Je remonte cet excellent billet de 2014…

Un article d’une remarquable limpidité de Robert Charvin, Professeur Émérite de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis et Doyen Honoraire de la Faculté de Droit et de Science Politique de Nice, permettant même aux non initiés, de comprendre qu’on ne peut “exporter la démocratie” par la force, destituer des présidents élus, ni faire des coups d’état, sans conséquences sur le plan juridique. Ce qui implique que même si le coup de force est passé, même s’il est escamoté voir dénié, il ne devient pas pour autant légitime. Non seulement parce qu’il n’émane pas d’un choix du peuple souverain, mais aussi parce qu’il participe de la déconstruction de l’ordre juridique international, garant de la paix et du dialogue serein entre les États.

Le droit international est le plus souvent passé sous silence, parce qu’il entrave une puissance politique ou privée. Lorsqu’il est invoqué, c’est parce qu’un État y trouve un intérêt. Les États-Unis, tout particulièrement, qui se refusent à la plupart des engagements multilatéraux, n’y font référence qu’à titre exceptionnel. C’est le cas à l’occasion de la crise ukrainienne, contrairement à la crise irakienne : les États-Unis s’étaient dispensés d’obtenir l’autorisation du Conseil de Sécurité pour recourir à la force armée, en violation d’une disposition majeure de la Charte des Nations Unies.

Les États occidentaux, s’arrogeant la qualité de seuls représentants de la « communauté internationale », se sont fait aussi une spécialité d’interpréter avec mauvaise foi les résolutions du Conseil de Sécurité afin de légitimer leurs politiques d’ingérence : ce fut le cas pour la Libye, par exemple. La France et l’OTAN sur la base d’une simple décision du contrôle de l’espace aérien en sont arrivés, après huit mois de guerre, à la liquidation du régime de Tripoli et à l’exécution de son leader.

De plus, la pratique de quelques puissances occidentales, désireuses de produire à elles seules un « droit coutumier » utile pour leurs intérêts, devient une source fondamentale du droit international, en lieu et place de l’accord entre États et des dispositions de la Charte des Nations Unies. Les fondements du droit international sont ainsi balayés : c’est le cas de « l’égale souveraineté des États » laissant place à une hiérarchie de fait entre les États dits « démocratiques » et ceux qui ne le seraient pas, seuls les premiers étant éligibles au droit international, liquidant ainsi l’universalisme des droits et obligations internationales. C’est aussi le cas du principe de « non ingérence », transformé en son contraire au nom d’un « humanitaire » réinterprété à l’occidentale, particulièrement négligeant vis-à-vis des droits économiques et sociaux.

Par ailleurs, de nombreuses « ONG » et autres « Fondations », préfabriquées dans les officines des pouvoirs publics et privés des États-Unis et d’Europe, participent activement au financement, à la formation des « activistes », à la diffusion « d’informations », dans les pays dont la politique n’a pas l’approbation occidentale. Elles ont été en pointe dans les diverses pseudo « révolutions » qui se sont déroulées dans certaines des ex-Républiques soviétiques, comme en Afrique ou dans le monde arabe, en collaboration, si nécessaire, avec des forces ultra-religieuses (avec les Frères Musulmans ou les Salafistes, par exemple) ou néofascistes (dans les pays proches de la Russie). On a ainsi assisté à « la révolution des roses » en Géorgie, à celle des « Tulipes » au Kirghizistan, à la « révolution orange » en Ukraine, renouvelée en 2014.

Grâce à ces forces téléguidées, les inévitables mécontentements populaires, de type social, se trouvent canalisés afin d’intégrer les peuples dans l’orbite occidentale économique et militaire, dont il est difficile de sortir en raison des rapports de forces globaux.

Les justifications fournies par les Occidentaux se contredisent et varient d’un cas à l’autre. Loin de s’enfermer dans le cadre de la légalité, trop rigide, elles se fondent souvent sur une « morale » internationale très proche de celle du XIX° siècle. Le paradigme le plus usité, parce que très instrumentalisable, est celui des « droits de l’homme »1. Il vise à légitimer toutes les activités proclamées « humanitaires » par-delà des normes juridiques qui tendent à se dissoudre dans la confusion et à sensibiliser une opinion internationale formatée au « droitdel’hommisme » stimulée par un « american way of life » illusoire mais attractif !

En raison d’un procès (facile) pouvant être fait au monde occidental, responsable dans l’Histoire de la colonisation puis des guerres de décolonisation, de nombreuses interventions armées (par exemple, celle des États-Unis en Asie et en Amérique du Sud ou de la France en Afrique) et de multiples violations des droits de l’homme, les Puissances occidentales tendent (et réussissent souvent grâce à la force de leurs médias) à imposer à l’opinion internationale une vision cohérente de leur pratique politique et juridique grâce à une fragmentation de l’Histoire en séquences courtes.

Ainsi, selon elles, à l’origine, le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’a concerné que des États constitués (il s’agissait de consacrer la liberté recouvrée des peuples victimes du nazisme et du militarisme japonais), sans s’appliquer aux colonies. Lorsque, logiquement, les peuples colonisés ont entendu s’appuyer sur ce principe pour accéder à l’indépendance, la doctrine occidentale a tendu à en nier la positivité. Dans le troisième temps actuel, le même principe, selon les Occidentaux, doit s’appliquer non plus dans les rapports internationaux, mais pour fonder des implosions internes, légitimement « stimulée » de l’extérieur, afin qu’une partie de la population d’un État s’en écarte pour constituer un autre État. Cette multiplication d’entités politiques (souvent très petites et à peine viables) dans l’ordre international, due à une volonté occidentale d’affaiblissement de certains États d’une certaine importance (par exemple, l’émergence de l’État Sud-Soudanais ou le démantèlement de la Fédération de Yougoslavie) correspond parfaitement aux intérêts des « mondialisateurs », partisans d’une « globale gouvernance », maîtrisant les acteurs étatiques à la souveraineté limitée.

Une autre falsification de la légalité concerne le principe fondamental de l’interdiction du recours à la force, sauf cas de légitime défense, l’objectif étant le maintien de la paix : le recours à la force contre des États souverains est, pour les Occidentaux, concevable s’il s’agit de faire cesser des atteintes au droit humanitaire, c’est-à-dire pour des considérations d’ordre interne !

Les États-Unis (et Israël) vont plus loin encore dans leurs « interprétations » du droit en adhérant à la notion de « légitime défense préventive » qui n’est en réalité qu’une assimilation – paradoxale – de la légitime défense et de l’agression (dont par ailleurs on refuse la définition donnée par l’Assemblée Générale des Nations Unies) ! L’OTAN, en particulier, se considère aussi comme un substitut au Conseil de Sécurité de l’ONU, doté d’un « droit d’action autonome », (voir le concept stratégique de l’Alliance Atlantique adopté les 23-24 avril 1999).

Les pratiques politiques occidentales déconstruisent ainsi le droit positif en les justifiant doctrinalement a posteriori, au cas par cas. Pour être plus facilement acceptées ou tolérées, les Occidentaux considèrent qu’il y a « plusieurs âges du droit international qui s’affrontent »2 !!! Sans cesse, il y aurait déconstruction et reconstruction du droit et chaque étape serait brève : les principes et les interprétations du droit de l’étape « ancienne » ne seraient plus pertinents pour l’étape « nouvelle » !

Il n’y aurait donc pas violation de la légalité par les Puissances occidentales, mais effort de transition et de reconstruction d’un droit plus ajusté aux besoins et aux réalités internationales. En réalité, il y a recherche permanente et souvent dans l’urgence d’une adaptation aux besoins de la mondialisation néolibérale menacée par le multipolarisme en voie d’édification. C’est ainsi que la Charte de l’ONU lors de son adoption visait essentiellement au maintien de la paix ; aujourd’hui l’OTAN « interprète » cette Charte comme devant assurer le primat des droits de l’Homme et du droit humanitaire, y compris au risque de conflits armés.

Certains juristes occidentaux vont jusqu’à dénoncer ce qu’ils appellent le « droit classique » (par exemple, en ironisant sur la réaction de la Yougoslavie, agressée par l’OTAN, invoquant sa souveraineté, le non-ingérence et saisissant la Cour internationale de justice !). Et plus la séquence historique mise en scène est courte, plus, évidemment, les conceptions occidentales semblent cohérentes !

La crise ukrainienne

La crise ukrainienne et la révolte de Kiev sont imputables à des causes avant tout sociales : les manifestants contestataires ont dénoncé la mauvaise gestion d’instances présidentielle, gouvernementale et parlementaire incertaines. La protestation populaire s’est cependant retrouvée rapidement encadrée par des cadres « entraînés » et financés par l’Occident et les activistes néonazis et néofascistes de « Secteur Droite » et de « Svoboda » (dont l’un des dirigeants occupe actuellement la fonction de vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense, et un autre celle de Procureur Général). Les États-Unis et l’Union européenne ont ainsi tenté de se positionner encore plus près des frontières russes, y compris au détriment des intérêts économiques de l’Ukraine. La crise ukrainienne n’est qu’une composante d’une politique globale de « refoulement » de la Russie et de la liquidation des liens qu’elle peut nouer avec les États voisins, autrefois intégrés dans l’Union Soviétique. Elle est indissociable d’une volonté occidentale affirmée d’interdire à la Russie de prendre toute sa place dans le concert des nations, ce qui est évidemment le droit de tous les États « également souverains ».

Au-delà du discours anti-russe traditionnel, dont le style et les thèmes n’ont pas fondamentalement changés depuis la fin de l’URSS, le monde occidental, particulièrement les États-Unis et la France3, dénonce la violation par la Fédération de Russie de la légalité interne à l’Ukraine et du droit international.

La position des nouvelles autorités installées à Kiev est de s’afficher comme les défenseurs de la légalité constitutionnelle ukrainienne, ce qui est un paradoxe pour ceux qui viennent de faire ce qu’ils appellent une « révolution ». En effet, l’insurrection qui s’est produite à Kiev n’a manifesté aucun respect pour la Constitution de 1996, révisée en 2004, révision dont les amendements ont été annulés par la Cour Constitutionnelle en 2010. Sous la pression de la rue, une nouvelle procédure de révision a été entamée le 21 février 2014 rétablissant les amendements de 2004. Mais l’absence de promulgation invalide cette révision. Dans la confusion, le Parlement a voté la destitution du Président qualifié de « pro-russe » par l’Occident. Cette destitution est possible en raison de l’article 108 de la Constitution à l’issue d’une procédure d’impeachment (article 111). Cette procédure exige une enquête par une Commission dont les conclusions sont déposées devant le Parlement qui peut, après examen de la Cour Constitutionnelle, voter la destitution par une majorité des ¾. Celle-ci n’a pas été atteinte : l’impeachment a été voté par 328 voix, au lieu des 337 nécessaires. La destitution telle qu’elle a été prononcée est illégale : en droit, le Président n’est pas déchu de sa fonction, et son appel à l’assistance de la Russie est fondé. D’autres dispositions de la Constitution ont été violées (les articles 126 et 149) : c’est ainsi que la Cour Constitutionnelle a été « épurée » de cinq de ses juges dont le Président, pourtant bénéficiaires d’immunités.

Les nouvelles autorités de Kiev ne peuvent donc pas se prévaloir d’une légalité dont ils ont balayé les fondements constitutionnels. Elles constituent simplement un pouvoir de fait, quelles que soient les relations externes qu’elles ont nouées avec des représentants occidentaux avec lesquels les liens étaient, il est vrai, très antérieurs.

Ces Ukrainiens qui se veulent si proches de l’Europe occidentale doivent se remettre en mémoire l’adage latin : « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans ». Ce vieux principe général du droit leur rappelle que « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Ils ne peuvent à la fois violer la loi fondamentale de leur pays et l’invoquer ensuite pour servir leur cause.

La question de la Crimée

L’initiative prise par les autorités de la République autonome de Crimée d’organiser un référendum pour ou contre le rattachement à la Fédération de Russie a provoqué de la part des États-Unis et des États de l’Union européenne une réaction « légaliste », alors qu’ils soutenaient jusque-là une rébellion s’achevant par un coup d’état.

Le monde occidental et leur nouvel allié de Kiev dénoncent avant tout « l’intervention de la Russie » en Ukraine, et particulièrement les mouvements de troupes en Crimée. La Russie menacerait l’intégrité territoriale de l’Ukraine et l’intangibilité de ses frontières. Le référendum d’autodétermination en Crimée du 16 mars serait illicite : il ne pourrait être légal que dans le cadre constitutionnel ukrainien (la Constitution, d’ailleurs, ne reconnaît pas le « droit de sécession »). Enfin, un peuple ne s’auto-définit pas : le « peuple » de Crimée n’existerait pas.

Ces arguments, qui semblent appartenir au droit international « classique », par ailleurs si souvent critiqué par les « Occidentalistes », peuvent être réfutés avec des moyens relevant eux-mêmes des principes les plus « classiques ».

Il n’y a pas « intervention » militaire russe illicite en Crimée. Deux accords régulièrement conclus entre la Russie et l’Ukraine (accords du 31 mai 1997 et pacte de Kharkiv du 21 avril 2010) autorisent la présence de troupes russes en Crimée (une base maritime et deux bases aériennes) jusqu’en 2042 (en échange de livraison de gaz à tarif préférentiel). De plus, rien n’empêche en droit les autorités de Crimée de constituer des groupes « d’autodéfense », comme il en existent aussi à Kiev à l’initiative des « révolutionnaires ».

La disparition des autorités constitutionnelles à Kiev au profit d’un pouvoir de fait ouvertement antirusse justifie les mesures prises pour assurer le respect des accords conclus (pacta sunt servanda), y compris à l’encontre des garnisons de l’armée ukrainienne et pour protéger les civils russes et russophones.

Cette protection des civils, très fréquemment invoquée par les États occidentaux dans leurs relations internationales et servant de justifications à leurs ingérences4, s’impose par diverses mesures prises par Kiev à l’encontre des intérêts des populations russes et russophones : suppression de la langue russe en tant que langue légale, mesures discriminatoires à l’encontre des russophones, agressions physiques à Kiev et dans différentes régions de l’Ukraine. L’argument selon lequel les « révolutionnaires » de Kiev ont été victimes d’une répression brutale source de nombreuses victimes mériterait par ailleurs une enquête objective : les membres des forces de l’ordre tués sont nombreux et nul ne peut attester de l’origine des snipersqui ont tiré sur la foule5.

