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Revue de presse du 25/02/2018

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CRISE DE L’EMPLOI

L'Allemagne passe au 28h

"Le puissant syndicat de la métallurgie a signé un accord avec les employeurs du Bade-Wurtemberg. Il instaure la possibilité pour les travailleurs du secteur de travailler, selon leurs envies et les besoins de production, de 28 à 40 heures par semaine."

Source : Slate

DÉMOCRATIE

Majed Nehmé: “Pourquoi nous avons été mis sur la liste noire des médias français”

"Majed Nehmé: “Pourquoi nous avons été mis sur la liste noire des médias français” 12 Jan 2018 Michel Collon Majed Nehmé a été en prison en Syrie en 1981 et pourtant, il défend la Syrie aujourd’hui contre l’agression de la France et de ses alliés. Du coup, le rédacteur en chef d’Afrique-Asie a été boycotté par les grands médias français et son propre journal a dû mettre la clé sous la porte, harcelé par le gouvernement."

Source : Investig'action

Droit de réponse d’Étienne Chouard aux allégations mensongères du journal Le Monde sur son prétendu « Décodex »

"Le Monde me fait l’immense honneur de se pencher sur mes travaux, que je mène depuis plus de dix ans, sur le gouvernement représentatif, sur les critères de la démocratie, sur le processus constituant nécessairement populaire, sur le tirage au sort en politique et sur la souveraineté monétaire et politique, pour qu’advienne enfin une vraie liberté, une vraie égalité et une vraie fraternité au sein des peuples et entre les peuples du monde entier."

Source : Blog du plan C

Quand la « mondialisation heureuse » de Macron fait le bonheur de Raphaël Kahane

"L’émission « Le débat » animée par Raphaël Kahane sur la chaine du service public France 24 (information internationale) a offert, le 24 janvier 2018, au lendemain du discours du président français au Forum économique mondial [1], un véritable récital de propagande pro-Macron. Sous le titre « Emmanuel Macron à Davos : le retour de la France ? », son animateur et ses invités, tous à l’unisson, se sont livrés à un concert d’éloges de la politique présidentielle à faire rougir d’envie un Laurent Delahousse que l’on croyait pourtant hors d’atteinte dans ce domaine."

Source : ACRIMED

ENVIRONNEMENT

Inondations, agriculture et société : le besoin d’une parole juste

Alors que la décrue est en cours, M. Benoit de l’Académie d’Agriculture de France (AAF) écrit dans sa synthèse du 8/02/18, que les activités agricoles ont eu un impact marginal sur la crue de janvier 2018 au regard de l’artificialisation des sols. L’aggravation des problèmes vient de la croissance non pas de l’aléa, considéré comme constant à l'échelle de notre histoire, mais de la vulnérabilité résultant du développement continu de l’urbanisation en zones inondables autrefois à vocation agricole. La France, de 1984 à 2004, a perdu de 40.000 à 100.000 ha/an de terres agricoles. L’aménagement et la gestion du paysage (création de terrasses de cultures, banquettes, haies, bandes enherbées, seuils et retenues d’eau, reboisement des pentes, ...) peuvent contribuer à développer une meilleure hydrologie à l’échelle du bassin versant. Cependant, en situation de saturation des sols en eau, ces pratiques ne peuvent plus jouer leurs rôles protecteurs habituels.

Source : La France Agricole

FRANCE

La ministre de la santé en flagrant délit de Fake news

"La ministre de la santé a émis une contre-vérité, en affirmant que les dépenses de santé étaient « beaucoup plus élevées » en France que dans les autres pays. Or c’est loin d’être le cas." [Ou l'on profite "en même temps" de l'article pour constater s'il en était besoin que Le Monde ne sait pas différencier "fake news" et mensonge, ce qui ne nous étonnera pas...]

Source : Le Monde

Les enjeux cachés de la réforme du bac

"Sur la forme, la « méthode Macron », qu’on voit à l’œuvre dans la réforme de l’université comme dans celle du bac, est fondée sur un seul principe : aller vite, frapper fort, provoquer un effet de souffle tout en soignant bien la « com » auprès de l’opinion publique pour se la mettre dans la poche. (...) Par ailleurs, l’enjeu caché de la réforme du bac pourrait bien être budgétaire : quand on pourra faire les comptes (le plus tard possible, bien sûr), on s’apercevra sans doute que cette réforme est aussi porteuse de baisse du nombre d’heures enseignées, avec des effets directs sur le nombre de postes au concours de recrutement d’enseignants."

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

GÉOPOLITIQUE

Etats-Unis : le Pentagone envisage de développer des «mini-armes nucléaires»

"Voilà qui risque de faire du bruit. Le ministère américain de la Défense veut réexaminer son arsenal nucléaire et développer un nouveau type d’armes à la puissance limitée, qui fait craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflit nucléaire."

Source : Le Parisien

Venezuela : Implications éventuelles d’un embargo sur le pétrole

"Officiellement, l’intention d’appliquer un embargo sur le pétrole au Venezuela est apparue pour la première fois lors d’un discours prononcé par Nikki Haley en septembre dernier. L’ambassadrice étasunienne à l’ONU a déclaré à l’époque que cette option n’était pas exclue, rejoignant les demandes d’un groupe de députés du sud de la Floride, dirigé par Marco Rubio, pour que cette mesure soit adoptée.

