Source : CADTM, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde, le 18 août 2015.

SiV-Athens, Flickr/cc

Lors d’une conférence organisée le 13 août 2015 à Lasalle par le Collectif cévenol de solidarité avec le peuple grec, Éric Toussaint (qui a conduit l’audit citoyen de la dette grecque, à la demande du Parlement grec) a présenté son témoignage sur ce qui a amené le gouvernement Tsipras à capituler. 130 personnes étaient présentes.

Nous vous présentons 2 versions de la vidéo, la complète de 1h44 et une version réduite avec les meilleurs moments en 37 minutes.

Voici donc la version intégrale :

Et la vidéo de 37 minutes réalisée par Jean-Claude Carcenac qui reprend des extraits de la conférence :

Dans la foulée de cette conférence, le cinéaste Philippe Menut, auteur de la Tourmente grecque, prépare avec Éric Toussaint une vidéo consacrée à l’explication de la capitulation. La conférence présentée à Lassalle constitue en quelque sorte une préparation de cette nouvelle vidéo.

À noter qu’au cours de cette conférence 800 euros ont été récoltés en soutien au dispensaire de santé d’Hellinikon à Athènes.

119 réponses à [Recommandé] Eric Toussaint témoigne sur la capitulation du gouvernement Tsipras

Commentaires recommandés

Krystyna Hawrot Le 20 août 2015 à 11h09

Faut pas exagérer – la plus haute nomenklatura possédait au plus en URSS et dans les autres pays des blocs de a l’Est 1 maison, 1 datcha et une belle bagnole… Voilà toute la corruption de cette classe sociale, à comparer aux millardaires d’aujourd’hui…

Le général Jaruzelski partant à la retraite possédait… un appartement de 3 pièces à Varsovie!
Idem pour Gomulka ou Gierek dont la famille n’a jamais fait de dynastie.

En fait ces hommes, (sauf Jaruzelski) originaires de la très pauvre paysannerie devait tout au régime, la nomenklatura c’était l’ascension sociale de l’époque. Ils devaient tout au régime, c’est à dire à la structure du parti et devaient donc lui obéir. Dans la seconde partie de l’existence des système du “socialisme réel”‘, ils ont donc voulu se “privatiser” (en Polonais nous disons uwlaszczyc, c’est assez intraduisible, cela veut dire prendre possession en privée de ce que tu n’as qu’en gestion et le terme vient du 19 siècle) – c’est ainsi qu’ils ont poussé à l’occidentalisation pour pouvoir prendre le contrôle capitaliste et privé des entreprises et structures d’Etat donc ils n’avaient que la gestion.

Ce difficile de dire que c’est “pire” – ces hommes de la nomenklatura, plus économique d’ailleurs que politique, ont trahi leurs peuples, c’est sur. Ils se sont “invidualisé” de la société dont ils étaient le produit – mais on parle de la génération des fils, nés dans le communisme et pas des pères qui l’avaient construit. C’est toute l’histoire de la disparition de notion du bien commun dans les années 80 en Europe qu’il faudrait analyser.

L’histoire n’a d’ailleurs pas dit son dernier mot: le jour ou le peuples vont se réveiller, la vengeance risque d’être terrible.

  1. Michel Le 20 août 2015 à 04h50
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    Les dettes publiques sont illégitimes ! Elles doivent être considérées par les Peuples souverains comme étant ” nulles et non avenues ” ! Amen Michel !


    • P. Peterovich Le 20 août 2015 à 12h43
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      Oui, sauf que pour pouvoir dire m… au créancier, le peuple souverain doit d’abord pouvoir s’en passer. Dans le cas de la Grèce, c’est mal barré, à la fois pour des motifs symboliques (volonté de continuer à utiliser la monnaie des pays du nord) et pratiques (incapacité à assurer un excédent primaire, incapacité à sécuriser des réserves de change pour financer les importations).


      • tchoo Le 20 août 2015 à 14h46
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        qu’appelles-tu un excédent primaire?
        parce qu’il me semble que la Grèce assure bien un excédent primaire, même beaucoup plus important que n’importe quel pays au monde.


        • bourdeaux Le 20 août 2015 à 19h48
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          en effet le ministère des finances a affiché un excédent de 1.5 mds pour le 1er semestre, MAIS : hors sécu et collectivités locales… ils avaient fait un petit excédent de 0.5% du PIB en 2014, si je me souviens bien.
          nous sommes bien d’accord sur la définition : l’EP est avant charges de la dette, et bien sûr avant remboursement des prêts échus. A ce niveau, nous on est dans le trou de 30 mds environ, ce qui nous autorise à faire la leçon aux grecs…

          http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0Z42JV20150618


      • Lindsey Le 21 août 2015 à 12h22
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        Pour infos la Grece est déjà en excédent primaire. Ce sont les pays membres qui n’ont pas tenues leurs promesses de réduction de la dette si excédent… Ce que la France est incapable de faire tout comme les autres !


    • Patrick Luder Le 20 août 2015 à 16h57
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      Il faut quand même différencier une dette d’investissement (pour créer quelque chose qui devrait rapporter qqch), dette tout à fait saine et compréhensible … de la dette de fonctionnement (s’endetter pour pouvoir continuer à fonctionner), dette impossible à rembourser, un genre de dette qui s’apparente à de la mise en esclavage.

      Donc OUI à la dette d’investissement, mais NON à la dette de fonctionnement !!!


      • bourdeaux Le 20 août 2015 à 20h00
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        Bonjour Patrick luder,
        si vous permettez : foutaise fallacieuse que cette distinction. Lors d’un “entretien” il y a environ 2 ou 3 ans, olivier avait bien démontré qu’au final, le métier d’un état étant d’investir tout le temps, l’investissement finit par être du fonctionnement. En effet, construire un hôpital : investissement ? …mais quand on en construit un chaque année, ça devient du fonctionnement, pour lequel il doit avoir les liquidités nécessaires, sans quoi il passe son temps à accumuler des promesses de paiement qu’il ne pourra pas tenir. Payer des profs, fonctionnement ? …Mais comme c’est sur eux que l’on compte pour nous faire les petits génies de demain, paf ! investissement !
        Pas facile de distinguer entre les deux…


    • ANAHITI Le 21 août 2015 à 14h24
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      Dans toutes ces réponses pour essayer de comprendre la situation de la GRECE en particulier et de la finance en générale ,je ne comprends pas que personne ne parle des CDS ( Dérivés sur Evenement de Crédits), Le problème ce n’est pas la dette elle même mais ce que déclencherait au niveau de la finance internationale le défaut GREC.Savez-vous pour quel montant de CDS sont exposés les banques !C’est ça la bombe atomique dont personne ne parle, le reste c’est du cinéma.


  2. BEYER Michel Le 20 août 2015 à 06h39
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    Dommage, ce sont les 2 mêmes vidéos.
    Reste que, les explications apportées par Eric Toussaint démontrent que jamais Tsipras n’a voulu une suspension de la dette. Il a toujours cru à la bonne volonté des créanciers. C’est une erreur majeure.
    Ceci étant dit, je dois faire mon “mea culpa”. J’ai été de ceux qui pensaient que Tsipras et Varoufakis menaient leur affaire de manière intelligente, compte-tenu du rapport de forces en faveur du maintien dans la zone Euro.
    Je suis surpris de l’opposition manifestée dès le départ contre la commission d’audit par certain comme Varoufakis, mais aussi des forces politiques comme le KKE.


    • social21eme Le 20 août 2015 à 08h00
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      Pour le KKE c’est tout à fait normal, il est dans une opposition frontal au capitalisme, donc pas d’utilité a un audite, il est pour une suppression pur et simple de la dette !


    • luc Le 20 août 2015 à 08h13
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      je ne savais pas pour l’opposition de varoufakis… qu’est-ce qui le dérangeait?

      récemment varoufakis disait “”le plan de Wolfgang Schäuble est de mettre la troïka (l’austérité) partout : à Madrid, mais surtout à… Paris! Paris, c’est le gros lot. C’est la destination finale de la troïka” http://www.boursorama.com/actualites/varoufakis-paris-est-la-destination-finale-de-la-troika-5158695734f5e0a8bd0edf29e89b4378


      • Bece Le 20 août 2015 à 10h08
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        Que le travail de cette commission n’ait pas, ou peu, été utilisé faisait naître des interrogations que beaucoup d’entre nous essayaient de réprimer. La suite de l’histoire doit nous inciter à un éveil critique. Par exemple aujourd’hui, que penser de l’évolution de Varoufakis, un “repenti”? (voir le Monde Diplomatique de ce mois)


        • BEYER Michel Le 20 août 2015 à 15h36
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          Que penser de l’évolution de Varoufakis?
          Une nouvelle fois, Jacques Sapir apporte un éclairage sur le possible futur de ce personnage charismatique:
          http://russeurope.hypotheses.org/4220


      • luc Le 20 août 2015 à 12h31
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        la réponse à ma question est dans la vidéo version longue, à 31 minutes :

        eric toussaint explique que varoufakis étant en 2011 opposé à toute suspension du paiement de la dette, qui aurait renvoyé la grece à l’age de pierre selon lui, il fut donc opposé à l’audit de l’organisation d’éric toussaint étant donné qu’elle allait probablement déclarer illégitime la dette grecque et donc proposer l’arrêt du paiement, comme auparavant ce fut le cas avec la dette de l’équateur (paiement suspendu puis restructuration)


    • Homère d'Allore Le 20 août 2015 à 11h27
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      BEYER Michel, je rejoins totalement votre analyse et votre sentiment sur ces événements. Je fais partie de “ceux qui y ont cru” et suis encore sous le choc de cette capitulation.

      Je pense, malgré cette vidéo, qu’on ne sait pas tout et que les tenants et aboutissants de cette affaire seront l’objet de recherches historiques lorsque des documents seront déclassifiés et que les acteurs principaux du drame seront morts ou vieillards cacochymes.


