Voilà la traduction du disours de Poutine tenu le devant le Parlement le 18 mars.

À vous de juger…

Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.

Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXe siècle.

Après la Révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créé à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. c

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite : « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance. » Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

Chers collègues,

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose : « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple, une même nation. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

Chers collègues,

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien.

(Standing ovation)

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" Vladimir Poutine. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

81 réponses à [Reprise] Discours de Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée : “Il est impératif de mettre fin à cette hystérie”

  1. Erstam Le 26 mars 2014 à 02h24
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    Le mars? 😀
    (première ligne)

    Et ça repart? ^^
    Je signale la petite coquille au passage.


  2. perceval78 Le 26 mars 2014 à 02h46
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    voir le debat dans c dans l air avec alexandre adler , isabelle facon , le general desportes et jean radvanyi

    pluzz.francetv.fr/videos/c_dans_lair_,99143471.html

    ca commence fort avec une perle de Adler : poutine est un gamin qui manque de maturite psychologique , suive quelques digressions sur la 1ere vodka , la 2de vodka , la 3eme vodka qui est meilleure en ukraine .

    6:45 une comparaison entre le cabinet sarkozy et la cabinet poutine

    28:18 qui sont les fascistes ukrainiens ?
    29:09 ceux qui font de la propagande sur ces fascistes sont ignobles ( c’est la conclusion)

    51:20 on a de la propagande russe comme on en a jamais connu depuis la perestroika

    52:06 je n’aime pas bcp les militants de svoboda mais …

    52:55 poutine n’est pas hitler

    53:36 il faut un directoire a 3 france allemagne russie sur certaines questions de securite essentielles

    56:52 poutine a toujours meprise obama

    57:14 nous sommes victimes de nos peches

    58:29 y a t’il un racisme anti russe …

    le general desportes a vaillement defendu le budget de l’armee francaise
    Isabelle Facon et Jean Radvanyi ont appelés a ne pas brusquer les russes


    • yt75 Le 26 mars 2014 à 13h54
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      Merci pour le lien (en train de regarder)

      Et en matière de propagande, déjà noté ici je crois, mais les US se débrouillent quand même très bien.

      Par exemple Condoleezza Rice (qui connait clairement très bien le sujet),se permettant de mentir effrontément en déclarant dans le Washington post : « Soon, North America’s bounty of oil and gas will swamp Moscow’s capacity. Authorizing the Keystone XL pipeline and championing natural gas exports would signal that we intend to do precisely that. »

      Pur mensonge/propagande compte tenu simplement des chiffres et projections de l’EIA (agence officielle fédérale Américaine), ou de tout expert un peu sérieux en la matière.
      Voir par exemple :
      http://resourceinsights.blogspot.fr/2014/03/ukraine-russia-and-nonexistent-us-oil.html
      Ou :
      http://www.jeremyleggett.net/2014/03/the-oil-and-gas-weapon-wont-work-davis-leggett-on-ukraine/

      Et ce qui est en danger actuellement, c’est bien aussi le petro $ en temps que monnaie de réserve.


    • HuguesL Le 26 mars 2014 à 15h41
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      “ne pas brusquer les Russes”. Ca sent la contrepeterie mais je ne trouve pas. 😉


      • Harpagon Le 26 mars 2014 à 18h15
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        Ne pas rusher trop brusque ?


  3. Patrick Luder Le 26 mars 2014 à 04h37
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    Bon OK, c’est un discours-propagande, mais c’est un discours complet qui tiens compte de toutes les données. Comparativement et en matière de discours, FH est un analphabète …

    Quand un référendum obtiens autant de voix, il y a peu de questions à se poser. Pour moi, une dernière question : y a t’il de réels opposants en Russie et en Crimée contre cette réunification ?
    Si oui, j’aimerais bien aussi entendre leurs voix et savoir qui et combien ils sont …
    Si non, alors que l’on laisse ses peuples décider de leurs propre sort.


    • Bruno Le 26 mars 2014 à 06h44
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      C’est marrant, quand un russe parle, c’est de la propagande. En revanche quand Obama, Merckel, Hollande, … (et la presse ‘mainstream’) rabâchent les mêmes éléments de langage, ce n’est pas de la propagande ! ça doit être de l’information ?


      • Inox Le 26 mars 2014 à 13h20
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        Propagande: http://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande
        L’Art du mensonge politique: http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Art_du_mensonge_politique

        De la à en déduire que tout discours politique est propagande… Il n’y a pas loin.

        Russie, USA, Europe, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
        Nier qu’il n’y a pas de propagande en Occident est tout simplement stupide.


        • Globule rouge Le 26 mars 2014 à 15h25
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          La propagande n’est pas par nature mensongere…. Il s’agit avant tout d’un ensemble d’actions qui permettent de diffuser des idees, le plus souvent c’est le domaine politique qui est concerné mais ca peut aussi toucher d’autres domaines, (pour creer de l’adhesion a des idees a des mouvements ou a des formes d’actions, etc..).

          L’europe fait de la propagande, les partis politiques font de la propagande, Mr berruyer en fait aussi…. c’est normal tous essayent de diffuser des idees afin de provoquer une adhesion, qui in fine incite a une action.


          • Crapaud Rouge Le 26 mars 2014 à 20h06
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            La propagande n’est pas par nature mensongere…” : tant qu’à faire, autant dire que l’alcool n’est pas “par nature” de l’alcool, ce n’est que de l’eau, l’alcool lui-même n’étant qu’un ingrédient… En réduisant la propagande au fait de “diffuser des idées”, alors la bible imprimée et diffusée en masse c’est de la propagande. Les cours dispensés dans les écoles, de la maternelle à l’université, c’est de la propagande. Quand Einstein publie sa théorie de la Relativité, il fait de la propagande. Quand je vous réponds, je fais ma propagande… Dans ces conditions, l’on se demande à quoi sert le mot, et pourquoi les nazis ont inventé l’art de la propagande.


      • Causette Le 27 mars 2014 à 09h12
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        Quand Obama parle, c’est pour donner des leçons de démocratie ! On a eu droit à un échantillon hier à Bruxelles et c’est ainsi qu’unanimement, toutes nos élites mainstream rassemblées pour l’occasion ont salué son beau discours. Subjugués par ses talents d’orateur (par ailleurs incontestables), ils en ressortaient comme une classe de maternelle qui vient de visiter Disneyland pour la première fois.
        “Les vrais talents d’un orateur” : c’est cela le vrai danger, quand ce talent est mis au service d’une “autre” cause que celle qu’il semble défendre. La cause cachée.
        Au moment de son élection, je me souviens avoir été très prudent et méfiant, à l’arrivée de cette fusée quasi inconnue (à l’époque) et qui avait bénéficié du budget record de près de un milliard de dollars pour cette élection.
        Ce type a été repéré, choisi, propulsé par des gens qui avaient des idées bien précises sur la conduite de “leurs affaires” et qui ont reconnu en lui le vecteur idéal. Il ne les a pas déçus. Par contre, pour tous ceux qui ont pris le slogan (génial!) “yes we can” au pied de la lettre, c’est une autre histoire.