Source : Investig'action

Les Etats-Unis reconnaissent publiquement que les sanctions cherchent l'effondrement du Venezuela

"Le Secrétaire d’État états-unien Rex Tillerson a suggéré la possibilité d’un coup d’État au Venezuela pour chasser le président élu Nicolas Maduro et l’exiler à Cuba : « parfois en Amérique Latine l’armée peut être un acteur de changement quand les choses vont trop mal« a-t-il précisé le jeudi 1 février. La thèse est assez souvent répétée mais elle ajoute plus de réalisme au scénario actuel : plus les partis d’opposition rendent visible leur incapacité à diriger le front intérieur de l’opération de changement de régime, plus les puissances occidentales se font les porte-paroles d’actions contre le Venezuela et agissent."

Source : VENEZUELA INFOS

MARCHÉS FINANCIERS

Vers une hausse des taux et un vrai krach boursier ?

"Le décrochage des bourses mondiales, début février, montre que la voie est étroite pour une reprise sans accident financier majeur. Nous avons eu, en modèle réduit, une répétition de ce qui pourrait se produire à beaucoup plus grande échelle. Les signaux d’accélération des salaires aux États-Unis se sont transformés en anticipation d’accélération de l’inflation et de resserrement moins graduel de la politique monétaire. C’est ce que craignent le plus les détenteurs d’action aujourd’hui : une remontée forte et durable des taux, qui amènerait à réviser la valeur d’équilibre des marchés."

Source : XERFI CANAL

MATIÈRES PREMIÈRES

Concessions hydroélectriques: la France, « ferme », pas encore d'accord avec l'UE

La production d'électricité d'origine hydraulique a représenté 10,1% du total en France en 2017, selon RTE, bien que cette part ait reculé l'an dernier en raison des sécheresses. D'une part, Bruxelles a mis en demeure la France d'ouvrir à la concurrence ses barrages, aujourd'hui essentiellement concédés par l'État à EDF. D'autre part, les syndicats du secteur se sont inquiétés d'une "privatisation" des barrages. "Comment peut-on décider de brader la production d'électricité hydraulique" et "comment peut-on décider de démultiplier le nombre de propriétaire des concessions hydrauliques, désorganisant ainsi le système ?" rétorque la CGT. Pour l'instant, aucun accord n'a été trouvé avec la Commission européenne, a déclaré N. Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Il a rappelé les demandes de la France : le regroupement des concessions "indispensable à la cohérence des vallées", "le refus de toute exclusion d'EDF du processus de mise en concurrence", et enfin "une mise en concurrence limitée aux concessions échues".

Source : Connaissance des énergies

Veolia se penche sur l'agriculture de demain

Production de protéines à base d'insectes, agriculture urbaine, aquaponie (production de poissons et de plantes dans un système en production fermée), Veolia, leader mondial de la gestion de l'eau et des déchets, multiplie les expérimentations dans le domaine agricole. Lors d'une journée presse sur le thème du "monde en 2040", A. Frérot, PDG du groupe, explique qu'avec 9 milliards d'habitants et une classe moyenne beaucoup plus nombreuse, les besoins alimentaires en 2040 seront supérieurs de 50 % à ceux d'aujourd'hui. Considérant que l'agriculture est au « carrefour de nos trois métiers existants » (gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie), Veolia souhaite « développer un corpus de connaissances » pour proposer de nouveaux services à ses clients.

Source : Terre-Net

RÉFLEXION

Une monarchie du verbe creux

"Philippe-Joseph Salazar, philosophe et professeur de rhétorique à la faculté de droit à l’université du Cap, n’y va pas avec le dos de la cuillère. A l’occasion d’un passage en France, il livre un entretien à Mediapart qui est peut-être la charge la plus radicale formulée par un intellectuel à l’égard du pouvoir actuel, faussement amateur et faussement bénin."

Source : Antipresse

Ces économistes bornés pour qui rien n'a changé

"L’économie contemporaine chahute nos certitudes. Elle met au défi en permanence nos instruments de mesure, nos logiciels interprétatifs. Mais nous, les économistes, préférons faire le plus souvent comme si de rien n’était. Après dix années durant lesquelles nous avons vécu les affres d’une crise historique aux lourdes retombées économiques et sociales, le brin de croissance qui anime nos économies nous permet soudain de reprendre le fil de l’Histoire, comme si de rien n’était. Le passé devient un accident, une parenthèse sur laquelle s’installe déjà l’amnésie."

Source : XERFI CANAL

ÉCONOMIE

Macron trouve de l'argent pour offrir un cocktail aux riches

"En France, il paraît qu’il n’y a plus de sous. Ni pour les gardiens de prison, ni pour le personnel hospitalier, ni pour créer des places à l’université. Pourtant, dès qu’il s’agit de faire la cour aux riches, Macron trouve toujours de l’argent !"

Source : Le Bon Sens

Des investissements internationaux pas si avantageux, selon... l’OCDE !

"(...) Comme les critiques adressées à la libéralisation des investissements se multiplient, le forum a demandé en octobre 2014 à l’OCDE de réaliser une étude sur les coûts et avantages de la protection des investisseurs conférée par les traités internationaux. (...) Ce document propose une « revue critique des coûts et avantages sociétaux des traités d’investissement international ». C’est un document remarquable, comme on va le montrer, mais attention : « Il ne reflète pas nécessairement les points de vue de l’OCDE ou des gouvernements qui participent au forum sur la liberté de l’investissement. »"

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Commentaire recommandé

Alfred // 25.02.2018 à 08h25

J’adore le decodex résumé par Etienne Chouard :
“Le dénigrement, qui est l’âme de ce DÉCODEX, ridicule entreprise de censure animée par des journalistes quelque peu fatigués par avance des enquêtes qu’ils n’ont pas commencées, exprime le véritable but poursuivi qui n’est ni la vérité ni l’information du public : il s’agit de discréditer une opinion politique en la déclarant non fiable sans même l’avoir jamais discutée.”.
C’est exactement ça. Des glandeurs à gages qui s’en prennent à des bosseurs. Des petits sheriffs fénéants.

