La revue de presse reflétant l’état du monde, elle se caractérise rarement par un regroupement d’articles optimistes. Néanmoins, dans celle-ci, le terme « dégueulasse » pourrait qualifier à divers degrés la plupart des sujets qu’ils abordent. Merci à nos contributeurs de nous permettre cette prise de conscience.
ALLEMAGNE
Allemagne : la stigmatisation de trois librairies de gauche vire à l'affaire d'État
"De l'autre côté du Rhin, une récompense saluant chaque année le travail des libraires indépendants, dotée par le ministère de la Culture, suscite un intérêt peu commun. La liste des lauréats publiée en février 2026 aurait en effet été expurgée des noms de trois commerces engagés à gauche. La lutte contre « l'extrémisme » aurait motivé l'action du ministère, qui aurait par ailleurs dissimulé son intervention aux gérants des librairies. Chaque année, le ministère de la Culture allemand décerne le Deutscher Buchhandlungspreis, récompense qui salue le travail des librairies indépendantes du pays. L'édition 2025 de cette célébration devait se conclure à la Foire du Livre de Leipzig, le 19 mars prochain, après l'annonce des commerces lauréats le 10 février dernier. Mais le ministère allemand a finalement annulé la cérémonie, d'habitude plutôt consensuelle. Et pour cause : depuis quelques semaines, le Deutscher Buchhandlungspreis est au cœur d'une vive polémique, après que trois librairies, pourtant présentes sur la liste des lauréats, ont été écartées sans explication claire."
Source : ActuaLitté
DÉMOCRATIE
Mort de Quentin Deranque dans les médias : récit dépolitisé, LFI diabolisée
"Depuis l'annonce vendredi que Quentin Deranque, un militant identitaire de 23 ans, a été grièvement blessé "en marge d'une conférence de Rima Hassan" à Sciences Po Lyon, le bruit médiatique est monté crescendo malgré le peu d'informations disponibles sur les circonstances du drame. La nouvelle de sa mort survenue dimanche n'a fait qu'accentuer les outrances des réactions politico-médiatiques. D'un récit euphémisant et souvent dépolitisé concernant le profil du jeune militant d'extrême droite, à une instrumentalisation massive visant à disqualifier et diaboliser la France Insoumise, retour sur les trois premiers jours d'un emballement médiatique inédit. Quand l'information a commencé à circuler vendredi, nous savions déjà que les instrumentalisations outrancières seraient légion. "Le collectif Némésis annonce qu'un militant a été passé à tabac par des « antifas », en marge d'une conférence de Rima Hassan jeudi soir à l'IEP de Lyon" écrivait alors Le Figaro."
Source : Arrêt Sur Images
Jeux Olympiques d’hiver : un commentateur suisse explose le deux poids deux mesures pro-Israël
"Il est toujours intéressant de regarder les médias étrangers pour se rendre compte de l’état de pourrissement extrême de notre propre paysage médiatique. Par rapport aux chaines de télévision françaises, où l’omerta et le mensonge règnent pour défendre Israël et ses crimes génocidaires, cette séquence décoiffe. La scène a été diffusée en direct sur la chaine suisse RTS le 16 février, lors des compétitions de bobsleigh aux JO d’hiver de Milan-Cortina. Alors qu’un athlète israélien apparaît à l’écran, le commentateur sportif Stefan Renna commence : « Edelman, première participation aux Jeux olympiques, qui s’autodéfinit sioniste jusqu’à la moelle, je le cite. Qui a posté plusieurs messages sur les réseaux sociaux en faveur du génocide à Gaza. On rappelle que génocide, c’est le terme employé par la commission d’enquête de l’ONU sur la région…» Le commentateur déroule ainsi plusieurs arguments factuels, tout au long du passage de l’épreuve, notamment le deux poids deux mesures qui interdit aux athlètes russes de concourir et qui a empêché un athlète ukrainien d’arborer un message, mais qui autorise les israéliens, même quand ils ont combattu dans l’armée et donc directement commis des crimes contre l’humanité."
Source : Contre-attaque
ENVIRONNEMENT
Renard, corneille, martre… Une vaste étude prouve l’inefficacité de la chasse aux «nuisibles» en France
"Quel est le point commun entre le corbeau, le renard et la belette ? Tous les trois sont considérés par l’État comme des «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» (Esod) sur les activités humaines (cultures agricoles, élevages…) dans plusieurs départements français. Pour cette raison, elles peuvent être tuées toute l’année – y compris hors des périodes de chasse – par tir, piégeage ou déterrage. Cette classification d’Esod (on parlait de «nuisibles» jusqu’en 2019) est régulièrement critiquée par les associations écologistes, mais aussi par nombre de scientifiques. Une nouvelle étude de grande ampleur publiée ce lundi par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) démontre pour la première fois que « la destruction de millions d’animaux jugés “nuisibles” en France ne réduit pas les dommages économiques qui leur sont attribués ». Plus encore, «ces destructions ne régulent pas non plus les populations animales concernées, et représentent un coût économique huit fois plus élevé que les déclarations de dégâts imputés à ces espèces», résume l’institution."
