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14.mai.202014.5.2020 // Les Crises

Transmission aéroportée du SARS-CoV-2 : l’importance du port du masque et de locaux bien ventilés

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Source : Réalités Biomédicales

Il s’agit de la première étude en vie réelle sur la transmission aéroportée du SARS-CoV-2, c’est-à-dire sur une potentielle contamination par le coronavirus porté par l’air ambiant. Ces travaux ont été conduits en février et mars dans deux hôpitaux de Wuhan, foyer de l’épidémie de Covid-19 en Chine, ainsi que dans des lieux fréquentés par le public. Elle a consisté à mesurer les concentrations du matériel génétique viral (et non déterminer l’infectiosité du virus) dans des prélèvements d’air et sur des surfaces.

Les virologues de l’université de Wuhan ont utilisé une technique PCR (droplet digital PCR ou ddPCR) adaptée à la quantification de copies du matériel génétique (ARN) du coronavirus dans des gouttelettes.

Publiée le 27 avril dans la revue Nature, cette étude a consisté à évaluer la concentration d’ARN du SARS-CoV-2 dans 30 sites différents, en l’occurrence dans des endroits fréquentés à l’hôpital par les équipes soignantes ou les patients, ainsi que des zones empruntées par la population générale. Les deux hôpitaux dans lesquels cette étude a été menée sont l’hôpital Renmin réservé aux patients atteints d’une forme sévère de Covid-19 et au Wuchang Fangcang Field Hospital (hôpital de terrain construit à l’emplacement de centres d’exposition et d’installations sportives) qui a accueilli des patients placés en quarantaine et présentant une forme modérée de la maladie.

Les prélèvements ont été effectués des endroits fréquentés par les patients (notamment unités de soins intensifs, unités de soins cardiologiques de l’hôpital Renmin, toilettes mobiles) ; des lieux exclusivement réservés au personnel médical ; des emplacements ouverts au public.

Trois types de prélèvements ont été réalisés : des échantillons d’air contenant des aérosols sans limite de taille ; des aérosols de diamètres différents pour déterminer la distribution du SARS-CoV-2 aéroporté en fonction de la taille ; des échantillons provenant de surfaces dans le but de déterminer le taux de dépôt du SARS-CoV-2 présent dans l’air.

Des concentrations faibles ou indétectables de SARS-CoV-2 ont été trouvées dans la plupart des sites analysés à l’hôpital Remnin. Un résultat qui suggère que l’utilisation de chambres à pression négative et/ou le taux élevé de renouvellement d’air au sein des unités de réanimation, des unités de soins intensifs cardiologiques sont très efficaces pour limiter la transmission du SARS-CoV-2 aéroporté.

A l’hôpital Wuchang Fangcang, la concentration aéroportée la plus élevée a été observée dans les toilettes des patients : 19 copies d’ARN viral par mètre cube. Ce matériel viral en suspension peut provenir de la respiration du malade ou de la suspension dans l’air d’infimes quantités de matières fécales ou d’urine du patient lors de l’utilisation de ces sanitaires mobiles, non ventilés et exigus.

Concernant les zones réservées au personnel médical, les concentrations de virus dans les zones où les membres de l’équipe soignante retirent leur dispositif de protection étaient comprises entre 16 et 42 copies d’ARN viral par mètre cube. Par ailleurs, la concentration a parfois atteint 20 copies par mètre cube dans les vestiaires des médecins.

L’étude a également montré une concentration de 20 copies par mètre carré dans les bureaux du personnel médical. Par ailleurs, les prélèvements ont montré la présence d’aérosols de grande taille (macro-gouttelettes supermicrométriques, supérieures à 2,5 micromètres).

Concernant la présence à l’hôpital des aérosols submicrométriques (d’une taille comprise entre 0,25 à 1 micromètre), les auteurs émettent l’hypothèse qu’ils proviendraient de la re-suspension d’aérosols provenant de la surface du matériel de protection au moment de son retrait. Quant aux aérosols de taille supermicrométrique, ils proviendraient de dépôts de virus au sol qui seraient par la suite transportés par le personnel médical.

À l’entrée d’un grand magasin

Dans les lieux publics fréquentés (en dehors de l’hôpital), les prélèvements ont montré que la concentration du virus SARS-CoV-2 était indétectable ou très faible (inférieure à 3 copies par mètre cube). Deux exceptions : un site d’attroupement de personnes situé à un mètre de l’entrée d’un grand magasin et un emplacement proche de l’hôpital Renmin qui constituait un lieu de passage important du public, notamment emprunté par des patients ambulatoires (non hospitalisés). Dans ces deux sites, situés à l’extérieur d’un bâtiment, il est possible que, dans la foule, des individus infectés par le SARS-CoV-2 aient contribué à la diffusion de virus aéroportés au moment des prélèvements d’air.

« Globalement, ces résultats indiquent un faible risque par voie aéroportée dans les zones bien ventilées ou les lieux ouverts au public. Ils soulignent cependant qu’il convient d’éviter les lieux d’attroupement en même temps qu’ils soulignent l’importance d’une détection précoce des sujets infectés afin qu’ils soient placés en quarantaine ou traités », soulignent les auteurs.

Aérosolisation du virus à 3 mètres du lit du patient

Dans des chambres de l’unité de soins intensifs de l’hôpital Remnin, un échantillon a révélé jusqu’à 113 copies d’ARN viral, par mètre carré sur les surfaces, alors même que les concentrations du virus se situaient en deçà du seuil de détection dans les prélèvements d’air. L’échantillon comportant le taux le plus élevé de copies du matériel génétique du virus provenait d’un coin de la chambre, éloigné d’environ trois mètres du patient. L’autre échantillon avait été prélevé dans un autre coin, situé à deux mètres du malade.

Ces résultats, bien que basés sur un petit nombre de prélèvements, montrent que des aérosols potentiellement contaminants peuvent se déposer sur des surfaces et participer à la contamination d’autres personnes. Comme d’autres travaux très récents, cette étude pointe la potentialité d’une transmission du SRAS-CoV-2 par aérosols.

