Billet Invité

Les incidents qui ont émaillé le “referendum” sur l’indépendance de la Catalogne sont de très mauvais augure. On ne peut pas, sans une émotion et une légitime colère, voir des manifestants pacifiques agressés par les forces de police, qui ont fait plusieurs dizaines de blessés. On ne peut pas, non plus, rester insensible à la vue de ces urnes confisquées, ou jetées à terre par ces mêmes forces de police. Ces incidents ne peuvent que radicaliser encore plus la revendication d’indépendance, et ils témoignent d’une perte de légitimité du gouvernement de Madrid. Car, l’histoire, et en particulier celle du XXème siècle, pèsent sur les relations entre Madrid et Barcelone. On ne peut ici faire abstraction de la Guerre Civile et des années de répression du temps du Franquisme.

De l’autonomisme à l’indépendance

On peut se demander d’où vient cette revendication à l’indépendance. Car, au début des années 2000, les partisans de l’indépendance étaient clairement minoritaires. Il ne semble plus qu’il en soit ainsi. J’avais d’ailleurs organisé, le 19 septembre dernier, un débat dans l’émission que j’anime sur Radio-Sputnik entre Gracia Dorel-Ferré, historienne spécialiste de la Catalogne et Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) sur les questions ibériques (Amérique latine et Espagne)[1]. Ce dernier insistait sur le fait que les refus répétés du gouvernement central espagnol d’accorder à la Catalogne ce que le Pays Basque, voire la région de Valence, avaient obtenus avait conduit à une radicalisation du sentiment autonomiste en un véritable sentiment indépendantiste. Les manifestations monstres de ces dernières semaines, qui ont rassemblé plus d’un million de personne sur une population totale de 7,5 millions (l’équivalent serait donc une manifestation de plus de 9 millions de personnes en France), en témoignent.

La responsabilité du gouvernement de Madrid est donc très largement engagée. Elle l’est, bien entendu, dans les violences policières de ce dimanche 1er octobre. Mais elle l’est aussi, et sinon plus, par les différentes fin de non recevoir qui ont répondu aux demandes des autorités légalement élues de Barcelone. L’indépendance de la Catalogne, si elle survient, sera largement le produit des relents de franquisme du gouvernement Rajoy, comme l’a dit Mme Gracia Dorel-Ferré. Il aura été, par sa bêtise bornée et par sa brutalité, le véritable déclencheur de ce mouvement indépendantiste.

Le poids de l’histoire

La question du régionalisme, et en particulier du régionalisme Catalan, hante l’histoire de l’Espagne moderne. La Catalogne a représenté, avec la partie industrielle du Pays Basque, le point d’entrée de la modernité industrielle en Espagne depuis le XIXème siècle. La Catalogne est, aujourd’hui encore, certainement une des régions les plus dynamiques, et les plus riches de l’Espagne. Elle représente environ 20% du PIB de l’Espagne et elle connaît, que ce soit par ses exportations ou par le développement de son industrie touristique, un véritable dynamisme qui tranche avec celui des autres régions d’Espagne. Mais, surtout, les catalans considèrent qu’ils ont été maltraités par les gouvernements espagnols, et en particuliers par les gouvernements franquistes.

Il convient ici de rappeler que la question de l’indépendance de la Catalogne s’était déjà posée à la veille de la Guerre Civile[2]. Le président de la Généralité de Catalogne, Lluis Companys, décida en 1936 de rester dans le cadre de l’Espagne, alors républicaine, car cette dernière avait reconnu les droits des catalans. Durant la Guerre Civile, la Catalogne fut à la pointe de la résistance contre le franquisme et ses alliés, l’Allemagne Hitlérienne (que l’on se souvienne de la Légion Condor) et l’Italie Mussolinienne. Exilé en France après la défaite, il fut livré au régime franquiste par la Gestapo, torturé et exécuté le 15 octobre 1940 à la forteresse de Montjuic[3]. La Catalogne a payé d’un prix terrible son opposition au franquisme et a été dévastée par une répression sanguinaire.

La reconnaissance de la spécificité catalane a été tardive et date du retour à la démocratie. Mais, cette reconnaissance est fragile. Le « Parti Populaire », qui est censé représenter la droite dite « modérée » et qui abrite, en son sein, de nombreux nostalgiques du franquisme, n’a jamais réellement accepté de reconnaître cette spécificité. D’une manière générale, l’Espagne n’a pas exactement la même histoire de pays unitaire que la France. Des provinces, la Catalogne et le Pays Basque, ont des traditions indépendantistes bien ancrées.

Drapeau catalan

La constitutionnalité, la légitimité et la souveraineté

Le référendum de ce 1er octobre soulève alors de nombreuses questions. Il a été déclaré « illégal » par le tribunal constitutionnel espagnol. Mais, cela signifie simplement que le gouvernement de Madrid n’avait pas d’obligation de reconnaître ses résultats. Cela ne justifiait nullement l’ampleur et la brutalité de la répression.

Au-delà, se pose la question de sa légitimité et de ses relations avec la souveraineté populaire en Espagne. La souveraineté de l’Etat espagnol découle du compromis qui a été passé lors du processus de démocratisation, après la mort de Franco. Les Catalans sont fondés à penser que l’annulation de leur statut en 2010, une mesure qui a mis littéralement le feu aux poudres, remettait en cause ce compromis. Dès lors qu’il y a ce type de débat dans l’espace politique, la seule réponse est l’élection d’une assemblée constituante. Ce n’est certainement pas la répression, qui ne peut qu’aggraver les choses. Le refus d’une assemblée constituante, ou à tout le moins d’une commission constituante, fragilise la légitimité du pouvoir espagnol. Les violences de ce dimanche 1er octobre finissent de la détruire. Les images de ces manifestants pacifiques agressés et blessés feront, et ont d’ailleurs déjà fait, le tour de la planète.

La question de l’indépendance de la Catalogne a ainsi peu de choses à voir avec le droit constitutionnel, au point où nous en sommes. Elle est devenue une question essentiellement politique, car la souveraineté c’est aussi cela : le primat du politique sur la règle de droit. Nous sommes à l’évidence dans une situation d’extremum necessitatis. Seule une action politique peut aujourd’hui dénouer cette situation. Très clairement, on ne pourra longtemps encore refuser aux Catalans la tenue de ce référendum qu’ils exigent, et que Madrid a tout fait pour perturber. Seul un vote peut trancher la question de savoir si les catalans pensent encore avoir un avenir commun avec le reste de l’Espagne ou non. Mais, ce qui est clair, c’est que le comportement de Madrid rend aujourd’hui toujours plus difficile la constitution d’un compromis acceptable.

La question n’est donc plus, aujourd’hui, de savoir si l’on soutient ou pas l’idée d’une Catalogne indépendante. La question est aujourd’hui de défendre la base même de la démocratie. Et pour cela, il faut un véritable référendum en Catalogne, dont toutes les parties s’engagent à reconnaître les résultats. C’est le seul antidote à une montée vers une nouvelle guerre civile. Que le gouvernement français ne l’ait pas compris montre la dégénérescence de l’esprit public chez le Premier ministre et le Président.

Notes

[1] https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201709191033122190-espagne-catalogne-independance/

[2] Alquézar, R., Esquerra Republicana de Catalunya: 70 anys d’història (1931-2001). Barcelona, Columna, 2002.

[3] Benet, J., Lluís Companys, presidente de Catalunya fusilado. Barcelona, Península, 2005

119 réponses à [Russeurope en Exil] La Catalogne ensanglantée, par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

FreiAutiste Le 01 octobre 2017 à 20h49

A qui profite une indépendance de la catalogne?

Pas aux catalans mais aux partisans des euro-régions. [Modéré]

L’euronarchie veux la mort des nations à ça ne la gêne pas de soutenir en sous main ce type de mouvement.

Quand aux violences policières ma foie….

  1. René Sigrist Le 01 octobre 2017 à 20h38
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    Normalement, un référendum est précédé d’une campagne de débat démocratique, qui n’a pas eu lieu. Il suppose des listes électorales, qui n’ont pas été établies. On y emploie des urnes transparentes, absentes en l’occurrence, et le processus est surveillé par des observateurs, inexistants. Les opposants à l’indépendance, peut-être majoritaire, et dans tous les cas proches de la moitié des Catalans, n’ont pas voix au chapitre. Dans ces conditions, qui peut parler de scrutin démocratique ?


    • ZAGO Alain Le 02 octobre 2017 à 15h08
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      Les achats d’urnes ont été bloquées , les artisans pouvant et voulant en fabriquer ont été surveillés et intimidés . Il ne s’agit pas d’une élection avec des candidats mais un référendum d’initiative populaire , ce qui rend d’autant plus scandaleux le recours à la violence ! Les opposants au référendum ont manifesté dans toute l’Espagne et en Catalogne sans avoir été matraqués par les “pro” et ont eu la possibilité de s’exprimer librement … Mais en ont été empêchés par les forces de police sans discernement ! Des anti-référendum ont été éjectés par la police des bureaux de vote ! On en a ainsi fait des partisans de l’indépendance , c’est certain !


    • Julie Le 02 octobre 2017 à 16h20
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      Il y avait des observateurs internationaux. Il y a eu de nombreux débats. Les demandes de rencontres et discussions des Catalans ont toujours été rejetées par Madrid. Revoyez les 2 débats qu’il y a eu là-dessus la semaine dernière sur France 24.
      Après la réponse musclée de Madrid et le silence honteux de Bruxelles, on est bien en présence d’un déni total de démocratie et de droit d’expression (que l’on vante bien sûr lorsqu’il s’agit des Ukrainiens, des Russes, des Syriens ou des Kurdes d’Irak).