Source : Vert
Quinze ans après l’accident nucléaire de Fukushima, les leçons d’une crise environnementale et sociale
"En mars 2011, la catastrophe de Fukushima bouleversait le Japon. Quinze ans plus tard, les opérations de décontamination ont progressé, mais le retour à la normale reste incertain. Comment fixer le curseur de ce que serait un niveau de décontamination suffisant ? Les populations déplacées reviennent-elles vivre dans les villages évacués ? L’enjeu n’est plus seulement environnemental, il est également social, et révèle des fractures territoriales profondes. C’est une date désormais bien ancrée dans les mémoires. Le 11 mars 2011, un tsunami suivi d’un séisme a dévasté 600 kilomètres de côtes au nord-est du Japon. Quelques jours plus tard, plusieurs explosions ont soufflé les enceintes de confinement de trois des six réacteurs de la centrale n°1 de la préfecture de Fukushima. Les émissions radioactives qui s’ensuivirent furent rabattues par la neige sur les sols de la région, formant un panache radioactif qui a rendu nécessaire l’évacuation de plus de 160 000 habitants, selon les chiffres officiels."
Source : The Conversation
FRANCE
Internement et déportation des Tsiganes : la lente réparation d'une amnésie française
"Des pavés en mémoire de Tsiganes internés par l'État français durant la Seconde Guerre mondiale vont être posés dimanche dans une commune du Bas-Rhin. À Marseille, un monument en hommage aux victimes du génocide tsigane doit également être inauguré. Depuis quelques années, les initiatives se multiplient pour que cette page sombre de l'histoire de France sorte de l'oubli. "Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l'extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l'Indre, jusqu'au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C'était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d'être internés dans le camp de Rivesaltes."
Source : France 24
Le ministère des Armées annonce la création d’un Laboratoire de robotique et d’intelligence artificielle de défense
"Créée en 1741, l’École des ingénieurs-constructeurs de vaisseaux royaux est devenue, au fil du temps, l’École nationale supérieure de techniques avancées [ENSTA]. Si, autrefois, sa mission était de former les ingénieurs de l’armement, elle a ouvert son concours d’admission aux élèves civils au début des années 1990… tout en restant sous la tutelle de la Direction générale de l’armement [DGA]. Actuellement, ayant rejoint l’Institut Polytechnique de Paris, l’ENSTA compte 2 200 élèves ingénieurs, 300 doctorants, environ 200 enseignants et, désormais, 12 laboratoires de recherche depuis l’accord qu’elle vient de signer avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] du ministère des Armées. En effet, le 18 février, ayant déjà noué une coopération en 2024, l’ENSTA et l’AMIAD sont convenues d’aller plus loin en portant sur les fonts baptismaux le LAboratoire Robotique et IA de Défense [LARIAD], avec l’ambition d’en faire un « acteur de référence sur la scène nationale et européenne dans le domaine de la robotique intelligente et collaborative ». "
Source : Opex 360
GÉOPOLITIQUE
La Havane, abandonnée face à l’embargo le plus dur de son histoire
"Avec l’assèchement des exportations pétrolières vers Cuba, l’embargo change de nature. La pénurie d’or noir paralyse désormais les transports, déstabilise le système électrique et grève la mince production de l’île. Tandis que l’horizon de La Havane s’assombrit, les États-Unis multiplient les menaces d’intervention militaire. Ils ont déjà remporté une victoire conséquente : le monde s’aligne désormais sur leurs sanctions, dirigées contre les entreprises qui échangent avec Cuba. Il n’en a pas toujours été ainsi : plusieurs décennies en amont, durant la « période spéciale » (qui fait suite à la chute de l’Union soviétique et à l’isolement de Cuba), investisseurs et gouvernements contournaient l’embargo américain. Pour imposer son respect, les États-Unis ont eu recours à un arsenal de mesures coercitives contre leurs alliés. Peu médiatisée, cette guerre de l’ombre est pourtant responsables de la suffocation de l’île, qui génère des dommages sociaux sans précédent."