    • Eric Le 21 août 2015 à 10h43
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      C’est vrai que Tsipras a fait des erreurs majeures.
      Il semblerait qu’il se soit comporté de façon très puéril, comme un enfant qui montre qu’il est obéissant, un gentil garçon quoi !, afin que ses parents se penchent avec bienveillance sur son cas et soient généreux envers lui.
      Mais maman Union Européenne est une sale brute sans empathie pour les plus faibles de sa progéniture.
      En retour des offrandes de Tsipras (dont la continuation du paiement de la dette depuis qu’il est au pouvoir, alors qu’il aurait pu tout aussi bien la suspendre le temps de faire un audit pour voir si elle était légitime ou pas), il s’est pris un gros coup de barre à mine dans la chetron.
      Bien fait pour lui.
      Le peuple grec n’a pas besoin d’un rêveur un peu niaiseux au pouvoir.
      Ceci dit, il y a des informations très intéressantes dans cette vidéo.
      On apprend notamment que deux des conseillers économiques les plus proches de Tsipras sont des économistes proches du… monde bancaire !
      Selon Eric Toussaint, c’est pour cette raison que Tsipras aurait abandonné l’idée de laisser les banques se mettre en faillite et de les nationaliser (l’état protégeant et garantissant les dépôts des grecs).
      Je trouve très étrange qu’un gars de la gauche dite “radicale” soit flanqué de deux conseillers économiques issus du monde bancaire.
      Des infiltrés dans Syriza ?
      Ou bien Tsipras se moque-t-il du monde ?
      Cela me laisse perplexe.
      Autre chose: je découvre un nouvel argument dans cette vidéo qui milite en faveur de la pertinence même du concept de dette illégitime.
      ll évident que ce concept est fondamental pour que les peuples puissent commencer à se délivrer du joug de la finance.
      Eric Toussaint rappelle qu’il a fait l’audit de la dette grecque ( un audit officiel commandité par Athènes ), audit qui révèle que le FMI a prêté à la Grèce dans des conditions qui le plaçait en contravention avec son propre règlement.
      Je suppose que le règlement devait tout simplement dire un truc du genre: on ne prête pas à quelqu’un dont on sait pertinemment qu’il ne pourra jamais rembourser…
      Il faut tout de même rappeler que la crise financière dite des “subprimes”, qui a démarré aux Etats-Unis, était due à des prêts bigrement hasardeux fourgués à une population plus ou moins insolvable (ou du moins qui le deviendrait dès que la bulle de l’immobilier éclaterait).
      Lorsqu’une banque fait n’importe quoi au niveau des crédits qu’elle propose, sa responsabilité est engagée.
      De même, lorsqu’un créancier prête à un état, sa responsabilité est aussi engagée.
      Surtout que, comme l’explique très bien Eric Toussaint dans cette vidéo, les prêts n’étaient pas destinés à être investis dans des infrastructures, ou dans de la formation et développement, mais à sauver les banques grecques, qui elles-mêmes avaient pratiqué le même genre de forcing des crédits que les banques américaines.
      La bulle était donc une bulle des crédits bancaires grecs, et les prêts à la Grèce ont permis de transformer ce problème sous responsabilité du secteur privé bancaire grec, à un problème publique de gestion des dépenses de l’état grec.
      Un formidable tour de passe passe en somme !
      Et bien sûr, cela sauvait les banques françaises et allemandes qui avaient beaucoup prêté à la Grèce.
      Ainsi, dans les années 2010, la Grèce n’a quasiment pas vu la couleur de l’argent des prêts de l’Europe: ce sont les banques privées grecques qui en ont profité, enfin, pas tellement non plus, puisque cet argent a été reversé principalement aux banques européennes !
      Eric Toussaint, dans une autre vidéo, prétend même que personne ne sait si la majeure partie de l’argent des européens est jamais arrivé en Grèce. Il serait possible, selon lui, que cet argent soit allé directement dans les banques françaises et allemandes !
      Voilà, si vous rajoutez à tout cela que l’UE a requis que les prêts à la Grèce dans les années 2010 soient réalisés sous condition que les gouvernements grecs appliquent une politique très austéritaire, qui a mis vraiment mal en point leur économie ( -25% au niveau du PIB, c’est une performance remarquable ! ), le concept de dette illégitime et même odieuse prend tout son sens.


  3. Patrick Luder Le 20 août 2015 à 07h03
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    Les nations modernes ne maîtrisent plus rien, elles ont cédé au privé, au nom de la modernité, l’ensemble des technologies de fonctionnement de nos sociétés dites “modernes”. Si une nation voudrait rependre sa souveraineté au détriment “des marchés” par exemple par une reprise en main complète de sa monnaie, elle devra aussi reprendre en main toutes les technologies desdits “marchés”: énergies, transports, communications, ressources mondiales etc. => ce qui reviendrait effectivement à revenir à l’âge de pierre. Si vous voulez tout ce que les marchés offrent, vous n’avez pas d’autre choix que de vous conformer à ce que les marchés demandent …


    • social21eme Le 20 août 2015 à 08h05
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      Ce que tu nous dits comme moderne et ce que ne cesse de nous répéter les politiques, est une fait un rhabillage de ce qui se faisait depuis la naissance du capitalisme (vers 1700, essor de la bourgeoisie a travers le monde) et jusqu’au 11 novembre 1946 en France et l’entré de 4 ministres communistes au gouvernement. Depuis le 4 mai 1947 et leur départ, la bourgeoisie française (pour nous) ne cesse de rogner tous les acquis à coup de dégradation des organes publique mise en place durant cette courte, très courte période. (Rappel, non les communistes de cette époque n’ont pas fait défiler les chars rouges sur les champs !)


      • Homère d'Allore Le 20 août 2015 à 11h36
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        N’exagérons rien. Ce n’est pas depuis 1947 que la bourgeoisie cherche à rogner les conquêtes sociales.
        Mais depuis le milieu des années 1970. Plus exactement depuis le 11 septembre 1973, si il faut trouver une date précise.

        Jusqu’à cette période, de nombreuses conquêtes sociales étaient encore possibles. Les accords de Grenelle de 1968 en furent la preuve.

        La “Hochschlacht” clauswitzienne fut la défaite de la grève des mineurs britanniques de 1984-1985.

        Et la chute du bloc soviétique, je vous l’accorde, a précipité les choses en enlevant le contrepoids à L’Empire.

        J’apprécie les analyses du PRCF. Mais dater “le début de la fin” du renvoi des ministres communistes par Ramadier me paraît réducteur.


    • Alfred Le 20 août 2015 à 08h58
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      Effectivement il ne suffit pas de sortir de l’euro et de nationaliser la banque de France et au moins quelques banques (ou plutôt en créer de nouvelles), il faut aussi reconstruire un appareil productif et une indépendance au moins alimentaire. C’est souvent oublie.
      Par ailleurs les secteurs sans véritable concurrence possible (réseau électrique, autoroutes, etc) ne peuvent être que nationalises. Le libre marche ça marche bien pour les petits poids (et encore si les consommateurs ont accès a toutes les informations), pas pour le fret ferroviaire par exemple (l’allocation de la ressource entre compagnies privées ne peut se faire que sur la base de la corruption et renforcer invariablement celle en position dominante). Le libre marche fonctionne mieux pour les secteurs ou le ticket d’entrée est faible (sinon mise en place inéluctable de cartels).


      • lih Le 21 août 2015 à 14h28
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        Surtout que même Varoufakis n’a jamais envisagé de sérieusement sortir de l’Euro :

        ” Je crois que cela n’a jamais été envisagé, ni par Tsipras, ni par moi. Ce que j’ai essayé de mettre en place, après que Dijsselbloem [le président de l’Eurogroupe], dès le 30 janvier, a menacé de fermer nos banques si nous n’appliquions pas le mémorandum, çela a été une série de solutions d’urgence pour créer de la liquidité si ce scénario devait se produire. Le but était de survivre quelques semaines à l’intérieur de la zone euro malgré les banques fermées, jusqu’à ce que l’on arrive à un accord.”

        http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150820.OBS4482/yanis-varoufakis-nous-avons-trahi-la-grande-majorite-du-peuple-grec.html


    • gracques Le 20 août 2015 à 09h05
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      C’est exactement le raisonnement des libéraux ( ou neo) , “l’état ne sait pas faire , place au marché” et prenez les “légers inconvénients” au passage , une variante du”nous vivons dans le meilleurs des mondes possibles ” de Leibniz moqué par voltaire …… pas d’amélioration possible , pas de critique, pas de changement…… sauf ordonné par “le marché”.

      Position idéologique dogmatique (toute position idéologique n’est pas forcement dogmatique) qui ne souffre aucune contradiction car le rapport de force est en sa faveur ( cf Grèce).

      Jusqu’a ce que les “legers inconvenients”…..peut être


    • Patrick-Louis Vincent Le 20 août 2015 à 10h36
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      Ce ne sont pas les nations (c’est à dire les peuples) qui ont failli, mais les états, avec, à leur tête, les gouvernements, démocratiquement élus. Les états ont perdu toute crédibilité et les gouvernements toute légitimité, à cause des politiques qui trahissent, élections après élections, leurs promesses électorales.

      Nous vivons la fin des états-nations, reposant sur le leurre de la représentation élective. Cela se fait dans le désordre, bientôt dans le chaos, la violence et l’anarchie.

      Le pouvoir est aujourd’hui dans les mains de la finance apatride, imposant sa volonté par la dette non remboursable, continue, avec comme corolaire des intérêts de plus en plus élevés, que les populations doivent payer par des impôts et des taxes de plus en plus lourds.

      Le point de rupture, qui est proche, sera quand une grande partie de la population devra choisir entre se nourrir ou nourrir la finance. La finance n’ayant pas de visage, ni de nom, comme le rappelait François Hollande lorsqu’il était en campagne, ce sont les politiques et tous les symboles de l’état, dorénavant considéré comme voyou, qui payeront le prix fort.

      Mais il n’y aura pas de retour en arrière (genre Conseil National de la Résistance). Le bébé partira avec l’eau du bain. Les dettes publiques seront effacées, toutes les dettes, celles de l’état, des collectivités locales et de la Sécurité Sociale. La conséquence sera une baisse drastique des retraites, notamment celles des fonctionnaires, la suppression d’au moins 50% des fonctionnaires, la privatisation de l’éducation et des soins, de telle sorte à ne conserver que les fonctions régaliennes, la suppression de toutes formes de redistribution, l’assèchement de toutes les assurances-vie, la baisse de 50% de l’immobilier, tant en achats qu’en locations, la faillite de la quasi-totalité des banques, la chute vertigineuse de toutes les actions et obligations, l’effondrement de toutes les recettes publicitaires, entraînant la disparition de tous médias privés. J’en passe, car tout sera revu à la baisse. La déflation sera généralisée, à la hauteur de l’inflation des dettes des 30 dernières années.

      Le point positif dans tout cela, c’est, qu’après le chaos, tout redevient possible.


      • soleil Le 20 août 2015 à 18h31
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        En espérant que ce soient les hauts fonctionnaires qui paient la note.


      • Crapaud Rouge Le 20 août 2015 à 21h14
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        Effectivement, les États plutôt que les nations. En Chine, l’Etat se confond avec le PCC qui en a le monopole, mais ça revient au même : la corruption est généralisée. (Cf. http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/20/chine-designe-les-boucs-emissaires-tragedie-tianjin-260849) En Occident, cette grossière corruption qui consiste à outrepasser les lois et les réglementations est bien moindre, mais c’est seulement parce qu’elle est plus raffinée, comme le sucre blanc. On fait d’abord des lois et des réglementations arrangeantes, ensuite ce n’est plus la peine de graisser la patte de quiconque puisque le “travail” a été fait en amont.

        Petit rappel : Bouygues est toujours sous le coup d’une enquête judiciaire pour avoir obtenu illégalement des informations dans le cadre de l’appel d’offre pour la construction du Ministère de la Défense à Balard. Le Ministère est terminé, le personnel y a emménagé, (je passe devant tous les matins), et l’enquête poursuit son cours. La construction n’est donc pas jugée illégale, le juge d’instruction n’ayant pas estimé qu’il fallait arrêter les travaux pendant qu’il était encore temps, et le résultat c’est en fait un immeuble officiel complètement illégal puisque la légalité de son attribution à Bouygues n’est pas établie. Et si l’enquête se termine dans les 50 ans qui viennent, on aura droit à la condamnation avec sursis de quelques intermédiaires niveau sous-fifres et grassement rétribués.