40 réactions et commentaires

  • Alfred // 25.02.2018 à 08h25

    J’adore le decodex résumé par Etienne Chouard :
    “Le dénigrement, qui est l’âme de ce DÉCODEX, ridicule entreprise de censure animée par des journalistes quelque peu fatigués par avance des enquêtes qu’ils n’ont pas commencées, exprime le véritable but poursuivi qui n’est ni la vérité ni l’information du public : il s’agit de discréditer une opinion politique en la déclarant non fiable sans même l’avoir jamais discutée.”.
    C’est exactement ça. Des glandeurs à gages qui s’en prennent à des bosseurs. Des petits sheriffs fénéants.

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  • yack2 // 25.02.2018 à 08h30

    Venezuela…….Nouvelle guerre d’ Espagne ?,…La propagande de guerre n’a jamais été aussi forte.
    Le Venezuela est attaqué par les US avec l’assentiment de presque tous, dans la sinistre communauté internationale….Mais c’est évidemment la faute de Maduro s’il n’y a plus de médicaments,d’aliments etc….Comment peut-on gober de tels bobards….et on va légiférer sur les fake-news …..Mais dans quel monde vit-on ?

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    • aikongo // 25.02.2018 à 10h19

      La communauté internationale, qu’on imagine souvent plus importante qu’elle ne l’est, ne se limite finalement qu’au BAO (bloc Amérique occident)… Chut, il ne faut pas le répéter !

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  • Alfred // 25.02.2018 à 08h31

    Pour ce qui est de la réforme du bac elle a évidemment pour unique objectif de faire des économies. Qu’est ce qui peut m’autoriser à ce jugement péremptoire ? Cette réforme à DEJA été mise en place depuis plusieurs années dans les filières professionnelles avec les mêmes objectifs affichés généreux et les les objectifs cachés que l’on ne faisait que deviner alors.
    Il “suffit” de faire le bilan de cette première désastreuse réforme du bac pro pour lire le futur de la réforme du bac général…

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    • Brigitte // 25.02.2018 à 19h06

      Je ne suis pas sure que l’objectif unique de la réforme du bac soit de faire des économies. Après la réforme de l’enseignement supérieur (LMD pour Licence Master Doctorat) au niveau européen, supprimant les diplômes nationaux pour être en phase avec le système anglo-américain (l’étalon), nous voilà maintenant au niveau du lycée. Suppression du bac et des filières générales et technologiques pour instaurer un système de matières à la carte, qui prévaut aux USA et au Royaume Uni. Or, le problème c’est que ce système ne marche pas. C’est donc purement idéologique et à la marge, économique.

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      • Manuel // 25.02.2018 à 20h06

        Pourquoi dites-vous que le système anglo-saxons ne fonctionne pas ? Que ce soit dans les classements TIMMS ou PISA, ils ont des meilleurs résultats.

        Pour l’instant je n’ai entendu AUCUN argument intéressant contre cette réforme. Et sûrement pas dans cet article.

        La première chose, c’est que la réforme de 2009 a été une catastrophe pour le niveau des lycées de manière générale, au point où tout le monde demandait une réforme.

        Pour ce qui est de la formule à la carte, vous citez le RU et les USA, mais il ne faudrait pas oublier la Finlande – qui a supprimé complètement la notion de disciplines et qui ne fonctionne qu’en compétences.

        Je vois dans cette réforme une volonté d’harmonisation avec le reste de l’UE, comme vous l’avez dit effectivement. (Cela ne m’étonnerait pas qu’on introduise la notion de QCM à l’instar du SAT).

        Je vois aussi dans cette réforme une volonté de revoir les droits des enseignants et développer l’autonomie des écoles dans un futur proche.

        Mais aussi de remettre l’importance sur des matières principales qui avait disparu.

        Là où je suis déçu, c’est de continuer avec cette pédagogie implicite et oublier la pédagogie explicite et les instructions directes…

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        • Alfred // 26.02.2018 à 07h23

          Aucun argument intéressant ?
          Comment ce fait il que le précédent de la filière professionnelle n’intéresse personne? Mépris de classe?
          Vous aurez été prévenus.
          Effondrement général du niveau (c’est encore possible). Redéploiement des dépenses (faut pas rêver : la vache à lait est bien utile à certains). Cacophonie et illisibilite du système pour les élèves, les parents et … Les recruteurs. Baisse de la mobilité des futurs salariés. Hausse du coût du recrutement pour les entreprises.
          Évidemment vous ne lisez pas ces arguments dans la presse ni chez les commentateurs et spécialistes. Seulement chez ceux qui l’ont vécu.
          Je m’en fous à la fin. C’est écrit. Et la majorité veut sa propre perte.

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          • Manuel // 26.02.2018 à 09h17

            Mais que reprochez-vous a cette réforme du bac professionnel ? Pour l’instant elle n’a pas encore été présenté officiellement. La tâche est difficile…

            “Effondrement du niveau général” ? Mais comment ? A cause de quoi ?

