Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 10 août 2015.

Angela Merkel et Wolfgang Schäuble pourraient bien être d'accord sur l'avenir de l'Europe

Angela Merkel et Wolfgang Schäuble pourraient bien être d’accord sur l’avenir de l’Europe (Crédits : Reuters)

Au lendemain de l’accord grec, Berlin envoie des messages sans équivoque : l’Allemagne cherche un renforcement de la surveillance budgétaire en zone euro. Et la France ne devrait pas pouvoir s’y opposer. Elle pourrait cependant en être la première victime.

« Il ne peut pas être possible que la France ne maîtrise pas encore son déficit budgétaire ! Il existe une limite pour cela : 3 %. Si elle est dépassée, il doit y avoir des sanctions. » Cette déclaration du chef du groupe conservateur CDU/CSU au Bundestag Volker Kauder dimanche 9 août au journal Welt am Sonntag semble donner raison à Yanis Varoufakis qui, voici une semaine, affirmait que « la destination finale de la troïka est Paris. » Elle montre, en tout cas, que la dernière crise grecque semble avoir convaincu l’Allemagne d’accepter son rôle d’hegemôn, de puissance dirigeante de la zone euro. Et que la position allemande est beaucoup plus claire qu’il n’y paraît.

Qui est Volker Kauder ?

Volker Kauder n’est pas n’importe qui. Sa position est centrale : en tant que chef du groupe parlementaire, il doit faire accepter la position du gouvernement aux députés. Une tâche ardue qu’il mène avec zèle. Dans cette même interview, il menace du reste les 60 députés qui n’ont pas voté en faveur du plan de renflouement de la Grèce de sanctions, notamment leur exclusion des commissions parlementaires des affaires européennes et budgétaire. Des propos qui ont déclenché l’émoi au sein du parti. Il n’est donc pas un rebelle et un opposant à Angela Merkel, c’est au contraire un des éléments clé de son pouvoir. Mais c’est aussi un proche du ministre des Finances Wolfgang Schäuble, un « dur » qui, fin juin, avait lui aussi évoqué la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro. En réalité, Volker Kauder est la preuve de l’accord existant entre la Chancelière et son ministre.

« Jouer avec le Grexit », sans le risquer

Ceci doit amener à revoir la version communément acceptée de la fin de la crise grecque. Dans cette version, Wolfgang Schäuble est le « méchant » qui, le 11 juillet, propose à l’Eurogroupe un plan d’exclusion de la Grèce de la zone euro de 5 ans pour lui permettre de se restructurer. Angela Merkel est, au contraire, la « gentille. » Elle vient le 12 juillet pour écarter le plan Schäuble et maintenir la Grèce dans la zone euro. Mais il se pourrait bien que cette opposition ne soit que tactique. Un scénario qu’a compris le politologue et sondeur allemand Richard Hilmer dans une interview du 17 juillet dernier à Welt. Il y explique que la stratégie du gouvernement consiste à « jouer avec le Grexit. » « Angela Merkel se passe la balle avec Wolfgang Schäuble », poursuit-il, « Il frappe fort, elle montre de l’empathie. Et les deux profitent à la chancelière. »

Dès lors que le danger d’un « Grexit d’initiative grecque » a été écarté au lendemain du référendum le 6 juillet avec la démission de Yanis Varoufakis, Angela Merkel a su qu’elle pouvait faire céder entièrement Alexis Tsipras en le menaçant d’un « Grexit d’initiative allemande. » D’où la proposition Schäuble du 11 juillet. La panique qui a suivi à Athènes a permis à la Chancelière d’obtenir une capitulation hellénique. En se payant le luxe de paraître, aux yeux de certains, magnanime en acceptant certaines « concessions » (le maintien de la loi sur l’urgence humanitaire, la localisation du Fonds de privatisation en Grèce et non au Luxembourg) qui n’étaient en fait que des adoucissements des conditions du 11 juillet.

Le rôle du « Janus allemand »

Ce « Janus allemand » a permis de dégager un accord très positif pour le gouvernement allemand qui pouvait ainsi paraître à la fois ferme et déterminé à sauver l’euro. Il permettait aussi à l’Allemagne de satisfaire une de ses principales hantises historiques : apparaître comme une puissance dominatrice. Entretenir une fiction de division donnait une impression de fragilité qui ne convient guère à une telle puissance. Surtout, elle permettait de maintenir, pour les gouvernements de gauche du sud de l’Europe, l’idée que l’Allemagne d’Angela Merkel est différente de celle de Wolfgang Schäuble, et donc bien plus chargée « positivement. » Ceci permet d’affirmer : Wolfgang Schäuble ne représente pas le gouvernement allemand, comme l’a fait la semaine dernière Michel Sapin, son homologue français. Au nord, au contraire, les gouvernements finlandais ou néerlandais pouvaient se satisfaire de la force de Wolfgang Schäuble. Chacun pouvait donc se trouver en accord avec l’Allemagne, réduisant à néant les accusations de domination.

Pourtant, nul n’aura manqué de le remarquer, ni Volker Kauder, ni Wolfgang Schäuble, n’ont contesté cet accord. Le ministre des Finances a certes continué à défendre son projet de Grexit « temporaire », mais il n’en a pas pour autant quitté son poste, bien au contraire. Il a défendu, avec l’aide de Volker Kauder, devant le Bundestag, l’accord et a demandé aux députés de le voter. Bref, Wolfgang Schäuble a bel et bien défendu l’accord. Pour une raison simple : il est le préalable à l’organisation de la zone euro qu’il désire.

Obtenir une neutralisation politique des budgets

Cet accord confirme en effet la prééminence de la « règle » en matière économique sur la politique. Alexis Tsipras, fort de son mandat électoral, voulait « réorienter la zone euro », puis, plus modestement (et sans doute de façon plus réaliste), réorienter la gestion économique de la Grèce. L’accord du 13 juillet a soldé l’échec de ces deux tentatives. La conclusion en est tirée par Volker Kauder dans l’interview déjà citée : « nous pouvons parler politiquement de beaucoup de choses en Europe, mais les règles de stabilité doivent être traitées, selon les lois, en dehors du champ du politique. » Autrement dit, comme l’affirmait Wolfgang Schäuble, cité par Yanis Varoufakis : « il n’est pas possible qu’une élection remette tout en cause. »

L’accord grec permet donc d’exclure de facto du champ du politique le domaine budgétaire. On comprend ainsi mieux pourquoi l’Allemagne – par la voix de son vice-ministre des Finances, Jens Spahn, défend un « accord global » plutôt qu’un accord permettant un financement-pont pour rembourser la BCE le 20 août. Il s’agit de s’assurer que l’objectif de « neutralisation politique » de la Grèce soit atteint. Et pour cela, il ne faut laisser aucune marge de manœuvre à Athènes. Il convient aussi – et c’est un des points sur lequel Berlin insiste beaucoup – de maintenir une surveillance constante.

Angela Merkel convaincue par les objectifs de Wolfgang Schäuble

Et ceci n’a pas été obtenu contre Angela Merkel, mais avec son soutien et sa participation. La chancelière écrit, autant que Wolfgang Schäuble et Volker Kauder, cette nouvelle page de l’histoire de l’Europe. Angela Merkel n’a sans doute jamais cru à la théorie de son ministre des Finances qu’un Grexit renforcerait l’unité de la zone euro. Mais elle a vu dans l’utilisation du Grexit une opportunité de renforcer les règles d’inspiration allemande qui régissent cette zone euro. Car, en tant que membre de la CDU, elle partage cette ambition avec l’ensemble de son parti (et également avec l’immense majorité des Sociaux-démocrates). Angela Merkel est favorable à cette exclusion du politique du domaine budgétaire. C’est elle qui a imposé en 2009 en échange du plan de relance une « règle d’or budgétaire » très stricte. En 2010, elle a renoncé à ses promesses électorales de baisse d’impôts. Et depuis, elle soutient la politique de Wolfgang Schäuble de retour à l’équilibre budgétaire, malgré les besoins criants d’investissement fédéraux, notamment dans les infrastructures.