Ventilation et désinfection rigoureuse des zones à risque

Concernant les zones exclusivement réservés à l’équipe médicale, des concentrations élevées d’ARN viral ont été initialement trouvées, mais ces taux sont tombés en deçà du seuil de détection après que des procédures rigoureuses de désinfection aient été appliquées dans ces zones à haut risque de transmission (emploi plus fréquent d’un désinfectant chloré pour nettoyer le sol des chambres des patients, désinfection des zones de retrait du matériel de protection au moins une fois par semaine, application d’une solution hydro-alcoolique sur toutes les protections avant retrait, utilisation prolongée des purificateurs d’air intérieur).

Porter un masque et éviter les attroupements

Les résultats de cette étude ont d’importantes implications en matière de prévention tant en santé publique que pour la protection du personnel médical, estiment les chercheurs chinois. Ils insistent sur la nécessité d’une ventilation des locaux et sur la désinfection de petites pièces non ventilées, en particulier des toilettes qui peuvent représenter une source de propagation du virus.

Enfin, concernant les mesures de protection individuelle dans la population générale*, les chercheurs insistent sur l’importance du port du masque pour réduire le risque potentiel de propagation du virus ainsi que sur la nécessité d’éviter la foule, autrement dit, selon eux, de maintenir une distanciation physique de deux mètres, voire de trois mètres. Un message qu’il convient que chacun ait à l’esprit à partir du lundi 11 mai au moment de la levée du confinement en vigueur en France depuis sept semaines.

Marc Gozlan

* A ces mesures visant à réduire le risque de transmission aéroportée s’ajoute le lavage consciencieux et régulier des mains qui, lui, vise à limiter la transmission manuportée.

Source : Réalités Biomédicales

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Commentaire recommandé

ST // 14.05.2020 à 08h31

(suite)

Pour autant : faut il ne pas porter de masque ? Personnellement j’en porte dans de nombreux cas, dans les magasins pour faire les courses, en présence de mes parents et beaux parents agés, etc… Dans le doute. Et si j’étais infecté, je souhaiterai être traité avec des antibiotiques type azythromicine, pareil, dans le doute, parce que porter un masque ou prendre des antibiotiques ne parait pas d’un danger délirant à l’inverse.

Mais sur un site qui prend un soin extrême à chercher une démonstration scientifique formelle de l’efficacité de tel ou tel médicament, il serait honnête de préciser régulièrement que :

– il n’y a aucune base scientifique prouvée à l’efficacité du port du masque
– il n’y a aucune base scientifique démontrée au confinement

En fait, j’ai bien l’impression qu’il n’y aucune base scientifique démontrée à quoi que ce soit dans la luttre contre le coronavirus à ce stade. Aucune. Zéro. Du coup, soit on arrête tout et on reprend une vie normale et advienne que pourra. Soit on on essaye des choses, des médicaments, des mesures barrières, de manière raisonnée et raisonnable, en espérant que ça marche en attendant d’avoir des certitudes scientifiques absolues et démontrées, ce qui prendra sans doute des années.

60 réactions et commentaires

  • ST // 14.05.2020 à 08h31

    Etude intéressante, mais si je peux me permettre puisqu’on est sur un site qui est très pointilleux dès qu’il s’agit de preuve scientifique (en toute cas dès qu’il s’agit d’hydroxychloroquine par exemple), la conclusion et le titre sont totalement infondés scientifiquement et trompeuse. L’étude relatée dresse un tableau des zones où la diffusion aéroportée du virus est la plus intense. Point. Or le titre de l’article et la conclusion insistent sur « l’importance du port du masque ». Où est ce que dans l’étude relatée, il a été testé que le port du masque constituait une barrière quelconque contre un virus aéroporté ? Nulle part.

    A l’inverse, l’étude ci dessous compile toutes les études scientifiques répertoriée qui ont effectivement testé l’efficacité du port du masque dans la prévention de la transmission des virus aéroportés :

    https://covidinfos.net/wp-content/uploads/2020/05/MasksDon-twork-4.pdf

    Conclusion de l’étude : ils n’ont trouvé aucune étude démontrant une quelconque efficacité du masque. Pas de différence dans le personnel des urgences par exemple, qui réceptionne de nombreux patients infectés (grippes, différents virus respiratoire etc..) selon qu’ils portent un masque ou pas. Et aucune différence dans toutes les études notées sur le port du masque ffp1 ou ff2 alors que le niveau de filtration n’est pas le même.

    Il n’y a donc aucune preuve scientifique solide sur le fait que porter un masque soit une protection contre les infections par les virus aéroportés comme le Covid-19.

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    • JaiLuLarticle // 14.05.2020 à 09h27

      Cette étude par un « chercheur » dont le domaine scientifique n’est pas indiqué, utilise un point de vue théorique pour déclarer que les masques sont inutiles. Elle en conclut que les études qui montrent leur possible utilité sont par principe « infondées », donc choisit de les ignorer… Hum, hum… C’est de la « science »?

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      • ST // 14.05.2020 à 13h25

        L’étude source 7 études scientifiques pratiques (et non théoriques) publiées, qui ont cherché à mesurer l’impact des masques dans une environnement réel. Aucune ne trouve un impact détectable. L’étude indique ne pas avoir trouvé d’autres études pratiques démontrant une efficacité des masques : si vous avez des contre-exemples, donnez les.

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        • Catalina // 15.05.2020 à 07h42

           » un environnement réel » ????, c’est l’hôpital, le virus est moins concentré dans la vie normale, chez tout un chacun; à la maison, ou dans la rue il est impossible d’avoir la m^me teneur en virus, parce que vous parlez des soins intensifs ect, ce qui n’est absolument pas comparable à l’extérieur ou les gens ne recoivent pas que des patients covid+, là, je reste persuadée que le masque est utile

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        • JaiLuLarticle->fakeScience // 15.05.2020 à 15h35

          Merci de lire l’article complètement, je le cite (p. 8 et 9): « Masks cannot possibly work […] the studies that show partial stopping power of masks […] are irrelevant. »
          Quatre études (indiquant l’efficacité du port du masque) sont alors citées, mais … pour ne pas être lues (« irrelevant ») !!! Pour moi on est typiquement dans un cas de « fake science ». La science c’est de se confronter, pas d’ignorer les études qui vont en sens contraire de ce qu’on pense.
          L’idée force de l’article, c’est qu’une étude a montré qu’un seul vibrion pathogène (différent du covid-19) a pu infecter un insecte (sic! p. 8) et qu’on peut penser qu’aucun masque ne protège à 100% donc aucun masque ne protège du tout !!! la notion de charge virale disparaît !!!
          La réalité étant compliquée (qui aurait pensé que les fumeurs seraient moins atteint ?) les arguments théoriques ne suffisent pas : il faut être ouvert à l’expérience et à la mesure statistique. Ici visiblement des études se contredisent, et donc, jusqu’à plus ample informé, on ne saurait conclure. Remarquons quand même que les taux de mortalité semblent plus bas là où les gens portent plutôt le masque… et ce, sur des populations de millions d’individus, pas des études de quelques dizaines de cas.