      • Long Jone Silver Le 02 octobre 2017 à 20h19
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        Bonsoir,
        Le problème que pose la Catalogne n’est pas seulement un problème Espagnole. Si la Catalogne de vient indépendante et que se passerai t’il dans les autre pays européens ? Le pays Basque Français et Espagnole. La France avec la Bretagne. La Belgique et le problème Wallon et Flamand. L’Italie avec son problème entre Nord et Sud. Sans parler des autres cas que je ne connais pas. Bien des pays doivent avoir des sueurs froides en regardant ce qui se passe en Espagne. Personne n’a intérêt à voire la boite de Pandore s’ouvrir.
        Bonne soirée


        • BARBIER Le 04 octobre 2017 à 16h28
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          Et alors ? Les états-nations ne correspondent peut -être plus au 21 ième siècle.

          Sinon c’est juste une lutte de classe entre ceux qui possèdent et ceux qui veulent posséder. Rien de bien neuf sous le soleil.


    • Renaud Le 03 octobre 2017 à 23h07
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      Qui n’a pas été, ou qui n’a pas pu être. Je penche pour la deuxième assertion.


  2. FreiAutiste Le 01 octobre 2017 à 20h49
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    A qui profite une indépendance de la catalogne?

    Pas aux catalans mais aux partisans des euro-régions. [Modéré]

    L’euronarchie veux la mort des nations à ça ne la gêne pas de soutenir en sous main ce type de mouvement.

    Quand aux violences policières ma foie….


    • Pierre Tavernier Le 01 octobre 2017 à 20h58
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      “Quand aux violences policières ma foie…”
      de veau ou de mouton bientôt à l’abattoir ?


    • Gwen Le 01 octobre 2017 à 21h02
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      Rares sont les personnes à avoir de l’amour pour les séparatistes. Ce n’est pas mon cas, encore plus pour les catalans, champenois, bretons, basques et autres idiots utiles de l’UE et des USA.

      Le gouvernement espagnol est d’une incompétence crasse pour ce qui est de sa résolution au problème Catalan, mais il (la police et l’armée plutôt) ne pouvait pas laisser faire ou c’eu été la porte ouverte à tout et n’importe quoi.


      • Zerb Le 01 octobre 2017 à 23h08
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        Je suis champenois. Non seulement ma région n’a jamais eu de velléités indépendantistes mais elle a subi plusieurs fois le martyre pour le salut du reste de la France. De nombreux villages n’existent plus que par une stèle de mémoire.
        [modéré]


        • Kiwixar Le 02 octobre 2017 à 04h18
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          Le jour où la France retrouve sa totale indépendance (ex-UE, ex-Otan, retour au franc), je veux bien faire une tournée de par chez vous pour écluser des bons produits de la région.


      • UnKnown Le 02 octobre 2017 à 11h43
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        La Bretagne se porte très bien au sein de la France, si ce n’est pour les quelques “cul-terreux” qui fantasment sur une “gloire” passée qui n’a jamais été (ou pas si grandiose que ça)… Les gesticulations indépendantistes sont mortes au Breizh, et c’est tant mieux (même si des naïfs envoient leurs gosses aux écoles D’iwan qui répandent du proto-breton artificiel, et qui n’est qu’un amalgame des 4 ou 5 patois breton…)
        Mais effectivement ce référendum Catalan est de mauvaise augure à tous les niveaux.


        • SARTON Bernard Le 02 octobre 2017 à 13h24
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          La montée des régionalismes s’expliquent par la crise économique et sociale et par la volonté populaire de vivre localement sauf pour quelques privilégiés fortunés qui voyagent par le monde pour se distraire en croyant que tout le monde veut les imiter . Les voyages forment la jeunesse temporairement car la naissance dans un lieu reste collée à nos chaussures jusqu’à la fin de notre vie avec la langue natale en plus . Subir ou Créer un Etat national est le résultat de l’histoire . Chaque grand pays sait très bien qu’un Breton , un alsacien , un occitan , un catalan , un basque , un Marseillais , un toulousain etc …est une marque de fabrique humaine marquée par les siècles malgré les guerres ou les révolutions . Ce qui empêche la dislocation d’un pays , comme la Yougoslavie l’a subie , c’est le plein emploi et un bon niveau de vie . En dehors de cette logique sociale la Nation perd tout son sens auprès de ses citoyens . Les élites au pouvoir le savent mais elles s’en foutent … Alors des Catalognes seront de plus en plus nombreuses !!!!!


        • Artiste Le 02 octobre 2017 à 18h05
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          La Bretagne est une nation plus ancienne que la France qui l’a annexée sous Francois 1° ( le premier des Francois néfastes 😀) en investissant le parlement breton à Vannes.
          En droit international cette annexion est invalide .


    • Emmanuel B Le 01 octobre 2017 à 21h15
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      Réaction très superficielle. D’ailleurs l’UE n’a nullement tendu la main aux indépendantistes. Comme le rappelle J. Sapir la démocratie n’a qu’une profondeur historique toute relative en Espagne et le PP notamment est en bonne partie l’héritier du franquisme qui a laissé les pires souvenirs à la Catalogne qui fut en revanche le bastion le plus solide de la République comme on sait.


      • PL Le 01 octobre 2017 à 23h44
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        Comme on sait, c’est bien Madrid qui est tombée la dernière en 1939.
        Après que les gouvernements français et anglais aient reconnu franco, d’ailleurs.


        • Emmanuel B Le 02 octobre 2017 à 13h17
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          Vous avez raison mais est-ce que ça change quelque chose…


      • Fanch Le 02 octobre 2017 à 13h39
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        et alors…la catalogne est fondatrice de l’Espagne depuis le maraige de ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille en 1467…revenir à des baronnies en Europe c’est accroitre le pouvoir néfaste de l4UE…Par ailleurs la communidad catalane a immensément plus de liberté d’autonomie et de pouvoir par rapport à l’Etat Espagnol qu’une région française par rapport à l’Etat français…apres républicains oui, perdants de la guerre d’Espagne oui…mais franchement, ds le système actuel ils ne sont pas malheureux…juste égoîste ne voulant pas payer pour les autres communidad espagnoles


        • seb Le 02 octobre 2017 à 20h04
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          Cette théorie de la régionalisation qui serait une ambition de l’UE n’a aucune logique, et est fabriquée par les partisans du FN qui sont désespérés de voir des régions basculer.
          La commission européenne a déclaré illégale le référendum et pas un mot sur les violences. Toute l’élite européenne est contre l’indépendantisme. Parce que rien ne dit que la Catalogne resterait dans l’UE, vu sa puissance économique elle peut très bien faire une City of London bis, et faire un paradis fiscal.
          Il faut s’avoir que des indépendances créeraient un énorme boxon dans les dettes publiques, qui détient quoi, qui doit quoi. Les taux exploseraient et les créanciers de l’UE détestent ça, ils perdraient de l’argent.


    • Nebbia Nera Le 01 octobre 2017 à 21h20
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      Parce que vous croyez que l’Espagne n’est pas déjà couchée devant l’UE? À qui profite de rester dans des gouvernements de moins en moins démocratiques, déjà couchés devant Juncker? soyez sûr que si les Catalans ne restent pas couchés devant l’Espagne, ils ne le seront pas devant personne.


      • Fritz Le 01 octobre 2017 à 22h17
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        “Hoy no ha habido un referéndum de autodeterminación en Cataluña” (il n’y a pas eu aujourd’hui de référendum d’autodétermination en Catalogne), a déclaré fièrement Mariano Rajoy (bel exemple de déni) devant les drapeaux espagnol et européen. Ce qui confirme vos dires, @Nebbia Nera.
        http://www.latercera.com/noticia/rajoy-hoy-no-ha-habido-referendum-autodeterminacion-cataluna/


        • Fritz Le 01 octobre 2017 à 22h36
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          J’ajoute que la police a dû prêter main forte, avec une matraque au bout, pour qu’ “il n’y ait pas eu aujourd’hui de référendum en Catalogne”.


      • Alfred Le 01 octobre 2017 à 23h19
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        Votre commentaire me paraît naïf de plusieurs manières. Par la fin : “soyez sûr que si les Catalans ne restent pas couchés devant l’Espagne, ils ne le seront pas devant personne.” Ces grands mots c’est les discours a que l’on sert à la populace mais ce n’est pas ainsi que fonctionnent les votes. Toutes les majorités sont éphémères. Mais certains résultats sont définitifs. (Maastricht ).
        Le debut: bien évidemment l’Espagne s’est déjà couchée. Ce n’est pas le problème. Le problème c’est qu’au niveau de l’Espagne c’est difficilement réversible mais cela l’est encore. Au niveau local c’est beaucoup plus difficilement réversible.
        Plus le groupement humain est petit plus il peut être démocratique. Plus il est gros plus il est fort. C’est antagoniste. Il n’y a pas de “juste” milieu mais le poids de l’histoire. Et pendant qu’espagnols et Catalans perdent leur énergie à refaire le match ils ne luttent pas contre ceux qui les perdent…


      • Remo Le 02 octobre 2017 à 06h14
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        On préférerait que la Catalogne se batte pour l’instauration d’une République d’Espagne. Quant à se coucher devant l’UE-rope nul besoin dans le cadre de UE-rope des eurorégions. Ainsi les menées séparatistes cadrent bien avec le projet totalitaire UE-ropeen de démantèlement à terme des etats-nations par dissolution progressive de ceux-ci et montée en puissance des régions. La France vient d’ailleurs de procéder à un reagencement aussi soudain qu’antidemocratique de ses 21 régions ramenées à 13. Sorte de mise aux normes tacite.


