Source : Youtube, C Polémique, 15-01-2016

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Pour en débattre, Bruce Toussaint recevait ce dimanche 15 janvier :
Emmanuel Todd, historien et essayiste.
Hubert Védrine, président de l’Institut François Mitterrand, ministre des Affaires Etrangères de 1997 à 2002 et auteur de Le monde au défi aux éditions Fayard.
Cynthia Fleury, philosophe, psychanalyste, professeur à l’American University of Paris et auteur de Les Irremplaçables aux éditions Gallimard.
Bernard Guetta, journaliste, spécialiste de géopolitique et lauréat du prix Albert Londres en 1981.
Christine Ockrent, journaliste et auteure de Clinton / Trump : l’Amérique en colère aux éditions Robert Laffont.
Thomas Snégaroff, historien spécialiste des États-Unis et auteur de Hillary et Bill Clinton. L’obsession du pouvoir aux éditions Tallandier.

Source : Youtube, C Polémique, 15-01-2016

77 réponses à [Vidéo] Trump : le peuple a-t-il toujours raison ? C polémique

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 20 janvier 2017 à 05h41

La question de savoir si le peuple a toujours raison est une fausse question.
La vraie question est que le peuple veut se sentir représenté.
Dire que “Donald Trump” est prêt à faire des concessions à “Monsieur Poutine” est un langage tordu qui inclus un début de mensonge et une vision étriquée. Pourquoi? Parce que les peuples russes se sentent représentés par leur chef d’état. C’est simple.
Mais chez les européistes, les peuples ne se sentent pas représentés. S’en prendre à Poutine, c’est s’en prendre aux russes qui se lèveraient comme un seul l’homme en cas d’agression.
Chez nous il n’y a pas de convergences d’objectifs entre les administrateurs élus et les aspirations du peuple. C’est simple. Les peuples en ont marre des objectifs non dits de leurs administrateurs non représentatifs qui décident pour eux et leur mentent pour des intérêts qui ne les concernent pas.

  1. Logic Le 20 janvier 2017 à 02h59
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    A Cinthya qui s’étonne que l’Amérique mette à sa tête un champion de l’optimisation fiscale après avoir dit, dans un éclair de lucidité, que le problème était celui des inégalités (en citant le dernier rapport de l’Oxfam : 8 personnes sont aussi riches que 3,6 milliards). Ce Trump nous l’avons ici même depuis plusieurs années, sans même avoir eu besoin de l’élire ! Qui est à la tête de l’UE ? Un indice, son nom commence par un J et se termine par un r. Lol.

    Faudrait peut-être aussi investiguer un peu plus loin et remettre en cause le système qui crée ces inégalités, et détruit les fondements de la démocratie, le néolibéralisme dont le libre échange est une des composantes, puis poser la bonne question : le néolibéralisme a-t-il toujours raison ? Le populisme, de droite comme de gauche, n’est peut-être qu’une tentative, parfois maladroite, pour y répondre.


    • Fritz Le 20 janvier 2017 à 03h21
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      Oui : le populisme est une réaction de défense populaire.

      Le peuple peut se tromper dans ses choix, mais il a toujours raison de se défendre, quand il est trompé par l’oligarchie médiatique.


    • madake Le 21 janvier 2017 à 06h45
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      @Logic
      Selon l’Oxfam, ce sont bien, non pas 8, mais 64 personnes qui sont aussi riches que la moitié de l’humanité. (cf Le-Monde)
      http://tinyurl.com/hggorop

      En fait, le plus écoeurant dans tout ça, c’est que que nos politiques se sentent confortés, se haussant du col, en regardant Trump, comme un cafard, et tous leurs discours se résument dans:

      -Beurk! regardez ce gros raciste populiste, qui débite ces horreurs sexistes et xénophobes,
      nous ne sommes pas comme ça, nous!!!

      Ils sont persuadés que leur légitimité tient à l’attitude policée dont ils enveloppent leurs mensonges politiquement corrects. Mais ce qu’ils votent, et la politique qu’ils mènent, désespèrent leurs électeurs, qui sont les dindons de cette triste farce.
      Avoir “mister J”, l’artisan de l’évasion fiscale massive des multinationales, à la tête de l’€urope devrait frapper de stupeur, mais aucun parmi eux n’y voir à redire.
      Après leur avoir démontré, par l’alternance, que la politique des partis dominants était identique, et conforme à la technocratie européenne, comment, des élus nantis pourraient-ils imaginer que l’envie de retourner la table devient la seule échappatoire des électeurs?
      Dans un système où la fraude et le mensonge vous hissent au pinacle, pourquoi Trump n’y aurait pas sa place?
      Mais où va-t-on si le politiquement correct ne suffit plus à se faire élire?


  2. kasper Le 20 janvier 2017 à 05h00
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    “Le peuple a t’il toujours raison ?” poser le debat en ces termes, c’est deja montrer qu’on a rien compris a ce qui fait la légitimité d’une élection. Une preuve de médiocrité.

    Une election ne consiste pas a choisir une politique optimale, elle cherche a determiner la politique qui beneficie de la plus large adhésion au sein du peuple (En principe, hein, le mode de campagne actuel en faisant plus une foire a celui qui gueule en dernier). Et l’adhésion du peuple est désirable pour principalement 2 raisons: morale d’abord, en ce que puisque chacun participe a son niveau a l’effort de vie en société, il est legitime que chacun puisse donner son avis sur ce vers quoi doit tendre cet effort, ensuite pragmatique en ce qu’une politique qui a l’assentiment de la majorité est plus facile a mettre en oeuvre qu’une politique que tout le monde truandera a la premiere occasion.

