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27.mai.201227.5.2012 // Les Crises

Le programme de Syriza / Hollandréou

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On parle beaucoup de Syriza, le “front de gauche” grec. Son président, Alexis Tsipras, était à Paris cette semaine.

Voici son interview sur Europe 1 : Hollande peut devenir “Hollandréou”

Amusant, il pointe clairement un sujet important : au pied de mur, le gros prêteur est dans le main de l’emprunteur…

Si un gouvernement anti-européen arrivait au pouvoir, il répudierait sa dette sans sortir de l’euro, et là, les gouvernements devraient décider de son expulsion (non prévue dans les traités mais la BCE peut le faire), cela entraînerait des conséquences très négative hors de Grèce, ce qui me laisse penser que ça boudera sec mais que les autres gouvernements se coucheront. Ou alors, l’Allemagne ne cédera pas, mais ce serait alors à interpréter comme une volonté de terminer l’expérience de l’euro sans en porter la responsabilité.

Nous verrons…

Pour arrêter les commentaires erronés, voici le programme de Syriza en français, traduit par l’indispensable Okéanos, sur Okéanews – chacun jugera :

(Ce programme est la traduction du résumé présent sur le site left.gr )

1. Créer un bouclier pour protéger la société contre la crise

  • Pas un seul citoyen, sans un revenu minimum garanti ou des prestations de chômage, des soins médicaux, une protection sociale, un logement et un accès à tous les services d’utilités publiques ;
  • Des mesures de protection et de secours pour les ménages endettés ;
  • Le contrôle et la réduction des prix, la réduction de la TVA, la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.

2. Éliminer le fardeau de la dette

La dette est d’abord et avant tout un produit des rapports de classe et est dans son essence même inhumaine. Elle est produite par l’évasion fiscale des riches, le pillage des fonds publics et l’achat exorbitant d’armes et d’équipements militaires.

  • Un moratoire sur le service de la dette ;
  • Une négociation pour l’annulation de la dette, avec une provision pour les fonds d’assurance sociale et la protection des petits épargnants. Cela doit être suivi en exploitant tous les moyens disponibles tels qu’un audit de contrôle et la suspension des paiements ;
  • Le règlement de la dette restante avec des dispositions pour le développement économique et l’emploi ;
  • Une réglementation européenne de la dette des Etats européens ;
  • Un changement radical du rôle de la Banque centrale européenne ;
  • L’interdiction de produits bancaires spéculatifs ;
  • Une taxe européenne sur l’impôt sur la fortune, les transactions financières et les profits.

3. Redistribution des revenus, fiscalité sur la richesse et abolition des frais inutiles

  • Réorganisation et consolidation des mécanismes de recouvrement fiscal ;
  • Imposition des fortunes de plus de 1 millions d’euros et des hauts revenus ;
  • Augmentation progressive, jusqu’à 45%, de l’impôt sur la redistribution de bénéfices ;
  • Taxation des transactions financières. Taxe spéciale sur les produits de luxe ;
  • Suppression des exonérations fiscales des armateurs et de l’Eglise orthodoxe grecque ;
  • Suppression de la confidentialité des banques et des marchands, traque à la fraude fiscale et aux cotisations sociales ;
  • Interdiction des transactions effectuées par le biais de sociétés off-shore ;
  • Quête de nouvelles ressources via :
  • l’exploitation efficace des fonds européens ;
  • la demande remboursement des créances issus de l’occupation allemande et dee réparations allemandes de la Seconde Guerre mondiale ;
  • une forte réduction des dépenses militaires.