Il n’y a pas de fondement à refuser l’argument humanitaire invoqué au profit des minorités (majoritaires en Crimée) placées dans une situation d’insécurité, source de menace, en raison de la déstabilisation de toute l’Ukraine.

Kiev et les États occidentaux ne peuvent non plus faire le procès d’une « intervention » russe, alors que les ingérences occidentales multiformes se sont multipliées pour obtenir que Kiev prenne ses distances vis-à-vis de la Russie. Les principe légal est celui de la « non-ingérence », par quelque moyen que ce soit : or les révoltes qui ont bouleversé de nombreux pays, ces dernières années, ont été « animées » selon des méthodes et par des groupes (armés ou non) financés et organisés par les États-Unis et leurs alliés.

Croire à la spontanéité des masses populaires, à leur libre capacité d’organisation et à leur persévérance (la révolte s’est prolongée plus de trois mois à Kiev) relève de la naïveté, quelles que soient les raisons légitimes de contestation de la gouvernance ukrainienne6Cette prétendue « aide à la démocratie », financée essentiellement par les États-Unis, viole l’esprit et la lettre du principe de non-ingérence, y compris si elle n’utilise pas ouvertement la force armée.

Pour le moins, s’interroger sur le contenu de la notion « d’ingérence » et « d’intervention » est une exigence pour la question ukrainienne, comme pour toutes les interventions occidentales qui se sont multipliées depuis la disparition de la bipolarité Est-Ouest. A défaut, une seconde « guerre froide » risque de se développer au détriment des intérêts de tous.

Référendum de Crimée et droit international

L’organisation d’un référendum sur l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, après que le Parlement de Crimée ait proclamé l’indépendance, ne serait illégal que dans la mesure où l’ordre constitutionnel ukrainien aurait encore une existence ou si un cadre supranational s’était établi pour administrer la Crimée. Le fait que la Constitution ukrainienne ne prévoit pas le droit à la sécession n’apporte rien à la controverse : encore faut-il en effet que cette Constitution ait encore une quelconque validité. Les autorités de Kiev ne sont pas fondées à arguer de certaines dispositions constitutionnelles tout en ne respectant pas les autres !

Au contraire, les instances légales de Crimée comme l’État russe sont fondées à considérer qu’elles sont en droit de ne plus collaborer avec ceux qui ont renversé par un coup de force le gouvernement légal. Elles peuvent invoquer différentes décisions d’organisations internationales reconnues.

L’OSCE (Organisation de la Sécurité collective en Europe) a condamné, peu après la tentative de coup d’état contre M. Gorbatchev de 1991, toute tentative ou tout renversement par des moyens antidémocratiques d’un gouvernement légal.

L’OEA (Organisation des Etats américiains) a fait de même en 1992 en adoptant un nouvel article 9 de sa Charte constitutive, permettant la suspension au travail de l’organisation de la participation des représentants d’un État victime d’une « interruption inconstitutionnelle » de son système de gouvernance.

L’OUA (Organisation de l’Unité africaine) a aussi en 1999 proclamé que les coups d’état n’étaient pas admissibles et l’Union africaine a mis l’accent sur l’exigence de « légitimité constitutionnelle » pour ses membres, tout comme l’Organisation internationale de la Francophonie (Déclaration de Bamako en 2000) que la France semble avoir « oubliée » !

Il est plus remarquable encore que le Conseil de Sécurité de l’ONU se soit référé à ces dispositions dans sa résolution 1497 (2003) relative aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.

Le discours consistant à légitimer les coups de force (internes ou externes) par une finalité « pro-démocratique » n’a pas de fondement juridique. Certes, les États-Unis ont expressément fondé leur intervention militaire contre La Grenade en 1983 sur cette base. Cette position a été jugée dès 1986 sans validité par la CIJ (Cour internationale de justice) (Affaires des Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua). La notion de « guerre juste » n’a plus aucune dimension juridique aujourd’hui, quoique puissent souhaiter certaines ONG et déclarer certains États occidentaux.

De même dans l’ordre intérieur, la « légitimation », par-delà la légalité, des actions menées « au nom de la démocratie » n’est qu’un retour à l’archaïque conception du « droit public de l’Europe » de la fin du XVIII° siècle et du XIX° siècle, qui n’était que celui des « nations civilisées » dont seraient exclue la Russie et une partie de la population ukrainienne !

Au contraire, la nature démocratique du référendum d’autodétermination dans une région ayant échappée à la désorganisation générale d’un pays doté d’un pouvoir issu d’une rébellion soutenue de l’extérieur, est peu contestable. Il suffit que, conformément aux recommandations de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe (2005), les questions posées soient claires, qu’il se déroule sans irrégularité et que la participation soit de plus de 50% des inscrits, avec une réponse à plus de 55% de majorité7.

La France, quant à elle donneuse de leçons de démocratie, n’a pas été très rigoureuse lorsqu’elle a organisé en 1974 un référendum concernant l’accès à l’indépendance des Comores sans le moindre respect de leur intégrité territoriale : a posteriori, la France a en effet déclaré que les résultats devaient être appréciés « île par île », ce qui a conduit malgré la très large majorité globale des voix en faveur de l’indépendance, à détacher Mayotte, l’une des quatre îles, pour en faire ensuite (en 2009) un département français, et ce malgré un avis contraire des Nations Unies et le refus du gouvernement comorien.

Le principe de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières a été mis à mal par les puissances occidentales qui ont vu dans l’implosion de l’URSS, notamment, un moyen d’affaiblir et d’isoler la Russie8. La multiplication de micro-Etats (par exemple, le Sud-Soudan), résultat de diverses revendications plus ou moins fondées, apparaît aussi comme un outil favorisant une « globale gouvernance » dans un système unipolaire, dominé par les États-Unis.

La construction occidentale du Kosovo réalisée par la force militaire de l’OTAN en 1999, puis l’administration conjuguée des Nations Unies, de l’OTAN et de l’Union européenne, au nom de droits des populations albanaises et des droits de l’Homme, avant la reconnaissance d’une indépendance formelle, a créé un précédent que les puissances occidentales et les autorités de fait de Kiev ne peuvent rejeter par une formule simpliste « la Crimée n’est pas le Kosovo » !

L’OTAN dans l’affaire du Kosovo a usé unilatéralement de la force armée. Elle n’a pas tenu compte de la « protection » des civils en arguant simplement des inévitables « dommages collatéraux », comme en Irak ou en Libye. La Constitution serbe n’a pas été respectée, tout comme les droits de la minorité serbe au Kosovo (dont 250.000 se sont réfugiés définitivement en Serbie). Le fondement de cette pratique occidentale s’est limité à l’affirmation d’un droit à la sécession « moralement » justifiée !

Ces illégalités flagrantes ont été néanmoins « couvertes » par l’ONU (dont la Charte ne prévoit pas le droit de sécession), qui s’est chargée, pour partie, de l’administration provisoire du Kosovo, alors qu’elle résultait d’une intervention armée illégale, et par la reconnaissance par tous les États occidentaux et par nombreux autres lorsque le Kosovo a été qualifié « d’État souverain ».

L’UCK, qui avait été créée opportunément en 1997-1998, « force de frappe » des Albanais pro-occidentaux, responsable de nombreuses exactions anti-serbes, et qui s’est avérée ensuite être une organisation de type mafieux, n’a pas été condamnée à ce titre (à la différence des personnalités transférées à la CPI (Cour pénale internationale) lorsqu’il s’est agi de dirigeants opposés aux intérêts occidentaux). Enfin, l’avis sur le Kosovo, rendu par la CIJ, n’a pas infirmé la sécession kosovare.

Pire, la doctrine juridique occidentale dominante ne s’est pas manifestée : le professeur S. Sur, par exemple9, très représentatif de la doctrine française dominante, semble convaincu que la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité sur le Kosovo, permet une « opération de reconstruction de la paix » et « résorbe l’anomalie » de l’intervention militaire10 ! Le Conseil de Sécurité a ainsi tiré les conséquences d’une violation de la légalité, sans l’approuver ni la désapprouver, à la satisfaction des juristes !! Néanmoins, le professeur Sur manifeste une certaine « inquiétude » devant l’absence de « justification convaincante » à l’usage de la force dans l’affaire du Kosovo. Mais, pour le professeur S. Sur, « de la déconstruction peuvent sortir des créations nouvelles, bien que les pratiques (sous-entendues occidentales)cherchent encore leur doctrine ».

Le retour vers l’Ouest du balancier de l’autodétermination

A l’issue de ce processus global et des différentes crises qui se sont produites ces dernières années, c’est le monde occidental et ses alliés qui, aujourd’hui, voient se retourner à leur encontre des revendications fondées sur le droit à l’autodétermination au nom, selon l’expression d’un courant doctrinal nord-américain, d’une « souveraineté méritée » au bénéfice des peuples sous « domination aliénante »11.

C’est le cas de la Catalogne en Espagne, de l’Écosse en Grande Bretagne, de l’Italie du Nord (contre le Centre et le Sud), des peuples autochtones en Amérique du Nord et du Sud, et de différents mouvements religieux et ethniques dans le monde arabe et africain, sources souvent de dissolution généralisée (Yémen, Somalie, Centre Afrique, Mali, etc.).

Le processus de mondialisation néolibérale, en effet, favorise un repli identitaire qui peut conduire à des « sécessions remèdes ».

A ce propos, les Puissances occidentales, prises « à contre-pied », n’ont pour défense que d’abandonner tous les principes généraux, de quitter le domaine juridique et d’opter pour le « cas par cas » : « chaque cas devenant un cas « d’espèce »12 !

L’ « exemple » donné par l’OTAN avec l’acceptation de la survie artificielle de la République turque de Chypre (reconnue seulement par la Turquie, le Pakistan et le Bangladesh), du maintien de la division de la Corée sans le moindre appui à une politique de réunification respectueuse des deux parties, ou de la politique de l’Union européenne « fabriquant » par étapes le Monténégro jusqu’en 2006, pour le dissocier de la Serbie, alors que dans le même temps on condamne les Tamouls au Sri Lanka comme sécessionnistes13, tout en abandonnant les Palestiniens au pouvoir israélien, s’avère à terme dangereux pour les États occidentaux eux-mêmes et désagrégateur pour l’ordre mondial très fragile.

Les États occidentaux (particulièrement les États-Unis) et leurs juristes manifestent une incohérence profonde. Ils utilisent de plus en plus des notions indéfinissables, telle l’oppression « grave », évidemment non mesurable, condition pour admettre le droit à la sécession ; la souveraineté « méritée », non susceptible d’être distinguée de celle qui ne le serait pas ; la notion de « civil » qui alors même qu’ils sont armés doivent ne pas être traités comme combattants ; de « droits de l’Homme », amputés néanmoins des droits économiques, sociaux et culturels ; de « démocratie », sans aucune définition précise ayant validité universelle ; « d’humanitaire » sans dissociation du politique, etc.

Le chaos conceptuel à la lumière de la crise ukrainienne

La crise ukrainienne met en lumière ce chaos conceptuel plaçant le droit international dans une situation de confusion extrême. Le comble des paradoxes est que l’Occident fait le procès de la Russie, qui reprend pourtant à son compte, outre les principes du droit international classique, des arguments juridiques souvent utilisés par ailleurs par l’Occident. Pour paraphraser le Président Obama, mais en retournant contre les États-Unis et leurs alliés sa formule : « L’Occident est (de plus en plus) du mauvais côté de l’Histoire ». Il n’est plus en mesure, comme l’a souligné le Président Poutine, de stopper par n’importe quel moyen la reconstruction légitime de la puissance russe et de sa collaboration avec de nombreux États non occidentaux dont le développement économique est très rapide, sous forme d’accords bilatéraux ou d’Union douanière14.

Les juristes occidentaux devraient s’interroger davantage sur l’utilité d’une authentique multipolarité (en lieu et place des prétentions à l’hégémonie que manifestent encore les États occidentaux) pour garantir les objectifs de la Charte des Nations Unies, c’est-à-dire le maintien de la paix et le développement.

Robert Charvin

Professeur Émérite de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis, Doyen Honoraire de la Faculté de Droit et de Science Politique de Nice (France)

Source LaPenséeLibre.org via blog Mediapart

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1Lorsqu’il s’agit de diviser des adversaires politiques ou de gommer des conflits nés des rapports sociaux, dont la résolution serait trop coûteuse, l’Occident instrumentalise le paradigme religieux (par exemple, l’opposition entre musulmans chiites et sunnites), ou les différends ethniques ou nationalistes.

2« L’affaire du Kosovo et le droit international : points et contrepoint ». AFDI. XLV. 1999, p. 288

3Bernard-Henri Lévy, qui s’est déjà illustré par ses positions « va-t-en guerre » en Libye et en Syrie, s’est rendu à Kiev pour mettre en cause avec vulgarité la Russie et son Président, reprenant sans scrupule à l’encontre des Russes le mot d’ordre des Républicains espagnols en guerre contre la rébellion franquiste : « No passaran » : < https://www.youtube.com/watch?v=nTc6pb6-0Fo >

4La protection des civils, présentée parfois comme un « devoir », a justifié l’intervention de l’armée française et de différents services spéciaux occidentaux et de l’OTAN en Libye et en Syrie, par exemple. Le paradoxe est qu’une seconde intervention de ces pays pourrait aujourd’hui être fondée à nouveau sur la nécessaire protection des civils en raison du chaos provoqué par les premières, particulièrement en Libye.

5Durant les incidents survenus dans la période post-électorale en Côte d’Ivoire (2011), les snipers qui ont tué un certain nombre d’Ivoiriens étaient de provocateurs mandatés cherchant à susciter des réactions violentes et une insécurité générale permettant de justifier l’intervention de l’armée française.

6On peut citer parmi les acteurs professionnels de l’ « exportation de la démocratie », la Canvas (Center for Applied Non Violent Action et Strategies), basée en Serbie et financée par les États-Unis, l’USAID, la NED, l’IRI, le NDI, Freedom House, l’Open Society Institute, etc. relevant de fonds américains.

Voir, par exemple, R. Falk. « When is an’ NGO’ not an’ NGO ?” Foreign Policy Journal, 18.2.2012. ; G. Sussman et S. Krader. Template Revolutions : Marketing us Regime Change in Eastern Europe, University of Westminster, London, vol. 5, n° 3. 2008.

7La situation serait différente si l’accord du 21 février 2014, cosigné par les pays de l’Union européenne et la Russie, était toujours valide (dissolution du gouvernement provisoire, rétablissement du Président de la République élu, renonciation à la demande de la Crimée de rattachement à la Russie).

