Un candidat bien plus intéressant que ceux dont on nous rabat les oreilles 🙂

Source : L’Obs Publié le 18-08-2015

Lawrence Lessig, juriste de renom, souhaite réformer le système politique américain “corrompu”. Et il a un projet fou pour y arriver.

Le nom de Lawrence Lessig ne dit rien à nombre d’internautes. Pourtant, il pourrait bien bousculer la campagne présidentielle américaine.

C’est à ce professeur de droit de 54 ans que l’on doit les premières analyses législatives d’internet, les premières critiques contre le droit d’auteur et la création des Creative Commons, licence libre de partage d’œuvres. Sorti de nulle part, Lawrence Lessig a annoncé sa volonté de se présenter à l’investiture démocrate, aux côtés de l’ultra-favorite Hillary Clinton, l’outsider Bernie Sanders, Lincoln Chafee, Martin O’Malley et Jim Webb.

La candidature de cet “Elvis du droit du numérique”, selon les termes du magazine “Wired“, est loin d’être conventionnelle. Le programme de Lawrence Lessig se résume à une seule proposition : réformer le système électoral américain, devenu profondément “faussé” par le poids de l’argent. Il se présente ainsi comme un “candidat-référendum” puisqu’il souhaite faire passer une loi, une seule, pour ensuite démissionner et laisser son vice-président diriger le pays pour les quatre années suivantes.

Si le Congrès réalise que l’issue est inéluctable, il pourrait travailler sur ce projet de loi et l’adopter avant même que je ne sois investi. Ensuite, j’aurais juste à passer une heure ou un jour, et je retournerai à Cambridge [où il enseigne à Harvard, NDLR]. Ce serait l’idéal”, explique-t-il à “Forbes”.

Un pari fou, à la hauteur du personnage.

De brillant juriste à icône geek

Le Monde” présente Lawrence Lessig comme une “icône geek”. Et pour cause. Cet Américain blond aux lunettes rondes a d’abord étudié l’économie et le management à l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis) avant de se pencher sur la philosophie à Cambridge (Angleterre), pour finalement étudier le droit à Yale (Etats-Unis). Rien que ça.

Il devient alors l’assistant du juge Richard Posner à la Cour d’appel à Chicago, puis celui du juge Antonin Scalia à la Cour suprême. En parallèle, le juriste enseigne le droit à l’université, d’abord de Chicago, puis de Stanford, et finalement d’Harvard.

Le brillant parcours de Lawrence Lessig se complète par sa spécialisation : Internet. C’est en effet l’un des premiers intellectuels à s’emparer du numérique comme sujet d’étude. En 1999, il publie “Code et autres lois du cyberespace”, un livre où il démontre que, à l’inverse de ce que clame la Silicon Valley libertarienne, le code informatique n’est pas neutre. Il en tire ainsi la maxime “le code est la loi”, et commence à poser les questions de vie privée, de liberté d’expression et surtout de propriété intellectuelle.

Lawrence Lessig entame alors toute une campagne pour réformer le principe du copyright (loi régissant le droit d’auteur aux Etats-Unis), qu’il juge obsolète à l’ère numérique où la copie et le partage se multiplient. Il plaide ainsi pour une réforme du droit afin que la loi ne réprime plus les échanges sur internet.

Le juriste crée alors les Creative Commons, ce système permettant de partager une œuvre et de la protéger tout en la libérant du système des droits d’auteur.

Croisade contre la corruption

En 2007, Lawrence Lessig surprend son monde en annonçant que de la lutte contre le copyright, il souhaite passer à la réforme de la vie politique “corrompue”. Pour lui, ce n’est pas la “corruption” au sens traditionnel du terme, mais le fait que les intérêts financiers définissent trop souvent les priorités des législateurs et influencent leurs positions.

“Cette idée a été lancée par Al Gore [ancien vice-président, NDLR]. Lors d’une de ses conférences sur le réchauffement climatique, [il] a parlé de l’incapacité de notre système politique à reconnaître la réalité du changement climatique, observant à juste titre qu’il s’agit d’un problème beaucoup plus important [du] processus politique. Nos gouvernements ne comprennent pas les faits, même basiques, lorsque de puissants intérêts ont un intérêt dans cette incompréhension”, raconte le juriste sur son site.

Lawrence Lessig dit avoir éprouvé cette sensation à de nombreuses reprises, en particulier quand l’industrie du divertissement américaine, Disney en tête, a réussi à faire modifier une loi pour étendre encore plus la durée des droits d’auteur. “Qui se soucie de Mickey Mouse ?”, critique-t-il dans “The Nation” en 2008. “Si l’on n’arrive pas à résoudre le problème du réchauffement de la planète ? Une question aussi fondamentale que celle du réchauffement ? Alors, on est foutus.” Avec son livre “Republic, Lost”, sorti en 2011, Lawrence Lessig achève de formuler sa croisade :

Le système politique américain est truqué. Aucun changement notable n’interviendra avant qu’il ne soit corrigé.”

Au “Boston Globe”, il pointe ainsi qu’au premier trimestre 2011, le Congrès américain a passé plus de temps à travailler sur les “frais de transaction par carte bancaire” que sur tout autre sujet, en dépit de “deux guerres, du chômage, d’un déficit abyssal, des enjeux d’assurance santé et du réchauffement climatique”.