      • Stella2b Le 02 octobre 2017 à 06h18
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        Que feraient de leur liberté les régions devenues indépendantes face au joug de l’Europe?
        Je doute que le mastodonte soit plus indulgent avec ces ” micro pays ” qu’avec les grosses nations. Peut-être le remède serait-il pis que le mal.
        En attendant, toute cette violence est inacceptable et témoigne d’une dérive autoritariste qui vise à museler toute velléité de contestation, tout comme cela menace de se passer en France avec la mise en place de ” l’état d’urgence permanent ” ..


    • amsterdammer Le 01 octobre 2017 à 21h26
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      “décomposition des nations…”
      Bin, justement, si la Catalogne devenait indépendante, on appellerait ça… une nation.

      L’Espagne est-elle une Nation?
      La Yougoslavie, l’URSS étaient-elles des nations?
      L’Empire Austro-Hongrois était-il une nation?

      L’Ecosse n’est-elle pas une Nation?


      • rolland Le 01 octobre 2017 à 23h01
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        Et la Savoie ?
        Et le pays Basque français?
        Et la Bretagne?
        Et la Corse ?


      • isidor ducasse Le 01 octobre 2017 à 23h30
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        L’Empire Austro-Hongrois était-il une nation?

        Ben non puisque c’était un empire


      • Sébastien Le 02 octobre 2017 à 00h09
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        Vous semblez posséder une notion toute particulière de la définition de “nation”. Mais peut-être n’êtes-vous pas très souverainiste. Vous préférez les ports si j’ai bien deviné…
        Tenez, juste pour vérifier, êtes-vous pour un Etat Palestinien indépendant en Israël?


      • Remo Le 02 octobre 2017 à 06h27
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        Il n’y a pas de Nations au sein de projet d’intégration UE-ropeen. La revendication nationaliste est un prétexte au démantèlement dEtats-Nations historiques en un foisonnement d’entités balkanisees qui toute demandent à s’intégrer dans cette entité UE-ropeenne. Il est paradoxal d’appeler d’un côté à plus d’intégration UE-ropeenne d1 côté et à la désintégration des états de l’autre au profit d1 super État bureaucratique. Le tout en dehors d1 processus explicite et effectif. Il est paradoxal qu’on nous explique que d1 côté là France et ses semblables n’auraient plus la taille critique dans la nouvelle configuration et de l’autre d’envisager des comportements sécessionnistes. A suivre.


    • chris Le 01 octobre 2017 à 22h26
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      Le nationalisme c est bien quand c est bleu blanc rouge bien sûr…. ah la France !!!! Bla Bla Bla… toujours pareil, même discours jacobin. La Catalogne sera indépendante comme l Ecosse ne vous en déplaise. Et d autres suivront. Tant mieux ma fois.


      • Alfred Le 01 octobre 2017 à 23h56
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        Sur le fond ce seront des nations plus faibles (alors que nous sommes déjà trop petits pour peser dans le monde nous dit on (va comprendre Charles) mais c’est le moins important. Le plus important c’est qu’en ouvrant ainsi la boîte de Pandore on prend quelques risques pour sa famille et ses biens si l’on en a. C’était pas grand chose la reconnaissance de la Slovénie par l’Allemagne (tiens l’Allemagne), hein pas grand chose…


    • John Le 01 octobre 2017 à 22h31
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      L’UE a poussé à l’affirmation du sentiment catalan avec la “Charte européenne des langues régionales ou minoritaires” (sans parler du traitement austéritaire pour sauver le saint Euro). Mais paradoxalement la création d’un nouvel état en Europe montre que les peuples européens divergent toujours (voir “l’invention de l’Europe” d’E TODD), ce qui contredit la logique fédérale (et donc convergente) de la construction européiste.


    • Sébastien Le 01 octobre 2017 à 23h54
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      @ FreiAutiste.

      Bien peu ici ont eu le réflexe de se demander si la répression n’était pas justement voulue pour lancer l’éclatement de l’Espagne. Les gouvernements sont vendus à l’Union Européenne, n’importe qui de normalement constitué le sait.
      Vous avez remarqué comment cette stratégie d’Euros-régions s’adapte parfaitement au contexte politico-historique de chaque pays? En Espagne ont met le doigt là où ça fait mal dans l’histoire récente, en France, on s’attaque au découpage administratif cher à la tradition française. Mais tout ceci ne peut être qu’un hasard. Aucun homme politique ne peut avoir des idées aussi tordues. n’est-ce pas(gne)?


      • Alfred Le 02 octobre 2017 à 00h08
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        C’est exactement le doute qui m’est venu à l’esprit (et que je n’avais pas osé formuler ici) tellement la réaction du gouvernement Espagnol me paraît contre productive. Il y a 15 ans je me serai bien moqué de quiconque aurait tenu des discours pareils. Mais depuis nous avons été témoins de tellement de duplicité que cela me paraît plausible. Des ânes téléguidés par des sournois et / des corrompus. C’est pas comme si de la convention democrate américaine au maïdan en passant par la réélection olé olé de v. et le torpillage en trois fois de Alsthom (entre autres) nous n’avons pas eu l’occasion de voir de belles mécaniques tordues ourdies par des nocifs.


    • Vulvator Le 02 octobre 2017 à 00h46
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      On est d’accord mais alors pourquoi les états EU soutiennent Madrid dans ce cas ?


      • Remo Le 02 octobre 2017 à 06h33
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        Pour mieux accompagner le processus séparatiste sans trop que cela se voit. A quoi bon se précipiter ! Il sera tjrs temps d’accueillir la Catalogne quand le fruit sera mûr.


    • Pepin Lecourt Le 02 octobre 2017 à 09h17
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      Il n’empêche, la stupidité du gouvernement de Madrid tend à rendre le désir d’indépendance des Catalans irréversible.

      On ne peut obliger un peuple à vivre dans un pays contre son gré de même que l’on ne peut contraindre son conjoint à rester s’il désire divorcer.

      Madrid aurait dû lui-même organiser ce référendum, dialoguer autant que possible avec les indépendantistes à la recherche d’un compromis mais en sachant s’incliner s’ils veulent à tout prix leur indépendance, même si l’on peut penser qu’il s’agit d’un gâchis, c’est cela ou la guerre civile.

      Les Espagnols auraient-ils déjà oublié 36 et l’énorme tragédie ?


      • guiffred Le 02 octobre 2017 à 11h39
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        ce que vous ignorez clairement, c’est que le camp “espagnoliste” se nourrit d’une haine illimitée contre les catalans et les basques, et s’unit autour d’une violence légitime à exercer contre eux depuis 1936… de père en fils et de grand-mère en fille, j’ai vécu au sein d’une de ces familles, et je peux vous jurer qu’ils ne rêvent que d’une seule chose c’est de détruire par tous les moyens ces êtres horribles et injurieux qui les dévirilisent, à savoir les catalans…


    • christian BERNARD Le 02 octobre 2017 à 10h20
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      “A qui profite une indépendance de la catalogne?
      Pas aux catalans mais aux partisans des euro-régions.”

      Je ne suis pas sûr que l’Europe soit tellement hostile aux Etats; je m’explique : l’Europe est hostile aux Etats s’il s’agit pour eux d’exercer une quelconque souverainté.

      Cependant, l’Europe est parvenue à priver les Etats de frontières, de monnaie et d’une législation souveraine (puisqu’elle est soumise à des directives voire à de simples principes supérieurs primant sur le droit national — à ce sujet, l’instrumentalisation des “Droits de l’Homme” mériterait des développements spécifiques).

      Réduits à être des outils déconnectés des peuples, les Etats deviennent de simples courroies de transmission des diktats européens (et les institutions historiques de ces Etats de purs théâtres de marionnettes) et il est naturel que “Bruxelles” ne voie pas d’un bon oeil l’effilochement de ces courroies de transmission (et le renversement des décors de ce théâtre pseudo démocratique..)


    • Anatole Le 02 octobre 2017 à 12h13
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      L’UE oeuvre a une lente dissolution des états mais pas sur la base d une expression populaire a la catalane, l ecossaise…elle veut maitriser cette dissolution, c est pourquoi les événements en Catalogne ne vont pas du tout dans le sens de ses plans, d ou le silence gene de la plupart des eurocrates.De plus Rajoy a été un de ses plus fidèles appuis de sa politique d austérité. Le renouveau du mouvement indépendantiste catalan peut aussi etre vu comme un contre-coup de cette politique dont la Catalogne a particulièrement souffert. On est encore dans les suites de la crise de 2008 et de l euro. L indépendantisme catalan, peu sympathique dans les années 2000, a ainsi change de signification et de camp.


    • Crapaud Rouge Le 02 octobre 2017 à 15h19
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      Bon, allez, une petite lapalissade : tout ce qui est “union” ne peut finir qu’en séparation, tout ce qui est “séparation” ne peut se terminer qu’en union. Donc, à long terme, triviale péripétie. Pas besoin de dire que l’euronarchie souhaiterait fragmenter ses états-nations puisqu’ils sont déjà sous camisole de force. Et puis, bon, si tous les États européens devaient se disloquer, l’ensemble final serait soit vide soit ingérable.