            “Cacophonie du système”: oui certes, ils n’ont pas fait dans la dentelle. Un gros travail de communication sera nécessaire. Pour l’instant, cela n’explique pas en quoi ce sera mauvais.

            “Hausse du coût de recrutement par les entreprises” ????

            “Baisse de la mobilité des futurs salariés”: au contraire si les écoles sont plus autonomes et qu’elles recrutent directement. Le problème sera plutôt les déserts éducationnels. Mais rien dans la réforme ne montre une plus grande autonomie des écoles…

            “Évidemment vous ne lisez pas”: si si. Je suis même allé parler avec des syndicalistes. Partagez vos sources.

            “C’est écrit”: mais où ? Je n’ai pas vu… C’est du délire…

            Pour le coup Banquer connaît le domaine, il a toute son expérience issu de l’EN.

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            • Alfred // 26.02.2018 à 10h48

              “Mais que reprochez-vous a cette réforme du bac professionnel ? Pour l’instant elle n’a pas encore été présenté officiellement.” Erreur: Cela fait plusieurs années que nombre de bacs pros sont en “CCF” (controle continu). Outre les économies réalisées un des objectifs (atteint) a été d’obtenir des taux de réussites faramineurx. Avant les évaluateurs refusaient de rattraper de façon obscène. Les inspecteurs devaient parfois le faire eux mêmes. Mais quand on note ses propres élèves, tout le monde fini par s’aligner (à quoi bon étre plus royaliste que le roi?) et le taux de réussite monte.
              Par ailleurs si vous en êtes encore à contester la baisse du niveau, laissez tomber. A un moment il faut arrêter de se voiler la face.
              Autre point: si chaque établissement offre son bac les entreprises ne sont plus face à une estampille de niveau nationale. Et que se passe t il ? Elle recrutent ce qu’elle connaissent et uniquement ce qu’elle connaissent (localement le plus souvent). Gros frein à la mobilité des salariés.
              C’est écrit (“Mektoub”) c’est une expression ironique pour dire qu’il en sera ainsi (soit que dieu le veuille soit que les français de comprennent rien).
              (si vous connaissez vraiement le système, vous savez que ni blanquer ni les syndicats n’ont d’importance la dedans).

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            • Manuel // 26.02.2018 à 11h18

              Pour ce qui est du Bac Pro et des CCF, de toute façon, personne n’est dupe : le but étant que les jeunes aient une formation afin de trouver un travail. Avec un taux de réussite qui tourne autour des 90%, le contraire serait absurde. Donc l’examen en tant que tel n’a pas de valeur.

              Mais ce que je reproche surtout à la réforme du Bac Pro de 2009 est cette volonté de laisser l’élève découvrir par lui-même, à travers une pédagogie implicite. Ce qui n’a aucune efficacité reconnue.

              La réforme actuelle valorise surtout le statut des CFA, et sûrement diminuer les budgets des LP. Les programmes au sein des CFA, sous l’autorité des chambres de commerce, seront plus perméables aux besoins des entreprises, quitte même à embaucher un jeune avant qu’il ait obtenu un diplôme. La réforme du LP va sûrement aller dans ce sens. Alors, oui, l’entreprise fait un pas de plus dans l’école.

              Je confirme que le niveau général diminue clairement.

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        • Brigitte // 26.02.2018 à 08h30

          Il faut relativiser ces classements car ils ne portent que sur les sciences, les maths et la lecture. Que donneraient-ils en incluant l’histoire, la littérature et la philo?
          En plus, ils ne témoignent pas uniquement du savoir mais aussi des méthodes et des “capacités adaptatives” de l’élève.
          Je me répète, mais les tranches d’âges testées sont plus en phase avec le cursus anglo-saxon, largement repris en Europe du Nord.
          Si vous regardez les résultats des USA et UK au PISA (15-16 ans), on voit qu’ils ne sont pas globalement meilleurs qu’en France.
          En primaire, je veux bien admettre que nous avons un déficit d’enseignement des sciences, du à la formation des enseignants. pour la lecture, il faut tenir compte aussi de la diversité ethnique, plus grande en France qu’en Finlande ou en Corée je pense, un frein à la maîtrise de la langue.
          C’est vrai, nous n’avons pas de canapé et de guitare dans les classes comme en Finlande pour reproduite l’environnement familial.

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          • Manuel // 26.02.2018 à 09h35

            Je suis d’accord avec votre dernier message. Mais cela ne montre pas en quoi le système anglo-saxon ne fonctionne pas…

            Je continue dans les classements, car il n’existe pas d’autres comparateurs – même s’il faut les relativiser vous avez absolument raison- mais dans le classement des universités, même chinois, les pays anglo-saxons sont très bien classé. Donc tout cela à l’air de relativement fonctionné – même si c’est loin d’être parfait.

            Ce sont surtout deux cultures différentes et des éducation propres à chaque histoire et structure de leur pays.

            Je remarque surtout une baisse générale du niveau en sciences, et une réforme recommandée par l’académie des sciences. Surtout qu’il est nécessaire d’intégrer l’enseignement de l’informatique…

            http://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/restructurer-enseignement-physique-chimie-mathematiques.html

            Cette réforme me semble plutôt opportune.

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            • Pas expert // 26.02.2018 à 13h10

              Telle que présenté, sans connaitre les tenants et les aboutissants, cette réforme est bien présentée, ça fait bien, c’est dans l’air du temps… Malheureusement ce discours s’appuie sur une propagande déjà assez ancienne du dysfonctionnement de l’école. Chaque “réforme”, justifiée par l’amélioration, n’a conduit qu’à moins de moyens, plus de stress pour les élèves et les enseignants et jamais par une hausse de niveau.

