Le scandale du jour, détaillé ici : L’interview “libérale” de François Rebsamen retirée juste après sa publication

“MARCHE ARRIÈRE TOUTE – C’est l’histoire d’une interview de François Rebsamen, un entretien à un magazine bourguignon, Le Miroir, qui aurait certainement apporté son lot de polémiques : le ministre du Travail y présente sa “vision libérale de l’économie”, tance la retenue du Parti socialiste sur ce sujet et glisse quelques amabilités à Jean-Christophe Cambadélis et Michel Sapin. Mais l’interview a été dépubliée quelques minutes après sa mise en ligne, à la demande du ministre. […]

Sur Twitter, l’attachée de presse du ministre est formelle : “Ce n’était pas une interview”. Contactée par Le Lab, elle précise :

Nous avons accepté un reportage sur la vie d’un ministre, où il habite, etc. Ce n’était pas destiné à être publié sous la forme d’une interview, c’était une discussion à bâtons rompus. Quand ils sont partis, je leur ai demandé de m’envoyer les citations, de m’envoyer l’article pour la version papier et ils étaient d’accord. Entre-temps, ils l’ont publié sans me prévenir. Il n’y a pas eu de relecture, or je n’accepte jamais une interview sans relecture.

Une condition très fréquente avec les responsables politiques, ministres de surcroît. L’attachée de presse assure par ailleurs que s’il s’était véritablement exprimé dans le cadre d’une interview formelle, “en tant que ministre du Travail”, il aurait “précisé” un certain nombre de choses. “Parfois, on dit des choses et quand on les relit, on s’aperçoit que ce n’était pas exactement ce qu’on voulait dire”, détaille-t-elle.

“C’est une histoire de fous”, explique pourtant l’auteur de l’article, Jérémie Lorand, au Monde :

J’ai bien précisé que c’était une interview. J’ai même tout enregistré. Nous connaissons bien François Rebsamen puisqu’il était maire de Dijon, nous n’avons jamais fait relire nos interviews.

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Cette interview, démentie par le ministre, mais confirmée par le journaliste, est donc désormais un élément important du débat démocratique.

Je décide donc de la publier, grâce au cache de Google. N’hésitez pas à la reprendre sur vos blogs pour qu’elle ne disparaisse pas.

Je ne commente pas…

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Pour l’opposition, il porte le nom de “ministre du chômage”. s’est enfin installé de manière définitive dans les locaux historiques du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle à Paris. Proche, très proche du Président de la République, il a accepté un poste clé du gouvernement de , sans doute l’un des plus difficiles aussi.

Symboliquement pendu durant tout l’été par les du spectacle, il a fait une rentrée fracassante en septembre en s’attaquant aux “fraudeurs” de Pôle emploi. Désormais il revendique sa ligne libérale et reste intimement persuadé qu’il pourra être celui qui relancera durablement la croissance en France.

Quelques mois après son arrivée, nous sommes allés le rencontrer il y a quelques jours dans son ministère, à Paris.

François Rebsamen bonjour. Depuis un mois, vous avez rejoint le siège historique du ministère du Travail, celui de la Rue de Grenelle. C’est là qu’ont été signés les fameux Accords de mai 68. C’est là que sont passés Pierre Bérégovoy et Martine Aubry. Une force pour étouffer la grogne ?

Pour la gauche, ce ministère est historique. Alors nous ne pouvons avoir qu’en référence ces grands ministres qui sont passés par là : Jean-Michel Jeanneney, en mai 68, Jean Auroux, qui a signé les accords du même nom, Pierre Bérégovoy, qui était un ami ou encore Martine Aubry, qui a marqué le monde du Travail avec la réforme des 35 heures. Lors de la passation avec Michel Sapin [l’ancien ministre du Travail, NDLR], j’ai souligné la beauté de ce ministère. Je n’en mesurais pas encore la difficulté.

Justement, considérez-vous aussi qu’il s’agit du pire ministère du gouvernement ?

C’est surtout le ministère qui, tout au long du XXème siècle, a permis de former, d’organiser, de codifier le monde du travail, de protéger les travailleurs. C’est du ministère du Travail qu’émanent les grandes avancées sociales : Les Accords de Matignon en 1936, les seuils sociaux et la création des comités d’entreprise en 1945, sous le Général de Gaulle, la lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit…

Désormais, nous sommes dans une autre phase : du ministère des avancées sociales, nous devenons ministère du dialogue social et des grandes protections collectives, nous devons désormais enregistrer des avancées sur les protections individuelles. C’est encore plus complexe. Il faut lutter contre le travail dissimulé, le travail illégal… C’est une forme d’esclavagisme humain et j’ai demandé aux inspecteurs du travail d’être plus vigilants sur cette question.

Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise

Lorsque vous êtes arrivé au ministère, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage, désormais, vous refusez de commenter les chiffres mensuels. Pourquoi ce changement de communication ?

Tout simplement parce que ce n’est pas le bon référentiel. Malgré l’amitié que je porte à Michel [Sapin], il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur.

Je tente de renverser la compréhension des choses : le taux de chômage est différent du nombre d’inscrits et il permet les comparaisons internationales. Le taux de chômage en France métropolitaine est de 9,7% de la population active au sens du Bureau international du travail. C’est beaucoup, mais il y a déjà eu plus. Si on ne s’y attarde pas, les citoyens seront persuadés que nous avons un taux de chômage qui a explosé. Pour parler clair : je tente de m’enlever un boulet, assez plombant, en changeant de stratégie.

Vous vous êtes finalement réjoui que le chiffre de 150 000 emplois d’avenir ait été atteint fin septembre. Des emplois subventionnés, n’est-ce pas artificiel pour enrayer la hausse du chômage ?

Ce n’est absolument pas artificiel. C’est même le contraire. À la différence des emplois jeunes qui s’adressait à un public qualifié, les emplois d’avenir sont proposés aux jeunes des quartiers issus de la politique de la ville. Ils sont 80% à ne disposer d’aucun diplôme, à être très loin de l’emploi. Les acteurs de l’insertion demandaient du temps : le contrat peut donc durer trois ans et le taux de rupture est très faible, proche des 10%. En revanche, le taux de réussite est certain, car le contrat propose une formation. Ceux qui vont sortir du dispositif, à la fin du contrat, seront qualifiés pour décrocher un emploi. En quelque sorte, nous préparons une partie de la génération de décrocheurs à aller vers l’emploi lorsque la croissance reviendra.

Il y a tout de même 900 000 jeunes sans diplômes. Où trouver les marges de manœuvre ?

Nous faisons beaucoup de choses pour eux. De nombreux dispositifs existent. Parlons déjà de l’apprentissage. Dans les têtes, c’est une voie de garage alors qu’il faut le voir comme une voie d’excellence, qui permet la réussite. Les chefs d’entreprise adorent l’apprentissage, mais ne prennent personne en alternance. La prime qui avait été supprimée – c’était une erreur – est désormais doublée. Il n’y a donc plus d’excuse. À partir de l’année prochaine, nous allons développer la garantie jeune. Une procédure qui concernera les jeunes qui n’ont ni emploi ni stage, ni formation ni éducation, leur permettra de suivre un parcours d’insertion sociale. Il y a en aura 50 000 l’année prochaine.

Nous faisons donc feu de tout bois. Mais on ne remplace pas la croissance, il faut que la machine économique reparte. Ce qui crée l’emploi, c’est l’entreprise. Dès lors, nous pouvons préparer les jeunes, les former ou empêcher qu’ils sombrent.