8Diverses tentatives d’ingérence occidentales au service de certaines minorités des peuples chinois « non Han » se produisent aussi contre les autorités de Pékin pour tenter de faire imploser la Chine, le cas du Tibet et des Ouïghours étant les plus visibles.

9Serge Sur. « L’affaire du Kosovo et le droit international : points et contrepoint ». AFDI. XLV. 1999, p. 280 et s.

10Il est vrai que cette Résolution fait référence à « l’attachement à la souveraineté » : cette réaffirmation quasi-rituelle se retrouve dans toutes les résolutions du Conseil de Sécurité qui paradoxalement ouvrent la voie à une ingérence !

11On reste perplexe devant une hégémonie qui ne serait pas « aliénante » !

12C’est la position explicite du professeur canadien P. Garant, par exemple, faisant une note en novembre 2010 sur l’Avis de la CIJ sur le Kosovo.

A l’inverse, le professeur J. Sapir, à propos de la Crimée, souligne : « On ne peut appliquer un principe de droit à Kiev et un autre à Simféropol ! ». Cf. La Crimée et le droit. 7 mars 2014.

14On peut citer l’étape que représente l’accord du 18 novembre 2011 conclu entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan et celui avec l’Arménie signé en septembre 2013, bien que Madame Hillary Clinton n’y ait vu (déclaration de décembre 2012) qu’une « resoviétisation » par la Russie de ses ex-satellites !

 

144 réponses à La question ukrainienne : une étape dans le processus de déconstruction du droit international par les puissances occidentales, par Robert Charvin

Commentaires recommandés

BA Le 12 mai 2014 à 07h05

L’Union Européenne, comme d’habitude, ne reconnaît pas les référendums :

Bruxelles ne reconnaît pas les “référendums” de dimanche en Ukraine.

L’Union européenne ne reconnaît pas les résultats des “prétendus référendums” pour l’indépendance des fiefs de Donetsk et Lougansk des séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, a déclaré dimanche une porte-parole de l’UE.

Selon des sources pro-russes, environ 70% des votants se sont rendus aux urnes dimanche.

Les “prétendus référendums étaient illégaux et nous ne reconnaissons pas leurs résultats”, a indiqué Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

http://www.romandie.com/news/Bruxelles-ne-reconnait-pas-les-referendums-de-dimanche-en-Ukraine/476580.rom

L’Union Européenne ne reconnait les référendums que si les peuples votent comme le veut l’Union Européenne.

1- Premier exemple. Le traité de Maastricht. Le 2 juin 1992, par référendum, le peuple danois dit « non » au traité de Maastricht. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Réponse :

Le peuple danois fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Maastricht !

2- Deuxième exemple. Le traité de Nice. Le 9 juin 2001, par référendum, le peuple irlandais dit « non » au traité de Nice à 53,87 %. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Réponse :

Le peuple irlandais fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Nice !

3- Troisième exemple. Le traité établissant une Constitution européenne. Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » par référendum. Le 1er juin 2005, le peuple néerlandais vote « non » par référendum.

Voyant le résultat des référendums en France et aux Pays-Bas, les fédéralistes décident de suspendre les référendums prévus dans les autres pays ! Les fédéralistes veulent bien consulter les peuples, mais à condition que les peuples votent « oui » ! Si les peuples commencent à voter « non », les fédéralistes suspendent les référendums ! Et ça, ce n’est pas de la démocratie, peut-être ?!

En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés par référendum ?
– Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
– Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
– Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
– Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
– Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

4- Quatrième exemple. Le traité de Lisbonne. En réalité, le traité de Lisbonne reprend 98 % du texte de la Constitution européenne, mais la grande différence est que, cette fois-ci, le traité de Lisbonne N’est PAS soumis à référendum !

Le traité de Lisbonne est adopté par les parlements des Etats européens.

Une seule exception : le peuple irlandais est consulté par référendum. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais vote « non » au traité de Lisbonne. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Comme d’habitude, on a refait voter le peuple irlandais une deuxième fois !

Conclusion :

La construction européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est anti-démocratique. Elle doit être détruite.

  1. BA Le 12 mai 2014 à 07h05
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    L’Union Européenne, comme d’habitude, ne reconnaît pas les référendums :

    Bruxelles ne reconnaît pas les “référendums” de dimanche en Ukraine.

    L’Union européenne ne reconnaît pas les résultats des “prétendus référendums” pour l’indépendance des fiefs de Donetsk et Lougansk des séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, a déclaré dimanche une porte-parole de l’UE.

    Selon des sources pro-russes, environ 70% des votants se sont rendus aux urnes dimanche.

    Les “prétendus référendums étaient illégaux et nous ne reconnaissons pas leurs résultats”, a indiqué Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

    http://www.romandie.com/news/Bruxelles-ne-reconnait-pas-les-referendums-de-dimanche-en-Ukraine/476580.rom

    L’Union Européenne ne reconnait les référendums que si les peuples votent comme le veut l’Union Européenne.

    1- Premier exemple. Le traité de Maastricht. Le 2 juin 1992, par référendum, le peuple danois dit « non » au traité de Maastricht. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Réponse :

    Le peuple danois fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Maastricht !

    2- Deuxième exemple. Le traité de Nice. Le 9 juin 2001, par référendum, le peuple irlandais dit « non » au traité de Nice à 53,87 %. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Réponse :

    Le peuple irlandais fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Nice !

    3- Troisième exemple. Le traité établissant une Constitution européenne. Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » par référendum. Le 1er juin 2005, le peuple néerlandais vote « non » par référendum.

    Voyant le résultat des référendums en France et aux Pays-Bas, les fédéralistes décident de suspendre les référendums prévus dans les autres pays ! Les fédéralistes veulent bien consulter les peuples, mais à condition que les peuples votent « oui » ! Si les peuples commencent à voter « non », les fédéralistes suspendent les référendums ! Et ça, ce n’est pas de la démocratie, peut-être ?!

    En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés par référendum ?
    – Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    – Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    – Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    – Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    – Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

    4- Quatrième exemple. Le traité de Lisbonne. En réalité, le traité de Lisbonne reprend 98 % du texte de la Constitution européenne, mais la grande différence est que, cette fois-ci, le traité de Lisbonne N’est PAS soumis à référendum !

    Le traité de Lisbonne est adopté par les parlements des Etats européens.

    Une seule exception : le peuple irlandais est consulté par référendum. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais vote « non » au traité de Lisbonne. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Comme d’habitude, on a refait voter le peuple irlandais une deuxième fois !

    Conclusion :

    La construction européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est anti-démocratique. Elle doit être détruite.


    • Daniel Le 12 mai 2014 à 09h45
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      Excellent commentaire. Ce texte, d’ailleurs, par sa clarté et son didactisme devrait être véhiculé davantage à travers l’internet, voire même en des publications sur papier.

      Depuis des années déjà plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la dictature de l’Union Européenne, cependant celles-ci ne trouvent pas le moindre écho dans la grande presse aux ordres de Bruxelles et de Berlin. Des textes-commentaires comme le votre apportent à ceux qui le lisent, l’information nécessaire qui mène à la réflexion et, par conséquent, à la formation d’une conscience.


    • Vallois Le 12 mai 2014 à 10h59
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      Merci pour ce travail de synthèse qui illustre qu’elle est antidémocratique.

      Oui elle est antidémocratique par définition parce qu’elle est représentative, voir l’attitude de Sylvie Goulard lorsque Olivier Berruyer lui reproche l’enterrement du référendum de 2005 sur BFM, et vous comprendrez ce que pense les représentants de l’Europe même centriste type Modem/UDI sur le peuple et son mot à dire, la définition du régime républicain que donne Sieyès et que je pense important car il définit tout en 2 phrases (discours du 7 sept. 1789) et ce qu’est l’opinion de ces individus vis-à-vis du peuple.

      Les Républiques et l’Union européenne comme étant démocratique est un abus de language, libérale oui pour une minorité dans un certains sens mais très normative pour la majorité.


      • Anio Le 12 mai 2014 à 21h36
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        Ne jamais oublier et à rappeler et diffuser très souvent :
        “Démocratie” vient du grec : DEMOS CRATOS qui veut dire
        POUVOIR AU PEUPLE
        Merci OB pour ce travail de recherche et d’analyse.


    • VladimirK Le 12 mai 2014 à 14h54
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      Mais les Ukrainiens de l’Est ont été assez malins : Ils ont admis que le référendum n’avait pas de valeur légale, mais une valeur morale, et que de ce fait, ils devaient être écoutés pour mettre en place une solution légale à leurs revendication.

      Malheureusement, quand on parle à des imbéciles (les dirigeants occidentaux), il ne faut pas s’attendre à une réaction intelligente.

      Quand François Hollande a utilisé les termes “nul et non avenu” au sujet de ce référendum, je pensais au début qu’il parlait de lui même.


  2. yt75 Le 12 mai 2014 à 08h18
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    Merci pour se texte, d’une certaine manière, ce qu’évoquait Rimbaud en 1873 ou 74 :


    Démocratie

    “Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.

    “Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.

    “Aux pays poivrés et détrempés ! – au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.

    “Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route !”

    (illuminations)


  3. Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 08h21
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    Après l’Irak , après la Lybie, après Guantanamo , après des lois comme le NDAA , qui peut encore avoir la naiveté de penser que les USA sont une démocratie ?

    Une justice privatisée qu’ils cherchent d’ailleurs à nous imposer à travers le pacte transatlantique avec des élites qui s’exonèrent totalement du respect des lois en vigueur. Voir les livres du Commissaire divisionnaire Jean François Gayraud .

    Des politiques totalement dominés par des actionnaires privés qui se trouvent au coeur même des institutions américaines (la Fed est en effet une banque privée) .

    La séparation des pouvoirs n’existe plus aux USA dans les faits et aucune démocratie ne peut perdurer sans une réelle séparation des pouvoirs .
    L’Union européenne s’oriente d’ailleurs tristement dans le même sens avec un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif concentrés dans les mains de non élus : la commission Européenne .

    Une déclaration comme celle d’un Newt Gringricht lors de son interview à Euronews est d’ailleurs tout à fait éloquente :
    ” “Je ne pense pas qu’il y ait un nouvel ordre mondial, a répondu Newt Gingrich. Il y a une technologie mondiale qui émerge et il y a une économie mondiale, mais je pense que les hommes politiques et les gouvernements sont complètement dépassés. Vous verrez davantage de désordre dans les 50 prochaines années et nous avons besoin d’apprendre comment gérer le désordre pour que ça ne provoque pas de dégât majeur.”.

    Effectivement pour lui la gestion du désordre ne peut se faire que par le rapport de forces en envoyant par exemples des milices privées massacrer les populations civiles comme ce que nous venons de voir en Ukraine .

    Idéologie dans la droite ligne de tous les idéologues américains , en particulier celles des néoconservateurs qui pousse un Robert Kagan (époux de Nuland et Straussien convaincu ) à fonder en 1997 une organisation intitulée Project for the New American Century, dans le but exprès de promouvoir la présence militaire américaine partout dans le monde, pour y tenir littéralement le rôle de « gendarme du globe », à commencer par l’Irak. Le 3 juin 1997, cette organisation a publié un acte de fondation, appelant à une nouvelle politique étrangère basée sur l’« hégémonie globale bienveillante »

    Et encore une fois , sur l’Ukraine , il suffit de relire Bzrezinski pour savoir que le droit international et la démocratie est bien le dernier souci des Américains :
    “”Sans l’Ukraine la Russie cesse d’être un empire en Eurasie … L’Ukraine constitue l’enjeu essentiel .. Si l’Occident devait choisir entre une Ukraine démocratique et une Ukraine indépendante ce sont les intérêts stratégiques et non des considérations démocratiques qui devraient déterminer notre position “”

    La notion de droit international n’existe définitivement que si il sert les intérêts américains. Si il devient à l’encontre , soit il n’est pas respecté , soit ils essaient de le modifier par tous les moyens ,mensonges et guerres incluses (L’Irak en étant l’exemple parfait avec les ADM qui n’existaient pas) .

    Mais tout ceci n’a jamais été la caractéristique d’un fonctionnement démocratique respectant l’égalité du citoyen en droits . C’est plutôt la caractéristique d’une république bananière ou d’un régime totalitaire qui se masque .


    • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 08h37
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      D’ailleurs l’une des dernières déclarations de Von Rompuy est un aveu

      Le président non élu du Conseil européen, M. Hermann VAN ROMPUY, vient cyniquement de déclarer que « l’ensemble du territoire européen en dehors de la Russie sera à long terme, d’une façon ou d’une autre impliqué dans l’U.E. « . Pour faire bon poids, ce chef de file de l’oligarchie euro-atlantique a aussitôt ajouté : « Qu’il y ait un soutien pour cela chez les gens, je ne sais pas, mais de toute façon nous le ferons« .

      Cette phrase à elle seule en dit long sur son respect du “droit international” comme de tout fonctionnement démocratique .
      Cette phrase a été reprise par le PCRF , le 5 Mai 2014 .


  4. Spipou Le 12 mai 2014 à 08h26
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    J’aime beaucoup la logique de Fabius : “La Russie ne peut pas faire ça, mais si elle le fait, on s’écrasera comme les merdes que nous sommes.” Heureusement, dans un sens, que ni l’Union Européenne ni les Etats-Unis n’ont les moyens de leur imbécilité. Ceci dit, pour les pays, s’il en restait, qui pensaient réellement pouvoir être protégés par de tels alliés, le message est clair. C’est le Japon et la Corée du Sud qui doivent commencer à se faire du souci…

    D’ici que la Corée du Sud se tourne vers des alliés plus fiables, à savoir la Russie et la Chine, y a pas loin !

    Pour le Japon, ça va être un peu plus compliqué…

    Citation exacte :

    “Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius affirme qu’on ne «doit pas entrer en guerre avec la Russie», tout en répétant qu’une annexion russe de l’Ukraine ne peut se faire.
    Le ministre français a indiqué dans une interview au Washington Post publiée dimanche que “nous ne pouvons accepter l’annexion ou le fait que l’Ukraine soit contrôlée ou envahie». «D’un autre côté, on ne doit pas entrer en guerre avec la Russie», ajoute le ministre qui est en déplacement à partir de ce dimanche jusqu’à mardi aux Etats-Unis, où il se rend à Chicago puis Washington.”

    http://www.leparisien.fr/international/en-direct-ukraine-les-referendums-pour-l-independance-debutent-dans-l-est-11-05-2014-3831851.php


    • Kiwixar Le 12 mai 2014 à 08h59
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      Japon : ils ont le même problème que la Chine : une population vieille (la consommation de couches pour les vieux est supérieure à la consommation des couches pour les bébés)… ça n’incite pas vraiment à aller faire la guerre ! … à part bien sûr qu’ils sont le pays au monde le plus en faillite, que les Abenomics n’aident pas, et qu’ils ont un super ami qui leur veut du bien (les Zuniens).