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    • Bats0 // 14.05.2020 à 14h07

      C’est un chaman ou quoi ce toubib ?
      Vous voulez essayer de rentrer dans un bloc où il y a un malade bien contaminé, sans ventilation, et sans protection ?
      C’est incroyable le nombre de post de désinformation, ou mauvaise info (enfin c’est pareil).
      Les contributeurs n’en sont même pas contients car ne font pas le nécessaire pour vérifier l’information…
      Quelques règles pour vérifier les « infos » : https://youtu.be/qirbNmrxmUI?t=100

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      • Loxosceles // 14.05.2020 à 14h34

        Moi je vais voir le decodex, dans ces cas là.

        Sinon, l’utilité du masque est-elle démontrée par des études ou par rien de plus que la preuve sociale, finalement ?

        En tout cas, moi je ne demande que ça : des études prouvant l’utilité des masques pour avoir un point de comparaison ou de contradiction. Aller voir les papes de la pseudo pensée critique m’est de peu d’utilité.

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        • jp // 14.05.2020 à 19h45

          « moi je ne demande que ça : des études prouvant l’utilité des masques »

          ben si vous étiez sur une table d’opération et que le chirurgien qui va vous opérer dans 3 minutes rentre et vous dis bonjour sans masque, vous n’auriez pas un peu les miquettes ?

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          • Loxosceles // 14.05.2020 à 20h20

            Mais ça c’est une preuve sociale, pas une preuve scientifique.

            Par contre, j’ai trouvé tout seul comme un grand une étude montrant l’utilité des masques, dans cette vidéo :

            https://www.youtube.com/watch?v=Pf5NJ5v6ItI&feature=youtu.be&t=1355

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            • ST // 14.05.2020 à 21h25

              Merci pour la vidéo.

              En effet, c’est intéressant : on a bien une étude qui démontrerait une certaine efficacité dans la réduction partielle de la charge virale exhalée détectable en respirant à travers un masque par rapport à sans masque. Notez cependant que : ce n’est pas vrai pour tous les virus d’après la vidéo, et c’est pas non plus ultra flagrant (mais c’est déjà ça). Ceci étant, on aurait préféré une étude qui compte les réelles contaminations, ce serait plus probant.

              D’ailleurs le médecin indique fait mention juste après d’une étude elle basée sur le nombre réel de contaminations, et qui indique qu’il n’y a aucune différence sur le nombre de contamination entre une masque chirurgical ffp1 et un masque ffp2.

              L’usage du masque pour les malades pour ne pas contaminer les autres est sans doute une bonne piste et une bonne pratique. Il est sans doute inutile en revanche pour les personnes saines pour ne pas se faire contaminer. L’étude indiquée dans la video semble montrer une certaine efficacité du masque pour éviter la contamination s’il est porté par le malade, mais pas dans des ordres de grandeur qui seraient un « game changer ».

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          • ST // 14.05.2020 à 21h18

            C’est pas le même contexte : un chirurgien met un masque lors d’une procédure invasive principalement pour éviter les infections sur son patient. Ca n’a pas grand chose à voir avec la transmission d’un virus respiratoire aéroporté.

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      • ST // 14.05.2020 à 14h35

        C’est marrant ça, quand Raoult avance quelque chose, on lui tombe dessus en lui disant que ses chiffres n’ont pas été obtenu dans une étude sérieuse randomisée etc.. Et honnêtement, cette critique ne me gène pas. Oui on a le droit de critiquer les déclarations et les méthodes de Raoult et demander des données scientifiquement plus fondées. Mais quand on fait remarquer que le port du masque n’est pas spécialement plus fondé scientifiquement que la prescription d’hydrochloroquine, avec des études scientifiques en référence, qui indiquent des expériences menées avec des médecins masqués et des médecins non masqués au contact des malades, et pas de différence de taux d’infection, c’est de la désinformation ou de la fake news. Indiquez moi plutot vos références d’études démontrant l’efficacité du port du masque dans la limitation des infections virales aéroportées. C’est pas une question en l’air, ça m’intéresserait d’en avoir.

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        • Subotai // 14.05.2020 à 21h30

          Il y a un truc qui s’appelle bon sens et qui souvent se base sur l’appréhension directe de ce qui se passe dans l’espace de nos perceptions.
          Pas besoin d’étude scientifique pour comprendre qu’éternuer dans sa main, son coude, ou un masque réduit la projection de tout ce que nous pouvons expulser par notre bouche dans les proportions appréciables.
          Pas besoin d’études pour comprendre que la réduction de la portée de nos projections bénéficie à notre interlocuteur/environnement.
          Ce qui rend implicite le fait de réduire considérablement le potentiel de contamination si votre interlocuteur AUSSI porte un masque.
          Le corolaire est l’élimination ou la désinfection du masque sans se contaminer soit même avec les éventuelles projections reçues.
          On ne parie pas sur la barrière du masque (or prévu pour) contre ce qui vient de l’extérieur, on admet qu’éviter de projeter soit même est une bonne base de prophylaxie.
          Maintenant, attendre des « preuves » scientifiques pour adopter un comportement de bon sens, je veux bien à chacun de voir…
          Ca fait longtemps que les japonais, les coréens et personnel de santé le pratiquent avec efficacité.