    • Hélène Richard-Favre Le 02 octobre 2017 à 23h54
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      FreiAutiste,

      Evidence telle qu’elle est masquée de nombre de reportages et autres articles de nos médias.

      http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/09/30/espagne-catologne-l-etat-en-ligne-de-mire.html


  3. Joël Cambre Le 01 octobre 2017 à 20h59
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    A qui vont profiter l’éclosion de tous ces régionalismes, du catalan à l’écossais etc. ? Aux grandes puissances (Etats-Unis, Russie Chine) qui ont intérêt à une Europe morcelée en entités minuscules et donc faibles. Oui… Aux multinationales pour la même raison? Oui…
    Les très petites violences policières ont été inspirées et recherchées par les provocations des manifestants catalans selon le cycle bien connu provocation répression victimisation indignation exploitation médiatique.


    • Florent L. Le 02 octobre 2017 à 22h43
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      Si l’une de ces nations morcelée s’émancipe, qui se préoccupera encore des multinationales? Le localisme est un avenir envisageable à mon avis.


    • manuel Le 02 octobre 2017 à 23h22
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      N’importe quoi, le complotisme ça se soigne. L’imbécilité des corrompus du Partido Popular suffit a expliquer ce qui c”est passé hier. Ce parti compte aujourd’hui plus de 1000 inculpés dont le propre trésorier national. Pour Rajoy dont toute la politique économique est une catastrophe (2500000 obligés de quitter l’Espagne) la seule porte de sortie est de faire monter la température. Comme ETA n’est plus disponible, on tape sur les Catalans. Il fallait voir les convois de policiers volontaires pour aller faire régner l”ordre” en Catalogne soutenus par des personnes les encourageant à aller leur casser la g*e. C’était très diggne d’un pays européen.


  4. yann35 Le 01 octobre 2017 à 21h03
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    J’ai voté à un truc qui s’appelle référendum en 2005 … ça ne sert à rien.
    Parfois, ils appellent cela Consultation, comme en 1974 pour les Comores, mais c’est pareil, c’est de pure forme, ils se foutent du résultat …


    • Louis Robert Le 02 octobre 2017 à 01h44
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      La démocratie n’est pas dans l’urne mais bien dans la rue. À voir!


  5. Kiwixar Le 01 octobre 2017 à 21h14
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    Je ne comprends pas trop les décisions de Rajoy. L’autonomie ou l’indépendance de la Catalogne me semblent inéluctables, il devrait sauver les meubles en proposant l’autonomie au même titre que le Pays Basque, ce qui serait équitable et acceptable pour tous les Espagnols (y compris catalans). Sinon quoi, la guerre d’indépendance, l’économie de l’Espagne qui repart 50 ans en arrière et toutes les banques en faillite?

    « Ils n’ont pas de pain? Qu’ils mangent du plomb. »


    • LBSSO Le 01 octobre 2017 à 23h14
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      @Kiwixar, ce n’est pas sous cet angle qu’il faut aborder cette question et J Sapir commet une erreur.

      Qui a défendu l’accord en 2006 (donc avant crise 2008) , accord qui défait en 2010 conduisit au bazar actuel ?
      La plupart étaient des partis proeuropéens comme par hasard.

      Conséquence : que figurait-il dans cette accord ?
      – l’inscription du concept de « nation catalane » dans le statut d’autonomie, tout en lui reconnaissant une valeur historique et culturelle ;
      -la définition du catalan comme langue ayant un caractère préférentiel sur l’espagnol, tout en acceptant son caractère obligatoire dans l’enseignement ;
      -l’institution d’une autorité de tutelle catalane sur les juridictions sises sur le territoire de la communauté autonome de Catalogne.
      Rien que ça !
      Et je ne parle pas des prérogatives de la Catalogne sur les banques, assurances….

      Dans ces conditions,ce ne serait pas alors déjà en 2006 , la fin de l’Espagne qui a été choisie par une classe politique irresponsable ?
      Aussi, faut-il s’étonner aujourd’hui de la réaction (scandaleusement) dure de la fraction opposée ?

      Il convient de remettre l’arène au centre du village.


      • rosecestlamort Le 02 octobre 2017 à 01h44
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        en parlant d’arene et de centre, qui s’est empressé de ne PAS respecter les termes de l’accord conclu et de revenir en arriere dans le dos des catalans ? allez, un petit effort de mémoire, je suis sur que ça va vous revenir


        • LBSSO Le 02 octobre 2017 à 06h40
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          La question n’est pas seulement “qui” mais “pourquoi” et/ou “pour quoi”.


  6. Nico 13 Le 01 octobre 2017 à 21h25
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    Le gouvernement de Rajoy a quand même lamentablement géré cette histoire.
    Vu comment ils ont agi, ils ont juste renforcé les indépendantistes.
    A mon avis, ceux qui sont pour l’indépendance vont être encore plus agressif.
    Enfin bref, ils se sont juste tirés une balle dans le pied.


  7. Fritz Le 01 octobre 2017 à 21h29
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    Bon, comme je suis d’accord avec Jacques Sapir quand il dénonce la répression policière du référendum catalan, je vais apporter deux nuances :

    1) La Catalogne, bastion de la République en 1936 : certes, puisque l’échec du soulèvement conduit à Barcelone par le général Goded a été obtenu par la résistance des mouvements de gauche. Cela dit, c’est bien la République espagnole qui avait mis Companys en prison, lorsqu’il eut proclamé en 1934 l’indépendance de la République catalane, et c’est un autre général qui avait brisé ce premier élan indépendantiste : Batet, qui devait rester fidèle à la République en 1936 et fut pour cela fusillé à Burgos.

    D’autre part, la Barcelone brisée et affamée de janvier 1939 n’a pas opposé de résistance à l’arrivée des troupes franquistes, contrairement à la Madrid mobilisée de novembre 1936. Il serait donc inexact de faire du catalanisme l’antithèse du franquisme : il y eut même quelques catalans franquistes, comme J. A. Samaranch.

    2) Le référendum actuel me paraît légitime dès lors qu’on reconnaît les Catalans comme un peuple : c’est le droit à l’autodétermination. Pour autant, certaines motivations des indépendantistes rappellent celles des Slovènes et Croates en 1991, qui ne voulaient plus payer pour les régions pauvres de la Yougoslavie. Et l’on connaît les conséquences dramatiques du référendum d’autodétermination croate, le 19 mai 1991.


    • Manuel Le 01 octobre 2017 à 21h51
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      “qui ne voulaient plus payer pour les régions pauvres”. Je partage cette analyse. Tout ressemble à : maintenant qu’on a la tune, les autres débrouillez-vous tout seul…

      Je sais que c’est un peu simpliste, mais c’est l’impression que cela donne…


      • Catalina Le 02 octobre 2017 à 07h47
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        s’il n’y avait pas tant de misère amenée par l’ue, peut-être que personne penserait que “je garde la tune pour moi”…..


      • Anatole Le 02 octobre 2017 à 12h20
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        Sauf que ce sont des indépendantistes d extreme gauche, hostile aux politiques d austérité du PP de Rajoy qui sont en grande partie a l origine du referendum d hier.


    • Pavlo Le 02 octobre 2017 à 02h11
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      L’aspect économique joue sans doute; mais c’est une grossière erreur de ne voir que ça.
      Lindependantisme catalan vient de loin; il a des siècles d’histoire.
      Tenez, le drapeau (non pas catalan mais indépendantiste) qui illustre l’article : vous ne lui trouvez pas une ressemblance avec le drapeau cubain? C’est parce qu’il en est issu! Lorsque Cuba luttait contre l’Espagne (on parle des années 1860) des catalans ont copié le jeune drapeau cubain en l’adaptant au leur. Et créer toute une symbolique autour:l’étoile représente la lutte et une fois la liberté obtenue le drapeau national normal (sans l’étoile) pourra être utilisé, etc.

      Voilà un symbole majeur qui a un bon siècle et demi. Et cela n’est pas dans le souvenir des seuls historiens : sur Twitter des images de garde civils espagnols partant de Cadiz ont été commentées avec des dessins d’époque des volontaires partant pour Cuba depuis Cadiz, avec le message “un air de déjà vu”.

      Si on ignore cela évidement on tombe des nues.


      • Jmk011 Le 02 octobre 2017 à 09h16
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        Pour aller plus loin : il existe deux types de drapeaux indépendantistes : l’un avec une étoile blanche sur fond bleu, c’est celui des indépendantistes de droite, ceux qui veulent une Catalogne “indépendante” mais intégrée à l’UE, l’autre avec une étoile rouge sur fond jaune, celui des indépendantistes de gauche. Devinez quel est le drapeau de loin le plus utilisé !!


  8. _HP_ Le 01 octobre 2017 à 21h30
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    L’Italie du nord est plus riche que le reste du pays et beaucoup voudraient devenir un état indépendant, depuis lurette. Ce n’est pas (encore) arrivé et ne semble pas être un processus bien lancé.
    La Catalogne souhaite être plus seule et plus riche, je comprends très bien, même si ce n’est pas la seule raison. Je comprends aussi que le gouvernement ne veuille pas perdre une province riche en période d’austérité brutale depuis 2009. L’intimidation d’une population par la violence policière rend bien plus difficile un accord qui pouvait n’être que financier.

    Naturellement, aucun gouvernement ne souhaite voir se rebeller une partie de ses administrés, Macron s’est peut-être souvenu qu’il n’est élu que par défaut, pas par un choix pour lui-même, et que quelque chose de similaire pourrait arriver aussi en France.
    Je suis curieux de voir comment vont réagir les pontes européens : faire semblant de rien ? Mauvais signal pour le public, dont ils prétendent être les représentants.
    Soutenir la position légaliste de Rajoy ? Ce serait une insulte directe aux catalans, et à tous les électeurs : “On se fiche de tout ce que vous pouvez dire…”.
    Critiquer le gouvernement espagnol ? Probablement, en public mais sans sanctions, tout en le félicitant discrètement pour sa fermeté.