    Il y a d’ailleurs une incohérence a imaginer qu’il existerait une politique “optimale” en soi. Optimale dans quel but ? Optimale pour faire quoi ? Une politique efficace pour doper la croissance du PIB n’est pas une politique efficace pour préserver la nature, ou pour conserver des temps de loisir. Cette determination du but final de la politique relève de notions subjectives comme le sens de la vie ou la definition du bonheur, qui échappent complètement au domaine de la technique requise pour determiner une politique efficace a accomplir un objectif précis.

    La question n’est donc pas de savoir si le corps electoral a raison, mais vers quoi il a envie d’aller.


  3. Catalina Le 20 janvier 2017 à 05h02
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    todd : ” il y a toute une partie de l’oligarchie qui n’accepte pas….moi, j’appelle ça un regain démocratique…”

    Donc pour Todd, si j’ai bien compris, l’oligarchie représente en partie la démocratie, on voit bien là, la définition typiquement américaine de ” démocratie”, le pouvoir aux oligarques, et pas au peuples.
    le fossé est pour moi infranchissable et tant que l’on ne comprendra pas cette différence fondamentale de la définition du mot ” démocratie” entre nous et les anglo-saxons, on ne pourra pas avancer. Nommer les choses permet de les rendre claires, or là, on a une utilisation d’un mot qui est dévoyée, la démocratie américaine étant le contraire d’une démocratie. (tout comme la notre …à present)


    • Jacques Le 20 janvier 2017 à 10h54
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      Dans le propos de Todd, j’ai, pour ma part, compris que: (contrairement) à une partie de l’oligarchie qui n’accepte pas… moi, j’appelle ça un regain démocratique.

      Ce qui, si j’ai bien compris, renverrait à la perception américaine de la “démocratie”, le pouvoir au peuple et pas aux oligarques par différence avec la perception européenne de celle-ci.


    • Eric Le 20 janvier 2017 à 11h04
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      Ben ce qu’il dit dans le fond et à mon sens, c’est que les choses sont infiniment plus compliquées que la caricature qu’en font les anti-Trump viscéraux. Que l’électorat qui l’a élu ne se résume pas à des blancs déclassés perdants du capitalisme versus des riches qui se foutraient tous éperdument de leur sort.


    • TuYolPol Le 20 janvier 2017 à 13h46
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      Comme Jacques, je dirais que vous faites un contresens. Connaissant E Todd, ça ne collerait pas avec lui.
      D’après moi il faut comprendre “il y a toute une partie de l’oligarchie qui n’accepte pas….(alors que) moi, j’appelle ça un regain démocratique…”


    • LBSSO Le 20 janvier 2017 à 14h46
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      @Catalina
      Regain de la démocratie américaine”?

      Signification dans le modèle global d’ E Todd ,en espérant le respecter:

      1- le système familial anglo-saxon est insensible aux inégalités
      2 – la société américaine a un fondement racial
      3 – paradoxe :à l origine , les US crée une démocratie libérale.
      4- comme cette société repose sur des fondements inégalitaires (structure du point 1) , elle éprouve la nécessité de reporter “ce besoin” d’inégalité sur les minorités indiennes,noires.
      5- L’égalité est à l’origine entre blancs.Ils sont égaux entre eux mais les noirs ne sont pas leurs égaux.
      6-ElectionTrump:certains blancs se rendent compte que ce pacte d’égalité entre soi ,entre blancs est rompu ( mortalité des 45 ans blancs) en raison d’une mondialisation qui profite à une classe éduquée
      7-L’avènement de la question égalitaire,contraire aux structures familiales ,sur fond de lutte des classes ,constitue pour ET ” un regain démocratique” face aux classes impérialistes dominantes.


  4. Fritz Le 20 janvier 2017 à 05h37
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    “Ce milliardaire fantasque qui va devenir le chef du monde libre” (Bruce Toussaint, à 35”)

    Et ensuite, nos médias accusent Poutine de relancer “la guerre froide”.
    La paille et la poutre.


  5. DUGUESCLIN Le 20 janvier 2017 à 05h41
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    La question de savoir si le peuple a toujours raison est une fausse question.
    La vraie question est que le peuple veut se sentir représenté.
    Dire que “Donald Trump” est prêt à faire des concessions à “Monsieur Poutine” est un langage tordu qui inclus un début de mensonge et une vision étriquée. Pourquoi? Parce que les peuples russes se sentent représentés par leur chef d’état. C’est simple.
    Mais chez les européistes, les peuples ne se sentent pas représentés. S’en prendre à Poutine, c’est s’en prendre aux russes qui se lèveraient comme un seul l’homme en cas d’agression.
    Chez nous il n’y a pas de convergences d’objectifs entre les administrateurs élus et les aspirations du peuple. C’est simple. Les peuples en ont marre des objectifs non dits de leurs administrateurs non représentatifs qui décident pour eux et leur mentent pour des intérêts qui ne les concernent pas.


    • Fabrice Le 20 janvier 2017 à 11h04
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      Un point qui me vient dans la phrase “le peuple a-t-il toujours raison” la réponse qui me vient “pourquoi vous n’en faite pas parti ? Comment vous définissez vous ?” La suite serait intéressante. …


    • RV Le 21 janvier 2017 à 09h21
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      “La question de savoir si le peuple a toujours raison est une fausse question.”
      oui parce que en démocratie, le peule est souverain,
      alors poser la question est une contestation de la démocratie . . .


  6. Catalina Le 20 janvier 2017 à 05h52
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    Guetta, à 9,57,

    “s’il lâche beaucoup de choses, il le fera …sur le dos des Syriens….des Ukrainiens…”, et ben narnard, malgré que la vérité soit rétablie pour la Syrie (pas encore pour l’Ukraine, et malgré le fait que l’administration us reconnaisse le coup d’état ), tu continues dans la manipulation, le mensonge et le manichéisme ?


