Allez, un mini-scoop, sur la faute politique de l’année voire du quinquennat, qui agite beaucoup le monde de la protection sociale mais n’a pas encore intéressé les grands médias…

Vous vous rappelez que nous avons longuement analysé sur ce site la folle loi soi-disant “anti-Amazon”(et anti-Fnac), qui, au prétexte d’aider le livre et les libraires, a augmenté cette été les prix des livres en ligne de + 5 %, augmentant le bénéfice d’Amazon d’au moins 15 %, sans qu’évidemment le passage d’un livre de 19 € à 20 € aide un seul libraire en France. Bref, un pur racket au bénéfice du vendeur en ligne. Merci au passage pour les 75 % de Français qui vivent loin d’une librairie… Exemple même d’une décision absurde : on aboutit au résultat exactement inverse au but recherché…

Eh bien là, la ministre de la santé fait très fort, avec, à mon sens, le pire projet que j’ai vu depuis 2012 : baisser fortement les complémentaires des salariés pour augmenter volontairement le reste à charge des Français malades !

I. Le problème

Comme vous le savez, il y a en France 2 mode d’exercice principaux des médecins, le Secteur 1 (où le médecin ne pratique pas de dépassement, et facture le prix fixé par la Sécu, alias le Tarif de responsabilité, soit 23 €) et ceux en Secteur 2 (où ils peuvent fixer le prix qu’il veulent, avec un dépassement d’honoraire, la Sécu ne remboursant que sur la base du tarif de responsabilité). Voici la répartition (toutes les sources viennent de la DREES) :

En 2013, dans les cabinets libéraux des praticiens de secteur 2, 15 % des dépassements sont dus aux omnipraticiens (= les généralistes) et 85 % aux médecins spécialistes. Parmi ces derniers, 3 spécialités concentrent à elles seules la moitié des dépassements : les chirurgiens, les gynécologues et les ophtalmologistes

On peut comprendre la présence de dépassements, car il est assez irréaliste de vouloir payer le même prix un médecin quel que soit sa zone géographique, sa spécialité, sa notoriété/compétence.

Le problème est qu’il y eu de plus en plus d’abus, avec une forte croissance des dépassements :

On note (à droite) que les dépassements ont augmenté de 3 % à 6 % par an depuis 2006.

Au final, les revenus des médecins ont fortement augmenté :

Tirés surtout par le haut de la distribution (les derniers point sont ceux des 10 % gagnant le plus) :

On trouve ici une étude complète sur les revenus de 2008 par spécialité :

(Q1 = limite de 25 % inférieurs ; Q2 = médiane = 50 % au dessus, 50 % en dessus ; Q3 : 25 % supérieurs ; D1 = 10 % inférieurs ; D9 : 10 % supérieurs)

Bref, face à ce problème, on se rend compte que, normalement, une bonne solution consisterait à demander à ce que la Sécu négocie avec les médecins un plafonnement intelligent des tarifs du Secteur 2, (notamment  en fonction du montant total des dépassements constatés l’année précédente, du lieu d’exercice du médecin, de sa spécialité, de ses titres ou de son autorité médicale…) pour éviter, sauf cas rares, des consultations à 120 €… Et en réfléchissant aussi à la revalorisation des tarifs de responsabilité, insuffisant dans certains endroits.

Bref, un sujet pas simple,  mais nullement insoluble – pour peu qu’il y ait un peu de courage politique.

Eh bien la Ministre de la Santé Marisol Touraine a choisi tout autre chose !

II. La vision de la Ministre

Fin 2013, la ministre indiquait au Quotidien du médecin qu’elle faisait « le pari de l’autorégulation » des médecins – ça a bien réussi, bravo à la vision libérale…

Elle a simplement poussé au projet usine-à-gaz de la dernière convention médicale : le Contrat d’Accès aux Soins, proposé librement aux médecins. Ce contrat demande aux médecins, moyennant quelques avantages, de ne plus augmenter leurs dépassements, et de rester en moyenne à des niveaux de dépassements inférieurs à 100 % (soit 46 € la consultation). Evidemment, ce contrat a fait un bide, seuls 30 % des médecins l’ayant signé – à peu près uniquement des médecins qui ne dépassaient pas 46 €…

Que faire alors ? La vision de la ministre est simple :

« Les complémentaires santé doivent s’engager dans une démarche de responsabilité. Vous avez des complémentaires plus généreuses que d’autres et les complémentaires trop généreuses finissent par entretenir des honoraires trop élevés. Je souhaite que nous arrivions à un cadre qui permette d’éviter cette course aux dépassements. » [Marisol Touraine, Radio Classique, 5 mars 2014]

C’est quand même TRÈS original de se dire que quand le patient sera peu remboursé, le médecin baissera gentiment ses tarifs – d’autant que beaucoup de patients sont déjà mal remboursés ! Et il a bonne conscience (et en partie à raison) en se disant que quand on peut payer 60 ou 80 € une coupe / brushing / teinture chez un CAP coiffure, on peut payer 100 € chez un cardiologue Bac + 12 qui vous sauve la vie…

C’est en effet vraiment méconnaître le fait économique élémentaire que la consommation de santé est la consommation désirée par excellence, sur laquelle le consommateur n’a aucune prise : si votre enfant va mal, vous paierez à peu près n’importe quel prix pour une consultation rapide d’un spécialiste compétent – quitte à vous endettez ou même voler… C’est ce qui justifie par essence d’avoir un système de soin socialisé et régulé, ainsi qu’une Sécurité sociale, les États-Unis montrant bien les abus d’un système trop concurrentiel.

Et en plus, c’est stupide, une étude de la DREES montrant bien ceci. Voici le financement des 20 Md€ des dépenses de médecine de ville :

Comme l’indique la DREES : « Le taux de prise en charge des dépassements d’honoraires de médecins par les Organismes Complémentaires est de 30 % en moyenne. Ainsi, sur 1,8 milliard de dépassements en médecine de ville, la part financée par les Organismes Complémentaires est de 560 millions tandis que celle des ménages s’élève à 1,3 milliard d’euros en 2013, ce qui représente 52 % du reste à charge des ménages sur les soins de médecine de ville. »

Bref, sur 100 € de dépassements, les mutuelles n’en remboursent que 30 €, ce qui montre bien que ce ne sont pas les niveaux de remboursement qui poussent à la hausse des tarifs !

En fait, ce chiffre est un peu biaisé, car une partie des Français est couverte par des mutuelles individuelles, qui remboursent généralement moins bien que les mutuelles d’entreprise.

Or, il se trouve que par l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, mal nommé   « pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », n’avait qu’un seul point un peu positif pour les salariés qui est la généralisation de la complémentaire d’entreprise d’ici 2017 (l’entreprise en finançant la moitié).

François  Hollande avait même indiqué en 2012 sa volonté de “généraliser l’accès à une couverture complémentaire de qualité” garantissant un “large niveau de couverture“. (Source)

Ainsi, avec cette décision, sur les 100 € de dépassements, les mutuelles seraient probablement montées à 50 ou 60 € de remboursements – et il n’y aurait eu qu’à légiférer pour diminuer les gros abus des médecins, pour avoir une solvabilisation des ménages avec un accès aux soins facilité…

Mais l’ANI, transposé dans la loi, impose aussi aux entreprises de souscrire des contrats dits “responsables”, c’est à dire remplissant un certain nombre de critères assez simples (comme ne pas rembourser le 1€ de reste à charge, etc), définis par décret.

III. Le projet de la Ministre

Fin juin 2014, la ministre a présenté le projet de décret d’application du PLFSS 2014. Le dossier de presse indique :

« Réguler les dépassements d’honoraires :

Désormais, les contrats responsables ne pourront prendre en charge les dépassements d’honoraires qu’à hauteur de 125%, puis de 100% en 2017, si le médecin n’a pas signé le contrat d’accès aux soins (CAS) instauré par l’avenant n°8 à la convention médicale conclu en octobre 2012, pour lequel il s’engage à modérer ses tarifs. La prise en charge demeurera en revanche illimitée si le médecin a conclu un CAS. »

Et en effet, le projet de décret envoyé à l’Unocam en septembre 2014 indique 2 choses importantes :

« 2° Dès lors que le contrat, le bulletin d’adhésion ou le règlement propose cette garantie, des dépassements tarifaires des médecins n’ayant pas adhéré au contrat d’accès aux soins prévu par la convention nationale mentionnée à l’article L.162-5, dans la double limite de 100 % du tarif de responsabilité et du montant pris en charge pour les dépassements des médecins ayant adhéré au contrat d’accès aux soins minoré d’un montant égal à 20 % du tarif de responsabilité […]

« Cette garantie [d’optique] s’applique, s’agissant des lunettes, aux frais exposés pour l’acquisition d’un équipement composé de deux verres et d’une monture, par période de deux ans, sauf pour les mineurs ou en cas de renouvellement de l’équipement justifié par une évolution de la vue où il s’applique pour les frais exposés pour l’acquisition d’un équipement par période d’un an. »

Le projet de décret est là :

On se rend compte que le décret indique, en clair, que :

  1. le remboursement total (Sécurité sociale + complémentaire) d’un assuré allant voir un médecin spécialiste n’ayant pas signé de CAS (contrat d’accès aux soins) sera désormais limité à 46 €. Donc si vous voyez des médecins qui dépassent ce seuil et que vous êtes un salarié, remboursé au delà de celui-ci, eh bien très prochainement (comme votre médecin ne signera pas le CAS) votre mutuelle plafonnera votre remboursement (Sécurité sociale comprise) à 46 €, tout le reste sera pour votre pomme !
  2. cerise sur le gâteau, le remboursement des lunettes est limité pour les adultes sans changement de vue à une paire tous les 2 ans (tous les ans pour les enfants), mais ne tient pas compte des cas de casse. Si vous cassez vos lunettes dans les 2 ans suivant leur achat, ce sera aussi pour votre pomme à 100 % ! Idem si votre enfant casse les siennes dans l’année qui suit l’achat.

Sympa quoi… Et le plus drôle, c’est que ceci n’aura pas la moindre conséquence sur la Sécurité sociale et les déficits publics – vu qu’il s’agit d’un problème qui relève purement du secteur privé.

Si on discute parfois de la bonne limite entre la Sécu et les mutuelles, c’est ici une décision qui va diminuer les remboursements des mutuelles pour les transférer… aux ménages malades ! Bref, l’exact contraire de la protection sociale…

Alain Madelin en a rêvé (et encore…), Marisol Touraine va le faire !

Le cynisme n’a pas de limite : le dossier de presse de la ministre s’intitule : « GÉNÉRALISER L’ACCÈS A UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ DE QUALITÉ » – ce qui est étonnant puisqu’il vise donc à diminuer la couverture de la majorité des salariés qui en avaient une de bonne qualité… 

IV. Conséquences

Ce projet va induire de grosses difficultés d’accès aux soins, suivant les régions et spécialités. Par exemple, en Ile-de -France,  près de 70 % des gynécologues ou des pédiatres dépassent les 46 €…

Il est clair que la forte augmentation à venir des restes à charge risque de pousser de nombreux Français démunis à renoncer à certains soins et consultations, ce qui constitue un réel risque sanitaire.

Par exemple, un couple avec 2 enfants dans une zone avec dépassements serait frappé par un reste à charge annuel de plusieurs centaines d’euros s’il souhaitait maintenir les soins de sa famille à l’identique – ce qu’il ne pourra évidemment pas financer. En effet, avec simplement 1 consultation de gynécologue à 90 € et 3 de pédiatre à 65 €, on aurait déjà plus de 100 € de nouveau reste à charge annuel avec ce projet.

Pour donner une volumétrie, en se basant sur les chiffres du Crédoc, ce sont environ :

  • 500 000 contrats de mutuelle d’entreprise qu’il va falloir revoir à la baisse en 2015/2016,
  • 10 millions de salariés qui seront concernés par la baisse, dont 5 à 7 millions assez durement.

Mais le rapporteur socialiste du PLFSS disait bien l’année dernière :

“Si nous avons fixé un plafond à 100 %, c’est que nous souhaitons décrocher du taux de 150 %, qui constitue le seuil de l’abus, à partir duquel des sanctions sont possibles. L’idée qu’un contrat responsable pourrait aller jusqu’à 150 % (57,5 €) heurte les parlementaires de la majorité” (Source)

et un autre (Bapt) :

“Si on considère que le médecin est conventionné,un dépassement d’honoraires d’au-delà de 50 % du tarif opposable (34,5 €) pourrait être non remboursable par les assurances complémentaires.” (Source)

Les socialistes, une certaine idée de la protection sociale…

V. Les alertes

Elles n’ont pas manqué :

Les Institutions de Prévoyance ont indiqué :

“Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTip) s’inquiète d’une perte de pouvoir d’achat des salariés provoquée par les réformes en cours dans la protection sociale complémentaire.[…]

Jean-Louis Faure craint que les aspects «positifs» de la généralisation de la complémentaire santé soient «occultés par la fiscalisation de la part patronale des cotisations et l’instauration de plafonds de remboursement». Dire que les salariés bénéficient encore d’un avantage est une «escroquerie intellectuelle», car la prise en charge patronale d’une partie de la cotisation de complémentaire santé fait partie du salaire, a expliqué le délégué général du CTip. La suppression de l’exonération fiscale de l’abondement patronal aux contrats collectifs, prévue par la loi de finances pour 2014, pourrait coûter de 0,3 à 0,5 point de salaire en surcroît d’impôt sur le revenu, surtout aux cadres, estime le CTip. […]

A cette charge fiscale s’ajoutera l’impact de la révision du cahier des charges des contrats responsables. Prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014, elle doit faire l’objet d’un décret en Conseil d’Etat fixant des planchers et des plafonds de remboursement, en particulier pour les consultations de soins de ville et l’optique. « On est sur une approche exclusivement quantitative », a déploré le délégué général du CTip, qui doute de l’efficacité de ce dispositif pour réguler les tarifs de l’optique et les dépassements d’honoraires.”

Les Assureurs et Mutuelles d’Assurance ont indiqué :

“La France peut se prévaloir d’un des restes à charge les plus faibles parmi les pays développés (le second derrière les Pays-Bas). En d’autres termes, en France, les mécanismes de solidarité (prise en charge publique) et de mutualisation (remboursements par les organismes complémentaires) permettent de garantir un accès large à la santé.

Complémentaire, l’assurance santé n’en est pas moins devenue indispensable à une protection de qualité contre les conséquences financières des problèmes de santé.

Sur la base de ce constat, les pouvoirs publics ont souhaité généraliser la complémentaire santé, d’abord à tous les salariés, puis à l’ensemble de la population. Prolongeant cette volonté du Président de la République, une réforme du cahier des charges des contrats « responsables » (96% des contrats commercialisés) est en cours. Elle a pour objectif de limiter les remboursements proposés par les contrats complémentaires en optique et pour les consultations chez les généralistes ou les spécialistes.

Les membres du CORA ont relevé les risques attachés à ce projet. Leur crainte majeure : que ce plafonnement des remboursements par les organismes complémentaires n’incite pas les professionnels de santé à limiter leurs tarifs ou leurs honoraires et fasse augmenter le reste à charge des ménages. L’accès aux soins pour tous serait alors fragilisé par une réforme dont l’objectif est, au contraire, de lutter contre les dépassements pour limiter la part des dépenses de santé restant à la charge des Français, après les remboursements de l’assurance maladie et des complémentaires.”

Les courtiers des entreprises ont indiqué :

Mais à l’heure d’envoyer sa déclaration sur le revenu, les Français découvrent avec amertume que les effets secondaires de cette généralisation seront financièrement très douloureux, et créateurs d’une médecine à 2 vitesses.

La 1ere étape a été franchie avec un effet rétroactif au 1er janvier 2013 : la part patronale servant au financement du régime frais de santé est devenue fiscalisée.Une vraie punition pour les salariés et les partenaires sociaux qui avaient négocié des couvertures et des prises en charge de l’employeur. L’impact moyen a été évalué à une centaine d’euros d’impôt à payer en plus par an.

La 2eme étape se joue ces jours-ci au niveau gouvernemental à travers des décrets en cours de rédaction. Ces effets dévastateurs ne se feront sentir qu’après le 1er janvier 2015. A cette date, les complémentaires frais de santé se verraient contraintes d’appliquer des planchers minimum de garanties et des plafonds maximum de remboursement, créant ainsi un tunnel de soins dogmatique.

Résultat, les restes à charge des ménages augmenteront plus que significativement : Sur les bases d’une étude menée sur 1,1 million de personnes protégées, le plafonnement des dépassements des honoraires à 100 % BR entraînerait une hausse du reste à charge moyen très conséquente (x 2,9) avec de fortes disparités régionales et par spécialités (x 3,2 pour les spécialistes, et x 4,6 pour les neuropsychiatres). Pour l’optique, plus de 80 % des montures adultes sont vendues à un prix supérieur à celui prévu dans le projet de décret (100 €).

Ces mesures coercitives qui toucheraient aujourd’hui les honoraires et l’optique, et peut être demain le dentaire, ne rapporteront directement rien à la Sécurité sociale mais coûteront très cher aux assurés.Au-delà d’une atteinte étonnante et assez doctrinaire à la liberté de contractualiser, elle va obliger les employeurs et les partenaires sociaux ayant négocié par le passé une complémentaire santé de qualité, à en réduire drastiquement les garanties.

N.B. Vous noterez au passage un point dont je n’ai pas parlé. Si vous êtes un salarié protégé par une mutuelle d’entreprise,  les députés ont supprimé l’année dernière l’exonération fiscale sur les cotisations des employeurs. Résultat, vos impôts ont augmenté cette année de 50 à 200 € à cause de ceci (regardez, votre brut à déclarer aux impôts à nettement augmenté par rapport à l’année dernière, alors que, bizarrement, vous n’avez pas été augmenté de ce montant…)

P.S. : Rendons à César : merci à Eric Verhaeghe qui a signalé l’affaire sur son blog : Quand Marisol Touraine nuit gravement à la santé des femmes

P.P.S. : dernier point, pour les mauvais esprits, ce billet n’a pas pour but de “défendre les mutuelles”. En effet, leur interdire de rembourser des dépassements élevés (ce que veut Touraine) a pour elles exactement les mêmes effets qu’interdire simplement ces dépassements abusifs (dans le cadre d’une réforme globale) – ce qui est ma position… 🙂

VI. Action !

Comme certains me l’ont suggéré, voici quelques actions qui pourraient être efficaces. Si vous êtes choqués, vous pouvez vous plaindre à :

Arrivés à 500 mails, ils regarderont de plus près le sujet…

Diffusez aussi largement l’info…

138 réponses à [Hallucinant] Comment le gouvernement s’apprête à baisser la mutuelle santé de 10 millions de salariés (+ ACTION)

  1. Lamonette Le 17 octobre 2014 à 04h53
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    Ca va avec la fiscalisation de la prime versée aux organismes de complémentaires santé.

    La tronche de l’avantage en nature….

    Après avoir laissé tout le monde faire n’importe quoi ( patients, praticiens, employeurs qui défiscalisaient un peu et, sur certains contrats, offraient de beaux avantages à certains de leur salariés), la réalité va frapper fort….cela va coûter un bras .

    Nous sommes plus qu’éloignés du modèle social qu’il fallait protéger.

    Des paroles, des paroles…

    Cela hurle bcp à ce sujet à l’Assemblée , en pure perte, il y a une majorité pour voter ceci, c’est la même que celle dont serait issu le Président de la République.


  2. Philippe Le 17 octobre 2014 à 05h09
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    Nos braves dirigeants sont un peu fâchés avec le bons sens et les chiffres depuis quelques années.
    C’est vrai que ce n’est pas trop nécessaire pour une carrière de pantouflage.
    Et oui elle se plante, elle s’en fout c’est pas elle qui paie.

    On pourrait débaucher le ministre cubain de la santé publique, Roberto Morales.
    J’habite pas loin de Cuba, avec peu de moyens ils sont quand même bons au niveau soins malgré que leur PIB de 68 milliards de $ est bien inférieur au budget de la SS qui est de 440 milliards d’euros.


    • Claude Le 17 octobre 2014 à 09h44
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      Philippe, pour aller dans le sens de ta remarque, je rappelle l’existence d’une étude réalisée début octobre par Jacques Sapir concernant l’efficience des politiques de santé: link to russeurope.hypotheses.org . Plus particulièrement sur l’efficience de celles mises en place à (attention je vais dire un très gros mot) Cuba.
      Ainsi, “Il n’en est que plus tragique de voir la France s’engager dans une voie, [celle de la pure logique comptable], alors qu’il n’y a AUCUNE garantie de meilleure utilisation des fonds par une logique de concurrence.”


      • JEAN DOREMIEUX Le 18 octobre 2014 à 07h25
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        CUBA a toujours, dans le monde de la santé, été à la pointe. Dans mon métier, par exemple le cubain IGLESIAS a inventé un appareil remarquable ; mais c’était à l’époque où CUBA était une sorte d’ETAT américain ou de colonie américaine.