    • Mars Le 20 août 2015 à 15h55
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      Je pense que le prochain combat du 21éme siècle sera le combat de la démocratie contre l’oligarchie financière. Ce que j’appelle démocratie ce n’est pas la démocratie parlementaire!!!!!!!!, mais une démocratie ou les individus ne sont plus des gens qui posent un bulletin (ce qu’on appelle des “électeurs”) dans une urne, ayant délégués leur pouvoir à un autre et après on rentre à la maison, mais des citoyens au sens pur du terme. Reprise en main de la constitution, réécrite par le “peuple”, droit de révocation!!!!! des gens à qui on lègue notre bulletin de vote, à tout moment, dès qu’ils ne remplissent plus leur mandat pour lequel ils ont été élus, etc….. Croire et continuer de croire que les gens qui ont le pouvoir vont le lâcher!!!!!!! et une doux rêve ……Les français ont voté contre la constitution, les Grecques contre l’austérité, et c’est comme si ils avaient “pissé dans un violon” passez moi l’expression. Spinoza nous dit que le désir est un affect qui fait persévérer l’homme dans sont être, l’homme désir toujours en premier, pour faire de la politique il faut désirer d’abord quelque chose : “le pouvoir”, le pouvoir est un affect puissant, plus puissant que l’argent (même si ils sont de liés, voir Berlusconi en Italie, l’argent ne lui à pas suffit il a voulu le pouvoir et il l’a eu) dès qu’on le tient on ne veut plus le lâcher, on est prêt à tout pour le garder (ex: voir Cahuzac et d’autres), on revient à la charge!!!! Il faut donc un contre pouvoir, toujours un contre pouvoir!!!! La vraie démocratie demande une reprise en main du citoyen de la politique par le référendum, et aucun politicien que l’on pourrait interroger ne voudrait du referendum. De plus qui finance les élections des partis politiques? qui appuis tel ou tel projet sans en référer à personne, sinon par des accords opaques entre gens bien placés ( Voir AMI, ATP, TPP!!!!!! et autres), on nous dit juste que c’est pour notre bien!!!!, que finalement la démocratie à parler par les urnes (Parlement Européen). La question fondamentale non posée clairement, c’est la représentation au élection. Jusqu’à quand on accepte une représentation de 40% de la population qui vas voté et les 60% qui votent blanc ou restent à la maison, pour valider un référendum, à quand 10% de la population qui vote, et dire tous vas bien, je suis élu démocratiquement!!!!! Posons donc déjà la refonte de la démocratie, les Grecques comme beaucoup de peuple en Europe et ailleurs en ont fait l’expérience, et comme on dit “ça fait mal au cul” de voter non et que finalement ça fini en Oui!!!! ou le contraire.


      • georges glise Le 20 août 2015 à 20h32
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        Notre combat le plus urgent actuellement, c’est celui contrele TTIP/TAFTA.


  4. Crapaud Rouge Le 20 août 2015 à 07h32
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    Que l’on puisse faire tenir sur la même affiche un slogan sur l’annulation de la dette et une quête de charité en faveur d’un dispensaire dans la capitale, (même pas dans une île paumée), en dit long sur le délabrement du pays.


  5. nanou Le 20 août 2015 à 08h02
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  6. Fraël Le 20 août 2015 à 08h04
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    Ce sont les mêmes versions qui sont postées 🙁


  7. Fab Le 20 août 2015 à 08h45
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    https://www.youtube.com/watch?v=ZAZHGwS0BZk

    la version longue (pas bien difficile a trouver)

    au passage merci a tous pour ce site !!


  8. P. Lacroix Le 20 août 2015 à 09h26
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    J ‘ entendais, hier, à la radio, l’ Islande faire de la pub pour le tourisme et pour sa compagnie aérienne!
    Un papier sur l’ Islande et l’ issue du non remboursement de la dette, bientôt sur ce site, Olivier ?


    • anne jordan Le 22 août 2015 à 19h15
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      oui , urgent !
      un papier sur l’Islande et les compagnies minières !


  9. georges glise Le 20 août 2015 à 09h53
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    il serait bon également de publier l’analyse de youlountas, réalisateur franco-grec (je lutte donc je suis, sur la situation de la gauche en grèce.


  10. Alain au bar Le 20 août 2015 à 10h07
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    C’est incroyable d’entendre que Varoufakis et Tsipras avaient confiance dans les capacités d’entendement de la Troïka. Je ne voulais pas le croire depuis le début et pourtant. Comme si cet attelage de la Troïka n’était pas l’engeance de la pire ploutocratie qui ait jamais existé, l’émanation de la pire coalition d’intérêts privés dressée contre l’intérêt général de toute l’histoire de l’humanité. Avoir pensé que les institutions européennes et le FMI pouvaient être de bonne foi est soit complètement idiot pour un inconscient, soit criminel pour un averti. Varoufakis et Tsipras Pouvaient ils ne pas être avertis ? Mais alors ce sont des clowns ? Je ne sais pas.
    Dans tous les cas le résultat est désastreux pour le peuple grec en particulier et tous les peuples européens en général. Le cauchemar continue.


    • Eric Le 20 août 2015 à 10h28
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      “la pire ploutocratie qui ait jamais existé” ?
      pas sûr !
      peut-être as-tu entendu parlé de la Nomenklatura en URSS sous le régime communiste.
      Je n’ai pas suffisamment de connaissances historiques pour comparer UE et URSS, mais il y aurait un match à faire entre les deux.

      http://clavier.cierzniak.pagesperso-orange.fr/civi/elite_russe/cours_civi/urss_elites.htm

      “Les ouvriers et les paysans, si présents dans la langue de bois, s’ils figuraient dans les organes du pouvoir, c’était à titre “décoratif”. Appartenaient à la nomenklatura les apparatchiks, les hauts fonctionnaires, les militaires, les hauts cadres des entreprises. Cette appartenance était assortie de toute une gamme de privilèges et d’avantages, surtout matériels : logement, approvisionnement dans les magasins spéciaux, meilleurs établissements scolaires pour les enfants, voyages à l’étranger. Cette partie de l’élite soviétique (“eux”) n’était pas obligée de suivre les lois qui régissaient le reste de la population (“nous”). Elle représente 1 à 1,5% de la population.”

      Faudrait voir aussi le régime de Pinochet par exemple, ou même sans aller bien loin, les USA ! Bush, Dick Cheney,… ça c’est du ploutocrate bien trognon


      • Alain au bar Le 20 août 2015 à 10h35
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        Tous les exemples que vous citez appartiennent au même cercle idéologique d’extrême droite qui a engendré la Troïka. Quelle différence entre les considérations des ploutocrates de l’ex-URSS, ceux des USA ou régimes dictatoriaux d’Amérique du sud et ceux de l’UE ? Aucune. Il y a eux et nous. Eux ne sont soumis à aucune loi et se vautrent dans le luxe pour ne pas dire la luxure, nous nous subissons leur “liberté” et chaque jour ils raccourcissent un peu plus notre chaîne.


      • Krystyna Hawrot Le 20 août 2015 à 11h09
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        Faut pas exagérer – la plus haute nomenklatura possédait au plus en URSS et dans les autres pays des blocs de a l’Est 1 maison, 1 datcha et une belle bagnole… Voilà toute la corruption de cette classe sociale, à comparer aux millardaires d’aujourd’hui…

        Le général Jaruzelski partant à la retraite possédait… un appartement de 3 pièces à Varsovie!
        Idem pour Gomulka ou Gierek dont la famille n’a jamais fait de dynastie.

        En fait ces hommes, (sauf Jaruzelski) originaires de la très pauvre paysannerie devait tout au régime, la nomenklatura c’était l’ascension sociale de l’époque. Ils devaient tout au régime, c’est à dire à la structure du parti et devaient donc lui obéir. Dans la seconde partie de l’existence des système du “socialisme réel”‘, ils ont donc voulu se “privatiser” (en Polonais nous disons uwlaszczyc, c’est assez intraduisible, cela veut dire prendre possession en privée de ce que tu n’as qu’en gestion et le terme vient du 19 siècle) – c’est ainsi qu’ils ont poussé à l’occidentalisation pour pouvoir prendre le contrôle capitaliste et privé des entreprises et structures d’Etat donc ils n’avaient que la gestion.

        Ce difficile de dire que c’est “pire” – ces hommes de la nomenklatura, plus économique d’ailleurs que politique, ont trahi leurs peuples, c’est sur. Ils se sont “invidualisé” de la société dont ils étaient le produit – mais on parle de la génération des fils, nés dans le communisme et pas des pères qui l’avaient construit. C’est toute l’histoire de la disparition de notion du bien commun dans les années 80 en Europe qu’il faudrait analyser.

        L’histoire n’a d’ailleurs pas dit son dernier mot: le jour ou le peuples vont se réveiller, la vengeance risque d’être terrible.


        • Eric Le 20 août 2015 à 11h37
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          je viens de me documenter un peu, et effectivement, il semble que le problème en URSS n’était pas que la Nomenklatura captait toutes les richesses.
          Le principal problème était que l’économie était planifiée: tous les acteurs économiques du pays étaient subordonnés à des plans créés par les instances “supérieures”.
          Supérieures hiérarchiquement parlant, mais pas assez compétentes en réalité pour créer des planifications suffisamment intelligentes apparemment…
          Quant à la Nomenklatura, elle avait toutes les commodités qu’elle voulait mais cela restait dans le domaine du raisonnable (ce qui n’est effectivement plus le cas maintenant que le communisme a disparu : par exemple, le milliardaire russe Mikhail Prokhorov possède à Villefranche-sur-mer en France, une “villa” de …. 750 millions de dollars ! )
          Au temps de la Nomenklatura, les choses étaient plutôt “soft” :
          http://aubel.free.fr/HIS/depuis_1945/urss/COURS_Le_Modele_sovietique_depuis_1945_CA.pdf
          La Nomenklatura a accès à des logements de luxe en centre ville, à une voiture
          personnelle (parfois avec chauffeur), à des Datchas (résidence secondaire) et à des
          vacances sur la Mer Noire (Yalta, Sotchi…), aux voyages à l’étranger…
          ● Lui sont réservés : des écoles spéciales de haut niveau pour ses enfants, des magasins bien pourvus (par exemple les Beriozkas, théoriquement pour touristes, où l’on paye en devises étrangères), des salles de cinéma (où sont projetés des films interdits ailleurs), d’excellents restaurants bien approvisionnés (« cantines » du Comité central du PCUS, de la « Maison des écrivains »… ; des « paniers repas » peuvent même être ramenés à domicile avec des mets de luxe tel le caviar !).


          • lvzor Le 20 août 2015 à 13h15
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            “Le principal problème était que l’économie était planifiée: tous les acteurs économiques du pays étaient subordonnés à des plans créés par les instances “supérieures”.
            Supérieures hiérarchiquement parlant, mais pas assez compétentes en réalité pour créer des planifications suffisamment intelligentes apparemment…”

            Je suis depuis toujours très anti-stalinien, mais les propos récurrents qui diabolisent l’économie planifiée oublient juste un tout petit et insignifiant détail : elle a fait passer l’URSS du moyen-âge à la conquête spatiale en 40 ans…


            • Pierre Bacara Le 20 août 2015 à 14h15
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              les propos récurrents qui diabolisent l’économie planifiée oublient juste un tout petit et insignifiant détail : elle a fait passer l’URSS du moyen-âge à la conquête spatiale en 40 ans…

              Le décollage économique de la Russie ne date pas des bolcheviks, mais des derniers tsars. Les bolcheviks l’ont interrompu plutôt que créé, et ont transformé la Russie en désert (cinq ans de guerre civile, quand même).