  4. Gérard Lambert Le 26 mars 2014 à 06h13
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    Du côté européen, l’analyse généralement unilatérale des évolutions en Ukraine de l’Ouest, l’Est, et en Crimée, devient honteusement irresponsable. Nous ne disposons d’aucun regard un tant soit peu critique du nouveau pouvoir de Kiev, on nous agite en permanence l’épouvantail russe, avec la question lancinante “jusqu’où ira Poutine?”. Je remercie Olivier Berruyer pour son éclairage sur cette crise. Il est temps de ressaisir une opinion occidentale anesthésiée. Poutine n’est dans sa nature ni un tendre ni un démocrate mou, mais il a de la profondeur historique et du respect pour les peuples disséminés à l’Est. GLt


    • Guillaume Le 26 mars 2014 à 12h17
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      Je viens de trouver cet article: “Tensions grandissantes au sein du pouvoir ukrainien”:
      http://www.rfi.fr/europe/20140326-tensions-grandissantes-sein-pouvoir-ukrainien/

      Espérons que ça ricoche au moins un minimum dans les médias de masse.
      Ce qui est sûr c’est que ça va “ricocher” puissance 1.000 dans les rues si rien de raisonnable n’est fait bientôt.


      • yt75 Le 26 mars 2014 à 15h50
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        Oui, merci pour le lien, article sur le monde à ce sujet, mais bien sur strictement aucune mention de :

        “Son prédécesseur Igor Tenioukh, auquel il est reproché de ne pas avoir su gérer ni la résistance, ni le retrait des forces ukrainiennes, a dû reconnaitre que sur les 18 800 soldats stationnés en Crimée, 4 300 seulement ont choisi de rester dans l’armée de leur pays.”


    • Goldfinger Le 26 mars 2014 à 13h10
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      Bonjour,

      Merci pour votre intervention.

      Ecrire que ” Poutine n’est […] ni un tendre ni un démocrate mou ” est ce que l’on peut appeler un sublime exemple d’euphémisme 🙂

      Il ne faut pas se bercer d’illusions: la Russie n’est pas une démocratie quand bien même elle utilise parfois ses outils … comme cela a été fait très proprement/”pacifiquement” avec le référendum en Crimée (pas parfait mais suffisamment représentatif que pour refléter l’avis de la majeure partie des habitants de la Crimée).

      Mais soyons de bon compte, au vu de la désinformation qui règne sur nos médias occidentaux nous pouvons aussi légitimement nous demander si NOUS MÊMES sommes (encore ?) en démocratie. Elle semble visiblement TRèS imparfaite.

      Cependant je pense qu’il reste moins risquer de s’exprimer sur ce blog situé en France que s’il était situé en Russie 😉 .

      Quant au discours de Poutine (même si ce n’est pas lui qui l’écrit, il l’a prononcé) on peut déduire qu’il n’est pas fou et c’est déjà un point très rassurant par rapport à l’image “hitlérienne” que certains donnent de lui.

      Mettre en œuvre les points de son discours concernant l’Ukraine en tant que pays souverain indépendant constituerait probablement une des solutions les plus sensées.

      Seule cette phrase (parmi les points utilement mis en évidence par Olivier) M’inquiète encore un peu du côté russe :

      « Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre. »

      Espérons qu’il ne faille pas voir là une motivation suffisante pour récupérer ce qui reste de l’Ukraine (auquel cas ce sera la guerre) car Poutine s’il n’est pas fou est un nationaliste (qui ne s’ignore pas 😉 ).

      Très cordialement,


      • Jyggallag Le 26 mars 2014 à 18h28
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        “Mais soyons de bon compte, au vu de la désinformation qui règne sur nos médias occidentaux nous pouvons aussi légitimement nous demander si NOUS MÊMES sommes (encore ?) en démocratie. Elle semble visiblement TRèS imparfaite.”

        Aristote. Un système politique ayant le peuple au pouvoir est une Démocratie, et ce par tirage au sort. Elire des représentants du peuple forme une minorité dominante, et il s’agit là d’une Oligarchie.
        Voyez donc le problème.


      • Norton Le 26 mars 2014 à 19h42
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        Je crois que Poutine,comme de Gaulle,est un dictateur éclairé.Comme de Gaulle également,il éprouve un amour immodéré pour son pays et c’est son patriotisme absolu qui donne confiance à son peuple.
        Mai 68 était peut-être la première révolution orange,.. Cohn Bendit est quand-même président d’honneur de la French american fondation…
        Poutine,qui ne doit pas ignorer l’histoire,sait quel danger il court,ainsi que son pays…


        • C Balogh Le 27 mars 2014 à 08h12
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          De Gaulle, un dictateur éclairé??
          Nous ne devons pas avoir le même dictionnaire.


  5. Kiwixar Le 26 mars 2014 à 06h35
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    Ce qu’il y a de superbe avec internet (et ce blog) c’est qu’on peut avoir les données brutes non-filtrées et non-déformées pour se faire notre propre opinion. Merci !
    Une info intéressante fournie par Orlov, c’est que l’approvisionnement (et le retrait prévu ) pour l’armée US en Afghanistan passe soit par le Pakistan (peu fiable), soit par … la Russie.
    Une théorie avancée par un commentateur du blog : les US et la Russie se sont déja mis d’accord sur la division de leurs zones d’influence, et que tout ca n’est que du théatre, avec les Européens comme pigeons…


  6. C Balogh Le 26 mars 2014 à 07h16
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    Je rêve d’entendre un jour un chef d’état Français faire un discours à la teneur de celui-ci mais je rêve….
    Il n’y a en fait plus d’homme politique en France mais des marrionettes, comme me le disait un cher ami il y a quatre ans, un ami au fait des “mascarades” politiques, fils de réfugiés politiques, comme moi.
    J’aimerai revenir sur l’Histoire et toutes les “bonnes” raisons d’une “vengeance-vendetta”; Si nous prenons en compte l’Histoire, nous sommes tous ou presque des ennemis, nous devrions donc tous être en guerre les uns contre les autres.
    Le temps a passé, les jeunes ont des “bruits” de l’histoire mais rare sont ceux qui sont prêts à en découdre pour cela.hormis dans les pays dévastés ces 20 dernières années qui ont le souvenir d’avoir perdu leurs familles.Notre devoir est de les aider à se pardonner et pas d’attiser le feu.Le fait que ces pays aient été manipulés par la Pycargue de l’OUEst peut les aider à se rapprochement.Mais les plaies sont encore ouvertes et ce sera difficile.
    Il y a une nécessité absolue de régler les différends dans la paix et la diplomatie sinon, les vampires de l’Ouest sémeront partout, comme ils s’évertuent à le faire depuis toujours, désolation haine et pauvreté.Négociations, discussions, justice, pardon, sont les maitres mots pour un avenir paisible, refus de la haine et de la violence, respect des peuples, sont les maîtres mots d’une solidarité internationale pour nous mettre à l’abri de prédateurs fascites de la finance.