Aucun élu du Congrès ne s’est fait élire en se disant : ‘Je vais m’occuper de tel problème’. La raison est que si vous laissez planer le doute sur votre position sur un dossier, des millions de dollars vont vous tomber dessus”, tranche-t-il.

Le juriste estime que les élus du Congrès passent ainsi “30 à 70% de leur temps à lever de l’argent”.

“Un gouvernement libéré de l’argent”

Lawrence Lessig s’explique encore

La vérité selon laquelle ‘nous sommes tous créés égaux’ est devenue la vérité de George Orwell [auteur de ‘La Ferme des animaux’, NDLR] : ‘Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.’ L’engagement central d’une démocratie représentative a été perdu.”

A l’approche de l’élection présidentielle américaine de 2016, cette question de la “corruption” est devenue particulièrement prégnante. Le “New York Times” a rapporté que moins de 400 familles sont derrière près de la moitié de l’argent fourni aux candidats, soit “une concentration de donateurs politiques sans précédent dans l’ère moderne”. Et il s’agirait des plus riches Américains.

“Chacun des principaux candidats pour la présidentielle a accepté cette corruption ; comme si, sans réparer le système, nous pouvions réellement obtenir des législations contre le changement climatique ou limiter la prolifération des armes”, critique Lawrence Lessig. “Comme si, sans changer d’abord le financement des campagnes électorales, nous pouvions réformer Wall Street ou nous attaquer aux compagnies d’assurance.”

Fix the rigged system #Election2016 @lessig #lessig2016https://t.co/X3y2Gy5lFk pic.twitter.com/qgMdlBs1c2

— Jeff McLean (@mclean) 13 Août 2015

Pour lui, il faut absolument passer à un système de financement public des campagnes, en limitant les donations afin que les citoyens puissent y contribuer de manière plus égalitaire. Le 11 août, l’homme aux petites lunettes a annoncé qu’il se présentera à la primaire démocrate en vue de la présidentielle s’il réussit à lever 1 million de dollars d’ici le 7 septembre. Le tout en refusant les donations de lobbies pour limiter le financement aux seuls petits donateurs. En une semaine, il a déjà récolté près de 40% de la somme.

Nous avons besoin d’une campagne qui ne soit pas qu’un affrontement partisan”, assène-t-il. “Nous avons besoin d’une campagne-référendum, un référendum qui exprime clairement le mandat : mettez fin à ces inégalités et à cette corruption ; donnez-nous un gouvernement libéré du pouvoir de l’argent ; donnez-nous un Congrès libre de conduire et de diriger.”

Très peu de chances d’être élu

 

Lawrence Lessig a très peu de chances d’être élu, mais ce n’est pas son objectif réel. Au “Washington Post“, il explique qu’il espère pouvoir participer aux débats entre candidats démocrates, qui débuteront en octobre, afin de faire porter son projet et engranger des soutiens. Pour cela, il devra atteindre au moins 1% des intentions de vote.

Le juriste insiste sur le fait que son programme n’a qu’une seule proposition, ce qui permettrait d’obliger le Congrès à la suivre, plutôt que de dilapider cette idée dans plusieurs propositions. Une fois que le texte censé “réparer” le système politique adopté, le “candidat-référendum” démissionnerait.

Mon ami Larry Lessig tente quelque chose d’un peu fou, mais de juste assez fou pour remettre l’Amérique sur les rails de la démocratie représentative”, soutient déjà Jimmy Wales, fondateur et directeur de Wikipedia.

Reste que le juriste tient plus à son idée qu’à se présenter. “Il ne fait aucun doute qu’il y a de meilleurs candidats que moi”, glisse-t-il dès sa vidéo de campagne. “Si quelqu’un de plus connu s’engage de manière crédible [sur la même voie], je m’effacerai avec plaisir. C’est une question de principe, pas de personne.” De quoi parachever le côté non conventionnel de cette candidature.

Boris Manenti

 

 

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45 réponses à Cet homme veut devenir président des Etats-Unis, voter une loi, puis démissionner

Commentaires recommandés

Laurent Dup Le 22 août 2015 à 03h53

En France, je connais un homme qui veut devenir président de la république, faire sortir son pays de l’ Otan ainsi que de l’Union Européenne, cela fait dissoudre son parti politique au profit des partis politiques traditionnels existants.

  1. Caliban Le 22 août 2015 à 01h15
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    Un débat avec Clinton serait plus qu’amusant … elle qui a constitué une partie de sa cagnotte présidentielle tout en étant ministre des affaires étrangères. M. Creative Commons contre Mme Pétrodollars.


    • Flash Le 28 août 2015 à 21h00
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      C’est ça. Juste amusant.

      Tout est fait pour amuser les masses puisqu’elles n’ont strictement aucune possibilité d’agir pour arrêter le bateau qui coule.

      Et [faire] croire que la démocratie représentative pourrait être de la moindre utilité pour redresser les choses, c’est vraiment montrer aux quelques personnes pas complètement lobotomisées que l’étendue du pouvoir des dominants. Une manière de bien faire leur faire comprendre qui contrôle la situation.