      Chine : les Chinois ne sont pas des gens agressifs ou expansionnistes (on voit plus de gens se mettre sur la gueule en 1 semaine au Vietnam qu’en 1 an en Chine)… ils ont essayé d’envahir le Vietnam en 1979, ils ont fait 5 km avant de se faire exploser (bon c’était une autre époque, c’est sûr que d’avoir toute l’armée avec le même grade, ça aide pas).

      Corée du Nord : vu l’augmentation du coût de la main d’oeuvre en Chine, j’imagine que les Chinois et les Coréens du Sud aimeraient bien que la Corée du Nord s’ouvre complètement, pour profiter de coûts de main d’oeuvre sans concurrence !


      • Alain Le 12 mai 2014 à 10h46
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        La Chine non expansionniste est du passé quand on voit leurs revendications maritimes qui poussent jusqu’au côtes de Bornéo !!
        http://www.chine-nouvelle.com/forum/read.html?q=6%2C141485


        • Kiwixar Le 12 mai 2014 à 12h31
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          Les Chinois ont une vue différente des Occidentaux sur les revendications et les demandes. En Chine (vu la population), si tu ne demandes rien, t’as rien. Donc tu crèves (de faim, il n’y a pas si longtemps).
          Demander ou revendiquer pour les Asiatiques, c’est normal. C’est à l’adversaire de dire “non”. En Asie, il y a 1001 manières de dire “ça va être difficile” poliment, courtoisement sans s’énerver.
          Pour utiliser une image, les Asiatiques commencent toujours par te planter le doigt dans le bide. Si c’est mou, ils continuent. Si il y a les plaquettes de chocolat, on discute courtoisement, à grands coups de compromis et de mauvaise foi.

          Pour les îles disputées, les Chinois envoient leurs bateaux pour discuter.
          La question évidemment c’est : est-ce légitime d’envoyer ses bateaux aussi loin.


  5. Jourdan Le 12 mai 2014 à 08h27
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    Confirmation de l’activite de Blackwater Worldwide (desormais Academi) envoyee par les EU en Ukraine a la demande du gouvernement actuel. Tristement celebre en Irak.


  6. romain Le 12 mai 2014 à 08h39
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    Magnifique de diplomatie.
    Si seulement l’utilisation du droit international suivait une certaine logique, le monde se porterait beaucoup mieux.. Comme on voit que ce droit ne sert à rien, je mettrais bien à la tête de l’ONU un vieux sage d’une tribu amazonienne. J’en suis sur qu’il trancherait sur les conflits avec plus de morale que cette mascarade…


  7. Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 09h00
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    Cette déconstruction du droit est d’ailleurs devenue tellement évidente que d’autres groupes sont en train de se constituer pour donner de nouvelles définitions et de nouveaux contenus , en particulier en ce qui concerne la définition du terrorisme .

    L’OCS d’une part, qui est en train d’établir sa propre définition du terrorisme :
    Les pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) ont tenu à Beijing leur deuxième réunion de consultation du groupe d’experts de la lutte contre le terrorisme, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois de la Défense nationale Geng Yansheng.

    Les experts du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Russie, du Tadjikistan et de la Chine ont assisté à la réunion, qui se déroule de mardi à vendredi, a indiqué M. Geng lors d’une conférence de presse régulière.

    Tous les membres ont examiné le programme d’exercice militaire anti-terroriste conjoint, et ont élaboré un plan détaillé sur l’appui logistique et matériel, a-t-il poursuivi.

    La première réunion avait été organisée le 11 février à Beijing.

    L’OCS, une organisation intergouvernementale, a été établie le 15 juin 2001 à Shanghai. Elle regroupe six pays membres, à savoir les cinq pays cités ci-dessus et l’Ouzbékistan. Elle compte également cinq pays observateurs, à savoir l’Afghanistan, l’Inde, l’Iran, la Mongolie, et le Pakistan, et trois pays partenaires de discussion, à savoir la Biélorussie, le Sri Lanka et la Turquie.

    Ces nouvelles définitions ayant comme conséquence immédiate la réfutation par la Chine des rapports américains récemment publiés sur le sujet :

    La Chine réfute les rapports annuels américains sur le terrorisme
    ( Xinhua )
    02.05.2014 à 15h41
    http://french.peopledaily.com.cn/Chine/8615226.html

    Contrairement à ce que nous rapportent nos médias mensongers , les USA et l’UE sont de plus en plus isolés sur leur interprétation très fallacieuse du Droit International .


  8. pierre9459 Le 12 mai 2014 à 09h30
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    En effet, très bonne analyse de Robert Charvin.
    C’est une analyse de réflexion sur le droit, les devoirs et l’Histoire qu’il fait là et c’est tout à son honneur.
    Mais voilà … nous sommes devant un empire (USA) décadent qui voit sa décadence expliquée, démontrée , analysée depuis maintenant bien longtemps.Et comme tout empire qui s’effondre, il va hélas tenter d’emmener le monde dans sa chute avec lui !
    Nombre de penseurs aux States (Chomsky, Roberts et d’autres) ont depuis des lustres tiré la sonnette d’alarme en pointant du doigt les dérives totalitaires pour ne pas dire ouvertement fascistes (Patriot Act) de ce pays qui devrait, qui aurait du d’après ses pères fondateurs être une des locomotives du bonheur dans le monde entier.
    Hélas, mille fois hélas, vous donnez le pouvoir aux hommes et ils deviennent de parfaites ordures, centrées sur leur intérêts propres et incapables de la moindre empathie pour les autres.
    Mais les peuples sont également coupables d’avoir accepté la délégation de leur Pouvoir véritable à de telles personnes qui ont eut tout loisir de s’organiser dans des groupements qu’on pourrait sans problème assimiler à des groupuscules mafieux (Banques, Bildelberg, Trilatérale, Siècle etc etc etc)
    Ainsi, nous avons comme une Internationale du Crime Organisé sous bannière étoilée avec ses sous – divisions Européennes. Les Etats Unis sont derrière la construction de l’Union Européenne et c’est en réalité un …second essai car en creusant juste un peu , il n’est pas difficile de trouver des accointances étranges entre la finance de Wall Street et le troisième Reich par exemple. On creuse encore plus loin et on trouve pas mal d’ex Nazis à collaborer ici sous drapeau de la science (Von Braun) ou bien sous la bannière de nouveau étoilée de l’Union Européenne (Walter Hallstein) sans compter tous les commandements militaires d’après guerre redonnés à de vrais nazis alors en mal d’emplois.
    Dès lors comment s’étonner que les USA et leurs laquais Européens approuvent et soutiennent un coup d’état dont on sait qu’il fut en bonne partie exécuté par des Nazis ouvertement revendiqués (Pravi Sektor et Svoboda)
    Pour ma part, en tant que Français et venant de commémorer la victoire des résistants (les vrais) contre les Nazis en 45, il m’apparait comme totalement insultant pour la mémoire de mon Pays que le Président de la France soutienne ouvertement ces factions de meurtriers mafio-Nazies qui ont pris le pouvoir en Ukraine.
    J’ai hélas bien peur que ça ne finisse en bain de sang car l’empire qui s’écroule est à des milliers de kilomètres de là et peut, de ce fait, se croire à l’abri et ainsi déclencher l’Apocalypse !


  9. V_Parlier Le 12 mai 2014 à 09h48
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    On peut remarquer que dans les milieux politiques occidentaux (de tendances variées) ce sont les retraités, n’ayant plus peur pour leur carrière, qui tiennent des discours raisonnables assez semblables à celui-ci. C’est quand même le signe de quelque chose…


  10. Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 09h51
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    Une autre interprétation de cette déconstruction du Droit :

    la fragmentation du pouvoir Américain , interprétation recoupant totalement les propos de Newt Gringrich que j’ai cité plus haut , et de l’inexistence d’Obama en tant que Chef du Gouvernement américain .
    Avec en particulier une analyse plus qu’inquiétante sur les risques induits par cette inexistence:

    “C’est ici qu’il faut chercher une autre explication, où le poids de représentativité du VIPS a son importance. Il s’agit simplement de l’idée que le véritable problème de la crise ukrainienne se poserait finalement dans cette situation de la non-existence du président des États-Unis. Il s’agit d’en revenir à l’hypothèse déjà maintes fois évoquée que la crise ukrainienne, (voir notamment à partir du texte du 3 mars 2014), représente un risque formidable d’une montée de la tension-affrontement jusqu’à la possibilité d’un affrontement nucléaire. C’est évidemment à ce moment que pèsera de tout son poids cette hypothèque de l’inexistence du président, de l’absence de ce “centre de pouvoir”. C’est évidemment dans de telles conditions qu’on peut admettre que la crise ukrainienne est vraiment la porte ouverte sur toutes les aventures et sur toutes les catastrophes. ”

    Cet article reprend en particulier un interview d’un membres du VIPS ( Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS), regroupant un certain nombre d’anciens officiers de divers services de renseignement, association qui réclame l’intégrité et l’indépendance, hors de toute pression politique, du travail d’analyse des services de renseignement US américain ) : Larry Johnson, ancien officier de la CIA puis du département d’État,

    Il reprend également la position de Robert Parry , créateur de Consortium News, spécialisé dans le journalisme d’investigation .
    Les positions de Larry Johnson et de Robert Parry sont totalement cohérentes et très très éloignées de l’hystérie médiatique des medias mainstream américains également décrite dans cet article .

    Il ne peut simplement plus y avoir de respect d’un quelconque Droit international dans un Etat ou le pouvoir politique est devenu totalement absent ..

    http://www.dedefensa.org/article-bho_et_le_pouvoir_une_nigme_enrob_e_de_myst_re__10_05_2014.html


    • jules Le 12 mai 2014 à 10h42
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      1. D’un côté, vous reprochez aux USA de ne plus être une démocratie ; d’un autre, d’avoir un « centre de pouvoir », apparemment incarné par le seul président, complètement hors-service.

      Un pouvoir centralisé sur une seule tête, chez moi, ça porte un nom et c’est contradictoire avec le concept de démocratie.

      2. Alors quoi ? Pouvoir épouvantablement fragmenté, ou pouvoir totalement absent ?


      • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 10h59
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        @jules
        La Fragmentation ne peut se faire que si le pouvoir politique se trouve aux abonnés absents et n’est en fait qu’un simulacre de pouvoir.

        Les lobbys ou les intérêts économiques prennent le pas sur l’intérêt général et peuvent à leur tour devenir contradictoires et dangereux . D’autant plus vrai aux USA que les actionnaires privés de la FED sont tout puissants , y compris dans les nominations des Conseillers du Président .

        C’est exactement ce qu’exprime Newt Gringrich lorsqu’il dit que les politiques sont désormais totalement dépassés : “l’abdication du politique face aux techniciens du profit” parait être une très bonne définition.

        C’est exactement ce que déplore Grasset dans l’article de Defensa :

        ” si un président ne devient pas un “American Gorbatchev”, il ne peut être qu’une marionnette. D’une certaine façon, cela devrait clore le débat, et même faire se demander pourquoi le débat a tout de même été rouvert (par Parry et le VIPS, – notamment ces derniers, les membres du VIPS, qui sont importants parce qu’ils représentent indirectement une fraction importante de la communauté du renseignement, inquiète de la présence de certains civils irresponsables et de tempérament hystérique à des postes de responsabilité).

        Cohérence , notion d’intérêt général et d’intérêt du pays lui même ont totalement disparu des discours politiques américains .

        C’est ce que refusait un De Gaulle avec son :
        “La politique de la France ne se fait pas à la corbeille”

        D’où les risques ….


  11. Martine Le 12 mai 2014 à 09h52
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    Donetsk est actuellement pillonnée par les forces de Kiev.
    Je me demande si l’UE, pour faire plaisirs aux E-U, va appliquer la même tactique qu’en Syrie: à chaque proposition de désescalade, ajouter une provocation pour envenimer la situation.
    A la veille de notre propre référendum européen, c’est un jeu bien dangereux.
    http://rt.com/news/158308-ukraine-slavyansk-village-attack/
    Brennan a retrouvé la mémoire sur sa visite à Kiev:
    http://rt.com/usa/158268-cia-brennan-ukraine-visit/


    • Spipou Le 12 mai 2014 à 09h59
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      Ah bon ? Donestk pilonnée ? Merde…

      Ah, c’est un village près de Slavyansk. Merde quand même…

      Ils sont complètement fous !


    • C Balogh Le 12 mai 2014 à 10h15
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      Bonjour, un commentaire de l’article que vous nous proposez, je l’a trouvé vraiment parlant et non dénué d’humour:la traduction c’est google mais là, ça va :

      “Nous ne comprenons pas pourquoi la population locale ne nous aiment pas. Je veux dire que nous ne renversé leur gouvernement démocratiquement élu en tuant 50 policiers et détournement et de mettre le feu à kiev. Ensuite, pour qu’ils nous aiment vraiment, nous avons envoyé des réservoirs transporteurs personnels de tuer et d’attaquer la population locale qui ne sont pas d’accord avec notre prise de contrôle légal. Ils doivent être en train de s’embrasser comme nous nous sommes tellement sympa et gentil pour les gens qui sont en désaccord avec nous. Veuillez bien vouloir Washington DC, oops je veux dire les voyous de la junte et amicales ivrognes wannabe nazis. Nous venons en paix lmao.”

      http://rt.com/news/158308-ukraine-slavyansk-village-attack/


    • Red'@rt Le 12 mai 2014 à 13h43
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      Heureusement que ce n’est pas une guerre… (Piotr Smolar sur Arrêt sur Image)


  12. Olposoch Le 12 mai 2014 à 10h20
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    A signaler si pas fait à ce jour le néologisme “Nulandistan” qui fédère, sur youtube en particulier, une collection de montages vidéo, de pure propagande anti-machin/pro-bidule
    (par ex: http://www.youtube.com/watch?v=43i1FRDZSmg )
    …mais interressant car:

    1/ cela montre ce que les russes voient et comprennent de la situation, et au passage, confirmation que tout est fait pour révolter les russes, et les russes/pro-russes doivent approcher du point de fusion, mais comme ils sont plus malins que les américains, ils n’ont pas encore fait l’erreur qui va tout déclencher…

    2/ Les vidéos, mêmes sélectionnées à dessein, mêmes éditées et traduites, montrent l’horreur et ce que les idéologues du “Monde” n’ont pas envie que leurs lecteurs (restants) apprennent…


  13. erde Le 12 mai 2014 à 10h27
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    Une longue vidéo expliquant les évènements d’Odessa.
    Bien qu’elle soit fournie par IIBC International Broadcasting Corps , elle mérite d’être visionnée.

    http://www.legrandsoir.info/odessa-the-untold-truth-of-kulikovo-field.html


  14. Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 11h01
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    Vu par le Quotidien d’Oran , comme quoi , contrairement à ce qu’affirment nos médias , la vision américaine et Européenne du Droit International est de moins en moins partagée à l’échelon planétaire :

    Le «crime» des pro-russes ukrainiens

    par Kharroubi Habib
    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5197806


  15. Fabrice Le 12 mai 2014 à 11h10
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    comme le signalait un intervenant (dans un autre poste passé) tout n’est qu’éternel recommencement on peut le comprendre avec ce discours dans le film le président qui bien que beaucoup de choses ont changés la source de tous les maux de la démocratie sont toujours les mêmes :

    http://youtu.be/Dq8CyzMJNWY

    tout est là, tout y est dit.