    • Kiwixar Le 26 mars 2014 à 10h21
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      Concernant les “vampires de l’ouest”, notez que les Chinois ont la mémoire très très longue, connaissent leur Histoire sur le bout des doigts, et savent très très bien d’où est venue leur “éclipse passagère” (guerres de l’opium, puissances occidentales, Royaume-Uni, France, USA) dont ils sont en train de sortir péniblement et avec un coût énorme qu’ils paient encore aujourd’hui (leurs problèmes démographiques viennent du maoïsme qui vient de etc).
      Coup de bol pour nous, ils haïssent surtout les Japonais.


  7. caroline porteu Le 26 mars 2014 à 08h13
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    Une déclaration qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère :

    Sanctions occidentales: une chance pour l’avenir de la Russie (expert)

    Les sanctions décrétées contre Moscou par l’Occident constituent une chance pour l’avenir de la Russie, car elles forceront le pays à reconquérir sa souveraineté économique, a déclaré dans une interview accordée à RIA Novosti Alexandre Aïvazov, économiste, expert indépendant, spécialiste des cycles économiques
    ……………
    Selon l’expert, le seul problème sérieux est le refus des systèmes de paiement Visa et MasterCard de desservir les banques russes appartenant à des proches du président russe et l’établissement bancaire Rossia. Ici encore, cette démarche pourrait avoir un effet inverse de celui recherché: “La Russie sera contrainte de créer son propre système de paiement indépendant, comme l’ont fait le Japon et la Chine. Ce système pourrait à l’avenir être utilisé dans l’Espace économique eurasiatique en gestation”, estime M. Aïvazov.

    http://fr.ria.ru/world/20140325/200806260.html

    Il y avait hier soir dans une émission présentée par Calvi sur Poutine (désolée , je ne suis pas arrivée à retrouver le nom de cet invité) , un invité qui parlait des sanctions possible contre la Russie , en particulier l’exclusion du système Swift .

    Si les Occidentaux s’amusent à cela , les Russes vont installer ce nouveau système de paiements d’autant plus rapidement que les Chinois les aideront sûrement . Auquel cas , les banques Européennes et en particulier allemandes risquent de se voir confrontées à de graves problèmes.

    Serait-ce la raison pour laquelle Draghi vient quasiment d’annoncer un QE pour L’Europe ? annonce qui pour une fois ne rencontre pas d’opposition en Allemagne ?
    La question purement financière doit être posée ..


    • caroline porteu Le 26 mars 2014 à 08h40
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      Sans compter l’impact d’une telle décision sur la marginalisation du dollar bien sûr


      • Steve.C Le 26 mars 2014 à 09h26
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        Ce qui nous renvoit une fois de plus à notre propre vassalisation. Allez comprendre que la zone euro “n’ai pas été capable” de créer une société comme VISA/Mastercard/Amex alors que nous avons le leader mondial du fabricant de carte à puce sur notre territoire…


        • Crapaud Rouge Le 26 mars 2014 à 16h17
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          Et pas foutue d’instaurer un concurrent au GSM, alors même que l’Europe nous assommes de sa pub pour la concurrence. Mais il paraît que les Allemands sont “contre” Galiléo, lequel “ne servirait à rien” (puisqu’on peut utiliser GSM), et les Allemands n’aiment pas le gaspillage monétaire. La propagande aurait pu inventer meilleur prétexte.


        • tr8132 Le 26 mars 2014 à 17h37
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          […]alors que nous AVIONS le leader mondial du fabricant de carte à puce[…]
          Cela fait quelques années que tous est partie au US, brevets, moyen de production, savoir faire…


    • yt75 Le 26 mars 2014 à 14h31
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      Oui clairement des points clés dans cette affaire (swift en particulier)

      Autre sujet un peu similaire:
      Lu récemment que la Chine(banques) énervée par une ligne très négative à sin sujet sur la branche média de bloomberg, commençait à se désabonner des services financiers


  8. Ermisse Le 26 mars 2014 à 08h45
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    Vladimir a tout de même glissé une phrase qui devrait inciter les dirigeants ukrainiens à une grande prudence, toute discrimination à l’égard des russophones pouvant être, si les circonstances s’y prêtent, punie par une perte supplémentaire :

    “Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine.”

    A bon entendeur, salut !


    • Prague Le 26 mars 2014 à 10h46
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      Oui, et meme celle “Kiev est la ville mere des villes russes” et la Rus de Kiev ancienne est notre source commune…


    • step Le 26 mars 2014 à 11h05
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      oula sur le theme, il y a mieux:

      “Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.”

      A lire à l’envers : Si il n’y a pas de stabilité et de protection des droits des russes d’ukraine, il n’y aura pas d’intégrité territoriale de l’ukraine, et les voies juridiques, dipolomatiques et politiques (et un peu militaires quand même, ha mais non ce sera des “milices d’autodéfense…” j’oubliais) qui se sont ouvertes pour la crimée s’appliqueront à l’est de l’ukraine.

      On ne peut pas être plus clair.

      Il est assez amusant que les US et l’UE qui ont honnis les gouvernements de l’URSS, tiennent absolument à faire respecter des frontières artificielles qui ont été tracées par ces derniers.

      Il est dommage en terme de mémoire que poutine se rappelle du soutien de la russie à la réunification allemande, et qu’il ne se souviennent pas d’une phrase historique qui lie la russie et la france, et qui reste à ce jour au moins en partie vraie:

      “Le peuple français est civilisé, et son souverain ne l’est pas; le souverain de la Russie est civilisé, et son peuple ne l’est pas” (taylerrand).