              Le succès des bolcheviks ne vient pas d’un désir de progrès. Le progrès était déjà en route, en particulier dans le domaine de l’industrialisation. Le succès bolchevik tient au fait qu’au temps du dernier tsar, Nicolas II, l’aristocratie et la bourgeoisie russe naissante ont voulu maintenir sur les ouvriers – de plus en plus nombreux – la même chape de plomb que celle qu’ils maintenaient depuis des siècles sur les paysans (abolition du servage en 1861, de mémoire – qu’on me corrige). Résultat : les bolcheviks ont recruté chez les ouvriers, Trotski en a fait l’armée rouge, qui a enrôlé les paysans avec un pistolet sur la tempe, et il a triomphé.

              A noter au passage que les réquisitions effectuées pour nourrir l’armée rouge ont affamé la population russe. Puis Staline a pris le pouvoir – ça lui a pris dix ans – et a relancé l’industrie en envoyant dans les camps les personnels coupables de plus de trois retards de vingt minutes.

              Mais ni du temps de Lénine, ni du temps de Staline, ni plus tard, les gouvernements soviétiques n’ont su gérer l’agriculture, qui est la problématique numéro un de tout gouvernement depuis l’aube de l’humanité.

              Quant aux progrès technologiques, ils se seraient de toute façon produits. Ce ne sont pas les communistes qui ont inventé la table de Mendeleïev, le T-34, Spoutnik et Soyouz.

              Ce sont les Russes.


          • xc Le 20 août 2015 à 14h13
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            “Raisonnables”, les commodités de la Nomenklatura ? Du point de vue d’un Soviétique de l’époque ?


            • Christophe Le 20 août 2015 à 19h36
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              euh, économie planifiée… dans notre genre ultralibéral on fait pas mal : troïka, omc, ttip, alena, j’en passe et des meilleures


        • Pierre Le 20 août 2015 à 20h59
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          Tout à fait d’accord avec Krystyna, pour avoir été en URSS à l’époque fin Brejnev et y avoir travaillé puis de retour en Slovaquie – dans les pays de l’Est la Nomeklatura (cette fameuse que vos médias parlent à longueur de documentaires ou de propos sur la chute du communisme) avait des privilèges oui ! mais ridicules (par rapport à vos riches maintenant ou d’alors à l’Ouest je précise – les fonctions déterminaient des avantages mais c’était comme s’ils avaient par exemple droit à une Renault 30 TS par exemple – ou Renault 20, une Datcha certes mais pasd’un grand luxe…
          Bref, on peut nous croire ou pas… Peu m’importe, je n’ai nullement envie d’un retour au communisme.
          Je sais seulement que c’est justement une partie de cette Nomenklatura qui dans les années fin 80-début 90 a choisi avec la plus grande joie et déterminatrion de se “reconvertir” en “SuperMan du Libéralisme” en criant ” A nous des Mercedes ou BMW” ” finis les Skoda 120 LS ou Favorit ! ou les Volga et Jigoulis ou Samara “Spuniks en URSS) (les ladas que les Français se plaisaient à trouver “pourries” et qui pourtant tenaient au moins sur les routes russes défoncées… Maintenant on a des Skodas… qu’on ne peut même plus réparer soi-même, donc certains en Slovaquie gardent précieusement leurs vieilles skodas…!)


          • Anne Le 20 août 2015 à 22h07
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            A cette époque, avant 1990, les fortunes et niveau de vie n’étaient pas aussi honteusement inégalitaires, cela dans les pays de l’Ouest comme aussi dans les pays comme l’Inde ou la Chine, etc…tout le monde sait ça… et dans les pays de l’Est à l’époque communiste il y avait bien une classe trés privilégiée, et par rapport aux gens ordinaires, et leurs privilèges étaient conséquents.

            Krystina veut faire des dignitaires au pouvoir des parangons de probité…c’est fausser la réalité.

            Certains font comme si l’on pouvait comparer l’époque communiste, avec notre époque et ses inégalités croissantes, à l’Est comme à l’Ouest, avec l’époque communiste, où d’ailleurs la Russie apportait une aide conséquente à ses alliés du Pacte de Varsovie, et où les citoyens des pays satellites étaient bien souvent plus “chouchoutés” que les citoyens de la république de Russie, par la manne qui venait du grand frère russe, (pour des raisons stratégiques, et d’influence.)

            Dans les années 80, les inégalités étaient beaucoup moins importantes en Europe de l’Ouest aussi, il faut comparer ce qui est comparable, sinon on fausse le raisonnement.

            Le capitalisme de prédation n’a pris son visage actuel qu’au tournant des années 90.

            Justement lorsqu’il a pu s’étendre sur la Russie et l’Europe de l’Est, d’où de ces énormes fortunes nées dans la violence, des oligarques…..bien souvent issus des cadres bien placés des régimes communistes préexistants….


            • Pierre Le 23 août 2015 à 21h42
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              Vu de L’Est : désarroi et perplexité,
              je me dis par esprit de modestie que soit j’étais aveugle… Pourtant, j’avais des contacts avec des personnes proches du Comité central du PCUS et du CAEM (Comecon dans la dénomination occidental je crois), soit décidement entre l’Est et l’Ouest, on n’a pas la même façon de penser. Mais selon moi la Nomenklatura de l’Est n’avait pas quand même le même niveau de vie que les riches de l’Ouest : mais je me dis encore une fois ou aussi que les Français sont ou veulent être bien plus intelligents pour savoir mieux que d’autres commen on vivait à l’Est. (être volontaires c’est déjà une qualité j’avoue…)
              Par pessimisme, je me dis que l’Europe au final n’est pas sortie de l’auberge ! (entre les ultra-libéraux et d’autres “de gauche” qui pensent pouvoir faire mieux que les “Bolcheviks” ( sans prendre en compte l’équilibre naturel des choses entre Institutions-Société globale et Individus) (comme si les Russes et les Slaves accessoirement avec les Hongrois et Roumains n’avaient pas eu le savoir-faire suffisant… C’est vrai l’ame slave est souvent fataliste et mélancolique… dit-on à l’Ouest…) c’est donc aussi par pessimisme que j’écoute votre chercheur E. Todd qui a globalement une qualité -rendre accessible ses travaux ou propos à des francophones moyens et avec souvent de l’humour Bonne continuation.


  11. Alain au bar Le 20 août 2015 à 10h46
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    On constate à travers ce témoignage que ne pas penser et se préparer à l’exercice du pouvoir condamne à faire n’importe quoi et à se livrer aux pires compromis et compromissions. Les dirigeants de Syriza espéraient sans doute ne jamais se retrouver au pouvoir ou du moins être élus.


  12. OttoAbtz Le 20 août 2015 à 10h58
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    Avec le recul, Eric Toussaint l’admet, la seule option aurait été pour la Grèce de sortir de la zone Euro compte tenu du comportement de la BCE et de sa tentative de coup d’Etat Financier. La grande question est de savoir si la France ne devrait pas adopter comme préalable absolu avant toute négociation une sortie de la zone Euro et de l’UE avec le fameux article 50 des traités ? L’expérience Grecque prouve qu’il est extrêmement dangereux de négocier avec l’UE qui met à profit le temps de négociation pour attaquer les banques en sous-main. La question reste entière.
    Un bon test sera la négociation du gouvernement Français en Septembre afin de supprimer les distorsions de concurrence dues aux travailleurs détachés. Si l’Allemagne refuse, nous n’aurons plus de filière porcine en France à court terme puisque les travailleurs détachés sont payés entre 5 et 6 euros/h. Dans ce cas, les visées stratégiques de l’Allemagne vis-à-vis de la France deviendront limpides, à savoir :
    -) ruiner l’économie de la France au profit de l’économie Allemande avant une implosion inéluctable de l’Euro et de l’UE.
    -) devenir le premier pays agricole en Europe en prenant des parts de marché à la France.


    • Alfred Le 20 août 2015 à 13h00
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      C’est bien vu. mais c’est aussi tout vu: combien d’éleveurs seront prêts à sortir de l’euro si vous leur posez la question? La plupart préfèreront la corde pour les pendre en pensant que c’est une bouée de sauvetage.


      • Bece Le 20 août 2015 à 14h26
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        C’est bien l’incohérence; les agriculteurs se sont laissés acheter par le système en espérant être parmi les gagnants, mais la compétitivité mise en principe fait surtout des perdants!


        • Alain au bar Le 20 août 2015 à 15h03
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          Les agriculteurs (de la FNSEA devrais je ajouter) sont pour le collectivisme quand les cours sont bas et pour le libéralisme quand les cours sont haut. Bref ils maximisent leurs profits en somme. Ça fonctionnait pas trop mal pour eux jusqu’à présent mais ils n’ont jamais admis qu’ils ne valaient pas mieux que les salariés pour les technocrates du NWO. La confrontation avec la réalité est donc difficile.


          • Anne Le 20 août 2015 à 19h48
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            Oui “de la FNSEA”, qui sait mettre les petits agriculteurs en avant pour les combats, et dont les tireurs de ficelles savent tirer profit des primes et avantages pour eux mêmes.

            Il était intéressant de voir dans quelle opacité pendant des années, les fonds européens étaient distribués…


    • Pierre Bacara Le 20 août 2015 à 15h20
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      Sortie de l’euro : ce que doit à ses consœurs une banque centrale qui quitte l’euro : La prime de sortie

      par Vincent Brousseau, économiste pendant 15 ans à la BCE :

      http://www.upr.fr/actualite/ce-que-doit-a-ses-consoeurs-une-banque-centrale-qui-quitte-leuro-la-prime-de-sortie-vincent-brousseau

      Bonne lecture.


      • Anne Le 20 août 2015 à 19h39
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        Merci pour le lien très intéressant.

        Quel sac de nœud pour la sortie de l’euro, et quelle imprévoyance et vanité coupable de la part des responsables de cette création.
        Il est bien connu que le diable se glisse dans les détails, et le diable s’est bien glissé dans les failles de cette union monétaire inepte.

        Les gens aux manettes des mécanismes dont nous sommes désormais les otages, semblent tenir dangereusement le manche, puisqu’en ne laissant pas de marge à la négociation et n’ayant comme “idéal” politique que l’empilement des égoïsmes ils ne vont qu’aggraver les problèmes jusqu’au point de rupture social.

        Curieux état des lieux pour les pays de cette EU plus désunie qu’unie, censée faire le bonheur des peuples.

        C’est carrément le conte du “Petit Chaperon Rouge”…

        Il est intéressant de décortiquer tous les mécanismes comme la plupart d’entre nous ici nous le faisons, … pour comprendre, et pour entrevoir une issue.

        Jusqu’à s’apercevoir. qu’il faut admettre que l’état de fait, par la contrainte de dépouiller les peuples de leurs aéroports, de leur territoires, de leurs hôpitaux, et systèmes sociaux.. s’apparente à une guerre une vraie guerre, avec pillage et victimes.

        A quand notre tour d’être obligés de vendre la Tour Eiffel ?