La Grèce, insuffisant exemple

En réalité, la chancelière est convaincue, comme son ministre des Finances, que l’application stricte des règles budgétaires est la seule façon de maintenir la cohérence de la zone euro. Or, Angela Merkel veut maintenir cette cohérence. Si donc l’Allemagne doit apporter sa garantie à un nouveau plan pour Athènes, il faut que ce plan permette de renforcer cet objectif au niveau de la zone euro. L’enjeu est donc moins grec qu’européen. Et, précisément, c’est ici que se situe un écueil : utiliser la Grèce comme exemple pourrait ne pas suffire. Car la Grèce est un cas particulier. Le pays n’a pas accès au marché financier, il est surendetté, il a une économie affaiblie et un système bancaire en lambeaux. Faire pression sur lui est aisé. Mais est-ce suffisant pour en faire un « modèle », notamment vis-à-vis de pays plus solides, mais peu respectueux des « règles » comme la France et l’Italie, voire même pour l’Espagne ? Pas réellement. L’accord du 13 juillet va donc être complété par un autre dispositif.

Maintenir le risque de Grexit

En préalable, Berlin continue à faire vivre le risque de Grexit. On l’a vu : à peine séchée l’encre de l’accord du 13 juillet, Wolfgang Schäuble a répété qu’il jugeait le Grexit préférable. Depuis, des parlementaires conservateurs expriment leurs doutes sur la possibilité de s’entendre avec Athènes, comme ce lundi 10 août, Ralph Brinkhaus, adjoint de Volker Kauder au Bundestag. Ceci permet de maintenir une pression non seulement sur le gouvernement grec dont on s’assure ainsi la soumission aux demandes des créanciers, mais aussi sur l’ensemble des gouvernements de la zone euro, à commencer par ceux des deux pays qui redoutaient le plus le Grexit, la France et l’Italie. L’épée de Damoclès du plan Schäuble du 11 juillet demeurant au-dessus des têtes, chacun va s’efforcer de donner des gages à l’Allemagne, notamment dans le cadre de la future réforme de la zone euro. Les atermoiements allemands dans le cadre des discussions avec la Grèce ont aussi pour vocation d’entretenir ce risque.

La proposition Hollande

L’objectif final de l’Allemagne est donc la fameuse réforme de la zone euro. Wolfgang Schäuble la veut depuis longtemps et l’on se souvient qu’il avait déjà proposé un plan dans les années 1990 à ce sujet. Là encore, stratégiquement, Berlin a joué très finement. Traumatisé par le week-end de négociations et par le plan Schäuble, François Hollande a, le 14 juillet, proposé un « gouvernement de la zone euro » avec « un budget et un parlement. » L’Allemagne n’a pas manqué de s’engouffrer dans la brèche : un tel projet est évidemment présenté comme un sacrifice pour le pays. Un « budget de la zone euro » ne serait-il pas le premier pas vers une « union des transferts » ? Un gouvernement de la zone euro et un parlement de la zone euro ne seraient-ils pas un abandon de la souveraineté allemande en matière financière ? Il faut donc des compensations.

Émoi feint en Allemagne

En réalité, l’émoi allemand est en grande partie feint. Le poids de l’Allemagne et de ses alliés les plus sûrs et les plus proches (Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Finlande, pays baltes, Slovaquie, Slovénie et, dans une moindre mesure, l’Autriche, le Portugal et l’Espagne) est tel qu’un projet de ce type ne saurait remettre en cause la capacité de Berlin à déterminer les choix qui seront faits dans la zone euro. De plus, on ignore le montant du futur budget de la zone euro, ainsi que son usage. Une chose est certaine : les décisions de la cour de Karlsruhe depuis 2009 interdisent aux gouvernements fédéraux d’exécuter des transferts sans l’accord du Bundestag. Dans le cas du Mécanisme européen de Stabilité (MES), il avait fallu accepter de donner un veto au représentant allemand pour toute décision, lequel devait s’exprimer après un vote du parlement. Il y a donc fort à parier que le futur budget de la zone euro fonctionne selon le même mode.

Obtenir un ministre des Finances européen qui surveille les budgets

Mais Berlin doit entretenir le mythe du « sacrifice » que représenterait pour la République fédérale cet « approfondissement » de la zone euro. Pour obtenir le renforcement de la neutralisation politique des politiques budgétaires nationales. Pour cela, il faudra sans doute passer encore, comme en 2011 et 2012 avec les directives Two Pack et Six Pack, par un renforcement de la surveillance et de la punition. C’est l’objet de la phrase de Volker Kauder au Welt am Sonntag le 9 août. La tolérance pour des déficits excessifs doit cesser. Il devrait donc y avoir un durcissement dans l’acceptation des « écarts. » Et pour s’assurer que la surveillance soit parfaite, il faut un contrôle plus « indépendant » que celui de la Commission, jugée à Berlin trop à l’écoute des différents pays, trop laxiste, en un mot trop « politique. » L’idée serait donc de transmettre cette surveillance à un « ministre des Finances » de la zone euro, une vieille idée de Wolfgang Schäuble. Une idée qui a sans doute la faveur de la BCE qui a joué un rôle important dans l’appui à la menace de Berlin de Grexit en envisageant ouvertement et pour la première fois la possibilité d’une exclusion de la zone euro par la bouche de deux des membres de son directoire, Benoît Coeuré et Vitor Constancio.

La France prise au piège

Bref, pour obtenir le feu vert de Berlin, pour empêcher l’Allemagne de continuer à jouer avec le risque de Grexit, Paris va devoir faire d’immenses concessions et accepter une surveillance plus stricte et plus dure de son budget. Angela Merkel et Wolfgang Schäuble savent que s’ils parviennent à faire céder sur ce point la France, pays le plus réticent à la « neutralisation » de la politique budgétaire, ils auront atteint leur objectif. Mais, comment le gouvernement français pourrait-il à présent refuser un « approfondissement » de la zone euro qu’il a proposé et dont il semble désormais devoir être la première victime ? Lorsque l’on se souvient que, dans le cas grec, l’alignement de la France avec la ligne d’Angela Merkel a été parfait, on ne peut que s’interroger sur la pertinence stratégique de la tactique suivie par Paris. En tout cas, cette faiblesse est parfaitement perçue à Berlin, comme n’a pas manqué de le souligner Volker Kauder.

52 réponses à Zone euro : que veut l’Allemagne ?

Commentaires recommandés

Kapimo Le 18 août 2015 à 01h05

Après les choix désastreux de Fabius/Hollande au Moyen Orient (alliance avec les Wahabites/Freres musulmans et la turquie-Israel contre l’Iran/la Syrie), après l’alignement imbécile sur la politique US/UE vis à vis de la Russie, après la fuite en avant imbécile lors de la crise grecque, on peut effectivement s’attendre au pire quant aux choix de la France de Hollande en ce qui concerne les manoeuvres à venir dans la zone euro.

Cette époque sera considérée comme l’une des pires de l’histoire de France si ce concept ne disparait pas.

  1. Caliban Le 18 août 2015 à 00h28
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    Selon R. Godin (merci pour cet article !), il s’agirait d’un très mauvais scénario avec de mauvais acteurs, façon good and bad cops allemands face à la victime française.

    Je vois plutôt un tas de brutes et de truands dans cette histoire. Avec comme toujours à la fin, le bon Yankee pour flinguer tout le monde (> Tafta).


  2. Igor Le 18 août 2015 à 00h57
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    L’histoire de l’europe est toujours la même, la france n’a jamais été soumise par l’Allemagne, par l’Angleterre oui, mais jamais par l’Allemagne. Il est évident qu’il y aura confli..le nationalisme reprendra le dessus..


    • Beliou Le 18 août 2015 à 04h44
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      Vu le nombre d’endoctrinés, j’ai bien peur que votre prophétie ne se réalise pas…
      Espérons le neanmois…


    • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 18 août 2015 à 13h29
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      Une fois de plus, le Général avait vu juste. Faudra y retourner après devoir souffrir maintes et maintes souffrances. Alors que tout pouvait être régler ici et maintenant.