  2. wesson Le 22 août 2015 à 01h21
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    Et Bernie Sanders, ou même deez nuts …


  3. lili Le 22 août 2015 à 01h52
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    Vu dans le film sur Aaron Swartz “The Internet Boy” diffusé sur votre blog . Il était bouleversant . C’est bien d’en entendre parler , et de suivre son travail .


  4. ANDY8 Le 22 août 2015 à 02h04
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    En France , le financement des campagnes est règlementé, sommes nous plus efficaces pour autant ?


    • kasper Le 22 août 2015 à 05h14
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      Plus efficaces qu’aux USA, sans l’ombre d’un doute.


      • B ubble Le 22 août 2015 à 10h00
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        Bonjour,
        “sans l’ombre d’un doute”… Permettez moi de douter, la liste des “affaires” en France est longue et je ne vois pas de raison objective permettant d’affirmer que nous sommes “meilleurs” ou que nos politiques soient plus justes ou honnêtes que leurs confrères politiques américains. Pour mémoire :

        Affaires des HLM de Paris, affaires des chargés de missions ville de Paris, emploi fictifs de la MNEF (les trotskistes, dirigeant aujourd’hui le parti socialiste et leurs multiples emplois fictifs), les frégates de Taiwan (des milliards de rétrocommission et personne en prison), les sous-marins de l’Arabie Saoudite, ATD quart monde, Angolagate, marchés publics d’ile de France, Crédit Lyonnais, Clearstream, Mirages de Taiwan, affaire Betancourt, Bygmalion, financement du fn par les banques russes, EADS, ELF etc etc… et il y en a des dizaines encore, sans parler de ce que nous ne savons pas…

        Il est trop facile de déclarer que nous lavons plus blanc que les américains en matière de financement de la vie politique. En revanche, nous pouvons constater qu’en France, être condamné pour emploi fictif ou financement occulte arrive peu souvent, et quand bien même cela n’empêche pas de continuer sa carrière politique sans aucun problème, ce qui semble être moins vrai aux USA…


        • Ali Le 22 août 2015 à 14h33
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          Tout à fait.

          Tant que l’on aura un système de suffrage direct qui fait que c’est le parti qui aura le plus d’argent et qui sait comment manipuler l’opinion (puissance marketing) qui sera élu, c’est impossible qu’il n’y est pas de dérives et de corruption.

          Les partis ont trop besoin d’argent pour pouvoir gagner les élections, dure de rester honnête dans ces conditions.

          A ce niveau nous somnes ni mieux ni pire que les usa.


        • FifiBrind_acier Le 22 août 2015 à 18h25
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          B ubble
          Je crois que vous confondez plusieurs choses.
          Avant la loi sur le financement public des Partis politiques de 1990, les choses se passaient comme vous le décrivez.. Et comme aux USA.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_des_partis_politiques_fran%C3%A7ais

          D’où une grande partie des affaires que vous signalez, que vous mélangez avec des détournements de fonds et des enrichissements personnels, ce qui n’a rien à voir avec les élections.

          Et mis à part le Crédit Lyonnais, où il s’agit de l’origine de la plupart des fortunes récentes françaises. Avant propos du livre d’Olivier Toscer:
          “Argent public, fortunes privées”.

          https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/original/6/2/0/002618620.pdf

          Après la loi de 1990, tout est loin d’être parfait, mais on va dire que c’est moins pire.
          Toutefois, la barre des remboursements nécessite d’avoir obtenu 5% des suffrages, ce qui exclu tous les petits Partis.

          Et sauf pour ceux qui ont besoin de davantage d’argent, pour eux mêmes, ou pour acheter des voix, ou pour des meetings somptuaires avec fausses factures etc.

          Le système de financement public des partis politiques est le moins pire, c’est celui que demande Lessig pour les USA.

          Le problème aux USA, c’est qu’ils sont viscéralement opposés aux impôts.
          Les électeurs accepteront-ils de payer plus d’impôts pour que cesse le spectacle affligeant de candidats, dont tout le monde sait qu’ils sont financés par les entreprises?? Mais le mécontentement des citoyens américains est tel qu’on peut s’attendre à tout…


          • B ubble Le 22 août 2015 à 19h49
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            Bonsoir,
            Je pense que vous vous trompez. C’est simple, avant la loi de 1990, les partis faisaient ce qu’ils voulaient, leurs financements n’étaient pas encadrés hors, la loi de 1990 va régir leurs modalités de financement, notamment par l’instauration de plafond (75000 E par personne morale). Mais le fonctionnement d’un parti (structures, campagnes) “coûte” bien plus que ce que la loi a prévu, et les anciennes pratiques désormais illégales perdurent. Les affaires citées relèvent bien du financement des partis politiques, et pour la plupart datent d’après 1990.