        • jo Le 20 août 2015 à 21h03
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          Vous comprenez mieux ainsi “l’ironie” des européistes qui avancent : “l’Europe c’est “éviter la guerre” !!!!!” Normal puisque grâce à des traités dont nous ignorons tout (et pour cause) puisque les discussions ont lieu à Bruxelles… ou aux USA… grâce à la Troïka qui ordonne… les autres qui se servent… les pays sont vidés de leur substance, de leurs richesses, de leurs souverainetés…. pour les soumettre à une seule autorité : l’Amérique !!!!!
          ******
          “Les relations entre de Gaulle et Monnet: «le duel du siècle»”

          “Qu’aurait pensé le général de Gaulle du Mécanisme européen de stabilité?”

          par Rita Müller-Hill

          …”«… comme on intègre des marrons dans une purée de marrons»”
          http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3245


      • Homère d'Allore Le 20 août 2015 à 21h45
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        Merci, Pierre Bacara pour ce lien bien utile.

        Je croyais justement que la menace d’un Grexit avec les conséquences funestes sur les banques centrales via Target 2 allait faire reculer la Troïka et permettre à Tsipras de repartir des négociations avec bien plus de billes.

        Cette “dissuasion nucléaire” financière n’a pas été utilisée. Pourquoi ? Pouvez-vous nous donner vos lumières ?


    • jo Le 20 août 2015 à 17h59
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      Il y a beaucoup de naïveté que de penser qu’il puisse y avoir une Europe unie… Quand il faut faire payer… !!!
      Souvenez-vous, lors du premier vote sur l’Europe : les agriculteurs ne voulaient pas de Maastricht !!!
      Pour avoir habité en Allemagne, je n’ai jamais oublié le : “on vous aura sur le plan économique !”
      Alors, pour les rêveurs, la politique des collabos français va bien dans ce sens… destruction de l’économie française !


      • Macarel Le 20 août 2015 à 22h05
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        Et destruction de l’Etat français…


  13. Max Le 20 août 2015 à 14h04
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    Pour la Grèce, il y avait deux possibilités, le maintien dans l’€ c’est-à-dire, le choix de continuer d’être un esclave volontaire.
    Ou
    Le Choix de l’Islande
    http://www.marianne.net/islande-sortie-crise-douleur-100236016.html
    La Grèce avait le choix entre
    La pilule Bleue, c’est-à-dire l’€
    Ou
    La pilule Rouge c’est à dire le retour à la monnaie nationale
    https://www.youtube.com/watch?v=0L-Y0X1M-JI
    La Grèce a fait le choix de la pilule Bleue
    L’Islande a fait le choix de la pilule Rouge.


  14. mitch303 Le 20 août 2015 à 16h12
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    160 milliards d’euros de prime de sortie de l’union monétaire , ça fait réfléchir …même si un défaut est toujours possible.


    • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 07h24
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      Si nous y restons, cela coûtera encore plus cher…


    • Anne Le 21 août 2015 à 12h15
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      Et Schlaube leur a proposé au contraire 50 milliards d’euros et un accompagnement…
      Accompagnement technique dont on voit aujourd’hui que ces faiseurs de vent de Tsipras et Varouflakis avaient bien besoin, compte tenu de leurs talents ( très limités) et leur courage (inexistant) et leur loyauté comparable à celles d’étourneaux immatures.


  15. Victor Le 20 août 2015 à 17h18
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    On remarquera qu’Eric Toussaint s’abstient de tout jugement de valeur concernant la démarche de Tsiparas, de son gouvernement et de la majorité de Syrisa. Il se contente du terme plus objectif de “capitulation”. Son témoignage est historiquement très précieux parce que non seulement il est fiable (Eric Toussaint a été à sa manière un acteur de l’Histoire en toute proximité avec les responsables du gouvernement grec et de Syrisa et ce y compris avant la victoire de Syrisa) mais aussi parce qu’il montre bien les ressorts, la mécanique d’une catastrophe politique par-delà toutes les bonnes intentions, croyances (“les illusions” dit-il) et autres bons sentiments de la part des victimes . La grande leçon de ce témoignage est qu’on ne combat le capitalisme néolibéral avec de la morale et des bons sentiments. A Schäuble/Merkel, Schäuble/Merkel et demie (et ennemi !). En définitive Eric Toussaint nous fait bien comprendre qu’il s’agit chez Tsiparas et ses amis d’une faiblesse politique, par-delà leurs compétences techniques.


  16. Thierry46 Le 20 août 2015 à 17h55
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    la presse bruisse sur l’annonce ce soir de la démission de Tsipras :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/7144-grece-selon-plusieurs-medias-grecs-alexis-tsipras.html

    Pas surprenant, sa position devient intenable puisqu’il ne peut appliquer une politique qu’il réprouve publiquement.
    Reste à savoir s’il pourra/voudra parler plus librement sur les coulisses des négociations et les pressions qu’il a eu après sa démission.
    pas sur…


    • Victor Le 20 août 2015 à 18h45
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      une manière d’éviter un vote de confiance et un désaveu par l’aile gauche des députés de Syrisa.


    • jo Le 20 août 2015 à 21h05
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      C’est fait !

      “Alexis Tsipras annonce sa démission, ouvrant la voie à des élections anticipées en Grèce”
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/08/20/alexis-tsipras-annonce-sa-demission-vers-des-elections-anticipees-en-grece_4731837_3234.html


      • Victor Le 20 août 2015 à 21h54
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        Le nom du Tsipriotisme :
        “les Tsipriotes s’adonnent alors à un jeu politicien, à l’exacte manière des politicards de la Nouvelle démocratie et du PASOK… mutation oblige !”
        http://www.greekcrisis.fr/2015/08/Fr0458.html#deb


    • Crapaud Rouge Le 20 août 2015 à 21h51
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      sa position devient intenable” : quel grand naïf vous faites ! Sa démission fait partie du processus pour constituer un gouvernement qui aura une majorité pour voter la politique de la Troïka. Maintenant que Syriza a montré son visage de vendu, l’opposition est réduite à rien (en volume) : la fraction contestatrice de Syriza et Aube Dorée. Pour la clique au pouvoir, il est urgent de faire des élections avant que le reliquat d’opposition puisse s’organiser et se renforcer.


      • Victor Le 20 août 2015 à 22h03
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        @ Crapaud Rouge – “Maintenant que Syriza a montré son visage de vendu, ”
        Eric Toussaint, dans son témoignage vidéo, dit qu’effectivement 2 ministres ou sous-ministres au moins de Tsiparas sont en étroite relation étroite avec les lobbies banquiers. Pour autant ne confondons pas Syrisa dans sa globalité avec le gouvernement et tous les membres de ce gvt ne sont pas “vendus”. Mais il est certain que Tsiparas et les siens se sont pendus avec la corde qu’ils se sont eux-mêmes passé au cou.
        A présent peu importe, le chapitre Syrisa et sa révolution populaire c’est du passé et le peuple grec va souffrir davantage…


    • jo Le 20 août 2015 à 23h18
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      “Yanis Varoufakis : “Nous avons trahi la grande majorité du peuple grec !””

      “…Etiez-vous matériellement prêt à sortir de l’euro ?”

      “- C’est une question intéressante pour la zone euro dans son ensemble. Le problème, c’est qu’on ne peut pas envisager sérieusement une éventuelle sortie d’un pays de la zone euro. Car dès que la discussion commence, le mécanisme est enclenché et aussitôt les banques du pays concerné s’écroulent. Par conséquent, il est tout simplement impossible d’avoir un plan B opérationnel. Il ne peut être que théorique. Nos études sur la question, comme celles de la BCE d’ailleurs, n’était confiées qu’à 5-6 personnes pour rester discrètes. Pour qu’un tel plan soit opérationnel, il faudrait que près d’un millier d’experts se coordonnent. Cela ne pourrait plus rester secret, et provoquerait donc une panique bancaire, avec une sortie de l’euro à la clé…”

      http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150820.OBS4482/yanis-varoufakis-nous-avons-trahi-la-grande-majorite-du-peuple-grec.html


      • P. Peterovich Le 21 août 2015 à 09h54
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        Ce que les sorties de Varoufakis révèlent, c’est que la Grèce est parfaitement incapable de se prendre en main, fût-ce pour organiser une sortie de l’euro et une restauration de la drachme.

        Soyons sérieux un instant : comment peut-on envisager réintroduire la drachme en jouant avec des comptes électroniques, des codes PIN et des smartphones. Ce type a-t-il la moindre idée de ce que recouvrent les investissements logiciels et matériels qui font fonctionner les systèmes dématérialisés ? Dans le cas de la Grèce, la solution la plus efficace serait encore celle du papier et des ciseaux.

        La moralité de cette affaire, c’est que la sortie de l’euro ne pourra se faire qu’en partenariat avec l’eurogroupe, que ce soit en raison de l’incapacité de la Grèce à gérer les aspects matériels ou en raison de la nécessité d’obtenir une aide de l’eurogroupe (la der des der) pour “lisser” les conséquences dommageables de la sortie.

        La sortie sera négociée ou elle ne sera pas.

        Et elle sera pilotée de Bruxelles et de Francfort, pas d’Athènes dont le statut de sous-protectorat est finalement justifié par la qualité du personnel politique et administratif qu’on y trouve. Ce n’est pas du néo-colonialisme. Juste un constat…


        • Greco Le 21 août 2015 à 12h51
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          Effectivement on a des amateurs,on n’a pas un Holland pour lire ses nouvelles à Closer,ni un Sarkozy avec un cv à la Mesrine( Kadhafi,, Karatchi..) ,ni un Juppé deja condamné …Et surtout on’a pas un colosse d’Economie comme Sapin qui tombe malade chaque fois que Shcoeuble touche..A,j’ai oublié Christine et Tapi…


          • Anne Le 21 août 2015 à 20h10
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            Tout à fait d’accord avec vous, Greco,

            Certaines commentateurs prennent pour un affront personnel leurs espoirs déçus en Syriza, en Tsipras et autres, oubliant que notre classe politique est loin d’être brillante et même médiocre égoïste et malfaisante.

            Ils étaient à la recherche d’un “soleil providentiel” se levant sur la Grèce, et qui allaient entraîner le reste de l’Europe, au “pays des merveilles”…(chacun ayant sa propre idée du pays des merveilles, et sans regarder dans un miroir notre propre médiocrité lâcheté déclin, personnel politique nul et inféodé et j’en passe…).

            Ce qui me révolte c’est qu’en Europe, en Grèce, des enfants aient faim, soient mal soignés…et que seule la petite rente des retraités serve à faire survivre toute une famille.

            Il est vrai que sur toute la planète la pauvreté la précarité s’étendent.

            Aux USA et en Europe, les banquiers continuent de jouer aux flambeurs alors que des millions de familles vivent sur des subventions alimentaires, cumulent les travaux précaires et ne sont pas soignés s’ils sont malades, parce qu’ils sont obligés de payer les dettes à ces mêmes banques, qui sont malhonnêtes bien souvent et ont été renflouèes par l’argent public, celui des contribuables.

            En Novorossia en plus de manquer de tout ils meurent sous des bombes eux et leurs enfants, et en Syrie et combien d’autres pays aussi la barbarie règne.

            J’espère que la Grèce va rassembler des gens courageux et honnêtes pour défendre la population, cette fois.

            J’espère la même chose pour nous, français, et pour tous les peuples.