  3. Kapimo Le 18 août 2015 à 01h05
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    Après les choix désastreux de Fabius/Hollande au Moyen Orient (alliance avec les Wahabites/Freres musulmans et la turquie-Israel contre l’Iran/la Syrie), après l’alignement imbécile sur la politique US/UE vis à vis de la Russie, après la fuite en avant imbécile lors de la crise grecque, on peut effectivement s’attendre au pire quant aux choix de la France de Hollande en ce qui concerne les manoeuvres à venir dans la zone euro.

    Cette époque sera considérée comme l’une des pires de l’histoire de France si ce concept ne disparait pas.


    • Commander Blood Le 18 août 2015 à 04h18
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      Certains disent que l’époque que nous vivons est la pire que la France ait vécu … en temps de paix (!)

      Voyez la Grèce, ce pays subit des ravages digne d’une guerre totale et pourtant pas une seule bombe n’a été largué sur ce pays, personne ne lui a déclaré la guerre (militairement, du moins).

      On est sensé être une grande puissance, relativement prospère, à une époque éloignée du dernier conflit de grande intensité subit en Europe de l’ouest. On est sensé ne craindre personne, entourés que nous sommes par des pays presque démilitarisés, alors que nous possédons la plus grande force militaire en Europe de l’ouest avec celle des britanniques ainsi que la bombe atomique … et pourtant, on sent que quelque chose de terrible approche, et on a raison.


      • bigio Le 18 août 2015 à 08h43
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        “Possédons la plus grande force militaire”
        Grave erreur, très mauvaise analyse. La France ne fabrique plus ses munitions, la France vient de donner son constructeur de chat à…. L’allemagne. Nos chefs militaires font de la politique juste pour leur étoiles, les armes de poing de nos forces de l’ordre viennent d’allemagne…
        Bref votre déclaration me rappelle la position de notre gouvernement d’avant WWII.

        L’Allemagne exporte énormément d’armes, plus que la France et se réarme.
        Oui, on sent qqch arriver, mais posons nous la question de la r3éalité de notre disuasion nucléaire, si par exemple l’allemagne décidait de ne plus nous fournir de pièces de rechanges.
        Depuis Giscard on ne cesse d’abandonner notre souveraineté au point aujourd’hui de ne plus pouvoir nourrir tout seul notre propre poulation et tout çavparce que l’esprit de Munich règne chez nos Enarque


        • KM Le 18 août 2015 à 14h37
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          L’analyse de Commander Blood n’est pas si fausse que cela.
          L’armée française est certes dans un triste état, mais l’armée allemande est aujourd’hui une vaste blague. Ils en sont même réduits à faire des exercices avec des mitrailleuses … en bois !
          http://www.slate.fr/story/98239/armee-allemande-existe-plus
          Au royauame des aveugles, les borgnes sont rois. Et aujourd’hui, l’armée est vraiment notre seule carte en main dans une quelconque négociation.

          Alors quand je lis des choses comme celles-ci, je saute sur ma chaise :
          http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Une-fondation-proche-de-l-UMP-propose-de-partager-la-dissuasion-nucleaire-avec-l-Allemagne_a463.html
          Oui, vous ne rêvez pas.
          C’est simplement de la haute trahison. La vraie. Pas celle de Varoufakis qui fait ce qu’il peut pour défendre son peuple, lui !


          • Alfred Le 18 août 2015 à 15h46
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            Pour le lien de marianne De la haute trahison c’est exactement ça
            Les allemands ont du alluciner en se demandant si c’était du lard ou du cochon comme la première fois qu’on est venu leur proposer la monnaie commune (c’était giscard ministre des finances je crois). Sauf que la il n’y a pas de piège pour les allemands juste des gars à aligner devant un mur côté français


          • berny Le 20 août 2015 à 08h57
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            ” Ils en sont même réduits à faire des exercices avec des mitrailleuses … en bois !”

            Oui, peut être mais, dans les années 30 les allemands se sont entrainés sur des chars en carton.
            https://www.youtube.com/watch?v=9rEYprphPvQ&list=PLC4siPTFsziSmMo-YwNlRGo1x_YKl_gBL&index=14 allez voir à la 7’46

            C’est l’entrainement qui prime sur l’arme.


        • Olivier M Le 18 août 2015 à 18h52
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          L’esprit de Munich règne chez nos énarques, certes. Mais l’ensemble des français, drogués a leur petit confort, ne vaut pas mieux: l’armée des sourds-aveugles-muets. La France entière est coresponsable de toutes les saloperies que son maitre les USA fomente dans le monde.

          Vive le roi! Heil Deutschland!

          La France n’existe déjà plus: aucun des mots liberté, égalité, fraternité, n’a encore un sens. Idem pour travail-famille-patrie. Reste le néant; la France est un grand vide de sens.

          Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande méritent tous la guillotine, ils méritent donc d’être réélus. Vive le roi! Heil Deutschland!


  4. Lucien Victor Le 18 août 2015 à 02h23
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    Avec la crise laitière et porcine qui touche nos paysans,nous sommes au coeur des problématiques dont il est principalement débattu ici : Globalisation,UE,rôle de l’Allemagne …
    Personnellement,je trouve ahurissant qu’au niveau de leurs responsables ,les illusions persistent .Concernant la base,je ne sais pas .
    Ceux qui ont participé à la réunion d’aujourd’hui se réjouissent que notre ministre ait promis de toucher deux mots aux allemands pour supprimer le dumping social .Ben voyons ,Mollande va faire fléchir Merkel et ses alliés sur ce point comme sur tous les autres ! On y “crôat” n’est-ce pas ?
    Ils réclament comme les ex-UMP ,la baisse des charges et la baise du coût du travail
    Veulent-ils faire travailler les salariés des abattoirs et des élevages pour moins de 5 euros de l’heure ?
    Enfin concernant la perte du marché russe ,pourquoi réclament-ils des compensations financières au lieu de demander tout simplement à Mollande et à l’UE de changer de politique,c’est à dire d’arrêter de faire cette guerre otanesque larvée à la Russie ? Ce qui est à la fois injuste et contraire à nos intérêts .
    Ce qui est terrible à mes yeux,c’est que les faits sont là comme les symptômes impitoyables de la crise du système qui les broient .Et que malgré cela,le brouillage persiste !


    • bigio Le 18 août 2015 à 08h51
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      Et oui.
      L’agriculre était une des forces nationale.
      Aujoud’hui ITV & co nous expliquent que c’est la faute des producteurs qui n’ont pas su s’adapter…
      Lisez le Hareng de Bismark, Mélanchon explique ceci tres bien.

      Comme disait Coluche: un Enarque c’est un mec, tu l’envoie dans le désert et un an après il t’explique qu’il n’y plus de sable et qu’il faut en importer.

      Pour sauver notre agriculture et donc notre INDEPENDANCE, il faudra du courage politique et de la volonté. Chercher l’erreur


    • Macarel Le 18 août 2015 à 10h07
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      Moi je crois que le plus urgent, c’est un Hollandexit !

      Sinon, j’aime bien : ” la baise du coût du travail.” 😉


    • Macarel Le 18 août 2015 à 10h18
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      Ces énarques et politicos de tous bords n’en sont pas à une contradiction près.

      Ils vous disent d’acheter du porc français, des produits agricoles français, et en parallèle ils négocient dans le cadre de l’UE des accords de libre échange avec l’Ukraine, le Canada, le TAFTA avec les US, autant de “trucs” qui vont achever de tuer notre production nationale.

      De Gaulle, au secours, on est gouverné par des fous. En fait pas si fous que ça, car pour eux les fins de mois, elles ne sont pas difficiles, on leur paye par nos impôts un bon train de vie. Et quand, ils ne sont plus aux affaires, ils vont se pavaner dans des conférences, à 100.000€ de l’heure.
      Normal, quand l’on est incapable de faire baisser le chômage, que l’on est incapable de relancer la fameuse croissance (ils feraient mieux de mettre l’économie sur les rails d’un mode de fonctionnement plus soutenable, et plus solidaire), que l’on fait exploser les déficits, l’on ne peut qu’aller donner des conseils à prix d’or, dans tous les cercles économiques de la planète, et amasser une pelote pour ses vieux jours (voir Tony Blair champion toute catégorie en Angleterre, Sarkozy est loin derrière, même s’il n’est pas à plaindre dans ce domaine).
      Mais nom de Dieu, quand est-ce que les français vont se réveiller, et arrêter de se laisser bourrer le mou par la propagande des grands médias ?