[Note OB : Relire d’urgence l’excellent billet Les entreprises ne créent pas l’emploi, par Frédéric Lordon]
Ce que vous dites c’est que la pédagogie, que vous avez appelée de vos vœux lors de la première partie du quinquennat, n’est peut-être pas si simple ?

J’essaye d’être pédagogue. Nous sommes dans un pays qui a du mal à accepter les choses. Si nous voulons sauver le modèle social français, il doit être irréprochable : les droits et les devoirs de chacun doivent être bien définis. Les Français sont attachés à ce modèle social, mais il faut l’adapter. Ce sont ces adaptations que nous devons expliquer, détailler.

Mais cette pédagogie n’est-elle pas trop tardive ? Nous sommes déjà à mi-mandat.

Il n’est jamais trop tard pour faire les choses. Le parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. Il faut donc l’expliquer. Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise. Franchement, c’est quoi le socialisme ? Ce n’est pas la richesse pour chacun. Ah bon, certains socialistes doutent que ce soit l’entreprise qui crée des richesses ? L’entreprise, c’est des salariés.

Alors le Medef c’est une chose. Ce n’est pas la vie des entreprises. J’ai trois niveaux d’interlocuteurs : le niveau interprofessionnel national, la posture, avecle Medef, la CGPME et les autres ; ensuite les branches et au bout les entreprises. Au niveau local, les entreprises et donc les salariés font vivre le territoire, le développe. Elles savent ce qu’on veut.

Lorsque je rencontre les branches, je leur rappelle que pendant dix ans, elles n’ont rien dit. C’est incroyable. Les entreprises ont perdu marges et compétitivité, sans rien dire. Et là, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement socialiste, elles viennent pleurer. Nous faisons un effort sans précédent pour redonner des marges aux entreprises : nous restituons 41 milliards d’euros, l’équivalent de deux points de PIB pour permettre l’investissement, la création d’emploi, l’apprentissage. En un mot nous demandons de préparer l’avenir.

N’y avait-il pas un parasitage avec un Arnaud Montebourg parfois virulent envers les chefs d’entreprises ?

Arnaud s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore. Il préférait une entreprise allemande à une autre parce qu’elle était américaine. Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté. Il s’est investi, mais avait une approche particulière. Un peu “olé olé” ! C’est un comédien, un avocat.

Mais ça, François Hollande le savait lorsqu’il a nommé Arnaud Montebourg dans le gouvernement…

Oui, tout à fait. Les gens peuvent ensuite se révéler. Et je ne parle pas de ceux qui ont truandé comme Thomas Thévenoud. On ne pouvait pas laisser passer ces gamineries.

Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles

Ces événements ont parasité la communication du gouvernement dont la première promesse était d’inverser la courbe du chômage en 2017. Y croyez-vous encore ?

Les entreprises continuent de créer de l’emploi, mais pas assez pour faire face à l’afflux de nouveaux entrants sur le marché du travail comme les jeunes et les femmes. J’ai rencontré le patronat allemand lundi 29 septembre, je me suis fait un petit plaisir. Ils voulaient donner des leçons, mais oublient plusieurs choses : l’Allemagne connaît une baisse de sa démographie et a donc de moins en moins de jeunes entrant sur le marché du travail, elle n’encourage pas non plus les femmes à travailler. Notre système de protection du chômage est fort et permet d’éviter la pauvreté. Le taux de pauvreté des chômeurs français, au sens du BIT, est de 38%. Chez nos voisins allemands, il est de 62%.

Pôle emploi dispose de plusieurs dispositifs pour protéger les demandeurs d’emploi. Il y a donc des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui sont comptabilisées dans les chiffres. Il s’agit par exemple de personnes en situation de préretraite, qui sont dispensées de recherche. Au sens du BIT, ils ne sont plus demandeurs d’emploi.

La phrase que vous évoquez a en effet provoqué un tôlé, au sein même du parti socialiste. La regrettez-vous ?

Oui ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 60% de la population d’approuver ce message. Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur : en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche. Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en politique.

Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi. Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles. Et c’est parfois dur. Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu.

Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. Les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui rassemble toutes les nationalités, dans sa diversité…

Selon vous les élus sont donc totalement déconnectés du terrain ?

Ils ne l’ont surtout pas connu. Il faut être maire, conseiller municipal conseiller général pour connaître cette réalité. Valls la connaît. A Évry, il l’a vécu. Moi aussi. Beaucoup d’élus n’ont pas fait de combat politique. Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.

En sous-jacent vous semblez dire que ce qui peut marcher par exemple à Dijon, peut fonctionner partout.

Bien entendu. Le chômage a baissé de 8,7 à 8% à Dijon. Comment peut-il baisser dans notre ville et pas dans des endroits similaires ? Il faut se poser la question.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides

On a vu que le Conseil Constitutionnel a censuré les allégements de cotisations salariales. Elles devaient concerner 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Le motif du Conseil : Méconnaissance du principe d’égalité. Est-ce le cas ?

Les 41 milliards d’euros que nous avons débloqués doivent permettre de redonner des marges de compétitivité aux entreprises. Nous voulions essentiellement les réserver au secteur concurrentiel, mais le Conseil Constitutionnel en a décidé autrement : du coup, cette possibilité sera donnée à toutes les entreprises. Cette mesure va finir par porter ses fruits, le Président en est persuadé. Peut-être que ceci nous fera perdre la prochaine élection Présidentielle mais nous pensons que ceci est une nécessité pour le bien du pays. Si la droite et l’extrême droite reviennent, les entreprises se débrouilleront pour garder leur compétitivité. Quand on fait une politique de l’offre, on est obligé d’être en accord avec l’entreprise.

Vous envisagez donc l’éventualité de perdre la Présidentielle ?

Je ne suis pas pessimiste. Je crois toujours en une victoire. S’il faut être le dernier auprès de François Hollande, je le serai, car la victoire j’y crois. Pour moi, François est le candidat idéal. Mais la réalité c’est qu’une politique de relance par l’offre est très longue à mettre en œuvre et à porter ses fruits.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides : dès le premier semestre 2015 pour le CICE par exemple

La dernière réforme que vous avez lancée est celle des seuils sociaux. Pourquoi faut-il les réformer ?

Le nombre d’entreprises de 48 ou de 51 salariés varie du simple ou double, il y a bien une raison. Il faut donc envisager un assouplissement des seuils sociaux. J’ai demandé aux partenaires sociaux de travailler ensemble pour faciliter cette réforme. 66% des entreprises de dix et vingt salariés n’ont pas de délégué du personnel alors que c’est une obligation. Et dans le tiers des entreprises qui en ont un, c’est le patron qui le choisit. Moi, ça m’interpelle.

Il y a des lourdeurs invraisemblables, des réunions inutiles… Le droit doit être réel et pas formel. Le dossier est désormais sur la table des partenaires sociaux. J’espère qu’ils arriveront à un accord avant la fin de l’année. Dans le cas contraire, le gouvernement prendra ses responsabilités.

Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine

Parlons un peu de Dijon. Vous avez transmis le flambeau à votre ami Alain Millot. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois ?

Il est patient, apaisant. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit lors du dernier conseil municipal. Je lui ai envoyé un message, ainsi qu’à Nathalie [Koenders, la première adjointe, NDLR] et Colette [Popard, adjointe au maire déléguée au logement, NDLR] : “Il est bien Alain, il est calme, il est pondéré, à l’écoute. Ça fait du bien au conseil; tout le contraire de moi, car je suis agacé par Vandriesse, Bourguignat, Bichot et je ne parle même pas de Cavin”.