Source : Le Vent Se Lève
À l’image du monde, un Moyen-Orient de plus en plus sombre
"La séquence ouverte le 28 février 2026 restera dans les livres d’histoire comme une nouvelle rupture de ce qui subsistait des règles régissant le rapport entre les États. Outre l’illégalité que constitue cette agression caractérisée au regard du droit international qui ne reconnait pas le « concept » de guerre préventive, il est de plus impossible de connaitre précisément les buts de guerre supposés du tandem Trump-Netanyahou tant ils apparaissent contradictoires, et finalement jamais véritablement revendiqués. Prétendre affirmer que des tirs balistiques iraniens de longue portée auraient pu atteindre le sol étatsunien ? Aucun spécialiste militaire digne de ce nom ne prête ne serait qu’une once de crédibilité à cette affirmation. Nous sommes ici de plain-pied dans le monde des vérités alternatives désormais endossées par nombre de responsables politiques de premier plan. Stopper le programme nucléaire iranien ?"
Source : Iris
INTERNATIONAL
Iran : L'attaque américaine contre une école démontre le besoin de réforme et de responsabilisation
"Les informations selon lesquelles les États-Unis sont responsables de la récente attaque meurtrière contre une école en Iran, menée sur la base de données de ciblage obsolètes, mettent en évidence la nécessité de réformes au sein de l'armée américaine et de l’obligation de rendre des comptes, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch ; ceci est essentiel afin de minimiser les dommages causés aux civils lors de conflits. Selon un article du New York Times publié le 11 mars, une enquête en cours menée par l’armée américaine a déterminé à titre préliminaire que les États-Unis étaient responsables d'une frappe de missile Tomahawk contre l’école primaire Shajareh Tayyebeh dans la ville de Minab, en Iran, le 28 février. « Les conclusions de l'enquête menée par l’armée américaine sur l'attaque contre l'école de Minab révèlent une violation des lois de la guerre qui ne peut être réduite à une simple erreur sans conséquence », a déclaré Sarah Yager, directrice du bureau de Washington à Human Rights Watch."
Source : Human Rights Watch
Guerre en Iran : « Le mot “frappes” est un écran qui masque la réalité des visages des civils blessés, des morts »
"Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les chaînes d’information en continu utilisent à profusion le mot « frappes », un terme technique et froid, relève Laurent Stalla-Bourdillon. Selon lui, le défi des médias devrait être de rendre compte de l’atrocité de la guerre sans la transformer en spectacle. Sur les bandeaux des chaînes d’information en continu, les mêmes formules tournent en boucle comme un refrain hypnotique : « frappes en Iran », « Israël a frappé », « l’Iran a frappé », « nouvelles frappes de représailles », « frappes ciblées », « frappes massives », jusqu’au presque absurde « des frappes ont frappé… » Pendant ce temps, on ne dit plus que des quartiers ont été ravagés, que des habitations se sont effondrées, que des enfants ont été ensevelis, que des familles ont été décimées. On se contente d’additionner des missiles, des « cibles », des zones touchées."
Source : La Croix
Bombarder plus vite que la pensée : comment l'IA transforme la guerre
"Des milliers de frappes en quelques heures, des suggestions pour frapper des cibles et accélérer les décisions militaires : l’intelligence artificielle s’installe dans les guerres contemporaines. Mais à mesure que la vitesse des opérations augmente, les questions de responsabilité, de contrôle humain et de respect du droit international deviennent plus pressantes. Dans les premières 24 heures de sa guerre contre l'Iran, l'armée des États-Unis a frappé plus de 1000 cibles à travers le pays. Pour y parvenir, elle a utilisé l'intelligence artificielle (IA) la plus avancée jamais utilisée dans un conflit armé, selon le Washington Post. Au cœur de ce dispositif figure un système militaire développé par la société Palantir, cofondée par l’entrepreneur Peter Thiel et spécialisée dans l’analyse massive de données. L’entreprise est régulièrement accusée par plusieurs ONG d’avoir recours à des pratiques controversées, notamment en matière de surveillance de masse et d’atteinte aux libertés individuelles."
Source : Blast
MATIÈRES PREMIÈRES
Nouveaux OGM : les gros semenciers prêts à privatiser le vivant en Europe
"Alors que l’Union européenne est d’accord pour dérèglementer les nouvelles techniques génomiques (NGT), les grandes firmes de semences multiplient les demandes de brevets. Un pas de plus vers la privatisation du vivant. S’il est très difficile d’avoir des informations directement de leur part, secret des affaires oblige, un rapport suisse d’août 2025 est édifiant. Pages 23-24, on y trouve que des entreprises ont déjà déposé des centaines de demandes de brevets pour des NGT dans différentes régions du monde, avec en tête le géant étasunien de la chimie Corteva né de la fusion de Dow et Dupont (155 demandes) et en deuxième position le Français Limagrain (111). En Europe, et alors que les NGT ne sont pas encore déréglementées puisque le dernier vote européen aura lieu en avril prochain, les demandes pleuvent déjà. Avec près de 80 demandes à l’OEB pour Corteva et une quarantaine pour le Néerlandais WWS et l’Allemand Bayer."