            Affaire Karachi, 1994 / 1995, financement campagne Balladur par retro commission sur contrats de vente de matériel militaire à l’Arabie S et au Pakistan
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fr%C3%A9gates_d%27Arabie_saoudite_et_des_sous-marins_du_Pakistan

            Affaire frégates de Taiwan, 1991, même schéma
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fr%C3%A9gates_de_Ta%C3%AFwan

            Etc…

            De plus dans le “schéma retrocom”, l’état, et les contribuables, sont souvent lésés dans la mesure ou les matériels sont construits à pertes. Ici, le contrat de vente n’est qu’un véhicule de financement pour partis politiques (+ corruption des décideurs du pays acheteur) et ça permet de remplir le carnet de commande de nos industries (ce qui n’est pas négligeable en fait)

            Bygmalion, c’est de la fausse facture pour contenir les coûts déclarées de campagne, et c’est après 1990

            Kadhafi et Sarkozy, c’est du financement de campagne aussi (si c’est vrai)

            Etc…

            Il y a certes de l’enrichissement personnelle aussi, et pas qu’un peu, mais il faut envisager que les affaires relevant par exemple des emplois fictifs sont aussi une formes de financement de parti.En effet, lorsque qu’un membre du parti se voit attribuer un poste dans une association ou un organisme x, son salaire est alors à la charge de l’organisme ou de l’association.

            D’ailleurs à coté des “gros contrats”, il y a aussi les “petits contrats” (délégation de service public, commande public) et leur lot d’échanges de bon procédé. Une campagne municipale ça coûte cher aussi…

            Donc non, la loi de 1990 pénalise des pratiques qui existent toujours mais avec des formes plus alambiquées désormais. D’ailleurs sur les “grosses affaires” d’ après 1990 (avant de toute façon c’est amnistie pour tout le monde) vous constaterez que tous les gouvernements (gauche ou droite) ont opposé le secret défense face au travail de la justice.


            • Ali Le 22 août 2015 à 20h56
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              Je rajouterai à ce que vient de dire B ubble, et que je cautionne, l’ouverture de “cabinets de conseils” par des hommes politiques.

              On imagine bien que celui qui va les payer ne cherche que des “conseils”, nullement une facilité d’accès au réseau de l’homme politique pour obtenir un marché par exemple.

              Je trouve le système d’autant plus formidable qu’il est totalement légal et qu’il se fait sous nos yeux.


    • Noureiev Le 22 août 2015 à 06h21
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      Oui, mais l’argent à des moyens que la loi ne connaît pas. On a vu des candidats disparaitre (DSK, Coluche …).


    • Charles Le 22 août 2015 à 10h51
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      L’argent de la Bettencourt, de Kadhafi, et de combien d’autres milliardaires et pays étrangers ? – qui arrosent à droite comme à gauche : peu importe qu’il soit déclaré ou non, il existe et joue son rôle. Après, il faut le blanchir, et ça fait désordre si ça se voit.

      Le financement des élections est un facteur de l’état ectoplasmique de la démocratie aujourd’hui, mais sans doute pas le plus important – la preuve en France et en Europe : la démocratie ne s’y porte pas très bien.


    • John Le 22 août 2015 à 16h22
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      Le financement des campagnes en France n’apporte pas le biais des USA mais vu que les médias appartiennent à quelques uns et que l’exposition médiatique influe grandement sur les résultats, notre système n’est pas plus efficace.


    • Lecocq Le 22 août 2015 à 18h42
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      En apparence non parce que certains “gros candidats” trichent et que les contrôles sont insuffisamment efficaces. Voire le cas Nicolas Sarkozy….
      De toute façon avoir un financement des campagnes électorales réglementé n’assure pas d’avoir des candidat(e)s porteur de bonnes solutions avec notre constitution présidentialiste qui promeut l’homme ou la femme providentielle. Une réforme constitutionnelle de fond serait alors nécessaire.


    • Van Le 23 août 2015 à 20h30
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      pas plus intègre en tout cas , la classe politique est d’autant plus corrompu mais avec des zéro en moins .


  5. Laurent Dup Le 22 août 2015 à 03h53
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    En France, je connais un homme qui veut devenir président de la république, faire sortir son pays de l’ Otan ainsi que de l’Union Européenne, cela fait dissoudre son parti politique au profit des partis politiques traditionnels existants.


    • Maria Le 22 août 2015 à 08h54
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      Si celà se produit, dans la seconde qui suivra les partis traditionnels retourneront dans le giron des USA . Ce parti dont tu parles manque d’ambitions pour notre pays .


    • Eric Le 22 août 2015 à 11h40
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      Je vois de qui vous voulez parler. Je rajouterais que cet homme a tout un programme pour remettre la démocratie en route, avec au moins une proposition fondamentale :

      => Interdire, de manière constitutionnelle, toute prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension ou des groupes et conglomérats multinationaux.

      Pourquoi cette proposition est-elle fondamentale ?
      Tout simplement parce que les citoyens forment leur opinion d’après un ensemble d’informations en leur possession, et que cet ensemble d’informations leur est fourni à majorité par… la télé !
      Les médias sont actuellement presque tous dans le giron des grands groupes industriels ou des banques, et délivrent peu ou prou la même information ( ou désinformation diront les mauvaises langues ).
      Les médias sont dans notre société LA clé pour la démocratie, car ils devraient assumer au mieux l’existence du débat politique, le débat étant le coeur de la démocratie.
      Sans débat, il ne reste plus qu’un régime politique à pensée unique (certains auteurs parlent de dictature douce).
      En ce sens, la proposition de l’homme politique dont vous parlez va plus loin que celle de Lawrence Lessig, car elle touche un point essentiel.
      Toute une série de proposition adjacentes sont aussi formulées. Par exemple :
      => Assurer une diversité politique représentative des différents courants
      d’opinion parmi les journalistes présentateurs d’émissions d’information.
      => Assurer la publicité des détails des financements des médias.
      => Protéger l’indépendance des journalistes en luttant contre la précarité dans les métiers du journalisme.
      Je vous laisse réfléchir à la pertinence de ces propositions !