Alain Millot a surtout porté une réforme que vous aviez insufflée au Sénat : le passage en communauté urbaine du Grand Dijon.

Je suis très content d’avoir réussi mon coup. Ce passage en communauté urbaine va changer la dotation globale de fonctionnement (DGF) : de 34 euros par personne, nous allons désormais en toucher 60. Soit une enveloppe supplémentaire de six millions par an. 36 millions sur un mandat. Une marche est lancée vers l’unification des territoires dans le respect des uns et des autres. Il n’y a que la ville de Talant, pour des raisons politiques qui ne lui ont pas vraiment réussi d’ailleurs, qui n’a pas voté favorablement cette modification.

À terme, les territoires défensifs, comme Asnières-lès-Dijon, vont disparaître et nous allons poursuivre notre communauté de destin. Avec comme objectif de devenir une métropole, au cœur d’un bassin de 380 000 habitants, qui va tirer le département vers le haut.

On attendait la sortie de votre livre sur le football pour la rentrée…

(Il pointe son bureau). Il est là. 80% de l’ouvrage était rédigé avant que je n’arrive au ministère du Travail, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire la dernière partie, consacré à la coupe du monde de football de juin 2014. Mais il est bien là, dans un tiroir et sortira au moment de l’Euro 2016.

À l’origine je voulais écrire un livre sur mes “France-Brésil”, mais l’éditeur a jugé que je n’étais pas assez connu alors il s’agira toujours de football, mais à travers le prisme politique. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont critiqué cette démarche, mais la vérité c’est que l’ouvrage était en partie écrit avant d’arriver ici.

Pour l’Euro 2016 donc. Et avec une équipe en résidence à Dijon ?

La France accueillera en effet la compétition et la ville a postulé pour accueillir une équipe. Le Président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, m’a confirmé que nous avions de grandes chances d’être retenus. D’ici là nous aurons avancé sur la construction de la tribune et sur tant d’autres projets comme la Cité de la gastronomie, la rénovation du Musée des Beaux-Arts, du chauffage urbain, sur la classification des climats au patrimoine mondial de l’Unesco. Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine.

, Le Miroir
P.S. Amitiés à Jérémie Lorand – reste bien dans ton journal régional, c’est un des derniers petits espace de liberté d’information pour un journaliste…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

57 réponses à [Ça va mieux en le disant] “Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie”, par François Rebsamen

  1. jp Le 04 octobre 2014 à 04h13
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    merci d’avoir retrouvé cet interview. L’avoir fait retirer ne prouve qu’une chose : il est “complexé” au contraire de la droite dite “décomplexée”. Mais il y a longtemps que les gens de gauche en France savent que le PS est tout sauf réellement socialiste.
    Sinon des élus qui vivent en HLM dans des quartiers vraiment populaires, et vraiment connectés au terrain, ça existe, j’en connais au moins une, militante de longue date, mais elle n’est pas au PS.

    Pour “Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en politique” on peut aboutir à ça, lu sur le site du Figaro, que je copie avant que ça ne disparaisse :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/30/97001-20140930FILWWW00333-allemagne-des-sdf-pour-nettoyer-les-rues.php?pagination=2

    Allemagne : des SDF pour nettoyer les rues

    Home ACTUALITE Flash Actu
    Par lefigaro.fr avec AFP
    Mis à jour le 30/09/2014 à 18:40
    Publié le 30/09/2014 à 18:38

    La ville allemande de Essen démarre demain une opération controversée visant à employer des drogués et alcooliques pour nettoyer les rues en leur offrant en échange de la bière, du tabac et une maigre rémunération, rapportent les médias.

    Baptisée “Pick up” mais déjà surnommée “Nettoyer pour de la bière”, l’opération sera encadrée par des travailleurs sociaux et se tiendra autour de la gare centrale de cette cité de la Ruhr où se rassemblent des drogués, alcooliques et sans domicile fixe.

    Six personnes doivent commencer à nettoyer les rues et ramasser les ordures contre un émolument de 1,25 euro par heure, un repas chaud et trois bouteilles de bière, ainsi que du tabac pour les fumeurs, détaille le quotidien die Welt.

    Le projet a déjà suscité de vives critiques notamment d’associations d’aide aux sans-logis qui dénoncent “un travail à bas prix”. Elles se sont également demandé s’il était judicieux de fournir de l’alcool à des personnes dépendantes avec les deniers publics.

    Les responsables du projet Suchthilfe Direkt avancent à l’inverse que cette opération, déjà menée à Amsterdam, vise à réintégrer dans la société des personnes dépendantes à l’alcool ou à la drogue.

    Ben oui, c’est ça “l’assouplissement des seuils sociaux” !


  2. casper Le 04 octobre 2014 à 04h15
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    Rien que l’attachée de presse qui avoue benoîtement qu’elle ne laisse jamais passer une interview sans en avoir dûment censuré le contenu, ça vaut son pesant de cacahuètes ^^


  3. Colibri Le 04 octobre 2014 à 05h32
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    Bjr Olivier,
    Je ne suis pas si choqué que ça. Il m’arrive moi-même d’être interviewé par des journalistes de mon secteur d’activité. Et je constate que, même enregistré, la retranscription n’est pas toujours fidèle. Alors je pose un droit de retrait du texte

    Par ailleurs, je m’inquiète pour vous. Vous me semblez très désabusé et aigri. Faites attention à ne pas tomber dans des folies obsessionnelles.

    La bêtise humaine est une composante de l’humanité. Tenter de la nier ou de la dénoncer st louable et c’est pour cela que je vous lis avec assiduité. Mais il est illusoire de penser que vous changerez les choses en la mettant en évidence. Les forces d’inertie sont tellement grandes que vous ne pouvez attendre un vrai resultat.

    Je vous souhaite de ne pas sombrer, ne serait-ce que pour moi qui adore vous lire.

    Sincères salutations
    G


    • franckmilan Le 05 octobre 2014 à 13h26
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      c’est LA spécialité de réac d’accuser ceux qui vont au bout des choses d’être aigrie etc…


  4. Bigtof Le 04 octobre 2014 à 08h47
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    Olivier a bien fait de rappeler le texte de Lordon “Les entreprises ne créent pas l’emploi”.
    Je note que Stiglitz dans son blog fait exactement le même rappel cette semaine.

    Comment des politiciens peuvent-ils être assez crétins ou incultes pour ignorer cela ?

    La vérité n’est-elle pas qu’en réalité ils appartiennent à une caste qui se bat pour conserver ses privilèges au lieu de servir la communauté ? Cela a un nom : trahison.


    • reneegate Le 04 octobre 2014 à 11h56
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      vous avez la réponse pourquoi continuer à poser la question. Il faut passer à l’étape suivante, face à cette duplicité que faisons nous?


      • dupontg Le 04 octobre 2014 à 12h13
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        Arretez de consommer..c’est le seul truc qui est encore autorisé et qui leur fait peur


        • Vasco Le 04 octobre 2014 à 14h25
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          Oui individuellement c’est à peu près tout ce que l’on peut faire.


          • Udarne Le 04 octobre 2014 à 14h51
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            • Chris Le 04 octobre 2014 à 15h18
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              C’est bien mignon, mais je ne marche pas.
              Les fourbes, on ne les a qu’au porte-monnaie !
              Cesser de consommer certes, mais aussi partager les biens de premières nécessités.
              Vous verrez comme le “système” cale !