              Beaucoup ont un avis, on aime tous ça avoir un avis, mais peu connaissent le système, ce qui va, ce qui ne va pas, les ressorts même de l’enseignement. Et malheureusement, ce constat concerne aussi beaucoup de gens à l’intérieur du système éducatif, qui ne connaissent à peu près que leur près carré directe…

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            • Pas expert // 26.02.2018 à 13h10

              Aujourd’hui, l’informatique est enseigné au Lycée : ICN, ISN.

              Les bacs professionnels ont perdu 2/5 de leurs heures de cours. Ils arrivent en BTS avec un niveau que vous n’oseriez même pas imaginer.

              Aujourd’hui, dans l’enseignement technique, il manque des enseignants (après en avoir supprimé à tours de bras), les contractuels recrutés pleurent face à la tâche à accomplir.

              Dans beaucoup de matière, le taux de démission des enseignants recrutés explose. Les raisons sont multiples mais jamais analysées.

              Petit rappel, le plus gros temps d’éducation n’est pas donné par l’école, mais par la famille. Comment à évolué l’éducation dans les familles ? Quelles sont les différences/évolutions selon les pays, les milieux sociaux ?

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            • Pas expert // 26.02.2018 à 13h11

              Bon, je sais que mon ton n’ai pas très agréable, voir plus. C’est certainement que je suis un peu agacé. Lors de la dernière réforme, 2007-2013, j’ai alerté les syndicats patronaux, en vain, du risque majeur qu’elle faisait courir pour les recrutements industriels… Aujourd’hui, ils n font venir les profs pour des “formations” et pleurent pour avoir des solutions face à, la pénurie de mais d’œuvre qualifiée et motivée…

              Heureusement que les profs aiment bien leurs élèves.

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            • Manuel // 26.02.2018 à 15h28

              Pour l’informatique, vous avez raison. On est tellement au niveau du symbolique que j’avais oublié ! Merci pour ce rappel.

              J’apprécie vos critiques des anciennes réformes que je ne peux que partager.

              Plusieurs personnes s’en étaient fait déjà l’écho, aussi bien les associations de professeurs que les syndicats..

              Toutes les critiques que j’entends sont des reformes qui ont lieu dans les dernières années ou de la situation actuelle.

              On peut faire une critique sur le budget de l’EN. Vous avez raison…

              Mais de cette réforme présente, pour l’instant rien. Hormis l’académie des sciences, RAZ. Mais je suis toujours preneur…

              Pas de problème pour le ton, je me suis habitué sur les-crises.fr.

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            • emile piquard // 26.02.2018 à 16h25

              Je suis enseignant et voilà les arguments que je retiens contre la réforme en cours et qui me font appeler de mes veux une mobilisation de masse:

              -Sur le fond, l’opposition entre système efficace et inefficace est un piège, car la fin étant tenue pour donnée sans équivoque possible, on ne parle plus que des moyens de l’atteindre. Or je suis d’accord pour dire que la réforme n’a pas seulement pour but de “faire des économie”, mais bien détruire à la racine, c’est à dire dans l’éducation des personnes, le fond égalitariste républicain, en imposant la sélection et la compétition généralisée, des élèves entre eux, des enseignants entre eux, des établissements entre eux. L’éducation n’est plus pensée comme le socle républicain fondamental par lequel on essaye de corriger les inégalités sociales et de produire une élite d’autant plus riche qu’elle reflère une sociologie variée, mais comme une machine à trier les personnes selon les besoins du marché privé, en leur inculquant la culture élitiste, méritocratique et conformiste utile à ce marché privé.

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            • emile piquard // 26.02.2018 à 16h26

              -Le contrôle continu élargie reviens d’une par à compromettre la dynamique collective de solidarité en classe, entre élèves et entre profs et élèves (les enseignants devenant formateur + évaluateur, cela ne peut manquer de valoriser les comportements de soumissions face aux professeurs, et les élèves dans lesquels les profs se reconnaissent, par opposition à l’examen sous couvert d’anonymat, dont il n’est plus à prouvé qu’il est un facteur déterminant de justice sociale). de plus le contrôle continue, lorsqu’on y adjoint la sélection à l’entrée de l’université, est une machine a transformer le système éducatif en marché, car il exacerbe la différence entre un bac décroché dans le 93, à Louis Legrand, ou à Bagnère de Luchon.

              -Présenter le système anglais comme efficace, quand on connait la façon dont il reproduit et justifie les inégalités sociales, reviens à la confusion ci-dessus mentionnée entre la fin et les moyens. sans être par principe contre les comparaisons, il faut faire attention aux critères d’évaluation, et aucune comparaison ne devrait être avancée sans que soient donné explicitement les critères de comparaison (un système peut afficher d’excellent résultat du point de vue disciplinaire tout en étant sociologiquement catastrophique, et donc inefficace de ce point du vue. Il faut alors discuter des critères principaux, et à mon sens ceux-ci doivent être avant tout sociologiques, les autres devant lui être subordonnés, sans être pour autant ignorés).