        Les économistes sont toujours étonnés de voir que l’évolution des dépenses de santé peut être inversement proportionnelle aux espérances de vie des assurés, comme c’est le cas très démonstratif aux USA par exemple.

        Pourquoi ? Là où les populations prennent des risques avec leur santé par la consommation de tabac, d’alcool, de sel, de sucres, les dégâts sur les organes sont importants et les dépenses de santé y deviennent, naturellement, importantes.

        Aux USA c’est typique : pas d’hygiène de vie. CUBA a une population bien plus saine, que celle des USA : elle ne fait pas d’excès alimentaire, elle crève de faim. J’y étais, j’ai vu des files d’attente de 200 mètres pour le boulanger ?

        Dans les congrès américains de médecins spécialistes réunissant le monde entier, nos confrères américains sont, de loin, ceux qui apportent le plus de progrès à la communauté médicale. Voyez les NOBEL de médecine, ils sont américains en majorité. Lire aussi P. EVEN : LA RECHERCHE BIOMEDICALE EN DANGER en FRANCE Edit. Le Cherche midi.


  3. Vallois Le 17 octobre 2014 à 08h08
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    On ne parle jamais assez des caisses d’Assurance Maladie Alsace-Moselle qui remboursent mieux par exemple à 90% un visite chez un généraliste sur le tarif conventionné ? Caisses qui sont bénéficiaires ? Comment ? Pourquoi ?

    Les cotisations mutuelles sont proportionnelles aux remboursements… Or cette mesure ne fera pas baisser les mutuelles, On connaît la chanson cynique de nos responsables politiques et des hauts fonctionnaires. Elles feront des surplus qui seront habilement subtilisés par notre gouvernement au nom d’une solidarité quelconque.


    • Olivier Berruyer Le 17 octobre 2014 à 11h09
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      “Caisses qui sont bénéficiaires ? Comment ? Pourquoi ?”

      ben il suffit de faire payer le bon prix, c’est tout 🙂


    • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 11h22
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      LE PARCOURS DE SOINS ALLEMAND ET FRANCAIS

      Nous sommes en EUROPE. La libre circulation des personnes appartenant aux 27 pays de l’Union Européenne, tout comme la libre circulation des marchandises et enfin celle des professionnels de toutes sortes y compris des professionnels de santé est l’un des principes fondateurs de cette Europe si débattue ces jours-ci dénommée UNION EUROPEENNE (UE).

      Qu’en est-il dans la réalité pour les patients, de nos jours, et en dehors de déclarations démagogiques de certains élus qui sont, en réalité, sans aucune expérience concrète du parcours de soins en dehors de la France par exemple allemand ? Est-il pertinent d’en parler au plan comptable ?
      Qu’en est-il pour assurer librement sa retraite ailleurs que dans notre pays ? Qu’en est-il pour cotiser pour sa santé et recevoir des soins pour maladie dans un autre pays de la CEE ? La vérité est que cette liberté est entravée par la seule Assurance Maladie française, bien loin de mériter des éloges.
      Si je mets de côté le cas des urgences médicales et le cas particulier quand nos voisins germains sont les seuls à avoir un équipement (cas de la lithotritie allemande de 1984 à 1988), les autorisations demandées par les assujettis français qui voudraient se faire soigner ailleurs qu’en France nécessitent une démarche auprès de la CPAM. Cette autorisation leur est rarement accordée, presque jamais.
      Par contre les allemands qui cotisent en Allemagne dans une des multiples caisses et qui veulent exercer leur libre choix et se faire soigner en France en ont le droit et ceci sans aucune démarche auprès de leurs organismes, y compris des assurances privées.
      Pour autant, croyez-vous que nos voisins germains soient moins bien soignés ? Voyez les travailleurs transfrontaliers. Un travailleur frontalier français veut avoir le choix du pays de son assurance maladie et celui de sa caisse de retraite. Le peut-il ? Non !
      La plupart des transfrontaliers refusent, sur le conseil de leurs syndicats qui gèrent pourtant la Sécurité Sociale, de prendre assurance en France. Ils choisissent la Suisse ou l’Allemagne pour la plupart.
      Un allemand qui travaille en France veut avoir le choix du pays de son assurance maladie et celui de sa caisse de retraite. Le peut-il ? Non ! Il est obligé de payer des cotisations en France et il ne peut pas faire rembourser des soins pris en Allemagne.
      Est-ce là un bon équilibre pour l’avenir européen ? Le modèle allemand est-il également bon pour la santé ?
      A mon avis le modèle allemand de BISMARCK (1882-1911) serait à imiter dans de nombreux domaines.
      link to cleiss.fr
      Si l’on vante l’efficacité de nos voisins allemands pour le dynamisme de leur économie ou leur force de travail, les avantages de leur système de santé sont moins souvent évoqués.
      A tort, si l’on en croit une étude réalisée par l’Institut Thomas More. Les deux auteurs de l’enquête, Jakob Höber et Caroline Popovici se sont basés sur des données obtenues grâce à une méthodologie de collecte, un traitement et une nomenclature similaires : les statistiques d’Eurostat, de l’OCDE et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

      Ils n’ont utilisé des sources nationales que lorsque « les informations n’étaient pas autrement disponibles ».
      Conclusion de leur analyse comparée : pour des résultats sanitaires similaires, l’Allemagne parvient à une maîtrise des dépenses de santé contrastant avec le déficit français. Voilà une équation a inconnues qui devrait attirer l’attention de nos ingénieurs en santé publique.
      Par exemple l’Assurance maladie allemande jouissait en effet en 2009 d’un solde positif de 1,4 milliards d’euros, contre un trou de 10,6 milliards en France. Comment expliquer cette différence abyssale ?
      Jakob Höber et Caroline Popovici ne sont pas des médecins mais des économistes, des comptables qui donnent des chiffres sans être capables de les expliquer. Equation ne contenant qu’une inconnue à mon avis.
      Quelles est donc cette inconnue ? Il faudrait invoquer le parcours de soins exemplaire de l’assuré allemand qui ne ressemble en rien au parcours de combattant de l’assuré français.
      Pas d’attente, pas de rendez-vous à six mois. Pas de retard ! Tout est en tiers payant sans dépense pour l’assuré. Vu aussi qu’il y a assez de médecins : le double et qu’ils sont deux fois mieux payés.
      Toute maladie a un début, une période d’état, une période terminale. Plus on attend et plus cela coute et ceci de façon géométrique.
      Mise en place immédiate de tous les examens complémentaire dans le cabinet du premier médecin sans attendre plus que deux heures, pas la moindre somme à payer sauf un euro trimestriel tous les actes additionnés en cumul étant réglé rubis sur l’ongle par la Caisse des médecins à la fin du trimestre.
      Prise en charge de tous les examens médicaux et même prise en charge des Heilpraktiker (guérisseurs diplômés), prise en charge de tous les médicaments qui sont pourtant plus onéreux mais cinq fois moins prescrits que chez nous. Pourquoi ?

      Cette façon de faire empêche le saucissonnage du parcours de diagnostic et de soins et elle empêche la multiplication des consultations, le temps perdu, les arrêts-maladie d’attente, les médicaments prescrits sans que le diagnostic ne soit connu.

      Qu’on se rassure pour nos voisins, cette différence abyssale n’est pas à rechercher dans les cotisations : celles-ci sont plus faibles de l’autre côté du Rhin (2 277 euros par habitant vs 2 459 euros sous le drapeau tricolore).
      Doit-on redouter alors des revenus plus faibles pour les médecins ? Nenni : les omnipraticiens généralistes allemands y bénéficient d’un revenu annuel moyen de 74 703 euros, contre 46 824 dans nos contrées.
      Serait-ce dans le fait que le montant des remboursements est plus restreint chez nos voisins : atteignant 2 289 euros par habitant allemand, contre 2 551 en France ?
      Pas du tout ! Tout est pris en charge à 100 % en Allemagne en tiers payant sans aucune restriction sur les médicaments, sur les actes médicaux. Même les Heilpraktiker (guérisseurs) sont payés par les caisses.

      De même on note que les dépenses publiques de santé par habitant s’élèvent à 2 721 euros en France, contre 2 609 euros en Allemagne, ce qui représente une différence de 38 milliards d’euros par an. Pourquoi ?
      Une étude détaillée révèle par ailleurs que les coûts liés aux médicaments représentent 14,8 % des dépenses en Allemagne, contre 16,7 % en France. Or les médicaments sont plus chers et, en outre, il n’y a pas de restriction en % dans leur prise en charge par les caisses allemandes ? C’est qu’ils sont bien moins prescrits. Pourquoi ? C’est la liberté du parcours de soins qui explique cela.
      Les frais hospitaliers entraînent pour leur part 24 % des dépenses, contre 35 % en France.
      Par ailleurs, on relèvera que 10,8 % des Allemands sont couverts par une assurance privée (quand en France nous sommes tous affiliés à la Sécurité sociale.
      Les dépenses administratives des assurances sociales et privées sont bien moins importantes représentant 5,4 % des dépenses totales de santé, contre au moins 7 % en France sans compter les multiples démarches des assurés auprès des CPAM des mutuelles et des assurances diverses pour se faire rembourser les honoraires surtout s’ils dépassent les tarifs.
      Le mot dépassement n’existe pas chez nos voisins germains. Les praticiens sont classés selon leur expérience, leurs titres et leur notoriété et leurs honoraires sont pris en charge par les caisses.
      Accès aux soins : un tableau un peu plus flatteur en France
      Ces multiples différences, pourra-t-on penser, ont très probablement un impact sur l’organisation de l’offre de soins, voire sur la santé des Allemands. Une fois encore, rien n’est moins sûr.
      Si les Allemands ont un nombre d’établissements hospitaliers moins importants que nous (2084 vs 2751 pour une population plus importante de 17 millions d’âmes qui compte en outre une part plus élevée de personnes de plus de 65 ans), le nombre de lits pour 100 personnes est finalement plus élevé outre Rhin (8,2 vs 6,6).
      Cependant, les nombre de personnels hospitaliers pour 100000 habitants est plus faible en Allemagne (1338/100 000 contre 1608).
      Par ailleurs, en termes d’accessibilité la France se montrerait plutôt favorisée : à l’exception d’une densité de médecins libéraux un peu plus faible (3,3 vs 3,6), elle compte une proportion de personnes moins importante renonçant à des soins pour des raisons financières (23 % contre 26 %) et des délais d’attente également plus limitées.
      Ces écarts n’ont cependant pas d’impact décisif sur la prise en charge des Allemands : leur espérance de vie n’est ainsi que très légèrement inférieure à la nôtre (80,3 ans contre 81 ans).
      Par ailleurs, l’Institut Thomas More indique que la mortalité pour cancer du sein est comparable et que l’on trouve plus de diabétiques bénéficiant de soins préventifs en Allemagne (40 % contre 31 %).


      • von Deucheland Le 17 octobre 2014 à 16h53
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        Expérience personnelle avec le système médical allemand (j’habite en Allemagne depuis plus de 15 ans, dans une ville de moins de 20.000 habitants)…

        Mon généraliste possède dans son cabinet :
        * un laboratoire d’analyses sanguines (les prises de sang se font directement au cabinet)
        * une installation de radiologie
        * une salle d’examen de médecine interne (système pulmonaire et digestif)
        * le personnel qualifié adéquat

        C’est loin d’être une exception, c’est même quasiment la règle.

        Lorsque je dois subir une intervention chirurgicale légère (pouvant nécessiter une anesthésie générale), je me rends chez un spécialiste. Toutes les spécialités sont présentes dans un rayon de 25km autour de mon domicile). Le cabinet du spécialiste possède une salle d’opération ambulatoire, avec un anesthésiste diplômé.

        J’obtiens à tout coup un RDV chez le spécialiste dans les 2 semaines (y compris chez les ophtalmos et les gynécos).

        Je peux bien sûr me rendre aux urgences de l’hôpital de ma ville en cas de besoin, sans crainte d’être mal soigné…

        Le tout sans avancer le moindre centime d’euros, alors que je suis affilié à une simple caisse publique (pas de système de complémentaires en Allemagne).

        Lorsque je me rends à la pharmacie avec mon ordonnance sur laquelle figure le nombre total de cachets à prendre sur la période couverte par le document du médecin, le pharmacien me délivre le nombre de boites immédiatement inférieur à la quantité inscrite sur l’ordonnance, puis ouvre un boite supplémentaire, sort une plaquette, se saisit d’une paire de ciseaux, coupe le nombre de cachets nécessaires, remet le reste de la plaquette dans sa boite d’origine et inscrit “INCOMPLET” sur la boite avant de la ranger. Les cachets supplémentaires sont ensuite fixés avec un élastique à l’une des boites qui m’est remise…

        Là où le système allemand montre ses limites, c’est :
        * dans les remboursements de médicaments. La liste des non-remboursés est bien plus longue qu’en France;
        * chez le dentiste (là, on pleure pour de bon sur sa facture, avec un remboursement “symbolique”);
        * chez l’opticien (quelle que soit l’ordonnance, le montant remboursé est de l’ordre de quelques dizaines d’euros).

        Par contre, si avec l’age j’ai besoin de lunettes pour lire, je me rends directement chez l’opticien. Il m’ausculte dans l’heure, je choisis ma monture, et 48h plus tard je repasse chercher mes lunettes !


      • Cédric Le 18 octobre 2014 à 01h01
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        moui. Moi j’ai vu cette semaine une vieille dame allemande venir se faire soigner chez nous car pas de prise en charge en Allemagne. Bilan : 42 000 € , irrecouvrables , car elle est repartie ….

        alors les leçons du modèle allemand, ça me passe largement au-dessus vous voyez …


        • JEAN DOREMIEUX Le 18 octobre 2014 à 06h03
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          Je suis très étonné. Pourrions nous avoir quelques détails ? A t-elle cotisé par exemple ? A quoi ? A l’AOK ?

          Il est exact que les médecins français, surtout alsaciens, nous voyons pas mal d’allemands. C’est que chez eux, existe le droit et la liberté de se faire soigner en pays étranger avec prise en charge de leur caisse, pas chez nous sauf urgence.

          Ainsi mon épouse a été soignée en France ou en Allemagne selon l’affection dont elle souffrait tout cela avec son assurance allemande.

          En outre les médicaments étant plus chers en Allemagne les médecins allemands frontaliers prescrivent pour aller en France pour éviter un REGRESS de prescriptions trop onéreuses.

          Le VIDAL est pour eux un cadeau apprécié.


  4. Yann LARGOEN Le 17 octobre 2014 à 08h12
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    Il n’y a vraiment rien à attendre d’autre de ce gouvernement à la ramasse. Cependant on est ici face à un vrai problème. Les prises en charge publiques où sociales profitent d’abord aux fournisseurs avant de profiter à ceux auxquels elles sont destinées. C’est vrai des médecins mais également des bailleurs qui pratiquent des loyers trop élevés grâce aux aides au logement, des entreprises du bâtiment qui poivrent leurs devis grâce à la défiscalisation de certains travaux, etc. Il n’y a pas de solution à ce problème dans le cadre de la liberté des prix.


  5. Toutatis Le 17 octobre 2014 à 08h27
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    A priori si on fait tout pour assurer une concurrence réelle entre les mutuelles, ces mesures ne devraient pas avoir d’impact. Car elles devraient se traduire par une baisse des cotisations, étant donné que les garanties sont moindres.
    En fait je vois pas très bien l’intérèt d’une mutuelle, sauf pour assurer les gros risques très couteux.


    • Surya Le 17 octobre 2014 à 10h15
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      Je suis à la RAM (travailleur indépendant). Sur un scanner à 105 € on m’a remboursé 11€. Sur une consultation de spécialiste de 46€, on m’a remboursé 4€. La mutuelle est indispensable.


      • Isary Le 17 octobre 2014 à 13h36
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        Si on vous a rembourse si peu,c est que vous n avez pas respecte le parcours de soins.

        Si par exemple ,le scanner vous a ete prescrit par un specialiste que vous etes alle voir de votre propre chef et non pas a la demande de votre medecin traitant,vois etes considere dans le logiciel CQ comme ” hors parcours”!!!

        On peut trouver cela stupide,mais cela n a rien a voir avec le cote ” prohibitif” des tarifs pratiques.

        Lesquels tarifs,n ont ete que tres peu revalorises depuis de tres nombreuses annees.

        Payeriez vous votre loyer de 2014 avec votre salaire de 1990!!!

        La est LA question et nulle part ailleurs.

        Quand je vois le budget de PUB de toutes les mutuelles et leur nombre,je me dis que c est de l argent qui ferait mieux d etre affecte aux soins…..


        • Incognitototo Le 17 octobre 2014 à 17h28
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          Non, si on les rembourse si peu, c’est que les indépendants, artisans, commerçants ont refusé d’adhérer au régime général de la sécurité sociale en 1948, pour pouvoir payer 50 % de cotisations sociales en moins que les salariés…
          Et depuis, ce sont toujours les autres qui ont payé pour eux et leur déficit chronique ; tandis qu’il y a eu une époque, où ils étaient connus pour être ceux qui pouvaient le plus facilement faire du noir…

          Ils n’arriveront jamais à me faire pleurer…


    • Vince Le 17 octobre 2014 à 10h50
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      L’intérêt c’est par exemple lorsqu’on a un traitement indispensable et permanent (comme contre l’épilepsie) qui est remboursé à 65% par la sécurité sociale et qu’on doit payer de sa poche 40 € toutes les 4 semaines. Et qu’on a un revenu de jeune salarié.
      Avant ce traitement : 10 séjours dans des services d’urgences en 3 ans, nombreuses luxations, une fracture, toutes les articulations du corps fragilisées, etc. Le calcul est vite fait…

      Après on peut bien sûr avoir des discussions sur l’industrie pharmaceutique, les formules de traitements en open sources, la question de l’investissement dans la recherche, etc.


      • Vince Le 17 octobre 2014 à 10h56
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        Et je ne parle pas du nombre de neurologues (au généreux dépassements d’honoraires) avant de trouver un traitement efficace, d’IRM, d’Électro-encéphalogrammes, avec les tarifs que l’on connait. Sur l’imagerie médicale je ne sais pas à quel point c’est pris en charge par la sécurité sociale.


      • Isary Le 17 octobre 2014 à 13h46
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        Si vous etes epileptiques,vous etes en ALD( affection longue duree,c est a dire a 100%) donc vous n avancez rien pour vos medicaments a la pharmacie!

        Apres,si vous avez un medecin qui ne vous fait pas une ordonnance de plus de 4semaines,c est qu il vous faut changer de praticien….la majeure partie des traitements de cette nature sont etablis poir 6 mois voire meme un an si l epilepsie est stabilisee!!!

        Que de lieux communs sur ces commentaires….

        Je suis medecin generaliste et je pourrai ecrire des centaines de lignes sur le mesusage du systeme de soins!

        Tous les jours, aupres de mes patients,je ” guerroie” pour expliquer tout ca.

        Ca demande du temps,de l energie,de la tenacite et surtout de ne pas craindre de ” perdre un patient”


        • Vince Le 17 octobre 2014 à 15h34
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          Bonjour docteur, le sujet du commentaire auquel je répondais était de savoir si avoir une mutuelle servait à quelque chose.

          Je répondais que oui, ça sert à quelque chose vu que c’est justement parce que j’ai une mutuelle que je n’avance rien à la pharmacie (pour info le générique est à 100%, pas le Keppra).

          Je ne critique pas du tout mon neurologue actuel qui me fait d’ailleurs des ordonnances sur un an de traitement. Ça empêche pas qu’une boite dure 4 semaines pas plus. Si je n’avais pas de mutuelle, je payerais de ma poche 40 € à chaque fois.

          Je ne comprend pas non plus contre quoi vous “guerroyez” en explications à vos patients.
          Au fait je ne comprend pas non plus trop l’intérêt de votre commentaire hors sujet et encore moins le ton que vous employez : [Que de lieux communs sur ces commentaires….] A moins que vous ne soyez en guerre contre les mutuelles ? Dans ce cas, pourquoi ?


          • beslay hubert Le 17 octobre 2014 à 16h50
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            Je suis indépendant j’ai pris une mutuelle enfin ce que l on nomme mutuelle pendant dix ans environ en pensant que plus on la prenais tôt,moins elle serait onéreuse car mutualisee dans le temps, passé 55 ans on vous mets une sur coût conséquent, je pensais cotiser pour plus tard…j’ai résilié depuis et par principe je suis contre et je dirais même que les mutuelles devraient être interdites elles engendrent une marchandisation de la santé. Tout compte fait je porte des lunettes et je vais chez le dentiste et tout vas bien.il est bien évident que mathématiquement plus de 50 % sont perdant…Prenez soin de vous


          • toufou Le 17 octobre 2014 à 20h21
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            Ce que dit le docteur est que pour une maladie grave comme l’épilepsie on bénéficie d’une ALD qui permet d’être remboursé à 100 % donc pas besoin de mutuelle. Autrement, le keppra est remboursé à 65 % et c’est pareil pour le générique.