        • Le Kaiser Le 05 octobre 2014 à 10h13
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          Oui, enfin arrêter de consommer, faut voir de quoi on parle.
          Le dernier IPhone, la smart Tv, la voiture connectée, ce genre de choses qui ne sert qu’à une chose, nous ficher : ok je boycotte.
          Le jean délavé, la chemise pure cochonnerie, les chaussures Ni. Ou Ad. fabriquées dans les pays de la sueur : pas de souci.
          Le développement du potager: excellente idée à partager, surtout avant de passer au tout ville.
          Le troc: je soutiens cette voie à 100% (voir même le partage, entre voisins civilisés).
          Bref soyons précis si l’on veut avancer.


  5. Dumas Le 04 octobre 2014 à 08h55
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    Ci-joint article révélant comment le gouvernement protège les VRAIS profiteurs du système :

    Challenges.fr
    Le ministre des Finances, Michel Sapin, n’a pas peur de la contradiction. “La TTF [taxe sur les transactions financières, ndlr] doit permettre de lutter contre la mauvaise finance”, déclarait-il en marge du conseil informel des ministres européens des Finances (ECOFIN) le 13 septembre dernier.

    Or, alors que dix pays européens sont sur le point d’instaurer cette taxe dont les contours restent encore à définir, les services de Bercy poussent ardemment pour un modèle calqué sur la TTF française qui exempte pourtant les transactions les plus spéculatives. En effet, la TTF française exclut les transactions intra-journalières, notamment celles à haute fréquence alors que plusieurs experts ont témoigné de leur effet néfaste sur l’équilibre des marchés financiers. Surtout, la taxe fait abstraction des produits dérivés dont le volume d’échange a dépassé les niveaux observés en 2008 et qui sont l’une des sources majeures de la crise financière et économique.

    Depuis plusieurs années, les ONG françaises et européennes se mobilisent pour une TTF européenne ambitieuse dont la majeure partie des recettes servirait à financer la solidarité internationale, à lutter contre le changement climatique et à mettre fin au sida. Selon la Commission européenne, la taxation des transactions sur les actions, obligations et produits dérivés pourrait en effet rapporter près de 35 milliards d’euros par an.

    Bercy va à l’encontre des engagements pris

    Mais bien que le Président français se soit engagé à de nombreuses reprises à mettre en place une taxe à l’assiette large et aux revenus solidaires, le ministère des Finances n’a eu de cesse d’agir à contre-courant. L’an dernier, lors de l’examen du projet de loi de finances, alors même que les parlementaires socialistes proposaient au gouvernement de s’attaquer aux transactions à haute fréquence, Bercy avait imposé le retrait de cet amendement. Pire, lorsque le ministère des Finances s’attèle à limiter le projet, il apparaît beaucoup moins allant que le gouvernement de coalition allemand pourtant dominé par les conservateurs. Celui-ci, avec l’appui d’experts reconnus, multiplie les études qui pointent la sous taxation du monde financier européen par rapport à d’autres secteurs économiques et la mise en place d’une taxe sur tous les produits dérivés.

    Pour justifier leur défiance vis-à-vis des engagements pris par le chef de l’Etat, les services de Bercy ont prétexté des difficultés techniques insurmontables: selon eux, il serait tout simplement impossible de taxer les transactions sur les produits dérivés.

    Pas d’impossibilité technique

    Mais la publication récente d’un rapport d’un financier de la City -où une TTF, la Stamp Duty, est instaurée depuis plusieurs décennies- a fait voler en éclat l’excuse de l’impossibilité technique de taxer les transactions sur les produits dérivés.

    Avinash Persaud, président de Intelligence Capital et ancien directeur de la banque State Street, démontre dans son analyse non seulement comment taxer les produits dérivés, mais également que si la TTF est intelligemment conçue, elle ne provoquera pas, comme le prétend le secteur financier, de fuite massive des capitaux vers des capitales financières comme la City, notamment via des comptes off-shores et des filiales étrangères.

    Pour cela, Avinash Persaud propose un mode de taxation essentiel dans la lutte contre la fraude fiscale: le principe du bénéficiaire effectif. Selon ce modèle, la TTF s’appliquerait à toutes les transactions effectuées pour le compte d’un résident fiscal dans l’un des dix Etats membres de la coopération renforcée. Ainsi, le gestionnaire britannique des actifs d’un citoyen allemand devrait donc s’acquitter de la taxe sur les transactions financières. Et dans le cas d’opérations réalisées par des filiales d’institutions financières multinationales, comme le sont nos grandes banques et investisseurs institutionnels, elles seraient éligibles selon la résidence fiscale de la maison-mère.

    Demande de calendrier

    Afin d’appliquer ce principe de taxation, il suffirait que la TTF sur produits dérivés prenne la forme d’un “droit de timbre” (taxe sur les documents) dont l’absence rendrait le document totalement illégal. Les transactions dématérialisées seraient quant à elle soumise à un “sceau électronique”, version virtuelle du droit de timbre. Un moyen simple pour que les administrations fiscales connaissent à tout moment le statut d’une transaction et qui existe déjà en Grande-Bretagne depuis deux siècles. La collecte se ferait de manière peu coûteuse via les infrastructures de marché ou, dans le cas des dérivés, via les chambres de compensation.

    Le 6 mai dernier, les ministres des Finances européens se sont engagés à taxer “certains dérivés”. Un spécialiste de la finance a montré qu’il était techniquement possible de les taxer tous et de concrétiser ainsi les promesses du gouvernement.

    Nos organisations demandent ainsi à Michel Sapin de préciser la position de Bercy sur la taxation des produits dérivés, d’étudier le rapport d’Avinash Persaud et de se fonder sur celui-ci pour concevoir une TTF européenne qui soit réellement régulatrice des marchés financiers.

    Les organisations demandent également aux ministres européens des Finances d’annoncer, lors du prochain Ecofin du 14 octobre, un calendrier précis sur les prochaines étapes de la mise en place de la taxe, aussi bien en ce qui concerne son assiette que l’utilisation de ses revenus.

    Par Khalil Elouardighi, responsable des campagnes à Coalition PLUS et Alexandre Naulot, spécialiste des questions financières à Oxfam France.


  6. bourdeaux Le 04 octobre 2014 à 09h18
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    Après lecture, je ne vois rien ici de scandaleux. Les sophismes mille fois entendus (les entreprises créent les emplois…), quelques propos discutables, mais franchement, pourquoi y voir ici une trahison du socialisme ? Je ne comprend pas ce billet.


    • Crapaud Rouge Le 04 octobre 2014 à 10h25
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      pourquoi y voir ici une trahison du socialisme ? Mais c’est une trahison du socialisme ! Ce n’est pas un scoop, certes, mais cela pose la question : que fait-il au PS puisqu’il dit se battre depuis longtemps pour une vision néolibérale de l’économie ?


      • Kiwixar Le 04 octobre 2014 à 11h52
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        La question serait plutôt : “que fait le PS au Parti Socialiste?” (vu qu’ils ne sont pas socialistes)…. Mais bon, tant qu’ils trouveront des moutons pour voter pour eux, pourquoi se gêner… Puis, s’ils ne trouvent plus assez de moutons, pourquoi ne pas se gêner en truquant un peu les résultats, vu qu’ils ont le Ministère de l’Intérieur pour ça. Déjà qu’ils ne se gênent pas trop pendant les primaires internes au PS…

        C’est vraiment le danger de la démocratie représentative : pendant 5 ans ils ont les clés du camion et ils font absolument ce qu’ils veulent… en Chine, avec 1/3 de la moitié des trahisons que Narko et Hollande ont perpétré, ils auraient déjà 1 milliard de personnes dans la rue avec des carcans tout prêts.