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            • emile piquard // 26.02.2018 à 16h27

              -Le filière S sert déjà, et de plus en plus, de moyen de trie des élèves qui “réussissent”, quel que soit d’ailleurs le domaine de leur réussite (un élève doué en math et en français ira, sauf exception, en S, et de fait, les écoles de commerce et autres écoles sur dossier dures d’accès préfèrent les élèves qui viennent de S. On s’étonne ensuite du délabrement de la filière L, privée des têtes de classe intéressées qui auraient tirée tout le groupe vers le haut). On retrouve globalement en S les élèves issus de milieux favorisés et au profil comportemental dociles… Et hélas, les profs d’histoire constatent que ce prima de la filière scientifique conduit à un appauvrissement massif de la culture historique, sociologique, etc, dont on peut facilement imaginer les conséquences politique : avec la constitution d’une élite citoyenne se pensant elle-même lumineuse à tout point de vue quand elle accuse en réalité une immense indigence dans sur des questions de sosiétés majeurs. Or dans le système à venir, cette aberration est exacerbée car les “filières” sont rangées entre “majeurs scientifiques” et… “non scientifiques”…

              -Je n’ai rien a priori contre la notion de compétence, mais comment ne pas voir qu’en l’occurrence elle sert de catégorie foure-tout pour juger un élève sur toute une série de critère qui dépassent largement ses compétences scolaires (disciplinaire) mais revienne clairement à du profilage comportemental. C’est déjà le cas, ça sera pire, bien pire…

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            • emile piquard // 26.02.2018 à 16h28

              -Comment ne pas être saisi d’indignation en apprenant que les élèves devront rédiger une disaine de CVs et de Lettre de motivation pour “postuler” à l’entrée de l’université ? Comment ne pas voir qu’on inculque alors la logique de la compétition et du marché du travail à l’école ? Comment ne pas comprendre que cette démarche n’a aucune utilité autre que cette culture de compétitivité entre élèves ? On parle de portefeuille de compétence.

              -L’école était un lieu où les élèves pratiquaient notamment des rudiments de culture démocratique (solidarité de groupe, intérêt commun, élection de délégués, …), et la réforme remet cela en cause en valorisant la division, la compétition, l’individualisme. Il n’y a plus de classe, puisqu’il n’y a plus que des “parcours individualisés” (chacun pour sa peau et qui s’y retrouve survive !).

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            • emile piquard // 26.02.2018 à 16h28

              -Il est vrai que les collègues appellent de leur voeux une réforme, mais c’est parce qu’ils ont hélas intégré le carcan européen de la rigueur budgétaire, et donc que l’investissement dans l’éducation n’est plus une option dans leur imaginaire politique. On en vient alors, de façon absurde, à penser qu’on peut bien diminuer les budgets et qu’il suffirait qu’on trouve la bonne méthode (celle des anglais, des finlandais, que sais-je encore?) pour sauver le navire. Ils comprennent pourtant très bien qu’avant de parler de méthode pédagogique, il faut parler par exemple du nombre d’élèves par classe, mais que pour diminuer le nombre d’élève par classe, il faut augmenter le nombre de prof, et donc le budget, CQFD. Le raisonnement est simple, mais Bruxelle interdit sa conclusion. On se retranche alors dans le labyrinthe des réformes, des comparaison de système, et on regarde le budget diminuer comme la rivière se tarir, un phénomène naturel, inexorable.

              C’est triste, je suis écœuré et il ne s’en faudra pas de beaucoup plus pour que je quitte le navire.

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            • Manuel // 26.02.2018 à 18h22

              Merci pour cette longue analyse. Je partage votre écœurement surtout quand notre travail est dénigré de manière continue dans la société (“il faut dégraisser le mammouth”), soit en critiquant notre statut, nos privilèges ou le niveau de l’école. Nous ne sommes pas reconnus malgré les contraintes de plus en plus difficile.

              Je partage effectivement cette volonté des politiques de combattre l’égalité qui est une valeur fondamentale dans la culture française. Et c’est difficile de la défendre au quotidien quand le système qu’on nous impose favorise les inégalités.

              Par ailleurs, les cultures anglo-saxonnes n’ont pas la notion d’égalité comme valeur principale de leur société. C’est pour cela qu’ils pratiquent les discriminations positives, qui pour nous est un non-sens.

              C’est pourquoi il n’est pas possible d’appliquer des méthodes anglo-saxonnes en France. Les systèmes et les cultures sont trop différentes.

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            • Manuel // 26.02.2018 à 18h28

              Effectivement il n’y a pas de méthode miracle (ni la méthode de Singapour très à la mode en ce moment), même si certains paramètres peuvent se dégager.

              Mais ce que montrent surtout toutes les études, le paramètre le plus IMPORTANT est le rapport qu’entretient un professeur avec sa classe , son idée de progression et la crédibilité qu’il possède.

              Ils pourront faire toutes les réformes qu’ils veulent, mais tant qu’ils ne valoriseront pas le travail des enseignants et le lien qu’ils ont avec leur classe, elles n’auront pas d’effet notable.

              https://visible-learning.org/nvd3/visualize/hattie-ranking-interactive-2009-2011-2015.html

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          • jducac // 26.02.2018 à 10h11

            J’ai 83 ans et suis favorable à la sélection, donc à la compétition à tous les niveaux. Cela stimule individuellement tout en dynamisant et renforçant les collectivités, bien mieux qu’en faisant rêver à un revenu universel.

