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9.octobre.20159.10.2015 // Les Crises

[IgNobel] Svetlana Alexievitch : La Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass

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C’est quand même mignon le hasard…

Source : L’Obs, 8/10/2005

Svetlana Alexievitch : l’Homo Poutinus est arrivé

Le Nobel de littérature 2015 récompense l’auteur de “la Fin de l’homme rouge”, une enquête majeure dont Svetlana Alexievitch nous avait parlé à sa sortie, en 2013

Vladimir Poutine, le 30 juillet 2013, en vacances dans la région de Tyva. (© Alexey Druzhinn-Ria-Novosti-AFP)

  • Le prix Nobel de littérature 2015 s’appelle Svetlana Alexievitch.
  • Depuis des années, elle recueille la mémoire des citoyens de l’ex-URSS. En 2013, elle avait ainsi publié une vaste enquête sur “la fin de l’homme rouge” à l’ère Poutine, qui lui avait valu de remporter, en France, le prix Médicis essai.
  • Svetlana Alexievitch avait alors donné un passionnant entretien au “Nouvel Observateur”, pour s’expliquer sur l’évolution de la Russie contemporaine. Le voici.

Le Nouvel Observateur. Depuis plus de trente ans, vous interrogez des milliers de citoyens de l’ex-URSS, de toutes conditions, sur leur vie quotidienne, leurs amours, leurs rêves, leurs déceptions… et vous rapportez leurs propos dans des livres qui ont toujours un grand succès. Le but de ce travail considérable est de «consigner les traces de la civilisation soviétique», écrivez-vous dans «la Fin de l’homme rouge». Comment décririez-vous aujourd’hui cette «civilisation» disparue?

Svetlana Alexievitch. C’était un monde à part, avec sa propre définition du bien et du mal, un monde où tout était différent de l’Ouest. Faites discuter deux personnes de 60 ans, l’une ex-soviétique, l’autre occidentale. Elles constateront que, depuis le premier jour de leur vie, leurs existences ont eu peu de choses en commun, comme si elles avaient vécu sur deux planètes. Leur nourriture, leurs sujets de conversation, les films et les livres qui les ont bouleversées, leurs vacances, leur habitat, leurs héros, leur vision de la carrière professionnelle et des rapports humains, tout était différent. A l’école, on ne leur a pas enseigné les mêmes choses. En fait, pour le meilleur et pour le pire, les communistes ont réussi à créer un homme particulier, l’Homo sovieticus, avec une culture, une morale et des habitudes, très différentes de celles des Occidentaux. Si on oublie cela, on ne comprend rien à la Russie d’aujourd’hui.

Vous-même avez grandi en Union soviétique.

Oui, et je me souviens, par exemple, que, de l’école primaire à la fac, j’ai appris que l’essentiel dans la vie était de se sacrifier voire de mourir pour la patrie et l’Etat. Comme beaucoup de mes camarades, je rêvais d’exploits au service de la communauté, de participer à la construction du BAM, la ligne ferroviaire qui traverse la Sibérie jusqu’en Extrême-Orient. J’ai appris aussi que nous étions entourés d’ennemis qui menaçaient sans cesse de nous envahir, et que tous les autres peuples nous enviaient.

J’ADORE ! Bien entendu, c’est sans AUCUN rapport avec une situation actuelle dans certains pays occidentaux…

Et les gens le croyaient ?

Beaucoup, oui. C’était un monde où, du fait de la propagande et de la menace du goulag, les gens ne savaient pas penser par eux-mêmes ou avaient peur de le faire.

C’est vrai qu’il nous manque le goulag, mais il suffit d’attendre encore un peu

A la fin des années 1970, je suis allée, avec un groupe d’écrivains soviétiques, en RDA. A l’arrivée à Berlin-Est, nos hôtes nous ont proposé des glaces pour nous rafraîchir. Tout le groupe s’est alors retourné vers notre accompagnateur, un officier du KGB, pour savoir que répondre. Celui-ci a hoché la tête et tous ont dit «oui». «Quel parfum ?», ont demandé les Allemands. «Banane», a répondu le KGBiste. Alors tous les écrivains ont dit «banane».

C’était cela aussi la civilisation soviétique, un mélange de prison et de jardin d’enfants. C’était un monde fascinant où régnait une oppression brutale mais où presque tout le monde vivait de la même façon et où parler d’argent était indécent. Un monde pauvre, violent, mais dans lequel on pouvait parler pendant des heures de littérature. Un monde qui, dans les années 1990, s’est effondré du jour au lendemain.

Et dont beaucoup sont nostalgiques aujourd’hui.

Oui, il y a une nostalgie très forte pour l’époque soviétique, même chez les jeunes qui lisent de nouveau Marx et parlent de révolution. C’est pourquoi il est très important de leur parler du passé, de l’engouement des premiers révolutionnaires, de leur rêve de fabriquer un monde nouveau organisé sur d’autres bases, mais aussi de l’échec sanglant auquel cette illusion romantique a abouti. Il faut raconter tout cela, le digérer, afin de pouvoir enfin construire une société libre.

Comment expliquez-vous cette nostalgie?

C’est simple : la société russe actuelle, où les voleurs et l’argent font la loi, est épouvantable. Nous avons été tellement naïfs à la fin des années 1980 sous Gorbatchev ! Pendant que nous discutions à perte de vue sur la meilleure façon d’instituer un socialisme à visage humain, les bandits et les dirigeants des jeunesses communistes se sont emparés du pays, se sont partagés les hydrocarbures et ont imposé une société de rapaces à laquelle personne n’était préparé. Aujourd’hui beaucoup de gens vivent plus mal que sous le pouvoir soviétique. Désormais, si l’on n’a pas d’argent, on ne peut pas faire étudier ses enfants, ni être soigné. Avant c’était possible, gratuitement.

Officiellement oui, mais il fallait payer des pots-de-vin…

C’est vrai. Mais au moins un retraité pouvait acheter des médicaments avec sa pension, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui, une femme qui travaille dans une école maternelle ne peut pas payer des études universitaires à son propre enfant. Avant si. Et puis les gens ordinaires voient bien que les oligarques ont non seulement pillé le pays, mais qu’aujourd’hui ils n’investissent pas dans les usines qu’ils ont volées et dont les équipements tombent en ruine. Ils savent que leur pays, autrefois grande puissance, ne vit que de la rente, que les dirigeants de la Russie ne la préparent pas à l’économie moderne.

Les Russes veulent-ils revenir en arrière ?

La grande majorité, non. Ils savent que, désormais, on peut voyager, sortir librement du pays où pendant des décennies ils étaient enfermés. Même s’ils vivent très mal, les gens du peuple voient aussi qu’une classe moyenne s’est développée qui se débrouille bien, et ils espèrent que leurs enfants en feront partie. Mais personne n’aime la société d’aujourd’hui, d’où cette nostalgie, si incompréhensible pour vous, les Occidentaux, et dont Poutine joue à merveille.

Comment fait-il ?

Pour garder le pouvoir, il a réussi un tour de force : faire vibrer cette corde sensible, nostalgique, dans la partie de la population la plus humiliée par le capitalisme et l’économie de marché, dont lui-même et son clan sont pourtant les plus grands bénéficiaires ! Pendant la campagne électorale de 2012, Poutine a promis de créer un impôt sur la fortune afin que les oligarques participent à la rénovation du pays, il a même assuré qu’il exigerait que certains rendent les biens qu’ils ont volés. Mais évidemment, dès qu’il a été élu, il n’a rien fait.

Hallucinant (et tellement russe) cet homme politique qui promet des choses pour être élu et ne tient pas sa parole…

En revanche, il laisse proliférer dans les rues de Moscou des groupes de miliciens habillés en noir et portant la croix, qui affirment vouloir lutter contre les mécréants. Et le peuple ne dit rien.

Il y a eu les grandes manifestations de l’opposition, en décembre 2011.

Bien sûr, et elles sont porteuses d’un grand espoir. Mais j’ai souvent dit à mes amis qui veulent faire tomber Poutine par une nouvelle révolution et qui croient qu’après ce putsch pacifique tout se mettra en place harmonieusement : attention, la société russe n’est pas prête, elle n’a pas assez évolué, les lendemains pourraient être terribles. Le peuple dans son ensemble, si marqué par la civilisation soviétique, n’aspire pas, pas encore en tout cas, à cette vie nouvelle proposée par l’opposition, démocratique et ouverte. Si tel était le cas, Poutine, qui est le reflet de la société russe d’aujourd’hui, n’aurait pas si facilement fait passer ces lois honteuses sur le financement étranger des ONG ou sur la propagande homosexuelle.

Honteux… Ben c’est vrai quoi, on finance tranquillement des ONG pour qu’elles fomentent des révolutions dans un pays, et le pays réagit !

A vous entendre, on pourrait penser que Poutine convient finalement plutôt bien aux Russes…

Ce n’est pas du tout ce que je pense.

Ben a priori, c’est quand même ce qu’ont l’air de penser la plupart des Russes… Ce qui montre la représentativité de la dame…

Il pourrait faire avancer le pays, au lieu de quoi, pour garder le pouvoir, il le fait piétiner et même régresser en freinant tous les mouvements de la société civile.

Certains artistes proposent que l’Occident, à cause de l’homophobie du Kremlin, boycotte les jeux Olympiques de Sotchi l’an prochain. Qu’en pensez-vous?

Il me semble que multiplier les contacts entre la Russie et le reste du monde est plus important, plus efficace, que d’isoler le pays. De toute façon, on sait très bien que, pour toutes les raisons que l’on connaît dont bien sûr le pétrole et le gaz, aucun gouvernement occidental n’a intérêt à boycotter la Russie, et que, donc, cette campagne n’aboutira pas.