      Si question civilisation, l’éducation du peuple russe a largement progressé depuis le début du 18eme, la barbarie de nos dirigeants a pris un visage plus policé (sans entamer la volonté de mettre en place le système de darwinisme social le plus violent possible en europe), Il faut surtout comprendre dans cette phrase que les représentants du pouvoir russe sont plus aptes à se faire comprendre du peuple français que de ses dirigeants.
      Poutine devrait s’en souvenir, car malgré notre déclassement depuis ses 30 dernières années, il est encore dans les prérogatives populaires de conseiller fermement à nos dirigeants d’éviter de prendre parti trop fermement dans l’ escalade verbale dangereuse en cours.


      • perceval78 Le 26 mars 2014 à 12h52
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        proverbes russes :

        « Pour devenir centenaire, il faut commencer jeune. »
        commentaire : n’est ce pas messieurs les americains

        « En parlant peu, tu entends davantage. »

        « Tel qui creuse un fossé pour autrui, y tombe… lui-même. »
        « Qui jette des orties chez son voisin les verra pousser dans son jardin. »
        commentaire : ca je crois que c’est pour l’UE

        « Mieux vaut avoir cent amis que cent roubles. »
        commentaire : a ceux qui parlent des sanctions

        « Le sage médite encore, le fou a terminé l’affaire. »
        commenatire : poutine va t’en guerre ???

        « Tomber est permis ; se relever est ordonné. »
        commentaire : la classe

        « Se faire des amis est une occupation de paysans, se faire des ennemis est une occupation d’aristocrates. »
        commentaire : hollande un paysan ??

        « Le beau moment d’une dette, c’est quand on la paie. »
        commentaire : la ils se moquent de nous

        « Celui qui offre son dos ne doit pas se plaindre des coups qu’il endure. »
        « Donne le doigt au Diable et il voudra toute la main. »
        commentaire : message a Hollande l’atlantiste

        « Quand le Diable n’y peut rien, il délègue une femme. »
        commentaire : message subliminal pour Yellen , Nuland , Timochenko …

        « Les larmes viennent plus souvent des yeux que du coeur. »
        commentaire : message pour bhl et consorts

        « Dans la mare des mensonges, il ne nage que des poissons morts. »
        « La bouillie de sarrasin est notre mère, le pain de seigle est notre père. »
        commentaire : question seigle ils ont donnés les russes

        « Si chacun balayait devant sa porte, comme la ville serait propre ! »
        commentaire : message a tous les donneurs de lecons

        trouver d’autres citations :

        http://evene.lefigaro.fr/citations/mot.php?mot=russie&p=4


        • perceval78 Le 26 mars 2014 à 13h11
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          la reponse de l’UE

          europe.jean-luc-melenchon.fr/2014/03/25/accord-dassociation-ue-ukraine-une-negociation-dans-le-dos-du-peuple-ukrainien/


          • Norton Le 26 mars 2014 à 14h47
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            Jean-Luc Mélanchon…””POUR REFONDER L’EUROPE”” en gros titre sur son site…

            Il va peut-être finir par nous dire comment il compte s’y prendre,pour “refonder” l’Europe…

            Pour l’instant,il a l’Europe que voulaient ses amis pour lesquels il s’est désister,c’est à dire une Europe ou le personnel politique fait partie du haut fonctionnariat américain.Il le sait,il ne le dit pas,il est complice.
            Quelle “autre Europe” va-t’il bien pouvoir nous inventer pour les européennes?


      • Prague Le 26 mars 2014 à 14h06
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        Les frontieres artificielles faites par les bolscheviques en UA, comme il dit, sont la depuis presque 100 ans, et celles de fin de l URSS depuis 25 ans.

        J ai l impression que si on va se taper la redefinition des frontieres de l ancienne URSS (ce qui devait etre fait en 1991), on n est pas sorti de l auberge pou un bon moment.

        La Federation de Russie, elle-meme, est un conglomerat de peuples diverses.


        • Goldfinger Le 26 mars 2014 à 15h18
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          ” J ai l’impression que si on va se taper la redéfinition des frontières de l ancienne URSS ”

          Oui effectivement !

          Et cela ne se limitera pas seulement à l’ancienne URSS ! 🙁

          Ni même à des questions de frontières quand on prend en compte l’intégralité des crises traitées sur ce blog” 🙁

          C’est la planète entière qui risque de bouillonner
          Bon si c’était un bouillon pacifique ce ne serait pas trop grave … 🙂 mais je ne suis pas certain que cela sera le cas 🙁

          Très cordialement


          • Prague Le 26 mars 2014 à 22h10
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            Oui, ca va aller crescendo, malheuresement.


            • C Balogh Le 27 mars 2014 à 08h18
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              Les USA et l’UE vont parvenir à leur objectif, comme partout, une déstabilisation générale.Aujourd’hui, ils ont bcp plus à gagner en laissant les troubles qu’ils ont créés continuer, la paix ne leur rapporterait pas un dollar, mais un pays en conflit perpétuel, bcp de dollars;Leur machiavélisme va jusque là; les conflits armés rapportent énormément d’argent à l’industrie de l’armement et qui est la plus grosse détentrice de ces usines???Qui investit des millions de dollars dans la défense(oups)?et n’a de cesse de pratiquer l’ingérence?et l’expantionnisme sans limite?
              En fait, ils font comme la commère du coin:intruser la vie des autres, semer la pagaille jusqu’à que la discorde s’installe.


  9. nono Le 26 mars 2014 à 09h34
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    Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire. Friedrich Nietzsche


    • perceval78 Le 26 mars 2014 à 09h41
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      oui ca me rappelle le texte d’un personnage dans un film de john boorman je crois :

      le probleme avec les anglais c’est qu’ils oublient toujours
      le probleme avec les irlandais c’est qu’ils n’oublient jamais


    • jules Le 26 mars 2014 à 14h05
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      Encore ce ragot ?


  10. tchoo Le 26 mars 2014 à 10h29
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    Pour un discours de propagande il y a là une belle lucidite:
    Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.


    • Causette Le 27 mars 2014 à 09h43
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      de-defensa.org ; “de Snowden à l’Ukraine, de l’inculpabilité à l’indéfectibilité”.
      Tout est dit.


  11. perceval78 Le 26 mars 2014 à 11h01
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    quel sera l’impact d’un quantitative easing europeen sur le dollar ???

    http://www.lecontrarien.com/


  12. Toutatis Le 26 mars 2014 à 13h29
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    “La nuit des longs couteaux”

    http://rt.com/news/yarosh-nationalist-resign-killing-157/

    http://www.strategic-culture.org/news/2014/03/26/ukraine-recalling-night-of-long-knives.html

    les commanditaires du coup d’état ont apparemment demandé qu’on fasse un peu le ménage.