        • José Le 08 octobre 2014 à 14h13
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          En Chine c’est aussi une démocratie représentative. Elle représente juste plus longtemps, mais à part ça je ne vois pas de différence.


      • reneegate Le 04 octobre 2014 à 12h01
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        en ce sens il ne se sera pas trompé. C’était bien au PS qu’il fallait être pour gouverner en libéral. On notera aussi l’ambition dans les objectifs lorsqu’il s’agit de chômage : passer de 8.7% à 8% est un fait d’arme pour Rebsamen. A noter aussi les consignes aux inspecteurs du travail dont les services ont été restructurés et les effectifs diminués bien sur (voir filoche)


      • bourdeaux Le 04 octobre 2014 à 13h39
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        Après relecture, oui en effet, on peut s’énerver contre ses propos au sujet des 35h et du travail le dimanche. Mais pour ce qui est du doublement de la prime pour l’apprentissage, ou de l’allègement des cotisations salariales quand la sécu est déjà en déficit, ce sont certes des âneries, mais elles ne sont pas “neolibérales”; ce sont des bêtises comme peut en faire quelqu’un qui ne sait pas compter. Quant à la modification des seuils sociaux, je ne me prononce même pas sur le fond, mais là encore ça ne me semble pas relever du socialisme ou du neolibéralisme.
        Reconnaissez tout de même que tout cela n’est qu’un pousse-café après le bras d’honneur dantesque de la loi de non-séparation bancaire; ça s’était du lourd !


        • TC Le 04 octobre 2014 à 16h14
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          @ Bourdeaux : vous connaissez l’allégorie de la grenouille ébouillantée ? Et bien, nous y sommes ! Pour le moment, l’eau ne fait que tiédir (remise en cause des 35H, travail du dimanche, allègement des cotisations patronales, modification des seuils sociaux…), c’est presque imperceptible, la grenouille que nous sommes se dit “Reconnaissez tout de même que tout cela n’est qu’un pousse-café”, on sait hélas comment l’histoire se termine : la grenouille finit ébouillantée !

          La stratégie du PS, elle est là, jouer sur la durée pour amener peu à peu les gens à accepter les “réformes structurelles indispensables” (comprenez les mesures néo-libérales qu’on voit à l’oeuvre un peu partout en Europe).
          Certains sont impatients parmi les élus du PS, ils ont au moins le mérite de reconnaître ouvertement qu’ils ne sont pas socialistes (comme ici Rebsamen), d’autres sont plus sournois et n’hésitent pas à mentir effrontément (Hollande en est la parfaite illustration).


      • Sébastien Le 04 octobre 2014 à 20h03
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        Lisez Michel Clouscard et Jean-Claude Michéa pour comprendre que les “Socialistes” n’ont jamais été ni anticapitalistes, ni anti-libéraux.
        Même les Communistes ne l’ont en réalité jamais été.


    • boduos Le 04 octobre 2014 à 21h11
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      Effectivement,c’est le robinet à eau tiède qui reflète la superficialité de cette approche de l’entreprise:
      Faut-il rappeler que la possibilité accordée par l’État Nation à une entreprise d’ exercer une activité de services ou de production en employant notamment des salariés citoyens est naturellement soumis à des contreparties règlementaires.(code de la consommation,code de l’environnement,code du commerce ,…code du travail)?
      Concernant ce dernier code du travail , objet de toutes les controverses et qu’on s’apprête à sacrifier sur l’autel du néo social-liberalisme , s’il est aussi touffus,c’est le résultat de décennies de défiance entre syndicats de salariés et le medef.
      Ce code n’est que la transcription des multiples jurisprudences des chambres sociales.
      Pour faire bouger les lignes,il s’agirait de repositionner l’employeur et le salarié dans une collaboration équilibrée et notamment en banalisant l’accès et la transparence des comptes de l’entreprise tout en généralisant la participation.
      Partant on pourra valablement espérer que les salariés s’identifieront davantage a leur entreprise et en accepteront les correctifs ,les impératifs,….
      Or ,les néo sociaux-liberaux (Rebsamen) s’appretent à relever les seuils “sociaux” instaurant le comité d’entreprise,seul endroit ou la température de l’entreprise peut être prise trimestriellement par les salariés.
      Au contraire et dans l’intérêt bien compris de l’employeur,cette communication des résultats et l’obligation de transparence devraient être la réalité dès le 1er salarié.
      C’est le dialogue entre patrons et salariés qu’il faut rétablir pour qu’ils réfléchissent ensemble et dégagent des solutions consensuelles.
      Aujourd’hui tout tourne autour de discussions d’appareils syndicaux représentant 3% des salariés ,appareils syndicaux ethnocentrés sur la fonction publique qui leur fournit cadres détachés,locaux et secrétariat.
      Le patron français est par ailleurs réticent à communiquer les vrais résultats,bons ou mauvais au point ,justement,que le code du travail a du prévoir que le comité d’entreprise puisse désigner un expert comptable pour examiner et analyser les comptes.
      Secrétaire d’un comité d’une entreprise de 2500 salariés,je peux affirmer que notre patronat est sorti du même moule que nos politiques ,même condescendance d’énarque,HEC,…même façon de manipuler les graphiques,lisser les comptes …
      Des réformettes sans reformer les mentalités,c’est mission impossible et inutile Monsieur Rebsamen!
      PS: notre blog étant rigoureux avec l’Histoire,nous rappelons que la notion de comité d’entreprise a été ébauchée par Pétain et peaufiné par le Conseil de la Résistance.
      .


  7. Il jambono Le 04 octobre 2014 à 09h54
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    Tout à fait d’accord, avec Bourdeaux, je ne trouve rien de scandaleux. Certes il est libéral, voire ultra-libéral, mais qui ça surprendra honnêtement ? Le reste c’est effectivement, comme c’est déjà souligné, du vide, des phrases de politicien en effort de com, ponctué de “punchlines” qui finissent en bandeau d’articles, mais qui au final ne promettent rien de concret pour l’avenir.

    La seule chose qui paraît posséder un bon kilo de “scandaleusité”, c’est l’attachement à la relance par l’offre, mais, encore une fois, qui peut-être surpris face à des gens qui raisonnent en termes d’économie classique ; je suis sûr que notre cher gouvernement considère que la loi de Say est applicable, qu’en donnant du pognon aux entreprises elles vont investir et que les produits ainsi créés, seront forcément achetés, ce qui va relancer la croissance, etc.


    • Alae Le 04 octobre 2014 à 12h20
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      “Tout à fait d’accord, avec Bourdeaux, je ne trouve rien de scandaleux. Certes il est libéral, voire ultra-libéral, mais qui ça surprendra honnêtement ?”

      Le problème, Il jambono, c’est précisément que la gauche est cocue et résignée.
      Le PS français a-t-il créé une génération de maris complaisants retenus dans ses rangs à coups de com’ lénifiante, d’incultes qui ont oublié la définition du mot socialisme ou d’un mélange des deux ?
      Honnêtement, l’amnésie, le renoncement et la soumission à la langue de bois de la gauche française dite majoritaire font peine à voir, surtout pour les personnes de vraie gauche.
      Et pendant qu’à Solférino, on s’empêtre dans des contradictions au point de ne plus savoir de quoi on parle, Marine Le Pen grimpe.
      Bravo.