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  • ST // 14.05.2020 à 08h31

    (suite)

    Pour autant : faut il ne pas porter de masque ? Personnellement j’en porte dans de nombreux cas, dans les magasins pour faire les courses, en présence de mes parents et beaux parents agés, etc… Dans le doute. Et si j’étais infecté, je souhaiterai être traité avec des antibiotiques type azythromicine, pareil, dans le doute, parce que porter un masque ou prendre des antibiotiques ne parait pas d’un danger délirant à l’inverse.

    Mais sur un site qui prend un soin extrême à chercher une démonstration scientifique formelle de l’efficacité de tel ou tel médicament, il serait honnête de préciser régulièrement que :

    – il n’y a aucune base scientifique prouvée à l’efficacité du port du masque
    – il n’y a aucune base scientifique démontrée au confinement

    En fait, j’ai bien l’impression qu’il n’y aucune base scientifique démontrée à quoi que ce soit dans la luttre contre le coronavirus à ce stade. Aucune. Zéro. Du coup, soit on arrête tout et on reprend une vie normale et advienne que pourra. Soit on on essaye des choses, des médicaments, des mesures barrières, de manière raisonnée et raisonnable, en espérant que ça marche en attendant d’avoir des certitudes scientifiques absolues et démontrées, ce qui prendra sans doute des années.

      +42

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    • Joseph // 14.05.2020 à 11h28

      Il n’y a peut être pas de base scientifiques mais de bonnes bases empiriques tout de même puisque les pays ayant adopté le port du masque obligatoire très tôt- et notamment en Europe centrale avec la Slovaquie et la république tchèque – on largement contenu l’épidémie.

      C’est aussi une question de bon sens, il est évident qu’une protection devant la bouche est efficace contre la propagation d’un virus logé dans les canaux respiratoires. De la même manière, il est évident qu’un virus qui contamine la planète en deux mois le fait également par des aérosols et non uniquement par du serrage de main.

      Pas besoin du tampon « scientifique » quand les faits parlent d’eux-mêmes. On voit bien ce que ça donne quand on attend la science.

        +17

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      • Bats0 // 14.05.2020 à 14h14

        En Asie le port du masque est culturel : ils prennent soins des autres.
        Nous , en occident, c’est la culture de l' »égo ».

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        • EugenieGrandet // 14.05.2020 à 16h45

          Bien d’accord avec vous, Bats0 et Joseph.

          La remarque de ST, grosso modo « ça n’est pas prouvé en théorie, donc ça ne peut pas marcher en pratique » est très française, cartésienne (j’ai vécu dans plusieurs pays dans le monde hors Europe et j’ai passé des mois dans différents pays asiatiques).

          Je partage votre point de vue sur le comportement « moi d’abord » français et aussi cette incapacité à accepter le pragmatisme. Au Royaume Uni, il m’avait été dit « you french, you say: it works in practice, but does it work in theory »…. (tout est dit.)

          Heureusement, le bon sens a l’air de l’emporter. Les gens comprennent que ceux qui portent un masque protègent les autres citoyens, leur famille, leurs amis.

          Cet après midi, à Paris, je dirais que 85-90% des gens portaient un masque. Si ca résiste dans le temps, alors la transmission Ro pourrait rester sous le chiffre critique de 1.

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          • ST // 14.05.2020 à 18h28

            > La remarque de ST, grosso modo « ça n’est pas prouvé en théorie, donc ça ne peut pas
            > marcher en pratique » est très française, cartésienne

            Vous avez mal lu mon commentaire et l’article scientifique cité : c’est exactement l’inverse. En théorie on comprend pourquoi ça devrait marcher de mettre un masque (réduire la charge virale à laquelle on est exposée en filtrant l’air reçu), mais EN PRATIQUE, on n’arrive pas à le prouver. Les études portent sur notamment des personnels hospitaliers au contact des malades, certains avec masques et d’autres sans masques, certains avec masques FFP1 et d’autres avec masques FFP2, et ils n’arrivent pas à mettre en évidence un taux d’infection différent selon les cas.

            Le bon sens voudrait que les masques fonctionnent. Mais le fait qu’on arrive pas à démontrer l’efficacité sur des populations similaires, les unes avec masques et les autres sans est quand même problématique. Dans le doute, je comprend qu’on puisse dire autant mettre un masque, mais ça n’enlève rien au fait qu’on arrive pas à le démontrer alors que le genre d’expérience menée devrait le mettre en évidence de manière forte.

            En fait si j’avais une critique à formuler à l’article que je cite, c’est qu’il me semble que les études citées se concentrent toutes sur le masque en tant qu’outil de protection individuel (ne pas être contaminé en portant un masque), alors qu’on pourrait imaginer que le masque soit utile en tant qu’outil pour ne pas contaminer les autres, même si l’inverse n’est pas vrai. Mais là encore, ça reste à démontrer.

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          • Emmanuel // 15.05.2020 à 06h14

            Les japonais qui ont une culture du port du masque sont bien plus touchés que nous lors des des épidémies de grippe .
            « Selon les dernières données de l’OMS publiées en 2017, les décès dus à la grippe et à la pneumonie en France ont atteint 21 096, soit 4,63% du total des décès. Le taux de mortalité ajusté selon l’âge est de 14,10 pour 100 000 »
            « Selon les dernières données de l’OMS publiées en 2017, les décès dus à l’influenza et à la pneumonie au Japon ont atteint 145866 ou 13,58% du total des décès. Le taux de mortalité ajusté selon l’âge est de 34,54 pour 100 000 habitants »

              +1

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        • Fadette // 14.05.2020 à 20h04

          En Asie le port du masque est culturel : ils prennent soins des autres.
          Ah oui? Aucun rapport n’est-ce pas avec des transports en commun hyper-bondés… Aucun rapport non plus avec la pollution atmosphérique (notamment les particules fines) à des niveaux extrêmement dangereux? Ça c’est prendre soin des autres?

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          • Pong // 15.05.2020 à 04h31

            En effet. L’idée que la société chinoise, hyper individualisée après des années de marche forcée vers le capitalisme le plus débridé pour une génération d’enfants uniques, soit un modèle d’altruisme me semble assez cocasse.