            • Wilmotte Karim Le 22 août 2015 à 13h21
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              (en réponse à Anne, juste au dessus)
              Et combien de ces grands censeurs n’ont pas fait le boulot qui leur incombait?
              Combien d’entre eux ont participé aux manifestations de soutien?

              Quand on ne bouge jamais, il ne reste que la critique acerbe.
              (sauf si on a la décence de se taire).


        • Danyves Le 21 août 2015 à 13h57
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          L’Equateur, le premier pays à se doter d’une monnaie …
          http://www.20minutes.fr › Economie
          11 févr. 2015 – L’Equateur va peu à peu étendre les usages de son «Système d’argent électronique»… … Les paiements s’effectuent ensuite par smartphone. … A la place, la e-monnaie équatorienne est indexée sur le dollar, monnaie …

          http://www.20minutes.fr/economie/1538815-20150211-equateur-premier-pays-doter-monnaie-electronique

          L’Equateur réalise une importante première mondiale, ça n’arrive pas tous les jours. L’innovation de ce petit pays d’Amérique du Sud est indéniable, comme l’expliquait mardi le site de France 24: il est devenu le premier Etat au monde à se doter d’une monnaie 100% virtuelle.
          Uniquement utilisable pour payer les taxis depuis début février, le SDE (pour «Sistema de dinero electronico») va être étendu au paiement de nouveaux services sélectionnés par l’Etat. D’ici la fin de l’année, les Equatoriens pourront même payer leurs impôts par ce biais.
          Il suffit de répondre à quelques questions envoyées par SMS pour entrer dans le cercle des utilisateurs du SDE. Les paiements s’effectuent ensuite par smartphone. Dans un pays où 90% de la population en possède un, mais où 40% des gens n’ont pas accès au système bancaire, l’innovation est la bienvenue.


      • stephp Le 21 août 2015 à 16h57
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        C’est beau les mécanismes à cliquets. Une fois engagés, pas moyen de revenir en arrière.
        A moins que… de renverser la table. Pas facile certainement et surtout si, comme Varoufakis, on envisage pas de prendre les mesures radicales qu’il s’imposeraient au préalable, comme la nationalisation du système bancaire et la répudiation pur et simple la dette. Et puis la Grèce a des moyens de pression au niveau géo-stratégique. Mais là effectivement, faut avoir la stature et la baloches… c’est pas donné au premier venu, j’en conviens.


  17. Greco Le 20 août 2015 à 21h32
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    Alors Tsipras démissionne pour provoquer des élections le 20/9 avec comme seul but de virer par le parlement les 43 députés de Syriza qui ont voté contre le 3eme mémorandum, le mémorandum Tsipras. Il s’agit d’un sale stratagème. Il est important de comprendre que selon la loi électoral en vigueur, s’il a des élections anticipés MAIS de 18 mois (cad, jusqu’au 25/6/2016 étant donné que les dernières étaient le 25/1/2015), alors dans ce cas on ne vote pas des députés mais une liste avec les noms de députés désignés par le chef de chaque parti : grosso modo Tsipras va décider seul qui va devenir député ! Comme ca, il vire toute la plateforme gauche, et la trahison devient un coup d’Etat parlementaire.
    Il essaie d’avoir des yesmen, la plateforme gauche n’a pas le temps dans 28 jours de s’ouvrir aux autres forces anti austérité anti euro ( Lapavitsas avait annoncé la création d’un parti pour unir les forces du NON ) et faire les élections avant les premières « applications » de son mémorandum. Novembre est le mois à haute risque…
    Etant donné qu’ils existent des formalités constitutionnelles (comme le financement…les dates, le gouvernement), en plus de tractations politiques de ce soir, j’espère que demain vers l’a.m, d’être en mesure de vous donner plus des infos et l’enjeu de ses élections.
    Un avant gout : « Selon une source proche de Junker, il s’agit d’une bonne nouvelle, parce qu’elle crée les conditions d’augmenter le pourcentage de députés favorables au nouveau mémorandum avant que ces conséquences soient senti par la population »…


    • Macarel Le 20 août 2015 à 22h50
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      Reste plus qu’à le faire défiler enchaîné derrière le char de Merkel porte de Brandebourg, et puis le faire exécuter. Comme ce fut le cas pour Vercingétorix, après reddition d’Alésia.
      Mais Vercingétorix s’était bien battu, lui.


      • jo Le 20 août 2015 à 23h10
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        Ou condamner à manger des bretzel, currywurst… C’est bientôt l’Oktoberfest !!!!


    • Greco Le 21 août 2015 à 18h52
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      Unité Populaire est le nom du nouveau parti des députés qui ont voté contre le mémorandum Tsipras. Il ont été constitué ce matin, avant que le parlement se dissout. Au début ils étaient 25 députés, à midi ils sont devenus 29.La seule alliance pour le moment est avec le parti d’Alavanos « Plan B », précédent chef de Syriza, ancien eurodéputé et farouchement opposé à l’Euro.
      L’article n’est pas génial mais c’est en Français https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-unit%C3%A9-populaire-nouveau-parti-dissidents-syriza-131855240.html


      • Greco Le 21 août 2015 à 19h23
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        Et pour l’ami qui m’avait raproché d’ignorer EPAM, une interview – en anglais- par RT:
        https://www.youtube.com/watch?t=222&v=qEAiFIBTFns


      • Anne Le 21 août 2015 à 19h35
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        Merci Greco pour votre éclairage.
        Vous donnez des informations que l’on ne trouve pas ailleurs.

        Les dessous de ce que fait Tsipras n’est pas joli, pas propre, et pas grand monde ne le dit.

        L’Europe de l’information est déficiente.
        Merci à vous, merci à Olivier Berruyer.


        • Greco Le 21 août 2015 à 20h43
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          C’est qui est dégoutant est qu’il ose a mettre sur le dos de Lafazanis (qui l’a soutenu dans, le parti, qu’il était fondateur de Syriza) les élections en l’accusant d’immobilisme idéologique et de…garder parole. !!! On peut être d’accord ou non de ses positions, on peut croire qu’il en relation (!!!) avec Schaueble, qu’il travaillait pour le KGB, qu’il a voulu mettre le soir de negociations le plan B à eux (à travers Isyxos sous-ministre de défense, mobiliser les FS de l’armée en interpellant le directeur de la BdG et occuper le Nomismatokopeio et la BdG, pas mal, légale classique), mais il a tenu tout c’est qu’il avait promis. Au prix d’un ministère et d’une siege parlementaire.


  18. Maria Le 20 août 2015 à 21h48
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    Les grecs veulent à tout prix rester dans l’UE et dans l’Euro alors qu’ils y restent . Personnellement je considère que ce n’est plus mon problème .


    • isary Le 20 août 2015 à 22h15
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      sauf que je n ‘ai pas souvenir qu ‘on leur ait posé la question???

      Si on avait vraiment voulu avoir leur avis sur la question,Syrisa se serait laissé le temps de faire de ”

      l’ éducation populaire” au sens noble du terme afin d ‘informer le peuple grec des tenants et

      aboutissants concernant la sortie de l ‘UE et de l Euro……

      Mais cela ne figurait pas dans le programme!

      Un référendum vite organisé, avec des médias répétant en boucle qu ‘en dehors de l’ UE,point de

      salut,vous vous attendiez à quoi?

      Regardez ce qui se passe chez nous.

      Le lien ci dessus pour la lecture de l’ article de Vincent Brousseau a tout de même une autre allure


    • P. Peterovich Le 21 août 2015 à 09h42
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      Les grecs veulent à tout prix rester dans l’UE et dans l’Euro alors qu’ils y restent . Personnellement je considère que ce n’est plus mon problème.

      Tout à fait…

      Et à ceux qui disent qu’on ne leur a pas posé la question, je dirai que c’est faux (ils ont voté en janvier 2015, en juillet 2015) et ils ont accordé leur confiance à un parti qui, de toute évidence, veut rester dans l’euro. Après, la question peut être posée de savoir si ledit parti a respecté le mandat qu’il a reçu (mandat qui, de toute manière, n’est pas impératif). Mais de nouveau, ce n’est pas mon problème… Qu’ils se démènent avec leurs gugusses, de Tsipras à Varoufaki, en passant par Tsakalatos et al.

      Tout ceci, finalement, témoigne de l’immaturité des hommes politiques grecs, toutes obédiences confondues, juste bons à prendre leurs ordres à Bruxelles.

      Pour ma part, le capital sympathie dont bénéficiait la Grèce est épuisé.


  19. Macarel Le 20 août 2015 à 21h58
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    Tsipras a démissionné, l’ordre est rétabli dans le IVième Reich.
    Aucun peuple dans le Reich ne peut-être souverain, excepté le peuple allemand.


    • jo Le 20 août 2015 à 22h25
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      “Conseiller fédéral Wahlen: «Les Etats-Unis appuient l’objectif de la CEE et aspirent à la création d’Etats-Unis d’Europe. Quiconque s’oppose à cet objectif ne saurait compter sur la sympathie de Washington.»”
      http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3097


  20. Victor Le 20 août 2015 à 22h11
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    Ce soir, Tsiparas au peuple grec :
    “Cet accord, nous sommes obligés de le respecter, mais nous allons également nous battre pour en réduire les effets néfastes. On va faire en sorte de regagner notre souveraineté face aux créanciers.”
    Pathétique ou cynique ?


    • jo Le 20 août 2015 à 22h21
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      “A l’annonce de futures élections, Martin Selmayr, chef de cabinet du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré que des élections anticipées en Grèce « pourraient conduire à un soutien élargi au programme du MES (mécanisme européen de stabilité), qu’Alexis Tsipras a récemment signé ».”*
      Le Monde lien ci-dessus.


      • Macarel Le 20 août 2015 à 22h35
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        Achhh, ze ke nous n’avons pas pu faire avec les panzers, nous sommes en passe de le réussir avec les banques et l’euro ! Gut, serh gut !
        Tous les aéroports de Grèce sont à nous, bientôt les îles, et plus si affinité…


        • jo Le 20 août 2015 à 22h39
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          “Une dictature «régionaliste»”

          Peut-être qu’il nous prépare déjà aux Etats nations morcelés en régions, tels qu’ils sont salués dans «Le Monde» du 17 février 2012 à propos de la Catalogne: «Notre idée de l’Europe du futur, c’est plus d’Europe, moins d’Etats centraux et plus de gouvernements territoriaux. Une Europe plus fédérale avec plus de pouvoir à Bruxelles, moins de pouvoir à Paris, à Madrid ou à Berlin, mais plus de pouvoir à Barcelone ou à Toulouse. Les Etats traditionnels ne seront plus exactement pareils. Ils vont perdre du pouvoir au bénéfice de l’Europe. Si un jour nous avons un Etat, nous n’aurons pas d’armée, ni de politique extérieure propre, ni le contrôle des frontières et des douanes, ni une monnaie, ni une banque centrale. Mais nous aurons les politiques de proximité, les services publics de base, les infrastructures, la sécurité intérieure et la fiscalité […].» C’est ce qu’a déclaré Artur Mas, président du gouvernement régional de Catalogne.6
          Ainsi, tous les Etats nations européens seront placés sous tutelle. Le président de la Catalogne nous montre le modèle idéal d’un membre de l’UE. Il renonce d’avance à toutes les libertés, réduit la Catalogne à une entreprise de services pour l’Europe. Un des acquis des Lumières, la citoyenneté du citoyen, n’existe plus.
          Souvenons-nous ici du programme américain comme l’a décrit Jean Monnet dans ses «Mémoires»: «La coopération sur un pied d’égalité des Etats-Unis avec l’Europe divisée et morcelée est impossible. Elle est possible seulement parce que la France et l’Allemagne unies ont commencé à créer une vaste entité européenne et la perspective d’une sorte de seconde Amérique.»7″
          http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3245


          • Macarel Le 20 août 2015 à 22h43
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            Horreur, l’Occitanie réduite à une entreprise de service pour l’Europe et l’Amérique (plutôt pour les multinationales européennes et américaines, n’oublions pas le TAFTA).