      • Julian Le 18 août 2015 à 11h05
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        OUI.
        De Gaulle au secours !


      • Anas Le 18 août 2015 à 12h31
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        @Macarel,

        Très bonne conclusion sous forme de question. Le peuple est le principal responsable de sa propre mise en esclavage. Pourtant, il a tout les moyens politiques pour se rebeller et reprendre sa souveraineté. Peut être qu’il se réveillera quand son frigo sera vide, mais là, il sera trop tard.

        J’ai toujours admiré le sang froid et le pacifisme français, mais là ça deviens nocif. Il faut se rebeller et taper du poings sur la table.


        • gil Le 18 août 2015 à 14h16
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          “Peut être qu’il se réveillera quand son frigo sera vide”

          En effet c’est à ce moment que les choses déraillent c’est pour ça qu’il est fait en sorte que cela n’arrive pas. Le frigo sera peut être nettement moins plein mais surement pas vide.

          Cordialement


  5. Pic et Puce Le 18 août 2015 à 07h41
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    Ou plutôt que souhaitent les Anglo-Saxons pour l’Allemagne ; quel rôle lui ont-il dévolue pour dominer le continent pour leur profit ? Nos élites sont probablement les plus bêtes du continent parce qu’elles sont les plus soumises au pouvoir financier de Londres et de New York ; en fait totalement complices de ce pouvoir. Nous avons bien plus de points communs avec les Allemands qu’avec les Anglos. C’est parce que nos élites sont liées idéologiquement qu’elles n’hésitent pas à chaque fois à nous mener vers la catastrophe et cela depuis la Commune… au moins…


    • Renaud 2 Le 18 août 2015 à 10h50
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      Ce que souhaitent les Anglo-Saxons pour l’Allemagne est, je crois, exposé dans le document “L’alliance germano-américaine pour le XXIè siècle”, signé par Bush et Schröder en 2004.


  6. St3ph4n3 L. Le 18 août 2015 à 08h31
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    Nous voici donc revenu au temps des vérités révélées ? Ou pour le moins, arbitrairement décidées et autoritairement imposées. Ainsi, pour unir (ce fantasme de l’Un, il faudrait aussi en reparler) un peu tout en Europe, il faut qu’aucune tête ne dépasse, et surtout ne dépasse celle du Chef.

    Parfois, j’en viens à me dire que, après la chute du mur de Berlin en 1989, c’est le pire des deux systèmes que ce mur séparait qui a commencé à se mélanger. Tout comme l’amitié franco-allemande (concept qui, soit dit au passage, est inconnu des allemands) a, semble-t-il, accouché d’un bébé qui possède les pires des attributs des deux pays.

    Cette volonté d’évincer le politique reste une volonté politique : celle du pouvoir de l’argent (et donc, du calcul). Puisque 2015 est l’année internationale de la Lumière, prière de l’éteindre en 2016 et, par la même occasion, de vous taire, d’obtempérer, d’obéir, de collaborer, etc.


    • Prague Le 18 août 2015 à 12h29
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      …Parfois, j’en viens à me dire que, après la chute du mur de Berlin en 1989, c’est le pire des deux systèmes que ce mur séparait qui a commencé à se mélanger…..

      Exactement ! La cata…


  7. Alfred Le 18 août 2015 à 08h39
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    Je ne connais pas assez en profondeur l’histoire de l’Europe mais quelqu’un peut il m’expliquer pourquoi exactement le conseil constitutionnel français n’a pas les mêmes pouvoirs et prérogatives que la cour de karlsrue?
    Cela me parait inacceptable et la première chose à mettre dans la balance à la moindre discussion avec les allemands.


  8. Patrick Luder Le 18 août 2015 à 10h17
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    Il faut quand même reconnaître que nos Etats sont des gouffres sans fond. Si on leur laisse le contrôle de la monnaie, ils impriment à tout va, sinon ils n’en finissent pas de faire des dettes de fonctionnement.

    Ne serait-il pas temps et raisonnable de se poser des questions sur les réels moyens mis à disposition de nos nations … et de la juste utilisation de ces fonds ???


    • TuYolPol Le 18 août 2015 à 14h16
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      L’état un gouffre sans fond … Cette ritournelle a préparé le terrain à la confiscation du pouvoir économique.
      Les dépenses de l’état pourraient avoir surtout le “défaut” d’être négociées devant le parlement. L’état pourrait avoir le principal défaut de se soumettre théoriquement à la délibération.
      Dans un projet de neutralisation politique des questions budgétaires, c’est effectivement insupportable. La gestion des dépenses par le secteur privé étant à l’abri des regards, et leur remise en cause étant exclue, la comparaison n’est jamais faite, surtout pas en termes de feedback économique. Tout ce qui est hors-marché n’est jamais évalué en termes de rentabilité, et pourtant …
      Il suffit d’un bourrage de crâne de près de trente ans exploitant la crédulité des masses et leur propension à taper sur le bouc émissaire le plus facile. Le talon d’Achille de l’état est qu’il appartient à tous, et en tant que tel, encouragés par les souffleurs du néolibéralisme triomphant, nous l’avons émasculé. Nous nous sommes émasculés nous-mêmes.
      Nous respirons un vocabulaire empoisonné depuis si longtemps, comme “dette”, “rentabilité”, que les présupposés de cette pensée ont disparu de nos radars mentaux.
      Les coûts de la gestion néolibérale de la société pourraient être incommensurables, sans que personne ne le prenne en compte. Le coût en termes de richesse perdue (chômage de masse), de génération sacrifiée et d’environnement massacré est imputé aux politiques, jamais à ceux qui restent, quoi qu’il arrive, bénéficiaires des flux financiers. Productrice de flux financier plutôt que de richesse, voilà la vocation actuelle de l’économie.


  9. tchoo Le 18 août 2015 à 10h55
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    La cohésion de la zone euro, si chère à Angela, révèle l’arme qu’avait en main Tsipras
    Il n’a pas su l’utiliser
    La cohésion de la zone euro révèle aussi que l’on peut sacrifier les peuples juste pour des considérations comptables
    ces politiques confondent l’outil et le but et non plus qu’une obsession l’orthodoxie comptable
    Mitterand l’avait dit, après moi, il n’y aura que des comptables.


  10. rigaud Le 18 août 2015 à 11h14
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    L’euro n’est pas viable car il n’y a pas de mutualisation de la dette et tous les dirigeants le savent. Il n’y aura jamais de mutualisation de la dette car cela couterait à l’Allemagne environ 10% de son PIB. Donc à mon avis, l’idée de Merkel et des capitalistes pour qui elles travaillent est de piller le plus possible la zone Euro avant son éclatement.


  11. Anas Le 18 août 2015 à 11h48
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    “[…] Dès lors que le danger d’un « Grexit d’initiative grecque » a été écarté au lendemain du référendum le 6 juillet avec la démission de Yanis Varoufakis, Angela Merkel a su qu’elle pouvait faire céder entièrement Alexis Tsipras en le menaçant d’un « Grexit d’initiative allemande. »[…]”

    Je ne peux m’empêcher de penser aux propos de Winston Churchill: “Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.”

    En version grec ça fait:
    “Vous avez voulu éviter le grexit au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez le grexit.”


  12. Ocean Le 18 août 2015 à 14h14
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    Un proverbe chinois dit que « la mouche ne pique pas un oeuf sans fissure ».

    Le plus important est que d’abord on commence à travailler sur les réformes à faire en France, et ce le plus vite possible.


  13. 1Drect Le 18 août 2015 à 15h30
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    On est sensé être une grande puissance, relativement prospère …/… On est sensé ne craindre personne

    Ah oui? Mais pas que …

    Sur le papier c’est (peut-être) vrai.
    Au niveau tant militaire que de l’aviation civile nous laissons (abandonnons principalement, directement ou indirectement, à l’Allemagne) sans aucune raison valable, mais surtout pour quelle motivation réelle, notre dominance sur des sociétés hautement stratégiques comme EADS, Aerospatiale, l’ex Eurocoptère ainsi que la fabrication de nos munitions voire de nos missiles etc. …
    C’est l’argent de français qui a en grande partie payé directement ou indirectement le développement de ces sociétés !!!