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    • Mathias // 14.05.2020 à 16h45

      Coucou, je réponds à
       » – il n’y a aucune base scientifique démontrée au confinement »
      Effectivement, il n’y a pas eu d’étude dans laquelle on confinerait un ménage sur deux pour voir ce que ça donne. Toutefois, il est clair que le virus se transmet d’une personne à l’autre (même si pour les anthroposophes c’est causé par des satellites). En limitant le nombre de rencontres, on limite le nombre d’occasions qu’a le virus pour passer d’une personne à l’autre. Cela reste toujours complètement indubitable, n’est-ce pas ? Et cela implique directement que le nombre de nouveaux cas quotidiens sera plus faible en cas de confinement, et c’est exactement le but recherché.
      En effet, moins de cas quotidiens signifie entre autre moins de cas graves quotidiens. Donc moins de patients qui nécessiteront un lit d’hôpital. Et moins un hôpital est surchargé, plus son personnel peut prendre soin de chaque patient. Et ça a pour effet direct de diminuer la mortalité – parce que si vous avez 10 ventilos, et 12 cas graves, vous vous retrouvez avec deux cadavres.

      Voilà voilà, j’espère que ça répond à votre interrogation 🙂

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      • ST // 14.05.2020 à 18h38

        Je comprend évidemment la logique. Mais là encore, c’est faire une hypothèse, pas prouver qu’elle est vérifiée. C’est très possible que ce vous dites soit vrai. Mais si c’est le cas, on devrait le constater beaucoup plus clairement dans les statistiques d’évolution des cas, or, ce ne semble pas être le cas.

        On a des pays qui confinent avec très peu de cas, des pays qui confinent avec beaucoup de cas, et l’inverse est vrai. Aux Etats-Unis, par exemple, où les réponses des Etats ont été très différentes : des Etats voisins, assez similaire en terme de densité de population etc… et qui ont choisi des voies diamétralement opposées, l’un confinant et l’autre pas, n’ont pas eu d’évolution sensiblement différente du nombre de contamination dans les semaines suivants la mise en place des mesures de confinement.

        Les modèles qui tentent de chiffrer les différences d’évolution prévisibles en cas de confinement ou de non confinement (et qui sont fondés sur la logique mécanique que vous venez d’indiquer) n’expliquent pas l’absence d’évolution exponentielle dans des zones non confinées comme la Suède.

        Les différences d’évolution de l’épidémie dans les différents pays est très certainement multi-factorielle. Elles restent pour l’instant globalement inexpliquées. Mais il est douteux qu’un facteur unique comme le confinement ou le port du masque puisse induire des différences majeures sur cette évolution, car si c’était le cas, on arriverait à le détecter beaucoup plus facilement en analysant les taux de propagation du virus en fonction du confinement ou pas des populations.

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        • marc // 15.05.2020 à 06h37

          Je suis à Canton, en Chine à 836 km de l’épicentre Wuhan, nous somme la 2eme province chinoise la plus touchée par le virus ET nous n’avons jamais été en confinement !
          Mais le plus tôt que je me rappelle c’est d’avoir fait une photo le 21 janvier 2020 dans un hôpital a Canton, et tout le monde portaient un masque à cette date, et on le porte encore aujourd hui, même si certain commence à l’enlever.
          Le masque est obligatoire pour rentrer dans les magasins et transport en commun, et on prend aussi votre température.

          On peu ajouter aussi des habitudes différentes par rapport à la France, ici, on ne se sert pas la main et on ne se fait pas la bise !

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  • EugenieGrandet // 14.05.2020 à 08h37

    Peut-être un article à diffuser en masse à tous ceux qui se sont réunis le long du Canal St Martin à Paris et ailleurs en France.

    S’ils se sont senties invulnérables (parce que jeunes), ils oublient qu’ils peuvent laisser derrière eux un air « pollué  » par le virus sans oublier que, retains, asymptomatiques transmettront le virus à des plus faibles et moins jeunes.

    Tous auraient porté un masque, je vous aurais économisé ce commentaire !!

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    • bili // 14.05.2020 à 08h56

      « Globalement, ces résultats indiquent un faible risque par voie aéroportée dans les zones bien ventilées ou les lieux ouverts au public. »
      À leur décharge , il était dans « des locaux » bien ventilé…
      Et si leur rassemblement à été contaminateur , la science empirique nous en apportera la preuve avec une explosion des contaminations suite à ce rassemblement, donc attendons une 15 de jours et nous conterons les mamades ou pas du covide 19…

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    • ouvrierpcf // 14.05.2020 à 15h45

      Pourquoi les gens du canal st martin ont ils été filmés à leur insu ? ont ils donné leur droit à l’image? Pourquoi Madame BUZIN elle n’a pas été filmée et n’ a ton pas vu ou écouté le rapport qu’elle elle médecin elle ministre avait en janvier ? en, janvier !! relisez cette date vérifiez sur internet !! Notre ministre de la santé médecin connaissait le risque de propagation du virus !! Et vous Eugénie vous voulez faire la morale aux jeunes filmés (à leur insu ) le lendemain du dé confinement en mi MAI 2020!!
      au fait ou elle a été confinée ? connaissez vous les jardins de l’élisées ? toutes les personnes y étant portent elles un masque? avez vous les images ? pourquoi ne les a t on pas?

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      • EugenieGrandet // 14.05.2020 à 16h57

        Je m’intéresse au fait, pas aux personnes: attroupements le long du Canal St Martin sans respect des gestes barrière.

        Pour dire et répéter mon point de vue: le port du masque est la garantie (avec les autres gestes barrière) que vous contaminerez beaucoup plus difficilement votre voisin (de promenade, de pique-nique, d’apéritif) ainsi que ceux que vous croisez. Ça n’est pas très convivial de se réunir comme ça mais il faut le faire encore quelques semaines. Après l’état pourra relâcher cette contrainte si tout se passe bien.

        Et si tout le monde le fait, le virus se transmettra beaucoup plus difficilement.

        Enfin, il n’est pas interdit de filmer une foule ou un groupe de personne dans la rue (ou de prendre une photo, demandez aux touristes) De toutes façons il y a des centaines et centaines de camera de surveillance dans Paris sans oublier les drones. Si vous voulez vous battre contre cela, j’en suis mais mon sujet était sur le port du masque pour réduire la transmission.