      • Fabrice Le 04 octobre 2014 à 14h10
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        Ce qui sera “amusant” c’est de voir les même socialistes reprendre leur dogmes d’origines quand ils seront dans l’opposition, ce qui me fait penser que ce parti ne devrait jamais accéder au pouvoir pour rester dans les clous de leur idéologie fondatrice.


        • Il jambono Le 04 octobre 2014 à 18h45
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          Je ne peux que m’accorder avec votre brève description pourtant peut-on être surpris de la trahison de traître ; ce n’est pas tant une tautologie qu’une façon cynique, mais honnête, de voir la réalité.

          Il me semble que beaucoup sur ce site doivent être pessimiste quant à la politique (la pratique actuelle, pas l’activité en général de gestion de la vie en société) et le scandale est un événement qui surprend. Là il faut avouer que l’élément de surprise est faible.

          Enfin, c’est un détail sémantique bien maigre face à ce qui est effectivement assez écœurant ; à savoir une classe politique persuadée que le libéralisme économique est une voie heureuse.


  8. Louve Bleue Le 04 octobre 2014 à 11h00
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    La trahison c’est de faire voter les gens sans leur dire pourquoi ils votent, pour quel système politique et/ou économique. Le libéralisme ECONOMIQUE ( et non pas la liberté des citoyens, bien au contraire) est une théorie assenée comme une religion obligatoire, même pas expliquée aux peuples ( vu les résultats liberticides on comprend pourquoi ) . Elle est assenée aux peuples par des guerres civiles et des bombardements quand des politiques avisés au pouvoir refusent de trahir et d’obéir. C’est un système auquel les socialistes français ont adhéré sans prévenir ni expliquer aux citoyens qui ont voté pour eux. Je me souviens que trop “jeune” j’ai voté oui au traité de Maastricht parce que présenté par un socialiste ! Pour moi la trahison a commencé là. Mais on nous traite finalement comme le furent les amer-indiens en Amérique du Nord…


  9. adrien Le 04 octobre 2014 à 12h02
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    Sénateur maire, président d’agglo du grand Dijon, président du groupe socialiste au Sénat, puis nommé ministre du travail, il a traité de démagogues et populistes les opposants au cumul des mandats ! Sa gestion de la ville se caractérise par une dette constituée à 45 % d’emprunts toxiques, dont une partie souscrits auprès de Dexia dont il fut un administrateur. Sa récente casserole est sa demande à pôle emploi de ” renforcer les contrôles pour être sûr que les gens recherchent bien un emploi “. Bref, un grand élu parfaitement en phase avec ce gouvernement ….


    • Casquette Le 04 octobre 2014 à 12h39
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      Merci pour le rappel c’est un élément de sa biographie que je connaissais pas du tout , sa fiche wiki ajoute :

      “En 2007 et 2008, il est administrateur de Dexia-Crédit Local de France et démissionne quelques jours avant la faillite de cette banque qui aura nécessité un apport de 3 milliards d’euros de l’État (seule banque française ou en partie française à avoir bénéficié d’un apport en capital de l’État et non pas simplement d’un prêt ou d’une garantie). D’après l’Express, François Rebsamen aurait démissionné de son siège d’administrateur de la banque soutenue par l’argent public quand Le Canard enchaîné eut révélé le montant de ses jetons de présence, 20 000 euros en 2007.”


  10. cyril Le 04 octobre 2014 à 12h18
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    nos politiques sont des generateurs de phrases pour ne rien dire,voila a quoi me fait penser cette interview de rebsamen: http://www.szarah.org/seuilscritiques/litter2.html


  11. juni palacio Le 04 octobre 2014 à 12h45
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    Autant je suis d’accord sur les articles traitant de l’ukraine ou de la finance autant là……
    je crois Olivier que vous avez besoin de vacances ou alors j’ai une autre hypothèse – c’est arrivé à un tas de gens bien d’ailleurs – vous êtes victime d’un accès de grosse tête. Cela se manifeste par le fait qu’on a tendance à s’écouter et se trouver génial…Prenez un peu de vacances…..


    • bourdeaux Le 04 octobre 2014 à 14h00
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      Sans doute est-ce cela qu’on appelle la rançon du succès. Pas d’alternative, vous n’avez plus qu’à vous faire le cuir, Olivier ! 🙂


    • Stéphane Grimier Le 04 octobre 2014 à 15h02
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      Olivier Berruyer,

      Vous ne pensiez tout de même pas que vous alliez dire les vérités sans qu’ils vous envoient leurs agents abrutis dans les pattes. Alors quand vous faites le spectacle, vous amusez la galerie, ça va, ils vous applaudissent. Mais quand vous agissez, vous révélez l’arrière-cour, les trucs de leurs tours, “vous avez la grosse tête”, “vous vous y croyez”.

      Oubliez ces commentaires, sachez que le vrai soutient ne viendra jamais de ces gens là, ils ont bien trop a perdre, si ce n’est à gagner à vous descendre. Si on est dans cette situation c’est surtout à cause de gens comme ça, blabla, mais surtout qu’on ne change rien.


      • Alae Le 04 octobre 2014 à 17h50
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        Pour le trollage façon “c’est la vérité mais surtout ne faisons rien, ça n’en vaut pas la peine, et puis, qu’est-ce qu’on à y gagner sauf des “folies obsessionnelles”, qu’est-ce que vous y pouvez, blablabla, on vous aime beaucoup, laissez tomber”, voir le post de Colibri plus haut, un sommet du genre. 🙂


    • line Le 04 octobre 2014 à 17h44
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      Un petit article d’un blogueur, d’un tout autre genre que “les crises” qui a décidé de fermer les commentaires sur son blog et qui s’en explique.
      https://ploum.net/la-fin-des-commentaires/


      • Vieux Christophe Le 06 octobre 2014 à 20h58
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        Personnellement, je fréquente ce site aussi pour ses commentaires, d’un bon niveau en général.
        Et j’aime beaucoup la mauvaise humeur du patron.


    • Sébastien Le 04 octobre 2014 à 20h08
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      Monsieur Berruyer, ne prenez pas la mouche pour si peu. Les contradicteurs sont toujours utiles, même dans les cas les plus amusants. Il faut toujours se tenir au courant des façons dont on est critiqué. Souvent, ces dernières se retournent toutes seules contre leur auteurs.
      Au pire, ce genre de provocation ne peut que renforcer votre travail et son impact.


  12. LA ROQUE Le 04 octobre 2014 à 13h04
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    Je serais surpris lorsqu’un soit disant socialiste fera un discours socialiste et le démontrera dans les faits. Je crois que je peux dormir tranquille cela ne risque pas d ‘arriver.
    Ce texte ne surprend plus personne Olivier, le synonyme de socialisme est trahison.
    Il serait intéressant de faire un point sur la situation économique de la France comme le service de la dette par exemple car j’ai pu me rendre compte que beaucoup de Français pensaient que la hausses des impôts et taxes serviraient à désendetter la pays par exemple…


  13. Casquette Le 04 octobre 2014 à 13h21
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    Le seul reproche qu’on peut formuler au PS est de continuer à utiliser un nom qui ne correspond plus à ses orientations historiques et idéologiques , le parti s’est définitivement émancipé de ses racines socialistes et républicaines ,surtout depuis le remaniement , il serait temps de l’assumer clairement.
    Si nous n’étions pas autant englués dans la culture de l’indignation on aurait pu analyser plus posément la proposition de Valls pendant les primaines (de changer de nom) et gagner qqs années de réflexion dans le projet de refondation de la gauche qui est dorénavant devenu vital , y compris pour la droite.
    Il en va des partis comme des hommes , les envies , les idées changent , je crois que beaucoup de gens ont acté cela (hormis les militants de base) , comme le dit Olivier ça va mieux en le disant , le PS a d’autres envies ( changer le comportement des invidivus plutôt que de penser la collectivité) , d’autres lubies (draguer les catégories socio-professionnelles et confessionelles plutôt que les classes sociales) et d’autres impératifs (plutôt convenir aux règles édictées par les marchés , l’UE et les EU qu’aux doléances posées par les élécteurs).
    Maintenant le divorce doit être prononcé à voix haute par un juge , reste à savoir qui s’en chargera et ou seront placés les gamins : à droite , à l’extrême droite ou à la DASS ?!