  16. Philippe Jourdon Le 12 mai 2014 à 11h22
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    Un autre son de cloche:

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/05/09/la-politique-de-francois-hollande-une-menace-pour-l-europe_4414116_3224.html

    faire la même politique que le Président précédent: et cette fois-ci en étant payé pour ça… ça j’avoue que je ne l’avais pas vu venir!


  17. romain Le 12 mai 2014 à 11h44
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    11h35 – Berlin sceptique sur de nouvelles sanctions

    Alors que les ministres des Affaires étrangères européens se réunissent à Bruxelles, le secrétaire d’Etat allemand aux Affaires européennes, Michael Roth, émet des réserves sur l’efficacité de nouvelles sanctions économiques à l’encontre de la Russie.

    “Si un président s’accommode déjà des effets économiques importants [des sanctions] et ne fait que reporter sur son peuple le poids de ses errements politiques, on doit admettre que des sanctions économiques seules, aussi dures soient-elles, ne conduisent pas forcément au résultat escompté”, déclare-t-il au quotidien économique “Handelsblatt”.

    A mettre en corrélation avec cet article:
    http://www.dedefensa.org/article-les_myst_res_de_bild_12_05_2014.html


    • romain Le 12 mai 2014 à 12h01
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      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/12/97001-20140512FILWWW00115-ukraine-un-allemand-mediateur-de-l-osce.php

      Ukraine: un Allemand médiateur de l’OSCE

      Un diplomate allemand expérimenté, Wolfgang Ischinger, va être le médiateur de l’OSCE pour tenter d’établir un dialogue entre les différentes parties de la crise en Ukraine, a annoncé aujourd’hui le président de l’Organisation. “Le gouvernement ukrainien a accepté notre proposition de nommer l’ambassadeur Ischinger comme modérateur de l’OSCE” pour les discussions entre les représentants du pouvoir, du parlement ukrainien et des régions, notamment de l’est, a déclaré Didier Burkhalter au cours d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.

      Wolfgang Ischinger est un expert reconnu des relations internationales après une longue carrière d’ambassadeur de l’Allemagne aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Il a participé aux négociations sur la Bosnie de Dayton et sur l’élargissement de l’Otan en Europe de l’est. Il préside la Conférence de Munich sur la sécurité, qui rassemble chaque année des dirigeants politiques et militaires du monde entier.

      Didier Burkhalter a présenté aux ministres de l’UE la “feuille de route” initiée la semaine dernière par l’OSCE pour tenter de trouver une issue politique et pacifique à la crise en Ukraine. “Nous sommes à un moment crucial dans cette crise. Il y a un besoin urgent de passer d’une logique d’escalade à une logique de coopération, et de le faire maintenant”, a-t-il averti. Le président suisse en exercice de l’OSCE a estimé que le référendum organisé dimanche dans des fiefs séparatistes de l’est était “incompatible avec la constitution ukrainienne et de ce fait illégal”. “Il faut éviter ce genre d’actes de provocation”.

      Pour favoriser la bonne tenue de l’élection présidentielle du 25 mai, l’OSCE va déployer “l’une des plus grandes mission d’observation de son histoire”, selon Didier Burkhalter. Aux 100 observateurs déjà sur le terrain, viendront s’ajouter 900 autres “peu avant le scrutin”, a-t-il indiqué. Il a appelé les pays de l’UE à participer davantage, en terme d’experts et de moyens financiers, à la mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.


      • romain Le 12 mai 2014 à 12h40
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        Ca a l’air de bouger sévère chez les diplomates allemands..

        http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140512.OBS6790/en-direct-ukraine-la-victoire-du-oui-farce-de-propagande.html

        12h30 – Le ministre des Affaires étrangères allemand à Kiev

        Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier doit se rendre en Ukraine ce mardi pour soutenir un “dialogue national” entre le gouvernement à Kiev et les séparatistes prorusses de l’est du pays, annonce son porte-parole à Berlin.

        Frank-Walter Steinmeier aura notamment “des entretiens à Kiev avec des représentants du gouvernement ukrainien” puis il prévoit de se rendre dans l’est de l’Ukraine, déclare ce porte-parole, Martin Schäfer, lors d’une conférence de presse gouvernementale régulière.


      • Crapaud Rouge Le 12 mai 2014 à 13h01
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        Si l’OSCE commence par dire que le référendum est illégal, il n’y a rien à attendre des négociations projetées, fût-ce sous la houlette d’un “expert reconnu des relations internationales“. Poudre aux yeux destinée à l’opinion occidentale.


        • romain Le 12 mai 2014 à 15h04
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          Au contraire, je pense que jusqu’à maintenant, il n’y avait aucune diplomatie de mise en place depuis le début de la crise. On était juste dans un rapport de force avec les occidentaux qui disaient “tu fermes ta gueule et tu te mets au pas” et les russes qui disaient “court toujours”. Maintenant on dirait que les allemands sont en train de prendre les choses en main, mais ça se fait pas non plus du jour au lendemain. Peut être que je suis naïf mais je commence à y croire..

          13h55 – L’OSCE note que la Russie ne reconnaît pas les résultats du référendum

          Le président en exercice de l’OSCE, Didier Burkhalter, fait remarquer que la Russie n’avait pas formellement reconnu les résultats du référendum organisé dans l’est de l’Ukraine, se contentant d’indiquer qu’elle les respectait.

          “Vous avez vu la réponse de la Russie ce matin : elle a exprimé le respect mais pas la reconnaissance du référendum. Il ne s’agit donc pas d’une reconnaissance des résultats, ce qui est important”, a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.


          • Frontalier Le 13 mai 2014 à 01h32
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            Ce qui est le plus inquiétant, c’est que les diplomates allemands n’ont aucun partenaire crédible à Kiev comme le rapporte le journal der Spiegel

            Außenminister Steinmeier eilt erneut in die Ukraine, um mit der Übergangsregierung zu verhandeln. Die Lage im Land ist verworren – den deutschen Vermittlern ist oft nicht klar, wer in Kiew das Sagen hat.

            Le ministre des affaires étrangères se rend d’urgence en Ukraine afin de négocier avec le gouvernement de transition. La situation dans le pays est confuse. Les négotiateurs allemands ne savent pas vraiment qui détient le pouvoir à Kiev.

            http://www.spiegel.de/politik/deutschland/ukraine-steinmeier-hat-probleme-mit-regierung-in-kiew-a-968937.html


  18. JP64 Le 12 mai 2014 à 11h45
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    Bonjour.

    Une explication rarement avancée de cet intérêt pour l’est industriel de l’Ukraine :

    (…) Ukrspecexport est la société commerciale d’Etat qui coordonne les exportations d’armes ukrainiennes. Ce n’est pas rien ! Car tout un chacun ne le sait pas, mais l’Ukraine est l’un des dix principaux producteurs d’armes au monde. La singularité de son industrie multi-produits est d’être étroitement complémentaire et interdépendante des systèmes russes.

    Par conséquent, au delà des enjeux géostratégiques et gaziers d’actualité, l’Ukraine est au centre d’une course aux armements conventionnels sur fond de guerre froide que se livrent la Russie, les USA et dans une moindre proportion l’Europe.
    Voici quelques échantillons de la production industrielle ukrainienne :

    Artem basé à Kiev fournit les missiles air/air des chasseurs bombardiers Mig-29 dont 800 exemplaires sont en dotation dans les armées d’une trentaine de nations ; et aussi ceux des Sukoï 30 qui équipent une douzaine de pays. L’industriel fabrique également les missiles anti-char guidés par laser des hélicoptères et blindés russes.

    Sevastopol aircraft Plant entretient et reconditionne les hélicoptères lourds, notamment le Mi-8 dont 12 000 exemplaires sont en service dans 43 pays !

    Antonov à Kiev, c’est une usine gigantesque qui emploie 14 000 personnes ! L’avionneur spécialisé dans la production partagée avec la Russie d’avions gros porteurs, assure également dans ses ateliers l’entretien d’une flotte mondiale de plusieurs milliers d’appareils parmi lesquels les avions cargos affrétés par la France pour ses opérations extérieures et l’Onu pour le déploiement de ses forces d’interpositions et autres actions humanitaires.

    Kraz construit des camions baroudeurs qui évoluent sur des terrains difficiles, appréciés des armées chinoises, égyptiennes, algériennes…

    Malyshev à Karkiv produit des blindés 8 roues amphibie et reconditionne les chars lourds Russe T- 64.

    Iska est un radariste réputé, Migremon aussi, Aviacon est un motoriste d’hélicoptère, Morozov produit des chars Motor sich des fameuses turbines d’aviation…

    Le catalogue illustré d’Ukrspecexport est une encyclopédie de poche pour marchands de canons.
    Spécialisée dans la fabrication de sous-ensembles, l’industrie d’armement ukrainienne est par conséquent au centre d’un formidable combat de l’ombre. La Russie ne peut envisager sans broncher la rupture des chaînes de production de plusieurs de ses systèmes d’armes, or les mesures de relocalisation stratégiques en cours ne seront opérationnelles que dans plusieurs années. En attendant, la désorganisation institutionnelle commence à peser sur les capacités de défense non seulement des Russes mais aussi sur celles de ses amis et alliés.

    Ainsi, la Chine, l’Inde, l’Algérie, la Syrie… sont-ils contrariés par les retards de livraison d’équipements et de pièces détachées. Pour d’évidentes raisons d’opportunités commerciales, les industriels euro-américains, israéliens et sud africains ont commencé à jeter de l’huile sur le feu en proposant des transferts de technologie sécurisée. Parallèlement, ils soumettent à cette clientèle – essentiellement les BRICS et les pays en voie de développement – d’alléchantes propositions alternatives.

    Alors que, mondialisation oblige, il était devenu courant d’équiper un navire de guerre ou un avion de chasse avec des composants provenant des quatre coins du monde, la crise ukrainienne a déjà pour conséquence un retour à la bipolarisation des sous systèmes de défense.
    L’industrie française saura-elle en tirer avantage ?

    Par Hedy Belhassine

    Article complet sur : http://www.espritcorsaire.com/?ID=317/Hedy_Belhassine/Paris_et_Riyad,_Kiev_et_Moscou:_aux_armes_et_caetera


    • bobillier Le 12 mai 2014 à 14h06
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      c’est génial, les “Ukrainiens” veulent du rêve US/Europe qui leur pique leurs marchés d’armement donc leur boulot avant de piquer les terres et tout ce qui est rentable. A noter aussi qu’au temps de l’URSS les Russes n’avaient aucune difficulté pour aller dans ces “bassins” d’emplois. Comme un Chti qui irait à Toulouse. Mais ils ne sont pas vraiment débiles donc le “gouvernement” n’a aucune intention d’organiser une élection et fera tout pour envenimer la situation.


  19. Julia Le 12 mai 2014 à 12h48
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    Le référendum de Donesck – étonnant cet article de MSN Le Monde – le vent tournerait-il ?

    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/je-ne-veux-plus-jamais-entendre-parler-de-lukraine


  20. Martine Le 12 mai 2014 à 13h00
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    La boîte de Pandore est ouverte: Orban, qui a prêté serment samedi pour un 2è mandant, réclame l’autonomie de toutes les communautés hongroises en Europe de l’Est, à commencer par celle de l’Ukraine…
    http://www.reuters.com/article/2014/05/10/us-hungary-orban-idUSBREA4904X20140510


    • Olivier Berruyer Le 12 mai 2014 à 15h56
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      ça fait longtemps qu’elle est ouverte…

      Mon avis : où vous laissez les gens décider avec des règles claires et prudentes, ou ça finira par des conflits…


      • lelis Le 12 mai 2014 à 19h02
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        Dans l’absolu, moi je veux bien, mais avec l’individualisme et le communautarisme ambiants…

        L’ambiance actuelle est à la séparation, au particularisme, à la fin de la solidarité. C’est un choix, pourquoi pas. Mais là, c’est clair qu’on est parti pour les conflits, à nouveau. On veut retourner à l’Europe divisée ? Pas de problème : dès lors, il y aura toujours bien l’une ou l’autre occasion de faire la guerre entre nous… Et ça semble échapper, notamment, à de nombreux jeunes pour qui, semblerait-il, WWII s’est déroulée sur la planète Mars…

        Mr Berruyer, que pensez-vous de l’idée suivante – à laquelle je ne souscris pas entièrement, je l’émets pour réflexion : et si ce que vous reprochez à l’ensemble des journalistes (occidentaux et en particulier français) ne tenait pas au moins en partie à un esprit sincèrement humaniste ? Un esprit humaniste qui me parait, en soi, difficilement critiquable, mais qui pourrait amener à occulter – volontairement ou pas – certains faits ?


        • Subotai Le 12 mai 2014 à 21h09
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          Je ne crois pas que l’ambiance soit “à la séparation, au particularisme, à la fin de la solidarité”.
          L’ambiance est au rejet des autorités politiques étatiques du fait de précisément l’absence de solidarité rapprochée et d’humanisme de leur part et surtout la politique du diviser les citoyens pour mieux les contrôler.
          On en revient donc à ce regrouper par affinité pour justement augmenter la solidarité et retrouver une certaine unité sociale.