    Le sang a coulé, l’épreuve de force est lancée, espérons que quelqu’un de raisonnable pourra bloquer l’avalanche avant une seconde guerre civile espagnole.


    • Colbert Le 01 octobre 2017 à 22h11
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      Le moins pire qui puisse arriver , après l’insondable bêtise de Rajoy , qui aura obtenu le contraire de ce qu’il aurait voulu , le moins pire , c’est que le Roi aille à Barcelone , et autorise solennellement le referndum . Cela désamorcera la colère et la révolte . Il redorera ainsi le blason de la monarchie , et permettra , à terme , une réunification , même si elle aura un caractère fédéral . D’ailleurs , il n’est aps sûr que l’indépendance passe . Même après ces violences . Seul le Roi peut cela . Même s’il doit passer par dessus le premier ministre , maintenant délégitimé . La force du Roi , c’est qu’il est l’ultime recours .C’est la chance de l’Espagne .


  9. Jeffe Castan Le 01 octobre 2017 à 21h39
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    Les “nations” telles que composent l’Europe, ont largement montré leur incapacité à œuvrer pour le bonheur des peuples. Ces nations, au contraire, se sont faites complice de cette Europe de la finance qui les opprime de plus en plus. Alors que ces peuples aspirent à reprendre leur indépendance vis à vis de ces nations ne me surprend pas .
    Et nous commençons à voir poindre le vrai visage de cette démocratie européiste.


    • Red2 Le 01 octobre 2017 à 23h24
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      Et que sera la Catalogne indépendante qu’une nation (faible) de plus…


      • Nebbia Nera Le 02 octobre 2017 à 07h13
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        possible… ou bien une bonne partie du sud de la France et du nord ouest de l’Italie pourront la rejoindre pour former une fédération occitane, à l’image de l’ancien royaume d’Aragon.
        Tant que les nations faibles comme la France, l’Espagne ou l’Italie continuent leur simulacre de démocratie, il y aura une tendance naturelle des gens à revenir à des gouvernements locaux plus proches de leur culture et de leur réalité.
        On peut cracher dessus du haut de notre éducation républicaine française, ou juste accepter ce fait et prendre le mal à la racine : le besoin de résistance à la déshumanisation de l’UE.
        Prochains sur la liste: Écosse, Venise et Corse, qui ont tous des vues anciennes sur leur indépendance. Si le mouvement n’est pas enrayé, ça continuera avec la Bretagne et le pays Basque au complet.


        • Jmk011 Le 02 octobre 2017 à 09h21
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          C’est mal connaitre les Catalans que de penser qu’ils voudraient faire partie d’une grande région occitane avec le sud de la France et le nord ouest de l’Italie. Demandez donc aux Catalans “français” ce qu’ils pensent de la région Occitanie.


  10. Marc Michel Bouchard Le 01 octobre 2017 à 21h44
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    Les référendums sont bannis de plus en plus dans l’Europe continentale à part le Royaume uni. Jamais, l’État espagnol n’a négocié avec les autorités régionales élues en Catalogne. Tous les sondages indiquaient pour le référendum tenu dans des conditions normales que le non à l’indépendance l’aurait emporté comme en Écosse. Le seul référendum gagnant pour l’autodétermination reste celui du Brexit, les Britanniques ayant connu la pleine indépendance pendant des siècles, avant la prise de risque de l’U.E et encore en gardant dans celle ci, la livre sterling comme monnaie. La majorité des électeurs de ces référendums se laissent gagner par la peur ou par le besoin de stabilité à tout prix comme en Écosse, il y a trois ans.

    L’autoritarisme jusqu’à la brutalité policière est sans équivoque de la part du gouvernement Rajoy. Le refus d’une large autonomie envers les Catalans par l’État espagnol depuis 10 ans et plus est le résultat de cette journée de répression.


    • Catalina Le 02 octobre 2017 à 07h55
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      le Brexit….n’est pas acté, loin de là et quelquee chose me dit qu’il n’est pas prêt de l’être.


  11. Homère d'Allore Le 01 octobre 2017 à 22h01
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    Puisque Les Crises ont l’honneur d’héberger Jacques Sapir, peut on demander à ce dernier de commenter l’analyse économique et financière faite par Vincent Brousseau des conséquences qu’une éventuelle indépendance catalane aurait sur la zone Euro voire sur l’UE ?

    https://www.upr.fr/actualite/catalogne-lue-leuro-se-passerait-cas-dindependance

    Merci d’avance.

    PS : j’espère que ce post ne sera pas modéré comme “politique”. Il s’agit de discuter économie et tambouille européenne.


  12. eric Le 01 octobre 2017 à 22h11
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    ne vs méprenez pas, l’UE est POUR le referedum catalan, et se frotte les mains de ttes ces violences qui seront imputees aux forces etatiques.

    Le plan est simple : décentralisation a l’échelon National (phase 1 actuelle) pour une centralisation a l’échelon supra-Nationale (phase 2)


  13. Kapimo Le 01 octobre 2017 à 22h30
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    Je ne comprend pas très bien le point de vue de J Sapir.
    S’il faut un référendum en Catalogne, alors pourquoi n’en faut-il pas partout ailleurs (pays basque, Ecosse, “Flamandie” & Wallonie, Corse, Bretagne, Ile De France etc …)? Ce serait pourtant en contradiction avec la constitution en ce qui concerne la France.
    Si on ouvre la porte à la remise en cause des constitutions, alors ne risque-t-on pas de laisser se développer des conflits sans fin?
    [modéré]


    • Fritz Le 01 octobre 2017 à 22h45
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      La remise en cause de notre constitution a commencé avec le Traité de Maastricht. Je me rappelle les titres biaisés martelés par France Info, juste après l’arrêt rendu par le Conseil constitutionnel sur ce traité : “Il faudra changer la constitution”. Alors que l’incompatibilité dudit traité avec notre constitution aurait dû motiver son rejet par ledit Conseil…

      Bien altérée, notre constitution déclare certes la République “indivisible” (article premier), mais elle n’interdit pas formellement les référendums locaux. Il y en eut un en Corse en 2003.


    • Louis Robert Le 02 octobre 2017 à 02h12
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      @ Kapimo

      En Occident, la divinité garante de l’autorité civile est morte. Oui, Dieu est bien mort!

      Les lois existent donc désormais pour être amendées, abolies puis remplacées par les peuples selon leur bon vouloir. Ainsi en est-il également des Constitutions.

      C’est pourquoi, aujourd’hui, le légalisme fait légitimement éclater de rire, comme tous les dogmes de jadis du reste.


    • Matt Le 02 octobre 2017 à 03h01
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      Juste pour préciser : “flamandie” se nomme en fait Flandres, et une bonne partie est française.

      Aux dernières nouvelles, d’ailleurs, cette partie est revendiquée par les séparatistes flamands belges. Et elle englobe Lille (entre autres).


    • TuYolPol Le 02 octobre 2017 à 11h41
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      En Bretagne, à la louche, même pas 1% de la population voudrait de ce référendum, et s’il avait lieu, ça serait une bonne grosse claque pour les indépendantistes. Ça n’empêche pas les bretons d’être bretons, et de cultiver une identité.


  14. Breton Le 01 octobre 2017 à 22h51
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    Un peu d’histoire ne fait pas de mal : La Catalogne et la Sardaigne faisaient parties du Royaume d’Aragon de 1035 jusqu’en 1701. Au 15ème siècle, la Corse, le sud de l’Italie et la Sicile rejoignent le royaume.

    A partir de 1516, le royaume passe aux main des Habsbourgs dans un ensemble beaucoup plus vaste…

    La fin du royaume est fixée par la prise de pouvoir des bourbons.

    Les péripéties actuelles rappellent que les états nations sont récentes (2 siècles) et fragiles car fondés sur un mythe.

    Dans tous les cas, si cette marche vers l’indépendance réussit, cela n’augure rien de bon pour les états nations du continent européen car bon nombre de provinces vont saisir l’occasion pour réclamer plus d’autonomie voir d’indépendance.


    • Louis Robert Le 02 octobre 2017 à 02h15
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      Voilà qui augure au contraire une prometteuse renaissance!


      • Breton Le 02 octobre 2017 à 11h45
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        La renaissance c’est justement le contraire : c’est l’unification des régions autonomes autour de centres économiques, politiques, universitaires…

        L’éclatement des états européens affaibliraient encore plus les nations et ouvrirait la voie à la naissance d’un état supra européen beaucoup plus fort et sans doute dictatorial.

        Il est urgent de renforcer l’unité des pays en supprimant les régions voulues par les européistes.


  15. rolland Le 01 octobre 2017 à 23h04
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    Le gouvernement français avait été plus intelligent en 2007-2008. Il a invalidé de fait la décision du référendum de 2005, qui ne lui convenant pas tout en faisant croire qu’il respectait le choix …


    • Louis Robert Le 02 octobre 2017 à 02h19
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      Quelle démonstration impressionnante d'”intelligence”! Alors là, on en reste interdit…


  16. Alfred Le 01 octobre 2017 à 23h47
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    Il est clair que le gouvernement Espagnol à sérieusement merdé dans cette affaire mais il importe de ne pas réagir “à chaud” comme le fait ici (hélas) Sapir. Le gouvernement Espagnol n’affronte pas ici simplement un gentil peuple pacifique et démocratique mais des forces bien plus sournoises qui sont (entre autres aussi) très affutées sur la com. Il suffit de voir la guerre de l’info qui fait rage en ce moment sur les “rezosocio”. Les nombreuses images et vidéos de personnes votant plusieurs fois (dans quatre bureaux de vote différents par exemple), les montages d’activistes avec du faux sang, les images de vraies charges débiles avec du vrai sang.. tout cela sent la merde. Tout cela rappelle le maïdan et les révolutions arabes. De vrais gens honnêtes et enthousiastes mêlés avec des grosses ordures qui tirent vers le chaos.
    Le gouvernement Espagnol à déjà perdu la bataille et probablement la guerre. Pas aujourd’hui mais avant. Prenons garde pour notre part à ce que cela n’arrive pas chez nous. Prenons garde car cela n’a que peu à voir avec l’histoire d’une région où d’une nation particuliere. Cela a à voir avec des processus de déstabilisation qui commencent à être bien rodés et qui utilisent toutes les faiblesses locales. Chez nous ce sera (c’est?..) différent dans la forme. Mais pas sur le fond ni sur le but.