Propos recueillis par Vincent Jauvert


Mais il y a mieux (merci de me l’avoir signalé)

Source : Le Huffington Post, 8/10/2015

La Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass

Svetlana Alexievitch: ce que le Nobel de littérature dit de Vladimir Poutine (ce n’est pas rassurant)

INTERNATIONAL – Écrivaine engagée née en 1948 en Ukraine à l’époque où le pays était sous la coupe de l’URSS, Svetlana Alexievitch a reçu ce jeudi 8 octobre le prix Nobel de littérature 2015. L’auteure russophone a suivi des études de journalisme en Biélorussie, pays dont elle a adopté la nationalité et qui se trouve -toujours- sous l’influence pesante de Moscou. Autant dire que celle qui a écrit sur “l’homo sovieticus” a un regard pour le moins avisé sur la politique russe. Et selon elle, Vladimir Poutine n’a vraiment rien à envier aux dictateurs qui se sont succédés à la tête de l’URSS.

“J’aime le monde russe, bon et humaniste, devant lequel tout le monde s’incline, celui du ballet, de la musique et de la littérature. Mais je n’aime pas celui de Béria, Staline, Poutine et Choïgou (le ministre russe de la Défense, ndlr),

bah oui, Poutine, Staline, même combat, même bilan… Équilibrée la Nobel à l’évidence

cette Russie qui en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass, à rire des Ukrainiens et à croire qu’on peut tout régler par la force”, a-t-elle déclaré ce jour lors d’une conférence de presse à Minsk.

c’est confirmé…

Souvent interrogée au sujet du chef du Kremlin, l’écrivaine a plusieurs fois dressé le portrait d’un despote populiste, n’hésitant pas à endoctriner son peuple à grands coups de “lavage de cerveau” (l’expression est la sienne) et nourrissant le projet à peine caché d’associer son nom à la réunification rêvée d’une grande Russie. Une description de Vladimir Poutine qui est donc très loin d’être rassurante.

“Guerre médiatique”

Dans une tribune publié dans Le Monde au mois de mars 2014, Svetlana Alexievitch décrit la méthode Poutine alors que l’annexion de la Crimée est imminente. Elle explique comment le président russe s’y est pris pour “monter en flèche” dans les sondages et pour s’assurer du soutien du peuple russe dans la guerre qu’il préparait contre l’Ukraine.

“La télévision et les journaux ont entamé docilement une guerre médiatique contre le nouveau pouvoir à Kiev : il s’est produit un coup d’Etat nazi, ce sont des fascistes qui gouvernent à Kiev, il y a des centaines de réfugiés aux frontières de l’Ukraine occidentale, partout, on assiste à des pogroms de juifs et à des destructions d’églises orthodoxes, il est interdit de parler russe (…) Voilà ce que le spectateur russe entend jour après jour. On est en train de faire du lavage de cerveaux”, expliquait-elle.

Autres objectifs, mais mêmes méthodes. Dans une interview accordée au Figaro, l’écrivaine revenait sur ce “bourrage de crâne” orchestré par le pouvoir russe, mais cette fois, adapté à des buts de politique intérieure. “Il a réussi par un bourrage de crâne massif à détourner l’attention et la violence sur les homosexuels et les Pussy Riot”, disait-elle à propos de ses promesses du candidat Poutine, sitôt enterrées une fois arrivé au pouvoir. Une faculté à s’adjoindre les services des médias que l’on a pu constater ici, ou encore ici.

À la recherche de la “grandeur disparue”

Mais outre des critiques portant sur les méthodes de l’homme fort de la Russie, Svetlana Alexievitch note que Vladimir Poutine incarne une volonté de renouveau pour le peuple russe. “Les gens voient en Poutine une figure qui incarne notre grandeur disparue”, détaillait-elle au Figaro.

“On a répété pendant vingt ans que l’on construisait un pays occidental, mais la fine couche de libéralisme a disparu en un clin d’œil. Fini de jouer à l’Occident. L’Occident manque de sensibilité, il est pragmatique, alors que la Russie, elle, c’est la bonté, la spiritualité. L’Occident est en pleine dégénérescence, et Poutine endosse le rôle de défenseur des valeurs traditionnelles”, écrivait-elle en juillet 2014 dans une autre tribune parue dans Le Monde et intitulée ‘Une Russie de moins en moins démocrate”. Un texte pour le moins saisissant alertant sur la dérive nationaliste qui gagne le pays et dont le Kremlin se sert pour rallumer la flamme d’un “rêve russe”.

Le Kremlin déclare ouvertement que l’Occident a toujours été et reste toujours le principal ennemi de la Russie. On l’accuse de tout : de la chute de l’URSS, de la catastrophe de Tchernobyl, du naufrage du Koursk, le sous-marin nucléaire. Même Internet, ce sont les services secrets occidentaux qui l’ont inventé. Quant au dollar, c’est un bout de papier qui ne vaut rien. Et la Crimée est à nous !”, décrivait-elle.

=> OB : cette femme est hallucinante quand même…

Voilà comment Svetlana Alexievitch décrit cet “ancien colonel du KGB qui caresse l’idée de rester dans l’histoire comme le rassembleur des terres russes”. Autocrate assumé, prêt à tout rendre à la Russie son lustre d’antan, quitte à jouer sur les “bas instincts” du peuple pour parvenir à ses fins.

Belle conclusion, œuvrant à la paix universelle, merci.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

dissy // 09.10.2015 à 02h39

Je crains le pire pour demain, le prix Nobel de la …Paix.

Porochenko, Yats, Mc Cain, Nuland, Stollenberg(otan), Carter??

Ou pour vraiment rire un bon coup, DAESH ou Fabius(al nusra fait du bon boulot)….

Un outsider Pravy sector

92 réactions et commentaires

  • dissy // 09.10.2015 à 02h39

    Je crains le pire pour demain, le prix Nobel de la …Paix.

    Porochenko, Yats, Mc Cain, Nuland, Stollenberg(otan), Carter??

    Ou pour vraiment rire un bon coup, DAESH ou Fabius(al nusra fait du bon boulot)….

    Un outsider Pravy sector

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    • isary // 09.10.2015 à 07h28

      comme vous je crains le pire depuis que l’ on sait (via quelques recherches rapides sur le

      net)comment est attribué le prix Nobel de la paix…..

      Pour Mme Alexievitch,nos “journalistes” ont répété en boucle hier qu ‘elle était une opposante à

      Poutine,une opposante à Poutine,une opposante à Poutine…….

        +26

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      • Arcousan09 // 09.10.2015 à 10h16

        Ce n’est pas de l’info …. mais …. de la mise en condition des cervelles.
        Vous devez penser qu’elle est opposante à Poutine mais sans explication: c’est comme ça.

        G.W. Bush serait un excellent candidat …. Isn’it

          +9

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        • Papagateau // 09.10.2015 à 15h18

          Une opposante à Poutine, mais ni russe, ni Ukrainienne puisque Biélorusse.
          Une opposante mais vivant dans un pays qui n’est pas concerné, et de la nationalité d’un pays qui n’est pas concerné ….
          Pourquoi pas BHL comme auteur philosophique et opposant persécuté par Poutine ?
          Ou Soros, comme auteur de livre d’économie, où il nous a dit comment il a gagné un milliard en spéculant contre les monnaies et combien, lui et pas vous mérite cette argent.
          Oui ! Soros en opposant intellectuel persécuté par le mal et par Poutine.
          Un peu comme les généraux américains, en fait.

            +13

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          • Astatruc // 09.10.2015 à 17h06

            Papa gateau,
            détrompez-vous, elle est née en Ukraine, allez voir sur wiki
            🙂

              +1

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      • languedoc30 // 09.10.2015 à 16h49

        Je pense que sa poutinophobie a dû peser lourd dans la balance. Elle devrait envoyer un mot de remerciement à Poutine.

          +22

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      • V_Parlier // 09.10.2015 à 19h05

        Quand j’ai entendu parler de ce prix sans connaître la “littéraire” en question, je l’imaginais déjà exactement comme ça. Ca n’a pas loupé!

          +8

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    • Nicolas // 09.10.2015 à 07h29

      Carter a déjà eu le prix Nobel de la Paix en 2002. En fait, sauf erreur c’est le seul président américain depuis au moins le Seconde Guerre Mondiale qui n’est pas coupable de crimes de guerre : me trompé-je ?
      Mais effectivement le Prix Nobel de la Paix est devenu une telle blague que l’OTAN pourrait bien finir par l’avoir : après Obama qui propose de lancer des bombes atomiques sur n’importe qui de façon “préventive”, ya de toutes façons plus aucune limite;

        +25

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      • dissy // 09.10.2015 à 07h39

        Le Carter du pentagone je voulais dire..

          +5

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        • Nicolas // 09.10.2015 à 08h18

          Ah ! Ash Carter, toutes mes confuses, oui c’est un bon, lui aussi. Prix Nobel en commun avec Yats et Pyatt “pour l’établissement de la Paix en Europe de l’Est”, ce serait orwellien à souhait, de quoi contribuer au réveil des consciences.

            +8

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          • francois marquet // 09.10.2015 à 09h06

            Je vote pour Nuland, qui porte des cookies aux miséreux…

              +26

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    • Alfred // 09.10.2015 à 08h33

      Effectivement “ils” salissent tout ce qu’ils touchent. Ils ne se rendent pas compte qu’à force d’utiliser toutes les icônes pour leur cause étayée par le mensonge ils les détruisent toutes. Il ne restera rien debout. Les élites sont en mode suicide et détruisent le monde sur lequel elles sont assises. En croyant se préserver elles précipitent leur chute.