Source : Reporterre
VUES D’AILLEURS
Égypte. Le Sud-Sinaï, une vitrine touristique sous contrôle.
"Présenté comme un espace pacifié et ouvert au tourisme, le Sud-Sinaï est aussi une région sous le contrôle sécuritaire permanent de l’État égyptien, où l’accès à la terre et la mobilité sont vecteurs d’inégalités. Les récits de vie de Bédouins donnent à voir comment le développement touristique fabrique une citoyenneté à plusieurs vitesses. En fin d’après-midi, à quelques kilomètres de Dahab, en bordure du golfe d’Aqaba, un campement « bédouin » accueille des touristes venus chercher le silence du désert et une promesse d’authenticité. Il s’agit d’un camp touristique fixe, intégré aux circuits de la côte sud du Sinaï : les visiteurs y passent quelques heures ou une nuit, pour un dîner sous les étoiles, tandis que des Bédouins y travaillent comme cuisiniers, guides ou hôtes. Les tapis sont disposés à même le sable, le thé est servi avec cérémonie dans de petits verres, et le programme annonce un dîner traditionnel sous les étoiles."
Source : Orient XXI
ÉCONOMIE
L’IA contribue à gonfler la dette mondiale, qui avoisine les 346 000 milliards de dollars, soit 310 % du PIB
"Les entreprises liées à l’intelligence artificielle (IA) contribuent à gonfler la dette mondiale, qui avoisine déjà les 346 000 milliards de dollars, soit 310 % du PIB, selon le Global Debt Monitor de l’Institut de la finance internationale (IIF) publié en décembre dernier, intitulé « Une nouvelle vague d’accumulation de dette se profile : cette fois-ci, cela pourrait-il être différent ? » Plus précisément, le rapport du dernier trimestre de l’année dernière met en garde contre une nouvelle vague de dette des entreprises à l’horizon. Le rythme d’accumulation de la dette par les entreprises non financières s’est considérablement accéléré, sous l’effet de conditions de financement plus souples, tant au niveau national qu’international. Ainsi, la dette des entreprises avoisine les 100 000 milliards de dollars, alors même que la dette publique a dépassé ce seuil au début de la même année."
Source : CADTM - Comité pour l'abolition des dettes illégitimes
ÉTATS-UNIS
Droits de douane, Trump devrait remercier la Cour suprême
"Vendredi 20 février. C’est la foule des grands jours dans la salle de presse de la Maison-Blanche. Donald Trump émerge le visage fermé. “C’est une décision importante pour moi”, avoue le président. Il fait référence à l’invalidation, quelques heures plus tôt, par la Cour suprême, des droits de douane “réciproques” qu’il a annoncés en grande pompe le 2 avril dernier, date surnommée “Jour de Libération”, contre plusieurs dizaines de partenaires commerciaux. Aux journalistes qui lui font face, il fait ce qu’il sait faire de mieux: contre-attaquer et ne jamais s’avouer vaincu. “J’ai honte pour certains membres de la cour qui n’ont pas eu le courage de faire ce qui est juste pour le pays”, dit-il en accusant les six juges sur les neuf qui ont soutenu cette décision “profondément décevante” d’avoir été influencés par de mystérieux “intérêts étrangers”. Malgré son attitude combative, le revers est réel pour le locataire de la Maison-Blanche..."
Source : Le Caucus
Le Groenland dans le viseur de Trump : menace chinoise ou course aux minéraux critiques ?
"L’insistance de Donald Trump à vouloir acquérir le Groenland répond, selon la Maison-Blanche, à des impératifs de sécurité nationale face à la Chine. Toutefois, une analyse territoriale permet d’identifier, sous cette rhétorique sécuritaire, des facteurs matériels — notamment l’accès aux minéraux critiques — qui expliquent avec plus de précision l’intérêt américain. Alors que le discours officiel met en avant une prétendue « omniprésence chinoise » dans l’Arctique, les données révèlent une réalité plus nuancée. JANVIER 2026. Donald Trump réitère avec insistance sa volonté d’acquérir le Groenland, invoquant une « priorité de sécurité nationale » face à ce qu’il décrit comme la menace chinoise dans l’Arctique. Cette proposition, qui avait déjà suscité la controverse lors de son premier mandat en 2019, revient aujourd’hui avec une intensité rhétorique accrue et dans un contexte géopolitique transformé. Mais cette ambition répond-elle réellement à des impératifs défensifs, ou dissimule-t-elle des objectifs stratégiques d’une autre nature ?"
Source : Diploweb