    Bizarrement, tout est fait en catimini, juste une ligne ou deux en bas d’écran sur les TV qui ne bouclent que sur des titres à 90% sans intérêts.

    Qui est capable de donner une véritable explications des motivations de ces pseudo-ventes?
    Qui est capable de nous expliquer pourquoi tous les élus contribuent au délitement total de notre indépendance et de la vente à la découpe de notre pays?
    Pas moi, hélas.

    Mieux encore!
    Quelque soit son unité, Euro, Franc peu importe, la France n’est plus capable d’imprimer, frapper, une monnaie fiduciaire.
    En effet, à l’instar de la Grèce, comme notre ministère des finances, la Banque de France (sa direction) est, de fait, sous le contrôle de la BCE et de Bruxelles.
    D’ailleurs la Banque de France (lettre imprimeur U, et Oberthur Fiduciaire lettre E) émet uniquement les billets pour 5, 10, 20 et 50 €. (Pour les pièces je ne sais pas.)

    Il y a certains élus qui veulent “offrir” la dissuasion nucléaire à “l’Europe” (Si, si)
    De plus l’Allemagne fait tout son possible pour que, entre autre, la France soit sous son un contrôle financier total. Voire même les décisions économiques et des lignes budgétaires.

    Alors soit! Mais à force, on a beau dire ce que l’on veut, mais au final 1 plus 1, à la base, ca fait toujours deux. Et depuis quelques années, quelque soit la couleur politique, cela commence à faire beaucoup.

    Ne vous méprenez pas!
    Je ne suis pas dans un adepte de conspirationnisme ou tout autre théorie du complot.
    De tout temps des entreprises françaises ont été rachetées puis vendues (etc.) par des entreprises étrangères de toutes nationalités (principalement américaines, japonaises). De même de tout temps es entreprises françaises ont acheté des sociétés étrangères.Normal.
    Seulement il y avait des limites qu’imposait l’état. Limites fixées pour des raisons militaires, de stratégies commerciales et d’indépendance etc.
    A moins d’être stupide, il parait évident que l’Allemagne, via l’U.E. et la BCE, veut que notre pays ne pèse plus rien face à elle lui laissant toute ainsi latitude pour œuvrer comme bon lui semble.

    A t’elle point qu’une réflexion me vient …
    Est-il concevable d’encore les appeler “nos élus, les élus de la nation”?
    Ou alors les élus de qui? de quelle nation? La France?
    Ou alors (pire?) nos élus sont ils décérébrés à ce point, pour n’être juste bon qu’à nous faire leurs tragi-comédies le temps des élections? Pour être à ce point aveugle!?
    Juste bon à suivre les lettres de missions qu’ils vont prendre à Bruxelles via Berlin juste aprés avoir été élu puis à nommer ici ou là des personnes qui correspondent au bon plaisir et aux choix de leur(s) souverain(s)? Gentils vassaux serviles qu’ils sont !

    Vaut-il mieux croire que, à l’exception d’un petit nombre, tous ces élus sont soit :
    1- d’une imbécilité crasse au point qu’il ne voit même plus le danger face à eux (même un simplet se rend compte du danger)
    2- des pleutres incapable de défendre l’indépendance et l’intérêt de leur nation.
    3- des personnages égocentriques corrompus vendus au nom de leurs intérêts personnels ou de leur caste.
    4- Des membres d’une secte qui les auraient endoctrinés et qu’ils seraient devenus incapables de penser en dehors des dogmes de celle-ci.
    5- des agents doubles (ou triples) infiltrés travaillant pour les intérêts d’un autre pays. (Là j’abuse 🙂 … pas possible )
    (je vous laisse compléter si besoin)

    A vous de voir ce qui vous parait correspondre.
    Une chose parait évidente: Ces élus successifs et récurants, de tous bords (vraiment tous!!!), ne travaillent plus pour l’intérêt de la population de leur pays. Un pays qui est d’abord majoritairement le notre avant que d’être le leur.


    • FifiBrind_acier Le 18 août 2015 à 19h22
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      1Drect,
      Je crois que vous vous trompez.
      Avant Maastritch, 1992, il y avait en France un contrôle des mouvements de capitaux.

      Personne ne pouvait acheter une entreprise française, ou sortir des capitaux pour délocaliser, sans l’accord du Ministre des Finances et de la Direction du Trésor.

      Les décisions se prenaient au cas par cas, et en fonction des intérêts stratégiques définis par le Gouvernement. Ce n’était pas interdit, mais fortement régulé.

      C’est le Traité de Maastritch qui a supprimé toutes les restrictions à la circulation des capitaux, approuvé en France par le Gouvernement Beregovoy.

      Quand le gouvernement a voulu s’opposer au rachat d’ Arcelor par Mittal, il a été impossible de l’en empêcher. Pas plus qu’il n’est possible d’empêcher une entreprise de mettre la clef sous la porte pour sortir ses capitaux et aller les investir ailleurs.
      Mais il n’en n’a pas toujours été ainsi.


      • 1Direct Le 18 août 2015 à 23h25
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        Vous avez raison.
        Mais mon esprit n’est pas remonté aussi loin 🙂 Je l’avoue, j’aurais du.
        Toutefois, cela rejoint ma remarque lorsque je dis que les ventes et rachats se faisaient en tenant compte des intérêts du pays et de ses stratégies.
        Enfin en général et lorsque stratégie il y avait.
        Et pourtant “en ces temps là” le commerce international existait, la France était régulièrement positive (de mémoire), l’économie et la France était en grande partie auto suffisante (sauf l’énergie bien sûr) dans bien des domaines.

        Certains diront que les choses ont changé.
        C’est vrai!
        Les dogmes et autres traités/ “mariages” ont bien changé et, sauf à les dénoncer, cela rend, en l’état, tout retour à une quelconque autonomie impossible.
        Mais, dans la réalité, même aujourd’hui, il serait tout à fait possible de continuer à commercer comme avant.

        Cordialement


        • FifiBrind_acier Le 19 août 2015 à 07h44
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          Bonjour,
          Rien n’est irréversible. La mondialisation a ouvert les frontières et déplacé les lieux de production vers les pays à bas salaires, mettant chaque producteur en concurrence européenne et mondiale.
          Et en faisant passer les protections des Etats pour de la ringardise.

          Mais comme disait Paul Craig Roberts, ” une économie délocalisée n’est pas une économie”.

          La preuve, c’est que l’économie américaine a largement délocalisé et qu’elle est maintenant dans les choux. Les USA en sont réduits à bidouiller les chiffres du chômage pour faire croire que tout va bien.
          Officiellement 5%, dans la réalité, plutôt 23%.
          “L’effondrement de l’économie américaine” par Paul Craig Roberts.

          Le principal obstacle aux changements, à mon avis, c’est l’ignorance dans laquelle les peuples sont maintenus, de tout ce qui se décide dans leur dos.


  14. philbrasov Le 18 août 2015 à 15h42
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    on sait peut être pas ce que veut l’Allemagne, mais les industriels allemands EUX SAVENT…
    un groupe allemand vient de racheter 14 aéroports régionaux en Grèce pour PEANUT.. 1.2 milliards de euro…
    85 millions de euro un bel aéroport POUR SOI…. moins qu’un bateau de luxe ou un avion de luxe.

    http://francais.rt.com/economie/5740-grece-aeroports-allemagne-privatisation

    reste plus qu’a faire venir les teutons dans leurs nouvelles villégiatures grecques,,,,


    • 1Drect Le 18 août 2015 à 16h06
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      Ça va dans le même sens que de vouloir que les fonds de garantie pour la Grèce soit “géré” par une société dépendant de l’état allemand
      C’est cohérent. Une volonté de domination politique à objectif économique de l’Allemagne sur toute l’U.E. en priorité sur la zone euro et donc passage par la soumission des dirigeants français (pas trop difficile) et de l’affaiblissement de notre pays.