            Aussi, je ne résiste pas au désir de vous faire part de mon expérience personnelle.
            https://www.pauljorion.com/blog/2009/03/25/%c2%ab-la-transmission-des-savoirs-%c2%bb-par-genevieve-delbos-et-paul-jorion/#comment-21164

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            • Alfred // 26.02.2018 à 12h46

              “quel temps béni” dites vous dans votre message… À qui le dites vous.
              Le fond du problème c’est que vous avez été formé et avez exercé pour répondre à un besoin et à une ambition nationale (dans votre cas la composante industrielle de l’autonomie d’armement).
              Cette ambition nationale ayant disparu, le vrai besoin que satisfait l’education nationale n’est plus que le maintient du statut quo. Ce à quoi elle s’adapte régulièrement sous formes de réformes plus réussies les unes que les autres (ratées uniquement en apparence).
              Si la France retrouvait son ambition (en virant ses politiciens corrompus et castrés) elle serait bien obligée d’en revenir au pragmatisme efficient qui se lit derrière votre parcours.
              Un de mes grand pères a eu exactement le même parcours que le votre, non pas dans l’armement mais dans les chemins de fer (comme on disait à l’époque). Temps bénis oui…
              Vous êtiez durs au mal en des temps faciles. Aujourd’hui la population est molle et timorée en des temps difficiles.

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            • Manuel // 26.02.2018 à 13h13

              Merci pour ce témoignage. Simplement il ne traduit pas une réalité de notre époque.

              J’entends bien que les formations et la France des années 60 étaient efficaces. Très Bien.

              Mais ce n’est plus le cas et l’ascenseur social est en panne, justement on essaie de le réparer.

              Pour ce qui est de la compétition, c’est un autre débat que celui du bac. Effectivement la compétition est stimulante, mais provoque des inégalités. Il existe des formations très efficaces et très compétitives comme les grandes écoles à travers leurs concours. D’après votre cursus, je sens beaucoup d’intelligence due à votre travail, mais la nature vous a gâté.

              Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Du coup on en fait quoi de ces personnes. On les laisse sans qualification ?

              Oui je parle de ces milieux-fin de la classe, de ces derniers du rang qui doivent se retrouver avec une formation s’ils ne veulent pas finir remplacé par un robot.

              C’est à cause du mot “égalité” qu’on se bat contre la sélection à l’université.

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          • channy // 27.02.2018 à 18h56

            @ Que donneraient-ils en incluant l’histoire, la littérature et la philo?

            Pour l’histoire je peux vous donner un élément de réponse, 1991, classe de terminale section G3, la prof d’histoire-geo au moment de rendre nos copies corrigées( première interrogation écrite de l’année) avait dit: que cette classe avait une forte proportion d’incultes et de débiles.( si, si ce furent ces mots)
            Résultat en fin d année 35 élèves, 32 bacheliers. Je ne pense pas que cela ait du progresser

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  • douarn // 25.02.2018 à 08h31

    “Veolia se penche sur l’agriculture de demain”

    Après les déchets “Veolia”, les eaux usées “Veolia”, le transport “Veolia”, l’énergie “Veolia” (réseaux de chaleur), on mangera des protéines “Veolia”…

    Une question jamais posée est celle de l’augmentation potentiellement exponentielle des risques sanitaires. Faire du recyclage intensif (PRO, eaux usées traitées en irrigation,…) sur des pas de temps cours (pas de retour du déchet traité dans le cycle naturel mais directement dans un cycle productif) et sur des zones géographiques restreintes, à plus forte raison dans des zones densément peuplées, c’est je crois prendre le risque de voir survenir des phénomènes d’accumulation de métaux dans les aliments ou des virus (usage d’eaux usées traitées en irrigation) à la surface ou dans les végétaux.

    Bon appétit 🙁

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    • calal // 25.02.2018 à 09h35

      si la duree de vie du facteur de production humain diminue, pour maintenir constant le stock ,il suffit d’augmenter le flux entrant. Jusqu’au moment ou le cout de production d’un etre humain occidental en age de travailler devient egale a celui de production d’un africain.

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      • douarn // 25.02.2018 à 11h02

        Bonjour Calal
        A vous lire, j’en déduis que Veolia devrait se positionner sur la mise en bière… Soleil vert ?

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        • calal // 25.02.2018 à 13h32

          veolia peut surement produire du biogaz avec de l’humain en fin de vie…
          D’ailleurs je suis en train de me demander si quand macron propose de developper la scolarite des africains ce n’est pas parce que le grand capital s’apercoit que ca bouffe tout le benefice d’avoir a alphabetiser les migrants en occident afin de les rendre employable.

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  • Fritz // 25.02.2018 à 08h54

    « On n’exporte pas la démocratie avec des barbus, avec des assassins… » (Majed Nehmé, à 2’30).

    Voilà un opposant qui ne veut pas détruire son pays, et qui répugne à le transformer en marché. Je ne l’ai guère entendu sur France Inter, Europe 1, RTL… Et il n’a pas fait la une du LibéMonde.

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    • Marie // 25.02.2018 à 12h05

      On ne peut qu’être d’accord avec Majed Nehmé, Syrien, sur son jugement sévère à l’égard du journal “le Monde”. Une journaliste italienne dont je ne me rappelle que le prénom (Eléonora) contestait “la doxa” (sur Arte, l’an passé) : les armes chimiques soit-disant l’apanage de Bachar étaient utilisées (aussi?) par les rebelles syriens…Le mensuel “Monde diplomatique” est bien différent et mesuré, mais ne peut malheureusement faire de l’investigation sur tous les conflits.L’émission “Un oeil sur la planète” sur la Syrie (exit) n’aurait pas déplu à Majed Nehmé.