4. Productivité, reconstruction sociale et environnementale

  • Nationalisation / socialisation des banques et intégration d celles-ci dans un système bancaire public sous le contrôle du social et des travailleurs dans le but de servir le développement. Le scandale de la recapitalisation des banques doit cesser immédiatement.
  • Nationalisation de toutes les entreprises publiques, d’importance stratégique, qui ont été privatisées à ce jour. Administration de ces entreprises publiques basée sur la transparence, le contrôle social et de la planification démocratique. Aide pour la fourniture de biens publics.
  • Protection et la consolidation des PME du secteur social et des coopératives.
  • Transformation écologique du modèle de développement. Cela inclut une transformation dans les secteurs de la production d’énergie, la fabrication, le tourisme et l’agriculture. Tous ces secteurs doivent être réformées selon les critères de l’abondance alimentaire et de la satisfaction des besoins sociaux.
  • Développement de la recherche scientifique et de la spécialisation productive.

5. Un emploi stable avec des salaires décents et une assurance sociale

La dégradation constante de la main-d’œuvre, couplée avec des niveaux de salaires embarrassantes n’attire pas les investissements dans le développement ni dans l’emploi.

  • Un emploi bien payé, bien réglementé et bien assuré ;
  • Un etour immédiat du salaire minimum et un retour des salaires réels dans les trois ans ;
  • Un retour immédiat des conventions collectives de travail ;
  • L’instauration de mécanismes de contrôle puissants qui protègent l’emploi ;
  • La confrontation systématique des relations de déréglementation des licenciements et du travail.

6. Plus de démocratie. Les mêmes droits démocratique et sociaux pour tous

Il y a un déficit démocratique dans le pays. La Grèce s’est progressivement transformée en un Etat policier autoritaire.

  • Une refondation de la souveraineté populaire et une mise à niveau du pouvoir parlementaire au sein du système politique ;
  • Une incitation à un système électoral proportionnel ;
  • La séparation des pouvoirs ;
  • La révocation de la loi pour la responsabilité ministérielle et l’abolition des privilèges économiques du parlementaire ;
  • Une réelle décentralisation et un gouvernement local avec des ressources et des compétences élargies ;
  • L’introduction de la démocratie directe et d’institutions d’auto-gestion sous le contrôle du social et des travailleurs à tous les niveaux ;
  • Des mesures contre la corruption politique et économique ;
  • La fondation de droits syndicaux démocratiques, politiques et commerciaux ;
  • L’amélioration des droits des femmes et des jeunes dans la famille, au travail et dans l’administration publique ;
  • L’accélération du processus d’asile ;
  • L’abolition du règlement de Dublin II et l’octroi de papiers aux immigrants ;
  • L’inclusion sociale des immigrants et de l’égalité des droits ;
  • La réforme démocratique de l’administration publique avec la participation active des fonctionnaires ;
  • La démilitarisation et la démocratisation de la police et des garde-côtes ;
  • Le démantèlement des forces spéciales.

7. Un État-providence puissant

Les lois anti-assurance ont fait baisser les services sociaux et la chute abrupte des dépenses sociales a rendu la Grèce un pays où règne l’injustice sociale.

  • Programme immédiat de sauvetage du système de retraite qui comprend le financement tripartite et le retour progressif des portefeuilles des fonds de pension dans un système public et universel d’assurance sociale ;
  • Hausse des allocations de chômage jusqu’à ce que le taux de substitution atteigne les 80% du salaire. Aucun chômeur ne doit être laissé sans indemnité de chômage ;
  • Introduction d’un revenu minimum garanti ;
  • Système unifié de protection sociale complet couvrant les strates sociales vulnérables.

8. La santé : un bien public et un droit social

La santé doit être fournie gratuitement et sera financée par un système de santé publique via les mesures suivantes (immédiates) :

  • Soutien et mise à niveau des hôpitaux ;
  • Mise à jour des infrastructures de santé de l’Assurance Sociale (IKA) ;
  • Développement d’un système intégré de soins de premier niveau médical ;
  • Arrêt des licenciements ;
  • Couverture des besoins en traitement médical (personnel et équipements) ;
  • Accès gratuit et sans coût d’un traitement médical pour tous les résidents dans le pays ;
  • Traitement pharmaceutiques et examens médicaux gratuits pour les retraités à faible revenu, les chômeurs, les étudiants et ceux qui souffrent de maladies chroniques.