          • Isary Le 17 octobre 2014 à 22h15
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            J ai mis en debut d apres midi un commentaire sur les mutuelles.mais il semble ne pas avoir passe la moderation.le nombre de message de PUB emanant de ces dernieres sur le net et a la radio etc m’ oblige a constater que ces sommes engagees dans la pub feraient mieux de l etre aux soins.je pense qu une famille avec deux enfants,sans probleme de sante majeurs( lesquels relevent en general d une ALD) ferait mieux de se constituer une tontine et de puiser dedans en cas de besoin.
            Si mon ton vous a paru excessif,veuillez m en excuser,telle n etait pas mon intention.
            Au bout de 27 ans de pratique,je ne parviens toujours pas a comprendre qu on consulte quand on a un rhume!!!et,je vous arrete tout de suite ,je nexerce pas dans un quartier chic!!
            Je suis une farouche partisane de notre bonne vieille CQ.les francais y sont attaches.cela ne dispense pas d un peu de pedagogie et d education sanitaire qui seraient generateurs d economie de sante qui ne se feraient pas au detriment de la qualite des soins dispenses.
            Dans ce commentaire qui semble ne pas avoir passe la moderation,je tentais d ‘ expliquer que le terme de DEPASSEMENTS dhonoraires me semble inadapte et qu il conviendrait mieux de parler de JUSTE VALORISATION des honoraires.
            Les actes medicaux,notemment chirurgicaux,ont ete tres peu revalorises depuis de tres nombreuses annees.
            Qui,ici,sur cette page,paierait son loyer de 2014 avec son salaire de 1990?


          • gnatos Le 17 octobre 2014 à 23h10
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            cela fait plusieurs années que l’État augmente la tva des mutuelles pour renflouer la sécu.Cette fois, il nous la fait à l’envers : il va faire faire des économies aux mutuelles qui évidemment n’augmenteront pas mais auxquelles l’État va ponctionner leurs nouveaux gains.
            Petites astuces pour se protéger: dans un couple ayant chacun sa mutuelle (obligatoire par exemple pour le mari exerçant dans le privé et dont l’épouse est fonctionnaire ),chaque mutuelle peut rembourser le complément de ticket modérateur à concurrence de la dépense réelle .
            pour les lunettes les opticiens propose des assurances casse,perte,vol…valable 2ans pour une cinquantaine d’euros.
            si vous réglez vos lunettes par carte ,vous bénéficiez d’une assurance de 2 mois.
            Cette dérive va continuer jusqu’à privatisation des assurances ,au moins pour la médecine de ville hors hospitalisation.
            Certains d’entre nous auront cotisé 40 ans pour un système à répartition puis s’endetteront pour leurs vieux jours.
            Le système est en déficit suite à sa complaisance avec la bigfarma (prix des médocs), par manque de cotisations faute au chômage ,par mépris des médecines douces ,par corporatisme…..
            laissez nous faire ,on est pas liés par vos compromissions et par votre idéologie sectaire.


        • Lamonette Le 17 octobre 2014 à 19h52
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          Suis venue à 4h du mat faire, je crois, du lien avec toute cette folie.Soit une folie encore plus grande…

          Je récolte 108 messages que … je ne lirai pas. Pas le temps.

          En ce qui me concerne , je suis déjà assez occupée avec le doublement de mes cotis retraite, une explosion de l’Ursaff, une montée en gamme assez intéressante du régime des indépendants…

          En plus, étant prof libérale seule, qui tente de conjurer le sort sur celui que l’on sert à mes trois enfants, j’ai ce plaisir … extrême… de m’en prendre plein la tronche.

          Tant pis pour moi, je n’avais qu’à me faire recrutée dans le CAC 40.

          Mais, voilà, le CAC 40 est aussi dans la famille… comme quoi pour que l’un soit libre, l’autre doit payer un certain tribu….

          Mais là, moi qui gère des PME, je tombe dans la poubelle.

          C’est de la folie.

          Certes, Pénélope faisait des petits travaux de couture le jour pour mieux les dénouer le soir…

          Mais , sauf erreur, plus personne ici n’attend une bonne nouvelle du gvt et donc le retour d’Ulysse.

          Il s’agit, simplement, de tenter de faire coller les demandes avec les moyens….

          Et ben.. ça y est , à force de gratter l’os, on est arrivé à la moelle …..


    • OFJ Le 17 octobre 2014 à 22h25
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      Tout à fait exact : j’ai recherché une mutuelle qui ne couvrait que le risque hospitalisation. J’ai eu beaucoup de mal à en trouver une. Désormais je paie seulement 25 euros par mois pour mon époux et moi même.
      Mis à part pour ce risque hospitalisation, que m’apporte une mutuelle : elle gère ma trésorerie à ma place, rien d’autre. Et sur la somme cumulée des trésoreries de tous ses assurés, elle se paie un siège luxueux et rémunère tous ses employés.
      Je préfère avoir un petit pécule en cas de coup dur (lunettes cassées, examen médical couteux,…).
      Un autre exemple : ma fille à 29 ans avait pris une mutuelle santé auprès de sa banque, 30 euros par mois. Il se trouve que la mutuelle de l’entreprise qui l’a récemment embauchée est la même. Coût : presque 60 euros à sa charge et quasiment autant à la charge de l’employeur (et cette mutuelle d’entreprise couvre aussi le risque obsèques, la prévoyance, etc, dont elle n’a que faire, mais c’est obligatoire !!!)


  6. duarte Le 17 octobre 2014 à 08h53
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    Deux questions :
    les soins dentaires sont ils concernés par cette limite de 125% puis 100% ?
    Quid des conventions collectives qui prevoient des plafonds supérieurs ??


    • Olivier Berruyer Le 17 octobre 2014 à 11h08
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      non, pas le dentaire

      il faudra baisser les garanties des CCN (cool non ?)


  7. Alberto42 Le 17 octobre 2014 à 08h53
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    Cela fait longtemps que j’ai fait le calcul : les frais d’optique, dentaires, médicaux (chez un médecin qui ne fait pas de dépassement), de médicaments (peu nombreux, il est vrai) sont largement inférieurs à une cotisation de mutuelle. Bien entendu, j’ai pris une assurance hospitalisation pour les gros gros frais chirurgicaux (avec dépassement, ne nous leurrons pas), d’anesthésie (eh oui, il faut le prévoir séparément, hélas), de radios et d’analyse liés à l’hospitalisation, d’hébergement. Bref, cela suffit. Pas besoin d’enrichir une mutuelle. Faites le calcul (si vous êtes de façon générale en bonne santé). La médecine préventive est, dans ce cas, est une bonne hygiène de vie (et là encore il faut en avoir la possibilité). Si vous entrez dans tous ces “si”, abandonnez votre mutuelle !


    • Surya Le 17 octobre 2014 à 10h18
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      Appeler à abandonner la mutuelle et dire que vous avez “pris une assurance hospitalisation pour les gros gros frais chirurgicaux (avec dépassement, ne nous leurrons pas), d’anesthésie (eh oui, il faut le prévoir séparément, hélas), de radios et d’analyse liés à l’hospitalisation, d’hébergement” c’est pas très cohérent.


      • Surya Le 17 octobre 2014 à 11h00
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        Vous avez conscience que ça ne change rien et que c’est juste une modulation contractuelle des risques couverts avec franchise/plafond ?


    • sebastien Le 17 octobre 2014 à 15h59
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      Suis assez d’accord, sur les complementaires santés, on a le choix. Pour moi une assurance santé (que ce soit la SECU publique, ou la complemetaire privee) reste avant tout une assurance pour les gros pepins. Il devrait y avoir une franchise annuelle par exemple.
      Ainsi seulement au dela d’un certain montant (arbitrairement, 300€, 500€ par an), on serait remboursés.
      Ainsi les gros pepins sont pris en charge par la collectivité et les 2 ou 3 premiers petits bobo sont à la charge des patients.
      Comme pour un bris de glace avec votre assurance voiture…

      Le principe de l’assurance c’est ca. ce n’est pas de régler les petits frais a tout le monde et laisser certains sur le carreau pour les gros montants.

      Abandonner une complémentaire santé pour la partie ambulatoire (complément a la secu sur les consultations et médicaments) mais en prendre une pour la partie hospi n’est pas dénué de sens !


      • sebastien Le 17 octobre 2014 à 16h03
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        Oubli : ajoutée a la franchise annuelle, devrait correspondre une baisse des cotisations sociales sur salaires, faisant que chacun reçoive en net plus qu’aujourd’hui pour financer cette partie (ou une partie) de reste a charge.
        Cela responsabiliserait aussi plus les patients.


  8. MagPie Le 17 octobre 2014 à 08h55
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    Le système de santé français est une cocotte minute en équilibre sur une planche, avec d’un côté le financement collectif et de l’autre le statut libéral des praticiens. Personne ne veut s’approcher de cette question, et les gouvernements successifs ne font que laisser pourrir la situation jusqu’à ce que les assurances privées fassent figure de sauveurs.

    Il y a des lustres, en 1997, un prof de “questions sociales” expliquait à l’amphi qu’A. Juppé avait sauvé la sécurité sociale avec une révélation : on ne peut maitriser le marché de la santé par la demande (parce qu’on voudra toujours être plus nombreux à être mieux soignés), donc il suffit de restreindre l’offre et c’est bon ! Tadaam : vissage drastique du numérus clausus dans les facs de médecine (avec une distinction entre les français et les étrangers). Moins de médecins = moins de déficits ? Loupé. Il avait juste “oublié” que le reste du monde a aussi des facs de médecine (et qu’en Europe, les diplômes sont équivalents)…

    Marisol Touraine ajoute juste sa pierre à l’ouvrage qui, de déremboursement en contribution forfaitaire et en augmentation des cotisations, pousse un peu plus la sécurité sociale française dans le trou. Qui voudrait d’un système qui coute aussi cher à tous et qui protège si peu chacun ?


  9. laurent jolivet Le 17 octobre 2014 à 09h06
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    Bonjour,

    Pour comprendre,il suffit de lire les recommandation de l’Union Européenne du 2 juin 2014 concernant la France :

    RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2014-2015:

    à prendre des mesures pour, au-delà de la nécessité de réaliser des économies à court terme, contrer l’augmentation prévue des dépenses publiques dans le secteur des soins de santé à
    moyen et long termes, y compris dans le domaine pharmaceutique, et à prendre des
    mesures supplémentaires en temps utile et en fonction des nécessités pour ramener
    durablement le système des retraites à l’équilibre d’ici à 2020, en se concentrant tout
    particulièrement sur les régimes spéciaux existants;

    link to ec.europa.eu


    • Chris Le 17 octobre 2014 à 12h44
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      Excellent. Merci pour ce lien.
      Il faut lire cette action dans la grille générale des prestations sociales…
      Alors Touraine et sa clique ont pris le bon virage ! Attendons-nous à une régression de l’espérance de vie. De plus, conjugué aux nuisances mortifères d’une pollution civilisationnelle tout azimut, l’époque des nonagénaires et centenaires sera terminées… sauf dans les classes aisées.
      Ce qui me fait penser à la phrase : “et le combat cessa, faute de combattants”
      Par la même occasion, les assurances complémentaires devenues obligatoires et remboursant moins, nulle doute qu’elles feront d’excellentes affaires. La politique destructurante néolibérale de l’Union Européenne est à l’oeuvre.


  10. SebCbien75 Le 17 octobre 2014 à 09h21
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    Bonjour Olivier,

    Étant mandaté de quasiment tous les mandats syndicaux et de représentant du personnel, je peux te dire que les contraintes et négociations vont bon train dans les entreprises.

    Effectivement, un des rares points “positifs” de l’ANI du 11 janvier 2013 fut “l’amélioration de la couverture santé” et son application à “tous”, projet fortement mis en avant (et signé), par exemple, par la CFDT (on se demande bien pourquoi… peut-être ses liens intimes avec l’Europe et le PS…(je développerai PREUVES à l’appui dans un sujet un jour…)).

    Sauf que juste quelques mois après, vers mai/juin 2013, effectivement la part patronale de cotisation devenait un avantage en nature et donc soumise à imposition.

    Comme la mutuelle/complémentaire santé devenait obligatoire sans négociation sur:
    des prestations minimums, des clés de répartition entre salarié et employeur et des maximum tarifaires,
    > la couverture s’améliorait pour une 10aine à 20aine de % des salariés, mais au prix d’une fiscalisation pour l’ensemble des salariés, y compris ces salariés non couvert par une mutuelle entreprise, et souvent “en bas” de l’échelle sociale et sectorielle…(je te reprends plus que je ne te donne).

    C’était le “premier effet kiss cool”…

    Mais la suite en 2014 est arrivé, en effet les contrats “responsables” ont entrainé/entraineront, notamment, les conséquences que tu as répercuté, à savoir des restes à devoir sur les spécialistes, optiques, dentaires etc de plusieurs dizaines à centaines (voir milliers) d’€ par personnes et par an… (les plus impactés seront les ménages d’environ la trentaine. quarantaine avec plusieurs enfants, bref ce qui restait de la France “moyenne”) (en tentative d’accès à la propriété (par ailleurs), et propriétés bientôt taxée comme un “revenu indirect”(autre débat à venir…)).

    Mais dans la loi, il y a aussi la portabilité de la mutuelle…et là c’est le 2ème effet “kiss cool”…

    J’explique:

    Dorénavant les salariés auront un maintien (schématiquement) de 12 mois de la mutuelle gratuitement (pour ceux indemnisés par “Paul Emploi” …)…
    Mais, il y a un mais… le financement de cela sera répercuté sur les cotisations des salariés de “l’ex entreprise”…
    Plus il y a de turn over et licenciements (bonjour le carnage lors de la crise majeure à venir), plus la prime est majorée (actuellement déjà de 2-3 à 15% suivant les cas)…
    Comme la mutuelle devient QUASI obligatoire (sauf quelques cas particuliers à exploiter…explications disponibles si nécessaire), le salarié payera dorénavant 2 mutuelles au lieu d’une (environ 10 à 30% des cas) (car la mutuelle deviendra QUASI obligatoire dans l’entreprise du conjoint..)
    Si le salarié veut continuer à faire bénéficier son conjoint de son contrat, il devra alors cotiser volontairement pour lui… et les propositions sont souvent du doublement de la part salarié… soit souvent entre 300 et 1000€ par an de surcoût complémentaire…

    Le pire est que les mutuelles et courtiers refusent de donner leurs modalités de calcul pour arriver au doublement du prix pour le conjoint alors que le risque n’a pas tant augmenté (juste la portabilité de 12 mois sur 5 à 30% des effectifs en moyenne (pour autant que le salarié au chômage engage des soins avec franchise et plafonnement comme vu au début…)…

    On est vraiment dans de l’escroquerie et du panachage du pire du système “capitaliste” et “communiste”… est-ce une surprise lorsque l’on voit certains événements récents et le parcours/les affinités/cercles de nos “élites”….

    Bien cordialement,

    SEB


  11. gerard colin Le 17 octobre 2014 à 09h23
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    Ce n’est pas etonnant vu qu’un tiers des politiciens viennent du corps medical. L’autre tiers vient du droit et le tiers restant – je n’ose pas dire le tiers payant – est un melange de journaleux et autres pantouflards de Sciences-po/ENA/ecole du cinema. Ca n’en est pas moins aberrant. Tout ce que touchent les gvts de sans-boules tourne a la catastrophe.


  12. erde Le 17 octobre 2014 à 09h24
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    Sujet d’actualité, justement hier soir un documentaire sur “Envoyé Spécial” sur Fr2 .
    link to francetvinfo.fr

    Système de santé à l’américaine….catastrophique mais rassurez-vous bonnes gens, nous allons bientôt les rejoindre puisque le système de santé comme le reste d’ailleurs se doit d’être privatisé.


    • sebastien Le 17 octobre 2014 à 16h24
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      Il y a de tout dans les systèmes privatisés.
      Le systéme suisse, un mix est cela dit pas mal du tout. et les suisses ne sont pa réputés pour être plus mal soignés que les francais.


      • Surya Le 17 octobre 2014 à 16h30
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        Par contre pour les scandales de primes trop perçues pendant 15 ans et jamais remboursées, le système Suisse fonctionne très bien.


        • sebastien Le 17 octobre 2014 à 16h41
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          Pourriez vous développer svp ?
          Je ne sais de quoi vous parlez.
          Cela dit les Suisses ont eu la possibilité de se prononcer par referendum sur la proposition d’une caisse maladie unique et publique il y a peu, et ils ont refusé.
          Devons nous en déduire que leur système ne leur convient pas et qu’ils préfèrent un système français ? je ne crois pas non.

          Qu’il y ait eu un problème ou que sais-je, ne semble pas faire pencher les suisse envers un fonctionnement public cela dit.


          • Surya Le 17 octobre 2014 à 17h00
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            link to lematin.ch

            – le système de caisse unique a été rejeté au global par les Suisses, mais a été majoritaire dans certains cantons donc Genève

            – le système proposé n’avait rien à voir avec la sécu française, par conséquent je ne comprends pas votre reflexion “Devons nous en déduire que leur système ne leur convient pas et qu’ils préfèrent un système français ?


            • sebastien Le 17 octobre 2014 à 17h11
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              Merci pour le lien.
              En dépit de cela, les suisses ont refusé la caisse unique majoritairement au plan fédéral. Point. Cela leur convient. Je ne pense donc pas que c’est un système dont ils doivent se plaindre et qui fonctionne mois bien qu’un autre.

              Oui la proposition n’était pas un système français, mais une caisse unique gérée par la confédération, donc grosso modo passer du semi-privé au public. Ils ont dit non. Point.

              Ce que je veux dire par la, c’est que certains ont des systèmes autres que celui français, qui sont moins “Publics”, qui semblent bien fonctionner et plaire à leurs adhérents. Contrairement à ce que laissait sous entendre “erde”. Donc à ne pas jeter direct sous prétexte que c’est privé.


            • Surya Le 17 octobre 2014 à 17h17
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              Le simple fait qu’il y ait eu une votation populaire, que celle-ci ait obtenu un résultat positif majoritaire dans certains cantons suite à quelques menus scandales de gestion montre que manifestement ce merveilleux système ne plaît pas à tout le monde.

              D’ailleurs l’intervenant précédent (“erde”) n’a jamais évoqué le cas suisse.


            • sebastien Le 17 octobre 2014 à 17h33
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              Le résultat d’un referendum ne vous convient pas ?
              bien sur si tout le monde était satisfait, il y aurait eu 100% de non.
              c’est pourtant un fait objectif. La majorité du pays a refusé la caisse unique.

              merveilleux système ? c’est vous qui le dites, je ne le pense pas.

              Erde ne parle pas du cas suisse en particulier mais des systèmes privatisés en laissant penser que c’est catastrophique.
              Je faisais juste remarquer que le système suisse, privé, n’est pas plus mauvais que le système français. c’est tout.

              Sur ce bonne soirée.


  13. Jacques F. Le 17 octobre 2014 à 09h49
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    Je suis surpris, je ne m’attendais pas à ça de la part de ce gouvernement socialiste.

    Je m’étais plutôt préparé à l’annonce de l’indexation des remboursement médicaux sur les revenus :
    Tu gagnes beaucoup –> tu te soignes à tes frais.
    Tu ne gagnes rien –> on te rembourse tous tes frais de santé.

    Vive le nivellement par le bas !

    Je me garde bien de dire que s’ils traquaient les fraudes à la sécurité sociale on pourrait faire de sacrée économie, de peur de me faire traiter de tous les noms.


    • Patrick Luder Le 17 octobre 2014 à 11h14
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      Un artiste crée selon son imagination et avec les outils à disposition, en se basant sur l’histoire de son art et de son évolution, mais surtout en cherchant à innover, améliorer, afin de rendre son oeuvre accessible ou inaccessible … Je n’imagine pas un artiste essayant seulement de créer quelque chose avec son panel de lego incomplet et obsolète.

      Il en est de même pour la gouvernance, qu’elle soit locale, nationale ou mondiale. Un gouvernement doit à la fois être créateur, historien, médiateur, il doit prendre une oeuvre en chemin et la conduire un bout pour la transmettre après quelque temps. On confonds trop souvent gouvernement et gouverneur (président, ministre ou tout autre titre politique), un gouvernement en vient pas de nul part et s’arrête après une législature, un gouvernement oit être une suite d’actes et d’adaptions, mais une suite cohérente et ininterrompue, non un acte incohérent et ponctuel !!!


      • Jacques F. Le 17 octobre 2014 à 14h34
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        un gouvernement doit être une suite d’actes et d’adaptions, mais une suite cohérente et ininterrompue, non un acte incohérent et ponctuel

        Pour l’instant, ce gouvernement fait une suite ininterrompue d’actes incohérents.

        A savoir : tout indexer sur le revenu de ménages (aides familiales, TVA, …).

        “Il ne faut pas faire payer les pauvres car ils ne peuvent plus payer. Il ne faut pas faire payer les riches car ils ont trop de pouvoir. Il faut faire payer les classes moyennes. Ce sont des personnes qui ont l’ambition de devenir riche, et plus on les fera payer, plus elles compenseront pour éviter d’être pauvres”.