    • Pavlo Le 02 octobre 2017 à 02h25
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      Le mieux pour Madrid eut été de pousser à fond pour le referendum et avoir un résultat à l’écossaise.
      Au lieu de ça il a radicalisé les tièdes et fait franchir le cap des indécis. Et pire encore: créé les conditions (abstention des anti; urnes confisquées là où les pour sont faibles) pour une surreprésentation des independentistes.

      Mais je ne crois pas que Rajoy et compagnie fassent partie d’un complot pour détruire l’Espagne. Inutile de chercher des complots là où la simple stupidité est une explication suffisante.


      • guiffred Le 02 octobre 2017 à 11h46
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        mais justement si l’Espagne fait tout pour empêcher ce référendum c’est qu’elle est certaine à 100 % de le perdre, dans tous les cas de figure… a contrario les anglais étaient certain de le gagner, dans tous les cas, puisqu’ils l’ont organisé, cqfd…


    • Caracalla Le 03 octobre 2017 à 18h08
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      Oui je vis en Catalogne et je confirme, Alfred est dans le vrai. L’article de Sapir est pitoyable. Typique d’un universitaire qui se croit renseigné et qui ne l’est pas.Et cela montre bien le décalage de perception qu’il peut y avoir quand on parle d’un sujet qu’on ne vit pas dans sa propre chair, sur les lieux mêmes où l’histoire se joue. De l’autre côté des Pyrénées, vous êtes juste en train de consommer le plan médias bien rodé des gentils “démocrates”, qui veut que la méchante Madrid, entre autres arguments fallacieux, VOLE les gentils Catalans depuis… la préhistoire ? Ce serait risible si tout cela n’était pas fort dangereux pour TOUS les Catalans.
      Juste pour rappel; plus de la moitié des Catalans ne se sont pas déplacés, qu’on y songe entre deux visonnage YouTube de violences policières. Et en dépit de cela, Puigdemont et consorts considèrent que le référendum est “vinculante”… Mais ils ne sont pas à une bouffonnerie près, n’est-ce pas… Alors faites-moi plaisir comme Alfred, ne tombez pas dans le piège, merci pour nous, les Catalans, d’adoption ou autres.


  17. Caroline Porteu Le 02 octobre 2017 à 00h13
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    Monsieur Sapir
    Il y a une chose que vous avez dit dans votre interview sur l’indépendance catalane avec Gracia Dorel-Ferré et Jean-Jacques Kourliandsky qui parait très importante : La place essentielle du Port de Barcelone dans les enjeux géopolitiques actuels , qu’ils soient atlantistes ou autres .
    Les catalans ont toujours été libres échangistes , donc plus proches des conceptions des néo conservateurs américains .. Comment dans ce contexte expliquer leur volonté souverainiste ??? d’indépendance .
    Il y a quelque chose qui ne colle pas ..
    Quand à l’erreur politique du gouvernement Rajoy avec l’interdiction de ce référendum et les violences qui s’en sont suivies .. personne ne la contestera .
    Qui en Europe a encore la naiveté de croire qu’un référendum régional peut changer quoique ce soit ??? sauf à créer une guerre civile dans un pays , donc une déstabilisation propice à d’autres influences .
    Juste une question de logique .

    Merci en tout cas de vos articles et de cette conférence qu im’a appris beaucoup de chose , en particulier sur l’importante géostratégique du port de Barcelone , troisième port Européen actuellement .


  18. Fritz Le 02 octobre 2017 à 00h34
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    De nombreux commentaires soulignent la manipulation de l’indépendantisme catalan par ceux qui veulent dissoudre les États-nations, au nom de “l’Europe des régions”. C’est possible en théorie, mais je n’ai pas senti un appui effectif de l’UE en faveur de ce référendum. L’UE n’avait pas appuyé non plus le référendum écossais, lequel faisait peur à l’OTAN.

    Le nationalisme catalan ne m’est pas entièrement sympathique, et pour ma part, je ne cherche pas à le glorifier au nom d’un antifranquisme réel ou de pacotille. Mais il faut convenir que les racines de ce nationalisme sont anciennes. De toute façon, il est consternant de voir une police empêcher des opérations de vote en volant les urnes et en bousculant les électeurs. Forces de l’ordre, ou forces du désordre ? La crise est ouverte.

    Et puis, un souverainiste conséquent ne peut désapprouver un référendum d’autodétermination… Selon mes souvenirs, on a d’abord appelé “souverainistes” les Québecois qui avaient organisé ce genre de référendum en 1980 et 1995. Vive le Québec libre !


    • Fritz Le 02 octobre 2017 à 00h55
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      Comme rien n’est simple dans cette crise, je reconnais qu’une Espagne sans Catalogne serait une Espagne mutilée (imaginez-la d’après la carte ci-dessus). Et je sais gré à l’Espagne de ne pas avoir reconnu l’indépendance du Kosovo arraché à la Serbie par l’OTAN, alors que tant d’autres pays de l’UE se précipitaient pour la reconnaître, en 2008.

      L’Espagne a pourtant participé à la honteuse coalition qui bombardait la Serbie, mais elle craignait déjà pour son intégrité.


  19. Vulvator Le 02 octobre 2017 à 00h58
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    Ça aura au moins eu le mérite de montrer la vision de la démocraSSie plutôt “étrange” qu’a le gouvernement espagnol, qui doit d’ailleurs être partagée par la plupart des dirigeants européens (on vient de le constater avec le CETA. Non désiré par les peuples et imposé sans consultation aucune)
    Ce que je ne comprends pas c’est l’apparent soutien des états EU à Madrid alors que, comme ça a été dit, la logique voudrait qu’ils supportent les catalans qui du coup prendraient de l’avance sur l’Europe des euro-régions qu’on nous prépare.
    Est-ce parce qu’ils savent les catalans hostiles à ces euro-régions ? Mystère…


  20. Louis Robert Le 02 octobre 2017 à 01h19
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    Catalogne: encore une fois, journalistes sur les lieux (!), les médias français auront été, mais vraiment été, au dessous de TOUT.

    Rajoy: aujourd’hui, il ne s’est rien passé, en Catalogne. Ce monde est littéralement fou.


  21. Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 02 octobre 2017 à 01h20
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    Ce nationalisme catalan et autres n’est peut-être qu’une forme d’un souhait plus profond pour ces citoyens, celui de s’éloigner du système européiste national? Je ne connais pas le sentiment que pourraient avoir les séparatistes à l’égard de l’U.E.
    Ceux qui en ont une idée peuvent-ils l’indiquer?


    • EchoGmt7 Le 02 octobre 2017 à 02h26
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      Bonjour,

      Je pense que peu importent les souhaits profonds des Catalans. En cas d’indépendance, ils devront négocier avec le mastodonte UE. S’ils se montrent eurosceptiques, quel poids et quels alliés auront-ils encore contre Madrid qui fera tout pour les torpiller?
      Ils seront europhiles enthousiastes ou rien.


    • Caracalla Le 03 octobre 2017 à 18h34
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      Ne vous y trompez pas: les indépendantistes VEULENT rester dans l’Europe, c’est d’ailleurs un des arguments de Madrid à leur encontre, le fait que l’indépendance signifierait la sortie de facto de l’UE pour la Catalogne, ce que les indépendantistes s’acharnent à nier (et je peux vous assurer qu’ils sont très près de leurs euros, les Catalans ne sont pas les derniers à rire de leur propre avarice légendaire). Il n’y a guère dans leurs rangs que la CUP qui est je le suppose anti-UE (à vérifier) et surtout anti-atlantiste (seul bon point pour eux de mon point de vue).


  22. EchoGmt7 Le 02 octobre 2017 à 01h53
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    Bonjour,

    Nous assistons à la continuité du processus de destruction des États d’Europe. Déjà plus ou moins dissous dans l’UE, ces États sont aussi menacés de fragmentation sous l’action de multiples courants séparatistes pour lesquels je n’ai aucune sympathie.
    Les idéologues dominants de l’élite mondialiste apportent un soutien médiatique obscène à tout ce qui peut être à la source de conflits régionaux, potentiels déclencheurs de guerres civiles.
    Pour y voir clair, il suffit de s’en référer à l’opprobre médiatique jeté sur un événement allant dans le sens inverse, celui d’une restauration de souveraineté, tel que le Brexit.
    L’analyse des agissements outranciers des médias est une boussole irremplaçable.

    Je pensais sincèrement que Monsieur Sapir saurait faire la part des choses. Je me suis trompé.