9. Protection de l’éducation, de la recherche publique, de la culture et des sports des politiques du Mémorandum.

  • Consolidation de l’enseignement universel, public et gratuit ;
  • Couverture des besoins les plus urgents en infrastructure et en personnel aux trois niveaux ;
  • Ecole obligatoire jusqu’à 14 ans ;
  • Révocation de la loi Diamantopoulou (ndlr : Anna Diamantopoulou avait demandé l’abolition de la loi sur »l’asile académique », qui interdit l’accès des campus à la police. Cette abolition a été votée le 24 août 2011. On reparlait de « junte » à cette époque, puisque cette loi avait été mise en place suite à la révolte des étudiants qui avait été le point de départ de la fin de la junte militaire);
  • Consolidation de l’autonomie des universités ;
  • Préservation du caractère académique et publique des universités ;

10. Politique étrangère indépendante et engagée dans la promotion de la paix.

L’adaptation de la politique étrangère aux exigences des États-Unis et des Etats puissants de l’UE met en danger l’indépendance du pays, la paix et la sécurité.

  • Une politique étrangère multidimensionnelle et qui prône la paix ;
  • Le désengagement de l’OTAN et la fermeture des bases militaires étrangères ;
  • La fin de la coopération militaire avec Israël ;
  • L’aide aux tentatives des chypriotes de réunifier l’île ;
  • En outre, sur la base du droit international et sur le principe de résolution pacifique des conflits, poursuite d’une solution aux relations gréco-turques, d’une solution au problème de la dénomination officielle de l’ARYM et de l’identification de la zone économique exclusive de la Grèce

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© Chappatte – www.globecartoon.com

dessin humour cartoon

© Olivier Ménégol – www.ledessindelasemaine.fr

21 réactions et commentaires

  • Idlas // 27.05.2012 à 04h20

    On peut toujours rêver!
    Hollande n’est pas libre, il n’a pas le pouvoir.
    Mais surtout à mon avis il n’est pas socialiste, du peuple il n’en a rien à cirer.
    Il faudra une bonne crise à la grecque pour voir les Français sortir de leur torpeur et voir que dans le paysage politique français(les politiques intronisés par les média menteurs manipulateurs) il n’y a personne qui ne soit pas soumis au cartel bancaire.
    Le seul homme qui est un espoir pour le peuple français est celui que les média menteurs manipulateurs(eux aussi aux ordres) taisent, font taire. François Asselineau.

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  • Patrick Luder // 27.05.2012 à 05h38

     
    Il est très bien, cet Alexis Tsipras, idées claires, posé, calme, il clarifie chaque point qui mérite une attention et sait mettre les priorités là où il l’a décidé. Le programme de Sryza est humain (social) , logique et compréhensible, sa gestion financière tire sur d’excellents principes, mais il s’attaque un peu trop aux Allemands … Ce qui risque de coincer, c’est que l’on ne peut pas viser une restructuration de sa dette et ensuite continuer à espérer réemprunter aux mêmes … Son programme est excellent et louable sur les principes, mais déficitaire, et je pense malheureusement irréel d’un points de vue financier ou alors il faudrait qu’il puisse montrer un budget réel et réalisable, immédiatement équilibré (non déficitaire) ???
     

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  • Jaicruvoir // 27.05.2012 à 05h52

    la demande remboursement des créances issus de l’occupation allemande et des réparations allemandes de la Seconde Guerre mondiale ;
    une forte réduction des dépenses militaires.

    Tous les problèmes des Grecs sont de la faute du Grand Turc, non zut c’est la faute de Rome, encore re-zut c’est la faute des Perses………
    Un peuple qui n’assume pas son passé mérite ce qui lui arrive!