    • Fritz Le 20 janvier 2017 à 05h59
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      “sur le dos des Syriens, des Ukrainiens, des Géorgiens” (Nanard Guetta).

      Vous savez, la Géorgie, ce petit pays écrasé par la tyrannie grand-russe de Staline et Beria.


      • FracoisG Le 20 janvier 2017 à 06h25
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        C’est de l’anachronisme . Soit il y a confusion entre 2 pays.

        Réfléchissons comment on peut mettre dans le même tiroir Syrie, Ukraine et Géorgie .
        L’explication se trouve ci dessus exposée.
        Le gamin fautif est surpris le doigt dans le pot et pourtant nie aimer la confiture. Dans le cas present, la moutarde forte.


      • GLEB Le 20 janvier 2017 à 08h31
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        Rectification :
        La Georgie, ce petit pays écrasé par la tyrannie du géorgien Staline et l’abkhaze (presque géorgien) Béria


        • Fritz Le 20 janvier 2017 à 09h42
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          Merci, mais mon commentaire bête et méchant supposait la connaissance de l’origine géorgienne des deux compères.


  7. jp Le 20 janvier 2017 à 06h54
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    je souhaite que quelqu’un ici m’explique ce qu’a voulu dire exactement E. Todd, que je n’ai pas compris (et les autres n’ont pas l’air d’avoir compris non plus vue la lenteur des réactions),
    “je vais dire une horreur. Je vous rassure : un coup d’état n’est pas possible aux états-unis, la population est armée.” ça avait l’air d’une boutade mais ???


    • Merlin Le 20 janvier 2017 à 07h33
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      La situation est simple, les américains ont un histoire où la milice jour un grand rôle(positif, guerres d’indépendance et de sécession), ils sont donc nombreux à être armés pour le sport comme pour prendre leur place de milicien au service du peuple.
      Une population armée n’est pas esclave des maîtres qu’elle se choisit. Comme on dit en Suisse: “Un citoyen sans fusil n’est qu’un contribuable.”.
      Pourquoi croyez vous que l’UE soit, précisément le jour où j’écris ces lignes, en train de restreindre l’accès légal aux armes à feu des citoyens respectueux des lois(chasseurs, collectionneurs, tireurs sportifs)?


      • Kikool_ch Le 20 janvier 2017 à 11h26
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        Oui et sous un prétexte spécieux de lutte contre la criminalité, en prenant comme point de départ les évènements terroristes récents.

        http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20160314STO19202/vers-de-nouvelles-r%C3%A8gles-sur-le-contr%C3%B4le-des-armes-%C3%A0-feu

        Jusqu’à présent aucun acte de terrorisme en Europe n’a été commis en utilisant des armes légalement acquises, et les grands bandits/criminels utilisent bien évidemment le marché noir pour s’équiper. Cette future loi ne pénalise en effet que les citoyens respectueux des lois.


        • tachyon Le 20 janvier 2017 à 15h21
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          “…Jusqu’à présent aucun acte de terrorisme en Europe n’a été commis en utilisant des armes légalement acquises…”
          Faux : Norvège Breivik 2011 – 77 morts ; 2001 Parlement du canton de Zoug, en Suisse, 15 morts. ; et quelques autres…


        • Josephine Le 21 janvier 2017 à 09h51
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          Le citoyen respectueux de la loi il est tellement en danger en Europe qu’il aurait besoin d’une arme?! Ben voyons. Face à vos terroristes vous feriez quoi avec votre arme?…Todd fait de l’humour et les commentaires précédents semblent ne pas en comprendre la subtilité,


        • patrick Le 21 janvier 2017 à 20h47
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          les camions utilisés pour les attentats étaient tous immatriculés légalement et avaient passé les contrôles techniques 🙂


      • madake Le 21 janvier 2017 à 07h02
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        On estime qu’il y a désormais plus d’armes à feu aux USA que d’habitants:

        http://tinyurl.com/hvy7npf

        asservir une population armée, demande plus de doigté…
        Pour la mise en pratique, il est très intéressant de comparer la situation aux USA et en Suisse, particulièrement sur la criminalité armée, et le nombre de morts par les armes.


    • FracoisG Le 20 janvier 2017 à 07h33
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      Todd adore faire de l’humour noir.
      Les interlocuteurs ne réagissent pas non pas parce qu’ils ne comprennent pas ce type d’humour mais parce qu’il chatouille le pays patrie du néolibéralisme et de toutes idées qui leur ont été inculquées pendants leurs hautes études.


    • LBSSO Le 20 janvier 2017 à 14h02
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      @jp

      Le pays du libéralisme où tout est possible ,”même l’accession au pouvoir d’un D Trump” sécrète en même temps un contrepoison très libéral: la possibilité de renverser le plus haut représentant de l’Etat par les armes. Étonnant cet équilibre US poison/contrepoison ?!

      Partant ,il place ses contradicteurs face à leur incohérence,avec un humour noir comme le souligne FracoisG,puisqu’ils sont contre le port d’armes et qu’ils détestent D Tump.

      E Todd rappelle un trait culturel profond du peuple américain , sa méfiance envers l’Etat.Elle se traduit,entre autres avec le mode d’élection,par le port d’armes.


    • Roger Brunet Le 21 janvier 2017 à 02h37
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      Pour ma part, c’était une manière de dire aux Clintonistes présents (CO en tête) que s’ils avaient un vague espoir de voir une “révolution colorée” débarquer Trump en utilisant les techniques (coups tordus en tout genre) du “regime change”, ils risquaient d’être déçus dans la mesure ou les citoyens étant armés ce serait une autre paire de manche qu’au Maidan, à Brasilia et ailleurs.