  13. Crapaud Rouge Le 26 mars 2014 à 13h59
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    Des tas de vérités bien senties. J’ai en particulier noté : “Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.” : effectivement, selon les commentateurs occidentaux, la Russie aurait dû attendre que des massacres de russophones soient perpétrés en Crimée pour avoir le droit d’intervenir. Et ce, alors que l’Occident a inventé “la guerre préventive”. C’est ici : http://www.memoireonline.com/01/07/324/m_droit-a-la-guerre-preventive-reflexion-legalite-legitimite-du-concept15.html : “Paragraphe 2 : La reconnaissance ambiguë du concept de la guerre préventive par l’ONU“.


  14. Guillaume Le 26 mars 2014 à 14h07
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    Un vol Air France Shanghai-Paris avec à son bord 500 passagers a du être détourné à cause de la fermeture partielle de l’espace aérien russe. L’avion a du se poser à Hambourg pour remettre du kérosène afin d’aller jusqu’à destination. Les manoeuvres militaires russes à la frontière de l’Ukraine pourrait en être la raison.
    En tout cas voici un moyen de pression qui marquera les esprits à bord de l’avion. Le populo ne va pas toutes les 5m à Shanghai.
    http://www.zerohedge.com/news/2014-03-26/air-france-flight-diverted-over-russia-due-last-minute-military-exercise


    • Goldfinger Le 26 mars 2014 à 15h09
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      … et les marquera NéGATIVEMENT !

      Voilà donc 500 personnes qui passent d’un coup dans le camps pro-OTAN …
      Pour autant qu’une partie n’y soit pas déjà 😉


  15. perceval78 Le 26 mars 2014 à 14h17
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    L’accord entre l’UMP et le dissident Dominique Tiberi dans le Ve arrondissement de Paris est un “attentat contre la démocratie”, a jugé mercredi le candidat écolo Christophe Najdovski

    je pense que dans des heures si graves il va falloir mettre un peu de coté le problème ukrainien !!!


  16. Bruno Le 26 mars 2014 à 14h40
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    Le matraquage continue :
    http://www.boursorama.com/actualites/l-economie-russe-risque-de-passer-dans-le-rouge-avec-la-crise-ukrainienne-3b17018e4a2dc03ba18519a23edd3ea0

    Ou encore degradation de la note de la Russie de la part d’agences de notations servilement aux ordres des pouvoirs occidentaux (http://www.20minutes.fr/monde/1329434-fitch-degrade-la-perspective-de-la-russie-de-stable-a-negative).

    C’est vrai que des resultats economiques pareils (http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/capitalisme/poutine-son-bilan-en-quelques-graphiques.html), c’est vraiment insuportable et cela merite d’etre sanctionne sans aucune pitie.
    On parle ici, bien entendu, par rapport au bilan fabuleux de l’Europe des pays notes AAAAAA+++++++++ comme la France ou le RU.


    • Crapaud Rouge Le 26 mars 2014 à 16h10
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      Son bilan mérite d’être cité et mémorisé ici, au moins sous sa forme résumé :

      L’arrivée de Poutine s’est traduite notamment par :

      – Un doublement du PIB / habitant (en monnaie constante), et la fin d’une longue période de récession.
      – Une balance des paiements courants devenue fortement et structurellement excédentaire.
      – Une inflation revenue à un niveau normal (après des taux dépassant parfois les 100% dans les années 90)
      – Un niveau d’activité de la population en hausse régulière.
      – Une dette publique passant de 90% à moins de 10% du PIB en seulement 7 ans.
      – Un taux de pauvreté réduit de plus de 50%.

      Le président russe n’est évidemment pas un saint (comme tout dirigeant politique), et il y a sans doute des progrès à faire sur le plan des droits civiques en Russie. Malgré tout, je pense qu’au vu de son bilan, Poutine mérite d’être qualifié de “grand dirigeant” (un des tous derniers en Europe), pour avoir réussi à redresser son pays, qui n’était qu’un champ de ruines à son arrivée.


  17. Norton Le 26 mars 2014 à 14h44
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    Jean-Luc Mélanchon…””POUR REFONDER L’EUROPE”” en gros titre sur son site…

    Il va peut-être finir par nous dire comment il compte s’y prendre,pour “refonder” l’Europe…

    Pour l’instant,il a l’Europe que voulaient ses amis pour lesquels il s’est désister,c’est à dire une Europe ou le personnel politique fait partie du haut fonctionnariat américain.Il le sait,il ne le dit pas,il est complice.
    Quelle “autre Europe” va-t’il bien pouvoir nous inventer pour les européennes?


  18. Goldfinger Le 26 mars 2014 à 15h03
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    Bonjour,

    Petite constatation technique d’un béotien concernant le référencement de cet excellent blog.

    J’ai testé en lançant une recherche Google sur ces 3 mots (dans cet ordre): Crimée Poutine discours
    … et je n’ai vu apparaître “Les Crises” dans AUCUNE des 15 pages de résultats 🙁 .

    Que l’on retrouve en tête de classement des gros médias habituels est “normal” mais j’ai été un peu dépité de ne pas y voir figurer mon blog favori (alors que des blogs marginaux y apparaissaient) !

    En recherchant sur le mot crise (au singulier) le blog est apparu sur la 7ème page des résultats.

    Heureusement avec crises (au pluriel) le blog apparait en second au classement général toutes catégories 🙂

    Olivier: ceci est simplement pour info et dans un but constructif évidemment !
    Vu sa qualité ce blog mériterait le meilleur référencement.

    Très cordialement


    • Crapaud Rouge Le 26 mars 2014 à 16h03
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      Dans une première recherche sur Google avec Crimée Poutine discours, aucun résultat dans les 20 pages proposées. Mais qui se terminent par : “Afin d’afficher les résultats les plus pertinents, nous avons omis quelques entrées qui sont très similaires aux 200 entrées actuelles.
      Si vous le souhaitez, vous pouvez relancer la recherche pour inclure les résultats omis.
      “. J’ai donc relancé la recherche pour avoir les “quelques entrées omises”, et trouvé ce billet dans la 13ième page. (www.les-crises.fr/discours-poutine-crimee/‎)


      • Goldfinger Le 26 mars 2014 à 18h57
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        Bonsoir,

        Merci pour le tuyau 🙂

        Effectivement maintenant le blog apparait dans Google (Belgique) en 2éme position … 🙂
        … de la 16ème page de résultats 🙁 🙁

        C’est à dire très très loin derrière tout un tas d’âneries 🙁

        Dommage car ce blog mériterait quand même beaucoup mieux !!!

