ENTRAIDE : J’aurais besoin de quelqu’un qui parle ukrainien ce week end (ou dans la semaine) pour traduire des bouts de vidéo… Merci de me contacter :)

Il m’arrive parfois de demander s’il est possible d’avoir raison contre tout le monde. Ou bien s’il faut se résigner à penser que l’unanimité vaut raison. Au vu du tour que prend l’affaire ukrainienne, je me sens cependant renforcé dans ma première intuition, exprimée ici : il est fou, pour l’Occident, de faire du problème de la Crimée l’occasion d’une confrontation avec la Russie.

Qu’on ne s’y trompe pas. On n’a jamais lu sous ma plume une approbation du régime actuel de la Russie. Ni de sa stratégie internationale. Et je ne parle ici que de l’intérêt de l’Occident, et plus précisément de l’Europe. Et, pour moi, l’intérêt de l’Europe n’est pas de se lancer dans un affrontement avec la Russie. Mais au contraire de tout faire pour intégrer notre grand voisin de l’Est à l’espace de droit européen.

Les historiens de l’avenir auront à mon sens beaucoup de mal à comprendre pourquoi nous nous sommes lancés dans une escalade aux conséquences potentiellement terrifiantes avec la Russie, pour s’opposer au vote majoritaire d’une province russophone, russe pendant des siècles, et rattachée en 1954 à une autre province de l’Union soviétique par le caprice du secrétaire général du parti communiste d’alors, Nicolaï Krutchev. Un rattachement jamais pleinement reconnu par la majorité des habitants de la Crimée, qui ont toujours voulu conserver leur autonomie à l’égard du gouvernement de Kiev, comme l’affirmait encore la première constitution ukrainienne de 1992.

Aujourd’hui, la Crimée, et la Russie ont choisi de profiter du chaos issu de l’arrivée à Kiev d’un gouvernement fortement antirusse pour se retrouver. En quoi cela nous gêne-t-il ? Pourquoi refuserait-on aux habitants de la Crimée de vouloir choisir leur destin, contre l’avis du pays dont ils sont membres, alors qu’on s’apprête à autoriser les Ecossais à voter sur le sujet, et que les Catalans ont bien l’intention d’en faire autant ? Protestera-t-on contre « l’amputation du territoire de la Grande-Bretagne » si les Ecossais choisissent l’indépendance ? Et que fera-t-on si la Moldavie, la Biélorussie, ou la partie russophone du Kazakhstan réclament leur rattachement à la Russie? Nous nous en mêlerons ? De quels droits ? Au nom de la stabilité de l’idée de nation ? Mais l’a-t-on imposé à la Tchécoslovaquie ? A la Yougoslavie ? Au Kurdistan irakien ? A Gaza ? S’y opposerait-on si le Québec décidait de son indépendance ? Et que ferait-on si la Wallonie demandait son rattachement à la France ?

Il est clair que lorsqu’une minorité ne se sent pas protégée contre les excès d’une majorité, elle a le droit de retrouver la maîtrise de son destin. Il appartient à la majorité d’y veiller.

Alors, pourquoi faisons-nous cela ? Qu’avons-nous à en craindre ? Que la Russie réclame l’annexion de la partie russophone des pays Baltes ? Allons ! Ces pays sont dans l’Union Européenne et dans l’OTAN ! Ils n’ont donc rien à craindre.

Tout cela renvoie en fait à des vieilles histoires. L’Occident pense en fait ne pas refaire la même erreur qu’avec les Sudètes annexés en 1938, par Adolf Hitler, sous le prétexte que cette région de la Tchécoslovaquie était en majorité de race allemande. Louable remords. Mais il est trop tard pour refaire l’Histoire, et la situation d’aujourd’hui ne ressemble pas à celle de 1938, mais à celle de 1919.

Et s’il y a un souvenir à avoir, c’est celui de ce à quoi a conduit la volonté d’humilier et d’isoler l’Allemagne après la première guerre mondiale : Isoler l’Allemagne de Weimar en 1919 avec le tragique Traité de Versailles a conduit à l’avènement d’Hitler.

Mis à part la création de la BERD en 1991, et du G8 en 1992, l’un et l’autre à l’initiative de la France, rien n’a été fait depuis l’effondrement de l’Union soviétique pour rapprocher la Russie de l’Europe. Pour la faire entrer dans un espace de droit commun. Si la Russie n’a jamais été candidate à entrer dans l’Union Européenne, il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que si on le lui avait proposé, ou au moins si on lui avait proposé d’adhérer à l’AELE ou ce qu’il en restait, elle aurait accepté, au grand bénéfice de l’Europe de l’Ouest.

La confrontation actuelle ne mènera nulle part. Sinon à donner du sens à ceux qui prédisent depuis longtemps que la situation d’aujourd’hui pourrait bientôt ressembler à celle de l’immédiate avant-première guerre mondiale, quand un engrenage local absurde conduisit à une guerre mondiale.

Il ne fallait donc pas annuler le sommet entre l’Union Européenne et la Russie. Il ne faut pas exclure la Russie du G8. Il ne faut pas répondre à des sanctions par des sanctions. Aujourd’hui dérisoires. Demain suicidaires.

Il faut tout au contraire faire comprendre aux Russes qu’ils ont tout à gagner à se rapprocher de l’Union Européenne. En leur proposant de construire un vaste espace commun de droit, où la question de la Crimée deviendrait dérisoire. . Et, pour commencer, le proposer à l’Ukraine, à condition qu’elle accepte de rester ce qu’elle est, un pont entre les deux Europe, celle du monde latin et celle du monde orthodoxe, pour le plus grand bénéfice des uns et des autres.

Jacques Attali, 23/03/201, L’Express

64 réponses à [Reprise] Sont-ils tous devenus fous ?, par Jacques Attali

  1. Tycer Le 30 mars 2014 à 10h26
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    Pour vendre son gaz, assurer la puissance du dollar et placer ses entreprises, les élites gouvernantes aux USA ont déjà declaré d’autres guerres pour moins.