  23. Roland Le 02 octobre 2017 à 03h10
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    Le vent qui vient à travers la montagne me rendra fou ( Victor Hugo).
    Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà (Pascal).
    Ne juge pas ton voisin, avant d’avoir marché une lieue dans ses mocassins (proverbe amérindien).
    L’histoire de la péninsule ibérique a toujours été très complexe. Les Romains de l’époque de César avaient déjà des soucis de ce côté-là de la Méditerranée. canal du Midi. Ce pays a été traversé par une foule de conquérants et soldats, Berbères, Hannibal, Wisigoths, Vandales, Arabes, Charlemagne, Français, Anglais,
    Le gros problème stratégique de l’Espagne c’est qu’elle est à la fois le verrou de la Méditerranée vers l’Atlantique (les colonnes d’Hercule) et le verrou de l’Europe vers l’Afrique du Nord.
    Les Arabes n’ont jamais digéré la Reconquista. Ils s’emploient activement à faire sauter le verrou ; la Catalogne est le point faible du verrou (mentalement faible car trop fier de sa richesse relative)


  24. Renaud Le 02 octobre 2017 à 04h35
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    Pour que l’Espagne soit davantage assurée son unité, il est absolument nécessaire pour l’Espagne de quitter l’Europe. «L’Europe» est le faux syndic ou la marâtre des nations européennes qui doivent obéir aux forces financières globalistes. L’Allemagne draine toute la monnaie des autres pays européens en faillite et elle est le «gardien-surveillant» de «l’Europe» au service de la stratégie américaine (vassalisée par les États-Unis [OTAN]). «L’Europe» contribue grandement à nous appauvrir, nous ruine et réduit les salaires en délocalisant les industries, avec ce système, le chômage s’est répandu malgré des variations de peu d’importance.

    Donc, la recherche d’indépendance de la Catalogne résulte, -en particulier-, des ravages économiques et sociaux provoqués par «l’Europe» après que l’Espagne y soit entrée en touchant alors des subventions importantes de l’ ”Europe”. Mais quelques années plus tard, le piège ”européen” se refermait…


  25. Renaud Le 02 octobre 2017 à 04h38
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    Peu de gens sont conscients de cette question délétère (ici la Catalogne) en raison de la pression permanente des plus grands actionnaires médiatiques qui font sans cesse la promotion de “l’Europe” alors que l’appauvrissement qui en a résulté réveille et attise les conflits historiques avec la Catalogne qui fut frustrée autrefois de sa souveraineté.

    Le cas de la Catalogne est un exemple notable des pièges redoutables produits indirectement, mais sûrement, par cette «Europe» de malheur.

    Les gens doivent prendre conscience d’urgence que la relation entre la «demande» pour l’indépendance de la Catalogne et les effets redoutables de «l’Europe» ne peuvent que fractionner, voire détruire une nation, ou plusieurs en chaine! Le silence de Bruxelles parle par lui-même? …


  26. Gérard Luçon Le 02 octobre 2017 à 05h36
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    Les organisations internationales ont reconnu deux choses qui se percutent, le droit à l’autodétermination des peuples d’une part et l’intangibilité des frontières de l’autre.
    Selon le cas de figure c’est le droit à l’autodétermination qui est avancé (Croatie, Slovénie, Kosovo), ou l’intangibilité (Crimée, Donbass).
    Comme vous le dites très clairement Madrid n’était pas obligée d’envoyer la Guardia Civila taper sur des électeurs, il lui suffisait de continuer à considérer que ce référendum était non-constitutionnel.
    Si le gouvernement (minoritaire?) Rajoy a choisi la violence, il faut se poser la question: pourquoi? et qui est derrière lui?


  27. Nicolas Le 02 octobre 2017 à 08h18
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    On attend les lumières de la dream team Sapir / Berruyer lors du référendum d’indépendance de la Corse qui se fera (c’est déjà d’actualité aujourd’hui, Cf. Le Figaro, Huffpost, Libération…) sans campagne électorale et sans que personne ne remette en cause l’appartenance à l’UE dont l’un des objectifs finaux est la destruction des États-Nations, seul rempart (très imparfait) contre une victoire totale du capitalisme le plus brutal.


  28. Suryavarman Le 02 octobre 2017 à 09h39
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    Si vous voulez comprendre comment marche si bien l’indépendantisme en Espagne va falloir allé plus loin que tous ces commentaires. Jacque Sapir a fait une bonne analyse.

    Les urnes étaient transparentes.

    Il y a dix ans le PP a décidé de piétiné la constitution et faire ressentir aux Catalans qu’ils sont des moins qu’espagnole. (Refus de la reforme de la constitution catalane mais acceptation de la même pour tout les autres région, alors qu’il y avait eu vote au parlement catalan, de madrid et un référendum catalan le tous disant oui)

    Le racisme Catalan sur les médias espagnole est omni présent.

    Le PP joue la carte anti catalane et nationaliste espagnole pour gagner des votes.

    La constitution Espagnole est contradictoire elle reconnaît l’unité d’Espagne et les régionalisme. La constitution de chaque région reconnais la nationalité de chaqu’une d’elle et de leur langue.

    L’Espagne est une nation de nation.

    Le PP est anti-démocratique comme notre gouvernement et voilà qu’il a réussi à créer cette situation.

    Inquiétons nous donc à la frontière espagnole du remplacement du panneau bienvenu en France par celui tout nouveau de bienvenu en Occitanie. Inquiétons de l’apparation des pancartes Occitanie géantes sur le bord de l’autoroute. Des stickers sur les voiture «fière de l’être» écris en occitan.


  29. scorpionbleu Le 02 octobre 2017 à 10h00
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    Si le statut de province autonome, qui est en vigueur au Pays Basque, avait été accordé aux Catalans la situation serait moins explosive.
    De toutes façons, la violence du gouvernement espagnol à travers sa police est inadmissible !!
    Qui a raison ? qui à tort ? Aujourd’hui lorsque l’on voit la politique de l’UE ! à quoi s’accrocher ?

    Tout s’écroule sous la corruption, le mensonge, les déviances..alors pourquoi résister, accompagnons la chute ..
    Après on verra !
    Quant à nos femmes et hommes politiques toujours prêts à parler de démocratie, de droits de l’homme ils sont en ce moment exemplaires.

    Faites du vélo, du roller avec masque contre la pollution, empoisonnez vous en mangeant 5 fruits et des légumes par jour …et surtout souriez et fermer votre gueule.
    Voilà où nous en sommes en France en particulier.
    Les coutures craquent de partout ! à suivre


  30. Macarel Le 02 octobre 2017 à 10h57
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    Pauvre Europe qui retourne toujours à ses vieux démons de “guerre civile”.

    L’UE loin d’avoir apporté la paix sur le continent, de par son idéologie guerrière de “guerre de tous contre tous” (primat de la concurrence sur la solidarité), nous ramène vers le passé des guerres civiles entre européens. Que ce soit entre nations établies ou nations aspirant à le devenir.

    L’économie n’est pas tout, et sûrement pas une idéologie économique libérale qui à force de martyriser les peuples finit par réveiller les vieux démons que l’on croyait disparus.

    Le Politique doit reprendre l’ascendant sur l’économique, sinon nous allons vers de nouveaux désastres sur ce continent dont l’histoire a montré qu’elle pouvait être tragique. Le Politique doit de manière urgente s’occuper à refonder une démocratie qui s’est atrophiée sous le règne sans partage d’une idéologie économique aux effets délétères.


  31. guiffred Le 02 octobre 2017 à 11h58
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    Pauvre français vous ne comprenez pas que l’Europe et le Mondialisme, dont vous êtes des acteurs historiques majeurs, n’a pas comme ennemi “les nations” qui sont des abstractions politiques, mais mais les “ethnies”, qui elles sont les véritables ennemis naturels du Mondialisme et de L’Individu indéfferencié… les ethnocides sont le vrais propos de toutes les dictatures qui se sont succédés au cours de l’histoire… en conséquence de quoi, L’Europe, organisation dictatoriale, soutient le conflit entre l’ Espagne et la Catalogne, non pas pour détruire une Nation, mais surtout pour pousser un peuple désarmé et idéaliste contre un peuple sur’armé et violent, et comme en 1936 si une guerre éclate entre ces deux camps, l’Europe pourra s’entraîner à sa future guerre mondiale… l’Histoire nous enseigne le Réel si tant est que nous sachions décrypter l’Histoire… Ce n’est certainement pas un hasard si G.Orwell a écrit à la fois, “1984” et “Hommage à la Catalogne”, vous devriez vous pencher sur la question suivante, la démocratie est-elle la volonté d’un peuple ou d’un état, car c’est cela le conflit actuel en Catalogne…


  32. petitjean Le 02 octobre 2017 à 12h15
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    Le régionalisme permet de détruire les états nations et leurs identités ! C’est au cœur du projet européiste-mondialiste

    Que vaut ce référendum qui a vu la majorité de la population s’abstenir ?
    Et d’ailleurs comment est-il possible que la majorité de la population ne se soit pas sentie concernée par ce simulacre de référendum ?……………..


    • Black Magpie Le 03 octobre 2017 à 02h18
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      Dans l’affaire catalane, l’abstention si élevée est due à la fracture sociale qui s’est produite pendant 10-12 ans: les familles sont brisées, confrontées, les frères qui ne parlent pas, les parents qui s’abstiennent de parler à leurs enfants. C’est dramatique. Barcelone, en particulier, a été un
      élevage anarchiste depuis le siècle dernier. Les approches anti-système préconisent le départ de l’Europe, de l’euro, détruisent le système de democratie représentative en faveur des décisions assembleaires avec d’Internet ou à main levée. On n’a jamais vu que les bourgeois de “Junts Pel Si” appuient les anarchistes de la CUP, sous l’œil intéressé d’Oriol Junqueras d’ERC (Esquerra républicaine de Catalogne), ce sont les trois sécessionnistes.