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 11h18
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      Jacques,
      Pour traquer les fraudeurs, il faut embaucher du personnel, n’y pensez plus!
      Le mieux est de privatiser, disent-ils.

      Tout cela se fait sous l’égide de la Commission européenne, dont les directives ont été publiées début juin. Tous les acquis du CNR doivent disparaître, ce que demande depuis longtemps le MEDEF: ” Adieu 1945! Raccrochons notre pays au monde!”

      link to legrandsoir.info
      ———————————————————————————-
      Ce que demande le MEDEF, la Commission européenne l’a fait:
      “Feuille de route pour Matignon 2014/2015”

      link to upr.fr
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      C’était le but non avoué de l’ UE et de l’euro: procéder à une “révolution conservatrice genre Reagan Tchatcher, et envoyer les Etats Providence aux égouts”.

      “Le but n’était pas de faire de l’ Europe une puissante unité économique”
      C’est Robert Mundell, l’inventeur de l’ euro, qui l’explique au Journal le Guardian:

      ” Le retrait du contrôle sur la monnaie empêchera alors l’utilisation de politiques monétaires et budgétaires keynésiennes par les vilains petits élus pour sortir la Nation de la récession.

      “Il ne restera comme solution que de liquider le droit du travail, privatiser en masse, baisser les impôts et envoyer les Etats providence aux égouts”.

      “Les ravages sociaux de l’euro: une stratégie délibérée”.

      link to lalettrevolee.net
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  14. dvd Le 17 octobre 2014 à 09h58
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    Le numerus closus est l’organisation par les mandarins, sous prétexte d’excellence”, de la rareté et donc de revenus exceptionnellement hauts pour les spécialistes.
    On paye leur 4×4, leur bateau, etc.
    Combien de spécialistes font doubler les examens quand ils récupèrent un malade ?
    Exemple : un cardio prescrit un test de l’effort, la clinique qui le réalise demande au patient un nouveau RV avant ce test par le cardio de la clinique… UN RV qui dure 3′ chrono et 85€ dans la poche du cardio qui a effectivement une belle 911 Carrera sur le parking ! (vécu)

    Quand s’interrogera-t-on sur le coût des études médicales qui servent à nombre d’entre eux à s’installer dans les beaux quartiers pour faire de la chirurgie plastique ?
    Il est vrai que pour le coup, c’est de la “médecine libérale”, comparativement au reste des médecins qui sont de fait les employés de la sécu et des mutuelles…

    Comme pour les concours de prof, les médecins devraient être contraints en zonage géographique et en spécialisation, faute de quoi ils pourraient exercer, mais ne seraient plus agréés par la sécu et devraient rembourser leurs études (une broutille pour nombre d’entre eux qui gagnent plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois)…

    SI on commençait par ça, le reste suivrait très vite, la justice étant par son absence, la raison de ne jamais rien changer pour tous ceux qui n’ont pas la meilleure part dans une organisation.


    • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 10h22
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      Pour le numerus clausus tout commence en France en 1971. L’acteur principal ce en sont pas les mandarins comme vous le croyez c’est GILLES JOHANET qui dirige la Sécurité sociale tant d’années

      Etre médecin et vouloir le numerus clausus, c’est chercher à risquer de perdre sa retraite. En matière de retraite, les experts s’appellent des actuaires. Les experts, on le sait se trompent toujours dans leurs prévisions. Toutefois les actuaires sont les seuls experts échappant à cette règle.

      En effet, leur rôle est de prévoir que celui qui a 30 ans aujourd’hui, en aura 65 dans 35 ans, la marge d’erreur est on le voit très faible.

      Ces projections obéissent à d’autres facteurs moins certains sur le long terme, comme la féminisation.

      L’évolution ne se fait toutefois pas du jour au lendemain, mais sur des dizaines d’années, permettant d’ajuster ces projections avec l’évolution de la société, tout en gardant une précision redoutable sur le long terme.

      Là où les choses se gâtent c’est quand à ces évolutions naturelles se surajoutent des facteurs comme le numerus clausus.

      Un jour 8 000 étudiants, le lendemain 3 000, le surlendemain 7 000. Cela reste toutefois contrôlable. Quand on voit le résultat de nos projections, même celles faites il y a 40 ans, on reste pantois.

      Si les conséquences des évolutions naturelles aggravées par des interventions politiques intempestives sont parfaitement gérables en matière de retraite, cela l’est moins en matière de santé publique.

      Certaines décisions purement comptables, « diminuer l’offre pour diminuer la demande », sont en passe de provoquer une catastrophe sanitaire.

      Rappel historique

      Depuis quelques années, les inscriptions en faculté de médecine ont triplé, passant de 3000 à 9000 étudiants par an. Mai 68 est passé par là. Quelques voix s’élèvent, alors, sur le double danger d’une inflation des effectifs médicaux avec le double spectre d’une flambée des dépenses censées être stimulées par l’offre de soins, et sur une paupérisation des médecins devenus trop nombreux.

      Gestionnaires et quelques syndicats médicaux désavoués par la base se rejoignent alors pour demander une limitation du nombre de médecins formés.

      C’est pourtant à ce moment, à la fin des années 80, qu’il aurait fallu anticiper les besoins accrus qui s’annonçaient pour la décennie suivante.

      Ce n’est pas le nombre de médecins qui augmente le nombre de maladies et une pénurie va apparaître. Le vieillissement de la population augmente le nombre de malades ayant des polypathologies, ce qui aggrave la pénurie. Les progrès en médecine et pharmacie ne vont pas abaisser les coûts, mais les augmenter. A quoi s’ajoute la féminisation du corps médical qui permet d’exercer moins, mais sous la protection du salaire du conjoint.

      Malheureusement, la CNAMTS devient alors le fer de lance du mouvement en faveur de la diminution du numerus clausus ; la caisse va jusqu’à considérer qu’il faut reconvertir des milliers de médecins.

      Gilles Johanet est son nouveau directeur. Il est énarque, conseiller à la cour des comptes.
      Il sera le principal artisan de la limitation drastique du nombre de médecins formés qui descendra à 3500 en 1993.

      LES VRAIES QUESTIONS SONT LES TROIS SUIVANTES :

      Est-ce que le nombre de maladies augmente avec le nombre de médecins ? Ben non !
      Est-ce que le vieillissement de la population augmente le nombre de malades ? Ben oui !
      Est-ce que les progrès en médecine vont abaisser les coûts ou les augmenter ? Ben oui !


      • dvd Le 17 octobre 2014 à 10h40
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        Je ne conteste pas vos connaissances mais quand on paye un système qui n’est absolument pas libéral, il est légitime de s’interroger sur les revenus de ceux qui en bénéficient et les conditions de travail.

        Des médecins qui pratiquent 70 actes par jour comme ça arrive régulièrement interrogent non sur le nb de maladies mais sur le fait qu’on ne peut trouver à cela qu’un bénéfice financier pour eux et non pour le système en terme de qualité ou de chômage (combien de chômeurs en moins ?).

        Votre exposé ne prend pas non plus en compte les abus comme indiqués.

        C’est un des grands problèmes de la France “humaniste” où bcp veulent croire naïvement que certaines professions (enseignement, médecine) ne sont peuplées que de gentilles personnes désintéressées et de haut niveau d’études, donc qu’il ne faut pas trop les cadrer. On voit le résultat…

        Faite un tour en PCEM1 et vous verrez la triche, les passe-droit qui en disent long sur les “valeurs” de ces futurs “humanistes”…


        • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 10h53
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          Voyez les conséquences des numerus clausus créés par l’Assurance Maladie : la pénurie dans les déserts médicaux, les médecins qui font plus de 70 heures par semaine (J’en ai remplacé un excellent qui faisait 90 heures ; j’en suis ressorti quatre mois plus tard amaigri de 25 kilos, pas moyen de manger), les hôpitaux qui n’ont plus assez de médecins pour créer une garde (Voyez ORTHEZ).

          La vraie question est de savoir pourquoi aucune mesure depuis 1999 n’est, jusqu’à présent, parvenue à endiguer le phénomène de dépeuplement de certaines zones ?

          Les médecins ayant la possibilité et le courage de s’installer en zone rurale éloignée des hôpitaux et des spécialistes de ville ou en zone montagneuse dans les écarts devraient recevoir une formation complémentaire d’un an ou deux ans.

          En quoi ? En accouchements, en radio-écho, en petite chirurgie et petites traumatologies avec plâtre et autres possibilités comme propharmacien, etc.

          Mais cela ne suffira pas, il faut surtout avoir la possibilité de retrouver les libertés d’agir, de prescrire, de choisir etc., ici celle de cumuler les tarifs des actes de la journée sur un seul patient gardé sur place tout comme les urgentistes hospitaliers en ont le droit.

          Aucune autre mesure ne me semble capable d’influer sur le cours de choses.


          • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 11h36
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            Ils ne cherchent pas l’amélioration, ni a trouver des solutions intelligentes…
            Ne vous fatiguez pas à chercher des solutions, il s’agit d’autre chose…

            Laisser les services publics péricliter est le moyen qu’ils ont choisi pour faire avaler les privatisations ensuite…

            Lisez attentivement ces conseils de l’ OCDE de 1996, pour baisser les crédits dans l’enseignement:

            ” Si vous diminuez les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de services.”

            “Les familles réagiront violemment au refus d’inscription de leurs enfants, MAIS PAS A UNE BAISSE GRADUELLE DE LA QUALITÉ DE L’ENSEIGNEMENT.”

            Vous avez compris la méthode d’enfumage?
            Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

            Le boxon ambiant est soigneusement orchestré, c’est la “stratégie du choc” expliquée par Naomi Klein,(lisez ou relisez).

            Chaque jour, il y a un truc dans les repères qui se déglingue, qui insécurise les gens, jusqu’à ce que les citoyens soient submergés et tétanisés.

            Conseils de l’ OCDE 1996:
            link to sudeducation.org
            ———————————————————————


            • dvd Le 17 octobre 2014 à 12h38
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              Oui, et on peut compléter en disant que ce souhait de certains privés d’obtenir tous les marchés est aussi la justifications (enfin à leurs yeux) des politiques qui croient nous défendre alors qu’ils sont les idiots utiles de ces multinationales…

              Les mêmes qui ont fait croire que les grandes surfaces c’était moins cher, que l’énergie nucléaire était pas chère, etc.

              Il faut vraiment s’interroger sur le couple technologie-démocratie où des pseudo-experts (lobbyistes) entourent nos ministres, même quand ils sortent des “grandes écoles” où les multinationales ont mis les pieds depuis longtemps.

              Si on remonter le fil, il faut aller jusqu’aux sources du financement de la recherche, un lien avec un schéma qui résume cela : link to nouvellegrille.info (tout en bas…)


  15. pierre9459 Le 17 octobre 2014 à 10h12
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    A ceux qui se plaignent toujours ….et tant pis si ça ne plait pas !
    Je lis les réactions … et comme souvent, je suis assez étonné de ces dernières !
    Nous pouvons tous faire des constats, râler, nous dire que ce qu’ils veulent c’est un système à l’américaine etc etc….que ce n’est pas juste bla bla bla….
    En attendant, quand les syndicats DEPUIS DES DECENNIES (pas tous les syndicats car certains sont là pour trahir les salariés et affaiblir ceux qui essaient de se battre) vous demandaient de descendre EN MASSE DANS LA RUE y défendre ce système social auquel nous tenions soi-disant tous…rappelez-moi COMBIEN NOUS ÉTIONS ???
    Je me rappelle du nombre de fois où dans mon entreprise on demandait aux gens de venir défendre becs et ongles nos conquêtes sociales, la sécu, mais aussi les retraites, les droits du travail ….bien peu de gens sortaient et même et surtout quand les manifs étaient un samedi !!!!
    Alors après on peut pleurer ou dire que les syndicats ceci, les syndicats cela ! En attendant, c’est bien souvent la CGT seule qui a demandé aux gens de se prendre en mains et de défendre ces conquêtes et vous …oui…VOUS ….vous préfériez alors cracher sur ce syndicat, amalgamer tout et rien et faire en sorte que par exemple pour défendre le système de santé, nous ne soyons qu’à peine 20.000 dans les rues…
    Pour les retraites …50.000 ce qui fait dire à une crevu…….comme Sarko 1er que lorsqu’ils manifestent, on ne les voit même plus !
    Alors….un peu d’auto critique ne fait pas de mal. Pour ma part, j’ai perdu bien du salaire en faisant grève (encore une bonne rumeur comme quoi les grèves sont payées, les grèves ne SONT JAMAIS PAYÉES, réveillez-vous bon sang !!!)
    Et ce salaire, je l’ai perdu mais j’ai surtout vu ma retraite reculer de 5 ans en 15 ans (37.5 ans de cotis pour près de 43 ans maintenant d’une part, mais aussi mes remboursements sécu fondre comme neige au soleil, des médocs qui ne sont plus remboursés, des hôpitaux privatisés, des services hospitaliers démantelés sans compter l’ensemble du service public (je précise que je bosse DANS LE PRIVÉ) foutu à la benne…
    Tout ça arrive pour bien des raisons … à cause d’une part de certains syndicats traitres (C’est Facile De Trahir…) Mais encore aussi à cause de quoi à votre avis ?
    Parce que pour une poignée de gens comme moi qui se sont battus, l’immense majorité est restée chez elle devant ses séries US et leur propagande de merde ! Parce que comme d’habitude, VOUS avez laissé les autres aller au casse-pipe à votre place !
    Et pire encore, dans vos critiques, vous reprenez la plupart du temps ce que vos maitres exploiteurs vous serinent à longueur de merdias interposés ! Oui…c’est normal de partir en retraite à 70 ans, on vit plus vieux maintenant…et puis la médecine avance, pourquoi encore remboursés des médicaments inutiles …il y a trop de fonctionnaires et ils en branlent pas une … la CGT est aux ordres de moscou, ce sont des rouges avides de sang, ils signent jamais rien …et j’en passe et des meilleures tant votre discours est devenu celui des esclavagistes, c’est à croire que vous subissez une sorte de syndrome de Stockholm !
    Demain, vous justifierez l’euthanasie à la Jacques Attali …pour les gens jugés inutiles à la société !!!!! Vous avez déjà accepté de perdre tant, que ce soit sur vos libertés, sur vos droits élémentaires, …vous avez même accepté que des escrocs vendent votre Pays à la finance… on vous a craché dessus en ne respectant pas votre NON au référendum de 2005 et en 2008 …nous étions à peine….3000 à Versailles à manifester (eh oui, encore nous !!!) lors de la ratification par les traitres politiques du nouveau traité de Lisbonne !!!!!
    Alors, s’il vous plait….POUR CEUX QUI SONT CONCERNÉS par ce que je viens d’écrire : ayez la décence de cesser de chialer !!!! Votre tombe, vous l’avez vous-mêmes creusée !


    • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 11h34
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      Notre système d’Assurance maladie français, quoique bien conseillé si je reprends la dénomination de leur fonction, par de nombreux médecins dit médecins de contrôle par la toute la population, est très malade.

      Non d’une grippe passagère, mais d’une pathologie durable de nature génétique, depuis sa naissance en 1945.

      Nous devons, nous professionnels de santé, tenter ensemble de dépasser les niveaux médiocres des négociations conventionnelles, les taux de remboursement des actes et des médicaments sans oublier de lutter contre les fraudes sociales pour tenter de refonder entièrement les bases de l’Assurance Maladie.

      Le Think Tank socialiste TERRA NOVA nous a proposé à sa manière : étatiser ou lieu de libéraliser. Bref essayer pour l’Union Européenne ce qui n’a pas marché dans les pays de l’Est au bon vieux temps de l’Union Soviétique.

      A nous médecins de revoir cette question !

      Les soucis de l’Assurance maladie se portent sur les dépenses. Cet assureur exerce la médecine par son corps de médecins conseil de 5000 praticiens qui conseillent non pas pour donner des soins mais pour priver de soins.

      Les soucis sur les recettes ne sont pas à l’ordre du jour, sauf à augmenter de quelques points les cotisations. Il faut inverser cette tendance. Pourquoi ?

      L’Assurance Maladie, même sans fraudes, ne fera que dépenser de plus en plus du seul fait du vieillissement et des additions de pathologies et aussi les prix de nouveaux médicaments et la gestion des polypathologies.

      La production économique en France est en tendance baissière, avec pour effet de créer un déficit structurel. L’AM a ainsi bien plus tendance à soigner ses déficits qu’à soigner ses malades !

      Les cotisations solidaires sont assises sur le travail alors que les pathologies du travail (AT) ou les maladies professionnelles (MP), ne représentent peut-être 4 % du total des dépenses de l’AM.

      La consommation, grâce à la mondialisation est, au contraire, en stand-by, même en hausse. Alors que les excès de la consommation, les soucis que nous apportent les nouveaux produits chimiques incorporés à nos aliments sont responsables des dépenses pour les pathologies induites dans une proportion de 80 % des dépenses AM.

      Si l’on passait des cotisations assises sur le travail aux cotisations assises sur la consommation, cela aurait pour effet de faire disparaître d’un coup d’un seul toutes les fraudes dénommées travail au noir !


      • araok Le 17 octobre 2014 à 13h28
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        Merci monsieur Doremieux pour votre éclairage.

        Vous dites : 5000 médecins-conseils. Ce chiffre qui représente à-peu près 10% du total des généralistes me parait énorme. Pouvez-vous nous en dire plus? Quel est leur rôle ?, exercent-ils également en libéral?
        Bien à vous (et à Olivier dont la somme de travail continue à m’intriguer)


        • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 13h50
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          D’abord les médecins conseils ne sont pas en exercice libéral mais beaucoup s’y sont essayés. 2500 à 3500 c’est le nombre des médecins conseils que le bon peuple désigne sous la dénomination plus appropriée de médecins contrôle.

          Ouste qu’on les mette au travail dans les déserts !

          C’est vrai que les medcons, autrefois, étaient surtout des libéraux qui avaient raté leurs multiples installations ou tombés malades comme mon père qui se réfugia un an dans une CPAM.

          Maintenant ce sont, surtout, des jeunes femmes qui ont peur de s’installer. Certains heureusement rares sont des paranoïaques qui cherchent des poux dans la tête des autres.

          Je répète. J’ai habité 40 ans en Allemagne, marié à une ophtalmologiste allemande. Les 3500 euros que vous avez payés en France pour une double cataracte sont encore bien peu en Allemagne pour couvrir les frais d’un ophtalmologiste opérateur (loyers du cabinet, participation aux frais des cristallins artificiels, celui des personnels de cabinet et de clinique et de leurs charges sociales, celui des assurances de responsabilité professionnelle, etc.).

          Au point que certains, dont mon épouse allemande, pourtant formés à ces interventions, refusent de les faire en Allemagne encore moins en France.

          Ce qui est intolérable, ici, en France c’est le TIERS-GARANT un système qui permet à la SECU qui se porte garant mettre les honoraires sur le dos des médecins quand ce sont eux la SECU qui ont créé les honoraires libres en 1971.

          Grâce au TIERS-PAYANT que connaissent les allemands (ils ne déboursent pas un sou), les médecins peuvent se permettre de demander à leurs caisses des honoraires raisonnables de l’ordre de 4000 euros et plus encore en fonction de leurs notoriétés.

          De ce fait les ophtalmologistes français, formés à STRASBOURG par exemple, choisissent souvent de s’installer en Allemagne : sans dépassements les honoraires sont deux fois supérieurs aux nôtres sans que les opérés les paient.

          D’où des attentes chez nous de six mois pour avoir un rendez-vous alors que chez les allemands vous êtes pris immédiatement dans la journée et que tout est fait en une seule séance par un cumul des actes interdit chez nous.

          L’étude comparative France Allemagne proposée par l’Institut Thomas More n’est pas très longue, et je vous encourage donc vivement à en prendre connaissance directement. Chaque chapitre y est riche d’enseignement et lorsque vous lirez le tableau de la page 6, vous ne pourrez-vous empêcher un mouvement de surprise lorsque vous constaterez que l’Allemagne a un solde de son assurance maladie positif (à 1.4 milliards d’euros) contrairement au solde français, largement négatif avec son déficit de 10.6 milliards.

          Mais comment se fait-il que l’Allemagne ait un solde de son assurance maladie positif (à 1.4 milliards d’euros) contrairement au solde français, largement négatif avec son déficit de 10.6 milliards (comparatif Thomas MORE) ?

          Je ne connais pas un seul expert français qui ait donné la vraie explication, faute d’avoir eu une consultation en Allemagne. Les frontaliers, eux, le savent qui ont choisi l’Allemagne. Elle est pourtant simple cette explication, il suffit de regarder trois jours comment fonctionne un cabinet libéral: liberté, liberté, liberté.


          • jacqueline Le 17 octobre 2014 à 18h22
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            Bonjour.

            Un jour j’ai vu sur LCP, la commission d’évaluation de l’efficacité des médicaments et des protocoles de soins de la Sécu , faire son compte rendu à une commission parlementaire.

            Quelle foutaise !

            Ce sont des cadres, de haut niveau.