    • jducac Le 30 mars 2014 à 11h25
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      @ Tycer Le 30 mars 2014 à 10h26

      De mon point de vue, Jacques Attali a totalement raison. C’est une erreur de pousser aux oppositions qui finissent par porter tort à ceux qui les initient. C’est pourtant un peu ce que vous faites en mettant en cause les USA et en les désignant comme un empire à condamner.

      Par contre, je ne donne pas raison à J.A. lorsqu’il présente comme un droit supérieur, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes quitte à se séparer des Etats qui ont grandement contribué à leur développement. Plus les structures qui ont amené l’espèce humaine à son état de développement actuel, tendent à se fractionner, à se diviser, à s’émietter, plus elles se rendent vulnérables et plus elles fragilisent aussi la structure source, la structure d’origine, la structure de tête, celle qui est capitale, l’humanité, l’espèce humaine toute entière, à laquelle chacun de nous doit se sentir appartenir.

      link to cnrtl.fr

      Or, c’est par les relations d’échanges profitables à toutes les parties, que l’espèce humaine peut parvenir à vivre et à survivre en dépit de toutes les difficultés rencontrées. Parmi elles, l’épuisement des ressources actuellement disponibles, n’est pas des moindres. Cela nécessite de porter une grande attention à la création d’investissements adéquats, ce qui ne peut se faire sans sacrifices en obligeant à travailler plus et à consommer le moins possible dans l’immédiat afin de préparer l’avenir.

      Hélas beaucoup ne l’ont pas compris. Ils œuvrent à l’opposé de ce qu’ils devraient faire parce qu’ils manquent de vision et qu’ils sont prisonniers de corporations, ces structures qui pour survivre elles-mêmes pendant quelques temps encore, poussent leurs adhérents dans des voies suicidaires.

      link to actu.orange.fr

      C’est comme cela qu’on va attirer les touristes en France et développer notre industrie touristique?


      • ril Le 30 mars 2014 à 18h08
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        Ce serait plutôt l’accès au marché mondial qui favorise les petits états et freine les grandes unions :

        la mondialisation tend actuellement à réduire l’intérêt de la grande taille, en permettant aux nations d’avoir accès à un seul marché – le marché mondial. Dans ces conditions, le coût du séparatisme tend à se réduire : si une région quitte une unité politique, elle ne perd que des avantages réduits, dans la mesure ou elle dispose de la même capacité à commercer avec le reste du monde. Toutes choses égales par ailleurs, on doit donc s’attendre à ce que l’accroissement de l’intégration économique entre les pays élève les tendances séparatistes à l’intérieur des Etats. Ces aspects sont abondamment illustrés par Alesina et Spolaore dans leur livre. Il faut donc constater qu’au vu de ces deux livres, la volonté de construire une union “toujours plus étroite” entre Etats Européens va à l’encontre de tendances lourdes de notre époque, plus favorable aux petites nations, à la fois du fait de la mondialisation (qui réduit le “coût” d’appartenir à un petit pays) et des technologies qui confèrent une prime aux unités politiques de petite taille.

        link to econoclaste.org.free.fr


        • jducac Le 30 mars 2014 à 19h32
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          @ ril Le 30 mars 2014 à 18h08

          Toutes choses égales par ailleurs, on doit donc s’attendre à ce que l’accroissement de l’intégration économique entre les pays élève les tendances séparatistes à l’intérieur des Etats. Ces aspects sont abondamment illustrés par Alesina et Spolaore dans leur livre.

          Merci pour le lien renvoyant à Alesina et Spolaore. Ça n’est cependant pas parce que « l’intégration élève les tendances séparatistes », qu’il est bon, pour l’ensemble de niveau supérieur, à savoir l’humanité entière, de laisser se développer cette tendance.

          Ces auteurs ne se sont probablement pas livrés à une analyse fonctionnelle d’un ensemble de structures divisées en micros Etats. Ils n’ont, par conséquent, pas pu évaluer le coût de fonctionnement de cet ensemble en termes de dépense d’énergie, cette grandeur physique de base qui, avec l’espace et le temps, régit tout dans l’univers. Car avec la biophysique aussi et jusqu’au niveau des petits et des grands organismes vivants, c’est toujours la physique qui a le dernier mot, bien plus que les considérations mises en avant par les apprentis sorciers que sont les tenants des sciences politiques et sociales, à juste titre dites sciences molles, donc éminemment trompeuses et manipulables.

          Réfléchissez à cet aspect et vous comprendrez probablement pourquoi, pour mieux assurer sa survie, l’humanité n’a pas intérêt à multiplier à l’excès ses divisions.


          • step Le 31 mars 2014 à 11h02
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            dépasser les structures capables de porter un concensus démocratique, c’est aussi appeller à l’avennement de fascismes. Quel responsabilité dans cet émiettement démocratique du combat de chacun contre tous économique que promeut les élites en place ? Aucun, à n’en pas douter, il n’y a bien évidemment aucun problème de cohabitation entre la vision d’un autre adversaire économique dans la survie et d’un autre citoyen collaborateur dans le fonctionnement du bien commun.


            • jducac Le 31 mars 2014 à 13h52
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              @ step Le 31 mars 2014 à 11

              Dépasser les structures capables de porter un consensus démocratique, c’est aussi appeler à l’avènement de fascismes.

              Quand on fait une telle déclaration, il vaut mieux être en mesure de justifier sa théorie en faisant appel à des exemples convaincants. Je ne pense pas que l’émiettement, la « désintégration » préserve de la venue du fascisme si l’on se réfère à ce qui s’est passé en Corée. A moins que vous considériez la Corée du Nord comme une démocratie ayant échappé à « l’avènement du fascisme » en préférant miser sur le séparatisme.
              Il semble, si l’on se réfère aux 2 Corée, que ce soit plutôt le socialo communisme qui prédispose au fascisme/ totalitarisme/nazisme en écrasant la démocratie alors que celle-ci règne encore dans la Corée du Sud capitaliste.

              link to fr.wikipedia.org

              link to fascismenazismecommunisme.sitew.com


            • step Le 31 mars 2014 à 17h52
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              @jducac: je ne doute pas que votre point godwin coréen, ne vous empêche pas de sentir les différentes formes de fascisme….