      CQFD?


  15. De Vos Alain Le 18 août 2015 à 17h56
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    Avec la Prusse devenue avec les états proches, l’Allemagne, c’est ainsi depuis juillet 1870 puis 1871 : hégémonie et invasion. D’ailleurs leur hymne national n’est-il pas Deutschland über alles in der Welt ?


  16. BEYER Michel Le 18 août 2015 à 18h38
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    La crise porcine est une nouvelle démonstration du fonctionnement de l’UE et du rôle de l’Euro.
    Les causes de cette crise sont multiples. Les agriculteurs français ne sont pas placés sur le même plan que certains autres pays européens.
    Bien que l’embargo russe et le contre-embargo ne jouent pas sur un volume majeur pour la production française, c’est le billard à 3 bandes qui a des répercussions. L’Allemagne est un gros fournisseur pour la Russie. Le marché étant fermé à l’Est, elle se retourne vers les pays de l’UE. Quand on connait le dumping social pratiqué, notre pays ne peut rivaliser en coût de production. Hollande et le gouvernement ont bonne mine en nous proposant de consommer français.
    Autre désavantage: les producteurs porcins français, à juste raison, sont assujettis à des règles environnementales très contraignantes. Or, tous les pays européens, notamment l’Allemagne et l’Espagne ne sont pas tenus par les mêmes règles. D’où distorsion sur les coûts.
    Le gouvernement français est pris dans un piège. Il lui est impossible, sauf a être en contradiction avec Bruxelles, d’appliquer des barrières aux frontières. Il ne lui reste que le slogan “consommer français”. D’autre part les producteurs français ont besoin de vendre à l’extérieur. Ils ne sont pas sur le même pied d’égalité.


  17. Charlie Bermude Le 18 août 2015 à 19h01
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    Le vrai hégémon ce sont les USA , et là il est clair que depuis longtemps , on est passé dans le pathologique , la surcompensation comme on dit en physiologie , les dérivés , c’est l’imaginaire qui fait le réel . Alors nos deux Allemands là , ils essayent comme çà peut , de concilier l’inconciliable , le maintien de la Gréce dans sa corruption , de façon à la maintenir dans l’Otan , sans faire trop monter le mark/euro , hyperévalué du fait que le dollar incorrigable est lui méme sur évalué et monnaie mondiale , de fait .
    Donc la Gréce doit se rabougrir comme l’Europe en général et l’Allemagne en particulier ( régression démographique obligatoire ) . Pas de bonnes solutions . Merkel plus accomodante pour le $ , Schauble plus Allemand …Méme pb en plus hard pour la Gréce . En moins hard pour la France , c’est peut étre une chance pour nous , Pétain et De Gaulle étaient de bons stratéges .


    • FifiBrind_acier Le 18 août 2015 à 19h33
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      Pétain surtout! Qui avait fait “don de sa personne à la France” comme nos Mamamouchis ont fait don de leur personne à la construction européenne…

      Cohn Bendit, notre grenouille météo de la politique européenne orientée, vient de faire une déclaration: ” Pour la Gauche, l’ Europe est une utopie nécessaire”. Europe fédérale, comme il se doit par les temps qui courent.

      Il est moins sûr que ce soit une utopie nécessaire, pour les peuples européens, mais ce n’était pas le sujet de sa déclaration…


  18. Hadrien Le 18 août 2015 à 19h57
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    CE QUE VEUT L’ALLEMAGNE : UN EMPIRE ALLEMAND SUR L’EUROPE CONTINENTALE…

    C’est ce que demontrait deja (desole, pas d’accents adequats sur mon clavier estival cretois) Jacques Nikonoff dans son livre “Sortons de l’euro”, des 2007, sans compter Alain Cotta et son premonitoire “Sortir de l’euro ou mourir a petit feu” !
    De Gaulle avait du s’allier a l’Allemagne pour contrer le bloc anglo-saxon instaure apres-guerre, mais avec une certaine lucidite: forte de sa dissuasion nucleaire et de son siege permanent au conseil de securite, la France pouvait alors raisonnablement “tenir la corde” en Europe et meme imposer sa langue a une CEE sans le Royaume-Uni.
    On a vite perdu sur tous les tableaux en deux temps:

    – Des le surlendemain de l’entrèe du Royaume-Uni en CEE, avec la perte assuree de notre souverainete linguistique, un second tribut fut offert en gage au lobby financier de la City avec la loi Pompidou / Giscard du 3 Janvier 1973 sur la limitation des emprunts sans frais du Tresor a la Banque de France, obligeant celui-ci a recourir aux marches:
    Quand Mitterrand arriva au pouvoir en 1981, la dette publique francaise n’ètait encore que de 21% et ne dèpassa pas 25% en 1983 malgrè toutes les nationalisations payèes en bon d’Etat.
    Ce fut le malheureux privilège de Pierre Beregovoy de s’enticher des conseils de son très libèral Chef de cabinet Jean-Charles Naouri sur un recours gènèralisè aux marchès. On connaît la suite: la courbe de la dette n’a plus jamais cessè de grimper et, même durant l’èpoque de la reprise sous Jospin, elle ne connut de ralentissement que grâce aux recettes des plèthoriques privatisations Strauss-Kahniennes (31 milliards d’actifs, plus que sous les gouvernements Chirac, Balladur et Juppè rèunis).
    Or, à l’inverse de la maîtrise de la monnaie par l’Etat, qui engendra les grands projets des Trente Glorieuses et dont l’inflation fut une forme de redistribution dans la croissance, l’endettement auprès des marchès est un impôt payè aux riches (rentiers et banquiers) engendrant la rècession (l’argent s’accumule là où il est le plus inutile pendant que les grands investissements et la consommation de masse s’ètiolent).

    – Ce fut ensuite l’adoption de l’euro-fort, autre fètiche des banquiers et rentiers ainsi que des politiques confondant les apparences monetaires et la realite economique:
    Dès l’euro fiduciaire (2002), notre balance commerciale jusque là excèdentaire devint immèdiatement dèficitaire (de peu en 2003, de 5 miliards en 2004, puis 15 milliards, 42 milliards, 70 milliards, etc.
    Dans ces conditions, comment s’ètonner de la conjoncture ? Pendant que les inègalitès croissent au profit de la spèculation, notre industrie est abandonnèe: le TGV aux amèricains (Alstom), l’aerospatial en dot aux allemands (à 50-50 pour 20% d’apport initial), le nuclèaire en dèlabrement après les mèsaventures d’Areva voulant imiter le privè, etc.

    Et les allemands… diront en coeur tous les financiers pressès de nous enrôler dans l’austèritè teutonne ? Outre le fait que leur dette publique est du même ordre, leur survie industrielle se fait au dètriment des autres ainsi que de leurs propres travailleurs:
    « Ce pays a misé sur l’offre »… nous dit-on ! C’est évidemment le modèle que proposent tous les exploiteurs: un maximum de plus-value recyclée dans l’entreprise, et le moins possible pour le travailleur qui ne touche jamais les dividendes de sa plus value en consommation. Elle est « offerte » en priorité à l’étranger, c’est ça la « compétitivité »… Regardez, bel étranger, comme mes menus sont « compétitifs », mais ne venez surtout pas voir mes cuisines !
    C’ètait exactement le modèle chinois. Or, si ce modèle peut à la rigueur se concevoir pour un pays « émergent », dont une grande partie de la population n’est pas encore sortie de la pauvreté, il n’a aucun sens pour les pays déjà développés.
    C’est pourtant ce qu’a appliqué l’Allemagne, avec sa déflation salariale en zone euro, mais en plongeant dans la pauvreté l’allemand médian, un fait qu’elle ne peut plus cacher:
    http://www.france24.com/fr/20121129-allemagne-pauvrete-disparite-inegalite-censure-rapport-annuel-gouvernement-cdu-fdp-merkel
    Sans confondre moyenne et mediane de la richesse patrimoniale, l’enquete 2012 de la BCE precisait bien les deux:
    Richesse moyenne des menages (total divise par le nombre): 195KE en Allemagne, 220KE en France. Richesse mediane (milieu de la population): 51KE en Allemagne (derniere place en Europe derriere la Grece et le Portugal), 116KE en France. L’inegalite est dans un rapport quatre en Allemagne, contre deux seulement en France.
    L’immobilier est bon marche, diront certains, croyant y voir une explication. Et pourquoi donc 44% d’allemands seulement sont-ils proprietaires (plus faible chiffre d’Europe) contre deux tiers des francais, et la majorite locataires ? Sans doute par plaisir…