  8. Ovuef2r Le 20 janvier 2017 à 07h02
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    C’est fastidieux l’argument de la majorité qui a voté Clinton. D’abord parce que l’élection concerne tous lest États, pas la Californie d’où viennent les 2 millions d’écart, acquise par avance aux démocrates (négligée par Trump), très peuplée et de surcroît où les procédures de vérification de l’identité des votants sont très “légères”..
    Les USA ne sont pas la France mais une federations d’états, il peut arriver qu’un président légitimement élu ne soit pas majoritaire sur la population en entier. L’élection de Bush etait bien moins légitime et n’a pas donné lieu à tout ce qu’on entend, bizarrement !


    • Raoul Le 20 janvier 2017 à 10h58
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      Complètement d’accord. Et j’ajouterai que Trump a joué selon les règles du jeu qu’on lui a imposées. Si les règles avaient été différentes, sa stratégie l’aurait été aussi et personne ne sait quel aurait été alors le résultat.

      Si les opposants sont choqués que la majorité ne l’ait pas emporté, alors ils n’avaient qu‘à se battre pour que le président soit élu au suffrage majoritaire direct, sans passer par de grands électeurs qui peuvent modifier le résultat, ce que les autoproclamés « démocrates » ont cherché à faire, au mépris des règles.

      Comme ils ont accepté jusqu’ici les règles du jeu, fort biaisées il est vrai, cela signifie qu’ils ne trouvaient rien à y redire. Obama aurait pu tenter de les changer lorsqu’il était au pouvoir, mais il ne l’a pas fait. Pourquoi ?

      Donc leurs récriminations sont celles, non seulement de mauvais perdants, mais même de tricheurs puisqu’ils voudraient qu’une loi de majorité absolue s’applique alors qu’elle n’existe pas, sauf dans leur tête.


      • cedyl Le 21 janvier 2017 à 09h16
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        à noter qu’en 1860, A. Lincoln fut élu avec 39,8% des voix. Il y avait alors 4 candidats.


  9. Charles Michael Le 20 janvier 2017 à 07h32
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    La bonne question serait plutot:
    Emmanuel Todd a-t’il toujours raison ?

    A part Vedrine les autres participants s’obstinent à refaire le match. Particulièrement les mediacrates ne pouvant sortir de leur idéologie, prisonniers de leur rapport faussaire aux réalités.

    Quant à l’Europe ? Pffft !


  10. Nerouiev Le 20 janvier 2017 à 07h39
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    Un ensemble d’intellectuels bons orateurs, et pourtant j’en ressors avec un sentiment d’insatisfaction complet. On dirait qu”aucun n’a compris ce qu”était un peuple et une démocratie. Aucun n’a vu qu”une partie de la population où que ce soit dans les USA et l’UE, à la recherche de sa survie, ne faisait pas partie du jeu et qu”ils étaient en quantité croissante. Pour ça on lui cache la Russie où son Président est le vrai représentant de son peuple et qui en plus peut se permettre de dire Stop à l’Occident. Une sorte de guerre froide voulue par l’Occident où les mensonges et l’inversion des valeurs deviennent un refuge identitaire de depis. On n’a pas parlé non plus de l’obligation matérielle au repli sur soi-même en vertu des effets du transport sur le climat.


    • Fritz Le 20 janvier 2017 à 09h12
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      En écoutant deviser ces brillants intellectuels, on a le sentiment gênant qu’aucun d’entre eux, s’il était citoyen américain, n’aurait voté Trump. Quelles que soient leurs réserves, leur esprit critique, ils auraient tous voté pour Hillary Clinton.


  11. Julien Le 20 janvier 2017 à 08h42
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    “Le peuple a t-il toujours raison?”

    Et là, on se rappellera Ségolène Royal, expliquant fièrement à un anglais qu’ils ne feraient pas l’erreur de David Cameron de demander aux français s’ils veulent sortir de l’europe.
    “Mais… croyez vous en la démocratie?”
    Réponse de l’intéressée : “oui oui, mais nous croyons surtout aux bonnes questions et aux bonnes réponses”.
    https://www.les-crises.fr/royal-nous-ne-ferons-pas-l-erreur-de-cameron/

    Ben moi, je sais pas si le peuple a toujours raison, mais je préfère suivre l’avis du peuple que celui d’une élite imbue d’elle même qui veut penser pour lui.


  12. Duracuir Le 20 janvier 2017 à 09h00
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    En démocratie le peuple n’est pas là pour avoir raison, il est là pour décider.


    • vlois Le 20 janvier 2017 à 09h12
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      Poser en ces termes, la question contient la réponse et montre le type de pensée ennemie et vicieuse que nos journalistes et politiques ont.
      Une pensée de classe qui a conscience d’elle-même et qui souhaite écraser celle qui la nourrit et l’entretien (les travailleurs) pour maintenir ses privilèges hérités de la Révolution bourgeoise.
      Et puis, quand le peuple s’obstine, on ignore son vote et ses intérêts où on lui pose la question tant qu’il n’a pas la bonne réponse.


  13. Jmk011 Le 20 janvier 2017 à 09h32
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    Que le peuple ait raison ou tort n’a strictement aucune importance.
    Il suffit de connaitre 2 ou 3 organisations du genre “Le siècle” ou la “French American fondation” et de connaitre leurs principaux membres pour savoir qui gouverne réellement le monde, Russie mise à part.


  14. some Le 20 janvier 2017 à 10h04
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    AAhh le peuple!! Ils en parlent, alors n’oublions pas tous ces Thiers en puissance https://www.youtube.com/watch?v=PwXwDp3Ze7Q soyons assurés que l’histoire se répète


  15. Fabrice Le 20 janvier 2017 à 10h11
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    Aucun des intervenants n’est à la hauteur, Todd se dessert dans son discourt revenant souvent en arrière donnant une impression de tâtonner toujours dans son rôle de grand satan allemand mais en oubliant toujours notre responsabilité d’avoir abandonné notre rôle dans le monde.