              Ah ben si, quel dommage….

              Pas de problème alors… fonçons. Le programme appliqué à la grêce n’est pas fascisant (forcément c’est des néolibéraux qui l’appliquent)… et bizarrement ils ont des fascistes en premières places, mais évidemment il n’y a aucun lien.

              Le fascime nait de la distortion entre les aspirations des peuples à un changement et le refus violent des élites de leur accorder. C’est un moyen comme un autre pour ces dernières de conserver le pouvoir par l’endoctrinement de la population à la soumission. Que ces élites soient concervatrices, libérales, socialistes ou communistes n’a juste, aucun rapport.


          • Wilde Jagd Le 07 avril 2014 à 00h41
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            Lors de l’émission de “Ce soir ou jamais” consacrée à l’Ukraine, Jean-Louis Bourlanges a dit, à côté de pas mal de choses inexactes, quelque chose de bien intéressant.

            Selon lui, les nombreux projets de sécession qui se profilent en Europe (Catalogne, Écosse, Pays Basque) s’expliquent certes par des raisons historiques mais aussi par la disparition de l’idée de partage (et donc de solidarité). Les Catalans ne veulent plus “payer pour” le reste de l’Espagne, ce pays de “fainéants”, et ainsi de suite.

            Et cette disparition de la valeur solidarité, à quoi l’attribuer sinon à la montée en flèche de cette idéologie du “chacun pour soi” qui s’appelle le néo-libéralisme ?


        • Patrick Luder Le 31 mars 2014 à 04h21
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          La mondialisation ne sert que les intérêts des grandes multinationales, au détriment de la grande majorité des personnes, des petites entreprises et de l’environnement … Un grand ordre mondial ne sera qu’une immense dictature dont il faudra soit se soumettre, soit périr. Soutenons par tous les moyens, l’indépendance des pays dont les gens décident eux-même de leur propre avenir.

          link to fr.wikipedia.org


          • jducac Le 31 mars 2014 à 16h03
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            @ Patrick Luder Le 31 mars 2014 à 04h21

            Un grand ordre mondial ne sera qu’une immense dictature dont il faudra soit se soumettre, soit périr. Soutenons par tous les moyens, l’indépendance des pays dont les gens décident eux-mêmes de leur propre avenir.

            Cette dictature existe déjà. Elle n’est pas le fait des humains. C’est la dictature du système physique terrestre avec lequel tous les organismes vivants, y compris les hommes, doivent composer. Ils doivent user de leur travail pour vivre et se perpétuer en s’alimentant en énergie pour se nourrir, se déplacer, se vêtir, se protéger des agressions de l’environnement etc…..

            Or l’énergie n’est pas donnée en quantité égale à tous les individus, ni à tous les groupements d’individus. C’est plus ou moins facile d’y avoir accès selon le lieu et le temps de la vie. C’est aussi fonction de ce que les générations précédentes laissent en héritage aux suivantes. Cette extraction d’énergie est aussi mieux à la portée des uns que des autres en fonction du mal que chacun se donne pour y accéder.
            Certains ne se tuent pas à l’ouvrage, ce qui ne les empêche pas de bien vivre quand, avec les diplômes requis et quel que soit leur efficacité au travail, ils deviennent fonctionnaires et pourvus à vie des revenus nécessaires

            link to ina.fr

            Quand l’on vit de la sorte jusqu’à près de 60 ans et que l’on doit rationnaliser le fonctionnement du pays dans lequel on détient tous les pouvoirs et de prestigieux diplômes, cela peut s’avérer insuffisant. Pour réussir dans sa mission, cela nécessite de faire les bons choix.
            Ah choisir ! Quelle tyrannie !
            C’est en particulier le cas quand on est atteint du syndrome du polytechnicien.

            link to lemonde.fr


          • esnault Le 01 avril 2014 à 22h53
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            Je suis tout à fait d’accord. D’ailleurs les accords de libre-échanges que les US essaient depuis plusieurs années de signer partout dans le monde avec le Canada, le Mexique, la Zone Pacifique et maintenant l’Union Européenne n’ont, en fait, rapporté qu’à eux. Voici un petit article du monde Diplomatique datant de la fin de l’an dernier :
            link to monde-diplomatique.fr


  2. Jourdon Le 30 mars 2014 à 10h35
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    merci pour ce texte empreint d’une grande lucidité

    je ne sais pas si la situation actuelle ressemble à celle de 1919. Tous les historiens aujourd’hui convergent vers la pensée que le Traité de Versailles fut désastreux dans ces conséquences. Mais aujourd’hui est-on seulement prêt à négocier des Traités politiques. Pour ma part je vois surtout des Traités davantage véhicules de droit commercial – les affaires derrière sont déjà prêtes dans ces cas là – que véhiculant du Droit Civil, et donc social politique et constitutionnel…

    il me semble par contre que la guerre d’Irak peut être comparée à la Guerre de 1870 entre la France et l’Allemagne: une Guerre finalement pas si considérable sur le moment , , mais qui véhiculait des conséquences stratégiques de la magnitude la plus élevée pour au moins cinquante ans. A-t-on assez réfléchi que les Etats-Unis ont souvent – même si parfois à mon sens maladroitement – essayé de protéger l’Europe à ses frontières? Serons-nous capables de répondre présent-e-s au rendez-vous pour assumer nos propres responsabilités???

    je suis aussi d’accord qu’il n’est pas optimal de reléguer la Russie hors du G8… la plaçant ainsi dans un rôle défensif. Dès lors que nous aurions ainsi humilié la Russie, qu’y aurions-nous gagné? L’impossibilité de discuter avec elle et bénéficier de ses conseils en matière stratégie. Le terme “victoire à la Pyrrhus” serait alors très faible pour décrire l’auto-amputation que nous nous infligerions!!.