        +28

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    • Vladimir K // 09.10.2015 à 14h05

      Après Obama et l’Union Européenne, ils ont placé la barre très haut.

      Ça pourrait bien être l’OTAN tout simplement, ou les princes Saoud.

        +20

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  • Adriana // 09.10.2015 à 02h47

    Pas la peine de dépenser mon argent dans ses bouquins.

      +20

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    • jp // 09.10.2015 à 14h41

      je ne suis pas d’accord, elle mérite d’être lue. Et sans dépenser, pour cela il suffit d’aller dans une médiathèque.

        +4

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      • anne jordan // 09.10.2015 à 19h13

        OUI , elle mérite mieux que ces interviews ridicule , mal écrites et propagandistes !
        Lisez ” La fin de l’homme rouge ” , c’est un ouvrage magnifique , profondément humain et qui permet de comprendre ” les Russes” .
        Je n’aime pas du tout ce côté de meute hurlant avec le 1er chacal venu , dont les commentateurs des CRISES se font l’écho , sans toujours ni réfléchir , ni avoir toutes les données .
        Je méprise totalement le hochet distribué à Stockholm , je trouve qu’elle aurait dû le refuser et vais lui écrire dans ce sens , mais je doute qu’elle ait vraiment dit toutes ces imbecillités…

          +3

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        • Krokodilo // 09.10.2015 à 19h24

          Je ne l’ai pas lu, mais il y a également celui-ci, plus ancien, de petits reportages sur tous les thèmes (vie quotidienne, etc.) par un journaliste qui y a vécu avec toute sa famille (les enfants allaient à l’école locale), du temps de l’URSS. Un Russe m’a confirmé qu’il n’avait pas écrit de conneries. Ca date un peu évidemment, mais ce bouquin lui a valu le Pulitzer et reste une source sur cette époque.
          http://www.babelio.com/auteur/Hedrick-Smith/33823

            +1

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  • dupontg // 09.10.2015 à 02h50

    le dernier pays à faire tomber est la bielorussie dont cette dame est originaire.
    et comme par hasard elle serait soutenue par la fondation Soros.

      +42

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    • Renaud 2 // 09.10.2015 à 08h37

      La Biélorussie faisant partie de l’OTSC (avec la Russie donc), ça ne va pas être une partie de plaisir…

        +9

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    • dupontg // 10.10.2015 à 15h11
    • georges glise // 11.10.2015 à 21h05

      elle a la nationalité de la biélorussie mais je crois qu’elle n’en est pas originaire, il me semble qu’à l’rigine elle est russe. le tableau qu’elle dresse de la russie d’avant gorby est intéressant et sonne juste, ça ressemble beaucoup à limonov.c’est cette russie-là que nous avons aimée, pas celle des oligarques et de tous ceux qui se sont enrichis sur les décombres de l’urss.elle est certes contre poutine mais note tout de même qu’il est en adéquation avec l’état d’esprit du peuple russe.cela dit, le prix nobel est une belle merde qu’elle aurait dû refuser, comme sartre l’a refusé.

        +0

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  • Papagateau // 09.10.2015 à 03h02

    Dans la république française, on a des énarques, mais à l’ONU ils en ont aussi.
    Bien sur, ils se parlent anglais entre eux mais les techniques d’enfumage sont les mêmes :
    Des intitulés très beau, ronflants, sur des objectifs moraux exprimé dans des phrases sans fin (à lire à voix haute seulement pour les spécialistes de la plongée en apnée).
    Vient ensuite la lecture des annexes en petits caractères : vous avez l’impression que les MOYENS à mettre en œuvre n’auront aucun résultat positif sur les OBJECTIFS annoncés.
    On a même l’impression que tout les prétextes moraux sont convoqués pour que les multinationales aient plus de pouvoir sur la population, sur les Etats.
    Nouvelle devise de l’ONU : Les milliardaires ont tout les droits, les peuples doivent obéir.

    Vous voulez un exemple ? L’ONU vient de voter ses objectifs mondiaux. Un journaliste nous décode les 15 objectifs sous forme d’un dictionnaire, avec des résumés en 3 mots de ses phrases longues comme des paragraphes : effet comique garanti.
    http://leblogalupus.com/2015/10/05/cest-arrive-en-septembre-lonu-a-lance-les-objectifs-mondiaux-un-plan-daction-pour-un-monde-unifie/
    Le cerveau est facile à tromper.

      +17

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    • chios // 09.10.2015 à 08h01

      Papagateau, j’ai regardé le film inclus et vos avis entièrement négatifs.
      Puis j’ai traîné un peu sue les vidéos “proposées”….
      et ai regardé presque entièrement ceci:
      https://www.youtube.com/watch?t=597&v=FiT4c0ng8Zg
      40 min environ, une “synthèse” des journées du 20 au 25 septembre si je ne me trompe….
      Même sans comprendre l’anglais, et à mon avis, il vaut mieux regarder les images, s’arrêter à quelques unes, et se demander, ‘jaime ou je n’aime pas….?

      Notez que le pape apparaît seulement sur un écran, un deuxième écran en quelque sorte lors de son intervention à l’ONU, et non pas “en direct”, en direct, on voit le congrès “fondre en pleurs”
      ….

      J’espère que vous répondrez….

        +2

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      • Papagateau // 09.10.2015 à 16h11

        1 – Mon lien renvoie sur un texte pas sur une vidéo. Il y a peut être erreur de votre part.
        2 – Votre vidéo de 40 minutes en anglais montre de longues séances d’applaudissements entrecoupés de vœux pieux et de flagorneries mutuelles entre Obama et le Pape.
        Le public agite des petits drapeau américains et du saint-siège, et les troupiers de la garde présidentielle américaine défile en grand uniforme. Le commentateur, enthousiaste comme un commentateur de football, nous fait un show à l’américaine. Mon niveau en anglais n’étant que très peu supérieur à celui du Pape, j’ai estimé après 10 minutes qu’il n’y aura rien d’utile dans les 30 minutes restantes.
        3 – Dans le texte que j’ai proposé , la partie du texte intéressante est celle après la caricature avec les Bisounours. L’effet que produit la liste des 15 propositions avec leur traduction est la suivante : Les multinationales s’habillent des plus beaux sentiments mais elle veulent du pognon et n’en ont rien a foutre de nous. Et également, que les 15 propositions de l’ONU ne sont que des objectifs moraux qui ne dissent pas le début du comment-faire.

        Par conséquent les forts feront comme ils le souhaitent.
        Comment ne pas être d’accord ?

          +10

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  • Papagateau // 09.10.2015 à 03h56

    Vous pensiez avoir échappé au pire du pire mais je vais corriger cette erreur :

    Cette Nobel de littérature a dit :
    cette Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass
    Non, là, c’est plus que de l’indécence ou de l’insulte. C’est un outrage lancé à la Russie et surtout à la mémoire de milliers de victimes qui n’ont jamais demandé à l’être.

    Source :
    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/10/08/svetlana-alexievitch-nobel-de-litterature-outrage-la-memoire-du-donbass.html
    L’argent de Soros donne le talent.

      +30

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  • pucciarelli // 09.10.2015 à 06h17

    Les prix Nobel sont pipotés. Washington tient ça aussi. Je ne sais pas si cette dame a du talent, je suppose que son prix lui rapportera de l’argent. Mais quand l’Occident oppose à son actuel échec en Ukraine et à la politique musclée de la Russie en Syrie un prix Nobel, cela a quelque chose de rassurant. Le “soft power” fonctionne adossé à un hard power performant. Ce dernier, côté USA, a eu depuis 2003 le temps d’épuiser une partie du monde et de prouver son inefficacité. Les médias genre Obs, les prix et les éructations de nos grands politiques ne peuvent masquer l’échec objectif de la stratégie occidentale. Très riche, très puissant l’Occident, mais doté d’une stratégie atlantique peu réaliste et de dirigeants cataclysmiques. Mais rien n’empêche notre presse, depuis ses bureaux bien chauffés, de continuer à dire n’importe quoi, en perdant des lecteurs et en parlant abondamment du FN. C’est plus simple que pratiquer un vrai travail de journaliste. Quand Macron affirme que l’élection c’est dépassé, nos gens de presse peuvent s’asseoir sur la Charte de Munich. Un air du temps.

      +13

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  • atanguy // 09.10.2015 à 06h35

    homme particulier, l’Homo sovieticus
    Un homme dont la vie n’avait pas a être basée sur les biens matériels, ouvert a la culture, la sienne et toutes celles des autres pays, dont la politique était la paix et l’internationalisme,le soutien aux peuples qui voulaient se libérer sans en prendre leur place pour le faire. Tout ceci a été détruit par les oligarchies et leur envie de reproduire la société basée sur l’argent,le profit et le nationalisme. J’ai confiance que les nouvelles générations feront le nouvel Homo sovieticus et pas seulement en Russie.

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  • FifiBrind_acier // 09.10.2015 à 06h46

    Obama, prix Nobel de la Paix, si vous ne comprenez pas qui tire les ficelles des prix Nobel, c’est à désespérer…

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    • Serge // 09.10.2015 à 18h39

      Là je suis d’accord avec vous .
      Qui peut encore croire que les prix Nobel de la “paix” ou celui de littérature ne sont pas idéologiques ?
      Je dirais même que dans les sciences dures,il y a une certaine cooptation .Cela a été dénoncé par des scientifiques eux-mêmes .Cela ne veut évidemment pas dire que les nobélisés ne soient pas au niveau de leur prix ,mais que d’autres le mériteraient et ne sont pas récompensés .
      En tout cas,cette phrase sur les russes qui se réjouiraient des morts dans le Donbass est abjecte !