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        • Emmanuel // 14.05.2020 à 20h05

          Paye ton apéro pique nique avec un masque 🤣
          Une cliente psychologue ma fait part de sa confiance en l’avenir ,un cabinet plein pour les 10 prochaines années.
          Rire pleurer 🤔

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          • EugenieGrandet // 15.05.2020 à 17h57

            Je parle d’une affaire de quelque semaines pour éviter un nouveau pic (et une reprise de l’activité économique.) Pas de l’éternité.

            Ça doit être surmontable sans passer par un.une psy. Ou alors le sujet est déjà atteint, non?

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            • LordMouton // 15.05.2020 à 18h16

              J’avais lu au détour d’un article (que je serais bien incapable de retrouver) que le confinement aurait probablement un impact psychologique conséquent (on s’en doute) ; et que le fait que la majorité de la population porte un masque en permanence après le déconfinement pouvait également avoir des effets importants quoique difficile à prédire. J’imagine que cela viendrait du fait que nous communiquons un grand nombre d’expressions par l’intermédiaire de nos visages et que le port du masque nous coupe, d’une certain manière, d’une partie du contact avec autrui.

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        • LordMouton // 15.05.2020 à 11h33

          Sans respect des gestes barrières, vraiment ? La prise de vue est trompeuse car elle écrase la perspective, du fait de l’angle de la prise de vue. Les groupes de personnes me semblaient bien séparés de plusieurs mètres. Alors ok, certaines personnes n’étaient pas très loin de leurs amis, mais pas forcément si proche que ça (un mètre, ce n’est pas si grand…). Et dans un endroit ouvert à tous les vents, où on peut donc compter sur une dilution/dispersion rapide des gouttelettes. J’ai l’impression qu’il aurait été bien plus risqué que ces gens se retrouvent dans des petits appartements parisiens…Mais ce n’est que mon intuition.

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  • François // 14.05.2020 à 08h57

    Pour la ventilation, ont ils fait des études randomisés ?

    Si on ventille les locaux toutes la journée comme les clim, n’y a t’il pas un risque de déplacer le virus au delà de son périmètre de 1m50?

    Rappelez vous d’une étude sur le sras, 1 personne dans un avion long courrier contamine 33% des passagers… Imaginez dans les Tours de la Défense ou dans les courants d’air des transports en commun…

    Ils ne nous pousserait pas a attraper le COVID ?

    C’était les questions que ce posent des employés ? Cela n’expliquent pas pourquoi certaines grandes compagnies poussent au télétravail a septembre ?

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    • EugenieGrandet // 14.05.2020 à 17h06

      Je suis étonnée par votre commentaire sur les Sras en long courrier? Avez vous une référence?
      Car dans ma famille il y a plusieurs personnes travaillant chez des avioneurs. Et en interne, ils disent que la contamination en avion y très difficile car l’air des avions est pulsé vers le bas en permanence (donc si vous toussez ou éternuez, les gouttelettes ne se propagent que très peu horizontalement). De plus l’air est aspiré par le bas et est filtré au même niveau que dans un bloc opératoire.

      Pour la clim, ll y a eu cet article récent sur une publication chinoise concernant un restaurant en Chine où une personne contaminée a réussi à contaminer plusieurs autres à deux tables d’écart, les gouttelettes ayant été transportées par la climatisation qui soufflait dans la piece (un peu comme le vent à l’extérieur) bien au delà d’1 mètre.

      Sur le télétravail, il s’agit d »éviter que les employés soient contaminés entre eux (réunions, cantines, …) et aussi surtout dans les transports en commun. Plus les entreprises peuvent le faire, moins le virus se transmet (faute d’humains). Et d’autre part, cela peut éviter qu’une deuxième vague arrive (avec un reconfinement qui serait un suicide économique de la France)

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    • LordMouton // 15.05.2020 à 11h35

      Il y a effectivement un gros sujet sur la ventilation des locaux fermés. Il y a eu un cas un Chine (il me semble, de mémoire) de contamination massive dans un restaurant à cause de la climatisation en circuit fermé.
      Dans nos locaux à la Défense, la ventilation a été configurée pour fonctionner en 100% air neuf pour éviter ces phénomènes, et j’imagine (/j’espère !) que la majorité des tours font pareil.

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      • EugenieGrandet // 15.05.2020 à 17h54

        La contamination n’a pas été massive mais elle a été significative, en premier rang (des clients et personnels du restaurant: voir article de Marc Gosian sur Le Monde.fr récent)

        Quand j’étais à La Défense et que les fumeurs pouvaient encore sévir, il était fréquent de sentir la fumée de voisins qui s’en « grillaient » une. D’ailleurs après l’interdiction de fumer, c’est comme ça qu’ils étaient repérés : ils enfumaient leur étage, en tout cas, une partie !

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    • Matthieu // 16.05.2020 à 04h01

      Bonjour François et merci pour ce commentaire.
      Je profite de cette occasion pour partager un témoignage et des informations sur ces sytèmes d’aération, de clim et de soufflerie.
      Il se trouve qu’il y a une quinzaine d’années, en 2007 plus précisément, j’étais engagé au Ministère du Travail, au sein de la Direction de l’Administration générale pour la Modernisation des services (DAGEMO) et du Bureau de la politique d’Action sociale et des conditions de travail. J’étais missionné, entre autre, pour assurer le suivi du plan de veille et de lutte contre le risque de pandémie. J’assistais un haut fonctionnaire des armées, spécialement détaché dans notre administration pour coordonner la mise en œuvre du plan dans l’ensemble des services (centraux et déconcentrés) du Mintra. Il est normal que les moyens du Mintra soient mobilisés puisque les mesures prophylactiques à mettre en œuvre en cas de pandémie concernent au premier chef toute l’organisation économique.
      Ce faisant, le dispositif du plan pandémie était piloté par une cellule ou mission interministérielle qui regroupait essentiellement le Mintra et le Ministère de la santé. Parfois, des représentants et coordinateurs de l’Educ Nat, des transports, équipement, énergie, sécurité civile, etc. pouvaient être mobilisés pour préciser des détails de ce plan lors des réunions de suivi.