  3. Mister W Le 30 mars 2014 à 10h52
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    je n’aurais jamais cru dire ça de Jacques Attali, mais pour le coup il a raison.

    Oui, si l’europe veut exister et avoir un sens, elle ne doit pas être le toutou des américains, elle doit faire le choix de ses intérêts. Et l’affrontement avec la russie n’est pas dans son intérêt.


    • Wilde Jagd Le 07 avril 2014 à 00h50
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      Je suis comme vous, j’en crois à peine les yeux.

      C’est bien la première fois qu’un texte de Jacques Attali ne me paraît pas nul, prétentieusement vide ou extrêmement discutable.

      Mais ici, son propos me paraît aussi pertinent qu’argumenté. Comme quoi tout arrive un jour…


  4. hema Le 30 mars 2014 à 10h56
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    En général, M Attali a le don de sentir, dés la 1° risée, le sens du vent dominant à venir, c’est en ce sens que ce billet est le bienvenu.


    • fc Le 30 mars 2014 à 11h01
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      C’est un homme d’esprit, assez pointu de sur croit, n’en déplaise à certains!


      • Jean Le 30 mars 2014 à 17h27
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        C’est bizarre que cette personne “d’esprit pointu” qui est de la même communauté que nos 2 ministres des affaires étrangères ( 1 officiellement et 1 non officiel ), ne voit pas que le gouvernement ukrainien est composé à 1/3 de néonaz… antisé…


  5. yoananda Le 30 mars 2014 à 11h01
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    Mais Jacques, ils ne sont pas fou, ils essayent juste de réaliser ton plan du nouvel ordre mondial !!! Un peu maladroitement certes, mais heureusement, tu es la pour réprimander tes enfants s’ils dévient un peu trop (visiblement) …


    • fc Le 30 mars 2014 à 12h00
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      Vous avez une chance extraordinaire, j’ai abordé dans un précèdent commentaire la même thématique que vous, avec un lien où il parle avec bienveillance de la future capitale mondiale…
      Mon commentaire a été modéré !


    • Blip Le 30 mars 2014 à 17h23
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      Ne pas se laisser endormir …. Bien vu


    • Amsterdammer Le 30 mars 2014 à 21h46
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      A propos de nouvel ordre mondial :

      Le côté obscur de la Force sera présent à la prochaine élection présidentielle ukrainienne
      link to youtube.com
      :-D


      • perceval78 Le 31 mars 2014 à 08h51
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        en parlant du coté obscur de la force , je vois invite a voir la définition du transhumanisme
        faite samedi soir chez ardisson (vers 19 min 24)

        link to canalplus.fr


  6. Joaquim Defghi Le 30 mars 2014 à 11h06
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    La confrontation actuelle mène les Etats-Unis quelque part, du moins le croient-ils. Cela leur permet de s’accrocher encore un peu aux oripeaux d’une suprématie sur le déclin, mais chut! Ce mot est interdit. Comprendre la stratégie des USA dont l’UE dépend, passe selon moi par l’analyse économique, mais aussi une analyse symbolique qui effraie tant dans ce monde rationnel, et pourtant qui explique cette folie.
    link to actudupouvoir.fr


  7. Alkali Le 30 mars 2014 à 11h52
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    Ah ben elle raide celle-là! Voilà que ce type se permet de nous refiler, une fois de plus, son huile de foie de morue à la moraline.
    Alors quoi? il ne s’agit de rien moins que de “”"de tout faire pour intégrer notre grand voisin de l’Est à l’espace de droit européen.”"” La Russie n’est donc pas un pays de droit alors que l’UE, elle, serait THE modèle?
    Il nous prend pour qui, pour des abrutis?
    C’est le “droit” qui a poussé l’UE et les USA à fomenter et appuyer les nazillons de Maiden? C’est au nom du droit que nos ministres se sont affichés aux cotés de ces fous furieux? Que l’inénarrable BHL a vomi ses discours à l’ombre des drapeaux nazis?
    Ce mec a peur maintenant, il commence à entrevoir les résultats de la conception du droit dans l’UE. Il comprend que cela a été trop loin et il tremble de la réaction russe. Il le dit avec des trémolos de panique dans la voix “”" une escalade aux conséquences potentiellement terrifiantes avec la Russie,”"”
    Allez! je ne peux pas en lire plus…. quelqu’un peut me dire où se trouvent les chiottes, envie de dégueuler tout à coup!


    • Julian Le 30 mars 2014 à 16h56
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      Attali est un grand spécialiste de la pirouette, de la posture et de la détection du sens du vent.

      Dans son genre, c’est un artiste.

      Le papier publié par l’Express est à peu près irréprochable.

      A ceci près qu’il est signé par un cynique qui se l’a joue “sage au dessus de la mêlée” , totalement décrédibilisé.

      Si certains ont du temps de libre, qu’ils aillent fureter dans les deux tomes de son “Verbatim” 1 et 2 qui couvrent la période 1981-1988.

      Une leçon d’impudence et d’auto célébration !


    • Vasco Le 01 avril 2014 à 09h58
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      Entièrement raison , rien a rajouter


  8. juni palacio Le 30 mars 2014 à 12h07
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    Cela ne m’étonne pas de Jacques Attali dont la pensée est souvent stimulante. Dans notre pays, on aime bien cataloguer les gens et juger a priori sur la base de critères pas toujours avouables d’ailleurs. Passons..
    Ce qui m’étonne en revanche, c’est que nul ne pose la question de la position va-t-en-guerre et extrémiste de la France sur l’Ukraine.
    Pourquoi Fabius et Hollande, cela vaut pour l’Iran aussi, prennent-ils des positions qui vont même à l’encontre des intérêts de notre pays ?