        Très cordialement


  19. perceval78 Le 26 mars 2014 à 15h07
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  20. BA Le 26 mars 2014 à 17h27
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    C’est la berlusconisation.

    L’Ukraine est en voie de berlusconisation.

    Mercredi 26 mars 2014 :

    Ukraine : le milliardaire Porochenko en tête des candidats.

    L’homme politique et milliardaire ukrainien Petro Porochenko est bien placé pour remporter l’élection présidentielle prévue pour le 25 mai, selon un sondage publié mercredi. Il devance largement l’ex-boxeur Vitali Klitschko et l’ex-Première ministre Ioulia Timochenko.

    Si le scrutin avait lieu fin mars, M. Porochenko obtiendrait au premier tour 24,9% des voix, M. Klitschko, leader du parti Oudar, 8,9%, et Mme Timochenko, cheffe du parti Batkivchtchina, 8,2%, d’après l’enquête du Centre de recherches sociales et de marketing SOTSIS, l’Institut international de sociologie de Kiev, le groupe sociologique Rating et le Centre Razoumkov.

    M. Porochenko et Mme Timochenko n’ont pas encore annoncé briguer la magistrature suprême. Ils n’ont plus que quelques jours pour le faire, la date limite étant le dimanche 30 mars.

    Cela n’empêche pas 23,6% des personnes interrogées, soit près d’un Ukrainien sur quatre, se dire convaincues que M. Porochenko succédera à Viktor Ianoukovitch.

    Quel que soit son adversaire au second tour, M. Porochenko devrait l’emporter sans difficulté, selon les réponses des 6200 personnes interrogées dans toute l’Ukraine, à l’exclusion de la Crimée.

    M. Porochenko, fondateur du groupe Ukrprominvest, dont la fortune est évaluée à près de deux milliards de dollars, a été élu député pour la première fois en 1998. Il est considéré comme une personnalité de compromis.

    http://www.romandie.com/news/Ukraine-le-milliardaire-Porochenko-en-tete-des-candidats/462135.rom


  21. BA Le 26 mars 2014 à 17h40
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    Petro Porochenko, c’est le Silvio Berlusconi ukrainien.

    C’est le même genre d’affairiste, c’est la même implantation dans les médias (télévision, presse papier), c’est la même corruption.

    Dans plusieurs années, comme Berlusconi, Petro Porochenko quittera la politique avec tous les juges de l’Ukraine à sa poursuite, traînant derrière lui d’innombrables casseroles et d’innombrables scandales.

    A propos de Petro Porochenko :

    Ses succès dans l’industrie du chocolat lui vaudront le surnom de « Roi du chocolat ».

    Porochenko s’est diversifié dans d’autres secteurs d’activité, puisqu’il détient notamment plusieurs sites de production d’automobiles et d’autobus, le chantier naval Leninska Kuznya, la chaîne de télévision 5 Kana5 et le magazine Korrespondent.

    À la suite de l’élection de Viktor Iouchtchenko à la présidence, Porochenko est nommé secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense d’Ukraine. En septembre 2005, à la suite de la crise de confiance consécutive aux soupçons de corruption dans le milieu politique ukrainien, ce poste lui est retiré par le président Iouchtchenko.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Petro_Porochenko


    • Prague Le 26 mars 2014 à 22h03
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      Eh oui, ou va le vent, va le manteau…

      On peut continuer, apres la victoire de Ianoukovitch en 2010, il etait avec lui, et maintenant etre avec nouveau gouvernement…

      Il avait aussi une usine de chocolat en Russie meme que le gentil oligarque de Kremlin et ses sbires avaient fait faire confisquer et fermer la semaine derniere en guise de represailles au soutien du Maidan. Pas content du tout le roi du chocolat…

      C est lui qui etait avec BHL et Klitchko a l Elysee.


      • C Balogh Le 27 mars 2014 à 06h27
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        Bonjour Prague,
        J’ai eu à deux ou trois reprises l’impression que vous haissiez Poutine, mais c’est vrai, j’ai l’esprit mal tourné.
        Et je vous le redemande; qu’auriez-vous fait à sa place?Ne me resservez pas, svp, le “heureusement je ne suis pas à sa place”, un peu facile.
        Il me semble que nous aurions tous, à condition, bien-sûr, d’être de bons stratèges travaillant à l’intérêt de notre pays et du monde, fait la même chose que lui, vu qu’il y avait très peu d’options pour déjouer l’attaque contre la Russie ‘déguisée en révolution arc-en-ciel.

        ps:d’où tenez vous toutes ces informations?avez vous un correspondant sur place?en Russie veux-je dire.


  22. phan Le 26 mars 2014 à 19h13
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    Très fort : comment les russes récupèrent 20 milliards de dollars et leurs actions gazières en quelques jours.
    Quelqu’un pour confirmer le sérieux de la source ?

    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=11839


  23. yt75 Le 26 mars 2014 à 19h21
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    A maintenant c’est carrément Obama qui s’y met à la propagande “le shale gas US pour remplacer le gaz Russe” (même si de manière plus modéré que Condoleezza)
    http://www.bloomberg.com/news/2014-03-26/obama-pitches-shale-gas-to-europe-seeking-to-cut-imports.html

    http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/26/01003-20140326ARTFIG00307-obama-pret-a-livrer-du-gaz-a-l-ue-pour-casser-l-emprise-russe.php

    Rappel : 1) Les US sont toujours importateurs NET de gaz 2) Les US ne seront JAMAIS un exportateur majeur de gaz. (données EIA agence offcielle US)
    http://resourceinsights.blogspot.fr/2014/03/ukraine-russia-and-nonexistent-us-oil.html

    Ou alors le plan c’est vraiment de virer Poutine pour mettre Exxon Chevron et un larbin à la place ?
    Ou ils sont vraiment en phase de déshérence complète …


    • yt75 Le 26 mars 2014 à 19h43
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      Enfin ne pas oublier que pour Chevron et autres, exporter même un peu c’est faire remonter le cours du Gaz sur le marché US.