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      • Matthieu // 16.05.2020 à 04h03

        Suite 1
        Bien que je ne sois ni médecin ni expert en santé, mais économiste statisticien, je souhaite partager ma modeste expertise acquise dans l’organisation et la mise en œuvre du plan pandémie. Et à ce propos, j’aimerais surtout vous alerter sur le risque potentiel des dispositifs d’aération, de climatisation et de soufflerie dont sont souvent équipés les bâtiments modernes qui accueillent du public et/ou des employés.
        A l’époque où j’étais en charge de cette mission, j’ai participé à de nombreuses réunions notamment avec des hauts fonctionnaires et des experts de la santé, directement en lien avec le cabinet du Ministre. Les nombreuses études épidémiologiques qui étaient exposées pointaient déjà assez dramatiquement le risque potentiel de ces dispositifs d’aération. Ce risque était posé dans ces discussions avec une certaine gravité. En effet, pratiquement tous les bâtiments publics et professionnels sont équipés de ces dispositifs, mais la plupart d’entre eux ne sont pas aux normes d’hygiène et de sécurité pour lutter efficacement contre la propagation d’un corona virus. Les systèmes d’aération sont souvent équipés de filtres, mais hormis dans les avions comme l’a rappelé Eugénie, ces filtres sont généralement inefficaces et ne font pas barrière contre la propagation des micro-gouttelettes d’un corona. Cela concerne l’essentiel du bâti industriel, les transports (taxis, bus, métro, rer), les grandes surfaces commerciales, les administrations (écoles, etc)… A peu près toutes les structures de l’économie moderne sont concernées.

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  • Owen // 14.05.2020 à 09h03

    « Transmission aéroportée », aérosolisation »…
    La transmission aérienne, c’est trop plouc ? La science aéronavale à missiles air-sol, ça passe mieux ?

    L’épidémie, c’est comme la confiture: moins on la gère, plus les articles étalent la prétention scientifique.

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  • Bobam // 14.05.2020 à 09h13

    Ah enfin une étude sérieuse sur ces problèmes de transmission par air ou surfaces. Donc il faut faire vite savoir au gouvernement que la distance physique ( oublions l horrible distance « sociale «  inappropriée, et plutôt à recommander 2 à 3 mètres …..actuellement le message gouvernemental martelé est de 1 mètre.

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  • iséorcé // 14.05.2020 à 09h32

    Le masque je crois que je vais surtout pas le porter parce que j’ai envie de protéger mon système immunitaire. Je veux respirer des tas de micro-organismes qui traînent et qui construisent mes blocs immunitaires. Respirer l’air vicié de mon masque, non merci.

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    • Kasper // 15.05.2020 à 03h45

      Les gens vulnérable que votre incivisme va contribuer à infecter et tuer vous remercient bien.

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  • lon // 14.05.2020 à 10h52

    S’il existe des endroits bien ventilés c’est bien les plages et les montagnes . Les avoir interdits d’accès prouve que ce gouvernement infantilise et fait régner un climat de peur dans la population

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    • jp // 14.05.2020 à 13h43

      Vous avez très bien compris la réalité de ce qui se passe ! L’essence même d’un pouvoir c’est de l’assurer.

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    • Owen // 14.05.2020 à 14h03

      Au delà de la débandade virale et de celle économique qui vient, c’est surtout la première grande crise idiocratique qui se fait jour.
      Ça continue d’ailleurs. Pendant ce temps, un loi contre la cyberhaine s’impose à tous les français, proposée par une députée s’étant servie dans son répertoire habituel d’insultes pour rédiger le texte qui les dénoncent, a été voté par des représentants du peuple qui ne s’interrogent pas sur ce qui se passe.

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  • monique // 14.05.2020 à 11h15

    efficacité du masque??
    je n’ai pas trouvé de preuves ….
    problèmes liés au port du masque??
    beaucoup de soignants en sont atteints comme des individus non contaminés:
    une allergie tenace sur le visage,des boutons et des rougeurs persistants.
    est-il logique d’inhaler le gaz carbonique que l’on rejette??

      +1

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    • jp // 14.05.2020 à 13h39

      Inhaler du CO2 n’est pas logique quand on peut faire autrement.
      Mais c’est aussi un traitement en urgence de la crise de Tétanie (rebreathing).
      Comme ces masques de protection ne sont pas étanches et poreux les phénomènes de diffusion très rapide des gaz en limitent les inconvénients.
      Question simple à se poser à propos des masques chirurgicaux: accepteriez vous de vous faire opérer à ventre ouvert par une équipe chirurgicale ne portant pas de masque ?

        +3

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    • jacques // 14.05.2020 à 14h15

      L’absurdité du ré-inhalement du CO2 ,le volume d’air inspiré est entre 0.5 et 2 litres le volume d’air.
      Entre le masque et le visage il y a au maximum 0.1L donc une seule grande inspiration compenserait tout manque d’oxygène comme le corps sait le faire automatiquement dans n’importe quelle activité physique.

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  • jmathon // 14.05.2020 à 11h24

    À quand un article qui parle de la sur représentation de certains pays dans la mortalité attribuée au covid19 ?

    À la date du 13 mai 2020 (hier) cinq pays européens (Royaume uni, Italie, Espagne, France et Belgique) représentent 43,46% des décès pour 3,23% de la population mondiale.

    Bien entendu, à ce stade de la pandémie et compte tenu de l’incertitude des chiffres de la mortalité due effectivement au covid19. 😉

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    • EugenieGrandet // 14.05.2020 à 17h13

      Et qui parle de la sous représentation de certains : Grece avec 13 décès pour 1 million d’habitants (France 404);
      Pourquoi aucun article sur les mesures exceptionnelles prises par la Grèce pour obtenir ce résultat impressionnant? (ce n’est pas du second degré; je ne comprends tout simplement pas le résultat grec)

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      • marc // 15.05.2020 à 06h50

        Je peux totalement vous expliquer le cas grec, mon frère et ma sœur y vivent:

        Durant les 10 dernières années la Grèce a vu des coupes sombre dans les services hospitaliers, contre l’aide du FMI, la troïka, bref des hôpitaux n’ont même pas d’aspirine, car les hôpitaux sont incapables de payer la facture aux labos, et les labos ne livrent plus les hôpitaux.
        Si vous choper le covid-19 et que vous allez a l’hôpital, y’a des grandes chance que vous mourriez, faute de medicamnets et de matériels, donc vous restez chez vous et mettez un masque.