      Cet homme politique aborde aussi un autre sujet tout aussi fondamental, car il entre dans la réflexion – indispensable – sur le non cumul des mandats électoraux DANS LE TEMPS.
      Cela aussi pourrait bouleverser complètement la vie politique.
      Il faut comprendre qu’un des problèmes principaux de notre “démocratie” est que le personnel politique est composé en grande partie de carriéristes, et non de militants politiques. C’est à dire que ce qui meut nos hommes politiques, est plus un combat pour LEUR existence et LEUR carrière, que pour NOS idées politiques.
      Pour faire court: ils ne nous représentent pas.
      En supprimant le cumul des mandats dans le temps, on va limiter grandement la venue des carriéristes dans la politique, et on aura beaucoup plus de chance de se retrouver avec de vrais militants, qui auront de vraies convictions politiques à défendre.
      Théoriquement.
      Mais ça vaut le coup d’essayer !
      Si une loi interdisait le cumul des mandats dans le temps, d’un seul coup on serait débarrassé de Sarko, Hollande, Valls, etc…
      Personnellement, je les verrais partir sans regret aucun, car ces gens sont, selon moi, juste là pour occuper des postes, mais n’ont aucune réelle ambition politique pour la France.
      (je ne les blâme pas: occuper le devant de la scène doit leur apporter des satisfactions, et c’est bien naturel qu’ils y aspirent…)

      Sinon, pour revenir à cet homme politique dont vous parlez, il propose aussi tout une série de lois très intéressantes, qui viseront à encadrer les hommes politiques, afin de s’assurer qu’ils bossent bien pour nous, et non pas pour répondre aux désirs des lobbies. Par exemple, un politique condamné pour corruption disparaîtrait à jamais de la scène politique.
      Il propose aussi que la totalité des partis politiques soient financés équitablement : “Ce financement sera strictement proportionnel aux voix reçues à chaque élection, décomptées
      dès la première voix.”
      Ca aussi, c’est une belle avancée. Car actuellement, le système favorise les partis déjà existants, et freine considérablement l’arrivée de nouveaux mouvements.
      Et enfin, je citerai aussi le problème du vote blanc: actuellement, beaucoup d’électeurs ne votent pas, car leur bulletin blanc n’est pas pris en compte. Il serait nécessaire de les comptabiliser, et si le vote blanc est majoritaire, refaire une élection avec une autre offre de candidats.
      Bref, tout cela pour dire que la lutte pour la démocratie ne se limite pas à une seule loi sur le financement des campagnes.
      Mais bon, la démarche de Lawrence Lessig est vraiment louable, car elle va dans le bon sens… ( si on considère que le bon sens est celui de la démocratie ! ).


      • Maria Le 22 août 2015 à 14h41
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        Il a de bonnes idées, mais si il propose de sortir la France de l’UE et de tout le pataquès, qu’il accepte aussi de continuer de gouverner pour les 5 ans qui suivront . Sinon c’est du flan là aussi .


        • FifiBrind_acier Le 22 août 2015 à 18h29
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          Les lois sont votées par les Députés, il va de soi que les élections Législatives qui suivront l’ élection Présidentielle doit apporter une majorité de Députés d’accord pour appliquer le programme. Sinon, rien ne pourra se faire.


      • CouCou Le 22 août 2015 à 15h47
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        Bonjour. Je ne sais pas de qui vous parlez. ?
        Mais de toute façon, il n’y a que le tirage au sort d’une assemblée constituante qui soit réellement démocratique.
        Le reste, ça revient à de la personnification, avec la médiatisation qui va derrière. Mais ça n’a plus rien de représentatif des aspirations et idées des citoyens.


        • Ali Le 22 août 2015 à 21h21
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          @Coucou

          “Mais ça n’a plus rien de représentatif des aspirations et idées des citoyens.”

          Je ne connais pas le système de tirage au sort.

          En revanche l’absence de suffrage direct ne veut pas dire l’absence “des aspirations et idées des citoyens”.

          Pour ça il suffit d’un dialogue constant et réciproque entre l’état et le peuple. Celà peut se faire au travers d’organismes chargés de penser les idées liès aux problématiques de la nation. Organismes qui ferait le lien entre gouvernement et peuple. En tout cas quelque chose de bien plus réfléchie, et non ponctuel, qu’un vote orienté par les médias.

          Actuellement il y a un manque en ce sens, ou alors c’est informel, caché ou discret. Mais pas encore réellement démocratique et accessible à tous.


      • Ali Le 22 août 2015 à 18h27
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        @Eric

        “=> Interdire, de manière constitutionnelle, toute prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension ou des groupes et conglomérats multinationaux.”

        L’idée est louable mais irréaliste étant donnée le système dans lequelle nous sommes. En gros celà revient à vouloir éradiquer un mal dans un système qui force à le produire.

        Ici ses groupes font en sorte que leur parti politique passe pour un retour d’ascenseur futur.