  14. Bardamu Le 04 octobre 2014 à 14h18
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    Il faut bien maintenant avouer que le décrié Mélenchon avait bien raison sur ce parti renommé avec une grande justesse Parti Solférinien. Plus rien à espérer d’eux et les récents faits d’armes frondeurs l’ont confirmé.
    Pour ceux qui aurait oublié ce qu’un parti soucieux du bien être de son peuple doit faire (en gros de l’anti Rebsamen), je vous invite à visionner cet extrait du dernier projet de Pierre Carles :
    http://www.cp-productions.fr/spip.php?article161
    Attention Olivier, des images dures : on aperçoit Caroline Fourest…


    • Micmac Le 04 octobre 2014 à 19h44
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      Merci beaucoup, je ne connaissais pas, et ça m’intéresse vraiment.

      Je ne savais pas que Correa parlait français, et même très bien.


  15. Carlito Le 04 octobre 2014 à 15h18
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    Je suis d’accord avec les commentaires précédents, même si je comprends, en partie, l’irritation d’Olivier.
    Pourquoi s’étonner qu’un ministre du travail aille dans le sens de ce qui est fait depuis plusieurs années en termes de libéralisation du marché de l’emploi? Cet interview n’est pas choquant en soi, si ce n’est qu’il assume la fusion économique opérée au plus haut niveau de l’état entre la gauche et la droite au cours des dix (ou des trentes) dernières années. Les remèdes de ce type sont connus, et leurs effets également: toujours plus de précarisation pour les salariés. Là où la contradiction est patente et l’effet plus choquant, c’est lorsqu’Rebsamen se place sous l’autorité morale des grandes avancées sociales qui l’ont précédé : Accords de Matignon en 1936, seuils sociaux et création des comités d’entreprise en 1945, lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit… alors qu’on nous parle aujourd’hui d’un revenu minimum revu à la baisse et accolé aux minimas sociaux, du travail le dimanche, de la suppression du statut des fonctionnaires, d’une baisse des salaires (on y viendra bientôt), de la suppression des jours fériés (idée Medef)…
    Pas de scoop donc.

    Par contre, totalement hors sujet mais en ligne directe avec le traitement de l’actualité par les médias sur ce qu’il se passe en Ukraine, je sors à l’instant de l’émission de Canal +, L’effet Papillon: 20 minutes absolument hallucinantes sur la fameuse “Martyre de Donestk” dont Olivier a parlé dans un billet précédent: http://www.les-crises.fr/propagande-ordinaire-a-liberation-irina-pro-kiev-torturee-par-les-rebelles-et-tabassee-par-les-habitants/

    Le traitement (musique tragique, effets pathos, une seule fenêtre d’interprétation, même si le journaliste élargit dans les toutes dernières secondes en précisant que les suspicions de torture sont aussi du côté de Kiev) m’ont fait penser à l’époque (je ne connaissais pas ce site) où je beuglais contre Poutine parce que Depardieu était parti danser au Kremlin.


  16. Carlito Le 04 octobre 2014 à 15h31
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    Tout à fait d’accord avec Casquette. D’ailleurs je la mets.


  17. florian Le 04 octobre 2014 à 16h51
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    Merci pour le partage de cet article et surtout au journaliste, pour son courage et la pertinence de ses questions.
    Le passage le plus scandaleux reste celui sur le contrôle des chômeurs et sur la soi-disante exaspération des classes populaires en attente de réformes libérales, le tout avec le surplomb moral de celui qui sait “comment la vie se déroule dans un HLM”.
    A lire, en contre-point, la réflexion d’une psychanalyste, C. Halmas, sur les ravages psychologiques de la crise non seulement sur les chômeurs mais sur la société toute entière: elle va même jusqu’à comparer la vie d’un pays en crise à celle d’un pays en guerre.
    Quelques extraits d’un entretien disponible sur internet:
    “j’ai vu, en vingt ans, les souffrances liées au travail littéralement exploser. La pression, la sensation d’être interchangeables, la peur qu’il n’y ait plus de travail, l’insécurité provoquent des dégâts qui n’ont rien à voir avec les vies intimes et l’enfance de ceux qui subissent cela. Bien sûr, les souffrances induites par le milieu professionnel se nouent aux histoires personnelles, mais, sans la dureté de l’environnement, elles ne seraient pas apparues. Enfin, il y a tous les problèmes de la vie quotidienne liés au chômage, à la crainte d’y être confronté et à l’appauvrissement.”
    “Même avec un narcissisme au départ solide, les individus se dévalorisent, pensent qu’ils ne valent plus rien. Ils sont affaiblis, et la moindre démarche leur demande une énergie colossale. Leur entourage et eux-mêmes se vivent comme paresseux, alors qu’ils sont en fait aux prises avec une fatigue dépressive qui prend le corps. Cette sensation d’être diminués atteint toutes leurs relations, au sein du couple, avec les enfants. Quand on se dévalorise, on prête ce regard dévalorisant sur soi-même aux autres.”
    http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Interviews/Claude-Halmos-Comment-resister-a-la-crise

    Dans l’express de cette semaine, elle réagit à cette culpabilisation des chômeurs:” dire à quelqu’un qu’il n’a pas de boulot parce qu’il n’en cherche pas, dans un contexte où il n’y a pas d’emploi, c’est une monstruosité! Et cela traduit une méconnaissance totale des conséquences psychologiques de la crise (…)”. M. Rebsamen ferait bien de retourner un peu plus longtemps dans son quartier HLM, histoire d’apprendre, comme ses petits camarades socialistes, à vivre “comme les gens”.


  18. rozanna Le 04 octobre 2014 à 18h32
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    Sur ce site les commentaires sont de grande valeur,, et complètent énormément les articles publiés, bien sur c’est un énorme travail, mais ce serait une perte immense de les supprimer, est-ce dû au modérateur, mais les trolleurs,annihilent d’eux même……….


    • Kiwixar Le 04 octobre 2014 à 21h17
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      100% d’accord.
      Et au-delà des commentaires qui nous apprennent des trucs ou nous font réfléchir, il y a aussi le soulagement de savoir qu’il n’y a pas que des zombis autour de nous (style “The invasion of the body snatchers”).


  19. RGT Le 04 octobre 2014 à 18h35
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    J’ai en premier lieu cherché François Rebsamen dans l’annuaire des “Young Leaders” de la French-American foundation pour connaître sa promotion… Lien (instructif, tapez un nom connu au hasard, vous ne serz pas déçu) : http://french-american.org/annuaire-young-leaders/

    A mon grand étonnement, je ne l’ai pas trouvé !!!