        • olivier69 Le 12 mai 2014 à 21h25
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          Bonsoir Lelis,
          Moi, je tombe dans le panneau. Le produit fini est tellement bien travaillé : Un choix ? Sincèrement ? Volontairement ? C’est humain…
          Vouloir faire croire aux populations, qu’elles sont responsables du sectarisme, du communautarisme, de l’individualisation,….., et même des guerres mondiales (inhumaines) ? Et que les “humanistes”, les vrais (puisque vous fonctionnez avec vrai/faux ou bien/mal) sont les journalistes, bien entendu ? Chapeau ! Alors, en effet, “occulter” est très approprié en la circonstance. La finance n’existe pas, elle est !
          Le renversement des valeurs…..
          Cdlt


        • Tunk Le 13 février 2015 à 17h16
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          “On veut retourner à l’Europe divisée ?”

          Qui est “on” ? Par quel moyen on “retournerai” ? Par opposition à quoi ?
          Et en quoi le fait de n’être pas un “peuple uni” nous envoie systématiquement dans la guerre ?


  21. remi Le 12 mai 2014 à 13h03
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    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-sommes%E2%80%93nous-prets-pour-la-guerre-2014-05-12

    Depuis une quinzaine de jours, au fil des journaux d’information de plus en plus délirants, j’attendais cette matinale sur la guerre civile Ukrainienne. Je m’attendais à du lourd, quelque chose de symptomatique, mais pas à ce point.

    Certes, on pouvait s’attendre à ce que les journalistes de France Cul prennent encore ouvertement partie pour le gouvernement insurrectionnel de Maidan contre le gouvernement insurrectionnel de Donetsk. On pouvait s’attendre à ce que l’idéologie des membres premier soit passée sous silence, de même que leurs crimes (les morts d’Odessa sont déjà oubliés, Mariupol n’est pas même nommée). On pouvait même s’attendre à ce que quelques crimes imaginaires soient imputés aux séparatistes (comme les prétendus “yeux arrachés au couteau” de Caroline Fourest) pour justifier la répression dont ils font l’objet.

    Mais ce matin, France Culture a fait mieux.

    Tout simplement, en compagnie de son expert invité en plateau, cette radio de service public nous invite à nous préparer psychologiquement à l’éventualité d’une guerre avec la Russie. Sur un ton mêlant bonhomie et gravité seront proférées une succession d’énormités face auxquelles on reste partagé entre le rire, l’incrédulité et l’effroi.

    Qu’est il reproché à la Russie exactement en ce matin du 12 mai 2014 ? Eh bien ce we vient de se dérouler un référendum d’autodétermination dans 2 oblast Ukrainiens. Référendum dont Vladimir Poutine à pourtant désapprouvé l’organisation la semaine passée. Or il a eu lieu quand même. En conséquence de quoi il nous est dit que “Vladimir Poutine mène un double jeu qui vise à la déstabilisation de l’Ukraine”.

    Heu mais il aurait fallu qu’il fasse quoi au juste ? Qu’il envahisse l’est de l’Ukraine avec ses chars pour empêcher les référendums d’avoir lieu ? On ne saura pas. Il est simplement posé d’emblée comme une évidence implicite que tous les ukrainiens hostiles au pouvoir de Maidan prennent en secret leurs ordres de Poutine. En particulier ces ukrainiens russophones (langue de l’envahisseur !) que le pouvoir de Kiev ne porte pas dans son cœur. Remarquez que si on avait mis seulement 1/3 de russophones au gouvernement de Kiev à la place des néo-nazis de svoboda, on en serait sans doute pas là.

    Car notons le bien, pas un seul instant dans l’émission n’est envisagé la possibilité que ces séparatistes puissent avoir des revendications on des inquiétudes par rapport aux engagements pris par le gouvernement – non élu – de la capitale. A ce titre, on aurait pu parler de l’accord que ce gouvernement a déjà passé avec l’UE le 23 avril, qui va leur couper leurs débouchés économiques traditionnels avec la Russie. Comme on aurait pu parler des crimes et de la propagande anti-russe de Svoboda qui ne fait rien pour apaiser la situation. Mais non, la seule hypothèse posée par nos chers journalistes est que tous ces séparatistes prennent leurs ordres de Moscou. Contre qui il faut donc commencer à envisager une guerre…

    Alors bon, je sais qu’il est d’usage de critiquer les médias russes, mais je n’ose pas imaginer ce qu’on aurait entendu si, par exemple sur Russia Today, un cinglé avait déclaré au lendemain du massacre d’Odessa que la responsabilité des crimes incombait aux “agents de Barosso” et qu’il fallait en conséquence envisager une guerre avec l’Union Européenne…

    Toujours dans le registre de l’ironie paradoxale, signalons aussi ce moment où l’invité Camille Grand croit malin de dénoncer les “contradictions” de Vladimir Poutine pour avoir douté de la possibilité de la tenir des élections valables en Ukraine le 25 mai prochain. Heu oui, mais quelle contradiction ? Poutine doute aussi bien du référendum de ce we que des élections du 25 mai à venir, et appelle en conséquence à une négociation diplomatique entre les factions belligérantes. Si contradiction il y a, il faut la chercher dans le point de vue occidental et merdiatique : D’un coté on nous prétend que ce référendum d’autodétermination n’a aucune valeur démocratique, mais dans le même temps nous sommes priés de croire par avance au bon déroulement d’une élection visant à consacrer l’oligarque Porocheko le 25 mai.

    Jamais à une contradiction prêt, durant le journal de 8h, France Culture nous gratifie encore d’un reportage en vue de nous démontrer l’illégalité du référendum de Donetsk. On retrouve donc le célèbre reporter ornithologue Philippe Randet en compagnie d’Oleg, un ukrainien pro-occidental de Donetsk. Oui, le même Oleg qu’on avait déjà entendu à la fin de la semaine passée dire tant de mal des séparatistes… à croire que ce genre d’ukrainien ne court pas les rues dans l’est du pays. Comme de juste, Oleg nous assure que ce référendum est une mascarade, et pour nous le prouver s’en va voter dans plusieurs bureaux de vote différents. Dans les bureaux de vote où il n’est pas inscrit. Probablement, le but recherché initialement était de faire un scandale en prétendant devant les médias occidentaux être empêché de voter par les horribles séparatistes. Malheureusement, au lieu de le chasser du bureau de vote, les organisateurs croient à un oubli de leur part et prennent simplement son nom pour l’ajouter à leurs listings. En conséquence de quoi Oleg le brave ukrainien pro-maidan va pouvoir voter à 5 ou 6 reprises CONTRE le référendum de Donetsk. Non mais c’est pas grave, lui c’était pour la démonstration ! On est priés de penser que seuls les pro-russes sont aussi malhonnêtes que le gentil Oleg…

    Il y aurait encore tant à dire sur cette matinale de haute tenue journalistique. En particulier en seconde partie les interventions de l’inénarrable Brice Couturier qui cherche à toute force à assimiler Poutine à Hitler en comparant les bases militaires russes de Crimée au couloir de Danzig (ce qui revient plutôt à comparer la Russie à la Pologne, btw) et en qualifiant le gouvernement de Moscou de “révisionniste” (allons, disons même “négationniste” tant qu’à faire)…

    Bien sûr, Brice s’enflamme et se prend comme souvent les pieds dans le tapis, au point de devoir être calmé dans ses analogies foireuses par l’expert en plateau. Néanmoins, le résumé le plus lapidaire et glaçant du projet belliciste européen nous sera livré par ce dernier : Si la Russie veut préserver sa souveraineté, notre nouvel ordre mondial peut à la rigueur le tolérer (grand seigneur), mais si elle songe à créer une zone comparable et “concurrente” à l’Union Européenne, une guerre deviendra inévitable. (à écouter précisément entre 5 et 7 minutes ici :http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4848100)

    Peut on encore rire de ça ?
    http://www.dailymotion.com/video/x1tbvsj_comprendre-la-crise-en-ukraine-en-4-minutes-et-en-souriant_webcam#from=embediframe


    • Olpososch Le 12 mai 2014 à 19h50
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      Merci pour le compte-rendu, à ceux qui arrivent à supporter ces gens de bon matin et nous tiennent informés de ce qui se dit là-bas, c’est apprécié.

      Personnellement j’ai fait une croix, bien que la semaine dernière j’ai remis ça mais, prendre sa douche avec un sbire du FN sur France Inter, j’ai pas pu, basculant sur France Culture un autre sbire du FN, donc j’ai fini sur BBC6…

      Et avec les dernières déclarations de Philippe Val, on comprend que Fourest, Finkie, les autres fonctionnaires des médias à tendance ultra-libérale augmentée de “volontarisme” autoritaire, le Chili de Pinochet n’est plus un repoussoir…

      Soyons justes il semble que certains envoyés spéciaux, sur place, pour l’occasion, ont parlé avec les gens qui vivent là-bas et ont du mal à raconter la même histoire que le correspondant de l’AFP qui fournissait jusqu’à présent…


      • Olivier Berruyer Le 12 mai 2014 à 20h13
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        “Soyons justes il semble que certains envoyés spéciaux”

        Tout à fait, marquant ce jour !

        Le souci principal est quand même le vide dans les rédactions parisiennes…


      • remi Le 12 mai 2014 à 22h03
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        C’est vrai que même Philippe Randot dont j’aime a me moquer avait surmonté sa répulsion jusqu’à tendre son micro à un séparatiste à 7 h ce matin là (bon il l’a fait désinfecter aussitôt après).

        Et je vous rejoint aussi sur la tentation antidémocratique de plus en plus décomplexée des élites médiatiques. Je vous recommande à ce propos l’émission de Finkie du 3 mai dernier sur “les limites de la démocratie”: http://www.franceculture.fr/emission-repliques-la-democratie-a-t-elle-besoin-de-limites-2014-05-03

        [mode HS on] Comme d’hab c’était une logorrhée à 3 voix dans laquelle les invités venaient faire les chœurs autour de la cantatrice finkie. J’écoutais ça très distraitement lorsque tout à coup, alors que depuis le début ça s’échangeait les sempiternelles citations de Montesquieu et Tocqueville en se tapant sur le ventre, Finkie a voulu ramener le débat vers des expériences plus concrètes. Il demande alors à son invitée Cynthia Fleury de lui donner un exemple. Et celle ci de lui donner la réplique en répondant “eh bien voici un exemple que vous aimez beaucoup : une salle de classe ça n’est pas une démocratie, car il y a une relation verticale et asymétrique entre le maître et l’élève qui est la condition de possibilité de transmission du savoir”

        Chose tout à fait intéressante et qui semble lui traverser l’esprit au moment même où elle le dit : En répondant à la question posée par Finkielkraut, Cynthia Fleury se retrouve précisément dans la situation de la petite élève récitant la leçon apprise de son professeur. Car bien entendu, comme chacun sait, la salle de classe où le respect se perd ma bonne dame (à cause des arabes, de l’islam et des melons), c’est l’épicentre de toutes les représentations mentales de Finkielkraut.

        Alors certes, tout ça est juste et bon : la salle de classe ce n’est pas la démocratie, mais je me dis : l’entreprise non plus, ni l’administration, ni le terrain de football, ni la salle de marché. Or Finkielkraut et ses gentils élèves n’éprouvent pas le même besoin de me rappeler toutes ces évidences. Et simultanément je réalise : ce dont Finkielkraut et ses invités ne me parlement pas à propos de démocratie, ce sont les espaces dans lesquels spontanément on serait tenté de la problématiser : l’élection, le débat public, la souveraineté nationale. Au fond le problème de Finkielkraut n’est pas que la salle de classe ne soit pas une démocratie, mais que la démocratie ne soit pas une salle de classe.

        Finalement une saine démocratie devrait reposer sur une “asymétrie” assumée, dans laquelle la question démocratique nous serait posée comme un devoir sur table. L’élection ne serait pas l’occasion de discriminer les bonnes des mauvaises réponses au regard des attentes populaires, mais des élus (ceux qui ont appris leurs leçons – comme Cynthia Fleury – et reviendront en deuxième semaine) de ceux qui ne sont pas dignes de la démocratie (cf “Taisez vouuuuuuuuuuuus”).
        [/fin du hors sujet]


    • moderato si cantabile Le 12 mai 2014 à 22h13
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      Bien venu, cher Remi, dans le “monde merveilleux” de Voice of America (subventionnée à ses début par la CIA et ensuite par de Département d’Etat US)…que tous les gens vivant à l’est du rideau de fer ont bien connu et même aimé…avant ’89. Depuis ils sont nombreux à avoir de doutes.
      Bien venu aussi dans ce que vivent les autres peuples européens, ceux de l’Est intégré dans l’UE…que ce soit la Pologne, les Pays Baltes, l’ex Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Bulgarie…un peu moins pour la Hongrie, que des gens qui sont autant révoltés contre leurs gouvernements que l’étaient les Ukrainiens, au tout début de Maïdan et qui vivent depuis quelques semaines sous les “hauts parleurs” qui leurs assurent que les “méchants russes” sont partout, à toutes les frontières….vous savez, comme dans le film de Chaplin, le Dictateur…
      Ce qui se fait de manière si honteuse dans les médias français est encore bien loin de ce que se fait chez les “barbares” qu’on a reçu dans l’UE pour les éduquer à la démocratie.
      Heureusement que là-bas, tout comme ici, de plus en plus de gens se rebiffent et le disent dans leurs commentaires.
      La partie continue…ce sera “eux” contre “nous”…et le “nous” est assez grand.


    • lelis Le 12 mai 2014 à 23h27
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      Les fédéralistes ukrainiens de l’Est mettent sur pied, à la hâte, un référendum, euh, “démocratique”. Le résultat officiel est historique, avec +/- 90% de oui à l’indépendance de la région. Indépendance, vraiment ? Mais alors, pourquoi sont-ils déjà en train de s’adresser à Poutine pour demander l’annexion à la Russie et, donc,la fin de l’indépendance obtenue la veille par référendum ?!

      OK, nos journalistes sont nuls, corrompus et dégoûtants. Je vous l’accorde. Et les Occidentaux, c’est bien pire.

      Mais c’est tout ? Circulez, il n’y a plus rien à voir, l’Occident ne raconte que des mensonges, et toutes ses peurs sont intégralement feintes, sans le moindre atome de fondement ?