      Et puis le message est aussi : laissez nous venir vous fracker votre race, on sait faire !! 🙂


    • C Balogh Le 26 mars 2014 à 20h23
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      Ils sont en phase de déshérence complète …
      Tout le monde sait que les mariages con-sanguins donnent la plupart du temps des handicaps lourds et irréversibles.
      ;O)


  24. Jacques Le 26 mars 2014 à 21h03
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    Une très bonne information de plus qui permet de connaître directement le point de vue des dirigeants russes. Et un discours remarquable, d’un homme d’état responsable qui connaît et assume l’histoire de son pays. C’est vraiment autre chose que nos adolescents attardés.
    A propos de sondage, l’information (ce matin dans Libé) relayée par yt75 sur le ministre de la défense de Kiev: “Son prédécesseur Igor Tenioukh, auquel il est reproché de ne pas avoir su gérer ni la résistance, ni le retrait des forces ukrainiennes, a dû reconnaitre que sur les 18 800 soldats stationnés en Crimée, 4 300 seulement ont choisi de rester dans l’armée de leur pays.” Ce qui fait 77% des militaires ukrainiens pour le rattachement à la Russie.


  25. toto Le 26 mars 2014 à 22h13
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    Tiens, fait toi plaisir :

    http://laregledujeu.org/2014/03/26/16657/voudrait-il-que-le-sang-coule/

    En résumé, les ukrainiens sont des lâches de ne pas s’être fait saigné en Crimée.

    (c) BHL Familly


    • yt75 Le 27 mars 2014 à 08h19
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      Impressionnant …

      Assez incroyable comme toutes les références s’arrêtent à la deuxième guerre mondiale, comme si il ne s’était rien passé depuis, et avec en plus apparemment une totale ignorance des intérêts en jeu, dans une vison du “combat” qui serait d’essence chevaleresque ou quelque chose comme ça.

      “Colosse aux pieds d’argile, la Russie de Vladimir Poutine n’est forte que de notre faiblesse. ”

      Ah bon, et Obama déclarant qu’il peut nous fournir en gaz en claquant des doigts, c’est quel genre de “colosse” ?

      Quelle bande d’abrutis et d’ignares …


      • yt75 Le 27 mars 2014 à 08h48
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        “La détestation de la guère et du militarisme” (sic)

        Il y a quelque chose à lire dans cette orthographe, ou juste symptôme d’un reste de honte à réclamer la guerre ?

        (et cela sous le titre hyper sympatoche du blog : “Bonjour!”)


        • C Balogh Le 27 mars 2014 à 09h18
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          j’ai écrit un commentaire en relevant la même chose que vous(et plus, bien-sûr), mais je pense qu’il ne sera pas publié.

          Cependant, j’ai beaucoup aimé votre dernière phrase, sans doute destinée aux USA, vu que seuls les USA, et ce depuis des décennies, pratiquent un expansionnisme acharné au nom de la “démocratie “(mais en vérité au nom de petits arrangements entre “amis), et laissent les pays envahis grâce à des agitateurs,dans un état de désolation inscommensurable.En fait, Mr Herzog, vous avez sublimement compris la leçon des USA, je vous donne 20/20: lorsqu’on vous lit, si on veut avoir une idée de la vérité, il faut comprendre tout le contraire.Par exemple votre titre:”il ne voulait pas de sang”
          Dans ce sens, je vous donne le droit de continuer à noircir des feuilles de chou mais svp, mettez un astérix:tout ceci est vrai mais seulement le contraire.
          Cordialement.


  26. Hellebora Le 27 mars 2014 à 00h50
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    Mais à qui donc pensait le Pape lorsqu’il a déclaré (samedi) en s’adressant aux radios et télévisions d’inspiration catholique du réseau Corallo: « Évitez ces trois péchés : la désinformation, la calomnie et la diffamation » ?!!
    http://bit.ly/1hSwnb4


    • Causette Le 27 mars 2014 à 10h09
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      Vœux pieux ; ce qui, en l’occurrence, est bien la moindre des choses !

      Aujourd’hui, il rencontre Obama. A quoi, pensez-vous, vont ressembler les gentils commentaires qui s’en suivront ?


  27. Kiwixar Le 27 mars 2014 à 02h30
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    Olivier, en passant, un petit message pour que vous continuiez à poser des articles sur l’Ukraine et autres crises géopolitiques (malgré quelques râleurs – journalistes? – qui souhaitent que vous vous limitiez aux graphes sur la cueillette des olives au Danemark).
    Le cas de l’Ukraine illustre à la fois la crise morale de l’occident (organiser un putsch dans un pays démocratique, supporter un régime avec des nazis, mensonges, doublespeak, mauvaise foi), et aussi la crise démocratique démontrée par :
    – des médias absolument pravdiens dans leur unanimité à la propagande anti-russe
    – des bouffons qu’on n’a pas élu et qui parlent pour nous (Van Fripouille, Barroso, baronne Ashton) avec une incompétence rarement atteinte… même à Bruxelles


  28. C Balogh Le 27 mars 2014 à 06h39
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    Message aux troll:n’essayez pas de faire copain avec nous, vous n’êtes pas les seuls à avoir votre licence en psychologie.La stratégie de s’infiltrer, de faire semblant de nourrir le débat et d’ensuite, instiller par-ci par-là des idées contraires, des sous-entendus, est trop connue, vous ne ferez pas long feu, sur ce blog.
    En tous cas, ton blog Olivier doit drôlement les déranger pour qu’ils nous envoient ces “experts”!!!(sourire)
    à bon entendeur salut!
    ;O)


  29. yt75 Le 27 mars 2014 à 09h10
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    Un article avec plein de liens vers des articles de presse mainstream sur les intérêts business en jeu et deals en cours ou signés :
    http://consortiumnews.com/2014/03/16/corporate-interests-behind-ukraine-putsch/