    • fc Le 30 mars 2014 à 12h17
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      Pour Fabius la réponse est évidente ,pour notre le cueilleur d’abricot , peut-être pense-t-il a un droit de jambage!!


    • Norton Le 30 mars 2014 à 19h38
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      Parce qu’ils ne travaillent pas pour notre pays.


    • yoananda Le 30 mars 2014 à 20h37
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      On ne se pose pas la question parce qu’elle a sa réponse depuis longtemps …
      La France est vassalisée, nous n’avons plus de dirigeants mais tout au plus des contremaîtres.


  9. Kiwixar Le 30 mars 2014 à 12h27
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    “Dieu commence par rendre fous ceux qu’il veut détruire”.
    - Euripide


  10. samuel Le 30 mars 2014 à 12h58
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    “La confrontation actuelle ne mènera nulle part.”

    Pas si sur, la confrontation actuelle contre tous les misérables, ne permet-elle pas de dégager plus de marges bénéficiaires, et puis la plupart des élites mondialistes comme Attali et companie ne nous mènent-elles pas déjà nulle part. Alors pourquoi se lamentent-ils déjà tous au niveau des chiffres, vu que de toutes façons il faut bien mourir un jour ou l’autre, c’est pour ça qu’il faut plus trop rêver d’age d’or en matière de socialisme ou de libéralisme, surtout lorsque le climat se détraque au fur et à mesure de l’aveuglement le plus persistant du monde, la matière jamais éphémère, et bien c’est ce qu’on verra néanmoins dans les premières nouvelles mondialistes.


  11. yt75 Le 30 mars 2014 à 13h54
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    Le brave Jacquo … menant surtout sa barque et rattrapant à l’occasion ses métros de retard..


  12. FL Le 30 mars 2014 à 14h19
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    Dans cet article, Jacques Atalli pour commencer, réfute par avance toutes accusations de soutient au régime actuel russe et donc à Poutine. Ce n’était pas indispensable, personne n’aurait eu l’idée saugrenu de l’accuser d’une telle pensée, alors pourquoi le dire?

    La conclusion de son article renvoie par contre à la rhétorique employée par J-F Kahn dans l’article précédemment présenté sur ce blog. La conclusion dément le corps du texte certes d’une manière plus subtile dans ce cas.

    Ainsi le conseil de J. Attali est, je cite; -”Il faut tout au contraire faire comprendre aux Russes qu’ils ont tout à gagner à se rapprocher de l’Union Européenne”-.
    Les Russes ont donc besoins qu’ON leur fasse comprendre ou ce trouve leurs intérêts!

    A Chacun d’apprécier comme il l’entend, ce ON englobant.
    Jacques Attali devrait savoir, ayant occupé de hautes fonctions internationales, que si l’on souhaite apaiser des tensions entre de grandes puissance la première chose à faire est de supposer que la partie adverse comprend parfaitement la situation et que l’on est prêt à entendre ce qu’elle a à dire.


  13. nanker Le 30 mars 2014 à 14h21
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    “Il m’arrive parfois de demander s’il est possible d’avoir raison contre tout le monde”

    Attali n’a pas changé : sous couvert de modestie il reste celui qui a raison contre tout le monde, cad L’Homme qui toise le reste de l’humanité de son intelligence supérieure.

    Il y a 20 ans il mettait son intelligence “supérieure” au service de la construction européenne. Aujourd’hui il fait preuve d’une étrange amnésie sur le sujet et préfère appliquer son “génie” à des questions géo-stratégiques.

    Nul doute que si un jour s’ouvre un procès de Nuremberg de la catastrophe européaniste (1992-2022?) il sera en bonne place dans le box des accusés (avec Jacques Delors par exemple).


  14. Thomas13 Le 30 mars 2014 à 15h25
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    Cela est rassurant que M. Attali aie le courage de défendre cette position.

    Pourquoi ? Parce qu’il pourrait être suspecté sinon de faire partie de l’élite d’un complot sioniste (qui reste un fantasme anti-sémite), au moins d’être l’un des agents d’influence objectifs du capitalisme conquérant anglo-saxon-sioniste-wahabite. Et là, ce n’est plus du délire.

    Donc , merci M. Attali, quadruplement : pour la Russie soeur, pour l’Europe à construire, pour la France dont l’honneur est bafoué, pour les juifs dont vous êtes un représentant juste.


  15. wesson Le 30 mars 2014 à 15h36
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    éh bé, si un jour on m’avais dit que je n’aurai aucune critique à formuler sur un texte de Attali, je ne l’aurai pas cru.

    Allez, si une petite pour la forme: Je ne suis pas certain qu’un AELE aurait été une bonne chose pour la Russie, pas plus que ça ne l’est pour les Européens, car on y oublie systématiquement là où la concurrence est réellement pas libre et totalement faussée, sur les droits sociaux et le droit du travail. Mais il s’agit là d’un problème inhérent à la construction Européenne, et celui qui à terme la fera exploser.

    En dehors de cela, le texte d’Attila (oups, ça me reprends) est remarquablement mesuré.


    • perceval78 Le 31 mars 2014 à 08h53
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      a ce propos @wesson as tu vu qu’on a retrouvé la tombe d’attila :

      link to french.ruvr.ru


  16. steeve Le 30 mars 2014 à 17h12
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    Egal à lui même, ce pitre.Lui qui appelle à un gouvernement mondial !!
    Pour une fois, je suis d’accord. Mais, si l’europe a déjà fait cette erreur c’est parce que nos élites déconnectées des réalités appliquent les idées de son Altesse Jacques, idées bien souvent relayées par notre penseur à la chemise blanche.
    Après le Kosowo, dont la crise est très loin d’être finie, nos tristes leaders ont recommencés. Seule Angela Merkel est plus mesurée: Ah, le réalisme Germain. C’est aussi une composante non négligeablet de la productivité Allemande


  17. Norton Le 30 mars 2014 à 19h30
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    Attali : “Et s’il y a un souvenir à avoir, c’est celui de ce à quoi a conduit la volonté d’humilier et d’isoler l’Allemagne après la première guerre mondiale : Isoler l’Allemagne de Weimar en 1919 avec le tragique Traité de Versailles a conduit à l’avènement d’Hitler.”