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    • José // 27.05.2012 à 06h36

      Le problème des réparations de guerre n’est peut-être pas le péché originel de la crise grecque, mais l’Allemagne ferait bien de régler son passif grec avant de réclamer des comptes. Erigé en rempart contre les pays de l’Est, ce pays a bénéficié après la 2nde guerre mondiale d’un traitement de faveur, comme le rappelle cet article du Monde
       

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  • BA // 27.05.2012 à 06h10

    Dimanche 27 avril 2012 :
     
    Les surendettés vont sauver le monde :
     
    Dette totale (dette publique + dette privée) :
    Irlande : 663 % du PIB.
    Japon : 512 % du PIB.
    Royaume-Uni : 507 % du PIB.
    Espagne : 363 % du PIB.
    Portugal : 356 % du PIB.
    France : 346 % du PIB.
    Etats-Unis : 340 % du PIB.
    Italie : 314 % du PIB.
    Allemagne : 278 % du PIB.
     
    http://leblogalupus.com/2012/05/25/le-graphique-du-jour-ou-en-sommes-nous-en-termes-devolution-dans-le-cycle-du-desendettement-mondial-en-cours/
     

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  • MORVAN // 27.05.2012 à 07h20

    Moi ce qui me choque dans cet interview c’est l’attitude de Madame Arlette Chabot. Elle ne fait pas un travail de journaliste mais de porte parole d’un parti de droite ou extrême disons le pour faire contrepoids à Syrisa qu’elle qualifie d’extrême gauche.
    Lorsque l’ensemble de nos médias aura chassé ces faux journalistes/vrais politiques, la démocratie aura fait un grand pas.
    Ils ne sont pas journalistes, même plus partisans, ils deviennent de véritables fanatiques qui perdent pieds parce que le pouvoir est en train de leur échapper inexorablement.
    Madame Chabot, arrêtez de travailler pour une cause perdue, travaillez pour les peuples et votre visage retrouvera le sourire qu’il n’aurait jamais dû perdre et votre beauté féminine sera la grande gagnante.
    Aimer au lieu de haïr, telle est ma réponse globale.

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    • JPS1827 // 27.05.2012 à 09h30

      “Ils ne sont pas journalistes, même plus partisans, ils deviennent de véritables fanatiques qui perdent pieds parce que le pouvoir est en train de leur échapper inexorablement.”
      Je ne sais pas si c’est tout à fait ça, je ne suis pas sûr du fanatisme, mais j’ai l’impression effectivement que Mme Chabot oscille entre l’écœurement et la peur. Je trouve Alexis Tsipras remarquable de clarté, de calme et de détermination. Après, que pourra-t-il vraiment faire ? S’il arrive à faire ce qu’il promet en échappant aux risques de dérive, il modifiera profondément le paysage politico-financier européen, car les prêteurs seront bien obligés de faire avec. Sa réponse à propos de la suspension des aides à la Grèce montre qu’il pense qu’il s’agit d’une intimidation que les prêteurs n’ont pas réellement les moyens de mettre à exécution

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      • MORVAN // 27.05.2012 à 09h47

        Bien sur, je ne répondais pas sur le programme en lui même, mais une chose est sûre il va bien falloir construire de toute pièce un nouveau mode de fonctionnement, et, faisant partie du peuple et non de l’élite, je trouve que ce programme me convient mieux. Une autre évidence, le problème n’est pas grec, il est international et européen en premier. On finira par mettre toutes ces “dettes” inventées à la corbeille et repartir à zéro, mais par pitié pas en remettant le même système de fonctionnement en route.
        Au boulot, personne n’écrira pour nous ce mode de fonctionnement fait pour les peuples et non pour des élites gravement malades.
        C’est pour cela que ce site et d’autres sur internet sont intéressants. De l’imagination et de la sincérité à la place du mensonge cela ne fera pas de mal.
        On voit bien que certaines personnes accrochées à défendre coûte que coûte ce système sont des gens du passé. Elkabach 75 ans, au service de sa majesté l’empire. Quelle tristesse. On est proche du phénomène de rejet.