            J ‘ai halluciné ! jamais un de mes équipiers m’aurait fait un compte rendu aussi flou et aussi embrouillé.

            Agrémenté de quelques coups de brosse à reluire envers la commission parlementaire, et puis “on est des gentils garçons”, et tout va bien , le président de la commission les félicite.

            Dix personnes qui ont perdu leur matinée pour rien.

            Et combien de personnes à la sécu pour faire ces analyses “bidon”


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 12h05
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      pierre9459,
      C’est ça, c’est la faute des Français! Vous ne vous demandez pas pourquoi les Français ne font plus confiance aux Syndicats? Voici les explications:

      Vous essayez, comme toute la Gôoche, de nous faire croire que c’est le Gouvernement qui décide tout seul. Vous savez bien que c’est faux.
      La CGT, pas plus que les autres, ne dit , et vous non plus, que c’est la Commission européenne qui impose de liquider le modèle social français issu du CNR !

      ” La feuille de route de Matignon ”
      link to upr.fr

      Pourquoi c’est l’ UPR qui diffuse depuis Juin ce document et pas les Syndicats?
      Parce que vous êtes européiste et financés par Bruxelles, vous n’allez pas mordre la main qui vous nourrit !? Ce n’est pas avec les cotisations que pourraient fonctionner les Syndicats.

      Les principaux syndicats (CGT, FO, CFDT, CFTC, UNSA et la FSU) sont financés par Bruxelles, à travers la CES, la Confédération européenne des Syndicats.
      La CES a approuvé le Traité de Lisbonne, qui reprend tous les Traités précédents.

      Contrairement à certains syndicats anglais comme celui des transports, aucun de ces syndicats , et vous non plus, de demandez à sortir de l’ UE et de l’euro, pour en finir avec le budget sous tutelle, avec la dette illégitime, avec les attaques contre le modèle social français !

      De plus la corruption dans les Fédérations syndicales est maintenant un secret de polichinelle:
      “Syndicats, corruption, dérives et trahisons”

      link to anticor.org
      ————————————————————————
      Les Syndicats sont aussi rejetés que les Partis politiques mainstream et les médias.
      Tous ont largement mérité ce rejet, car les citoyens ont été trahis par tous.

      Quand vous vous déciderez à sortir de l’ UE et de l’euro, pour vous occuper de la France et des Français, on pourra alors peut-être faire le ménage dans les Syndicats.

      Et leur redonner le rôle qui est normalement le leur, la défense des intérêts des citoyens, et pas la défense de l’ Europe des banskters…

      PS: Ce que je dis des Syndicats s’adresse aux dirigeants des Fédérations, aux cadres, pas aux militants de base qui s’épuisent à défendre leurs acquis et leur outil de travail.


    • Sébastien Le 17 octobre 2014 à 13h59
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      Je suis en parfait accord avec vos critiques et votre colère. Seulement, le syndicalisme est aussi le paravent idéal du rouleau compresseur capitaliste (ou libéral, choisissez l’appellation, c’est votre seule liberté…). On vous a acheté à coups de privilèges et d’augmentations de salaires (les miettes) parce qu’ils fallait bien trouver des clients.
      Vous vous êtes fait berner par vos représentants, acheter.
      Depuis le temps que la CGT manifeste, vous ne vous êtes pas aperçus de l’inutilité de la chose?
      Depuis le temps que la CGT manifeste, vous ne vous êtes pas aperçus que vous êtes les idiots utiles du capitalisme? Récupérés par tous les démagogues politiciens?
      Les torts sont donc un peu partagés.
      Relisez Marx.
      Edit: réponse à “Pierre9459” pour la compréhension du fil.


      • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 18h47
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        Sébastien,

        Excusez-moi de préférer le modèle social français issu du CNR, plutôt que le modèle du Bangladesh.

        Je vois pas beaucoup de communistes partir vivre en Corée du Nord ou à Cuba, où au bout de 50 ans de communisme, les salaires sont à 20 dollars. Cela ne fait rêver personne.

        Je ne crois pas que les Français hésitent entre la dictature de la finance, et celle du Parti Communiste. Ils ne veulent ni de l’une, ni de l’autre.

        D’ailleurs, dans les Pays d’Amérique latine les plus en pointe contre l’ Impérialisme US, ce sont des économies mixtes: nationalisations des ressources naturelles, interventions de l’ Etat dans l’économie, et secteur privé.


  16. purefrancophone Le 17 octobre 2014 à 10h13
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    “C’est quand même TRÈS original de se dire que quand le patient sera peu remboursé, le médecin baissera gentiment ses tarifs – d’autant que beaucoup de patients sont déjà mal remboursés !”

    Il y a eu un Ministre de la Santé , je ne me souviens plus lequel qui avait osé dire , justifiant ainsi le quorum des diplômés d’études de médecine
    “moins de médecins , moins de malades” !!!!!!!! Et tout cela pour justifier des mesures d’économies de la sécurité sociale !! Mais des économies il y en a à faire , mais pas sur le dos des patients !!!

    Les personnes ayant besoin de consultations chez des spécialistes vont devoir (c’est ce que je fais depuis pas mal d’années) exiger du médecin qu’il fasse une prescription pour 3 mois ou 6 mois et non pour un mois , au risque que le malade change de médecin .Et çà fonctionne bien !!!
    Pourquoi un spécialiste qui consulte à l’hôpital prescrit pour 6 mois et pas celui installé en cabinet privé ? Tout simplement pour récupérer un maximum de patient et ainsi se garantir un certain revenu
    Des économies il y en a à faire , sur l’A.M.E. qui ne devrait être destinée que pour les personnes contagieuses et pas pour toutes les personnes sans papiers vivant sur notre territoire .
    Des économies il y en à faire sur les transports des patients qui sortant des V.S.L. prennent ensuite leur véhicule pour aller dans les magasins faire leurs achats .Si ils peuvent conduire pour aller en Hypermarché ils peuvent le faire pour aller en radiothérapie !!Multiplié par le nombre de kilomètres par an , c’est une fortune qui peut être récupérée de la sorte .
    Des économies il y en a à faire en ne faisant pas d’examens de laboratoires à la demande du patient mais uniquement pour un intérêt dans le diagnostic pour le médecin (mais là encore c’est pour garder le patient )

    Il est temps que les patients ne se considèrent plus comme des consommateurs et que les médecins redeviennent indépendants de toutes pressions , que ce soit des autorités gouvernementales , des laboratoires et des patients !!!!

    Ayant travaillé plus de 30 ans à l’hôpital , les dérives et les con séquences je les ai vu s’installer tranquillement , insidieusement , mais complètement .Et gare aux médecins qui ne répondaient pas aux demandes des patients qui devenaient de plus en plus menaçants :!!


    • Vince Le 17 octobre 2014 à 11h26
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      Globalement je suis d’accord avec vous sur les économies, mais je crois que vous idéalisez un peu le corps médical lorsque vous souhaitez que les médecins “redeviennent indépendants de toute pressions , que ce soit des autorités gouvernementales , des laboratoires”.
      Je ne vois pas trop comment on peut s’y prendre…

      C’est grâce aux “autorités gouvernementales” que les médecins ne se voient plus offrir des “cadeaux” par les laboratoires. Il y a 20 ans des safaris à plus de 100 000 francs étaient régulièrement “offerts” à mon médecin généraliste (qui n’a jamais eu le temps d’y aller étant en province profonde).

      En effet, il est temps que les patients le soient…
      Il est surtout temps que le savoir vivre et la hiérarchie des valeurs soient rétablis. Chez les patients comme chez les médecins. Mais ça c’est une question d’éducation, de civilisation, et pas de règlementations ou d’abolition de celles-ci.

      Mais c’est aussi parce que médecin rime avec fric et combine que les patients revendiquent des droits, mettent en cause le personnel soignant, etc.


  17. papy Le 17 octobre 2014 à 10h37
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    Tous le monde est d’accord, le numerus clausus, c’est la cata !
    Les médicaux sont devenus une corporation dès les études … Le pognon les rend infect !
    L’accès aux soins est encore possible dans les grandes villes ( > 80000 h) et sur la côte d’azur, mais en campagne ça devient juste impossible…
    Et si l’accès aux soins est impossible (6 mois chez les cardiologues, 8 mois chez les ophtalmos …), pourquoi payer une mutuelle ? Je viens de résilier la mienne.
    Une mutuelle, c’est un P/C à 0.87 … la différence est confortable !


  18. Patrick Luder Le 17 octobre 2014 à 10h58
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    Les assurances sont une belle arnaque !

    On en se rend même puis compte de tout ce que l’on paie directement ou indirectement : assurances – impôts – charges sociales – TVA – taxes diverses et autres joyeusetés,
    et sous l’excuse que tout (ou presque ;o) est déjà payé, on profites à fond du système de santé, courant aux urgences ou chez son médecin pour tout et pour rien, passant souvent chez le médecin juste pour avoir un médicament remboursé (partiellement ;o)

    Nous ferions mieux de nous questionner sur notre propre mode de vie et d’alimentation,
    et cotiser en petits groupes pour les cas graves nécessitant réellement une intervention médicale.

    Mon intervention serait incomplète sans parler de la pharmacologie, ou l’on pourrait déjà tirer parti sans frais de tout ce que la nature a à nous offrir pour nos petits bobos quotidiens … L’industrie pharmaceutique à su nous détourner de nos savoirs ancestraux à leur entier profit, nous vendant souvent des médicaments-excuses à notre style de vie incohérent.


  19. Demoralisateur Le 17 octobre 2014 à 11h02
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    Il est temps de revenir aux sources de la sécurité sociale :

    Prise en charge de la sécurité à 100%, gratuité totale des soins, tous les soins.
    Dé-marchandisation des soins médicaux. Ca passe aussi par un élargissement du numerus clausus. Nous ne devrions pas avoir a payer quoi que ce soit pour aller chez le médecin. Gratuité totale.
    A mon sens, il faut arrêter de rémunérer les praticiens au nombre d’actes ou de patients. La santé n’est pas une question de chiffre. Il faut « fonctionnariser » les médecins. Payer les médecin au fixe. Avec une grille salariale tenant compte de leur résultats, par exemple ceux qui ont le plus de patient en rémission voit leur progression améliorée, ceux qui pratiquent en zone rurale et désert médicaux sont payés plus, etc etc. On peut arriver a trouver bon compromis ou tout le monde est gagnant.
    Prenons la médecine traditionnelle chinoise : le médecin a des patients qui viennent 4 fois par an et qui le payent lorsqu’ils sont en bonne santé. Et si ils sont malade, le médecin les soigne gratuitement et vient les soigner chez eux. C’est tout l’inverse de notre médecine !!


    • sebastien Le 17 octobre 2014 à 16h31
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      euh, vous proposez le communisme en somme ?

      La gratuité n’existe pas. Si tous est gratuit pour les patients, alors il faut augmenter considérablement les prélèvement sociaux pour financer tout cela.
      Accepteriez-vous tous de perdre 10 ou 20% de salaire en plus pour financer ce système ? ou 10% de plus de TVA ?

      Allons, un peu de bon sens.
      Assurons les gros pépins, et laissons les gens payer les touts petits soins. En gros faisons de l’assurance maladie, une vraie assurance, c’est à dire une protection contre les risques.
      Point.
      Avec un budget à l’équilibre tous les ans, avec ajustement des charges et des franchises en fonction des dépenses.


      • Jacques F. Le 17 octobre 2014 à 16h58
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        Assurons les gros pépins, et laissons les gens payer les touts petits soins. En gros faisons de l’assurance maladie, une vraie assurance, c’est à dire une protection contre les risques.

        Un pauvre à un rhume, il attend 7 jours que ça passe sans aller chez le médecin.
        Un riche à un rhume, il va chez le médecin qui lui confirme qu’il a un rhume (pour 23€ de sa poche ou plus) et attend que ça passe.

        Par contre, en cas de “vrai” problème, là c’est l’assurance qui prend en charge.

        Sur le principe, ça me parait cohérent.

        Il ne me viendrait pas à l’idée de faire intervenir mon assurance habitation quand je dois réparer une poignée de porte on mon assurance auto quand je dois réparer un pneu crevé…


        • sebastien Le 17 octobre 2014 à 17h12
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          Et bien voila. Je ne dis ni plus ni moins la même chose.
          Faisons de cette assurance une VRAIE assurance. Et je suis convaincu que ca aiderait à tenir les finances.


          • Surya Le 17 octobre 2014 à 17h30
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            Il faudra songer à mettre en place une aide publique pour aider les profils à risque pour qu’ils puissent payer les primes.


            • sebastien Le 17 octobre 2014 à 17h38
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              Vous vous méprenez. Le système proposé ici n’est pas privé, mais reste la sécu. Je propose simplement d’ajouter une certaines franchise.
              Il n’y a aucun questionnaire de santé ni rien d’autre.
              Simplement les X premiers € de frais de santé sont à la charge du patient.
              Le penchant de cela pourrait même être de réduire les cotisations sociales sur salaire de manière à augmenter les salaires nets des assurés. A voir.

              Ce n’est qu’une idée parmi tant d’autres pour tenter de sauver le système actuel et tenter de le pérenniser : inverser la courbe du déficit de la secu 😉
              Ne voyez pas de libéralisme a outrance chez toute personne qui ose proposer quelque chose un temps soit peu différend de ce qui se fait aujourd’hui.


      • Demoralisateur Le 20 octobre 2014 à 10h02
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        Ca s’appelle du socialisme et on l’a très bien vécu pendant 40 ans après guerre.

        Dans les années 50, on a passé les cotisations sociales de 15% à 45%. du jour au lendemain. Crise économique? Non. On a eu une période de croissance.

        Les cotisations sociales ne sont pas prélevé sur le salaire, elles sont du salaire, un salaire socialisé. Elles ne sont prélevées sur rien ni personne. Comme toujours, elles sont issues d’une création monétaire. C’est bien ce que montre l’expérience des années 50.
        Les cotisations sociales ne sont donc pas créées par ceux qui cotisent mais par ceux qu’elles payent. Et c’est le cas pour tous les services publics et la gratuité. On paye forcement les agents en monnaie et ils sont dans une structure non marchande, qui n’a pas de chiffre d’affaire.
        La cotisation sociale c’est le système qui permet à cette monnaie, qui ne valorise aucune marchandise, (alors que la monnaie ne sert qu’a échanger des marchandises !!!!! ) de revenir dans la sphère non marchande de la gratuité.

        On ne finance jamais la gratuité en prenant à pierre pour habiller jacques, on finance toujours, comme dans toute l’économie à l’échelle nationale, par création monétaire. La question de « qui paye » est une fausse question qui n’est posée que par des gens soucieux de démonter cette gratuité afin d’assurer leur privilège.


    • Jacques F. Le 17 octobre 2014 à 17h30
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      Prise en charge de la sécurité à 100%, gratuité totale des soins, tous les soins.

      Pour qui ?

      Les français ?
      Ceux qui payent des impôts en France ?
      Ceux qui résident en France ?
      Ceux qui ont eu leur pépin de santé en France ?
      Ceux qui vont chez un médecin en France ?

      Un français qui vit à l’étranger pourrait-il revenir en France pour se faire soigner gratuitement ?
      Un étranger résidant en France, mais sans payer d’impôts ni cotisations (je ne parle pas de la TVA), pourrait-il se faire soigner gratuitement ?
      Un étranger en vacances en France tombe malade en France, pourrait-il se faire soigner gratuitement ?
      Un étranger résidant à l’étranger tombe malade, pourrait-il venir en France se faire soigner gratuitement ?

      Si le mot “étranger” vous parait raciste, remplacez le par “anglais”.


      • Demoralisateur Le 20 octobre 2014 à 10h06
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        Pour tous ceux qui sont malade sur le territoire concerné, ici la France.

        Le système de santé n’est pas financé par ceux qui payent pour se faire soigner mais par ceux qui y travaillent, les médecins, les infirmiers, etc…

        Savoir qui va payer est une fausse question, le système de santé à toujours et est toujours financé par création monétaire.


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 18h49
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      Demoralisateur,
      Pour cela, il faudrait sortir de l’ UE, redevenir un pays indépendant et souverain, ce que vous ne demandez pas.


      • Demoralisateur Le 20 octobre 2014 à 10h07
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        Pas dans ce commentaire en tout cas, car ce n’est pas le sujet ici.


    • Trololo Le 18 octobre 2014 à 23h42
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      J’en croise plein des distributeurs de “yakafokon” qui sont prêts à traiter les jeunes médecins comme de vulgaires guichetières de sécu.

      Devenir médecin en France c’est minimum 10 ans d’études épuisantes (80H par semaine pour les internes des hôpitaux), ultracompétitives, et chères. Et pour un spécialiste c’est 15 ans. D’où la réputation mondiale d’excellence du “french doctor”.

      Autrement dit si vous voulez garder des jeunes médecins en France vous avez intérêt à ne pas trop leur casser les ****, on est au 21ème siècle, les jeunes parlent anglais et n’hésitent pas à s’expatrier.

      Quand aux déserts médicaux, ils sont provoqués par le détricotage économique du pays. La femme du médecin qui fait le secrétariat c’est terminé, les conjoint(e)s ont aussi besoin de travailler, les gosses de faire des études et activités, etc..C’est tellement plus facile de jeter la pierre au vilain médecin qui ne veut pas s’installer mais il n’est pas un moine, il a une famille.

      Quand à votre blabla grotesque sur la médecine chinoise, on voit que vous connaissez bien mal la réalité de ce pays.


      • Demoralisateur Le 20 octobre 2014 à 10h23
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        Non seulement vous ne faites pas avancer le débat, mais vous n’avez pas plus de pouvoir politique que vos concitoyens, ce qui dans le cadre de notre république vous réduit également au vulgaire rang des yakafokons que vous dénoncez.


  20. tchoo Le 17 octobre 2014 à 11h17
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    Il ya un truc que je ne comprendrais jamais: pourquoi confier au secteur privé une partie de la couverture des soins
    le secteur privé est dans l’obligation de faire du profit, donc à nous prendre plus qu’il nous rembourse
    pourquoi le système public ne peut pas faire cela, à mondre cout puisque il n’a pas l’impératif du profit, juste à couvrir ses charges


    • Vince Le 17 octobre 2014 à 11h52
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      Parce que ce n’est pas le profit qui fait le coût tout simplement.

      Les libéraux vous diront que la concurrence lorsqu’elle n’est pas entravée profite à tout le monde (le soucis c’est que cette situation n’existe pas, et que dans la réalité cette utopie économique peut se transformer en cauchemar pour les “clients”).

      Plus pragmatiquement, on peu constater la lourdeur de l’administration, de son inertie, du coût de chaque réforme, même ridicule (par exemple les changements de logo de l’ANPE en 2003 (2.4 millions d’€) puis celui du Pôle Emploi en 2009 (500000 €)).

      Du coup, penser que parce que ce serait fait dans le système public ce serait moins cher, bof…


      • tchoo Le 17 octobre 2014 à 12h14
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        où jeter le bébé avec l’eau du bain et casser la salle de bain
        c’est pas parce que le service public n’est pas exempt d’amélioration qu’il est plus mauvais que le privé.
        Intrinsèquement, il n’a pas les mêmes buts et la notion de profit si chère aux libéraux est un poids en moins même si ce n’est pas le seul poste du couts
        quand au changement de logo, laissez moi rire un peu, pour en avoir vécu deux ou trois dans le privé, à part faire faire des profits aux agences de com, le reste n’était que du vent à plusieurs milliers d’€


        • Vince Le 17 octobre 2014 à 15h52
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          Non, je ne suis pas contre le principe d’une gestion par le service public.

          Je constate que faire quelque chose par le service public coute plus cher que par le privé, c’est tout.

          Dire qu’on fera des économies sur un service en le transférant au service public ne me semble pas le meilleur argument pour promouvoir le service public.

          Pour les logos, je sais que c’est anecdotique, mais c’est tout de même parlant : très peu de multinationales ont dépensé autant d’argent pour un changement de logo, alors que eux le font dans un objectif de profit. Peut être est-ce justement qu’une entreprise privée réfléchit avant de dépenser son argent, alors qu’une administration un peu moins avant de dépenser l’argent des emprunts de l’État ?


        • sebastien Le 17 octobre 2014 à 16h33
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          Qu’une boite privée veuille dépenser ses sous dans des logos, ca la regarde c’est elle qui paye.
          Quand c’est l’état, cela me regarde, puisque je participe à son financement.

          C’est quand même pas la même chose.


    • Olposoch Le 17 octobre 2014 à 12h18
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      C’est marrant, les cotisations pour les mutuelles et/ou les assurances privées ne sont jamais appelées ‘charges’ sociales, épouvantables charges sociales collectivistes qui atomisent le pouvoir d’achat des 99%…
      Le libéralisme, c’est avoir le choix de ne pas s’assurer ou de payer plus cher dans le privé…

      C’est con mais des fois on imagine qu’ils serait tout simple de donner aux salariés et autres l’intégralité de le salaire brut, tout en leur donnant le choix de cotiser pour une préhistorique assurance collective à 400/mois, ou bien une moderne assurance privée (sous conditions) à 750/mois… (mais Bruxelles ne permettra pas cette distorsion de concurrence)


    • Demoralisateur Le 17 octobre 2014 à 13h19
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      Parce qu’il faut bien que les copains fassent du business. Les mutuelles complémentaires n’existent que depuis peu au final. On a très bien fonctionné sans avant.