  33. Christophe Desmaris Le 02 octobre 2017 à 13h23
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    Cher Jacques Sapir,
    ou plutôt, comme dans le Cercle des Poètes Disparus: “Capitaine! Oh! Mon Capitaine!”
    Après avoir suivi avec enthousiasme vos derniers papiers sur la souveraineté, je vous vois aujourd’hui accepter le détricotage des nations par le bas (le régionalisme) alors que vous luttiez si habilement contre leur détricotage par le haut (l’Europe, c’est à dire par analogie historique… l’Empire), le premier facilitant pourtant à l’évidence le second. Je ne vous comprends plus du tout. Au secours! Eclairez nos lanternes.


    • Les-crises Le 02 octobre 2017 à 16h41
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      “je vous vois aujourd’hui accepter le détricotage des nations”

      il me semble que vous ne pouvez défendre une “nation” au seul motif de son existence en 2017, elle doit bien représenter quelque chose.

      Il vous faut être cohérent : où vous défendez la souveraineté des nations, de la France comme de la Catalogne, ou vous privilégiez un effet taille/solidarité, et dans ce cas il semble logique de défendre une Europe fédérale (où les Français subiront donc ce que vous souhaitez que subissent les Catalans)…


      • Christophe Desmaris Le 02 octobre 2017 à 17h16
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        Une nation, à mon sens, n’a pour légitimité que son poids historique. Il me semblait que le royaume d’Espagne, dans son unité datant des rois catholiques possédait cette légitimité de la durée et que la Catalogne n’était qu’une région, à l’exemple de notre Bourgogne, de notre Alsace, de notre Corse, de notre pays Basque ou de notre Bretagne.


        • Florent L. Le 02 octobre 2017 à 23h03
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          Poids historique ? Quelle durée choisit on ? Les frontières bougent régulièrement, la France est presque un contre exemple (largement battu par la chine) : la plupart des nations européennes remontent a seulement 2 3 siecles si je ne m’abuse


          • Christophe Desmaris Le 03 octobre 2017 à 09h42
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            Poids historique signifie qu’on ne change pas sans arrêt d’environnement social ou politique sous peine de perdre la tête. L’être humain a besoin d’une certaine stabilité pour s’épanouir. Ce concept, que vous ne semblez pas connaître, s’appelle… la paix.


      • RV Le 03 octobre 2017 à 21h26
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        ” …/… la souveraineté des nations, de la France comme de la Catalogne …/… ”
        Auriez vous dit aussi, la souveraineté de l’Espagne comme de la Bretagne ?
        Pour ma part, en l’état des frontières ce 3 octobre 2017, je ne peux parler que de la souveraineté des nations, de la France comme de l’Espagne.
        L’Espagne n’a pas attendu 2017 pour exister . . . où allez vous chercher ça ?


  34. robert.fougnard Le 02 octobre 2017 à 14h39
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    Monsieur Sapir, très heureux de vous revoir (ou plutôt) de vous lire à nouveau).


  35. JNX75 Le 02 octobre 2017 à 15h37
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    En l’absence d’état Fédéral Européen pour gérer les questions régaliennes ou faire tourner les mécanismes redistributifs on peut se demander qu’elle est le coût d’états de plus en plus petits et donc de plus en plus éclaté.
    Comment construire une politique de défense dans ce cas ?

    Je suis Patriote, mais pas Nationaliste. Un etat multinational ou basé sur des valeurs communes vaut à mon sens mieux qu’une Nation repliée sur elle-même. Vive la Suisse, la France et la GB 🙂


  36. serge Le 02 octobre 2017 à 16h42
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    Le gouvernement central n’a pas le choix que d’empêcher la Catalogne d’envisager une autonomie. En effet, vu leur niveau de dettes, tout trouble politique ou social conséquent tend à rendre les taux d’emprunt rapidement insoutenables. L’UE, de son côté, est obligée de soutenir le gouvernement central puisque c’est avec eux qu’elle discute et les 26 autres pour la fédéralisation. Pour l’UE, c’est trop tôt que les pays-nations se fragmentent pour donner, en vrai, des super régions transfrontalières (type pays basque, Wallonie,…) qui seront les “provinces” de l’UE. D’abord elle doit voir ce que va donner le Brexit. Ensuite, l’intégration des confettis de l’ex-Yougoslavie remaniés type Kosovo-Albanie-Macédoine-Montenegro doit être achevée. Et tous les traités type CETA, TAFTA et ce qui est en cours avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande doivent être en application. Après, l’Espagne n’aura plus qu’à se fragmenter, la France, l’Italie, etc…, les conséquences n’auront plus aucun impact, sauf à possiblement nettoyer une partie de la population. Ce qui aidera aux politiques migratoires…


  37. Claude Le 02 octobre 2017 à 17h26
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    Précision : Le drapeau (photo dans le texte de M. Sapir) n’est pas le drapeau officiel de la Catalogne. Le drapeau, utilisé sur les bâtiments publics et lors de tous les actes officiels est le drapeau traditionnel de quatre bandes horizontales de couleur rouge sur fond or (sana étoile). L’estelada, drapeau avec une étoile sur fond bleu est le drapeau qui symbolise la revendication de l’indépendance de la Catalogne et des pays catalans par rapport à l’Espagne et la France.


  38. Black Magpie Le 02 octobre 2017 à 20h55
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    Le non-référendum catalan est une action déclarée illégale par le Tribunal Constitucional (Cour constitutionnelle) parce qu’elle s’oppose à la Constitution Española. Ensuite, le contrôle des mesures d’exécution à cet égard passe à un juge del Tribunal Superior de Justicia de Cataluña (TSJC).
    Les trois forces de sécurité impliquées en Catalogne, les Mossos, la Guardia Civil et le Cuerpo Nacional de Policía interviennent à l’ordre d’un juge, jamais du gouvernement. Ils agissent en tant que police judiciaire. Le juge établit que les Mossos (la police sous le mandat normal du gouvernement catalan) sont responsables de confisquer les urnes, les bulletins de vote et les bureaux de scrutin de clôture. Dans ces fonctions, ils seront soutenus par les deux autres organismes de sécurité, GC et CNP. La question est que les Mossos ne remplissent pas l’ordre reçu du juge, par affinité avec les indépendantistes, et les deux autres forces sont à la merci des événements. (le texte continue)


  39. Black Magpie Le 02 octobre 2017 à 20h57
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    Avec le retrait des Mossos, la confiscation des urnes et des bulletins de vote est laissée aux mains des deux autres forces de police, moment auquel les manifestants attaquent les forces restantes et on produit, malheureuse, la réactionde violante. Le retrait des Mossos a été étudié et planifié par les séparatistes, ce qui peut conduire à une action judiciaire pour la sécession et / ou la rébellion. Les attaques aux forces de police ils traduisent en la destruction des véhicules et le vol d’armes à l’intérieur des véhicules police. (le texte continue)


  40. Jean Pierre Collignon Le 02 octobre 2017 à 21h05
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    Euro, Catalogne et désintégration des états.

    La perte de souveraineté monétaire et politique accepté par les élites , a pour conséquence d’entraîné des régions à vouloir prendre leurs destin en main. Dans une société ou les rapports sont devenu gagnant perdant ad vitam aeternam (chômage officiel Espagne 18%) et un pouvoir qui n’a plus que comme instrument la matraque, ne peut garder son intégrité sur le long terme.
    Le Royaume Unis, comme son nom l’indique, n’est pas entré dans l’Euro et a fait le Brexit.
    Ces élites ont pris actes de l’impasse.
    La seul inconnue est à quel vitesse ces états qui on perdu leurs souveraineté vont t’ils ce désintégrer.
    On est impressionné par le silence assourdissant de la commission Européenne sur ces violences étatique à l’intérieur de la zone Euro.


  41. Black Magpie Le 03 octobre 2017 à 01h16
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    Jacques Sapir: quand vous ne dites pas toute la vérité, vous mentez. Il convient d’équilibrer les sources d’information.
    Ami Jacques: En passant, vous lances un coup de poing au Premier ministre et au Président de la République ?.
    J’espère connaître votre approche des cas de Bretagne, Pays Basque, Langedoc-Roussillon-Catalogne, Corse, Champagne, Alsace, Flandre / Wallonie, Italie du Nord, Écosse …
    Suite à la précision de “Claude”: Le drapeau (photo dans le texte de M. Sapir) n’est pas le drapeau officiel de la Catalogne., la senyera . Celui ci-dessus est le drapeau des sécessionnistes.
    Post scríptum: Les armes volées ont été récupérées par les Mossos.


  42. Henri Tanson Le 03 octobre 2017 à 07h55
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    Voilà ce qui arrive quand on se moque de sa population; qu’on lui impose une politique contraire à ses intérêts, quand on lui ment trop longtemps…
    Ce qui se passe avec la Catalogne est révélateur de ce qui se passe partout en Europe; les pays de l’Union sont soumis à une politique européenne néolibérale qui ressemble beaucoup à une dictature et qui est imposée aux peuples par l’intermédiaire de leurs pseudo-dirigeants qui leur sont imposés, comme Macron nous a été imposé, grâce à une manipulation de l’opinion, à une désinformation flagrante. Si les peuples se rappelaient encore de ce que sont la démocratie, la liberté, la souveraineté, et si ils étaient éclairés sur les nuisances de l’UE, ils chercheraient d’abord à se séparer de cette fausse union et retrouveraient rapidement un avenir prometteur, une croissance, une prospérité, dont ils n’ont même plus idée… Et leurs volontés d’indépendance, de repli, disparaîtraient immédiatement ! La première indépendance à rechercher, c’est vis à vis de l’Union européenne… Spexit ?


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