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    • Goldfinger // 27.05.2012 à 10h00

      À ce propos je vous recommande vivement le livre et le film
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde

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  • Trubli // 27.05.2012 à 09h50

    Je n’appelle pas ça un programme mais une liste fourre-tout. Pourtant le père Noël c’est en décembre, pas en juin.

    Sérieusement un programme doit indiquer des priorisations et un chiffrage.

    Ensuite et sur le fond, comment peut-on vouloir faire défaut tout en restant dans l’euro ? On rejette le symptôme sans s’attaquer à la cause. Avec une monnaie surévaluée pour l’économie grecque, ils ne sont pas prêts d’enclencher un processus de réindustrialisation. Mais surtout comment comptent-ils rééquilibrer une balance des transactions courantes structurellement déficitaire ? Car tant qu’ils n’y parviendront pas, les grecs devront continuer à emprunter.

     

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    • Lysbeth Levy // 07.01.2015 à 09h47

      oui Je crains fort que vous ayez raison c’est trop beau pour être vrai mais en cherchant bien on sait que Alexis Tsipira, et Syriza ne sont pas des entités réellement sorties du peuple pour le sauver mais bien des constructions idéologiques plutôt forgées dans les cuisines des fondations ou ONG genre Soros bien connu pour fabriquer des hommes au service des banques et du pouvoir ….Ici : Hellenic Colombia fondation 2012-2013 :

      http://hellenic.columbia.edu/files/hellenic/content/Annual%20Report_2012_2013.pdf

      A Discussion on the Future of Europe
      ,
      World Lea
      ders Forum Program
      Opening Remarks
      by:
      Lee C. Bollinger
      , President, Columbia University in the City of New York,
      Panelists:
      Ambassador Anne Anderson
      , Permanent Representative of Ireland to the United
      Nations,
      Kemal Derviş
      ,
      Vice President and Director, Global Economy and Development
      , The
      Brookings Institution; Senior Advisor, Sabanci University; Adjunct Professor, School of
      International and Public Affairs, Columbia University,
      George A. Papandreou
      , Member of
      Parliament and Former Prime Minister of Greece; SIPA Global Fellow and Adjunct Professor,
      School of International and Public Affairs, Columbia University,
      George Soros
      , Chair, Soros
      Fund Management LLC; Founder and Chair, Open Society Foundations,
      Joseph E. Stiglitz
      ,
      University Profes
      sor and Co

      Chair, Committee on Global Thought, Columbia University,
      Jan
      Svejnar
      , James T. Shotwell Professor of Global Political Economy; Director, Center on Glob
      al
      Economic Governance, School of International and Public Affairs, Columbia Universit

      Invité entre autres ALexis Tsipira et du beau linge comme d’habitude :
      “January 24, 2013
      An evening with SYRIZA on Greece and the Eurozone
      , special event, part
      of the 2012

      2013
      Seminar Series on Contemporary Issues in Law and Political Economics organized by the
      Wo
      rkers’ Rights Student Coalition
      Participants:
      Alexis Tsipras
      MP,
      Leader of the Opposition in Greek Parliament, Leader of 6
      SYRIZA and President of Synas
      pismos,
      Rena Dourou
      , Member of Greek Parliament (SYRIZA);
      Critic of the Opposition for the Foreign Relations and European Issues,
      Yiannis Milios
      ,
      Economic
      Advisor, SYRIZA, Member of the Political Secretariat of Synaspismos and Professor of Political
      Econom
      y, National Technical University of Athens,
      Mathew Forstater
      ,
      Professor of Economics
      and Director, Center for Full Employment and Price Security, University of Missouri