  21. gedeon Le 17 octobre 2014 à 11h28
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    Pourquoi hallucinant? Mdr! les gouvernements socialistes successifs ont toujours,toujours fait de leur mieux pour détruire le système français…y compris en votant des lois comme les heures,ou en fossilisant la fonction publique,en sachant pertinemment que la conclusion serait une explosion du système….je m’étonne qu’on s’étonne…il suffit de prendre connaissance des CV de ces braves socialistes et de leurs habitudes…vous voulez voter pour la droite ultralibérale? Votez SOCIALISTE!


    • Sébastien Le 17 octobre 2014 à 14h09
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      C’est aussi ma réaction. Il n’y a rien d’hallucinant dans cette politique, elle est parfaitement logique au contraire.
      A moins de croire aux promesses, ce qui me décevrait de la part de certains analystes pourtant brillants.
      C’est une des raisons pour lesquelles on n’avance ni on ne résout quoi que se soit: on persiste à croire (ah les croyances…Mais les faits sont têtus…) qu’en nettoyant la crasse et l’incompétence sur nos dirigeants tout ira mieux.
      Excusez-moi d’être aussi direct, seulement, on nettoie pas la m…. en espérant qu’elle se transforme en tableau de maître. Enfin, sauf dans l’art moderne… Vous pigez l’arnaque ou pas?
      La seule et unique solution, c’est de virer toute cette clique. APRES ET SEULEMENT APRES, on pourra APPLIQUER des solutions dont on constate qu’elles existent, ou qu’il est très facile de les trouver. Et qui nous dit le contraire, hein? Il y a quelques verrous à faire sauter, dont celui, intellectuel, de l’admettre.


  22. Tournenrond Le 17 octobre 2014 à 11h36
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    Interrogez vous sur le cout des actes de soins par rapport à ce qu’ils coutent chez nos pays voisins.
    Vous vous rendrez compte qu’en France, le cout des actes de soins sont bien moins cher qu’ailleurs dans des proportions considérables.Vous vous poserez alors la question :mais comment peut on avoir des cotisations aussi importantes avec des couts de soins si faibles ? peut être bien que tout cet argent ne sert pas uniquement à gérer la santé des français ?Un chirurgien marseillais m’expliquait que sa patinetèle était surtout composé d’italien car le type d’intervention qu’il proposait coutait en france à l’époque 900 euro par la sécu (même tarif depuis des années) et 2000 euro en dépassement d’honoraire alors qu’elle revenait en Italie entre 15000 et 20000 euro……
    Plutôt que de crier sur le salaire des médecins, comparez leurs situations en france par rapport aux pays voisins.
    Salaire moyen d’un généraliste en france:85000 euro, en GB 100000, en allemagne 200000 et aux pays bas 225000.
    Faites la même comparaison avec les cheminots français (et leur régime spéciaux), les hommes politiques français,les pilotes français etc…..


    • dvd Le 17 octobre 2014 à 13h32
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      Comparez ce qui est comparable : un cabinet de généraliste allemand n’a RIEN a voir avec celui d’un français : minimum une assistante par médecin, des équipements permettant les prélèvements, les ECG, etc. Il y a donc un investissement énorme à rentabiliser, et un service de proximité réel.

      Les rôles n’ont pas du tout été définis de la même façon. Après que vous trouviez telle ou telle organisation meilleure, je ne pourrais vous contredire, mais comparer les salaires revient un peu à comparer les économies et règles d’un pays où la PME est reine avec un autre, la France, où les multinationales centralisées sont reines…

      Quant en économie on prend exemple sur l’Allemagne pour faire des “améliorations” ici, ça me fait toujours penser à un pansement sur une jambe de bois pour revenir à des considérations médicales…


      • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 13h56
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        Mais comment se fait-il que l’Allemagne ait un solde de son assurance maladie positif (à 1.4 milliards d’euros) contrairement au solde français, largement négatif avec son déficit de 10.6 milliards (comparatif Thomas MORE) ?

        Je ne connais pas un seul expert français qui ait donné la vraie explication, faute d’avoir eu une consultation en Allemagne. Les frontaliers, eux, le savent qui ont choisi l’Allemagne.

        Elle est pourtant simple cette explication, il suffit de regarder trois jours comment fonctionne un cabinet libéral: liberté, liberté, liberté.

        Vous avez raison la comparaison est difficile si elle a pour but de prendre des petites parties. Par contre, mettre à plat tout le système français, celui de 1945 construit par les communistes pour choisir la plus grande partie la meilleure partie du système de Bismarck de 1882 me semble possible. Il a résisté plus d’un siècle sans que personne ne s’en plaigne.


        • dvd Le 17 octobre 2014 à 14h16
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          Franchement j’aurais du mal à comparer les 2 systèmes mais mes beaux-parents (allemands) ont des remboursements bien moins intéressants pour l’optique, et j’imagine dans bien d’autres branches.

          Peut-être aussi que les généralistes allemands avec leur équipement évitent des consultations de spécialistes très chers.

          Les “puristes” diront que le niveau d’accès à des soins de haut niveau moindre, c’est possible, mais il faut alors rappeler aux puristes que tout à un prix quand il faut financer l’investissement et les salaires…

          Je pense que, là comme ailleurs, nous sommes dans une fuite en avant de la technologie avec des ministres complètement incapables de faire le tri dans les “arguments” des lobbyistes…

          Pour moi, c’est le constat transversal que j’ai fait dans différents secteurs d’activité : formation, médecine, énergie. Cette grille de lecture ne se dément jamais.


          • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 14h30
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            Vous dites : ” Mes beaux-parents ont des remboursements bien moins intéressants pour l’optique, et j’imagine dans bien d’autres branches.”

            N’imaginez pas trop vite ! Le mot remboursement est ici inapproprié. Il s’applique à des systèmes de soins en TIERS GARANT, comme c’est le cas en France.

            Or les allemands pratiquent le TIERS PAYANT. Ne déboursant rien, les assurés ne peuvent pas être ‘remboursés’, ils n’ont rien payé.

            Le cas de vos beaux parents doit être hors TIERS PAYANT.


            • dvd Le 17 octobre 2014 à 14h42
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              J’ai peut-être utilisé des termes maltapropos 😉
              Je voulais dire de manière plus prosaïque que l’achat d’une paire de lunettes (verres correcteurs + monture) n’était que très partiellement pris en charge par leur couverture sociale et qu’il leur reste, même avec une bonne mutuelle, un coût (très) élevé à leur charge.

              Ils ne changent pas souvent donc, contrairement à mes proches qui pendant des années ont accumulé les lunettes en pensant que c’était “gratuit” et sans fin… On voit le résultat aujourd’hui.


            • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 15h05
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              Vous parlez d’un achat d’une paire de lunettes (verres correcteurs + monture) ! Était-il prescrit ? Si non il est normal que cet achat était très partiellement pris en charge par leur couverture sociale et qu’il leur reste, même avec une bonne mutuelle, un coût (très) élevé à leur charge.

              Il n’y a pas de mutuelle en Allemagne, je ne comprends pas votre propos.


        • Olivier Berruyer Le 17 octobre 2014 à 17h29
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          Ben augmentez la CSG de 0,5 points et il n’y a plus de déficit – ils n’hésitent pas à appeler les impôts les Allemands 😉


          • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 17h34
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            Sauf Olivier que l’on peut se rassurer pour nos voisins allemands, cette différence n’est pas à rechercher dans les cotisations : celles-ci sont plus faibles de l’autre côté du Rhin (2 277 euros par habitant vs 2 459 euros sous le drapeau tricolore).

            Quelle est donc cette inconnue ? Il faudrait invoquer le parcours de soins exemplaire de l’assuré allemand qui ne ressemble en rien au parcours de combattant de l’assuré français.

            Pas d’attente, pas de rendez-vous à six mois. Pas de retard ! Tout est en tiers payant sans dépense pour l’assuré. Vu aussi qu’il y a assez de médecins : le double et qu’ils sont deux fois mieux payés.

            Toute maladie a un début, une période d’état, une période terminale. Plus on attend et plus cela coûte et ceci de façon géométrique.

            Mise en place immédiate de tous les examens complémentaire dans le cabinet du premier médecin sans attendre plus que deux heures, pas la moindre somme à payer sauf un euro trimestriel tous les actes additionnés en cumul étant réglé rubis sur l’ongle par la Caisse des médecins à la fin du trimestre.

            Prise en charge de tous les examens médicaux et même prise en charge des Heilpraktiker (guérisseurs diplômés), prise en charge de tous les médicaments qui sont pourtant plus onéreux mais cinq fois moins prescrits que chez nous. Pourquoi ?

            Cette façon de faire empêche le saucissonnage du parcours de diagnostic et de soins et elle empêche la multiplication des consultations, le temps perdu, les arrêts-maladie d’attente, les médicaments prescrits sans que le diagnostic ne soit connu.

            Voilà la grande différence !


            • dvd Le 17 octobre 2014 à 18h10
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              Jean, je reviens sur le “2x mieux payés”, est-ce une étude sur les rémunérations des généralistes ou sur leur chiffre d’affaire ?

              Au vu de l’équipement et du personnel, cela revêt une grande importance.

              Je pense aussi que tout système qui marche mal se décrédibilise et qu’il est alors aisé pour ses utilisateurs d’en tirer des fausses excuses pour profiter ou en abuser.
              C’est souvent cela en France et le tempérament allemand est assez différent, d’autant plus que leurs systèmes sont assez “carrés”.


            • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 18h30
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              Je suis interpellé : ” Jean, je reviens sur le “2x mieux payés”, est-ce une étude sur les rémunérations des généralistes ou sur leur chiffre d’affaire ? Au vu de l’équipement et du personnel, cela revêt une grande importance.”

              Le deux fois mieux payé je le tiens de la comparaison éprouvée entre mes revenus français en BNC pour 70 heures par semaine et les revenus de mon épouse allemande en BNC pour 50 heures par semaine : elle gagnait en BNC quatre fois plus que moi !

              Et aussi de ma pension de réversion allemande (elle est décédée) réversion qui, à 15 % près, est du niveau de ma retraite CARMF.

              Ce qu’il faut bien comprendre c’est que la liberté de mener la SCHEINE trimestrielle avec un cumul d’actes autorisés permet de prendre les patients sans rendez-vous, de leur faire gagner du temps et de l’argent.

              Il est bien établi qu’entre le coût d’une affection prise au début et celui du coût en période d’état, il existe un quotient de l’ordre de 30 ! Aucun comptable n’a vu ce gradient qui joue un rôle essentiel.


          • Lamonette Le 17 octobre 2014 à 21h14
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            Certes, je suis la première à me méfier de l’exemple allemand.

            N’empêche la flat tax a au moins ce mérite: conserver au moins l’apparence du contrat social…


            • araok Le 17 octobre 2014 à 22h33
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              J’ajoute, monsieur Doremieux, qu’à moins que votre épouse soit fonctionnaire, en France, avec une épouse salariée du privé, vous ne toucheriez pas de pension de reversion de votre épouse. En effet votre revenu excéde 1400 €/mois.
              Une sacrée différence entre les fonctionnaires (qui n’ont pas ce seuil) et le privé!


    • Nicks Le 17 octobre 2014 à 15h17
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      Vous trouvez que 85000 euros de salaire c’est peu pour un généraliste ? Avez le sens des proportions ?


  23. Sylba Le 17 octobre 2014 à 12h35
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    Où l’on retrouve, de moins en moins cachée, la feuille de route proclamée par Denis Kessler en 2007 : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ». Merci à Olivier et aux contributeurs qui nous permettent de mieux cerner comment se déroule cette entreprise de dé-socialisation, si peu pointée par les médias mainstream.
    Parmi les interrogations que cela suscite : ceux qui mènent actuellement cette politique le font-ils par conviction, jusqu’ici plus ou moins voilée, et quel en est le noyau, ou sous des pressions qu’ils ne sont pas en mesure d’endiguer, et qui exerce ces pressions, avec quels moyens et quelles visées ?
    Ces questions ont leur importance, mais le processus de brouillage et de décomposition paraît si avancé que l’effort premier de réflexion à mener ensemble me semble être : comment reprendre l’élan de 36 et de 44, en des contextes également désespérants, en intégrant la conscience nouvelle de la finitude et de la fragilité du monde physique et vivant qui nous porte ?


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 19h04
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      Sylba,
      Tout ce qui relève ” des biens publics” fait sortir des boutons à tous les adeptes de l’ école de Chicago. Le modèle US, ce sont les Sociétés de bienfaisance auxquelles les riches cotisent pour sauver leur âme au paradis…

      La redistribution de la richesse nationale passe par les salaires, les biens publics et de droit du travail. Supprimez ces trois là, et vous augmentez les profits.
      C’est le contenu des directives de la Commission européenne.

      C’est ce que Mundell appelle ” envoyer les Etats providence aux égouts”.
      Appuyé par Attali: ” Débrouillez-vous!”, ne comptez plus sur rien ni personne!
      Celui là sait toujours indiquer le sens du vent…

      link to slate.fr
      ———————————————————————-


  24. JULIA MARIE Le 17 octobre 2014 à 12h37
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    C’est exact que les complémentaires santé sont responsables des dépassements d’honoraires des médecins qui leurs permettent d’augmenter les cotisations et les adhérents. C’était le combat des médecins du secteur 1 qui avaient encore les respect du serment d’Hypocrate. La médecine n’est pas un métier mais un sacerdoce.
    Ce qu’il faut savoir que depuis longtemps certains ministres de la santé médecins, ont su négocier la prise en charge par SS des cotisations maladie des médecins et autres paramédicaux, dentistes etc. Toutefois cette prise en charge ne concernait pas les dépassements qui étaient soumis à cotisations. Mme TOURAINE a, pour limiter les dépassements, accordé la prise en charge dans une certaine limite des cotisations maladie sur ces dépassements. On imagine le coût pour la SS. Et l’on veut faire des économies. Les professions médicales sont aux bénéfices dit non commerciaux et il n’y a qu’un pas avec les bénéfices commerciaux. Dès que l’on fait intervenir cette notion de rentabilité le pas est franchi. Du business


    • JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 15h29
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      Vous nous rappelez que : “Les professions médicales sont aux bénéfices dit non commerciaux et il n’y a qu’un pas avec les bénéfices commerciaux. ”

      Fort bien ! Les moyennes de BNC n’ont rien à voir avec les salaires. Ils ont étalés sur des courbes de GAUSS, avec une médiane que vous citez, mais des plages à gauche de la médiane très médiocres, voire déficitaires (3 % en déficits, 17 % en dessous du SMIC chez les généralistes).


  25. Tournenrond Le 17 octobre 2014 à 12h45
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    Pour ceux qui vénèrent le programme du conseil de la résistance,je vous demande seulement ce que , né en 1970, j’ai comme avantage.Je rappelle que les régimes spéciaux partent à 55 ans à la retraite, que la fonction publique part vers 60 ans, que ces personnes là ont 80% de leur pensions garantis par l’état avec des niveaux de pensions plus élevées que dans le privé (tout du moins pour les cadres du privé).Le conseil de la résistance était un programme à orientation communiste qui n’a pu tenir que grâce à la force du privé.Ma génération n’a plus aucun intérêt à soutenir un tel système.C’est du madoff avec ma génération qui paie plein pot et qui n’aura rien au final , au contraire des grands penseurs qui prônent la solidarité nationale, se gardant bien de préciser que leur génération n’a quasiment rien cotisé.Ne vous étonnez pas que ceux qui peuvent fuient ou arrêtent d’investir dans ce pays.


    • Nicks Le 17 octobre 2014 à 15h13
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      De Gaulle était communiste ? En tout cas, je suis né après 1970 et je sais tous les avantages que me procure notre modèle social. En outre, le privé ne pourrait pas fonctionner sans les infrastructures installées et entretenues par la collectivité. Les investisseurs étrangers citent d’ailleurs volontiers nos services publics dans les critères attractifs de notre pays. Donc le coup du privé utile qui finance la parasite public, à l’époque de la finance folle et de la rente de 15% exigée, permettez moi de le trouver un chouïa lourdingue.

      Il semble d’après une dépêche que les inégalités aux Etats-Unis n’aient jamais été aussi élevées. Si vous êtes fatigué de notre enfer fiscal, vous savez donc où se trouve le paradis…


    • Christophe Vieren Le 17 octobre 2014 à 15h38
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      @Tournerond : tout dépend si tu penses avoir au long de tes 40 années de labeur des revenus plus proche de ceux du premier ou de ceux du dernier décile. Fais bien ton calcul et n’oublie pas les aléas de la vie. Et pense également à tes proches à qui tu souhaites, j’espère, l’accès aux soins. En particulier, j’espère qu’un de tes enfants si tu comptes en avoir, ne sera pas handicapé. Une nuit d’hospitalisation en EPSM par exemple : dans les 1.000 €. Un traitement anticancéreux : jusqu’à 3.000 €/mois.

      Si le calcul est trop difficile, teste le en grandeur nature outre atlantique comme le suggère Nicks.


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 19h14
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      Tournerond,
      Le programme du CNR a été signé par toute la classe politique, les 8 mouvements de Résistance, pas tous communistes, tant s’en faut, le PCF et les Gaullistes, la CFDT et la CGT.
      Bref, tout le monde, sauf les collabos.

      link to fr.wikipedia.org
      ——————————————————————————————

      Il vous a permis de bénéficier toute votre vie, des services publics, (qui vont être privatisés), de la Sécurité sociale (qui va être privatisée), des retraites par répartition, (qui vont en prendre un coup aussi) et du droit du travail, (les CDI et le SMIC vont être supprimés )

      Le modèle social français était envié dans le monde entier.
      Si vous le confondez avec ceux qui veulent sa disparition, c’est que vous n’avez pas compris le film.


  26. JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 14h02
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    Autre signe d’absence de démocratie des fondateurs de 1945, les textes de la SS furent pris par ordonnances sans vote. Les hauts employés de la Sécurité Sociale furent choisis, c’est encore le cas de nos jours, sans faire voter ni les consommateurs, ni les malades, ni les cotisants, toutes catégories ignorant le contenu des dispositions prises.

    Les dirigeants de la SS ne sont ni élus ni soumis à des vérifications comptables de la Cour des Comptes.

    Les assujettis n’ont pas la possibilité de choisir entre des candidatures, alors que le budget et les cotisations qui leur sont demandées devraient être consentis d’autant plus que ce budget est supérieur au budget de l’Etat. Maurice Thorez aimait la démocratie populaire, celle de Brecht où le peuple ne vote que ce que le parti présente.

    Première tare de l’Assurance Maladie et de la Sécurité sociale

    Au lieu d’être une assurance contre tous les risques de la vie : maladie, vieillesse, accidents du travail, pénurie de natalités, etc., bref une assurance qui couvre les besoins des habitants du pays qui cotisent soit par le travail soit par la consommation, elle est devenue l’assurance de soins accessible à tous les habitants de la planète qui se déplacent chez nous pour se faire soigner.

    Ce qui devrait être du ressort, en fait, des associations caritatives très volontaires pour dépenser le bien commun.

    Bref, l’Assurance Maladie française, par ses cotisations actuelles de plus en plus lourdes suivant l’échelle des salaires et des BNC, ne devrait couvrir que nos risques imprévisibles ainsi que des primes propres à chaque entreprise pour les maladies professionnelles et les accidents sur les lieux de travail ; mais pas les accidents de la circulation conduisant au travail du ressort des assurances voiture.

    Mais surtout, point capital, l’Assurance Maladie française devrait être, comme toutes les assurances qui veulent être équilibrées, une assurance qui assure chacun pour le risque qu’il prend concernant sa santé mais en socialisant les risques.

    Notre Assurance Maladie garantit que tous les risques, y compris les plus lourds, les plus anormaux, les plus évidemment contraires au bon sens. Ils seront tous couverts par la solidarité nationale.

    Cette attitude, totalement contraire à la logique assurantielle, ne va pas ébranler ni même réduire les consommations pathogènes, mais tout au contraire fortifier dans leurs comportements les preneurs de tous les risques sur la santé.

    Qui sont-ils ? Ce sont les clopeurs, les picoleurs, les toxicomanes, les grands mangeurs et les mal bouffeurs.

    Payer sa cotisation maladie avec ce que l’on consomme chaque produit comportant portant avec lui son risque est le seul moyen de protéger la santé

    Seconde tare de naissance de l’assurance maladie

    Cette tare a été mise en lumière avec la concurrence déloyale devenue manifeste depuis la mondialisation. La SS accable, par l’URSSAF et la puissance publique mise à son service, les juges administratifs compris les producteurs de biens et services de ceux qui travaillent et non ceux qui consomment de quoi être bien malades.