    D’autant qu’une autre idée fausse a aussi la vie dure:
    « le patrimoine médian des allemands serait de l’avis unanime… plus bas en Allemagne de l’Est que dans l’Allemagne de l’Ouest. »
    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/3662481-les-pauvres-allemands-gerent-mal-leur-portefeuille
    « En ex-RDA, l’accès à la propriété était facilité par la faiblesse du prix à payer pour racheter sa maison à l’Etat. Résultat : entre 82% et 90% des ménages de ces régions sont propriétaires alors que la moyenne nationale tourne autour de 44%. »
    Quand près de 90% des ménages de l’Est possèdent leur logement,
    » qui atteint en moyenne… 110 000 euros en ex-Allemagne de l’Est », observe le rapport de la Fondation Abbé Pierre (2011), il est tout simplement impossible de leur affecter un patrimoine médian inférieur à… 51 000 euros !

    En revanche, pour que seulement 44% seulement des allemands, tous confondus, soient propriétaires, il faut que la proportion à l’Ouest soit vraiment très basse… ce qui rend difficilement crédible que leur patrimoine soit supérieur a ceux de l’Est, vu que le logement en est la composante principale, selon le rapport lui-même !
    On commence à comprendre pour quelle raison l’ISF allemand fut supprimé (cf Wikipedia):
    A cause d’ « une inégalité entre citoyens » concernant tous les « propriétaires d’immeubles… dans l’évaluation de leurs biens; ceux-ci pouvaient être déclaré à la valeur de 1964, inférieure à la valeur de marché, alors que les propriétaires d’autres biens étaient tenus de les déclarer à la valeur de marché, instituant ainsi une inégalité entre citoyens»
    (Le Monde, 31.01.13)
    Ah! que ne fit-on pas pour montrer que l’herbe était tellement plus verte chez ces « bons vieux » allemands de l’Ouest…

    Tout cela démontre l’attitude d’une certaine propagande médiatique visant à nous faire copier la singularité allemande à l’export, pour le plus grand bien du capitalisme industriel et financier, en occultant la précarité généralisée et l’inégalité accentuée, supérieures à celles des autres pays européens.
    En d’autres termes, l’Allemagne, ancien berceau du modèle rhénan, est d’autant plus victime de son “ordoliberalisme” que son peuple a mis d’empressement à s’y soumettre !

    Comme le rappelait le regrettè Bernard Maris dans ses chroniques, l’Allemagne devait déjà une bonne part de ses excédents à sa consommation restreinte.
    « Mais les allemands… ont réussi à s’appauvrir encore avec Schroeder, qui décida de casser les salaires et de baisser les impôts des firmes pour rendre l’industrie encore plus compétitive. Résultat: l’Allemagne équilibre son budget, devient super-exportatrice… en ne consommant pas, son niveau de vie médian s’étant effondré ! »
    C’était donc ça, l’Europe qui protège ? Une course de lévriers où les banquiers et rentiers applaudissent, en tribune, l’arrivée du plus efflanqué !
    Une situation que la Commission européenne avait commencè… « malheureusement à investiguer » selon le banquier belge G. Ugeux (sans doute une blague d’outre Quievrin) !


    • 1Direct Le 19 août 2015 à 01h11
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      Comme Crapaud Rouge, Bravo pour ce commentaire.
      Un bémol toutefois. Les allemands ont réélus Merkel et les sondages la mette en bonne place.
      Ils le font par patriotisme à force rabâcher qu’ils sont les meilleurs mais aussi, les résultats faisant, ils tanguent entre espoirs d’enfin recevoir les dividendes de leurs efforts, la préservation du niveau de leurs retraites par capitalisation (population forte de retraités) et… La peur d’un autre schéma.
      Il convient aussi de dire que, par rapport à la France, en Allemagne les loyers sont moins chers (d’où peut-être un désir moindre d’être propriétaire) ainsi que la nourriture et vêtements (je ne parle pas des marques… Quoique)
      Quand aux salaires des qualifiés ils sont identiques voire meilleurs.
      Donc…


      • Hadrien Le 19 août 2015 à 14h45
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        L’immobilier est le “placement favori” de la population dans la plupart des pays du monde et il y a évolué pareillement.
        Même en prenant comme base notre capitale outrageusement surcotée par rapport à la province, voici la comparaison internationale:
        http://www.globalpropertyguide […] ive-cities
        City / US$ per Sq. M.
        London : 32,745
        Hong g*****: 20,660
        Singapore : 17,709
        Geneva : 17,026
        Moscow : 16,509
        New York : 15,284
        Paris : 15,161
        Tokyo : 11,466
        Stockholm : 9,439
        Sydney : 8,717
        Helsinki : 8,398
        Rome : 8,355
        Toronto : 8,288
        Taiwan : 7,112
        Shanghai : 6,932
        Vienna : 6,166
        Amsterdam : 5,717
        Copenhagen : 5,310
        Madrid : 4,901
        Berlin : 4,464
        (Figures are typically based on the average for a 120 square metre apartment The apartments are typically in a prime inner city area.)
        On constate que c’est Berlin l’exception, et non l’inverse…

        TAUX DE SURCHARGE DES COÛTS DU LOGEMENT,
        défini comme :« pourcentage des ménages dont le coût total du logement représente 40% ou plus du revenu disponible » :
        Il est en France le plus faible (5,2) de toute l’Eurozone (y compris Autriche 7, Portugal 8,3, etc.)
        Allemagne………… 16,6
        Pays-bas………….. 14,4
        Espagne…………… 14,2
        Belgique……………. 11,0
        Italie………………….. 7,9
        Royaume-Uni……….. 7,4
        France……………….. 5,2
        Zone euro………….. 11,7
        (Source : EUROSTAT)

        Contrairement aux français, les allemands sont aussi une majorité de locataires, car seule une minorité a eu accès à la propriété… malgré son plus faible coût au regard des prix parisiens !

        Et attention a la desinformation des medias !

        La logique la plus affigeante sur le sujet fut sans aucun doute celle, il y a deux ans, d’Axel de Tarlé, présentateur-animateur de l’émission qui avait remplacé Yves Calvi en période estivale:
        La voici ci-dessous, étalée dans toute sa splendeur, une dénonciation sur laquelle la censure pourra toujours exercer ses talents…
        Ça a déjà fait plusieurs fois le tour du Web !
        – « Les Allemands ont bien de la chance… d’être « pauvres », c’est une richesse économique! »
        paru dans:
        http://www.lejdd.fr/Chroniques […] pe-601864,
        en réponse au rapport de la BCE classant derniers les allemands pour la richesse médiane en zone euro!
        L’explication-maison de l’auteur fut aussi risible que contradictoire:
        – « La clé de l’énigme est toute simple, c’est l’immobilier qui représente l’essentiel du patrimoine des ménages. Or, l’immobilier ne vaut quasiment rien en Allemagne. À Berlin, le prix du mètre carré est de seulement 2.400 euros, soit le prix de villes comme Besançon, Mâcon ou Angers. »
        En fait:
        1/ Le rapport totalise dans « patrimoine » les avoirs financiers autant que physiques (voitures, meubles, appartement). Si donc l’immobilier ne vaut rien en Allemagne, ça devrait leur laisser un large patrimoine financier!
        2/ Mais si l’immobilier ne vaut « quasiment rien » à Berlin, c’est que l’allemand médian a « moins que rien » pour l’acheter: l’auteur a-t-il calculé qu’en « réalisant » intégralement ses 51 KE de richesse médiane, l’allemand réunirait à peine de quoi acheter 20m2 dans Berlin (la ville la moins chère de son pays, contrairement à Hambourg ou Munich…) ?
        3/ C’est pourquoi 44% seulement des allemands sont propriétaires, et moins encore à l’Ouest (car à l’Est, 90% avaient accédé à la propriété de leur logement cédé par l’État RDA pour un prix modique)
        4/ On comprend donc pourquoi les allemands (de l’Ouest) restent majoritairement locataires: ils n’ont tout simplement pas le minimum requis pour accéder à la propriété, contrairement à nos habitants cités de Besançon, Mâcon ou Angers !
        Et ça ne s’est pas arrangé avec les réformes Hartz…