        +6

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      • Andrae // 09.10.2015 à 20h42

        Quand un prix Nobel de la paix (Obama, USA) bombarde un autre prix Nobel de la paix (Médécins Sans Frontières, attaque à Kudunz) c’est assez curieux…

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  • DUGUESCLIN // 09.10.2015 à 06h59

    Svetlana n’est pas une lumière, c’est clair.
    Ça fait au moins 20 ans qu’elle n’est pas allée en Russie, où alors je ne sais pas avec qui elle parle.
    Elle trace une image de la Russie de l’époque Eltsine.
    Mais après tout Obama a bien eu lui aussi le prix nobel de la paix, alors pourquoi pas les propagandistes.
    Dommage pour cette honorable institution qui se discrédite.

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    • pierre // 09.10.2015 à 07h19

      “Dommage pour cette honorable institution qui se discrédite.”

      Je vous conseille d’aller voir là : https://www.youtube.com/watch?v=s4_F6L33FS8

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    • languedoc30 // 09.10.2015 à 16h17

      Vingt ans qu’elle n’a pas mis les pieds en Russie, ça explique bien des choses, mais quand on sait rien on la ferme. Toute cette russophobie me donne la nausée. Qu’elle ait osé dire : “… que cette Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass…” c’est simple, j’ai honte pour elle. Mais qu’est-ce qu’ils veulent tous ces détraqués, une Russie vassalisée aux pieds de l’Empire ou, tout simplement, plus de Russie du tout?
      Je lui en veux d’autant plus, qu’un de ses bouquins, La Supplication, je l’ai lu il y a quelques années, m’avait bouleversé.

        +8

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    • V_Parlier // 09.10.2015 à 19h20

      “Svetlana n’est pas une lumière, c’est clair”
      C’est une boutade réservée à ceux qui ont des notions de Russe 😉 (diminutif “Sveta”, et lumière se dit “Svet”). Mais je pense que c’est pire que de la simple bêtise: Elle hait la Russie et son peuple comme ces autres marginaux russes qui se désignent eux mêmes sous le vocable “les libéraux”. Ils sont encore pires que Mac Cain en personne, tant leur obsession contre tout ce qui représente leur pays les rend hystériques (bien au delà de Poutine, tout y passe). La “subvention” du NED seule ne peut suffire à mettre une personne normale dans cet état. Il faut en plus exploiter une frustration et une haine sans bornes. Ils soutiennent tout ce qu’il y a de plus pourri chez eux et dans le monde, à chaque fois sous couvert de la lutte anti-soviétique, ce qui ne les empêche pas, tout en prônant le néolibéralisme, de dénoncer le “capitalisme sauvage russe” qui fut en fait instauré par leurs idoles des années 90! Mais dans leur tête la contradiction est chez l’adversaire, bien sûr.

        +13

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  • Charlie Bermude // 09.10.2015 à 07h22

    Ne serait ce qu’à l’expérience l’obtention du prix Nobel souléve de la perplexité . On pourrait dire comme Sartre ” Bien fait” , sans aller jusque là , il suffit de remarquer que le prix Nobel est en soi ambigu , puisque créé par le Roi de la dynamite qui a beaucoup profité des commandes militaires des états jusqu’à ce que les commandes civiles ( batiment , mines ) soient plus profitables .
    Evidemment recompenser la conversion des fauteurs de guerre en fauteurs de paix est une aide au triomphe du bien , mais comme toutes les notions à définition évolutives ( bien/mal , vie/mort , etc ), la frontiére du moment , n’est pas celle du passé .
    En ce qui concerne cet écrivain , abstraction faite de son écriture que je ne connais pas , il ne peut échapper qu’elle est Biélorusse , Russe blanche , pure Russe si l’on veut , ce qui congénitalement opposé à Moscou , tournée vers l’Asie . Les Biélorusses sont plus conservateurs au point de trahir comme se fut le cas avec Napoléon . En écho le soviétisme actuel de la Biélorussie et cette nostalgie de l’homo soviéticus qui régne justement en Biélorussie . Malgré les apparences , je tiens pour assuré que la Russie d’aujourd’hui qui renoue avec le fond Sainte Russie est plus démarqué que ne le fut l’Urss de l’Occident , elle revitalise la culture spécifiquement Slave . ( çà existe, voir par exemple le type de famille spécifique révélé par E Todd qui retrouve sans le faire exprés les Karamazov de Dostoievsky ) .
    A mon avis , la culture est essentiellement une création populaire que religion , arts , etc , ne font qu’essayer de transcrire , dés fois d’ailleurs en la dénaturant ) , pour qu’un peuple soit créateur il faut qu’il posséde une liberté de base par rapport à tout ce qui le chapeaute , ce qui passe par l’accés à la terre . Et c’est le cas , à mon avis dans la Russie actuelle . Liberté qui alors se dilue du bas en haut de la société . Hors il s’agit là d’une liberté que l’Occident a perdu depuis la guerre de sécession qui eut aussi pour conséquence l’embarbellement /concentration des terres autour du chemin de fer dans la conquéte de l’Ouest à la suite de laquelle , les portes se sont fermées . En un mot l’Occident a viré de bord sur la culture .L’Urss a fait de méme par la nationalisation des terres , conservée en Biélorussie , ce fut , à la fois un moyen de protéger la culture Russe et un moyen de l’acculturer , de l’occidentaliser , de force . Point commun d’accord de part et d’autre de l’Atlantique ( ou du Pacifique , version futuriste ) . Mais il semble bien que les Russes se sont servi des communistes et non l’inverse . Comme selon moi , la lumiére du monde , dépend du feu maintenu prés du sol , et qu’il semble que Nobel l’est compris aussi mais dans le mauvais sens , je soupconne que le prix vient à point dans la polémique Otan/Russie .

      +13

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    • chios // 09.10.2015 à 08h17

      ” Russe blanche , pure Russe si l’on veut , ce qui congénitalement opposé à Moscou , tournée vers l’Asie…”

      Pieter la blanche, Moscou la rouge?
      Cela fait songer, oui, rêver même….

      Et l’Ukraine, ce serait quoi alors? Dneper, le fleuve qui la divise….
      Odessa, bastion géorgien contre la Crimée perdue, Crimée jadis tartare ou tatar, je ne sais pas comment on dit, commerce d’esclaves, Tarass Bulba, Les âmes mortes, et puis Bulgakov,

      Et quelqu’un a-t-il lu Platonov??? ou Chalamov….

      L’Urss a fait de méme par la nationalisation des terres , conservée en Biélorussie ..
      Et l’Ukraine hésite.entre les transnationales et l’établissement d’un cadastre….ou chacun aurait son lopin de terre pour survuvre, comme en Chine, ou ils hésitent sur la notion de “propriété”, qui actuellement n’est que de 70 années si je ne me trompe.

      Votre commentaire mérite le détour.
      Un grand merci.

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      • ChristineG // 09.10.2015 à 20h32

        Merci.

        Et encore une petite précision : pour les Russes, tout ce qui est au nord est “blanc” (“biélo”), comme la Biélorussie ou les Russes blancs. Tout ce qui est au sud est “noir”, comme … la mer Noire.

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  • Yann // 09.10.2015 à 08h07

    Quand on sait la maniere dont sont choisis les prix Nobel, il ne faut pas s’etonner.
    https://www.youtube.com/watch?v=kmlluO_jPAY

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    • chios // 09.10.2015 à 08h25

      Des “opposants” chinois ont eu un prix nobel de la paix et deux en littérature.
      A mon avis il y en a un qui vaut quelque chose sur les trois.

      Est-ce une “bonne proportion”?

      Il faut à l’Occident le TEMPS de comprendre quelque chose à ce qui s’oppose, ou semble incompatible avec sa vision du monde…..

      En me levant, je pensais à Sloterdijk, le seul “philosophe” que j’aime lire, car je comprends ce qu’il dit; et voilà sur qupoi je suis tombée:
      https://www.bing.com/videos/search?q=sloterdijk&qpvt=sloterdijk&FORM=VDRE

        +1

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      • passerby // 09.10.2015 à 09h36

        Faut pas aller a l’etranger pour rencontrer des dissidents. Il y a aussi des dissidents ici, en Occident. Un Julian Assange par exemple, ou un Edward Snowden.

        Si demain Omar Khadr – emprisonné au camp de Guantanamo quand il a 15 ans et libéré dix ans apres – écrit une autobiographie, croyez-vous qu’on le donnera le prix Nobel? Mais on a quand même le précèdent du prix Nobel de la littérature de Aleksandr Solzhenitsyn.

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      • ChristineG // 09.10.2015 à 20h42

        Intéressant.
        Je suis allée voir ce lien et tout au début, il dit que “la culture est un moyen de contrôler” … ce qui me dérange. Je préfère de beaucoup la définition de Charlie Bermude, “la culture est essentiellement une création populaire”. Ne faut-il pas faire la différence entre “idéologie” et “culture” ?

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        • chios // 10.10.2015 à 08h34

          La culture même populaire, implique certaines normes tacites, qui font justement que l’on appartienne à cette culture;

          Par exemple, le “tabou’ ou faute capitale, en Arabie Saoudite, est le vol.
          Sanction; on coupe la main.

          En occident, il semble bien que ce soit maintenant la pedophilie.
          Sanction, cstration chimique.

          Tout est toujours relatif.

          L’idéologie, c’est quand on veut faire bouger consciemment certaines lignes dans les “normes acquises…

          C’est du moins comme ça que je le vois…

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    • languedoc30 // 10.10.2015 à 14h33

      Ce sont des prix donnés par les occidentaux, à des personnes, en remerciements de leurs bons et loyaux services. Le prix Nobel de littérature a autant à voir avec la politique qu’avec la littérature, pas toujours, mais souvent.