    Celui qui s’en sort est effectivement Védrine qui ne s’embourbe pas dans l’obsession pro ou contre Trump, en sortant une position de réalisme et d’adaptation à la situation existante refusant un embourbement idéologique obtus.


  16. DUGUESCLIN Le 20 janvier 2017 à 10h15
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    Arrêtons de tromper le peuple, et le peuple ne se trompera pas.
    Plus précisément le peuple ne s’y trompera pas.

    Annoncer clairement vos objectifs dites les choses vraies, et le peuple saura choisir.

    “Moi-peuple demander à toi “moi-président” de me représenter et de défendre mes intérêts.
    Toi avoir compris?”

    PS: Moi demander à toi président de ne pas m’insulter ni de me mépriser, moi pas plus con que toi.
    Si toi pas comprendre, moi devenir “populiste”.


  17. dan Le 20 janvier 2017 à 10h17
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    Effectivement, poser la question de savoir si le peuple a toujours raison est une absurdité. Cette question montre les limites que les grands de ce monde, les importants, mettent à l’exercice de la démocratie dont ils se réclament par ailleurs.
    Cette question fait référence en sous main à des régimes condamnables du point de vue des droits de l’homme et qui seraient malgré tout soutenus démocratiquement par le peuple.
    Se justifiants derrière se qu’ils pensent être leur haute autorité morale, ces élites qui ont le pouvoir des armes derrière eux, réclament qu’il leur soit permis d’intervenir à leur guise pour mettre d’autorité au pouvoir les dirigeants qu’ils auront choisi à la place de celui que le peuple à choisi démocratiquement. Tout cela au nom de la “démocratie”.
    A quand une bonne dictature chez nous pour sauver la démocratie ? On y arrive tout doucement avec l’état d’urgence perpétuel, le prêt à penser, la justice à deux vitesses, la surveillance de masse des citoyens, et bien d’autres choses…


  18. yack2 Le 20 janvier 2017 à 10h30
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    Le peuple a t-il toujours raison?

    La question par elle même me hérisse le poil !
    Question de caste par excellence
    Question qui prouve que nos élites ne se sentent pas représentatives du peuple et ne le sont évidemment pas
    La bonne question est donc la construction de TOUTES nos élites et non pas le peuple…Si l’on parle de démocratie représentative…


    • madake Le 21 janvier 2017 à 07h18
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      Pour tester la pertinence d’une question, et recentrer une problématique, renversons la question:

      Les élites ont-elles toujours raison?

      De suite les choses deviennent plus claires sur le point de vue du questionneur, et sur l’orientation du débat.


  19. Louis Robert Le 20 janvier 2017 à 11h48
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    Le peuple a-t-il toujours raison?

    La question de la démocratie n’est pas d’avoir raison.

    La question démocratique est plutôt: le pouvoir est-il du peuple, par le peuple et pour le peuple seul?

    Pour qu’un tel pouvoir soit exercé judicieusement, sagement et dans le respect de la justice, il faut que le peuple soit éclairé. D’où l’intérêt primordial de l’éducation et la pertinence des “Lumières”…La démocratie existe pour les peuples éclairés, sortis pour de bon de la Caverne de Platon dans les pas de Socrate. — On est mené par là loin de Big Brother, de la servitude volontaire et de l’abolition de l’homme, devenu une commodité.


  20. LBSSO Le 20 janvier 2017 à 12h04
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    J’espère que tous les commentateurs qui pensent que l’Allemagne est un valet des US ont bien écouté E Todd .

    A 15mnn20

    “Les allemands qui contrôlent l’ensemble de l’Europe maintenant se contrefoutent des américains,ils n’obéissent plus aux injonctions dans le domaine économique”

    Je réitère donc mon petit conte d’hier:
    “je vois l’Allemagne comme la marionnette Pinocchio qui a la possibilité de s’émanciper.Mais le méchant Stromboli lui tape sur la tête de temps en temps (*) pour la remettre à sa place.Sa conscience ,Jiminy Cricket, a t elle toujours joué son rôle ?”

    (*) amendes US concernant Siemens et Volkswagen ,deux symboles de l’industrie allemande.

    Stromboli figurant les US et Jiminy Cricket la France ,bien sûr


  21. pythos Le 20 janvier 2017 à 12h14
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    La question sous jacente est que le peuple aurait mal voté (pour une fois !) et qu’il conviendrait de voler cette élection de façon directe, ou pas !
    L’Amérique, ce pays démocratique !


  22. DUGUESCLIN Le 20 janvier 2017 à 12h47
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    Il y a un raisonnement qui ne tient pas la route à propos du système électoral américains.
    Il faudrait aller au bout. Les états où Trump est largement majoritaire n’ont pas à se soumettre à quelques états où Clinton a été majoritaire. Quand bien même si un petit nombre d’états plus peuplés ont donné une majorité à Clinton et que de ce fait au total des états le nombre de votants lui serait favorable, il n’en reste pas moins que les états très favorables à Trump, eux, sont majoritaires. Les états fédérés minoritaires n’ont pas d’autre choix que se soumettre démocratiquement aux états majoritaires, à mois de faire sécession. Il y aurait une petite Amérique clintonnienne en guerre contre une grande Amérique trumpiste.


  23. Eric Le 20 janvier 2017 à 12h48
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    J’adore ! Guetta feignant de s’inquiéter de la politique étrangère de l’administration Trump à l’égard de la Chine. Je ne me souviens pas l’avoir entendu pousser les hauts cris lorsque la va-t’en guerre Killary promettait pis que pendre à la Russie, entre autres joyeusetés.