        Proportion de BAS SALAIRES en Europe (Source OCDE):
        Allemagne………. 22,4%
        Royaume-Uni…… 22,5%
        Pays-bas……….. 18,3%
        Espagne………… 14,6%
        Italie…………….. 12,36%
        Belgique………….. 6,37%
        France……………..6,08%
        Zone euro………. 14,74%

        Seuls les salaires hautement qualifies se distinguent, il est vrai (ceux dans l’export “haut de gamme” notamment), confirmant ce qui a ete dit plus haut sur les inegalites allemandes…


        • 1Direct Le 21 août 2015 à 15h52
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          @Hadrien
          Merci (tardif) pour votre réponse.
          Je dois avouer que les chiffres sourcés que vous citez me laissent très perplexes.
          En l’état je n’ai rien qui puissent les nuancer sauf que ceux ci tiennent comptent des extrêmes (mini et maxi) ce qui me laisserait penser que les résultats pourraient être (un peu, beaucoup?) faussés.

          Par exemple, pour les “bas salaires”
          (source OCDE -fichier Excel-: link to http://www.oecd.org )
          Dans cette base il est précisé:
          La fréquence des bas salaires se réfère à la proportion des salariés dont le salaire est inférieur aux deux tiers du salaire médian. Voir la note a pour les pays présentant des périodes différentes

          Outre cela il n’y a pas de chiffre pour la France. (SIc!!)
          2003: . 2013: Hausse en 10 ans.
          Pour l’Allemagne : 15,8% 18,6% 2,6%
          Pour U.K. : 20,6% 20,5% -0,1%
          etc.

          Juste un rappel pour la France:
          Le montant du seuil de pauvreté est 977€ en 2015. Il correspond à 60% du revenu médian d’il y a 4 ans.
          En Allemagne le salaire minimum mensuel, tout en étant supérieur dans l’absolu au smic français, ne représente que 49 % du salaire médian.
          3006 euros pour le salaire médian en Allemagne et 2430 en France, soit une différence de 20 % en défaveur du salarié français
          (Source insee : link to http://www.insee.fr )

          Bref …
          J’arrête là les chiffres qui, je pense, demanderaient à être remis sur une même “échelle” surtout que l’on parle souvent “d’équivalent temps plein” (EQTP) . Quid des temps partiels, CDD de quelques jours et autres intérims en hausse “exponentielle”.

          Par contre, ma fille habitant Mulhouse, elle peut constater la différence au “quotidien” lorsqu’elle fait ses courses en France et en Allemagne.
          Pour elle, c’est factuel car elle constate une régulière différence de 10 à 20% sur son “panier”.

          Encore merci pour votre réponse mais je reste réservé, dubitatif.
          En conclusion … A approfondir 🙂
          (Faute de temps cela ne m’est pas possible pour l’instant. Désolé)

          Cordialement


  19. Krystyna Hawrot Le 18 août 2015 à 23h56
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    La crise grecque a un seul avantage… révéler au grand jour l’impérialisme allemand que l’Allemagne cache si soigneusement ou ses airs de “bon flic”. En Grèce, aujourd’hui, et j’en reviens les Grecs haissent bien l’Allemagne et pas l’Europe ou l’Euro ou l’UE. L’Allemagne, ses dirigeants bien sur mais aussi ce peuple allemand qui brusquement dévoile un racisme qu’on pensait dépassé…

    Autre élément intéressant dans cet article, le fait que le collaborateur de Schäuble menace les partis d’opposition qui ont refusé de marcher dans l’impérialisme et le racisme contre la Grèce de les exclure des commissions budgétaires. Or, selon le livre de Dorota Dakowska “le pouvoir des fondations, des outils de la politique étrangère allemand” – les partis allemands ne peuvent quasiment pas vivre sans les énormes subventions, plus d’un demi-miliard par an, alloués aux fondations politiques de partis. Menacer die Linke de les exclure de la fameuse commission budgétaire qui attribue ces sommes indispensables aux fonctionnements des partis c’est simplement mettre à mort les fondements même du système démocratique allemand…
    Bref, c’est aller dans le sens d’une certaine dictature.

    Et dernièrement je me dis toujours pourquoi l’Allemagne est-elle frappée subitement de folie dans cette volonté de puissance, alors que tout marchait si bien… tout le monde obéit depuis 20 ans à sa main de fer dans un gant de velours. Mais les formes étaient encore bien gardés – et là,, l’impérialisme et la domination se dévoilent sans fard. Peut etre que les élites allemandes ont peur? J’ai une petite idée de quoi elles pourraient avoir peur. Je vous encourage à lire les nombreuses discussions dans les commentaire du Vineyard Saker allemand. On y apprend que de nombreux Allemands de l’Est se disent qu’après tout, la Crimée à montré la voie. Il y’ a jamais eu de référendum sur la réunification allemande et les Allemands de l’Est en RDA qui voté en juin 1990 le nouveau parti CDU n’avaient pas compris ce que voulaient dire la disparition de leur pays, sa mise en liquidation, alors qu’ils voulaient le démocratiser et … le garder.
    Donc l’unification est peut etre illégale selon le droit international… donc on peut la contester…
    http://vineyardsaker.de/

    J’ai été moi même suprise par ces discussions, mais elles existent et c’est peut etre de cela que les élites allemandes ont peur… du potentiel de bouleversement que présente un “retour vers 1990” – que l’affaire ukrainienne a fait sortir de sa boite…


  20. blitz Le 19 août 2015 à 12h48
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    Article on ne peut plus pertinent
    l’auteur décrit avec vérité les interactions de la “crise” grec et son interdépendance avec la faiblesse française surtout aux vues des menaces actuelles des poids lourds de la finance allemande.
    Nous ne pourrons plus cette fois ci encore être protéger par la Ligne Maginot financière.
    Les obus allemands traverseront sans peine notre défense et iront pulvériser notre Cac40.. Et encore, c’est notre économie de petits commerçants qui sera à terre, achevée au sol par la TAFTA.
    Si la France et ses élites, les plus productifs ne se lèvent pas aujourd’hui, la France est morte.
    Mon appel résonne comme un Ultimatum.


  21. soleil Le 19 août 2015 à 22h40
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    L’Allemagne n’a pas voulu tendre la main à la Russie, elle a amené avec elle d’autres pouvoirs de plusieurs pays européens.
    Je n’ai vraiment pas compris la stratégie du gouvernement français à cet effet. Les 70 ans marquant la fin de la dernière guerre a servi la génération ancienne c’est-à-dire le passé.
    Personnellement, je vis avec beaucoup de retard dans ce pays appelé France.


    • soleil Le 19 août 2015 à 22h44
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      j’oubliais de dire dans la continuité de mon précédent message que la France a une superficie très inférieure par rapport aux 2 grands blocs Est et Ouest


  22. fevi Le 20 août 2015 à 22h44
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    Nous pouvons gagner cette partie. Mais il faut être audacieux, créatif et moderne. Savoir taper là, où ca fait mal. et contrairement aux apparences, ce n’est pas forcément sur le plan économique qu’on peut faire très mal à nos tenanciers.


  23. Étienne Chouard Le 21 août 2015 à 10h13
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    “L’ordolibéralisme allemand, cage de fer pour le Vieux Continent”

    Un article passionnant et important, à lire en intégralité dans le Diplo journal papier ce mois-ci : https://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/DENORD/53518

    Il y a aussi, dans le même numéro, un article poignant sur la violence d’État au Mexique ; une autonomisation de tous les pouvoirs qui glace le sang : https://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/GONZALEZ_RODRIGUEZ/53512

    Pour se protéger durablement de toutes les formes de torture impunie, les humains doivent devenir constituants.

    Massivement.


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