    J’ai été très déçu, il y aurait pourtant tout à fait sa place, au sein des meilleurs promotions…

    Il a du suivre des cours d’économie par correspondance à l’école de Chicago, je ne vois pas d’autre solution…

    Bref, un “bon petit soldat du libéralisme”, version “Gôche Progressiste”…

    Avec des gugusses comme ça ce n’est pas demain que les chômeurs retrouveront du travail.

    Si ça ne marche pas, c’est parce qu’il n’y a pas assez de libéralisme, pas assez de déréglementation !!!

    Et mon cul, c’est du poulet ? (pardonnez-moi mais c’est bien la seule invective qui me vienne à l’esprit quand je lis de telles horreurs de la part d’un “Sinistre de Gôche”…).


  20. dany 2 Le 04 octobre 2014 à 20h21
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  21. Jacques Le 04 octobre 2014 à 21h55
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    C’est très bien d’avoir récupéré cette interview, d’autant plus révélatrice qu’ils ont voulu la supprimer. C’est vrai que sur le fond, ceux qui suivent l’actualité auprès des bonnes sources (comme “les-crises”) ou lisent les bons auteurs, comme Lordon, Sapir ou Todd, n’ont pas appris grand’chose sur le PS. C’est un parti d’élus locaux et de hauts-fonctionnaires qui s’est rallié à la révolution néo-libérale dès les années 80: Delors, Fabius, Strauss-Kahn, etc.
    En ce qui concerne les commentaires, c’est vrai que quelques trolls peuvent semer le trouble, mais il y en a bien peu ici, la plupart des commentateurs apportent quelque chose, au moins le fait de retrouver son opinion écrite par un autre – on se sent moins seul – et souvent un complément d’information, un lien avec un autre site. Sur l’Ukraine, ça a été très utile. Les commentaires, c’est ce qui fait vivre un blog. J’ai été très assidu au blog de Jorion pendant plusieurs années, depuis qu’il est fermé aux commentaires, je ne le regarde plus du tout.


  22. step Le 04 octobre 2014 à 23h20
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    A regarder de plus pres (et c’est dans le cadre du blog stricto censo), la structure des prêts du gentleman sur la ville de dijon dont il est sénateur maire depuis perpette. Il me semble que c’est un des points noirs de la carte des structures territoriales endettées à base de prêts structurés.

    Des politiques qui endettent leurs collectivités pour faire mousser leur CV, c’est fréquent… avec des prêts explosifs, c’est déjà plus hardcore, mais qui en même temps de la main droite souscrivaient des prêts chez dexia et touchaient de la main gauche des tickets de présences auprès de la même banque, je dis chapeau l’artiste.

    Ce que je trouve pathétique dans l’époque que l’on vit, c’est qu’ il soit encore de la “haute fonction publique”. Car soit c’est volontaire et c’est un escroc, soit ce ne l’est pas, et c’est de l’incompétence. En tout cas, il aurait du être écarté d’un gouvernement par mesure de précaution élémentaire.


    • reneegate Le 05 octobre 2014 à 14h40
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      je vous suis à 100% et de rajouter les Morelle, Cahuzac ,… Mais il nous faut donc poursuivre donc, et envisager le fait que Hollande ne peut se tromper tout le temps et que donc il fait partie de la même engence. Il me semble que ce pas là nous ne le faisons pas de peur de l’abîme qui se profile alors. Imaginez Hollande ne se trompe pas, il sait ce qu’il fait en toute duplicité, quel sont ses buts, ses contraintes, ses maitres? Tout un champ nouveau s’ouvre alors et moi comme vous n’avons pas commencé à répondre à ces questions parce que les réponses nous font peur. Je suppose que les premiers résistants en 1940 n’avaient pas bougé avant, parce qu’ils ne voulaient pas croire dans ce qui se profilait depuis 1933. Nous espérons avoir tort?


  23. Serge Le 05 octobre 2014 à 00h09
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    Quand la gauche est arrivée aux affaires en 81 ,on s’est vite rendu compte que le PS n’était pas ce qu’il prétendait être sur l’emballage .
    Ayant voté comme toute ma famille Mitterrand (avant tout pour la retraite à 60 ans et par un fort ressentiment anti -Giscard ),cocu,je ne le fus qu’une fois .
    Aussi je n’ai pas plus de proximité avec tous ceux qui à l’instar des “mélanchonniens” ou autres ,nous rejouent à chaque fois la même scène : “oh ,ils nous ont trompé,c’hius déçu …J’aurais pas cru …etc…”
    Malgré ça,je ne vois pourquoi Olivier n’aurait pas le droit de faire ce billet .Je n’apprécie pas du tout le ton condescendant et suffisant de @jambono and @bourdeau


  24. Serge Le 05 octobre 2014 à 00h55
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    Comme je suis d’une ignorance crasse en économie ,j’interroge les spécialistes ici présents .
    Le parti dit “socialiste”,le “Delors-isme” n’est-il pas acquis au libéralisme d’un côté ,celui de la finance mondialisée ,des supermarchés(c’est la même chose,puisque c’est de la finance) ,de la désindustrialisation vers les pays à bas coût etc ..,et en même temps se servant des institutions de l’état,des régions, des collectivités locales pour financer avec l’argent public ,des emplois sans avenir,des petits boulots ,de l’assistanat ,une immigration-consommation ,le partage des heures de travail …Pour maintenir artificiellement la croissance par la consommation à flux tendu .
    Maintenant que le déficit est exponentiel,et que cette “bulle” n’est plus tenable ,ils sont sont pris dans la nasse de leurs contradictions .
    Comme on ne m’a jamais contredit,je finis par croire que mon raisonnement naïf à deux balles n’est pas si loin de la vérité .


  25. odjo Le 05 octobre 2014 à 02h54
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    Je ne vois pas en quoi l’apprentissage des jeunes sans qualification ou meme le travail le Dimanche ne pourrait pas etre une valeur de gauche ? Mes enfants le pratiquent aux usa sans etre pour autant chantre de liberalism . C’est bien un probleme francais la critique ou encore la valeur a attracher a un diplome sans tenir compte des autres voies de gagner honnetement sa vie . .


  26. 21 janvier 1793 Le 06 octobre 2014 à 08h44
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    L’article a été republié, avec explication et chronologie par le Miroir :
    http://www.miroir-mag.fr/64428-interview-de-francois-rebsamen-le-miroir-vous-explique-tout/


  27. Macarel Le 06 octobre 2014 à 10h14
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    Hollande, Valls, Rebsamen, et les autres, font bien parti de la gauche !

    Mais de la gauche américaine, puisque aux USA être de gauche c’est être libéral.

    Rien d’étonnant à cela : depuis Sarkozy nos présidents sont issus d’une génération américanisée, élevée dans le culte du “Rêve américain”.

    Dommage pour eux qu’ils ne maîtrisent pas bien la langue de Shakespeare, sinon ils pourraient faire carrière directement dans la maison mère, de l’autre côté de l’Atlantique, comme Christine Lagarde. Et gagner beaucoup de dollars…

    Du temps de l’URSS la maison mère était à Moscou, maintenant elle est à Washington.


  28. reneegate Le 06 octobre 2014 à 11h07
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    Au sujet du délitement de la pensée indépendante de nos élites, de leur obédience au libéralisme il faut lire le papier de Regis Debray “l’erreur de calcul” dans le monde diplomatique d’Octobre. http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/DEBRAY/50859
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