        Dans ce cas ne vaudrait-il pas mieux essayer de changer de paradigme et au lieu de vouloir s’attattaquer à l’effet (contrôle des médias) et s’attaquer plutôt à la cause (besoin marketing pour se faire élire) ?

        Donc au lieu de s’opposer à un intérêt (ce qui a peu de chance d’aboutir) faire en sorte qu’il n’y est plus cet intérêt (ici l’arrêt d’un suffrage direct).

        D’autant plus que ce type d’approche n’empêche pas la continuité des affaires économiques en cours.

        Des solutions existent déjà en ce sens sans tomber dans une dictature dû à l’abscence d’un suffrage direct du peuple pour élire ses représentants (bien au contraire), rien n’empêche non plus de nouvelles réflexions sur le sujet ou l’amélioration de celles existantes.


  6. Ali Le 22 août 2015 à 04h31
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    Je lui donne raison, mais je trouve qu’il ne va pas assez loin.

    C’est le système de suffrage direct qu’il faut changer. Ça partait d’une bonne intention mais il est biaisé à la base.

    Les politiques sont plus concentrés à se faire élire qu’autre chose. Cette chasse aux voix influence trop la politique, elle ne la rend pas indépendante et efficace.

    D’un côté il y a la démagogie et le “service marketing”. Le politique mettra en avant des idées pour se faire élire et une fois au pouvoir pensera à sa réélection, donc ne prendra pas forcément les meilleurs décisions par peur de perdre des électeurs. Comment peut-il diriger sereinement un pays avec une influence aussi néfaste.

    Et pour se faire élire il a besoin d’argent (black ou non), ce qui pousse les partis à en récolter et engendre une corruption inévitable pour renvoyer l’ascenseur (le point aborder dans l’article). Sans parler des “malettes” (rétro commission ou autres) toujours bonnes à prendre au mépris d’un contrat peut être plus profitable mais sans “malette”.

    Il y aurait beaucoup à dire sur ce système de suffrage faussement démocratique et qui entraine toute sorte de dérives. Durkheim aborde la problématique de ce type de scrutin, comme les problématiques d’un état démocratique en générale, dans ses “leçons de sociologie” pour ceux que ça intéresse.
    Il y préconise entre autre une “zone tampon” entre état et peuple pour que ces deux corps gardent une indépendance salutrice tout en ayant une communication réciproque.

    Dans un sens il est normal que les politiques dérivent vers la corruption et la démagogie, c’est le système tel qu’il est conçu qui les y poussent. Pas trop de leur faute au fond.


    • FifiBrind_acier Le 22 août 2015 à 18h34
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      “Les politiques sont plus concentrés à se faire élire”.
      Sauf s’il s’agit d’un mandat renouvelable une seule fois…
      Et d’interdire le cumul des mandats.
      Le but est de ne plus voir des élus qui sont là depuis 50 ans, et qui en font profession.
      Ce serait déjà un progrès, non ?


      • Ali Le 22 août 2015 à 20h30
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        @Fifi

        ” Sauf s’il s’agit d’un mandat renouvelable une seule fois…
        Et d’interdire le cumul des mandats.”

        Ok, mais j’y vois déjà deux objections.

        D’abord la mise au chômage de la classe politique. Il y aura une grande résistance en ce sens, même si la reconversion existe. Dans la même veine, la politique est un métier comme un autre, pourquoi le faire disparaître ?
        A la limite on peut y voir une analogie avec le métier de dirigeant d’entreprise, mais est-ce suffisant ?

        Mais aussi, celà ne règle pas le problème de l’élection où des groupes vont investir pour faire élire leur candidat, donc ne règle pas le problème de la corruption (en ce qui concerne la première élection d’un homme politique, et qui sera de toute manière interchangeable pour les prochaînes élections si l’on se base sur votre idée).

        Donc au final je n’y voit pas de réel progrès mais une forte résistance (mise au chômage d’une corporation) et la continuité d’un système qui appel à corrompre.

        Peut être une amélioration dans le sens où il ne cherchera plus à se faire réélir, mais il cherchera sans doute à passer le flambeau d’un parti (ou d’une idéologie de ceux qui l’on fait élir pour la réelection du prochain). Donc faible amélioration (voir inexistante) et beaucoup de difficulté à mettre en place.

        A quoi bon ?


  7. Patrick Luder Le 22 août 2015 à 05h25
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    Il risque se savoir exactement d’ou vient l’argent … à voir s’il résister aux sirènes du fric!


  8. Patrique Le 22 août 2015 à 08h38
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    Trump dénonce aussi la corruption :

    Donald Trump : Je vais vous dire, notre système est corrompu. Avant [que je me lance dans cette course à l’investiture], il y a deux mois, j’étais un homme d’affaires, je donnais à beaucoup de gens. Je donne à tout le monde. Quand ils appellent, je donne. Et vous savez quoi ? Quand j’ai besoin de quelque chose de leur part deux ans plus tard, trois ans plus tard, je les appelle, et ils sont là pour moi. Et bien c’est ça un système corrompu.