  30. PH JOURDON N2 Le 27 mars 2014 à 09h13
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    “Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien.”
    Cette proposition me paraît a priori raisonnable et logique. Mais sans risquer d’être qualifié de “irresponsable”, je souhaiterais faire quelques remarques. Tout d’abord comparer la situation de la Crimée avec celle du Kosovo ne me paraît pas très raisonnable. Au Kosovo dans les années 90′ se jouait l’âme de l’Europe, donc de l’Union Européenne, donc dans le pire des cas c’était la fin possible de l’Union Européenne. Cette “âme” de l’Europe en particulier en France le Docteur B. KOUCHNER a oeuvré pour la sauver. Juste derrière lui le Président MITTERRAND. Mais cela a fait alors l’objet d’une négociation internationale entre les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie. En Crimée la Russie a certain berceau historique constitutif de son identité même. Mais la christianisation de VLADIMIR était au moment où le berceau de la Russie était en Ukraine non en Russie actuelle. De plus la Russie prend des risques en s’avançant elle directement. Au Kosovo c’était différent car l’Union Européenne ne s’avançait pas directement. C’était la Serbie qui revendiquait de ne pas perdre dans son territoire le lieu historique de ses Monastères, et où s’était déroulée la bataille de POLGE (1389) constitutive de l’identité de la nation serbe historique. Puisque ici des enjeux militaires sont invoqués je me sens obligé de poster mon commentaire car le niveau d’importance stratégique est situé au point “maximum” – pour autant que puisse en juger un civil; bien qu’à l’occasion d’un Colloque au Portugal en 2005 on m’ait aussi demandé avec mes Collègues scientifiques d’agir pour conseiller l’OTAN sur sa stratégie: l’OTAN doit-elle disparaître ou devenir mondiale?
    Je dirai que dans l’ensemble tout ce que dit le Président POUTINE me paraît utile et nécessaire au débat. Comparer les nouvelles situations à la Guerre d’Afghanistan dans les années 70′ – où pour la première fois l’Union Soviétique a été mise en “échec” face au Bloc de l’Ouest – me paraîtrait aussi impliquer la notion de plus grande vigilance – prévenir contre le risque de “hystérie” doit être des deux côtés – mais: oui en Lybie l’Ouest a violé pas mal d’articles de loi du Droit International; oui dans le Monde et en particulier au Proche-Orient la Russie est un Conseil Avisé et Sage qu’il faut écouter – souvent mieux informé que l’Ouest sur les questions internationales; oui la Russie peut se sentir menacé par une volonté de tenaille: militaire (OTAN), économique (stratégies de pénétration des entreprises multinationales, transnationales, globales des pays occidentaux…]. A ce stade j’en ai suffisamment dit (avant que dans d’autres posts on puisse aborder peut-être d’autres thèmes en profondeur sur l’Histoire de la Russie…] et donc je m’arrête aussi sur le point: 1) historiquement l’Histoire de l’Humanité n’a pas commencé en 1492 (et l’Amérique aurait pu être découverte avant) donc attention; 2) les responsables politiques ne sont pas des enfants de coeur, et donc pas non plus Vladimir Vladimirovitch POUTINE, mais il a prouvé souvent (depuis qu’il était agent de renseignement en Allemagne de l’Est) une capacité d’analyse stratégique aiguë, et la Russie n’a pas intérêt à envahir l’Ukraine. Les Occidentaux font-ils exprès de faire monter la tension afin de pousser POUTINE àà faire ce qu’il affirme ne pas vouloir faire? L’histoire des Etats-Unis on la connaît aussi; grâce à leur développement économique ils ont pu développer des relations avec le monde entier et savoir assez convenablement ce qui s’y passe. Relisons “Le patriote” du Prix Nobel d’Economie Américain Pearl BUCK… cela nous rappelera qu’avant de jouer aux échecs avec la Russie il faut se souvenir que le patriotisme n’a rien à voir avec le nationalisme… Comprenne qui pourra!!!


  31. C Balogh Le 27 mars 2014 à 10h00
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    Il ne faut tout de même pas être naif, Snowden a été accueillit en Russie.Pour ma part, je ne vois pas d’expansionnimite aigüe chez Poutine.Si Snowden lui a fourni des éléments du plan de Washington concernant l’Ukraine, c’est à dire, y mettre le feu par tous les moyens possibles,, matraquage médiatique, désinformation,etc….ma foi, il a bien joué pour détourner les envies sanguinaires des envahisseurs financiers mondiaux.


  32. C Balogh Le 27 mars 2014 à 10h10
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    L’Histoire de l’Amérique pourrait se résumer à ça:Les Raisins de la Colère:
    à vingt-sept ans, Steinbeck se lance dans la littérature historique ou régionaliste sans rencontrer un grand succès. À trente-trois ans, il accède à une notoriété locale avec Tortilla Flat, et remporte son premier prix littéraire. Dès 1936, sa plume se fait plus critique avec Des souris et des hommes et En un combat douteux. Mais c’est avec Les Raisins de la colère qu’il s’attire l’hostilité d’une partie de ses compatriotes. Steinbeck a bien conscience de l’aspect révolutionnaire de son roman si bien qu’il demande à son éditeur un tirage limité. La presse se déchaîne contre l’ouvrage considéré comme un pamphlet communiste, elle lui reproche son style vulgaire et ses prises de position socialistes. Le livre est interdit dans plusieurs villes de Californie. Malgré cette opposition, le récit connaît le succès. Un an plus tard, lorsque le livre est adapté au cinéma par John Ford en un film qui sera récompensé de plusieurs Oscars, Steinbeck reçoit le prestigieux prix Pulitzer, avant de se voir décerner le Nobel en 1962.

    Lire la suite sur http://www.etudes-litteraires.com/steinbeck.php

    La presse se déchaîne contre l’ouvrage considéré comme un pamphlet communiste, elle lui reproche son style vulgaire et ses prises de position socialistes. Le livre est interdit dans plusieurs villes de Californie(et après, on dit que Poutine est un dictateur pour la liberté d’expression?, c’est kif-kif, il me semble)

    En gros ce livre parle de l’expropriation des petits paysans, le fait qu’ils soient américains n’empêche pas les USA de les virer ou les tuer et de les mettre dans la pauvreté absolue(aucun n’a été relogé)


  33. C Balogh Le 27 mars 2014 à 10h21
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    Les autochtones ont peur de perdre leur emploi à cause de l’effondrement des salaires en raison de l’afflux des étrangers. Les grands propriétaires ont organisé des milices d’auto-défense qu’ils ont armées. D’un côté ils surexploitent une main-d’œuvre asservie par la faim, de l’autre ils excitent la haine de leurs concitoyens. Ils jouent inconsciemment avec le feu pour faire monter leurs profits.

    les locataires du campement (les expropriés)doivent évacuer fermement mais sans violence quelques agitateurs qui se sont infiltrés pour créer des troubles afin de permettre l’intervention de la police en ce lieu géré selon le principe de l’extraterritorialité

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    ça ne vous parle pas???


    • yt75 Le 27 mars 2014 à 10h36
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      Oui, et pour L’Ukraine de l’Ouest, Monsanto et Cargill ou Agri Business en général sont très clairement sur les rangs (avec des contrats déjà signés ou en cours), voir lien plus haut :
      http://consortiumnews.com/2014/03/16/corporate-interests-behind-ukraine-putsch/


      • C Balogh Le 27 mars 2014 à 10h42
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        Ce sont vraiment des malades, au lieu d’étudier comment on améliore les choses, ils sont devenus des spécialistes de comment on détruit une nation, les gens, les terres……pour faire main basse sur les richesses, imposer leur mode de vie, etc…….
        Avec le temps, c’est ptêt devenu une tare génétique?
        ;O)


  34. platcha Le 28 mars 2014 à 10h28
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