        +3

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  • Homère d’Allore // 09.10.2015 à 08h12

    Il n’empêche. Svetlana Alexievitch écrit bien. Il faut lire ses ouvrages. Ils sont parmi les livres contemporains les plus poignants.

    Elle n’aime pas particulièrement Poutine mais elle fut encore plus critique quant à Gaïdar, Tchernomyerdine et les Chicago boys qui ont ravagé le pays lors des années 90.
    Ça fait plusieurs années qu’elle est pressentie pour le Nobel de Littérature.

    Que la presse s’empare de ses déclarations anti-Poutine plutôt que des autres réflexionscritiques sur les oligarques pro-occidentaux et le règne du pognon chez les nouveaux russes eltsiniens, c’est, bien sûr, une autre chose…

      +29

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    • bluetonga // 09.10.2015 à 09h04

      Tout à fait d’accord avec vous Homère. Maintenant, je me trompe peut-être, mais après avoir lu et apprécié la “fin de l’homme rouge”, j’avais cru comprendre que l’auteur avait enregistré de nombreuses conversations avec des quidams qui racontaient leur histoire, et qu’en gros, elle les avait retranscrites. Et qu’elle avait procédé de la sorte pour d’autres bouquins, comme “les cercueils de plomb” parlant de la guerre en Tchétchénie.

      Si c’est le cas, ça qualifie l’auteur pour un Nobel de Littérature?

        +10

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      • Homère d’Allore // 09.10.2015 à 09h12

        Oui.
        C’est un procédé littéraire assez novateur. Et réussir à transcrire de l’oralité à l’écrit en gardant (voire en soulignant) l’intensité de la parole est loin d’être facile.
        J’ai, personnellement, abandonné tout soutien à la filière nucléaire civile après avoir lu “La Supplication”.

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      • Crapaud Rouge // 09.10.2015 à 17h43

        Si c’est le cas, ça qualifie l’auteur pour un Nobel de Littérature?” : j’ai pas lu, mais la réponse qui me vient spontanément à l’esprit c’est : pourquoi pas ? Il faut lire pour juger si elle mérite ou non son prix, ou faire confiance à Homère d’Allore ! 🙂

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        • bluetonga // 09.10.2015 à 18h34

          Ce qui m’a plu dans la fin de l’homme rouge, c’était le côté brut de coffrage des témoignages, leur ton direct et sincère, troublant. Si on me dit que non finalement, c’est de la fiction, ou en tout cas c’est romancé pour faire joli, je trouve ça moins intéressant parce que moins authentique, moins véridique, moins proche de l’Histoire. Si on me dit que si si, ce sont bien les propos des personnes interrogées, pas retouchées ou à peine, alors je me pose la question : est-ce que ça qualifie l’auteur pour un Nobel? Si c’est le cas, alors tout le monde a sa chance, avec le matériel ad hoc, à portée de tous maintenant.

          Sinon, ne soyons pas de mauvaise foi. Je suppose qu’elle a une production littéraire de son cru.

            +3

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          • Homère d’Allore // 09.10.2015 à 20h07

            C’est un vrai travail sur la langue.

            Quand elle écoute un être humain, elle tire “la substantifique moelle” de ses paroles.
            Ça ne veut pas dire que la personne lors de l’entretien prononce exactement ce qui sera écrit dans ses livres. Beaucoup de choses sont épurées et le côté “brut de décoffrage” est, au contraire, le résultat d’un long travail.

            Certaines gravures de Goya peuvent donner la même sensation.

              +4

            Alerter
            • LBSSO // 09.10.2015 à 23h29

              Merci Homère d’Allore pour vos différents commentaires sur ce sujet. D’avoir remis “les choses” dans le bon ordre.
              On trouve cette forme en littérature ,par exemple celle qui tente de décrire la Shoah .
              Vous avez une gravure de Goya en tête ,je n’y avais pas pensé.

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              Alerter
    • le_chtis // 09.10.2015 à 12h38

      Bonjour,

      Je trouve votre remarque tout à fait pertinente.
      Que l’on critique les médias et autres penseurs occidentaux faisant de la propagande (non-mesurée) contre la Russie, je trouve cela très utile et même nécessaire, mais que l’on critique quelqu’un parce qu’il critique un régime, somme toute, tout à fait critiquable, il y un pas à ne pas franchir. Si nous ne voulons pas tomber dans la caricature, il faut écouter les autres.
      Changeons de perceptive, imaginons que cela soit M.Onfray qui critique ouvertement la politique menée en France, nous sommes “tous” les premiers à dire qu’il aurait raison et que même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec ces idées et/ou conclusions, qu’il fait avancer le débat. Or, ne nous mettons pas dans la situation des chiens de garde dés qu’une “personne de l’Est” critique un régime qui nous devons l’admettre à tout de même de quoi être critiqué.
      Et par ailleurs, s’appuyer sur des petites phrases (celle du Donbass, par exemple), en la mettant en avant (comme si toutes les réflexions de cette dame étaient résumées dans cette phrase), est exactement la même technique que celle de Mme Fourest et autres faiseurs que nous critiquons à longueur de journée.
      Je pense que ce n’est ni en stigmatisant systématiquement M. Poutine et ni en muselant les voies dissidentes, que nous ferons avancer les choses.
      Je n’ai pas lu les œuvres de cette madame, je ne sais pas si elle mérite le prix Nobel, et je suis d’accord que le timing de ce prix Nobel n’est pas bon, mais est-ce sa faute? Et dans la plupart de ces propos, n’entendez-vous pas une certaine tendresse envers le peuple russe? Je ne pense pas que cela soit le cas de tous les “opposants” en Russie.

      Cordialement
      .

        +11

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      • languedoc30 // 09.10.2015 à 19h56

        “….cette Russie qui en arrive à 86% à se réjouir quand les gens meurent dans le Donbass …”
        On ne prononce pas une phrase aussi mensongère, aussi scandaleuse par hasard. Pour moi c’est clair. Si ça veut dire autre chose, expliquez moi?

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      • Le chtit aussi // 09.10.2015 à 23h31

        Je désespérais de lire un commentaire un minimum censé, merci beaucoup.

        Il est triste que les commentateurs de les-crises.fr soient pour la plupart devenus exactement comme les personnes qu’ils critiquent. Ils nieront, mais c’est hélas le cas.

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    • jp // 09.10.2015 à 14h22

      d’accord avec vous. J’ai beaucoup aimé les livres de Svetlana Alexievitch et oui, presque tous les témoignages sont très poignants. “La supplication” est le plus terrible, je devais arrêter de lire tout les 2 ou 3 pages tellement c’était à pleurer.
      Je n’ai pas souvenir en revanche qu’elle s’en prenne particulièrement à Poutine dans ses livres, pas à lui plus qu’à d’autres et j’ai l’impression que ce qu’elle dit contre Poutine lui a été plus ou moins extorqué par les interviews manipulatoires des journaleux occidentaux et sa moindre critique surtout grandement exagéré.

        +9

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    • V_Parlier // 09.10.2015 à 19h31

      “Que la presse s’empare de ses déclarations anti-Poutine plutôt que des autres réflexionscritiques…”

      Je voudrais bien vous croire, mais quand on lit ceci ça dépasse les bornes:
      “La Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass”

      C’est pire que BHL! C’est au niveau de Gallia Ackerman! Je ne lirai jamais aucun de ses livres, fussent-ils talentueux. (Et j’anticipe une éventuelle remarque qu’on pourrait me faire: Je ne lis pas plus les auteurs célèbres et reconnus qui ont œuvré pour la destruction ou perpétré des crimes notoires. Peut-être ne suis-je donc pas assez cultivé…).

        +5

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      • Homère d’Allore // 09.10.2015 à 20h36

        Je crois qu’Alexievitch a très mal vécu la mort de Politovskaïa.

        Et qu’elle se méfie de la propagande russe (moins que de la propagande occidentale) parce qu’elle l’a éprouvée dans son existence, d’abord en URSS puis en Biélorussie.

        Il est bien possible qu’elle considère Poutine comme ayant fomenté la révolte du Donbass. Et elle sait que des troupes russes sont présentes sur place.
        J’ai d’ailleurs, toujours trouvé stupide de nier ce dernier point sur ce blog.

        Qu’Alexievitch ne comprenne pas la propagande occidentale ne m’étonne pas, elle ne la ressent pas dans sa chair.

        Pour elle, ceux qui ont donné l’ordre aux liquidateurs d’aller éteindre un réacteur nucléaire à mains nues, c’est l’armée et le KGB.
        Depuis, elle ne leur fait pas confiance.

        Ça peut se comprendre.

        Elle serait américaine qu’elle aurait eu d’autres expériences, un peu comme celle de Howard Zinn bombardant Royan au napalm malgré lui…

        Et en tirerait la même méfiance vis à vis des discours officiels.

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        • Theoltd // 09.10.2015 à 21h18

          Il n’y a jamais eu de troupes russes au Donbass, (je parle d’armée officielle, pas de combattants russes, de meme qu’il y a des combattants espagnols, Italiens ou meme français) tout simplement parce que s’il y en avait eu, on nous en aurait apporté la preuve, ne pensez vous pas?

            +5

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        • languedoc30 // 09.10.2015 à 21h29

          Les troupes russes au Donbass sont des suppositions ou des radotages à la Porochenko, des volontaires russes, c’est d’accord, ils ne s’en sont jamais cachés.

            +5

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          • Homère d’Allore // 09.10.2015 à 22h21

            Il n’y a pas que des volontaires.

            http://ukraineatwar.blogspot.fr/2015/05/russian-spetsnaz-captured-near-shchastya.html?m=1

            Maintenant, je trouve ça tout à fait normal que la Russie aide les russophones du Donbass. Je trouve contre productif de le nier, d’ailleurs. Ça ne sert pas le blog d’Olivier qui passe ainsi pour un relais de propagande du FSB.