      • C Balogh Le 12 mai 2014 à 23h37
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        De la même manière que nous :
        1ère étape:nous sortons de l’ue
        2ème étape:nous retrouvons notre souveraineté , notre indépendance
        3ème étape:on s’allie avec qui on veut.
        Pour choisir leur destin, il fallait bien qu’ils soient d’abord indépendants et plus sous le joug de la junte de Kiev.Il me semble que c’est simplissime.


        • Olivier Berruyer Le 12 mai 2014 à 23h46
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          LES AMIS (messages général)

          Comme vous le voyez, l’actualité est chargée. Il y a plein de boulot et plein de commentaires. Merci donc de nous soulager en évitant de partir sur des sujets qui s’éloignent trop de notre sujet général, et virent à l’échange entre quelques personnes.


      • moderato si cantabile Le 12 mai 2014 à 23h55
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        Lelis…moi aussi je commence à penser que vous êtes un troll, un des ceux qui pullulent sur Libé, Nobs…pas mal sur le Monde aussi.
        Vous dites : “Les fédéralistes ukrainiens de l’Est mettent sur pied, à la hâte, un référendum, euh, “démocratique”. Le résultat officiel est historique, avec +/- 90% de oui à l’indépendance de la région”.
        Avez vous suivi les “événements”, avez-vous regardé les vidéos sur le siège de Slaviansk, le massacre d’Odessa, les attaques aux chars contre des civils à Marioupol, les attaques contre des kiévans soupçonnés d’être “moskali”…les attaques de rue…et tout et tout le reste.
        Imaginez ce que tous ces ukrainiens de l’Est doivent envier les criméens, il n’y a eu aucun mort chez eux…et depuis “l’annexion” ils vivent en sécurité et continuent de vaguer à leur travail et à leur vie quotidienne. Il doit y avoir une majorité d’ukrainiens qui les envie, même pas russophones ou russophiles.


  22. Crapaud Rouge Le 12 mai 2014 à 13h04
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    Notons que Kiev a dit du référendum que c’était une “farce criminelle“. Ce gouvernement n’est peut-être pas néonazi, mais force est de constater que les nazis n’auraient pas parlé autrement…


  23. moderato si cantabile Le 12 mai 2014 à 13h12
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    Joe Biden sera en Roumaine la semaine prochaine, accompagné par le chef du Pentagone, Chuk Hagel.

    Au cours de cette matinée, Traian Basescu (président roumain) a rencontré le directeur adjoint de la CIA, Avril Haines.

    http://adevarul.ro/news/eveniment/joe-biden-vine-bucuresti-discuta-basescu-ponta-inclusiv-despre-ucraina-1_53708f380d133766a8942533/index.html

    Peut-on encore dire qu’il existe une “diplomatie UE”, quand chaque pays membre en fait la sienne, dans un bi-latéral personnel avec les EU ?


  24. Pascal Le 12 mai 2014 à 13h16
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    Stop à la contestation défensive et argumentée. Nous n’avons plus à être sur la défensive. Ce n’est plus à nous d’être sur la défensive. Chaque jour depuis une dizaine d’années nous sommes des centaines, des milliers à avoir scrupuleusement montré les intentions et les procédés anti-democratiques des élites dirigeantes occidentales qui ne se cachent même plus de vouloir établir un nouvel ordre mondial unipolaire hégémonique.

    Désormais il convient de se poser affirmativement en conscience alternative, d’assumer ce positionnement. Et ainsi d’obliger ceux que ce positionnement obligera à sortir du bois à se défendre … à leur tour !

    La phase actuelle de la contestation et de la résistance appelle un passage à des dispositions psychologiques offensives afin de créer les conditions d’une nouvelle créativité au moyen d’un franchissement, d’un dépassement de soi …


  25. Ivan Le 12 mai 2014 à 13h20
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    Pensez à signer la pétition qui circule à ce sujet :
    https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_de_la_Republique_Francaise_LA_FRANCE_NE_DOIT_PAS_SOUTENIR_LE_NAZISME_EN_UKRAINE/edit
    Vous pouvez également écrire à votre député (de votre circonscription) pour lui demander que cette problématique face l’objet d’une question à l’assemblée :
    http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=14
    Vous le trouverez ici si vous ignorez son nom :
    http://www.nosdeputes.fr/circonscription


    • lelis Le 12 mai 2014 à 23h18
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      La première pétition n’a selon moi plus beaucoup de sens : il ne reste pratiquement rien de l’Ukraine, juste un morceau qui sera laissé au FMI pour qu’il le relève (et encore) à coups de milliards occidentaux – à moins qu’on ne la laisse faire défaut sur sa dette.


  26. C Balogh Le 12 mai 2014 à 13h35
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    http://www.youtube.com/watch?v=MYwyH4YZnhM&hd=1

    Vote du 9 Mai en Ukraine.
    Les gens sont empêchés d’aller voter, c’est vrai, un ami à moi, parlant la langue m’en a informée.


    • C Balogh Le 12 mai 2014 à 14h11
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      http://www.youtube.com/watch?v=MYwyH4YZnhM&hd=1

      http://www.youtube.com/watch?v=MYwyH4YZnhM&hd=1

      Vidéo
      Les gens sont empêchés d’aller voter…..Ils descendent un mec, comme ça…..
      “les parents de Marina à Donetsk, ont pris les armes
      ils n’ont pas le choix d’après ce que je vois”
      Me dit un ami, sa femme est Ukrainiene, la teneur de la vidéo, c’est “dégagez”, et les autres “laissez-nous passer”


      • C Balogh Le 12 mai 2014 à 14h14
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        Mon lien de vidéo disparait……kecekisepasse?


        • C Balogh Le 12 mai 2014 à 15h21
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          //www.youtube.com/watch?v=MYwyH4YZnhM&hd=1

          Bon, désolée, essai sans http: qu’il faut rajouter.
          Vidéo montrant l’empêchement d’accéder au bureau de vote, le 9 Mai 2014 en Ukraine


          • Olpososch Le 12 mai 2014 à 19h58
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            Les conditions sont difficiles, voire dantesques, mais le chiffre important est celui de la participation, à comparer avec celui des Ukrainiens inscrits sur les listes, pour avoir un idée de ce que ces gens choisissent pour leur avenir…


          • lelis Le 12 mai 2014 à 23h14
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            Je pense aussi que ce référendum est une forme de farce : urnes transparentes, surveillance par des personnes armées…

            Mais de toute manière, au point où c’en est arrivé, je pense que le vote pour l’indépendance aurait été majoritaire même en cas de scrutin clean.

            C’est une révolution qui passe par les urnes, mais elle n’avait pas besoin de cette mascarade destinée à “faire démocratique”.

            Reste à voir dans combien de temps cette nouvelle république se fondra dans la Russie, à son tour, et par qui elle sera alors peuplée.


  27. Red'@rt Le 12 mai 2014 à 14h06
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    Aurais je mal lue?

    Notre cher Web journal de référence en matière d’indépendance et d’éthique journalistique prend t’il la mesure du conflit ukrainien?

    J’invite chacun à jeter un oeil sur sa une (page principale): http://www.mediapart.fr

    La petite brève en bas à gauche…

    Sinon à la rubrique “international” (http://www.mediapart.fr/journal/international), un dossier:
    “Les convulsions de la révolution en Ukraine”
    le texte d’accroche:
    “Référendum des séparatistes? Inflexion de la Russie? Difficultés du pouvoir à Kiev et retour de la diplomatie? Tous nos articles pour comprendre la crise ukrainienne.”

    Je clique (http://www.mediapart.fr/journal/international/dossier/les-convulsions-de-la-revolution-en-ukraine)

    Le dernier article date du 2 Mai…

    Mais peut-être que le sujet fut brillamment traité et que la rubrique présentant “tous les articles” n’est simplement pas à jour… En fait, j’en sais peu de chose étant désabonné depuis bien longtemps… A votre libre arbitre.

    PS: Pas besoin de s’abonner pour faire ce constat


  28. lelis Le 12 mai 2014 à 14h07
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    La fin de l’article, noir sur bleu, noir contre blanc : “L’Union Européenne doit être détruite”.

    Buvons un coup là-dessus. Nastrovje.


  29. Astro Popote Le 12 mai 2014 à 14h27
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    entretien avec Alexei Pouchkov, Président Affaires étrangères de la Douma :
    vidéos 1 : http://www.youtube.com/watch?v=4mv0jMXL63k#t=705
    + vidéo 2 : http://www.youtube.com/watch?v=zyJlWId96zk
    (c’est comme si les médias occidentaux étaient devenus des organes de presse de l’Union soviétique)


  30. moderato si cantabile Le 12 mai 2014 à 14h30
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    Voilà, droit international, guerre moderne, faux nez étatique et mercenaires. On ne peut pas reprocher à Bourdin de ne pas avoir posé toutes les bonnes questions et même avec insistance (fait assez rare pour le souligner). Que chacun écoute avec attention les réponses afin de comprendre où ça mène.

    http://video.lefigaro.fr/figaro/video/mercenaires-americains-en-ukraine-c-est-la-guerre-moderne-les-etats-ne-s-engagent-plus-assure-un-specialiste/3558364420001/


    • Julia Le 12 mai 2014 à 14h59
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      Voilà bien illustré ce qu’on appelle “la lâcheté” – on fait faire le sale boulot par des animaux tueurs qui ressemblent extérieurement à des humains, et comme Pilate, on se lave les mains ! grave tout ça – d’où l’urgence d’informer et de réveiller – informer est la partie la plus facile si on se sent engagé, réveiller … plus difficile mais il faut continuer !


  31. lelis Le 12 mai 2014 à 14h44
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    Je suis votre raisonnement et vous demande donc : pourquoi les pro-indépendantistes ont-ils pu, eux, prendre les armes dès le début de leur revendication ?


    • Theoltd Le 12 mai 2014 à 15h07
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      Vous n etes pas sans savoir que la plupart des soldats Ukrainiens des casernes de Donetsk et d’ailleurs ont fait sécession. En bons patriotes, ils ont rejoint le coté indépendantiste, afin de lutter contre les Nazis de Svoboda, de Pravii Sector, et de Blackstone (connus pour leurs exactions en Irak). D’ou armes et tutti quanti. Cela vous choque?


      • lelis Le 12 mai 2014 à 16h15
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        Ben si, je suis sans savoir que, dès le départ, tous les pro-indépendance armés étaient des militaires ukrainiens qui ont viré de bord.

        Vous avez une source indépendante à me suggérer, svp ? Merci d’avance.


          • lelis Le 12 mai 2014 à 23h08
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            Oui, bien sûr, mais Theold avait l’air de dire que les armes ne viendraient que des déserteurs ukrainiens, qu’il n’y en avait donc pas avant. Ca, ça m’étonne, et j’aimerais des sources, de gens qui étaient sur place pour en témoigner tant ça me parait gros.


            • Olivier Berruyer Le 12 mai 2014 à 23h21
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              qu’est ce qui est gros ? Que des soldats ne veulent pas obéit à des putschistes ?

              On va reparler de la junte de Kiev bientôt…


            • lelis Le 12 mai 2014 à 23h40
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              Décidément, je ne sais pas quelle langue j’utilise, lol… Manifestement, pas le français, ou alors très très mal, puisqu’il semble que personne ne me comprend.

              Je vais donc tenter de reformuler.

              Je trouve grosse l’affirmation que les pro-fédéralistes (on ne peut pas dire pro-indépendantistes ni pro-Russes, je sais, même si c’est devenu officiel) n’avaient pas d’armes avant que des déserteurs ukrainiens ne débarquent !

              Mais bon, quelle importance, finalement. L’Ukraine est en lambeaux (aïe), la Russie s’agrandit (ce n’est pas le pire des maux), j’imagine que cela plait à certains.


        • Theoltd Le 12 mai 2014 à 17h52
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          Ca va, je vous vois venir. dans ces conditions, alors revenons au début, au fait déclencheur de ces événements atroces. J’apprecie votre horreurs des armes, mais j’aimerai que celle ci soit plus objective et moins partiale. Et rappelons que les gentils Pro Kiev, ont sans doute terrassé les méchants sbires de Ianoukovitch avec des lance pierres, avec pour seule arme leur foi pro UE.
          Mais la je suppose que vous trouvez ça normal. La mauvaise foi qui caractérise les gens comme vous, me fait penser que vous etes un troll.


          • lelis Le 12 mai 2014 à 23h05
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            Non, je ne trouve pas ça normal.

            Mais, aussi, non, je ne crois pas qu’il y ait tous les méchants à Kiev et tous les gentils à l’est.

            C’est être un troll, ça ?!

            Et pourquoi revenir au début ? Ca explique tout, absolument tout ? Après le début à Kiev, tout devient justifiable chez les anti-Kiev ? Pourquoi ?

            “les gens comme vous…” (sic). Effrayant.


            • C Balogh Le 12 mai 2014 à 23h50
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              Parce qu’ils se sont fait voler leur manifestation pacifique par svoboda(dirigé par ashton et nuland=Kerry et consorts), voilà pourquoi ça explique tout.Cette manif n’avait pas pour but un coup d’état, mais elle a été utilisée par les puissances financières pour étendre LE marché et en prime, venir installer l’otan aux frontières de la Russie.Qu’auraient fait les usa si Poutine avait fait pareil?ils auraient déjà déclenché la troisième guerre mondiale même si ils n’ont plus les moyens de la faire, ils auraient fait n’importe quoi, comme partout où ils passent.
              Une question,apparemment, vous venez d’arriver sur ce blog, avez-vous lu l’intégralité du dossier sur l’Ukraine?


            • lelis Le 13 mai 2014 à 01h10
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              Oui, j’ai lu l’intégralité du dossier sur l’Ukraine. Et plein d’autres choses ailleurs, aussi, y compris en provenance d’autres pays, pour tenter de compléter/recouper – je suis multilingue, comme vous, je suppose.

              Donc, je pense connaître un tout petit peu. Mais je ne suis pas allé sur place, donc, sur les événements, je préfère ne pas être trop bavard.


  32. Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 15h03
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    Quand Radio Paris se remet à mentir .. Radio Paris ment , Radio Paris ment , Radio Paris est ….
    Pour ceux à qui cette litanie évoque encore quelque chose ..

    Les “observateurs de l’OSCE”, n’étaient ni des observateurs, ni de l’OSCE
    Djordje Kuzmanovic, membre du bureau national du Parti de Gauche, président de la commission défense, co-référent pour la Russie et l’Ukraine –

    Les médias français de masse, dans leur vaste majorité et à quelques notables exceptions près (l’Humanité, Le Monde Diplomatique, quelques journalistes de Marianne, rue89 et Mediapart…), font malheureusement preuve d’un atlantisme débridé que même la plus élémentaire compassion ou tout simplement la vérité ne détournent pas de leur travail de manipulation des consciences. Le cas de l’Ukraine est une anthologie de propagande éhontée.