  24. jim Le 20 janvier 2017 à 13h06
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    Modérateir, un peu long, mais nécessaire pour poser les bases. Merci…
    ——-
    Je n’ai fait que parcourir cette vidéo, en une heure de son temps on peut écouter bien des gens bien plus intéressants que cet aéropage.

    Aucun ne me semble esquisser même le début d’une réponse sérieuse à cette question de philosophie politique, et qui concerne le concept de démocratie : “le peuple a t’il toujhours raison?”.

    Pour commencer, il faudrait se mettre d’accord sur 1.que signifie avoir raison? 2.c’est quoi le peuple? Après seulement on peut commencer à causer un peu!

    1. Avoir raison = être dans le vrai? OU Avoir raison = avoir le droit avec soi, la légitimité démocratique en d’autres termes?
    Quoi qu’il en soit, le peuple petit aussi bien que les soit disantes élites peuvent se tromper, millions de preuves à l’appui le démontrant.
    Second point, dans un système se disant démocratique, le peuple a raison, a le droit avec lui. Point final.

    2.Le peuple? Pour certains le peuple ce sont les gens d’un pays sauf les “élites”, qu’ils appelent oligarques, hautes finance, politiciens, classe x ou y, ou que sais je!
    Pour moi, le peuple c’est tout le monde, 66 millions en France.
    La seule question démocratique qui me semble alors se poser, d’un point de vue théorique colmme pratique, est celle de penser un système politique empêchant qu’une minorité de ce peuple prenne le pouvoir et puisse agir contre la volonté de la majorité de ce peuple.


    • Louis Robert Le 20 janvier 2017 à 14h10
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      @ jim

      Il y en a une autre… que les minorités soient protégées, légalement et en pratique, au quotidien, contre la tyrannie de la (d’une) majorité. En d’autres termes, si le peuple “c’est tout le monde” et le pouvoir du peuple celui de “tout le monde”, il y a la question délicate, essentielle, des limites de l’exercice du pouvoir majoritaire afin que les minorités soient protégées contre l’abus de ce pouvoir, précisément.


      • jim Le 20 janvier 2017 à 14h21
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        Il faut être extrêmement, rigoureux sur ces questions.
        Le point que vous soulevez, important, ne relève pas de la question démocratique (disons pour faire court le fameux et très censé “pouvoir du peuple par pour”).
        C’est un point qui regarde plutôt les notions de morale, de paix civile, de droits de l’homme, de respect des minorités, etc.
        Et ce point important doit être clairement précis au niveau consitutionnel, en effet.

        Mais dans le cadre d’un système démocrartique, il ne saurait faire partie des mécanismes institutionnalisés permettant l’accession au pouvoir et l’exercice du pouvoir.

        Car la démocratie doit s’exercer par la dictature de la majorité ; je n’ai rien entrevu de réaliste et de solide comme alternative (exit donc les théories assez fumeuses et rêveuses sur le consensus comme objectif etc).


      • jim Le 20 janvier 2017 à 14h23
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        Il faut être extrêmement, rigoureux sur ces questions.
        Le point que vous soulevez, important, ne relève pas de la question démocratique (disons pour faire court le fameux et très censé “pouvoir du peuple par pour”).
        C’est un point qui regarde plutôt les notions de morale, de paix civile, de droits de l’homme, de respect des minorités, etc.
        Et ce point important, qui vous intéresse, doit être clairement précis au niveau constitutionnel, en effet.

        Mais dans le cadre d’un système démocrartique, il ne saurait faire partie des mécanismes institutionnalisés permettant l’accession au pouvoir et l’exercice du pouvoir.

        Car la démocratie doit s’exercer par la dictature de la majorité ; je n’ai rien entrevu de réaliste et de solide comme alternative (exit donc les théories assez fumeuses et rêveuses sur le consensus comme objectif etc).


    • PierreH Le 20 janvier 2017 à 14h57
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      Mais là du coup, vous êtes en porte-à-faux avec un grand nombre de politiciens et leur conception de la démocratie, je cite Cohn-Bendit: “la démocratie, c’est éviter que la majorité puisse opprimer la minorité !” (c’est un peu indigent comme définition globale mais je ne fais que citer…)


      • jim Le 20 janvier 2017 à 15h20
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        Pas qu’en porte à faux….
        C’est un grand plaisir pour moi que d’être en opposition avec ce que j’appelle “la caste des politiciens”, actuelle et de ces disons 30 dernières années.

        Quant à ce Cohn, un de ses membres les plus habiles mais abjects du point de vue des postures politiciennes, et les plus éloignés de l’idée démocratique et des intérêts des Français et de la France, que dire?

        Que sa triste et pauvre déclaration ne vise quasi certainement qu’à racoler la partie de la plus névrosée et la plus parano de l’électorat de EELV et consorts… Du coup…!

        Cordialement.


    • Subotai Le 20 janvier 2017 à 20h37
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      Cherchez pas!
      Le peuple a toujours raison.
      et
      Il a toujours le gouvernement qu’il mérite.

      Si le peuple n’est pas content de Hollande, il ne fallait pas l’élire.

      Si individuellement on peut désapprouver et manifester sa désapprobation, au collectif, la majorité (les pour et les sans avis) l’emporte.
      Et m’est avis qu’il vaut mieux s’activer avant, qu’après.
      Au fait, vous savez qu’il y une élection dans peu de temps..?
      Qui s’active et qui attends que ça se passe en laissant faire les autres..?
      Nous aurons le Gouvernement qu’on mérite.


  25. yenamarre Le 20 janvier 2017 à 13h16
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    La question ne devrait même pas se poser, car quoi qu’il en soit, le peuple est toujours le seul à assumer SES décisions ou celles qu’on lui impose.


  26. condamy Le 20 janvier 2017 à 13h40
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    ” le peuple a -t-il toujours raison ” : “les élites ont-elles toujours raison ” ?