            Les Russes font de la propagande. Le bloc atlantiste en fait encore plus. Et comme nous sommes en Occident, nous sommes plus sujets à cette dernière.
            Cela ne veut pas dire qu’il faille gober sans réserves la propagande russe.

            La destruction de l’armée ukrainienne (ce qui m’a plutôt réjouit, d’ailleurs) à Dobalstevo ne peut pas être le fait de simples rebelles. Il faut une logistique et des spécialistes dans des domaines d’armement que seules des troupes régulières peuvent avoir.

            Comme, de l’autre côté, il y avait des mercenaires d’Academy payés par des officines américaines.

            Les uns et les autres ont voulu dire qu’il ne s’agissait que d’un conflit entre ukrainiens (de leur côté) et des envahisseurs (de l’autre).

            La vérité, c’est que les deux camps mentent, comme tout le monde pendant un conflit.

              +7

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            • bluetonga // 09.10.2015 à 23h10

              Les russes mentent mieux. Les volontaires sont en congé, en permission. Peu de temps avant, ils portaient encore les signes de leurs unités. Tout ça est “légal”. Les occidentaux mentent comme des veaux. Il ne se donnent même pas la peine d’être crédibles. La source de la propagande occidentale est à Washington, destinée à un public américain largement conditionné par Walt Disney et Hollywood. La vraisemblance de ce qu’ils racontent n’a qu’un intérêt très secondaire. Les Russes se sentent encore obligés d’être cohérents. C’est la grande différence.

                +4

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            • languedoc30 // 09.10.2015 à 23h50

              Non, je ne suis pas d’accord avec vous. Il y avait; probablement, dans ces volontaires, des gens compétents qui avaient déjà fait la guerre en Tchétchénie ou ailleurs et quelques gradés de l’armée russe, mais des troupes je n’y crois pas.
              La propagande est des deux côtés, bien sûr, mais pas à égalité, l’occidentale écrase tout.
              Les Crises un relais du FSB, je ne sais pas ce qu’en pense OB, mais moi ça me fait rire.
              .

                +3

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  • Pampita // 09.10.2015 à 08h25

    Cette dame fait partie de la minuscule coterie de libéraux occidentalisés à peu près ignorés dans leur pays mais si en vogue chez les bobos parisiens, eux-mêmes pantins des Américains.
    Quand on voit les coups de maître à répétition de Poutine, notamment dans le dossier syrien, et les gifles géopolitiques que se prennent les Américains, on comprend mieux cette haine du président russe : http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/ca-bouge-ca-bouge.html

      +22

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  • passerby // 09.10.2015 à 08h32

    Junckers a Passau hier, 8 octobre, parlant des relations avec la Russie. Désole, quelques phrases hors contexte, c’est tout ce qu’on a.

    “Nous devons nous efforcer pour une bonne Relation avec la Russie. Ce n’est pas sexy, mais il faut. Nous ne pouvons pas continuer ainsi“
    “On ne peut pas les éliminer de la scène, sinon ils retournent, comme nous l’avons vu, très rapidement.”
    “On doit traiter la Russie de façon décent”
    “On ne peut pas laisser Washington imposer notre rapport à la Russie. Ca ne marche pas.“

    (En Allemand:
    „Wir müssen uns um ein brauchbares Verhältnis zu Russland bemühen. Das ist nicht sexy, aber das muss sein. Wir können so nicht weitermachen“
    „Man darf sie nicht von der Bildfläche verdrängen, sonst melden sie sich, wie wir gesehen haben, sehr schnell wieder.“
    „Man muss Russland anständig behandeln“
    „Wir können uns unser Verhältnis zu Russland nicht von Washington diktieren lassen. Das geht nicht.“ )

      +11

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    • Crapaud Rouge // 09.10.2015 à 17h33

      Faut pas se faire d’illusions. Junker ne fait qu’exprimer la voix des capitalistes allemands qui ont besoin du marché russe.

        +6

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  • sadsam // 09.10.2015 à 08h45

    C’est l’occasion de se rafraîchir la mémoire avec la liste des prix Nobel de litérature :

    http://www.unesaisondenobel.com/listesnobel.html

    Je suis loin de connaître tous les lauréats mais je vois pas que le prix Nobel de littérrature ait déjà été décerné à un auteur de reportages, fussent-ils bien écrits et présentant des témoignages intéressants.

      +4

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  • Astatruc // 09.10.2015 à 08h55

    Alexiviech Svetlana est née dans l’Ouest de l’Ukraine(on comprend mieux sa haine de Poutine) et était aux jeunesses communistes.On notera que ses livres sont publiés en Russie mais interdits en Biélorussie(ah, mais c’est vrai, Poutine commande aussi la Biélorussie….)
    Apparemment, cette dame depuis son départ en Bielorussie n’a pas vécu en Russie, on se demande bien d’où sort sa critique puisqu’elle n’est pas concernée mais bon, on peut compter sur Jauvert, il est bien capable de rempalcer Bielorussie par Russie dans le texte, en effet; on constate que l’honnêteté de ce monsieur est toute relative.
    D’ailleurs, elle le dit elle-même, d’après wiki:”elle regarde le monde avec les yeux d’une litéraire, et non d’une historienne, en d’autres termes,elle écrit des romans, pas de l’histoire, elle invente quoi.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Svetlana_Aleksievitch

      +14

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  • Tonton Poupou // 09.10.2015 à 09h09

    Le prix Nobel de littérature serait il devenu tout juste bon à classer avec le prix Nobel de la paix et le pseudo prix “Nobel d’économie” qui n’est que celui de la Banque de Suède………. maquillé ?

      +10

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    • Lysbethe Lévy // 09.10.2015 à 15h45

      J’ai bien aimé ces livres, mais elle n’en a pas écrit beaucoup contrairement à d’autres nominé(e)s régulièrement chaque année, et c’est ce que je trouve curieux, mais en lisant son CV sur Wikipédia, elle a bien été cooptée par les fonds Soros : “” Sviatlana Aliaksandrauna Aleksievitch) née le 31 mai 1948 à Stanislav1, est une écrivaine et journaliste russophone soviétique puis biélorusse, dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros.”

      “Elle vie à Minsk actuellement :” Très critique à l’égard du « régime » d’Alexandre Loukachenko, elle vit aujourd’hui à Minsk, après avoir longtemps séjourné en Italie, en France puis en Allemagne (Berlin)”.

      Et elle est contre le président Loukachenko souvent accusé lui aussi d’être un dictateur et qui a son lot de gros mots cher à nos “journalistes a gage”, qui n’ont eu de cesse de le basher.

      Et pour rappel la Biélorussie a été déjà victime d’une révolution de couleur ratée : http://www.nouvelle-europe.eu/pourquoi-la-bielorussie-est-elle-etanche-aux-revolutions-de-couleur :
      “”Le 7 janvier 2005, le Président Alexandre Loukachenko déclarait qu’il n’y aurait pas, au Belarus, de « révolution rose », « orange », ou « de la banane ». Le Président biélorusse faisait alors référence à la vague de « révolutions colorées » qui a déferlé sur l’espace eurasiatique entre 2000 et 2005. Si en Ukraine, au Kirghizistan ou en Géorgie, ces révolutions se sont soldées par un renversement du régime, le rassemblement populaire protestataire après l’élection de M. Loukachenko en 2006 a été rapidement dispersé, sans remettre en cause le pouvoir présidentiel. Comment expliquer l’échec de la « Révolution en jean », appelée ainsi en référence à la chemise brandie par un opposant à Minsk en 2005 ?””

      Voilà pourquoi ce “président-dictateur”, en réalité on aligné sur Washington, Europe ne plait pas et que tout a été tenté pour subvertir le pouvoir avec un mouvement type OTPOR : http://www.liberation.fr/monde/2001/09/10/la-revolte-des-bisons-bielorusses_376529

      Et la haine envers tout ceux qui vont dans ces pays ou sont invités par les “nouveaux Hitler” comme l’acteur Depardieu !

      Le Pen club fort ancien ayant nominé de grands écrivains ou auteurs quand à lui devient un instrument politique ou ce n’est plus vraiment des écrivains de qualité qui sont nommés, mais des “dissidents politiques” instrumentalisés comme un chinois Wei wei nominé parce qu’opposé au régime chinois !

      Ou un afghan qui n’a écrit qu’un seul livre alors que de nombreux écrivains ayant une carrière éblouissante sont “oubliés” au profit du “soft-power” américain. Le cas Charlie Hebdo est significatif :

      http://www.vanityfair.fr/monde-de-vf/articles/six-membres-du-pen-boycottent-la-remise-du-prix-du-courage-a-charlie-hebdo/25530 Or voici comment brice Couturier résume l’affaire :

      http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-charlie-islamophobe-selon-les-chochottes-du-pen-club-2015-0

      Voilà comment on “tire vers le bas” la littérature et la musique au moment ou on a donné le prix aux Pussy Riots pour servir de “soft-power” contre Poutine, alors essayer d’écouter “leur musique” et “chanson de rock” je vous fiche mon billet que vous aurez pas envie d’aller plus loin que 15 mn ! Je peux me tromper mais bon hein….

        +8

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  • Nerouiev // 09.10.2015 à 09h39

    Poutine avait répondu bien avant son Nobel : “Ceux qui ne regrettent pas l’époque de l’URSS n’ont pas de cœur. Ceux qui rêvent de revenir à l’URSS n’ont pas de cerveau”.