    Je veux dire qu’au lieu de se faire servir les cotisations URSSAF à la sortie des magasins, la SS se sert grâce au service de comptabilité des entreprises et usines.

    Ce défaut de notre système de soins est apparu avec la mondialisation permettant aux pays émergents de nous vendre de plus en plus leurs produits eux qui sont sans aucune charge sociale.

    En France, quelques industriels ont compris que nous ne pourrons plus supporter à l’avenir la concurrence venant des pays émergents, une concurrence déloyale venant de ces pays qui privent leurs ouvriers des protections sociales que nous avons et même qui les privent de montant décent de salaires qui leur permettraient d’acheter au moins ce qu’ils produisent.

    De rares industriels donc émettent l’idée qu’il nous faut négocier le différentiel de prix avec la Chine apparaissent peu à peu. Vous ne me croyez pas ? Mais comment ? Solution ?

    Si nous demandions aux chinois qu’en échange de droits de nous vendre des chaussettes et leurs autres tissus chez nous, ces marchands chinois doivent verser à l’Etat français un droit compensateur du différentiel des charges sociales, nous ne pourrions rien obtenir : ils sont obstinés.

    Mais les prix dans les magasins seraient au moins identiques aux nôtres ! Mais, si, en échange de ce nouveau droit de douane payé par les chinois, l’Etat chinois et les autres pays émergents qui nous font une concurrence déloyale recevait, en contrepartie de droits de douane, un montant identique à ces taxes sous la forme de droits de tirage cessibles qui réduiraient le montant des achats qu’ils font chez nous (des AIRBUS par exemple), les industriels français des hautes industries en seraient cette fois les premières victimes.

    Il nous faudrait alors reprendre l’idée des deux MAURICE de l’économie française : LAURE et ALLAIS et accepter que ces droits de tirage perdus permettent à nos entrepreneurs achetés par les chinois de déduire les montants des droits de tirage concédés de leurs CA comme la TVA l’est déjà depuis un demi-siècle.

    Troisième tare de naissance de la SS de 1945

    Au lieu de se comporter et d’être simplement un assureur, la SS comporte aussi un service médical de contrôle dont tous ici signalent l’inefficience et qui cherche, non pas à soigner les gens, (elle en est bien incapable), mais à soigner les comptes avec des économies de bouts de chandelle.

    Les médecins libéraux ne sont pas des assureurs que je sache ! Pourquoi les assureurs font-ils de la médecine ?

    Depuis que la notion d’un tiers (payant ou garant) s’est introduite dans le dialogue des deux principaux protagonistes : médecin malade, l’intervention d’un tiers qui se mêle de tout au prétexte qu’il collecte et qu’il paie, a fait apparaître des abus.

    Je veux dire par là qu’il est apparu des malades imaginaires bien plus nombreux de nos jours que du temps de MOLIERE, bien plus de médicaments imaginaires qui font du VIDAL un dictionnaire de quatre kilos quand celui de 1945 pesait 250 grammes, et même, eh oui, il faut le dire : des médecins imaginaires.

    La perte des libertés médicales : agir, prescrire, choisir coute cher

    Vous ne me croyez pas ? Ainsi la SS interdit elle par convention et Nomenclature aux médecins d’entreprendre toute la démarche diagnostique, en une seule séance, en un seul jour, en un seul lieu.

    Chacun sait que le diagnostic des médecins français se dresse, en plusieurs temps, en plusieurs jours, voire en plusieurs semaines, en de multiples cabinets. C’est l’article 11 de la Nomenclature des actes médicaux de la SS qui nous l’impose.

    Les gens vous diront que de déréglementer cet article-là conduirait à plus de dépenses. Non, en effet plus vite le diagnostic est posé, moins les symptômes disparaissent, plus les traitements seront efficaces. Une preuve ?

    Non ! Les médecins allemands qui pratiquent ces méthodes de la séance diagnostique en un jour depuis Bismarck ne dépensent que 8 à 9 % de leur PIB quand nos dépenses à ce niveau sont de 10 à 11 % de notre PIB.

    Quatrième tare de naissance : pas de liberté pour les français de se faire soigner ailleurs sauf urgence

    La SS a le monopole de l’assurance maladie et elle empêche les gens de se faire soigner ailleurs en Europe alors que la libre circulation des personnes et des services est instaurée par l’Europe depuis 1952 !

    Nous sommes en 2010 et avec un rideau de fer continu selon les bonnes traditions communistes !

    Cinquième tare de naissance

    La SS est au premier rang de ceux qui fixent, pour les 32 spécialités, que ce soit les salaires des médecins des hôpitaux publics ou que ce soit pour l’exercice libéral des montants identiques de la consultation; et ceci quelles que soient les pénibilités des différents exercices.

    Un biologiste reçoit autant qu’un chirurgien vasculaire ; un dermatologue autant qu’un neurochirurgien ; un interniste autant qu’un gynécologue chirurgical. Les gens du métier le savent et les vocations dans les familles médicales s’estompent : quoi de plus naturel !

    Les déficits augmentent et les pénuries s’accumulent les pénuries aggravant l’état sanitaire de la population et rien d’essentiel si ce n’est que de multiples réglementations ne se fait pour remédier à ses deux défauts !

    Les vocations chirurgicales s’estompent, quoi de plus naturel si toutes les spécialités reçoivent des tarifs identiques de consultation pour des situations fort différentes en terme de responsabilités !

    Bientôt il faudra aller dans des grandes villes ou passer les frontières pour se faire opérer.

    Les Directives européennes devraient nous conduite à une grande modification de l’Assurance Maladie.

    La question du monopole ne se pose pour le grand public que de façon très marginale, notamment à coups de reportages sur le “Mouvement pour la liberté de la protection sociale” de Claude Reichmann.

    Souvent jugée extrémiste, cette association avait creusé son trou médiatique en affirmant que la Sécurité sociale devrait être soumise à la concurrence depuis l’existence des directives européennes datant de 1992.

    Que ce soit en divisant les Caisses en une douzaine de caisses régionales se faisant concurrence pour offrir de meilleures offres aux patients très inégaux devant un appareil de soins fort démuni en zones sous-dotées, que ce soit pour permettre au citoyen européen de se soigner là où il le veut en Europe.

    Que l’on songe que les allemands peuvent venir se faire soigner en France n’importe où et plus loin qu’en Alsace. Quand on pense que les français ne peuvent pas, sauf urgence lors d’un voyage, se faire soigner en Allemagne.

    Les autorités françaises ont maintes fois contredit cette théorie mais pas les autres pays européens. Si les autorités de la CE reconnaissent que l’UE a mis en place un marché unique de l’assurance privée, elles prétendent que cela ne concerne pas les régimes de sécurité sociale des États mais les régimes complémentaires alors que les complémentaires sont fondées, comme leur nom l’indique clairement, sur le complément du tarif opposable autrefois dénommé ticket modérateur, une notion inexistante chez nos voisins germains.

    Au prix d’interminables poursuites en justice devant les tribunaux administratifs, Reichmann et ses amis ont perdu alors que le traité de ROME était explicitement en leur faveur. Mais qui a déjà vu le tribunal administratif débouter une quelconque administration, surtout celles qui collectent les impôts ou les cotisations ?

    Pour le très libéral Édouard Fillias, qui a, lui aussi, tenté de quitter définitivement la Sécurité sociale française et son rideau de fer, l’obligation de cotiser à la Sécurité sociale est bel et bien toujours en vigueur. À ses yeux, la “prise de conscience” des Français pourrait passer par une “phase de transition”, celle du “salaire complet”.

    “Les Français ne se rendent pas compte de ce qu’ils payent”, explique-t-il. “Mais s’ils faisaient l’expérience de toucher leur salaire complet, sans prélèvements, et faisaient eux-mêmes leur chèque à la Sécu, ils réaliseraient ce que cela représente.” Édouard Fillias est prêt à le parier : “Le sujet va sortir.” Mais pas maintenant. “Plutôt entre deux élections.”

    Est-ce que MARISOL TOURAINE qui a sur ses petits bras quatre sujets, issus des vagues promesses électorales hollandaises va-t-elle traiter correctement l’un sans faire du tort à la solution de l’autre ?

    Ces quatre questions sont les dépassements, les déserts ruraux, la pénurie en spécialistes d’exercice difficile, la garde libérale effondrée, ce qui occasionne un encombrement de la garde des hôpitaux publics.

    Ces quatre questions ne peuvent pas trouver une solution cohérente sauf à revoir toute la question !

    Existe-t-il une solution unique ? Afin de résoudre à la fois la question des patients ne pouvant se payer le médecin, et la question indissociable de la désertification, demandons aux partenaires l’application de ce qui existait voici peu en Allemagne et qui était moins coûteux : le TIERS PAYANT INTÉGRAL des honoraires de chacun selon les besoins comptables de son cabinet.

    Mais aussi adoptons le CUMUL DES ACTES TOUS PAYES afin de repeupler les déserts avec des médecins multidisciplinaires, ayant fait des stages de deux à trois ans et sachant faire les petites urgences.

    Sinon les évacuations et les transports longue distance vont évoluer dans un sens dépensier.


    • FifiBrind_acier Le 17 octobre 2014 à 19h21
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      Jean Dorémieux,
      Rassurez-vous, toutes les tares que vous trouvez à la Sécu ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir. Encadrez vos critiques à côté des emprunts russes de votre aïeule!

      Elle va être privatisée, et la Commission européenne n’a pas prévu de vous demander votre avis.

      En application de l’article 121 du TFUE, c’est la Commission européenne qui décide des GOPé, les Grandes Orientations de Politique économique des Etats européens.

      link to upr.fr
      ———————————————————————————————


      • JEAN DOREMIEUX Le 18 octobre 2014 à 06h41
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        Vous avez raison et que ce soit ou non en application de l’article 121 du TFUE, les cinq tares que je décris sont de naissance et sont sans remèdes malgré des réformettes atteignant au moins trente, sauf à tout mettre par terre.

        Le système allemand qui a toujours été bénéficiaire depuis 1982, qui n’est pas une privatisation, qui convient tout à fait aux allemands quand les français sont écœurés de payer plus pour avoir moins et un déficit de surcroît qui est majoritaire, qui est le plus ancien, qui ne dépend pas des syndicats alors que chez nous ils infiltrent la SS, va emporter l’adhésion.


  27. Bruno Le 17 octobre 2014 à 15h27
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    Cher Olivier,

    je voudrais avoir un eclaircissement sur le tableau “revenu des professions de sante”. Pouvez-vous nous dire comment se comparent par exemple les revenus d’un ophtalmoligiste (160 kEUR de revu tous secteurs confondus) avec le revenu brut d’un salarier. Je suppose que les 160kEUR sont a comparer au revenu net du salarier + les cotisations patronales. C’est bien cela ?

    Merci.


  28. Christophe Vieren Le 17 octobre 2014 à 15h29
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    IL me semble en effet que selon la logique libérale, il serait logique – comme le suggère Olivier – de “demander à ce que la Sécu négocie avec les médecins un plafonnement intelligent des tarifs du Secteur 2, (notamment en fonction du montant total des dépassements constatés l’année précédente, du lieu d’exercice du médecin, de sa spécialité, de ses titres ou de son autorité médicale…) pour éviter, sauf cas rares, des consultations à 120 €… Et en réfléchissant aussi à la revalorisation des tarifs de responsabilité, insuffisant dans certains endroits.

    Car en effet, n’est-ce pas la fameuse (fumeuse ?) loi de l’offre et de la demande qui fait que les médecins ayant trop de demandes se permettent d’augmenter leurs tarifs ? Et que là où il manque de patients, les fameux déserts médicaux, à la densité démographique faible et aux patients à faibles revenus également, ils ne peuvent se permettre d’augmenter leur tarifs malgré une demande forte ? Ne devrait-on pas accroitre les revenus de ces médecins par une “prime de résidence” ? Pourquoi ne pas envisager de payer les études (comme les Enarques, les X, …) à de futurs médecins sous réserve qu’ils acceptent d’exercer durant une période donnée là où il manque de médecins, avec – comme pour les énarque et les X – obligation de rembourser en cas de manquement à cet engagement ?

    Mais il est vrai qu’il est beaucoup moins onéreux de laisser des médecins formés à l’étranger (et probablement aussi compétents) venir exercer en France (lire : déserts médicaux : le remède roumain, fév 2013).


  29. dvd Le 17 octobre 2014 à 15h38
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    Après avoir lu de nombreux posts je m’interroge sur le système : la forme est-elle plus importante que le fond ? Je m’explique : gestion publique ou privée, quelle importance si l’efficacité n’est pas au RV ?

    Si l’on prend l’exemple très en vogue des autoroutes, que faut-il regretter ?
    – que le public ne fasse pas les bénéfices du privé ?
    – que le service rendu ne soit pas de qualité suffisante ?

    Tous les chemins mènent à Rome et j’ai peur que nombre de discussions soient vaines, ce qui manque c’est :
    – une compétence politique pour déterminer un cahier des charges permettant la mise en place d’un système respectant l’intérêt général
    – une vérification ouverte et sans pitié des services rendus (ou non)

    TOUS les systèmes (à tendance communistes ou capitalistes) dérivent en l’absence de contrôle, on peut palabrer de micro-choix qui feront plaisir à telle ou telle catégorie mais si ces principes ne sont pas respectés, nous perdons notre temps.

    La question dans notre société est qui détient le pouvoir ?
    Et force est de constater que plus la technologie est importante, moins les représentants du peuples sont lucides et dépendants d’experts qui pourront noyer le poisson afin de le dévorer à leur convenance…

    Macroscopiquement je constate que les bénéficiaires du système de santé actuel sont entre autres :
    – l’industrie pharmaceutique et de matériel médical
    – certaines catégories de médecins très très bien rémunérés pour des fonctionnaires (vu que le système n’est pas réellement libéral)

    Comment éluder ces questions donc ?

    La question me semble aussi pouvoir se poser de cette façon (et c’est encore une fois partout pareil) sommes-nous prêts à voir d’autres pays devenir “en pointe” sur la recherche et rester derrière ?

    Où nous mène cette compétition ? Y a-t-il des gens qui s’autorisent encore à ce poser ces questions en dehors de BHL ? 😉

    Désolé d’élargir le débat mais quand on y réfléchit, la question est tjrs la même et à ne pas vouloir changer le système, il risque de s’écrouler au bénéfice de ceux qui contrôlent cette démolition.


  30. JEAN DOREMIEUX Le 17 octobre 2014 à 15h38
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    Oui bien vu ici : “Et que là où il manque de patients, les fameux déserts médicaux, à la densité démographique faible et aux patients à faibles revenus également, ils ne peuvent se permettre d’augmenter leur tarifs malgré une demande forte ?”

    Mais il y a pire que ces considérations, c’est de ne pas avoir près d’eux des petits hôpitaux avec des praticiens disponibles et efficaces.

    De sorte que les médecins qui iraient dans les déserts doivent recevoir une formation complémentaire et de les autoriser au cumul des actes (interdit en France, autorisé en Allemagne), sinon les frais de transport de presque tous leurs patients jusqu’à la ville voisine vont éclater.


  31. Jo Malabar Le 17 octobre 2014 à 15h59
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    Pardonnez mon coté simple, mais ce long article sur les mutuelles me semble vouloir compliquer les choses au lieu de les rendre plus lisibles
    De mon point de vue, les mutuelles sont des intermédiaires stériles prélevant une part importante de l’argent qui circule dans les tuyaux de la santé, et ceci sans aucune utilité

    Gravement malade, vous serez à peu près correctement pris en charge par la SS. Les mutuelles s’en tireront très bien dans ce cas car rembourseront peu même si vous cotisez beaucoup

    Légèrement malade, la SS vous remboursera assez mal et la mutuelle aussi dans la plupart des cas sauf si vous payez des fortunes en cotisations mutuelle, ce qui revient au même

    Les mutuelles santé ne sont pas des assureurs mais exclusivement des prédateurs
    Si le gouvernement fait peser des charges supplémentaires aux mutuelles, celle-ci augmentent leurs cotisations, tout simplement. Si vous êtes vieux, hausse permanent des cotisations avec l’âge et les risques afférents
    Quoi d’autre ? que n’aurais-je pas encore compris ?
    Cordialement à tous
    Jo


  32. Benjamin Franklin Le 17 octobre 2014 à 16h10
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    Un plafonnement des tarifs. Merveilleux.

    Bon, en gros, si les tarifs des spécialistes sont stratosphériques, c’est parce qu’il n’y a pas assez de spécialistes.
    Donc pour résoudre le problème, on plafonne les prix.

    Les résultats :

    -les spécialistes chers qui l’étaient par appât du gain vont exercer moins, voire plus du tout, ou vont se barrer à l’étranger.
    On réduit donc l’offre de spécialistes, surtout dans les zones les plus tendues

    -les spécialistes chers à cause des charges liées à leur localisation géographique par exemple (genre louer un cabinet en plein Paris) vont soit couler (charges trop élevées) soit bouger dans des zones où il y a moins de charges. Typiquement les zones où il y a moins de demande.
    On réduit toujours l’offre de spécialistes dans les zones à forte demande, et on l’augmente là où elle est faible

    -les patients qui étaient prêts à payer des fortunes leurs consultations vont se rabattre sur les médecins qui pratiquaient des tarifs modérés, pour des raisons éthiques ou matérielles. Médecins qui ont déjà des files d’attentes énormes de patients pauvres. Médecins qui ne vont donc PAS DU TOUT commencer à accepter des dessous de table de patients riches pour faire bouger la file d’attente.

    Le résultat pratique : moins de médecins, plus d’inégalités dans l’accès aux soins.

    Mais bien sûr, on peut rêver à l’objectif socialiste : obligeons les salauds de spécialistes qui font des profits énormes à travailler pas cher. Quitte à leur poser un flingue sur la tempe.
    J’adorerais confier mes gosses à un toubib qui travaille à cause d’un flingue sur la tempe.

    A part ça, le problème n’a bien sûr rien à voir avec l’existence d’un numerus clausus, qui a bloqué l’offre de médecins.

    Ptite info pour ceux qui l’ignorent.
    La France claque 3000$ d’argent PUBLIC par an et par personne dans la santé
    Les USA claquent 4000$ d’argent PUBLIC par an et par personne dans la santé
    On voit bien tout le problème du modèle concurrentiel américain.


  33. Fabrice Le 17 octobre 2014 à 16h41
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    Plus cela va, plus j’ai l’impression que tout est fait pour cliver les composants de la société :

    – retraités avec actifs,
    – avec ou sans mutuelle,
    – payant ou ne payant pas d’impôt,
    – avec emploi ou sans emploi,
    – privé et public,
    -…

    le retour du fameux adage “diviser pour régner” pendant ce temps on ne demande pas des comptes aux responsables de cette situation.


    • Incognitototo Le 17 octobre 2014 à 18h03
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      Oui, c’est assez dingue de constater que depuis 40 ans nos politiques ne savent que mettre des emplâtres sur les conséquences de leurs décisions, sans jamais remettre en cause ce qu’ils ont fait précédemment qui a conduit aux problèmes à “traiter”…
      C’est toujours plus de la même chose, malheureusement, on le sait bien… 🙁


  34. theuric Le 17 octobre 2014 à 17h22
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    @Julia Marie,
    Les pressions que subissent certains élus sont énormes, mais il y a également l’existence d’un “champs idéologique” qui a envahi autant les cœurs que les esprits de leurs collègues, surajoutant à ces pressions venant de l’extérieur leurs propres influences.
    Autant le gouvernement est pour une très large part partie prenante de cette idéologie néolibérale, autant au sein même du P.S. les débats doivent faire rage sauf si tout est fait pour qu’ils ne puissent survenir.
    Dans ce cas là et comme d’habitude, les adhérant voteront avec leurs pieds, c’est à dire qu’ils quitteront leur parti.
    F.N., U.M.P., U.D.I., la question ne se pose même pas, pour le premier parce qu’il a changé d’idéologie comme de chemise à en donner le tournis en chipant ses idées deci-delà, surtout au Parti de Gauche et à l’Union Populaire Républicaine, je ne sais pas où se trouve les siennes propres, pour le second, les choses sont d’évidence et, quand au troisième, il est en vérité plus proche de la droite du P.S., de celle qui est au gouvernement, que de l’U.M.P., mais ça c’est un secret.
    En parlant de pression, il n’est qu’à voir le silence qui prévalait jusqu’à présent sur l’U.P.R. et celui s’abattant sur le P.G..
    Quoi qu’il en soit, rien, et je dis bien rien, ne pourra se faire tant que la puissance d’argent internationale ne sera pas définitivement ruinée, soit dans peu de temps.
    Pour l’instant, elle essaie de survivre en nous ponctionnant de toutes les richesses possibles.
    Pour finir, nous sommes dans une époque qui, toute proportion gardée, ressemble à quelque chose comme le milieu de la révolution et le début du premier empire ou toute l’aristocratie se soulevait contre la révolution française et, surtout, la république.
    Cette noblesse et aristocratie avait très bien compris que son existence s’achevait, cela mis près d’un siècle mais, en effet, elle disparut.
    Il en est de même pour la ploutocratie d’aujourd’hui qui avait, à la même époque, pris sa place sous la forme de la bourgeoisie, puis du capitalisme au XX° siècle, sauf qu’au lieu d’être européenne elle est mondiale (c’est ça la mondialisation économique avec tout ce qui va avec) et que sa prochaine disparition, amorcée dès les années 80 et la monté des crédits et des dettes, viendra non pas de la réaction d’un ou de plusieurs peuples, de ça elle s’en fout, mais de sa ruine définitive.