    Un intervenant non identifié : « Qu’est-ce que vous avez obtenu de Hillary Clinton et de Nancy Pelosi ? »

    Donald Trump : Eh bien je vais vous le dire ; avec Hillary Clinton, je lui ai dit d’être à mon mariage et elle est venue à mon mariage. Et vous savez pourquoi?
    Elle n’avait pas le choix parce que je la finançais. Je donnais à sa fondation qui, franchement, était censée agir pour faire le bien. Je ne savais pas que son argent était utilisé pour qu’elle aille partout dans le monde avec des jets privés. C’était pourtant le cas.

    Brett Baier (Fox News) : Attendez … ..Nous allons… Nous allons passer à autre chose… (C’ est sûr que Trump commence à dire des choses que les journalistes ne veulent pas entendre)


  9. willybear Le 22 août 2015 à 10h23
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    Si l´on vous rabat les oreilles, vous n´entendez plus rien…
    rebattre est plus correct en bon français.
    Je sais c´est un peu vieux jeu de s´attacher a la qualité de notre langue, mais par les temps qui courent la préservation de notre culture fait partie des priorités.

    Quant a l´article, quelques mots sur un homme qui a de la bonne volonté ne font pas de mal, mais cela ne mène pas très loin…


  10. georges glise Le 22 août 2015 à 10h39
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    espérons qu’il sera élu et renoncera au tafta!


  11. JETI Le 22 août 2015 à 10h48
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    De toute façon, aux États Unis, ce sont les 0.0001% qui décide qui sera président, pas le peuple et cela depuis fort longtemps; les USA ont toujours été une ploutocratie, pas une démographie.
    Comme en France d’ailleurs… une citation, pas du tout contemporaine, d’un certain Delaisi :

    « En dépit des apparences démocratiques en France, le peuple ne contrôle pas ses gouvernements. Un groupe étroit s’est emparé des conseils d’administration des grandes sociétés financières. Ces quelques hommes tiennent entre leurs mains les banques, les mines, les chemins de fer, les compagnies de navigation, bref, tout l’outillage économique de la France. Sans oublier la sidérurgie et les fabriques d’armes d’où ils tirent de croissants profits. Ils dominent le parlement et ont à leur solde la grande presse. La guerre ne leur fait pas peur, ils la considèrent même avec intérêt. (…) Nos banques ont gardé le souvenir des bénéfices énormes réalisés par elles en 1871. »
    Francis Delaisi, La guerre qui vient, 1911


  12. Michel Ickx Le 22 août 2015 à 12h33
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    Lawrence Lessig, promoteur de Creative Commons et défenseur du « Copy left » est un très grand Monsieur. Il est dans le courant des logiciels libres et dénonce les excès des lois sur les brevets.

    Qu’en serait-il des progrès de l’humanité si l’inventeur de la roue avait pu breveter ce dispositif ?

    On veut nous faire croire que les brevets modernes sont indispensables et bénéfiques pour l’économie. En fait les multinationales, dans la compétition suicidaire due à la monnaie/dette, dépensent des fortunes pour breveter des dispositifs et des solutions qu’elles n’ont pas l’intention de développer, dans le seul but d’empêcher leurs concurrents de le faire.

    Des sommes considérables sont dépensées en honoraires d’avocats et payées en définitive par les consommateurs. Le véritable progrès en est ralenti, si pas bloqué.

    Les américains sont devenus fous avec les brevets sur le vivant.

    La biologiste Vandana Shiva a réussi à faire interdire par l’Europe un brevet que la Grace Company voulait déposer sur le riz Basmati. Ce type de riz avait été créé par des générations de paysans indiens.

    Il y a quelques années la « Via Vampesina », celle qui défend les sans-terres et les petits paysans du tiers monde ainsi que le concept de la souveraineté alimentaire, avait chargé un chercheur de se renseigner sur un des premiers brevets sur le vivant. A la stupeur de ce dernier il était tombé sur ce brevet concernant une oreille de chien !

    Il y a mieux. Une multinationale USA avait obtenu d’une femme d’une peuplade indienne d’Amérique Latine un document cédant son code génétique et de là, celui de sa lignée, ce dont évidemment cette femme ignorait tout.

    Vandana Shiva alerta les églises évangéliques qui firent pression sur le secrétaire au commerce et ce dernier n’osa pas gérer ce dépôt de brevet.

    Au jour d’hui des brevets abusifs ne servent que pour créer des monopoles sur le patrimoine scientifique et culturel de l’humanité.

    Et le système cherche à prolonger leur validité au-delà de toute raison.

    Les brevets OGM tuent la diversité.

    La signature, dans la plus grande obscurité, du TTIP nous promet un bel avenir.

    Bien entendu tout ce que j’écris relève de la « Théorie du complot »

    A propos, on sait maintenant par des documents déclassifiés que ce slogan a été créé par la CIA à l’époque de l’assassinat de Kennedy.

    Malheureusement le vers est dans le fruit et même des gens intelligents chantent en cœur cette rengaine, arme de destruction massive de tout sens critique.