      +21

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  • bdb // 09.10.2015 à 09h49

    Bizarre ou évident que les médias ne citent pas “la fin de l’homme rouge” dans la bibliographie d’Alexievitch trop nostalgique, des souvenirs de gens qui croyaient à l’honnêteté, qui parlent d’un “homo sovieticus” romantique, surtout critiques des années Eltsine, de son coup d’Etat, de l’apparition d’une maffia s’emparant des biens publics, vraiment pas un bouquin tendre sur la chute de l’URSS et de l’installation d’un capitalisme sauvage. Pas une lecture à recommander. N’oubliez pas de lire aussi “La guerre n’est pas faite pour les femmes”, vous savez, ces “greluches” que l’ont voit les 9 mai, bardées de décorations, témoignages terribles de “soldates” et de partisanes. Bien entendu nos médias voient l’opposante, presque la “dissidente” pas celle qui expose les contradictions d’un peuple qui a tant subi en 70 ans.

      +11

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  • Olposoch // 09.10.2015 à 10h44

    Info connexe:
    Le seul gazoduc entre la Russie et l’Europe qui ne passe pas par l’Ukraine passe par… la Biélorussie.

    Et on attend les prises de positions idéologiques mais neutres des journalistes sur la volonté de domination sans partage de l’Allemagne en Europe, signe de sa nostalgie du IIIè Reich, Merkel étant fascinée par l’ascension d’Hitler,

      +4

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  • Inox // 09.10.2015 à 11h15

    Tout le monde commence sérieusement à s’exciter autour de la Syrie, pays au centre d’une zone historique de passage et d’échanges entre trois continents. Gaz et pétrole pour ne citer que les plus importants. La Syrie est incontournable pour le transport de l’énergie, les enjeux économiques sont énormes. Les projets Occidentaux et Russes s’entrechoquent (pour ne citer qu’eux)

    Voilà la véritable cause de cette guerre. L’essor de EI est lié aux déstabilisations géopolitiques causées par les guerres en Irak puis en Syrie pour le contrôle des ressources.

    Il n’y a pas de “bien” ni de “mal” aux yeux des grands acteurs. juste du business.

    Cette guerre s’intensifie sérieusement. Et donc la propagande s’intensifie également, car une guerre se gagne avec une opinion publique favorable. Et absolument tous les moyens seront bons pour avoir une opinion publique favorable. Du mensonge grotesque à la vérité brute et choquante, tout y passera.

    Nous entrons dans une phase intensifiée de manipulation de masse.

      +7

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  • luc // 09.10.2015 à 11h22

    ces récompenses intéressées, afin d’enfoncer le clou dans la tête des gens, c’est exaspérant tout de même…

    je pense notamment à la palme d’or à cannes :
    -cette année, palme d’or pour un film sur “l’histoire d’un réfugié venu en france, fuyant la guerre civile dans son pays”…
    -il y a quelques années : un film sur “l’homosexualité”… (et un autre aussi sur l’homosexualité qui a eu le césar du meilleur film..) en plein débat sur le mariage pour tous…
    -il y a quelques années : un film sur “l’euthanasie”…

    palme d’or, prix nobel… “cherchez pas, c’est certifié intelligent et de qualité, vous n’avez pas le niveau pour contredire!”

    on nous prend pour des cons c’est impressionnant! plus c’est gros plus ça passe, toujours en finesse, sur la lancée de l’assassinat de kennedy et du 11 septembre, les médias expliquent en boucle ce qu’il faut penser (citizen kane…)

    mais bon, restons zen et lucide

      +12

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  • Cédric // 09.10.2015 à 12h05

    Nobel, cest comme les JO et le Foot, corruption et compagnie… y’a vraiment plus que les gogo qui y croient … ( Obama prix nobel de la paix… ah ah ah )

      +8

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  • Caliban // 09.10.2015 à 12h35

    Pourquoi ne pas inventer un contre-prix Nobel ? De toute évidence, le Comité Nobel défend des intérêts géopolitiques bien marqués, et ce n’est pas nouveau.

    Un prix Gandhi ou Nelson Mandela par exemple.

    Et le jour où le lauréat des deux prix sera le même, c’est vraiment qu’on sera tombé sur une perle.

      +5

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    • jp // 09.10.2015 à 14h33

      ça existe, de façon parodique mais pas seulement pour rire car ça pousse souvent à la réflexion.
      Ce sont les prix IgNobel.
      Je retiens particulièrement celui décerné à J. Chirac “pour avoir célébré le cinquantième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en reprenant les essais nucléaires français dans le Pacifique.”

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig_Nobel#Prix_d.C3.A9cern.C3.A9s_en_2015

        +3

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    • games // 09.10.2015 à 19h40

      Il y avait un prix Lenine de la paix!

        +1

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  • step2 // 09.10.2015 à 12h42

    il me semble qu’on avait un très bon article qu’il faudrait ressortir sur la plaisanterie de l’attribution des Nobels et sur les lignes politiques que les candidats se devaient de représenter pour pouvoir être élu.

    Sinon très partiellement, il y a cet article, qui relève tout l’embarras que relevait l’attribution du nobel de la paix à Obama, interprété par les ricains eux même comme de la complaisance mal venue.

    Quand une institution en est à précéder les désidérata de lobbys cerveau éteint, à tel point qu’elle en commet des impairs, les gens devraient quand même se poser des questions….

      +2

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  • Fulsi // 09.10.2015 à 12h43

    Pourrait t-on arrêter de racler le fond de l’humanité et ne plus citer ces articles mais en trouver d’autres constructifs ?

      +3

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  • Bruno // 09.10.2015 à 13h06

    Lu sur
    http://www.liberation.fr/debats/2015/10/09/en-chine-la-persistance-du-nationalisme_1399872

    ” En Russie non plus je ne perçois pas de dislocation de l’Etat nation, conjuguée à une recomposition de l’Empire, mais à nouveau une réaction nationaliste à base de ressentiment : l’Occident a gagné la guerre froide, il nous a volé ou tente de voler l’Ukraine, la Géorgie, etc. Défendons ce qui est nôtre de toute éternité (Kiev berceau de la nation russe) et maintenons notre peuple dans l’ignorance des interprétations concurrentes, assimilées à la propagande de Washington, en proférant des mensonges presque aussi gros que ceux de Staline, qu’il est urgent de réhabiliter : si seulement Gorbatchev avait été de la même trempe que Staline, nous n’en serions pas là. ”

    J’apprécie particulièrement le “maintenons notre peuple dans l’ignorance des interprétations concurrentes “, surtout venant de Libération….

      +2

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  • Johann // 09.10.2015 à 13h32

    Tout le monde sait ou devrait savoir que le comité nobel oeuvre à sens unique et est complètement à la botte des élites capitalistes occidentales. Recevoir un prix avec ce nom quand on sait quel a été son oeuvre est un signe d’indignité. Honneur à ceux qui ont refusé un tel “prix”!

      +4

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  • vloiseau // 09.10.2015 à 14h14

    Une analyse très intéressante du comité Nobel pour comprendre le rôle de Geir Lundestad est disponible pour qui voudrait étudier le personnage. L’attribution des derniers prix Nobel de la Paix porte la signature par son expression même.

      +3

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  • Vladimir K // 09.10.2015 à 14h17

    Faites discuter deux personnes de 60 ans, l’une ex-soviétique, l’autre occidentale. Elles constateront que, depuis le premier jour de leur vie, leurs existences ont eu peu de choses en commun, comme si elles avaient vécu sur deux planètes.

    Pareil pour un français et un japonais, pareil pour un américain et un qatari, pareil pour un Sud-africain et un norvégien, pareil pour un isralien et un groenlandais…

    Le monde est fait de peuples différents, quelle découverte !

    A la fin des années 1970, je suis allée, avec un groupe d’écrivains soviétiques, en RDA.
    Ok, elle faisait donc partie du système qu’elle dénonce maintenant… Si elle a eu un visa de sortie, elle était soit (k)Gébiste, soit elle était haut placée au parti, ce qui revient quasiment au même.

    d’un despote populiste, n’hésitant pas à endoctriner son peuple à grands coups de “lavage de cerveau”
    Je vais en parler à ma femme, que Poutine endoctrine par lavage de cerveau alors qu’elle est au Canada.

    1- Cette femme n’est pas écrivain, mais documentaliste. Son livre est une retranscription de témoignages, pas de la littérature

    2- Visiblement elle a largement bénéficié du système soviétique. Et comme ceux qu’elle dénonce maintenant, elle s’est bien installée après la chute de l’URSS.

    3- Le prix Nobel ne veut plus rien dire, quel qu’il soit

      +13

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  • kopenhague // 09.10.2015 à 18h35

    je ne sais pas si Alexiviech Svetlana mérite ou non le prix Nobel, mais son livre “la fin de l’homme rouge” est très intéressant à lire à plus d’un titre. J’avais entendu parler de l’auteur par Michel Polac dans une émission de radio qui parlait du livre “la supplication” en pleurant.
    En lisant ces deux livres j’ai été frappée par la souffrance du peuple russe qui a traversé des périodes très sombres mais aussi par sa capacité à mettre en mots avec justesse et intelligence ce qu’il avait eu à vivre. les personnes qui témoignent s’expriment très bien et réfléchissent sacrément .Ça parle aussi de la nature humaine qui est capable du meilleur comme du pire.(les témoignages sur les délations sont terribles)
    L’autre surprise c’est leur point de vue très critique sur la période Eltsine porté aux nues en occident et leur nostalgie sur la période soviétique beaucoup plus égalitaire qui permettait à tous de s’instruire et d’aller dans les universités. Dans ces deux livres elle ne parle pas de Poutine, les témoignages semblent avoir été recueillis avant son arrivée.