    @dvd,
    Pour certaines choses comme les services publiques en réseaux (eau, énergies, communications) ou les services de santé qui doivent au moins être de moitié publique, se posera toujours la question du bénéfice et de la nécessité pour chaque individu de pouvoir les utilisé à un coût raisonnable.
    D’autant plus que ces petites choses se révèlent toutes horriblement chers, que ce soit l’entretient d’un hôpital, d’une route ou d’une canalisation d’eau ou de gaz…
    Lorsqu’ils sont privatisés, soit l’entretient se fait et nous payons l’addition au prix fort, exemple, les autoroute, soit les prix restent bas et l’entretien se fait mal ou pas du tout, soit même nous payons cher, là encore, sans qu’il y ait d’entretien, sans compter sur la tentation des entreprises de verser quelques subsides à tel ou tel responsables d’état, élus ou pas.
    Tout cela est simplement de la mécanique sociale et porter une quelconque idéologie là-dessus sera toujours perdant, surtout celle prônant la privatisation, parce que à un moment ou à un autre arrivera la ruine du pays et donc des privatisateurs, inéluctablement, je n’ai pas la place ni l’envie d’en expliquer les raisons ici mais pour qui aime la logique, il ne suffit que de…


  35. RGT Le 17 octobre 2014 à 17h55
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    S’il n’y avait que ça…

    Cette année, SANS QUE JE N’AIE BÉNÉFICIÉ D’UN SEUL CENTIME D’AUGMENTATION NI QUE QUOIQUE CE SOIT N’AIT CANGÉ DANS MA SITUATION j’ai eu la JOIE SANS MÉLANGE d’avoir 75% d’AUGMENTATION DE L’IMPÔT SUR LE REVENU…

    Je suis allé voir le centre des impôts et… ils ne trouvent AUCUNE erreur de leur côté !!!

    Comme je n’avais pas une provision suffisante sur mon compte, le banquier a rejeté le virement UNE HEURE AVANT QUE MON SALAIRE SOIT VERSÉ SUR CE COMPTE… en me comptant des frais bien sûr… (il n’y a pas de petits bénéfices)

    Donc 75% d’augmentation + 10% (je n’y couperai pas) = 187% d’augmentation des impôts, sans compter les frais bancaires…

    Concernant la banque, j’ai pris rendez-vous pour fermer mon compte.
    Ils ne comprennent pas pourquoi bien sûr !!!

    Ensuite, on nous dira que les impôts baissent, que le pouvoir d’achat augmente, que ci, que ça…

    Ces chers “élus” feraient mieux d’augmenter leurs propres impôts pour donner l’exemple…
    Je crois qu’on peut toujours attendre, comme ils votent les lois qui les concernent ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied, ce qui ne les gêne pas pour en tirer une dans le nôtre.

    Je crois que je vais changer de vie : SDF, au moins je sortirai complètement de ce système pourri dans lequel nous ne sommes que des pions corvéables à merci pour permettre aux oligarques de s’engraisser à n’en plus finir.


  36. Randy Le 17 octobre 2014 à 19h03
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    On ne résoudra jamais la “Crise” sans revenir à une monnaie publique (sans intérêt).
    La monnaie-dette est une abomination.
    Nation, Entreprises et particuliers ne peuvent plus se faire créer de la monnaie sans dette associée.
    Ce système économique basé sur l’argent dette est absurde, il nous oblige à détruire notre environnement pour satisfaire à la croissance exponentielle de l’argent-dette.
    Chaque fois que vous aller chez votre banquier pour un “prêt”, il ne fait simplement que de vous créer de l’argent à partir de rien (ex nihilo).

    L’argent c’est de la dette, sans dette pas d’argent, ce système est fou.


  37. Jackturf Le 17 octobre 2014 à 19h32
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    Hors sujet, mais bon, pas si loin finalement…

    Queqlu’un sur ce site sait-il combien le couple Hollande a touché d’allocations familliales pour leurs 4 enfants durant toutes ces années ? à l’heure ou on fait de la discrimination opposant classes aisées aux pauvres, ce serait intéressant, car ceux qui sont pénalisés cotisent un max que je sache et leurs progénitures, seront nos retraites de demain…

    Merci de votre collaboration, je mettrai en ligne sur mon blog un article sur ce sujet…


  38. JPS1827 Le 17 octobre 2014 à 23h16
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    Je souhaite faire partager ici mon point de vue. Je pense que ce projet vient en complément de deux autres projets qui sont : la généralisation du tiers payant et le caractère bientôt obligatoire d’un contrat de mutuelle de groupe pour les salariés de toutes les entreprises.
    Tout d’abord je tiens à signaler plusieurs choses : je suis spécialiste en proche banlieue parisienne, depuis toujours en secteur 1 par choix (j’avais largement les titres nécessaires à l’autorisation d’exercer en secteur 2), je suis en fait opposé à la notion même du secteur 2, je ne suis pas contre le tiers payant (contrairement à ce que disent certains confrères, on est très rapidement payé par la caisse et il y a très peu d’impayés, il faut simplement que ce ne soit pas obligatoire, pour que ça ne devienne pas un outil de pression des caisses). Je reconnais par ailleurs que certaines spécialités sont particulièrement mal rémunérées par la Sécurité Sociale.
    Il me paraît clair que le tiers payant joint à l’obligation d’une mutuelle d’entreprise va permettre de privatiser facilement les soins. Je m’explique : quand un patient donnera sa Carte Vitale (comme actuellement chez le pharmacien) pour que le médecin soit payé, le patient sera content de ne rien payer et se moquera pas mal de savoir si c’est la Sécu ou la mutuelle qui prend en charge la plus grosse partie de l’acte, il ne verra l’augmentation du prix de sa mutuelle que plus tard, en quelques années on pourra faire passer la part de la Sécu de 70% (taux actuel pour les actes médicaux) à 30, ou 20, ou 10% sans douleur financière immédiate pour les patients, et ça me paraît un outil assez subtil pour faire disparaître la prise en charge solidaire et nationale que constitue la Sécu.
    La dernière mesure présentée aujourd’hui par Olivier sent à plein nez (pour moi) le lobbying des mutuelles qui font faire à l’Etat le travail de “mise à niveau des honoraires” avant de pouvoir signer des conventionnements individuels avec les praticiens qui le voudront ; l’espoir de la ministre est que les praticiens pratiquant actuellement de gros dépassements n’aient plus la possibilité d’exercer à terme. Bien entendu comme le fait remarquer très justement Olivier
    “la consommation de santé est la consommation désirée par excellence, sur laquelle le consommateur n’a aucune prise : si votre enfant va mal, vous paierez à peu près n’importe quel prix pour une consultation rapide d’un spécialiste compétent – quitte à vous endettez ou même voler…”,
    on atteint là la limite du libéralisme, la libre concurrence ne régule que le prix des choses dont on n’a pas vraiment un besoin vital (c’est pourquoi je ne suis pas un libéral) !
    Je pense que nous devons plus que jamais être vigilants et dire que nous tenons à une assurance-maladie solidaire qui permettent de soigner toutes les personnes résidant sur le sol français.


    • JEAN DOREMIEUX Le 18 octobre 2014 à 06h45
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      Bravo moi aussi je suis pour le TIERS PAYANT GENERALISE, mais je ne veux pas le confier à des syndicalistes, mais à des confrères, comme chez les allemands.

      Que ce soit ou non en application de l’article 121 du TFUE, les cinq tares que je décris sont de naissance et sont sans remèdes malgré des réformettes atteignant au moins trente, sauf à tout mettre par terre.

      Le système allemand qui a toujours été bénéficiaire depuis 1982, qui n’est pas une privatisation, qui convient tout à fait aux allemands quand les français sont écœurés de payer plus pour avoir moins et un déficit de surcroît qui est majoritaire, qui est le plus ancien, qui ne dépend pas des syndicats alors que chez nous ils infiltrent la SS, va emporter l’adhésion.


  39. JEAN DOREMIEUX Le 18 octobre 2014 à 10h45
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    On peut tirer une conclusion à cette page tant discutée ?


  40. sy Le 18 octobre 2014 à 17h49
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    Bonjour,

    En limitant la mutuelle d’entreprise (obligatoire pour tous les salariés très prochainement avec l’ANI) + la sécu à 46€ quid du dépassement d’honoraires?
    >>> Un contrat santé individuel…. en complément de celui obligatoire… et la ou c’est “drôle” c’est qu’aujourd’hui avoir un contrat d’entreprise c’est généralement plus sympa qu’un contrat individuel.
    Or, demain c’est pour tout le monde et on aligne par le bas (comme d’habitude).
    Du coup le bon contrat (juteux de surcroît) c’est celui, individuel qui se rajoute.

    Vous vous rappelez du contrat obligatoire sur la dépendance??? Avorté, pour combien de temps?

    Quid à qui profite le crime?
    C’est tellement gros en plus…


  41. Rmei Le 18 octobre 2014 à 17h58
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    On peut paraphraser l’argument de la ministre en “les APL trop généreuses finissent par entretenir des loyers trop élevés”!

    Les APL prochaine cible de bruxelles ? Heu du gouvernement ?


  42. DB Le 18 octobre 2014 à 18h49
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    Excellent article sur les mutuelles santé des salariés qui ont vu le gouvernement précédent rendre la mutuelle obligatoire pour les salariés puis le gouvernement actuel fiscaliser cette cotisation d’assurance complémentaire maladie magnifique dérive presque passée inaperçue; de plus, comme cette mutuelle est unique dans chaque entreprise cela a permis d’offrir sur un plateau d’argent cette manne à quelques grands groupes
    Quelques réflexions par rapport aux nombreux commentaires et certaines affirmations:
    Les frais de fonctionnement des assurances complémentaires c’est en moyenne 25 pour cent contre 7 pour cent seulement pour la sécurité sociale et c’est dommage que ces chiffres ne soient pas plus médiatisés.
    Si les “petits risques” ont été donnés aux mutuelles c’est uniquement une volonté politique, le forfait hospitalier l’1€ sur les médicaments, etc.. sont des couches qui ont été rajoutées par la suite.
    On pourrait aussi se poser des questions sur le déficit de la sécu, les dégrèvements que l’état ne rembourse pas, la complémentaire CMU ne s’agit il pas d’un déficit”politique” bien pratique pour culpabiliser les français?
    J’ai lu que l’article 11 de la NGAP interdisait de réaliser plusieurs actes dans la même séance de soins; c’est faux, cet article concernant les actes réalises en série précisait simplement que le premier acte est pris en charge à 100% et les suivants a 50% avec de nombreuses exceptions ( radiologie, chirurgie) , de toute façon, pour les médecins la Nomenclature Générale des Actes Médicaux a été remplacée par la Classification Commune des actes Médicaux (CCAM).
    Enfin sur l’effectif des “médecins conseils” c’est autour de 2000 qui comprend des médecins pharmaciens et chirurgiens dentistes France métropolitaine et DOM compris ayant en charge le suivi des assures, de tous les professionnels médicaux y compris kinésithérapeutes et infirmières, suivi des établissements; heureusement qu’existe encore une appréciation médicale de

    ce que paye l’assurance maladie et pas uniquement comptable.


    • JEAN DOREMIEUX Le 20 octobre 2014 à 10h38
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      Je reviens sur l’article 11 de la NGAP toujours existante qui concerne les actes multiples au cours de la même séance : actes en K, KC, D, DC, SF, SFI, AMI, AIS, AMP, AMO, AMY, effectués au cours de la même séance.

      Lorsqu’au cours d’une même séance, plusieurs actes inscrits à la nomenclature sont effectués sur un même malade par le même praticien, l’acte du coefficient le plus important est seul inscrit avec son coefficient propre. Le deuxième acte est ensuite noté à 50 % de son coefficient. Voilà de quoi faire du parcours diagnostique français un parcours du combattant !

      En ALLEMAGNE votre médecin est libre de faire et de coter une liste des actes effectués le même jour. Aucun acte n’est réduit. Tous sont inscrits sur une feuille envoyée à la fin du trimestre à la CAISSE pour payer le praticien en TIERS PAYANT (biologie, examens complémentaires, radiologie, Echographie et même scintigraphie thyroïdienne, etc.) à la fin du trimestre.

      Cette façon d’exercer simplifie le parcours de diagnostic, l’accès aux soins, diminue les prescriptions de médicaments symptomatiques, la vie des gens, l’absence de rendez-vous à 6 mois, etc.

      C’est la raison principale qui rend le système allemand bénéficiaire. Dans une affection le coût consultation + prescriptions est de 3 en période de début, de 15 en période d’état, de 75 en diagnostic retardé, de 300 en période terminale. Mais il faut exercer la médecine pour le savoir.


    • JEAN DOREMIEUX Le 20 octobre 2014 à 15h47
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      Je reviens sur l’effectif des “médecins conseils”; c’est autour de 2000 qui comprend des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes France métropolitaine et DOM compris ayant en charge le suivi des assurés, de tous les professionnels médicaux y compris kinésithérapeutes et infirmières, suivi des établissements; heureusement qu’existe encore une appréciation médicale de ce que paye l’assurance maladie et pas uniquement (une appréciation) comptable.

      Réponse. Si on y ajoute les médecins conseils de la MSA (qui confient les dépistages des assurés ruraux à des entreprises privées au lieu de les réaliser eux-mêmes), de ceux des différentes mutuelles, de ceux de la DDAS, de ceux des ARS, je crains que le total dépasse ce chiffre de 2000.

      Sans qu’il soit évident que leurs diplômes de médecins ne seraient pas plus utiles dans les déserts médicaux après une remise à jour de leurs connaissances par le DPC qui s’applique à eux désormais.

      Sans qu’il soit évident que les procès que certains de ces médecins conseils dirigent contre les médecins libéraux soient toujours justifiés avec leur possibilité de priver d’exercice des praticiens pendant plusieurs semaines sans voir les effets désastreux de leurs sanctions sur les patients des clientèles de ces médecins dits fautifs.

      Sans qu’il soit évident que les ruptures du secret médical dont ils sont, souvent par négligence sur les activités de leurs personnels responsables, puissent être sanctionnés devant les conseils régionaux de discipline, le Ministre de la Santé doit porter la plainte, ce qu’il ne fait presque jamais.

      Leur avenir est peut-être de disparaître tant leurs fonctions paraissent superflues, on le voit bien par le déficit structurel de l’Assurance Maladie que personne ne parvient à corriger alors que les pays qui n’ont de médecins conseils s’en sortent mieux que nous.


    • JEAN DOREMIEUX Le 21 octobre 2014 à 15h49
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      Alors que les médecins avaient accepté de compléter leur formation en suivant en fin de semaine des exposés à raison de trois WE par an avec une indemnisation, voilà que l’organisme créé par l’ETAT décide de modifier les possibilités.

      OR L’EXERCICE MEDICAL IMPOSE AU MEDECIN DES MOYENS

      On ne peut pas vouloir appliquer aux médecins des obligations de moyens intellectuels et matériels et éviter que les praticiens puissent se conformer à cette obligation lors de leur DPC.
      L’exercice de la profession médicale est très réglementé : diplômes après une THESE concluant 8 à 15 années d’études, inscription à un ORDRE sévère, CONVENTION avec la SECURITE SOCIALE sur la base des tarifs cités dans la NGAP et maintenant à la CCAM dans les 32 spécialités, développement professionnel continu (OGDPC).

      Aucun praticien ne peut plus souscrire une responsabilité civile professionnelle (RCP), sans que ne soient mis en œuvre, dans son cabinet, les moyens intellectuels et matériels spécifiques à son exercice.

      Sans les moyens conformes aux données acquises de la science, l’arrêt Mercier, prévoit des sanctions envers les contrevenants.

      Voici : Arrêt Mercier, Cour de cassation chambre civile 20 mai 1936 : « …/… attendu qu’il se forme entre le médecin et son client un véritable contrat comportant pour le praticien l’engagement sinon bien évidemment de guérir le malade… du moins de lui donner des soins, non pas quelconques… mais consciencieux, attentifs, et, réserve faite de circonstances exceptionnelles, conformes aux données acquises de la science …/… »

      A la formulation ancienne de l’arrêt Mercier de « soins consciencieux, dévoués, attentifs et conformes aux données acquises de la science » s’ajoute l’article L. 1110-5 du Code de la santé publique, aux accents plus moderne, donne les droits pour toute personne s’adressant à un médecin :

      Voici : Code Santé Publique : « Le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées ».

      Des menaces pèsent sur les médecins, qui, faute de suivre les développements professionnels continus et les achats de matériels qui sont préconisés par des experts dans la HPST:

      Voici la LOI HPST. Selon la loi HPST, la non réalisation d’un programme annuel de DPC constitue une insuffisance professionnelle. Cela pourrait entraîner un problème assurantiel aussi bien pour le Professionnel de Santé que pour l’établissement dans lequel il exerce.

      Le médecin commettrait une faute passible de sanctions en ne respectant pas les termes définis par l’arrêt Mercier et les textes qui suivent cet arrêt. Toute entrave mise au travers de l’exercice médical par une administration, et qui aboutit à mettre le médecin dans la situation de ne plus pouvoir exercer sa profession avec tous les moyens nécessaires constitue une lourde faute tombant sous le coup de l’arrêt Mercier.

      LE (DPC) Développement professionnel continu est réduit à une SEANCE ANNUELLE

      Est-ce une bonne mesure ?


      • JEAN DOREMIEUX Le 22 octobre 2014 à 07h46
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        Nous sommes en 2050 et par le jeu de l’abrutissement médiatique.

        -Les garagistes opèrent l’appendicite
        -Les maçons délivrent des permis de construire
        -Les prostituées prescrivent du viagra

        Plus sérieux ! Les médecins pourraient vendre les médicaments. Pas partout certes.

        Mais au moins à où il n’y a pas de pharmaciens, à proximité, ouvertes pour les patients en situation grave, le soir, la nuit, le WE. Ou alors si les pharmacies sont trop éloignées pour certaines familles vivant dans des écarts ou n’osant plus sortir tard comme dans certaines cités ou dans des îles isolées comme les Loyautés.

        Ce métier-là s’appelle est fort ancien c’est médecin propharmacien. Pas besoin ni d’études, ni de stocks, ni de local.

        En plus, c’est une économie pour l’Assurance Maladie : le médecin ne vend que ce qu’il prescrit et en plus que les quantités utiles en cassant les boîtes. Il ne vend que ce qu’il a acheté à celui à qui il l’a acheté, il existe des usines partout dans le monde.

        Jadis, c’était le cas à C…. Je l’ai vu et fait !


  43. Castor Le 18 octobre 2014 à 19h08
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    Je ne suis pas d’accord avec la fin de l’article qui défend le droit à une paire de lunette par an même quand le changement n’est pas justifié pour des raisons médicales. Ce sont les complémentaires santé qui ont mis en avant ce “droit” à une nouvelle paire de lunettes par an pour se différencier et capter de nouveaux clients… depuis toutes les complémentaires ont suivi, les officines d’opticiens se sont multipliées et nos cotisations à la complémentaire santé augmentées. Je ne comprends pas que vous criez au scandale quand on limite ce “droit” à une paire tout les 2 ans. Pour moi c’est encore trop surtout que beaucoup opticiens garantissent l’équipement contre la casse pendant au moins 2 ans.
    En qui concernent les dépassement d’honoraires au-delà de 100% du tarif sécu, cela est loin de concerner toute la France, en 2012, 5000 médecins pratiquaient des tarifs supérieurs. Demander “que la Sécu négocie avec les médecins un plafonnement intelligent des tarifs du Secteur 2, (notamment en fonction du montant total des dépassements constatés l’année précédente, du lieu d’exercice du médecin, de sa spécialité, de ses titres ou de son autorité médicale…)” c’est vouloir des tarifs sécu à la tête du médecin… Et bonjour l’usine à gaz, elle sera certainement plus compliquée que celles qui existent déjà et dont vous critiquez la complexité.

    Convoquer les complémentaires santé pour défendre votre point de vue fait sourire. Les dépassements d’honoraires c’est leur raison d’être, leur fond de commerce. Elles n’ont donc aucun intérêt à leur limitation.


  44. Portabilité Mutuelle Le 12 décembre 2014 à 00h55
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    generalement je suis d’accord avec vous sur les économies, mais je crois que vous idéalisez un peu le corps médical lorsque vous souhaitez que les médecins “redeviennent indépendants de toute pressions , que ce soit des autorités gouvernementales , des laboratoires”.
    Je ne vois pas trop comment on peut s’y prendre…


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