      Kansas City
      ,
      Katharina Pistor
      , Professor of Law and Director, Center for Global Legal T
      ransformation,
      Columbia Law School
      ,
      Thomas Ferguson
      , Director of Research Programs, the Institute for New
      Economic Thinking (INET),
      Rania Antonopoulos
      , Senior Scholar and Director, Gender Equality
      and the Economy Program, Levy Economics Institute of Bard C
      ollege
      ,
      Mark Weisbrot
      , Co

      Director, Center for Economic and Policy Research
      ,
      Helen Ginsburg
      , Professor Emeritus of
      Economics, Brooklyn College, City University of New York and Co

      Founder, National Jobs for
      All Coalition,
      Rohan Grey
      ,
      J.D. Candidate 2014 & C
      o

      Organizer, Modern Money and Public
      Purpose Seminar Series (Moderator)
      & Jonathan Brice
      ,
      J.D. Candidate 2014 & Co

      Organizer,
      Modern Money and Public Purpose Seminar Series”””

      Encore une révolution volée ??

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  • clemence // 27.05.2012 à 09h58

    L’abolition du règlement de Dublin II et l’octroi de papiers aux immigrants 
    L’inclusion sociale des immigrants et de l’égalité des droits 
    La réforme démocratique de l’administration publique avec la participation active des fonctionnaires (ah ah ah !!!)
    La démilitarisation et la démocratisation de la police et des garde-côtes (benvoyons)

    C’est bien l’ extrème gôche bien plus proche du problème que de la solution
     

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    • Miluno // 27.05.2012 à 20h37

      Alors ? Que proposez-vous ?

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  • Goldfinger // 27.05.2012 à 11h04

    Beau et vaste programme qui pourrait fonctionner dans un monde idéal.
    Et il n’y aura de monde idéal possible que quand le problème de la surpopulation aura été résolu et quand on pensera davantage à être qu’à avoir.
    Ce n’est pas pour aujourd’hui mais ce pourrait être pour ce XXIè siècle (si on redouble d’effort dès maintenant et que l’on fixe les bonnes priorités. Prévenir plutôt que guérir !). Au regard de l’enjeu le problème grec et même européen pourrait ne paraître qu’accessoire mais je pense qu’il est central dans la mesure où, à ma connaissance, nous habitons des pays où les avancées sociales ont été le plus loin (même si la manière de les financer n’a pas toujours été élégante et soucieuse du reste du monde).
    Mais revenons à la Grèce !
    En fait la première chose à faire est de reconstruire un système public moins pléthorique et plus performant capable notamment de recouvrer efficacement l’impôt partout où il y a lieu. Mais l’Etat grec et son administration semblent être dans un état de déliquescence totale et le peuple grec – par fierté TRÈS mal placée – refuse tout aide (a fortiori contraignante) pour ce faire. Avec de l’aide « contraignante » il faudra probablement 10 ans pour y parvenir … sans aide je ne suis pas certain qu’en 20 ans on arrive à un résultat acceptable.
    Ceci dit, je compatis aux difficultés (et c’est un euphémisme) du peuple grec qui semble d’ailleurs conscient des erreurs du passé et qui font souvent preuve d’une étonnante lucidité et maturité. Il voit en fait clairement ce que ses « élites » politico-économiques lui ont caché durant des décennies (Nous aussi d’ ailleurs car nous ne sommes pas encore sorti de la spirale infernale des obligations souveraines et rien n’indique que l’on en sortira « par le haut »). Je ne pense pas que l’on puisse sortir sans peine de ce bourbier mais je pense aussi qu’il faut adoucir le traitement pour rendre l’espoir aux citoyens. Ce qui passe par un respect mutuel entre les peuples et est la condition nécessaire (mais pas suffisante) pour une solidarité accrue entre eux.