    Étonnant que ce fin connaisseur de la finance s’arrête à l’avènement d’Hitler sans parler de son financement avant et pendant toute la durée de la guerre de 39/45…

    link to mariosousa.se


  18. Jared Le 30 mars 2014 à 21h31
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    Désolé mais je ne cautionne pas cette publicité faite à Attali. Il retourne sa chemise par calcul. Voir par exemple ce qu’il disait sur la crise ukrainienne le 08/03 chez Ardisson :
    link to canalplus.fr


    • FL Le 31 mars 2014 à 08h52
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      Merci pour ce lien qui en principe ne nécessite pas de commentaires tellement il se suffit à lui même; début à 7mm10”http:
      //www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3350-c-salut-les-terriens.html?vid=1033247

      Jacques Attali dans cette interview est parfait, d’autant que le questionneur, lui laisse faire son autoportrait ou le narcissisme le plus débridé n’est pas le moindre le trait.
      J. Attali fait sans doute allusion à la BERD; link to fr.wikipedia.org
      dont il attribue à lui seul la création, quand il évoque l’unique action unificatrice entre la Russie et l’Europe.

      Ce chef d’orchestre (connu dans le monde entier, dit-il!) est une girouette qui indique plusieurs direction à la fois et dont l’axe vertical sur le quel elle est plantée désigne là-haut dans l’azur, phénix Jacques, l’éblouissant!


    • Wilde Jagd Le 07 avril 2014 à 01h16
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      Merci pour le lien. Effectivement, lors de son passage chez Ardisson, Attali prend l’exact contrepied de son éditorial de L’Express (mais cette fois avec des arguments idiots).

      Quelle girouette. Je me disais bien, aussi…


  19. theuric Le 30 mars 2014 à 22h06
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    (Petit incident de clavier)

    L’Allemagne, donc, trop timorée, elle, n’a pas compris ou pas voulu comprendre les enjeux, enjeux qui n’ont plus rien à voir avec de seules questions commerciales, nous ne sommes plus en 2007, nous entrons dans l’ère des rapports de forces, c’est cela qui compte aujourd’hui!
    Lors de ces événements, c’est elle la troisième perdante.
    Elle ne conservera des liens commerciaux et autres qu’avec les anciens pays d’Autriche-Hongrie qui lorgneront tout de même du coté de la Pologne.
    Parce que oui, aujourd’hui, il y a des gagnants et des perdants, plus commerciaux mais géopolitiques et géostratégiques et pour les étasuniens cette défaite est majeur.
    D’Asie, Afrique, Amérique du Sud jusqu’en Europe, sur tous les continents, chaque gouvernement à vu la débâcle américaine, Monsieur Obama qui se précipite en France après un appel téléphonique de Poutine.
    Une flotte hors de sa base coûte cher, très cher et ce n’est pas les quelques tonnes d’or qui y changera grand chose, l’Amérique n’a plus les moyens de sa politique, elle est ruinée même si ce n’est pas encore visible.
    Et cet or servira-t-il à rembourser les allemands?
    Cette question restera gravée à l’esprit de tous les dirigeants, à tord ou à raison, surtout de ceux de l’ex-Europe de l’est.
    Israël ne pourra pas ne pas se tourner vers la Russie, sa survie est à ce prix, du-moins le croit-elle, ce pays n’a plus aucune confiance dans leurs anciens alliés U.S., ce qui voudra dire, à terme, de renouer avec l’Iran, même de façon informelle.
    L’Allemagne devra refonder ses liens avec la France qui sinon se tournera vers l’Angleterre, elle a perdu sa crédibilité d’avec nombre de pays est et sud européens qui maintenant vont se tourner vers la France ou la Pologne.
    Et l’Angleterre, elle, qui, encore une fois, a compris avant tout le monde la réelle situation, a absolument besoin de l’une et de l’autre, elle sera le seul et réel lien franco-allemand.
    L’Union-Européenne continuera de se déliter, de se vider de sa substance, elle s’évanouit comme le chat d’Alice au pays des merveilles au même rythme que les américains se ruinent.
    C’est le Japon pour qui cette histoire est vraiment terrible, il sait maintenant qu’il doit se réarmer face à une Chine de plus en plus agressive, adieu chômeurs…
    En Asie ce sera la course à l’échalote du réarmement, pauvre Népal, pauvre Bhoutan, pauvre Bangladesh, surtout, pauvre Corée, pauvre Taïwan…

    Voyez-vous, Monsieur Attali, d’un événement à nos portes et ce sont l’ensemble des relations internationales qui seront bientôt bouleversées.
    Et même l’Europe s’en trouvera bougée.
    L’événement fait signe en montrant à tous la vrai situation de chacun, les forces comme les faiblesses, ce qui permet de dégager certains des traits les plus saillants.
    Certes, ils évoluent tous au jours le jours c’est pourquoi de nouveaux événements pourront encore les faire évoluer, au niveau régional comme international.
    Ce ne sont plus seulement les questions économiques qui sont déterminantes, je dirais même qu’elles le sont de moins en moins et bientôt ne seront que secondaires hormis les différents approvisionnements, en matières premières, surtout.
    Être aveugle à ce basculement majeur qui s’effectue depuis 2008 c’est se limiter.
    C’est vrai, les droits des peuples et la nécessité des frontières sont d’une grande importance mais, en politique plus que nul part ailleurs, la nécessité fait loi.
    L’O.N.U. est aujourd’hui gravement affaiblie et, ce, de par la responsabilité américaine, doublement affaiblie, hier par l’attaque injustifiée des américains sur l’Irak et aujourd’hui par l’écoute de ses ambassadeurs, écoutes que ceux-ci n’ont même pas réussi à cacher.
    Chaque pays, chaque nation, chaque état reprend ses billes en écoutant de moins en moins un machin qui devient sous nos yeux qu’un bidule.
    Tout ces états, ces nations, ces pays savent dorénavant trois choses:
    1) le système économique mondial va bientôt exploser;
    2) il ne faut plus grand chose pour que les U.S.A. ne soient plus, au mieux en tant que puissance, au pire en tant que pays;
    3) Il n’y a plus, dès maintenant, de règles, chartes et lois internationales, chaque état se doit donc de composer avec les seuls principes régissant la politique, sous toutes ses formes.
    Ce qu’en Europe nous avions presque oublié.