      +7

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  • Krokodilo // 09.10.2015 à 19h31

    Le prix Nobel de littérature est une absurdité. Les Nobel récompensent avant tout des avancées de la Science. On a vu ce qui est arrivé avec le ridicule Nobel de la paix à Obama… Quoique cette année, le comité se soit rattrapé avec un joli choix qui a surpris tout le monde. En littérature, sur quels critères dire qui a pu la faire avancer ? Outre le problème de la traduction de nombreux grands auteurs ne l’ont pas eu, et le risque de choix politique est grand, comme cette journaliste-écrivain pro-Kiev qui semble tomber à pic. Voir aussi ce qu’en dit WIki :
    “Il n’est pas rare que le prix Nobel prenne une signification politique, ayant parfois valeur de désaveu face à des régimes autoritaires. En effet, plusieurs écrivains exilés, dissidents, contestataires, persécutés ou interdits de publication dans leur pays ont été récompensés, tels Miguel Ángel Asturias, Boris Pasternak, Pablo Neruda, Alexandre Soljenitsyne et Gao Xingjian2,3.”

      +1

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  • Maria // 09.10.2015 à 20h12

    Pour la petit collection de propagande O.B. j’ai trouvé ça : http://lavventura.blog.lemonde.fr/2015/10/09/pourquoi-revons-nous/

    Une infographie qui me semblait intéressante sur le mécanisme des rêves et arrivée vers le tiers de la page , paf ! une analyse très orientée du cerveau de ….de…..de….de Poutine bien sûr !

      +3

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  • Ataraxi // 09.10.2015 à 23h54

    Hollande Nobel de la paix 2016?

    http://www.romandie.com/news/Syrie-Hollande-n039a-pas-evoque-d039alliance-de/636881.rom

    On savoure la malice de Poutine. Bien entendu l’idée de mettre autour d’une table les seules parties légitimes du conflit ne date pas d’hier et il l’a plusieurs fois evoquée. Il a du bien se marrer en voyant l’empressement avec lequel Hollande a nié la lui avoir soufflée.

    Des nains.

      +1

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  • Papagateau // 10.10.2015 à 01h11

    Dans la suite de :
    [IgNobel] Svetlana Alexievitch : La Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass

    Les prix nobel partent de très très bas :
    http://www.francetvinfo.fr/monde/prix-nobel/pressions-clashs-diplomatiques-et-candidature-de-hitler-dans-les-coulisses-del-attribution-du-nobel-de-la-paix_1117101.html

    Pressions, clashs diplomatiques et candidature de Hitler : dans les coulisses de l’attribution du Nobel de la paix

    En plus de cent ans d’histoire, la composition et les choix du comité norvégien ont régulièrement fait l’objet de controverses.

    “Il n’y a plus de prix Nobel de la paix.” La prestigieuse récompense a été vidée de son sens, expliquait le juriste Fredrik Heffermehl à Europe 1 en 2013. L’année suivante, il a porté plainte contre le comité qui désigne les lauréats, qu’il accuse de violer le testament d’Alfred Nobel, en ne récompensant pas de véritables pacifistes.
    (…)
    Un Nobel pour un ami de la Norvège
    (…)
    Dans son testament, rédigé en 1895 (en anglais), un an avant sa mort, Alfred Nobel demande à ce que le prix pour la paix soit attribué à la personne qui aura fait le plus pour “la fraternité entre les nations, pour l’abolition ou la réduction des armées, et pour la tenue et la promotion de sommets pour la paix”. (…)
    D’emblée, le Nobel de la paix a donc été lié à la politique. En 1905, quatre ans après le premier Nobel, la Norvège obtient son indépendance, et le président du comité d’alors devient aussi ministre des Affaires étrangères. “Il cherchait des amis de la Norvège”, a raconté en 2005 l’ancien secrétaire du comité, Geir Lundestad, invité par l’université californienne de Berkeley. Coïncidence ? Le Nobel de la paix est attribué, en 1906, au président américain Theodore Roosevelt, qui a pourtant guidé son armée dans de nombreuses interventions à l’étranger. Même les Américains trouvent la ficelle un peu grosse : “Un large sourire a illuminé la face du monde quand le prix a été attribué… au plus va-t-en-guerre des citoyens des Etats-Unis”, ironise le New York Times de l’époque.
    (…)
    Adolf Hitler, éphémère nominé au Nobel de la paix
    (…)

      +2

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  • Canfrarus // 10.10.2015 à 04h57

    Pourquoi est-ce qu’on nous montre toujours les photos de Poutine en vacances (torse nu ou à cheval) ?

    Est-ce que les médias russes illustrent toujours Hollande sur un scooter ou en slip et tongues sur la plage, ou au volant d’un pédalo ? Non. Et pourtant ce ne sont pas les photos de nos présidents en vacances (presque ou carrément à poil) qui manquent.

      +2

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  • Vigie // 10.10.2015 à 14h58

    Si vous voulez avoir un aperçu de l’âme russe et ressentir de quoi ils ont capables, lisez “La supplication”.
    Mais attention, ça envoie des coups aux tripes à en rester prostré plié en deux de compassion, remet en question la notion de dévouement, et risque de vous rendre anti-nucléaire (risques, déchets…).

      +2

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  • samos // 10.10.2015 à 22h22

    Personnellement j’aime trop l’écriture pour critiquer des écrits que je n’ai pas lu. Je me souviens de l’indignation qui s’ est emparée de moi quand j’ai entendu Alain Finkielkraut philosophe et futur académicien faire la critique du film Underground de Kusturica palme d’Or du festival de Canes 1995 en disant que lui même ne l’a pas vu, mais un de ses amis à qui il fait entièrement confiance a vu le film !! Finkielkraut, soit dit en passant enseignait a l’Ecole Polytechnique et formait nos futurs “élites”
    L’octroi du Prix Nobel de littérature a Madame Svetlana Alexievitch m’ a surpris à plusieurs titres.
    Primo son “œuvre” selon la description de la presse est une œuvre , surement de grande qualité journalistique transcrite dans une belle langue( dixit Homère d’Allore ) Une amie m’a lu quelques brefs passages très savoureux, mais ceci est pris au magnétophone in vivo et n’est pas une œuvre littéraire à la Pasternak et encore moins à la Dostoïevski ou Tolstoï. Le Prix Pulitzer lui va comme un gant. Son œuvre est très patelin et ne concerne une partie du peuple russe dans une période donnée .”Et l’Homme (universel) dans tout cela ?” nous rétorquerait Oblomov de Gontcharov !
    Cela ne mérite le Prix Nobel de littérature.
    Secundo la personnalité de Svetlana Alexievitch prête à la polémique. Grande critique de l Union soviétique et de son régime où elle a pris une part active faisant partie du Komsomol (Union de la jeunesse communiste) dont elle fut la Récipiendaire du Prix en 1986 et comme le dit si bien Vladimir K un des écrivains soviétiques qui est allé à la fin des années 1970 en RDA …. (k) guébiste ? ou communiste haut placée ? Pour finir maintenant soutenue par la Fondation Soros !!

    Mais ce qui intrigue le plus, grande dissidente, elle choisie la nationalité de la Biélorussie, la grande dictature si vilipendée par son ami Soros qui interdit la publication de ses œuvres, mais la laisse partir et vivre à l’Occident puis retourner ensuite à Minsk après chaque voyage en Italie, en France et en Allemagne. Nous sommes dans une relation schizophrène ou au moins masochiste.
    Ce prix est plus géopolitique du moment que littéraire.

      +6

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    • Pierre // 11.10.2015 à 23h22

      Vu de l’Est
      Bien d’accord avec l’aspect Schizophrène de cette dame Svetlana Alexievitch et sur le caractère “géopolitique” de ce prix Nobel. Elle décrit des faits à la fois avec une part de vérité et de mensonges ou de déformations – dans un seul sens . Peu de mes amis Russes se réjouissent de la guerre qui a eu lieu dans le Donbass – et ce n’est pas Poutine qui a initié les actions violentes sous le nom ATO pour opérations anti-terroristes dans le Donbass. Poutine a été plutôt à la recherche d’un “cessez-le-feu”, en tous cas il l’a accepté; c’est bien Kiev-Maidan qui s’est empressé d’accentuer une loi sur l’interdiction du russe en Ukraine, comme langue administrative (alors qu’une “ukrainisation” était déjà menée depuis 10 ans d’ailleurs)… Bref à travers des critiques fondées sur plusieurs aspects du pouvoir de Poutine, elle fait aussi passer des idées fausses et mensongères. C’est une tactique et technique très habile et très ancienne. Ce n’est pas Poutine qui a inventé “Pravyi Sektor” et ses défilés aux flambeaux à Kiev, ni même la statue de Bandera en Ukraine (idéologue qui a bel et bien animé l’esprit des exactions et massacres en Biélorussie et en Pologne orientale de 1943-1944). Elle fait partie de cette petite “intelligentsia” russe qui croit naïvement qu’en Occident tout est fait pour le mieux car l’individu est client (avec la pureté de l’ange) et même si, avec aussi quelques critiques sur cet Occident, croit toujours avec cette même naïveté que celui-ci a en lui les ressorts pour s’amender et s’améliorer (alors que l’âme slave est elle trop complexe donc irrémédiablement difficile à faire changer). Ce raisonnement revient alors à voir positivement l’intervention de l’Occident – à chercher à s’y rendre d’ailleurs comme si on allait en “cure”, etc… Cette attirance de certains Russes pour cet “Occident” m’a toujours intrigué et aussi agacé car si “l’âme slave” existe, elle n’aboutit pas forcément à cette même attitude. Bref, sans m’interdire de lire ses ouvrages, je n’accorderai pas à cette écrivain de l’importance sur la valeur d’un “prix Nobel”.géopolitique.

        +1

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