    Je ne pense pas que la majorité des Allemands soit viscéralement opposée aux Grecs. Mais (comme beaucoup d’Européens) les Allemands ont peur du monde futur, peur de voir le produit de leurs sacrifices (il y a certes dumping social vis-à-vis des autres pays européens mais ce n’est pas une idée des travailleurs allemands qui ont supportés et supportent encore ces efforts) être dilapidés sans aucune véritable garantie de redressement définitif de la Grèce (du Portugal, de l’Espagne, … etc ?) et que cela ne les entraîne eux-mêmes définitivement au fond du trou. Et c’est aussi un problème de confiance car il faut payer maintenant pour un redressement qui prendra 10 ans (et 10 ans dans un monde qui bouge à cette vitesse cela peut paraître une éternité).

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    • Christophe Vieren // 28.05.2012 à 20h12

      @Goldfinger : Tu écris au sujet de la Grèce “en fait la première choses à faire est de reconstruire un système public moins pléthorique ….”
      Pourtant la Grèce dispose d’un taux d’administration de 45->50 emplois publics pour 1.000 habitants, bonne avant dernière des 19 états de l’OCDE pour lesquels le Centre d’Analyse Stratégique a dressé un tableau de bord de l’emploi public. L’Allemagne en dispose d’un taux de 55, la France de 88 et les pays scandinaves de 100 à 160. Plus de détail :  ICI (avec accès aux sources).

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  • Helios // 28.05.2012 à 10h00

    On donne ici : http://europegrece.wordpress.com/2012/05/13/le-programme-du-syriza-pour-2012-economie-immigration-securite/
    un programme un peu différent, en particulier en ce qui concerne l’immigration
    . Facilitation du regroupement familial des immigrés.
    .  Facilitation de la naturalisation des immigrés et notamment de leurs enfants.
    . Suppression de toute limitation à l’accès à la santé publique et à l’éducation pour les migrants.
    . Suppression des camps de rétention d’étrangers et création de centres ouverts aux conditions dignes.
    . Élimination des expulsions informelles en mer Egée et à la frontière de l’Evros.
    . Suppression de l’expulsion et de la rétention administrative des mineurs.
    . Suppression du corps des garde frontières
    . Régularisation et sécurité sociale pour tous les immigrés qui travaillent.
    . Enregistrement de “leurs droits politiques et sociaux”, droit de vote et d’éligibilité.
    . Asile politique aux réfugiés.
    . Nationalité à tous les enfants qui naissent en Grèce ou qui y sont arrivés à un jeune âge.
    . Nationalité automatique après 7 ans de présence.
    . Intégration sociale des immigrés et droits égaux.
    . Déconnexion de l’octroi de l’autorisation de séjour et du paiement d’un certain nombre de timbres fiscaux.
     
    Tout ce qu’il faut pour déclencher une guerre civile dans le pays.
     

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    • Patrick Luder // 28.05.2012 à 10h08

      Toutes des mesures sont dignes d’un Etat richissime et complaisant, qui ne sait que faire de ses excès de produits … Socialement, toutes ces mesures sont très accueillantes, humainement parlant. A bas  l’avarice et établissons une structure avec des dettes gratuites et illimitées, ce serait tellement bien …

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  • David // 28.05.2012 à 11h49

    “la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.”

    Ah bon, je croyais qu’elle était deja supprimée sur tous les produits, moi… 😉  

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  • Xiao Zheng He Ouallonsnous ? // 30.05.2012 à 14h17

    Pour sortir de ce piège imaginé par la finance internationale, la France doit:

    1/ récuser la dette

    2/ rendre ses prérogatives à la banque de France

    3/ séparer les banques de dépots et crédit productif des banques d’affaires et de spéculation.

    4/ nationaliser le systéme bancaire de dépot et crédit productif

    5/ sortir de l’UE, de l’EURO et de l’OTAN.

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  • cabinet-mattei-avocats.com // 06.01.2014 à 11h53

    Quand je vois le programme de Alexis Tsipras, j’ai envie de l’appeler la déclaration des droits de l’homme de la femme et du citoyen européen. A bon entendeur salut !

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