    • theuric Le 30 mars 2014 à 22h18
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      Penser économie et le droit international c’est bien mais aujourd’hui ne penser qu’en cela ne peut que limiter, surtout que le chantre U.S. de cette pensée en a perverti jusqu’à son coeur.


  20. Theoltd Le 30 mars 2014 à 22h16
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    L’incident de clavier, c’etait avant ou apres?


    • theuric Le 30 mars 2014 à 22h19
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      C’était pendant, sauf fautes de français, bien sûr.


  21. Jacques Le 30 mars 2014 à 22h43
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    bon, sur ce coup-ci, Attali ne hurle pas avec les loups contre la Russie, mais pour le reste il est bien dans le mépris pour ce pays, l’ignorance du contexte réel, avec une comparaison historique déplacée: quand comprendra-t-on que le traité de Versailles (1919) n’a tout simplement pas été appliqué puisqu’il n’a pas été ratifié par le Congrès américain et que l’arrivée au pouvoir du nazisme (1933) est la conséquence de la politique d’austérité du chancelier Brünning (1931-32). Le contexte actuel est bien l’austérité, avec la montée de l’extrême droite partout en Europe, y compris en Ukraine où le côté cocasse est l’utilisation de cette extrême-droite par les eurocrates qui font semblant de s’en inquiéter en France. L’autre aspect essentiel de notre époque est le retour des nations, les évènements en Ukraine n’étant qu’une sorte de réunification de la Russie après les idioties de l’époque Eltsine le pochard.


  22. millesime Le 30 mars 2014 à 23h02
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    On peut légitimement se poser la question de savoir en quoi un pays situé sur un autre continent à quelque 7000 km de là, est-il concerné par des politiques, des conflits de voisinage ? je veux parler bien évidemment des Etats-Unis (qui négocient avec la Russie étonnant non?)
    et l’ Europe ? fuck the UE a dit une américaine..!

    sinon pour de gros intérêts financiers mais aussi …de pouvoirs économiques (cette fameuse gouvernance mondiale..cher au Nouvel Ordre Mondial.)

    Attali tente tout simplement de nous faire avaler le NWO (il en est le grand porte-parole en Europe avec notre ancien président et tous les yungs leaders du genre Valérie Pécresse, Valls et compagnie) et tente d’y intégrer la Russie par ce plaidoyer.

    Il aurait dit récemment, c’est le NWO ou la guerre semble-t-il, en présence de Mélenchon.

    IL me semble que les BRICS ne sont guère favorables à cette vision monolityque unipolaire du monde, voulu donc par les USA et ceux qui sont derrière tels la Trilatérale, Bilderberg et autre CFR

    Les BRICS et autres pays émergents ont plutôt une vision multipolaire de la gouvernance mondiale.


    • millesime Le 30 mars 2014 à 23h11
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      Comme le disait Franck Biancheri (décédé) “le monde d’avant”
      la crise mondiale
      en route pour le monde “d’après”


    • Wilde Jagd Le 07 avril 2014 à 01h22
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      “[Attali] aurait dit récemment, c’est le NWO ou la guerre semble-t-il, en présence de Mélenchon.”

      Cette info est bien intéressante. Pourriez-vous citer votre source svp ?


  23. fadiese Le 30 mars 2014 à 23h07
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    la seule chose importante c’est que l’Europe soit incapable de sortir de l’Otan
    car elle est incapable d’avoir sa propre défense
    d’ où le rapprochement avec la Russie est impossible, alors que ce serait notre partenaire idéal
    et puis la “jurisprudence” du Kosovo empêche toute critique fondée contre la Russie
    alors nos petites gesticulations sont contre productives et renforcent un pouvoir non
    démocratique, non seulement en Ukraine mais également en Russie!


  24. nono Le 30 mars 2014 à 23h09
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    Pas lu les post… Redite probable…
    Attali (pourquoi deux T?), c’est le banquier raté qui se préoccupe plus du Carrare que du bilan…?
    Conseiller des princes, ce n’est pas rien. Sauf si les princes n’en s’ont pas.
    Franchement, qu’il y a-t-il d’extraordinaire à ce qu’Attali découvre ce que nous savons depuis…?
    Qu’un Important l’exprime? ok. Pas plus.
    Je redis, chapeau pour le boulot! C’est beau la jeunesse!…
    Un Olivier qu’on arrache pas, lui.


    • nono Le 30 mars 2014 à 23h13
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      Oui on peut avoir raison contre tout le monde, Olivier. Mais le monde emporte la raison. Too bad.


  25. Tche Le 30 mars 2014 à 23h53
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    Un petit remarque: son prénom n’était pas Nicolaï… il s’appelait Nikita Khrouchtchev


    • Prague Le 31 mars 2014 à 00h43
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      Le diminutif de “Nikolaï” est Nikita ou aussi Kolia, non?