    Bref «Je suis Charlie et je ne crois pas au complot »


    • Alfred Le 22 août 2015 à 14h00
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      Ce cri pavlovien de “théorie du complot” est particulièrement intéressant et révélateur de notre époque.
      1- c’est souvent en réponse à des questions précises sur un cas de prévarication précis un double mensonge: “théorie” pour denier toute forme de réalité aux centaines de milliers de complots grands et petits qui ont été ourdis depuis que le monde est monde. “Du” pour faire croire que l’on parle d’un grand complot de maîtres du monde avec une capuche rouge qui se réunissent au fond d’une crypte alors que l’on parle juste de choses banales (cartels, réseaux, corruption, lâchetés diverses, etc..)
      Tant de mensonge et de mauvaise fois en si peu de mots!
      2- a force de répéter ce mantra le sens des mots se renverse et pour le grand public le “complotisme” (des gens qui voient des complots partout) c’est mal. Mais “comploteurs” (ce qui participent à un complot) ça n’existe pas. Nous sommes dans une réalité orwelienne où ces mots sont la marque de l’infamie pour qui s’en voit accusé.
      Quel monde moderne!


  13. Tony A Le 22 août 2015 à 14h09
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    Le système électoral parfait n’existe pas. Réformer la loi électorale pour empêcher le financement privé, peut limiter la dérive ploutocratique, mais ne résoudra pas le problème du financement. Chasser l’argent privé par la porte, il rentrera par la fenêtre. Combien de lois sur ce thème, en France ? Et pour quel résultat ? Les micro-partis, les enveloppes, les rétrocommissions…
    La solution consisterait à constitutionnaliser des contre-pouvoirs : 1) une assemblée de citoyens (tirés au sort comme un jury d’assise, par exemple) dotée de deux pouvoirs : un droit de véto sur tout texte de loi et le déclenchement d’une procédure référendaire d’empêchement. 2) une réforme de la gouvernance de la presse donnant une véritable autonomie éditoriale aux journalistes. 3) idem pour les instituts de sondage… (liste non exhaustive).


    • Lecocq Le 22 août 2015 à 19h01
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      C’est clair qu’il n’y a pas, à ma connaissance, un système électoral parfait ou vertueux qui soit en place.
      Au delà des groupes de pression, principalement financier mais pas que (religions et surtout sectes), la représentativité des élus n’a plus de comptes à rendre après le scrutin.
      Si une nouvelle constitution voyait le jour (rêvons un peu) il faudrait qu’au delà du système institutionnel de prise des décisions publiques, les citoyens aient un moyen de comprendre les enjeux avant les décisions et ensuite de contrôler leur mise en oeuvre avec de “vrais” moyens institutionnels et de “vrais” sanctions en cas de non respect des engagements pris.


    • Papagateau Le 24 août 2015 à 23h14
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      Bonne idée : la gouvernance de la presse.
      “2) une réforme de la gouvernance de la presse donnant une véritable autonomie éditoriale aux journalistes. “.

      Pour ne pas tout réécrire, j’ai fait un texte, une dizaine de commentaires au-dessus.


  14. vincent Le 22 août 2015 à 14h39
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    c’est marrant votre article…

    un peu d’humour d’utopiste, encore un …

    cela fait du bien…. ou du mal….

    on cache toujours les vrais problèmes derrière des peurs ancestrales, un peu comme les gaulois avec le ciel qui n’est jamais tombé sur leurs tètes


  15. soleil Le 22 août 2015 à 17h17
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    internet est un outil. Que ce monsieur veuille faire du développement informatique en manipulant les électeurs n’est pas une stratégie démocratique.
    Avec quel outil les électeurs occidentaux vont ils voter ?


    • soleil Le 22 août 2015 à 17h46
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      L’intelligence artificielle est connue, tout à été subtilisé même les sciences sociales qui est une atteinte grave à cette science. Internet oui mais pas à l’encontre du peuple et des enfants.


  16. Maud Le 22 août 2015 à 21h26
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    Harry Lessig a été sollicité, pour entrer à la cour suprême (un poste à vie) il a refusé. Il est loin d’être un inconnu sauf pour quelques français qui bien qu’internautes sont toujours villageois.
    Il est venu donner une conférence en France il y a quelques semaines qui est diffusée sur internet. Il dénonce la poids de l’agent comme puissance électorale, pense que mille personnes choisissent le président des USA. Il procède à une collecte de fonds pour aider les candidats non soutenus par les lobbies et l’argent qu’il leur verse les candidats en ignorent la provenance. Sollicité par les plus grandes firmes il a également de refusé dans la mesure où il serait muselé sur certains sujets par ses fonctions. Non il n’est pas un inconnu, un référence en matière de droit aux USA et un sage comme il en existe peu. A;


  17. Maud Le 22 août 2015 à 21h46
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    Harry Lessig : la rebellion du professeur de Harvard. Diffusé par Arte

    http://info.arte.tv/fr/larry-lessig-la-rebellion-du-professeur-de-harvard


  18. Sébastien Le 22 août 2015 à 22h53
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    Les Etats-Unis ont un talent fou pour nous amuser avec des castings improbables, des destins individuels bidons que le Système laisse échapper pour donner le change. Bref, il faut que notre attention soit focaliser sur eux.
    Nous sommes tous des américains n’est-ce pas? Que la mascarade commence!


  19. Patrick Luder Le 23 août 2015 à 06h19
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    Éternels palabres sur les élections … mais personne ne songe un instant que donner ses droits à un élu, c’est directement perdre tous ses droits !

    La seule démocratie valable est celle ou les décisions sont directement prises par le peuple, les hommes politiques n’ayant que le rôle d’exécuter ce que le peuple à demandé.


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