            N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie !


        • Macarel Le 20 août 2015 à 22h40
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          Et pour la France, l’on commence par les cochons :

          Die Französisch Schweinen kaput !!!


    • P. Peterovich Le 21 août 2015 à 09h44
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      Ni pathétique, ni cynique.

      Juste ridicule…


  21. Macarel Le 20 août 2015 à 22h23
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    L’insouciance règne en Occident
    Paul Graig Roberts

    http://www.paulcraigroberts.org/2015/08/19/insouciance-rules-west-paul-craig-roberts/

    Conclusion :
    A moins que le monde ne se réveille et ne se rende compte que le mal absolu gouverne l’ Occident, l’humanité n’a pas d’avenir.


  22. Annie Stasse Le 20 août 2015 à 23h47
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    Bonjour,
    après avoir déserté mon blog pour un sur Mediapart j’y reviens. En fait je reprends mon autonomie.

    Je suis déçue de la conclusion de Toussaint concernant la sortie de l’euro qui ne serait pas nécessaire pour nous.

    je suis convaincue du contraire.
    Mon évolution allait dans ce sens argumentée par F. Lordon.

    le vécu de la Grèce m’a totalement fait basculer pour la sortie de l’euro pour la France (ce n’est pas restrictif : pour qui le veut).

    Nous ne sommes pas nombreux dans ce cas à gauche. Jusqu’à ce jour c’était défendu par le FN pour des raisons totalement différentes des miennes et de gens comme Sapir, Lordon et d’autres.

    C’est une des raisons de reprise de mon autonomie.

    Nous voilà dans une situation politique qui va rejouée toute la distribution des courants politiques en France.

    Déjà ça crie de partout. Traitant Sapir de facho (il doit apprécier) pas encore Lordon ça ne saurait tarder… et l’un des plus bavards sur blog du PG vient de quitter son cher PG pour cause de velléité de ce dernier de proposer (pour l’instant juste une proposition incertaine) une sortie de l’euro.

    Ainsi mon blog va me permettre de me mener la bataille en question. Nous sommes peu nombreux.

    sur le dernier billet de Lordon une grande discussion se mène (+800 commentaires à cet instant) sur cette question. Et là encore se vérifie que les redistribution de tendances politiques.

    Sapir dit que vous êtes pour la sortie de l’euro, je ne l’ai pas encore vu clairement… mais j’ai pas encore tout lu…


    • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 07h35
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      Annie Stasse,
      Bonjour, la sortie de l’euro pour le FN est une légende urbaine.
      Le FN a au moins 14 versions différentes sur la sortie de l’ UE et de l’euro, c’est ce qu’on appelle ” la politique caméléon”, où chacun trouve ce qu’il y cherche.

      En 2012 par exemple, Marine le Pen voulait garder l’euro comme monnaie commune, sans expliquer pour autant comment on revient au franc sans sortir de l’euro…
      http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/election-presidentielle-2012/20111127.OBS5448/marine-le-pen-envisage-de-garder-l-euro-comme-monnaie-commune.html?xtref=https%3A%2F%2Ffr-fr.facebook.com#https://fr-fr.facebook.com


      • Annie Stasse Le 21 août 2015 à 14h26
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        merci de m’informer concernant le FN… je vous crois. Ils sont tellement peu fiable. Je n’ai ni le temps ni le courage d’aller lire leur programme, ni celui de l’upr d’ailleurs.

        en 2012 j’avais déjà l’envie de sortir de l’euro. Maintenant je le crie… je ne faisais que le suggérer en ce temps


    • Victor Le 21 août 2015 à 08h34
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      @ Annie Stasse – Toussaint ne fait pas de la sortie de l’euro un axe stratégique, un élément central de programme politique. D’abord parce que ce n’est pas un homme de parti et sait rester à sa place. Ensuite, mais cela il ne le dit pas mais tout le laisse accroire dans son discours, pour lui la sortie de l’euro ne peut être qu’une conséquence logique et inéluctable du combat contre l’austérité imposée par les créanciers et les institutions. Je ne suis sûr que Lordon pose également la question de la sortie de l’euro en terme stratégique même si sur le plan théorique elle lui paraît inévitable dès lors qu’il s’agit de “renverser la table” comme il dit. On ne sort pas de l’euro : on s’en fait virer et pour cela il faut s’y préparer de longue date. Ce la peut paraître un débat académique, mais en fait c’est une question de stratégie et surtout de crédibilité à l’égard des peuples en lutte de l’UE et de la ZE.


      • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 09h38
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        Victor,
        Légalement, vous avez raison, Attali et sa bande se sont débrouillés pour qu’il n’y ait pas de clause de sortie pour l’euro. Il y a par contre une clause de sortie de l’ UE.


        • Victor Le 21 août 2015 à 14h02
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          @ Fifibrind-acier
          Merci de votre attention
          En effet, mais au-delà de l’aspect légal, je ne pense pas (je ne suis pas le seul et la question fait partout débat) que politiquement, électoralement aussi ce soit efficace et pédagogique auprès des citoyens des peuples embarqués dans l’UE et ses arcanes à “l’insu de leur plein gré” de proposer la sortie de l’euro et/ou de l’UE comme un objectif programmatique comme le fait d’ailleurs le FN, de manière déconnectée de toute perspective de lutte, et pour cause !. La sortie est, pour moi, une question de stratégie politique et non pas de théorie. Sur ce dernier plan je rejoins Sapir, Lordon. C’est pourquoi je pense que cette sortie doit être envisagée comme la conséquence très probable d’une mobilisation populaire contre les plans d’austérité imposés par les autorités (en partie non élues d’ailleurs) européennes et les créanciers, à moins qu’elles ne cèdent et reculent (on peut rêver !). Il faut donc envisager très tôt un plan B. La sortie passe par les luttes. Tout ceci présuppose évidemment qu’on soit convaincu au préalable que la solution ne réside pas dans l’illusion d’une quelconque “réformabilité” de l’intérieure de l’UE et ses institutions.


      • Annie Stasse Le 21 août 2015 à 14h29
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        @ victor
        en effet Lordon le pose en théorie économique et en esprit aussi (morale si vous préférez).
        ce n’est pas son rôle le politique. c’est le notre … le sien en tant que Citoyen pas chercheur.

        justement il vaudrait mieux sortir plutôt que s’en faire virer.


        • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 20h15
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          Victor et Annie Stasse,
          Stiglitz explique que ce sont ceux qui en sortiront les premiers qui s’en sortiront le mieux.
          http://www.observatoiredeleurope.com/Stiglitz-les-premiers-qui-quitteront-l-euro-s-en-sortiront-le-mieux_a1710.html

          Victor, le droit de sortie de l’ UT est un droit inscrit dans les Traités européens, l’ Angleterre va faire un référendum en 2016 sur la question.

          Je ne vois pas l’intérêt de faire une guerre civile, avec tous les aléas que cela suppose, pour exercer un droit qu’on a déjà? Il suffit que la majorité soit d’accord.


      • Lysbethe Lévy Le 22 août 2015 à 21h46
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        Victor : je crois aussi qu’Eric Toussaint n’est pas “un révolutionnaire” et au final qui le paie ? Comme Tsipra il fait parti “du systèm”e qu’on le veuille ou non Annie Stasse dit bien qu’elle est déçue parce qu’il veut rester dans l’UE ! Peut-être sans le savoir elle vient exactement poser le vrai problème d’Eric Toussaint et ses contradictions et surtout ces LIMITES.

        Et lui qui fustige les dettes odieuses le système bancaire, pourquoi ne voie t’il pas que la seule façon de s’émanciper ou de sortir la tête “hors de l’eau” est bien de sortir de l’Union européenne ? Savez vous qui finance ATTAC ou le Comité contre la dette ?

        Quand on parle “d’opposition contrôlée” cela vaut aussi pour celle là (ATTAC, CADTM) qui ne va pas jusqu’au bout de la logique qu’elle est censée avoir en tête.


  23. theuric Le 21 août 2015 à 01h50
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    La famille Troïka a cru avoir vaincu mais ce n’est qu’une victoire à la Pyrrhus, comme j’ai pu déjà le dire, et, rien qu’en France, la situation politique change à grande vitesse.
    J’ai, en cela, un bon baromètre, le site de Monsieur Asselineau qui affiche le nombre d’adhésion jour par jour.
    Il est à remarquer que ceux-ci ont fait un remarquable bond lors de la défaite du gouvernement grec.
    Il ne faut pas croire, le “P” de l’U.P.R., voulant dire populaire, ne l’est pas, il pourra l’être, mais plus tard, pour l’instant, ce parti s’adresse surtout à la classe-moyenne éduquée, intermédiaire à haute, celle qui, sans le savoir, détient déjà les clefs du pouvoir futur.
    Il en est de même du Parti de Gauche.
    Ce sont ces deux là qui se trouvent dès à présent renforcés par les événements grecs, même si le second peut encore s’égarer dans ses croyances millénaristes européistes, mais dorénavant tous savent qu’il est impossible de s’entendre avec l’U.E..
    Déjà Monsieur Mélenchon parle de se débarrasser de l’euro, c’est un premier pas, timide, certes, mais un premier pas, je le comprends, il n’est pas facile de tirer un trait de plume sur des décennies de croyance, fut-elle celle du présupposé bienfait que deviendrait l’Union-Européenne, un jour, peut-être.
    Quoi qu’il en soit, je doute fort que l’union-Européenne puisse résister à la plus terrible tourmente économique qui s’accumule au-dessus de nos têtes, en cela, parler d’une future crise est l’atrophie d’une réalité déjà présente: je ne suis plus seul à le dire, le monde se désindustrialise, la dévaluation chinoise en est la cause directe, avec, il est vrai, ses bulles immobilière et boursière qui implosent, ceci expliquant peut-être cela.
    Pour en revenir à la Grèce, je doute fort que la Russie va encore longtemps laisser l’Union-Européenne faire joujou avec un pays qui est stratégiquement indispensable pour les russes.
    Les U.S.A?
    Ils ont montré leur définitive faiblesse en aidant la troïka à persuader Monsieur Tsipras à sa déroute en rase compagne.
    D’ailleurs, plus personne ne les écoute, la preuve.
    Seul Wall Street les fait encore tenir debout, pour combien de temps?
    Tout comme l’Ukraine le fut pour les Amériques, la Grèce est le baroud d’honneur de l’U.E., la seule différence est que ces derniers ne le savent pas ni ne l’ont décidé,
    D’ailleurs, nous pourrions même nous demander qui a encore intérêt à ce que le système économique international perdure, hormis les retraités allemands et hollandais et les détenteurs des faramineux fonds spéculatifs.
    Non?
    Parce que, après tout, les états ne commenceraient-ils pas à se lasser d’être mener du bout du nez par les banques et les pays européens et leur peuple par leur union?


    • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 07h39
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      theuric,
      L’UPR a comme programme une copie du programme du Conseil National de la Résistance, ce qu’aucun Parti de Gauche, ni à fortiori de Droite, ne propose.

      De plus, il ne s’agit pas à proprement parler d’un parti politique, pas plus que le CNR n’était un Parti politique. C’est un mouvement de rassemblement provisoire pour sortir de l’ UE, ce qui n’a rien avoir avec le FDG, qui n’est qu’un Parti leurre, comme Syriza.


      • theuric Le 21 août 2015 à 12h13
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        Les choses sont plus complexes que cela, de puissants leviers psychologiques entrant en jeu.
        Plutôt que d’acteur conscient, je pense Monsieur Mélenchon ainsi que beaucoup de ses proches en politique sont des idiots utiles, ce qui, j’en conviens, peut être considéré comme pire.
        Ainsi, lorsque j’ai pronostiqué un effondrement économique global, auprès d’un vieil adhérent communiste, puis lui ai parlé de la disparition de l’Union-Européenne, il n’a eu qu’une envie, courir à toute jambe.
        D’une certaine façon, l’U.E. est, pour tout un tas de gens de gauche, une sorte d’U.R.S.S..
        Là se trouve cette dissonance cognitive de gauche empêchant de développer autre chose qu’un accord du bout des lèvres d’avec une pensée qui, quoi qu’il en soit, est pervertie par une approche purement économique, voire comptable, de tous les problèmes politique que traverse notre pays.
        C’est pourquoi j’affirme qu’il est d’une stupidité sans nom d’affirmer qu’il puisse exister, en Europe, une gauche radicale, extrême ou, plus débile encore, entendu de la bouche d’une journaliste télé, révolutionnaire.
        Ils bouffent n’importe quoi et sortent de leur bouche n’importe quoi, la boucle est bouclée.


    • Annie Stasse Le 21 août 2015 à 14h35
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      @theuric
      ainsi on se retrouve ici. comme quoi garder un même nom d’un site à l’autre est mieux. (surtout que chez Lordon ça tourne mal, des commentaires de pire en pire).

      les EU ont un intérêt majeur et stratégique concernant la Grèce dans l’Europe : elle est en frontière de sécurité au sud est méditerranéen.


      • theuric Le 22 août 2015 à 15h02
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        Évidemment, et il est de même pour la Russie, c’est pourquoi les imbécilités autistiques des gens composant la troïka et l’Eurogroupe ne peut que nous montrer, à ravir, le niveau réel, pour dire le moins, affligent, de ces personnes et de ceux qu’ils dirigent.


    • Victor Le 21 août 2015 à 14h41
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      @ Theuric
      – La Russie n’a pour le moment aucun intérêt à ce que la Grèce sorte de l’UE de manière désordonnée et non alignée. Elle le craint même (syndrome du Maïdan), sauf à ce que cette dernière lui impose clairement une politique extérieure allant contre les intérêts russes via le chantage aux “aides” . On vient d’apprendre en effet que l’UE veut imposer à la Grèce une reconnaissance du Kosovo :
      http://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/la-grece-devra-t-elle-reconnaitre-l-independance-du-kosovo.html
      – Eric Coquerel, haut responsable du PG, vient de publier un billet sur son blog en faveur d’un mouvement européen pour un Plan B.
      – Quant à l’UPR, à l’instar de Debout la France de Dupont Aignan et du FN sur l’Europe, elle ne remet pas en cause fondamentalement le système capitaliste comme matrice des politiques austéritaires et structures anti-démocratiques néolibérales, même si ses analyses critiques des conséquences de ces politiques sont pertinentes.


      • FifiBrind_acier Le 21 août 2015 à 19h59
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        Victor,
        Vous confondez Partis politiques et rassemblement pour l’indépendance.
        Le programme du CNR n’était pas un programme communiste, sinon, personne ne l’aurait signé en dehors du PCF et de la CGT.

        Or, tous les Partis politiques, syndicats et les 8 mouvements de la Résistance ont signé le programme du CNR, sauf les collabos.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance


      • theuric Le 22 août 2015 à 14h49
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        Vous m’ennuyez, gens du P.G. et de l’U.P.R., de ne pas vouloir oser comprendre les dynamiques historiques en cours!
        Primo, le capitalisme est d’ores et déjà mort et bientôt enterré, il ne pourra survivre aux monceaux de monnaies virtuelles de toutes sortes, Q.E., crédits, dettes d’états, effets leviers et plus pour ceux qui s’y connaissent, qui sont actuellement en circulation et qui, sous peu, vont naturellement disparaître, la réelle pensée communiste est dorénavant disparue avec la fin de l’U.R.S.S. et les divers mouvements de gauche sont à peine sociale-démocrate.
        Secundo, l’U.P.R. n’est pas d’extrême droite et le P.G. est en plein dans un processus réformateur de grande ampleur, il faut être d’un grand aveuglement pour ne pas vouloir le comprendre.
        Tertio, ces deux mouvements, et l’U.P.R. ne pourra pas ne pas perdurer dans le temps, sont les fers de lances plus ou moins momentané d’un renouveau politique en France, d’une durée de vie de plusieurs décennies, ensuite nous passerons à autre chose, avec ou sans une évolution de ces deux mouvements.
        Quarto, l’U.P.R. est d’essence bonapartiste et le P.G., républicain, dans un mouvement évident de refondation de ces deux conceptions anciennes et historiques de la politique.
        Quarto, la vrai gauche sera représentée par un libertarisme plus ou moins démocrate, plus ou moins écolo.
        Quinto, Vous, gens de l’U.P.R. et du P.G., ne pourrons pas ne pas s’entendre à un moment pas si éloigné que cela, tout simplement parce que tous les autres mouvements politiques entrent rapidement dans un mouvement de droitisation, regardez comment Monsieur Mélenchon doit batailler avec le P.C. et les verts qui, à chaque fois, lui mettent des bâtons dans les roues, pourquoi donc sinon qu’eux aussi font parti de ce processus décrit plus haut.
        Sexto, si l’un et l’autre de ces partis politiques ne comprennent pas rapidement que le monde économique court à sa perte et que les U.E., €, U.S.A. auront bientôt disparu, vous perdrez des années à essayer de rattraper le temps perdu, vous y arriverez mais vous y laisserez des plumes, si vous n’êtes pas remplacé, entre temps, par plus rapide que vous.
        Septimo et pour finir, nous ne devons plus, dès maintenant, concevoir le monde de demain à l’image de celui d’aujourd’hui, soit de percevoir notre futur dans la continuité de celui d’aujourd’hui mais, tout au contraire, de le comprendre en cet instant même, dans un puissant processus de rupture qui fera rapidement disparaître l’univers dans lequel nous vivons.
        L’ère hautement chaotique, dans tous les sens du terme, dans lequel nous sommes déjà entrés fera exploser les fragiles fondations misent en place dès les années 80 sur lesquels nous voudrions reconnaître cette dualité politique est/ouest qui a bercé l’après guerres mondiales, appelée guerre froide, elle est définitivement finie après la meurtrière pantalonnade ukrainienne.
        Demain, la politique reprendra ses droits, avec ses passions, ses principes, ses mécanismes, ses complexités et ses très nombreux point positifs.
        L’économie, elle, reprendra sa place naturelle, derrière les guichets, et, de droite comme de gauche, elle ne sera plus au centre de la pensée sociale.
        L’économie n’est pas l’alpha et oméga de quoi que ce soit, elle est économie, et c’est tout!
        Capitalisme, communisme, sociale-démocratie, chrétienne-démocratie, fascisme, nazi même, tous ces mouvements, avec d’autres que j’ai pu oublier, je les regroupe sous le vocable “d’économisme dogmatique” et sont en train de disparaître.


        • Alfred Le 24 août 2015 à 21h14
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          Parfaitement d’accord avec vous pour l’analyse politique mais pour l’analyse économique malheureusement j’ai peut que vous ne soyez un peu trop “optimiste”. Vous négligez que nous sommes dans un système capitaliste “spécial” et qu’il n’existe pas de loi economique deconectee ded choix pomitiques et sociaux meme de facon cachee. ce systeme changera se transformera mais ses structures profondes resteront en place sous un aspect différent.
          Si nous sommes raisonnablement à un tournant du point de vue des ressources et de la pseudo-exonomie au premier abord il me semble qu’in fine ce qui caractérise le temps présent c’est au contraire : 1-un système politique bien plus moribond que le système économique. 2-Un système de domination économique qui sous ses abords explosifs est bien plus stablement installé.
          Aucun changement politique ne viendra par une révolution économique comme vous avez l’air de le penser. Au contraire ce que vous appelez “l’économisme dogmatique” (la politique en fait) reste plus que jamais le lieu du changement.
          Abolir la propriété privée et l’héritage (ce n’est pas ce que je prone) c’est de la politique, pas de “l’économie”. Et ça n’est pas une erreur économique. Peut être une erreur politique. Ce que vous appelez économie n’est pas une chose éthéré déconnectée des rapports de force et consensus sociaux au contraire.


  24. Lia Paris Le 21 août 2015 à 16h16
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    C’est intéressant, je ne me suis pas fait la version longue, hein….Le “résumé” m’a suffit. C’est une forme de gestion qui rappelle celle des rosbeefs, nous on veut bien avoir les avantages de l’UE mais surtout pas les inconvénients….. Et de finir sur …en ce qui concerne la France, la sortie de l’euro n’est pas nécessaire …… Bah non ! Il faut bien garder des bouffons, à qui l’on a pas encore enlevé la peau des fesses, afin qu’ils s’acquittent de leur côte part dans la mutualisation de la dette (dette qui ne cesse de grimper)….. Allons soyons sérieux ….. Qui peut accepter cela ? Non, on sort POINT ! Rien n’est positif, les peuples payent, leurs enfants payeront, leurs petits enfants etc….. Mais ne PROFITERONT JAMAIS DE RIEN DU TOUT ! Si, ils payeront en SUS pour avoir droit de se SOIGNER, D’ETRE INSTRUIT….. Je trouve honteux de balader ainsi les gens …. Quant à citer l’Eq


  25. Koui Le 21 août 2015 à 20h12
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    Tsipras et les grecs n’ont pas envie de se sacrifier pour changer l’Europe, c’est pourtant compréhensible. Pourquoi est ce que le gringalet devrait affronter seul la meute des brutes? Il est évident que les européens auraient punis la Grèce pour l’exemple si elle sortait seule de l’euro. Tandis qu’en attendant un peu, la Grèce fera défaut discrètement avec les autres. Ils ont donné le go c’est déjà assez de courage pour un aussi petit pays


  26. Chantal Le 25 août 2015 à 00h34
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    Je crois que la version intégrale est plutôt là :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZAZHGwS0BZk


  27. Chantal Le 25 août 2015 à 16h52
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    Sur la capitulation de Tsipras, il y a aussi cette vidéo d’Eric Toussaint :
    https://www.youtube.com/watch?v=8DNGcXOKWPE


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