pour des années.
      À part les fourches, le goudron et les plumes…


  8. Lysbeth Levy Le 12 juillet 2017 à 10h51
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    Etrange que ce journal de l’écologie radicale (Deep Green Resistance ) fasse la promotion de Théodor Kaszinski un terroriste ayant causé la mort de personnes le fameux “Unabomber” à l’instar d’autres radicaux de la “Deep Ecology” aux Usa: https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodore_Kaczynski . A part “ça” ils pointent du doigt certains conflits d’intérêts du “greenwashing” inhérent au “système économique” dit “vert” mais quel type de société veulent ils pour toute la Planète sinon la disparation de l’homme ? Les malthusien Jared Diamond, Paul Ehrlich, cités en sont un exemple de ces “anti-humanistes” qui vivent plus près de la classe dominante alors qu’ils prônent la rareté pour le “commun des mortels”. Il faut aussi dénoncer les agro-carburants qui obligent les paysans a gaspiller de la terres-nourriture pour faire marcher les voitures de pays riches :http://lenergeek.com/2017/03/16/agrocarburants-biocarburants-premiere-generation/ Même Fidel Castro avait prévu qu’avec cette “invention” la famine se répandrait partout. Il avait hélas raison.


    • DocteurGroDois Le 12 juillet 2017 à 18h49
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      @Lizbeth

      Bienvenue dans l’univers de la pensée radicale.

      En gros chez les “écolos profonds” (deep ecologists), la civilisation et le progrès humains vont inexorablement causer la destruction de l’environnement qui est un grand tout où l’humain est l’égal du non-humain. Et les solutions sont: moins de progrès et/ou moins d’humains.

      Donc Ted Kaczynski fait partie de leur panthéon pour sa critique ultra du progrès maléfique, malgré ou à cause de sa réputation sulfureuse.

      Le plus gratiné niveau humains=caca est Pentti Linkola, qui est un ardent défenseur du génocide et de la stérilisation (entre autres) pour combattre la “surpopulation”. C’est le Céline des écolos.


      • Lysbeth Levy Le 12 juillet 2017 à 20h39
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        C’est toujours utile de rappeler que “l’écologie” a été détournée par des “partis verts” et ceux qui les financent, ces milliardaires “philanthropes” qui eux ne se privent de rien ! Oui ces adorateurs de Gaia sont des “fanatiques” traitant les êtres humains de “cancer” expliquant qu’ils sont “de trop”, qu’ils font trop d’enfants ou occupent trop d’espace alors que les vrais causes de la pollution/pillages des ressources, eux sont exonérés le plus souvent de toutes les nuisances contre la Nature.Des crimes sont commis contre des peuples sans défense au nom de “l’écologie”, alors qu’il s’agit avant tout de pillages des ressources, landggrabing, avec son corollaire: famines, pauvreté, esclavage au service des multinationales. Paul Eherlich autre “héraut” avait prévu ce qui se passe de nos jours. Des peuples natifs disparaissent au profit des milliardaires philanthropes” (oxymore) qui achètent des régions entières de forêts, en les tuant par gardes interposés des mercenaires engagés pour la “cause” http://www.survivalinternational.fr/actu/11681 .Tout ça avec l’aval, l’accord le silence des ONU des ONGs a leur solde http://www.survivalinternational.fr/actu/11641 . Seule cette ONG défends les droits des peuples a vivre dans leur milieu naturel depuis des milliers d’années ;http://www.survivalinternational.fr/actu/11676


  9. BA Le 14 juillet 2017 à 11h13
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    En France, quelle est la politique suivie ?

    Réponse :

    En France, la politique suivie est une politique de classe : les classes populaires et les classes moyennes s’appauvrissent, afin que la classe des riches puisse continuer à s’enrichir.

    Les ménages les plus riches, grands gagnants des réformes annoncées par l’exécutif.