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        • EugenieGrandet // 15.05.2020 à 17h46

          Ok. Si vous dites vrai (je n’ai pas les éléments pour contester !), alors cela devra se voir dans une exception de mortalité toutes causes confondues.

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      • Leterrible // 15.05.2020 à 13h03

        (( à la suite de ce que dit Marc ))

        .. et puis parfois (souvent) il faut un peu de chance… et ce coup-ci les grecs ont reçu tout au début un « avertissement sans frais » … un autocar ayant transporté une trentaine de grecs pendant un « pélérinage » a compté juste avant sa rentrée en Grèce un moitié de malades inexplicables , tous ensemble avec 2 cas graves qui ont dû être étudié en urgence à la frontière…d’où annihilation d’une future « contamination tous azimuts » qui « promettait » beaucoup..!!! https://fr.timesofisrael.com/covid-19-21-nouveaux-cas-en-grece/
        Plus la situation géographique (accès par mer par air mais.. très peu en voiture-direct)
        Plus janvier-février ne sont pas des mois à tourisme de l’ extérieur ni d’ailleurs de déplacements des grande villes vers le littoral la campagne ou les montagnes..
        En plus .. par crainte « heureuse » ils ont interdits les rassemblement du carnaval (à la date grecque)….etc..etc..

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  • jp // 14.05.2020 à 13h31

    Pour ceux qui n’auraient pas de mémoire en ce qui concerne la microbiologie.:
    Transmission des microorganismes par les goutelettes de salive: Carl Flügge microbiologiste 1847-1923.
    Premier masque chirurgical (en ouate): 1897 par Mikulicz-Radecki (1850 -1905)

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  • BlueMan // 14.05.2020 à 15h56

    En complément, voyez « Air éternuements, et contamination virale : comment des micro-particules peuvent diffuser le coronavirus, ou l’impérieuse nécessité de porter un masque filtrant » :
    https://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=9176

    Et accessoirement pour la contamination par contact : « Cette expérience montre comment un virus peut se propager dans un restaurant » :
    https://www.youtube.com/watch?v=Hyi1nKW9Ta0

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  • François Marquet // 14.05.2020 à 23h42

    Une petite remarque de DR à propos du confinement
    Les confinés semblent plus contaminés que les non- confinés en Espagne
    https://www.mediterranee-infection.com/efficacite-du-confinement-et-etude-de-prevalence-serologique-en-espagne/

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  • jp // 15.05.2020 à 00h10

    La contamination, fonction de la contagiosité du virus, de la réceptivité du sujet et de la charge virale, est alors d’abord fonction de la proximité. Il est évident que quand on enferme des gens en un lieu fermé à faible volume et qu’un sujet introduit malgré tout le virus on est quasi certain que les autres gens présents vont être contaminés. La démonstration a été faite de nombreuses fois ces temps si. Le drame des EHPAD a bien vérifié ce qu’on sait depuis longtemps: si on laisse rentrer des porteurs de virus on tue et si personne ne rentre on ne tue pas..

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  • Matthieu // 16.05.2020 à 04h06

    Suite 2

    Le risque potentiel d’accélérateur de contamination par ces dispositifs d’aération, clim & soufflerie est donc connu par la communauté scientifique, en ce qui concerne la propagation aérienne d’un corona virus, depuis au moins 2007, pour autant que je sache. Il est étonnant que dans les médias, les autorités sanitaires n’aient pas encore sérieusement commencé à informer la population française sur ce risque sanitaire notamment avant le début de la phase de déconfinement. Je dis étonnant et c’est un euphémisme! J’ai d’ailleurs interpellé le député de ma circonscription fin mars et mi avril, sur ce danger, dès que le gouvernement a commencé à nous expliquer que le port du masque sera obligatoire. Depuis, toujours pas de réponse…

    Je ne dis pas que la polémique sur l’hydroxychloroquine est mineure, mais comparativement à l’absence d’information sur ce risque sanitaire, l’Etat met sciemment la population française en danger en dérogeant à son obligation d’appliquer le principe de précaution.
    Nous avons le cas de cette contamination par voie aérienne, amplifiée par les systèmes de clim dans ce restaurant chinois. Nous avons également, le scandale de la contamination de près de 1300 marins du porte-avion Charles de gaule (Cf Commission du sénat) qui révèle en plus la volonté des autorités publiques d’étouffer l’affaire. Pour ceux qui auront visionné l’intégralité de la séance de questions des parlementaires à la Ministre des armées, on ne peut expliquer l’explosion du nombre de marins contaminés QUE par le fonctionnement des systèmes d’aération du porte avion.

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  • Matthieu // 16.05.2020 à 04h10

    Si vous m’autorisez quelques recommandations simples et de bon sens…

    Bien évidemment, un masque, même FFP2, ne vous garantit pas une protection à 100%. En revanche, un masque en tissu ne vous protège de rien, au contraire. Les particules aéroportées infectées auront tendance à se concentrer sur la surface du masque au niveau de la bouche et finiront fatalement par passer à travers.

    De manière générale, si vous êtes en bonne santé, le port du masque dans une rue déserte est inutile. Dans un lieu fermé, équipé de soufflerie et très fréquentés, mieux vaut y pénétrer avec un masque FFP2 (car microperforé) et éviter d’y rester trop longtemps.
    Si vous êtes porteur du virus, vous restez à la maison, mais si vous sortez vous devez porter un masque FFP2, pour protéger les autres.

    A chaque instant, vous devez être en mesure de décider par vous-même comment agir, comment bien vous protéger et faire preuve de discernement relativement à la situation sanitaire.
    Un homme averti en vaut dix, comme on dit, alors j’espère que ce témoignage contribue à diminuer la peur du virus et surtout la peur de vivre. N’ayons pas peur, mais restons vigilant.

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