    • vlois Le 20 janvier 2017 à 21h54
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      Je reprends la constitution – souvent violée – où il n’est nullement question d’avoir raison pour le peuple pour exercer sa souveraineté, et pour cette section du peuple (journalistes, politiques professionnels ou membres du MEDEF par exemple) qui se permettent de se soustraire du peuple et donc de juger parce qu’ils sont courtisans ou riches héritiers (Gattaz) :
      “ARTICLE 3.
      La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.”


  27. Olivier P. Le 20 janvier 2017 à 13h49
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    Excellent E. TODD
    Mais ce qu’ a dit Madame Fleury est primordial:
    Dans l’ UE il n’ y a plus de compromis socio-économique, plus d’autorité d’ Etat face au grand Capital qui ne consent plus à l’ impôt.
    Elle ajoute que c’est plié quand 8 personnes on la moitié du pib de la planète.
    Dans ce contexte, la disqualification des élites impuissantes ou corrompues est tout à fait normal.

    Comme il n’ y a pas de Démocratie représentative des Peuples et bien ce dernier a tendance à se venger en élisant un système totalitarisme autoritaire. ( H.Védrine )


  28. TuYolPol Le 20 janvier 2017 à 14h36
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    “Le peuple a-t-il toujours raison ?”
    La démocratie n’exige même pas que le peuple ait raison, mais que sa décision soit respectée.
    La question de la “raison” ne porte pas sur le principe de l’élection, en réalité, mais sur l’élaboration de la décision. Et donc, là, ce n’est pas le peuple qui a un problème, mais les médias. Car au lieu de pleurer sur le peuple, ils peuvent se demander s’ils ont eu raison, eux, d’avoir été tellement dépourvus d’équilibre, de crédibilité et d’honnêteté.

    “Les médias font-ils reigner la raison, ou autre chose, en démocratie ?”


  29. SanKuKai Le 20 janvier 2017 à 15h22
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    Bruce Toussaint dans sa question initiale, puis Christine Ockrent ensuite, ainsi que de nombreux journaux depuis l’élection aiment à rappeler que H.Clinton a remporté davantage de votes que D. Trump.

    Mais ils oublient toujours de rappeler que les USA sont une fédération et que leur système de grands électeurs n’est pas une invention débile créée au hasard.
    L’objectif était justement que les Etats aient le même poids, quelle que soit leur population.

    Et s’il s’agit de se demander ce qui se passerait avec un autre mode de scrutin le débat peut aller très loin.
    Cf la vidéo de Sciente Étonnante sur les méthodes de scrutin et notamment le paxadoxe d’Arrow et de Condorcet: https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc


    • vlois Le 20 janvier 2017 à 21h47
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      Alors je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est tout à fait minable : le scrutin majoritaire à 2 tours est bien plus criticable car avec 14% du Corps électoral et 60000 militants par exemple, un parti arrive à avoir le pouvoir absolu dans le pays.


  30. GaM Le 20 janvier 2017 à 17h32
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    Le préchiprécha insupportable de notre époque… Alors merci au souffle d’air frais que représente Emmanuel Todd. Il faut dire que la brochette de vieux coucous arrogants face à lui est particulièrement drolatique. Je me demandais : depuis combien de temps je vois revenir leur tête et leur refrain social-démocrate lassant, lassant, lassant…


    • jim Le 20 janvier 2017 à 18h45
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      Ecoutez les 20 dernière minutes que se permet Todd maintenant qu’il est proche de la retraite, et surtout surtout à parti de 2h22mns ce qu’il assène sur les “pseudo-élites”, du genre de celles sur le plateau télé donc, journaleux y compris.
      https://www.youtube.com/watch?v=xZYgUwmWWVw

      Respect Todd, tu es un des rares à oser énoncer ça sur les soit disant éduqués et les soit disant non éduqués, et leurs “intelligences” respectives à juger des choses.
      Il y a Testart le biologiste aussi par exemple, dans un autre genre, qui ose, un peu…


    • jim Le 20 janvier 2017 à 18h47
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      Ecoutez les 20 dernière minutes que se permet Todd maintenant qu’il est proche de la retraite, et surtout surtout à parti de 2h22mns ce qu’il assène sur les “pseudo-élites”, du genre de celles sur le plateau télé donc, journaleux y compris.
      https://www.youtube.com/watch?v=xZYgUwmWWVw

      Respect Todd, tu es un des rares à oser énoncer ça sur les soit disant éduqués et les soit disant non éduqués, et leurs “intelligences” respectives à juger des choses.
      Il y a Testart le biologiste aussi, dans un autre genre, qui ose, un peu…


  31. Bourdeaux Le 20 janvier 2017 à 18h46
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    La question-titre de l’émission est bien plus inquiétante que la réponse, et devrait nous renvoyer face aux vertus toutes relatives de nos démocraties dont nous faisons la promo partout en ce bas monde. Cette question reçoit d’ailleurs régulièrement sa réponse lorsqu’il s’agit de censurer une question gênante, par cet argument imparable : « si l’on avait demandé aux français leur avis en 81, la peine de mort serait toujours en vigueur en France ». ( opposant à la peine de mort, je n’arrive pourtant pas à tolérer cet argument fallacieux mille fois entendu)
    Finalement, la vrai différence entre une démocratie et une autocratie, c’est que dans la première, le peuple a le droit de dire qu’il n’est pas d’accord avec ce qui se fait en son nom…Et encore, il ne peut le dire que si l’état consent à s’en informer, avant de s’en….


    • RV Le 21 janvier 2017 à 09h39
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      non, en démocratie, le peuple est souverain, c’est lui qui écrit et vote les lois, alors, non, pas question de dire “qu’il n’est pas d’accord avec ce qui se fait en son nom”, car là vous dénoncez les gouvernement représentatifs que nos nommons abusivement “démocraties” . . .