    Selon les chiffres de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les réformes prévues par l’exécutif d’ici à 2022 seront extrêmement favorables aux ménages les plus aisés. Au coeur des mesures qui favoriseront les 10 % les plus riches, on trouve notamment la réforme de l’ISF ou encore la “flat tax” sur l’épargne, un statut et une pratique qui concernent principalement le dernier décile.

    https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/030443375341-les-menages-les-plus-riches-grands-gagnants-des-reformes-annoncees-par-lexecutif-2101663.php


  10. BA Le 14 juillet 2017 à 11h14
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    Dans l’Union européenne, quelle est la politique suivie ?

    Réponse :

    Dans l’Union européenne, la politique suivie est une politique de classe : les pays pauvres s’appauvrissent, afin que les pays riches puissent continuer à s’enrichir.

    L’Allemagne a engrangé 1,34 milliard d’euros de profits sur la Grèce.

    C’est un sujet qui sème la zizanie en Allemagne. En effet, la posture du gouvernement d’Angela Merkel sur le dossier grec soulève des critiques. Notamment de la part des Verts, qui regrettent un manque de solidarité avec Athènes. C’est à leur demande que le ministère des Finances a dû dévoiler les profits réalisés sur les prêts accordés à la Grèce. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les bénéfices s’élèvent à 1,34 milliard d’euros au total.

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030443643863-lallemagne-a-engrange-plus-dun-milliard-de-profits-sur-la-grece-2101705.php


  11. BA Le 14 juillet 2017 à 11h14
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    Conclusion :

    Le 26 novembre 2006, Warren Buffett, troisième fortune mondiale, déclare au journal New-York Times :

    « There’s class warfare, all right, Mr. Buffett said, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. »

    Traduction :

    « La guerre des classes existe, c’est d’accord, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

    http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html

    Bon.

    D’accord.

    Mais la guerre des classes n’est pas finie.

    La guerre continue.


  12. BA Le 16 juillet 2017 à 22h32
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    Connaissez-vous l’ « elite anxiety » ? C’est la nouvelle maladie qui ne frappe que les riches : l’ « anxiété des riches ».

    1- Quelle est la priorité des riches ?

    Réponse :

    La priorité des riches est d’éviter que 80 % des citoyens se révoltent contre les 20 % des citoyens les plus riches. En clair : les riches veulent éviter qu’il y ait une révolution.

    2- Comment les riches ont-ils réussi à empêcher le déclenchement d’une révolution ?

    Réponse :

    Les riches ont donné aux 80 % des citoyens le « tittytainment » (le pain, et aussi les jeux). Les riches ont donné aux classes populaires et aux classes moyennes :

    – une alimentation suffisante (le RMI, le RSA, les Restos du Coeur, les soupes populaires, les « food stamps »)

    – des jeux pour détourner l’attention (Jeux Olympiques, coupe du monde de football, etc).

    Le « tittytainment » est une idée de Zbigniew Brzezinski. Source : Hans-Peter Martin, Harald Schumann, « Le piège de la mondialisation », Solin Actes Sud, page 12.


  13. BA Le 16 juillet 2017 à 22h32
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    3- Aux Etats-Unis, et dans les pays occidentaux, les riches ont maintenant un nouveau problème : l’automatisation et l’intelligence artificielle vont détruire la moitié des emplois existants.

    « Avec l’automatisation et l’intelligence artificielle, presque la moitié des emplois américains n’existeront plus dans 20, 30 ans. »

    Cela provoquera des bouleversements : au mieux une révolution, au pire la fin du monde tel que nous le connaissons, le chaos.

    Les investisseurs à l’origine de ces bouleversements voudront être barricadés si le “Grand Soir” survient… à défaut de chercher à l’éviter. Les riches ont donc commencé à se chercher un refuge : ils ont choisi la Nouvelle-Zélande.

    Lisez cet article :

    Comment les milliardaires anxieux de la Silicon Valley comptent échapper à la fin du monde.

    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/030439458585-comment-les-milliardaires-anxieux-de-la-silicon-valley-comptent-echapper-a-la-fin-du-monde-2102100.php


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