  26. Kiwixar Le 31 mars 2014 à 00h24
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    A voir qu’on parle encore des vieux schnoques (Attali, JF Khan, BHL) qu’il serait humain d’amener chez le véto pour les faire piquer, j’en profite pour recaser cette belle phrase :

    “Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître, et dans le clair-obscur naissent les monstres.”
    - Antonio Gramsci


  27. theuric Le 31 mars 2014 à 01h23
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    Monsieur Berruyer,
    Mes origines comptent de mêmes sortes que messieurs Lévy et Attali et en ai exploré la complexe trame tout au long de l’histoire.
    J’en connais les mesures et les heurts, les luttes et les paradoxes.
    Je comprends les choix de chacun, choix anciens liés aux paraboles des compréhensions et incompréhensions.
    Mais surtout je connais les dangers de notre ère.
    Dans un commentaire précédent j’ai montré une étrangeté psychologique, celle de notre président et de moi-même, faite de discrétion, de courage louvoyant et d’une pensée puissante.
    Je ne dis pas tout, loin de là, mais je me permets de gronder et avec raison!
    Certains n’ont pas le droit de jouer avec les dangers du présent, surtout avec désinvolture.
    Et je sais pourquoi ils le font!
    Eux, non!
    Ce feu brulant qu’ils ont allumé s’éteindra comme feu de paille, comme tous les feux du temps, les uns après les autres.
    C’est la rétrogression qui nous en pousse au formalisme, allez voir sur mon blog ce que c’est, et nous revenons à la bifurcation initiale, entre 1870 et 1880 environ.
    Aujourd’hui nous y sommes, l’Europe y est et elle croit qu’elle va pouvoir refaire l’histoire…
    Mais l’histoire va se rejouer, semblable mais ailleurs.

    En ce moment les cartes se redistribuent et il va nous falloir toute notre pleine conscience pour en déjouer les méandres.
    Or, je suis contraint au silence.
    Satané silence de la peur que je ne lis pas dans ses yeux de crainte de mon regard, j’en suis devenu épi-génétiquement prosopagnosique.
    Et pourtant il y a tant à dire des apparences et des croyances, ces bribes de réalité: c’est cela qui fait peur: le réel.
    J’ai peur de faire peur parce que la peur fait peur, elle est dangereuse.
    Je le sais dans mes tripes!
    Si vous saviez…
    La chaine continue d’événements créés de toutes pièces par des décisions savantes et hasardeuses font et fondent l’histoire en une série perpétuelle de bifurcations parfois intrigantes: la sottise fit plus pour l’effondrement d’un empire que bien de coups d’épées de généraux géniaux.
    C’est vrai, quoi, pourquoi donc m’agacerais-je de tant de dérisions.
    Ils sont si bigleux et j’en comprends tant le drame.


    • Norton Le 31 mars 2014 à 08h12
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      @theuric,

      L’étrange poésie,
      Étanche et pas jolie,
      À mon cerveau primaire
      N’apporte que de l’air.


    • perceval78 Le 31 mars 2014 à 08h48
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      theuric peut tu donner le lien vers ton blog .merci


  28. step Le 31 mars 2014 à 11h08
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    Tiens, au doigt mouillé attali sent les variations de la brise. Mais comme d’habitude, pour résoudre l’impotence européenne, il faut…plus d’europe. Curieux paradoxe que ce stratège brillant sans vision.


  29. platcha Le 31 mars 2014 à 11h56
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    Fin du droit international : la machine infernale plus que jamais à l’œuvre.

    link to infocontinue.wordpress.com


  30. dany2 Le 31 mars 2014 à 12h12
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    En 2007, Attali préside une comission sur les freins à la croissance;
    en 1972,dans la revue “Objecteurs de croissance”, il dit: “Il est un mythe savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit les inégalités. Cet argument permettant de reporter à plus tard toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement.”


  31. bjm Le 10 avril 2014 à 07h36
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    Bonjour,

    N’ayant pas le français comme langue maternelle, souvent j’évite de m’exprimer…Les idées de l’article sont “grosso modo” justes. Mais seulement “grosso modo”…ce que je reproche au contenu de cet article et à bien d’autres sur le sujet de l’Ukraine est l’absence des références historiques complètes. Je ne pense pas que nous pouvons comprendre le problème ukrainien aujourd’hui en laissant de côté l’ensemble des aspects historiques. Il suffit de superposer plusieurs cartes disponibles sur le net : sur les prétentions de la république ukrainienne à la Conférence de Paix de 1919, sur le partage ethnolinguistique de l’Ukraine et la carte d’aujourd’hui pour comprendre que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent à absolument rien ! Ukraine a des problèmes territoriaux avec tous ses voisins ! Peux-t-on demander aux hongrois, polonais, roumains et russes d’être des ukrainiens alors qu’ils ne le sont pas ? La minorité russe, la plus vocale, demande ses droits …de quel droit nous pourrions s’opposer ?Les polonais et roumains ne disent rien, mais à mon avis c’est temporaire. Les hongrois ont tout de suite le respect de leur particularité ethnique. C’est normal ! En UE, on demande le respect des droits des minorités ! Pensez-vous que le gouvernement ukrainien de demain (peut importe la couleur) est prêt à respecter les droits des minorités ? Depuis l’indépendance combien des écoles en langue hongroise, polonaise et roumaine ont été fermées en faveur de l’ukrainien ?Peux-t on intégrer un tel pays à un projet européen ? Un deuxième aspect tout aussi important est que les frontières internes de l’URSS n’ont pas été définies sur des bases clairement définies. Suivant les critères de E. de Martonne ces frontières ne sont pas viables. Par exemple, l’autoroute Reni Odessa traverse la frontière entre l’Ukraine et la Moldavie en plus de 4 points. Est-ce cela viable évidement que non ? Il est vrai, que l’Ukraine a proposé des solutions, mais toutes bien entendu en maximisant son territoire, en oubliant qu’elle était en train d’occuper des régions moldaves qui sont roumanophones…La question est de savoir si l’on peut parler de l’Ukraine dans ces frontières ? Pourquoi l’historiographie ukrainienne élude le passé polonais de Lvov ? Peux t on devenir ukrainien par des simples déclarations ?


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