  32. nico Le 20 janvier 2017 à 23h40
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    Si le peuple n’a pas toujours raison

    Si on en vient à se poser cette question

    C’est donc que nous ne sommes pas en démocratie

    C’est donc qu’une frange de la population ne souhaite pas la démocratie

    Démocratie , demos le peuple , cratos le pouvoir donc le pouvoir du peuple

    Si le peuple n’a pas toujours raison , c’est donc qu’une catégorie supérieure sait mieux que le peuple lui même

    Ceci n’est donc pas la démocratie mais l’oligarchie

    Oligarchie , oligos petit , peu nombreux et archos commander donc le pouvoir au petit nombre ( sous entendu sur le plus grand nombre )

    C’est bien triste de devoir redire ces choses basiques en 2017 et de constater que 2017-1789 ans soit 228 ans plus tard nous en sommes arrivés là … à entendre ce genre de question surtout de la bouche de soit disant ” intellectuels ” faisant parti du soit disant ” camp du bien ” !

    C’est juste affligeant

    En tout cas une chose est sûre , nous ne sommes pas en aristocratie , aristo excellent et cratos le pouvoir donc le pouvoir aux meilleurs , sinon nous n’aurions pas une ” élite” aussi pitoyable.

    Platon l’avait dit en son temps et c’est dans la République : la pervesion de la Cité commence avec la fraude des mots

    Je crois que nous y sommes et depuis un bon moment.


    • nico Le 20 janvier 2017 à 23h54
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      Plutôt que d’accuser le peuple de tous les maux ,

      Il faudrait renverser cette question stupide de savoir si le peuple a toujours raison.

      Il vaudrait mieux se demander pourquoi l’élite ne veut pas changer face à la volonté du peuple.

      Car évidemment oui le peuple a toujours raison sinon c’est la fin de la Liberté et de la démocratie.

      Cette élite est malade , non représentative et va contre les intérêts des populations.

      Lorsqu’on rejette la faute sur l’autre et que l’on est incapable de se remettre en question pour évoluer , alors cela signifie que celui qui adopte un tel comportement , est en train de décliner.

      C’est la marque du déclin et de la décadence soyez en sûr.


  33. Jean Aymard Le 21 janvier 2017 à 02h54
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    Ce qui m’a choqué, c’est la réponse de Bernard Guetta, quand Todd dit qu’on n’est plus en démocratie en France. “Tu ne peux pas dire ça, regarde Cuba, regarde la Russie ! Ils sont en dictature, donc nous on est en démocratie !” On est donc en démocratie RELATIVEMENT par rapport à des dictatures…
    Cela montre l’étendu du lavage de cerveau dont on fait preuve à longueur de temps, pour nous faire croire que l’on vit en “démocratie”, dans le meilleur des monde.
    En fait, il confond complètement “respect des libertés individuelles”, et “démocratie”. Nous sommes effectivement un pays dans lequel on n’est pas soumis à l’emprisonnement arbitraire. (J’allais parler de la liberté d’opinion, mais ce n’est plus vrai…) mais pas dans une démocratie. La construction politique appelée “Union Européenne” nous a privé du choix de nos lois (on ne fait plus que les GOPE), de notre politique budgétaire, de notre politique monétaire et de la souveraineté de notre territoire nationale. L’état français ne peut qu’appliquer des décisions de la Commission de Bruxelles, et nos élections ne servent plus à décider des grandes orientations du pays, mais simplement à savoir la couleur du “capitaine”. En gros un choix du genre “tu veux qu’on t’enlève une jambe ou un bras ?” Celui qui ose encore appeler cela “démocratie” n’a pas vraiment réfléchie à ce que c’est.


    • Fritz Le 22 janvier 2017 à 01h41
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      Dictature = les méchants. Les types comme Poutine et Castro.
      Démocratie = les gentils. Les gens comme Hillary, BHL et Guetta.

      Voilà leur Weltanschauung à la (néo)con.


  34. Xavier Le 21 janvier 2017 à 09h17
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    Marre de ces mots creux : “raison”, “démocratie”, etc.

    Mais quand arrêterons nous de critiquer des hommes et travaillerons nous à changer intelligemment le système ?

    Quand la religion du progrès sera-t-elle remise à sa place et ses prêtres bonimenteurs promoteurs et prometteurs (pas en bien) seront-ils écartés ?


  35. pepeben Le 23 janvier 2017 à 11h56
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    le peuple a toujours raison c’est juste la “qualité” de l’information et de la formation qui est responsable d’un mauvais choix.

    Charge au peuple de responsabilisé ceux qui informe / présente les informations (voir les attaques en justice pour trahison) et de se battre pour avoir la meilleur education possible.


  36. VAZY Francky Le 24 janvier 2017 à 11h37
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    Le mot démocratie signifie le pouvoir du peuple par le peuple. Or, nos cher démocrates n’aiment pas les peuples, car ils détestent tous le “populisme”, soit l’expression du peuple par le peuple…


  37. BEOTIEN Le 25 janvier 2017 à 03h48
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    Pas mécontent de constater que Todd partage ma confiance (relative) à la capacité de l’Amérique de mieux résister qu’une autre nation au risque de coup d’état en raison de la quantité d’armes possédées par les gens.

    Ce qui m’a d’ailleurs fait signer un pétition SUISSE en faveur du port d’arme. Car une des raisons qui me faisait avoir particulièrement confiance en la démocratie de ce pays était le fait qu’au temps de ma jeunesse, hormis la grande maturité politique de ce peuple, tout homme en âge d’être mobilisé avait chez lui son fusil d’assaut et une boite de cartouches. Et devait faire une “période” chaque année (entrainement) pour rester à niveau.


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