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  • Eric83 // 25.02.2018 à 09h33

    Kelly Guthrie Raley, ce nom ne fait pas la une des journaux. Elle a été distinguée enseignante de l’année 2017-2018 aux US et elle a écrit une diatribe pleine de bon sens sur Facebook après la tuerie dans une école de Parkland en Floride.
    Cette tuerie, après de nombreuses autres aux autres est un symptôme de la déliquescence aux US, de l’éducation, de la santé, du système de santé, de la morale…

    https://www.zerohedge.com/news/2018-02-19/floridas-teacher-year-bluntly-explains-why-school-violence-out-control

    Quand on lit dans l’article ci-dessous qu’aux US, 1 million d’enfants de moins de 6 ans et plus de 4 millions entre 6 et 12 ans prennent des psychotropes, la déliquescence des US décrite par Kelly Guthrie Raley n’est pas prête de s’inverser.

    https://www.zerohedge.com/news/2018-02-22/big-pharmas-war-our-children-1-million-kids-under-age-6-psychiatric-drugs

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  • Dominique // 25.02.2018 à 11h24

    Les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki seront ravis d’entendre qu’ils n’ont reçu qu’une mini-bombe nucléaire !

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  • Marie // 25.02.2018 à 14h55

    Sur les dépenses françaises de santé, le ratio dépenses / PIB est-il probant pour faire des comparaisons? Celui de dépenses/ habitant aurait l’avantage d’inclure par exemple l’abus (en France) d’un VSL pris en charge, le choix d’un médicament non générique plus cher, etc…Le ratio de la ministre de la santé, est gonflé, pour partie, par l’acte médical choisi aux dépens de la consultation à l’hôpital (Suède), par l’oligopole de laboratoires privés, bref, par tout ce qui fut “notre” Sécu enviée par tout le monde, et pour cause ! Puisque elle est moribonde, Mme le ministre va hâter sa fin.

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    • Vercoquin // 26.02.2018 à 03h59

      Dépenses de santé par habitant
      https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SH.XPD.PCAP

      Année 2014 en dollars courants

      Suisse 9 674
      Norvège 9 522
      —> États-Unis 9 403
      Monaco 8 149
      Luxembourg 8 138
      Suède 6 808
      Danemark 6 463
      Australie 6 031
      Pays-Bas 5 694
      Autriche 5 580
      Allemagne 5 411
      Canada 5 292
      —> France 4 959
      Nouvelle-Zélande 4 896
      Belgique 4 884
      Islande 4 662
      Finlande 4 612
      Irlande 4 239
      Royaume-Uni 3 935
      Andorre 3 746
      Japon 3 703
      Monde 1 059

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  • vert-de-taire // 25.02.2018 à 17h44

    cette accumulation de déni de démocratie
    ça sent la mort tout ça.

    De fait nos dirigeants ne prennent plus de gants pour nous dominer a-démocratiquement.
    C’est qu’ils n’en ont plus besoin (de gants).
    Car la partie est gagnée.

    Peut-être pire, ils savent que les jours de ce Système sont comptés, que nous allons basculer dans le VRAI fascisme dur et terroriste, sous peu.
    Car enfin ouvrons les yeux, que manque-t-il ?
    Une population faible inorganisée et soumise, c’est fait (destruction des mouvements de trop d’ampleur).
    Une opposition et quelques activistes pas bien dangereux car tout est noté, donc on peut en une semaine (à la louche) les neutraliser, TOUS.
    le contrôle ‘total’ des médias, c’est facile, on a tous les outils, et les plus gros sont déjà sous contrôle …
    le contrôle de la rue aussi, les polices sont très bien armées, et nombreuses.

    Bref, le totalitarisme adviendra brutalement, et sera justifié par une grosse crise internationale ou n’importe-quoi d’équivalent… catastrophe industrielle, épidémie, finances à plat,
    et nous l’accepterons …

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    • Weilan // 26.02.2018 à 07h45

      “Le totalitarisme adviendra brutalement…”

      Qu’il adviendra, je suis bien d’accord avec vous. Mais pas brutalement. Par petites touches, par ordonnances macroniennes, par une foule d’édits ministériels qui se passent de toute discussion parlementaire/sénatoriale.
      Combien de Français se rendent compte du nombre réel d’arrêtés ministériels édictés en catimini et qui font force de loi ?
      Présentement, nous en sommes encore au stade de nous faire aimer notre servitude voire d’en exiger plus “pour notre sécurité bien sûr”.

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  • tarvamany // 26.02.2018 à 03h09

    revue de presse et explication simple.
    Physique quantique décryptée (lien en bas)

    Pensez. Pensez. Faîtes.
    Vous connaissez la quantique ?
    Parfait.
    J’ai lu ces jours-çi (roman SF – Hamilton), une explication du quantique. Bien mieux que le minou de Schrödinger.
    Vous savez … “tu ouvres la boîte tu as perdu, tu la laisses fermée tu as perdu aussi”.

    Pas facile d’expliquer aux autres la physique quantique avec ce minou mort et/ou vivant, voire zombie.
    J’avoue que l’image du chat ne m’a jamais impreignée. Il me paraissait si simple d’ouvrir la boîte.

    Voilà :
    Les étoiles.
    Elles sont pareilles. Vivantes ou mortes.
    Pas qu’un seul chat … une infinité dans le ciel.
    Vivantes ou mortes ? Leurs lumières sont là mais lesquelles brillent encore réellement ?
    Fais le voyage tu verras bien.

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/08/2717242-alain-aspect-la-physique-quantique-decryptee.html

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