    L’histoire des “membres de l’OSCE pris en otages” en est un exemple saisissant. Nos médias aux ordres de Washington l’ont répété à l’envie : “des membres de l’OSCE ont été pris en otages”… Ces dizaines de journalistes sur qui repose l’information de millions de citoyens ne se sont même pas donné la peine de vérifier sur le site de l’OSCE si ces “otages” étaient bien membres de l’OSCE.

    Or en fait de membres de l’OSCE, il s’agissait de militaires allemands et européens travaillant pour la Bundeswher (armée allemande) dans le cadre d’un partenariat bilatéral signé avec les nouvelles autorités de Kiev. Les présenter à longueur d’article comme des membres de l’OSCE relève au mieux de l’incompétence crasse, au pire, c’est un mensonge volontaire et collectif grave.

    – See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/les-observateurs-l-osce-n-etaient-ni-des-observateurs-ni-l-osce-28173#sthash.YbR764HB.RUF4DNWK.dpuf


    • lelis Le 12 mai 2014 à 15h21
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      A propos de l’OSCE, quand je vois l’unilatéralisme pro-Ukraine de l’est qu’on trouve ici… Jamais, JAMAIS la moindre critique de ce côté. Et pourtant, que dit l’OSCE ? Ceci, par exemple : http://www.osce.org/fom/117693

      C’est tabou, ou quoi ?


      • Crapaud Rouge Le 12 mai 2014 à 15h42
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        Pas compris l’article cité, je ne lis pas l’anglais. Cependant, après que la liberté d’opinion en Ukraine a permis à la CIA et ses ONG de financer la révolution orange et l’insurrection de Maidan, n’importe quel régime politique naissant ferait la même chose : censurer la voix d’adversaires qui ne cherchent qu’à l’étouffer dans l’œuf. Quand le gouvernement officiel d’Ukraine traite de “farce criminelle” le référendum qui vient d’avoir lieu, il commet une agression verbale inadmissible. Sachant par ailleurs que toute critique ne peut que favoriser ce genre de déclaration, il est logique d’ériger une censure. C’est de la légitime défense.


        • lelis Le 12 mai 2014 à 16h17
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          L’anglais de base est une langue facile, et utile, comme de nombreuses autres. Mais bon, de toute manière, vous semblez avoir compris de quoi il était question.

          En somme, donc, il y a la mauvaise censure, et il y a la bonne censure. Avec, bien entendu, l’obligation pour les journalistes (ici, occidentaux) de faire malgré tout du bon travail.

          Merci pour votre éclairage.


          • Carole G Le 12 mai 2014 à 17h26
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            @ lelis,
            A titre personnel,pour moi, il n y a ni bonne, ni mauvaise censure…
            par contre, il est très difficile de rapporter des faits objectifs dans une situation de guerre civile: c est une lapalissade;
            il faut donc regarder qui sont les gens qui meurent; qui envoient des chars; qui tire au lance missile sur des lieux ou il y a des populations civiles; qui a élu ce ” gouvernement” à Kiev? de quelle légitimité peut il se targuer pour exercer une ” violence d état”?etc…
            cdt
            ,


            • lelis Le 12 mai 2014 à 18h33
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              Oui.

              Pour en revenir au sujet : vous avez vu comment les journalistes occidentaux ont été “reçus” par les pro-indépendance, l’autre jour ? Vous pouvez revoir la séquence sur “Arrêt sur images”, ainsi que le témoignage sur le journalisme russe. Olivier Berruyer était présent, il n’a pas démenti. Simplement, on n’en parle pas partout – euphémisme.

              Où trouver, en France, un site web ou un journal où on expose/examine TOUS les points de vue, TOUS les faits, sans sélection idéologique, restriction ou omission ? Je cherche encore…


            • romain Le 12 mai 2014 à 18h37
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              Lelis,
              il faut arrêter de penser qu’on va te mâcher le boulot.
              Si t’es pas content du traitement d’une info, tu vas chercher meilleur traitement ailleurs. ça s’appelle être actif..


            • lelis Le 12 mai 2014 à 20h19
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              Romain : tu (je fais pareil) ne pourrais me tirer dessus, tant que tu y es ?


          • Crapaud Rouge Le 14 mai 2014 à 20h32
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            @lelis : “il y a la mauvaise censure, et il y a la bonne censure” : ce n’était pas du tout le sens de mon propos. Je voulais seulement dire qu’à partir du moment où “l’information” est utilisée comme une arme, alors il est logique d’inventer un “bouclier” pour s’en protéger. Les gouvernements qui s’y refuseraient se condamneraient eux-mêmes.


        • olivier69 Le 12 mai 2014 à 18h57
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          Bonjour Crapaud,
          Oui, doit-on seulement limiter le jugement d’une censure à un régime politique dit “naissant” ou encore à une nécessité ? Pire, la censure est devenue légitime ? Il y a pas mieux pour provoquer un climat de conflits ou de guerres ! Légitime, au nom de quoi ? De la lutte contre les peuples ? Une défense ou une autodéfense ? Et pourquoi pas, une attaque illégale et illégitime ? Une ambition de chasse aux trésors lorsque l’on a pas pensé au grenier…
          Cdlt


      • Carole G Le 12 mai 2014 à 16h11
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        Effectivement, on peut le dire…
        http://www.letempsdz.com/content/view/121246/186/


      • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 16h17
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        @lelis

        L’OSCE est-elle juste encore crédible pour les Ukrainiens de l’Est ?

        Et Pourquoi donc la feuille de route préparée par Didier Burkahlter (Président actuel ) depuis le 7 Mai dernier , feuille de route qui prône le dialogue avec les régions, est-elle bloquée de publication par le Gouvernement de Kiev et par Washington?

        Dans ce contexte , voir l’OSCE accepter un tel diktat sur sa propre liberté d’expression n’est certainement pas le meilleur gage de sa crédibilité d’une manière générale et encore moins de ce qu’elle prétend faire respecter .

        Quand au mensonge éhonté dénoncé par le parti de gauche sur la qualité de ses observateurs qui étaient en fait des membres de la Bundeswehr , cela suffit amplement pour générer des doutes plus que légitimes sur ce qu’elle est vraiment ainsi que les objectifs réellement poursuivis .

        Devant un tel niveau de mensonges et de désinformations de la part de la junte mise en place par Washington avec la complicité de l’Union européenne , qui peut encore accorder une once de crédibilité à des institutions créées et gérées par eux .

        Reprenez les termes utilisés par Djordje Kuzmanovic: “anthologie de propagande éhontée” , ou par Frédéric Martin-Bouyer, membre de la commission Europe du Parti de Gauche :” une intoxication médiatique permanente” .

        – See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/chronique-ukraine-n3-une-intoxication-mediatique-permanente-28210#sthash.MOj5VhIf.dpuf

        Encore une fois : Radio Paris ment ….et pas que Radio Paris ..


        • lelis Le 12 mai 2014 à 16h20
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          Ah désolé, je n’avais pas vu que la feuille de route de l’OSCE était censurée sur son site même.

          Vous êtes sûre ?


          • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 16h43
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            La feuille de route qui aurait dû être publiée par Didier Burkhalter après le 7 Mai n’y figure pas …
            Pourquoi ?

            Et on attend toujours de Kiev la nomination d’un modérateur Ukrainien, pour travailler avec le modérateur nommé par les Européens à savoir : Wolfgang Ischinger.

            Un modérateur nommé par Kiev et un modérateur Allemand : vous trouvez le dialogue équilibré ??? et vous pensez sincèrement que les différents points de vue ont une chance de voir le jour et d’être exprimés , en particulier ceux des Ukrainiens de l’Est ??

            Avez-vous vu un très bon film d’Audiard .. “Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages” … A mon avis , vous pouvez faire la même réflexion pour les Ukrainiens de l’Est .


      • Carole G Le 12 mai 2014 à 16h19
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  33. C Balogh Le 12 mai 2014 à 15h13
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  34. Danyves Le 12 mai 2014 à 16h01
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    PAUL CRAIG ROBERTS
    Call the Cops at Your Own Peril

    http://www.counterpunch.org/2014/05/09/call-the-cops-at-your-own-peril/


  35. Carole G Le 12 mai 2014 à 16h27
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    La liberté ( tout court) dans les rues de Kiev:
    https://twitter.com/howardamos/status/465054635699752961/photo/1


  36. ig Le 12 mai 2014 à 17h18
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    La république populaire de Donetsk s’est autoproclamée Etat souverain, précise un appel de la république, lu par le co-président du gouvernement intérimaire Denis Pouchiline.

    Les autorités des deux régions se sont également adressés au gouvernement russe avec une demande d’adhésion à la Russie.
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_12/La-republique-populaire-de-Donetsk-proclamee-Etat-souverain-9739/
    http://french.ruvr.ru/news/2014_05_12/La-republique-populaire-de-Donetsk-proclamee-Etat-souverain-9739/

    Accélération.


  37. Carole G Le 12 mai 2014 à 18h58
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    @ lelis,
    Qu est ce que signifie ” oui”
    ” on n en parle pas partout”…c est du second degré? bon RSF, Le monde, Figaro, le huff.
    je n ai pas le sentiment que nous soyons très désinformés à ce sujet là…


    • lelis Le 12 mai 2014 à 21h41
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      “Oui”, ça veut dire “oui”, tout simplement. Ca peut surprendre, mais voilà.

      Pour le deuxième point : je veux dire qu’on voit fleurir de plus en plus de sites hurlant à la désinformation par les medias français (et occidentaux en général), parfois à juste titre (Catherine Fourest etc), mais aucun de ces sites ne relaient, n’évoquent même les carences journalistiques ou la propagande manifeste qui concerne “l’autre côté”.
      C’est très manichéen. On est blanc, ou on est noir. On est pro-indépendantiste (est-Ukrainien), ou on est fasciste.
      Quand on dit “vous allez voir, après, ils vont demander le rattachement à la Russie”, on se fait souvent traiter de suppôt pro-atlantiste, de propagandiste ultralibéral etc – et dans cet exemple, c’est d’autant plus gênant que c’est précisément ce qui arrive aujourd’hui.

      Je trouve ça hallucinant. Mais c’est peut-être moi qui ne suis pas dans l’air du temps, apparemment de plus en plus tourné vers l’aigreur ou l’unilatéralisme, de quel côté qu’il soient.


      • C Balogh Le 12 mai 2014 à 21h52
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        ça ne vous dérange vraiment pas que des ultra-nationalistes(issus d’un coup d’état) tuent les gens qui ne partagent pas leur idéologie???
        ben, moi, si et je trouve normal que de manière unilatérale, nous le dénoncions!!et en soyons dégoûtés!


        • C Balogh Le 12 mai 2014 à 22h00
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          Quand je pense aux parents âgés de Marina qui n’ont pas d’autre moyen que de reprendre les armes, parce que devant eux, des vrais tarés, des bêtes immondes, les menacent, ça n’est pas de l’aigreur!
          Un peu de décence pour les victimes de l’avidité occidentale.


        • lelis Le 12 mai 2014 à 22h49
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          Où ai-je écrit que des actes barbares perpétrés par les autres ultra-nationalistes ne me dégoûtaient pas ?

          Pourquoi voulez-vous me forcer à choisir un camp ?

          Expliquez-moi, car je ne comprends pas.


          • C Balogh Le 12 mai 2014 à 23h14
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            Ah vous êtes un petit malin, vous n’arrêtez pas de dire que nous pensons unilatéralement, cela implique que vous ne partagez pas notre façon de voir, or, notre façon de voir, est que nous sommes indignés par ce qui se passe en Ukraine, et cela implique que ce qu’il se passe en Ukraine vous laisse indifférent.Vous le faites exprès???


            • lelis Le 13 mai 2014 à 00h05
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              Ah.

              Ben écoutez, moi, je ne sais plus quoi vous dire, là !

              Admettons que vous avez raison, je dois être comme vous me décrivez, et puis voilà.

              J’interromps ce “dialogue” ici, pour ne pas lasser les autres intervenants.


      • Carole G Le 12 mai 2014 à 22h17
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        @lelis,
        En ce qui me concerne, il ne s agit nullement d adouber le ” tsar poutine”; les états n ont pas d amis, ils n ont que des intérêts; c est vrai pour tous, y compris pour la Russie; qui est venu marcher sur les pattes de l ours russe? qui a manipulé à coup de millions de dollars cet euromaidan, au lieu de laisser les ukrainiens trouver leurs propre compromis avant que cela ne dégénère( comme c est le cas) en guerre civile…Nul besoin d avoir fait l ENA, pour se douter qu après le traitement réservé aux populations ,par la junte de Kiev, ces populations de l est de l Ukraine se tournerait vers la Russie, dont elle sont si proche, géographiquement, économiquement, culturellement;
        Et le ( malheureux ) résultat de tout ça, c est le chaos, et les morts parmi la population!
        de plus, dans cet affreuse histoire, ou se situe l intérêt de la France à prendre grossièrement partie pour un gouvernement non élu?
        cdt


        • lelis Le 12 mai 2014 à 22h54
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          Ce que je ne comprends pas (et peut-être pourrez-vous m’éclairer), c’est la chose suivante.

          Or donc, Maïdan et consort, c’est une violation de la Constitution, parce que les “néonazis” (il est apparemment entendu qu’il n’y avait là qu’une population de néonazis, soit) ont éjecté le Président Ianoukovitch.

          On lit un peu partout qu’à l’Est, on ne supporte pas ce coup de force, et que le Président n’aurait pas dû être éjecté comme il l’a (pratiquement) été. C’est noté.

          Mais alors, pourquoi les indépendantistes de l’Est ukrainien ne réclament-ils pas à cor et à cris le retour du Président Ianoukovitch et la restauration du gouvernement précédent (ou d’un qui lui est similaire) ?


          • Olivier Berruyer Le 12 mai 2014 à 23h19
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            non maidan : 90 % de pacifistes démocrates (500 000 les plus grands jours), 10 % de néonazis.

            Mais ce sont les nazis qui ont mené le coup d’Etat…

            Trop tard maintenant faut être réaliste…


            • lelis Le 12 mai 2014 à 23h50
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              Oui. Cela fait bien trois semaines que j’espérais ce jour inéluctable (la demande de rattachement de l’est ukrainien à la Russie) sans qu’il y ait des milliers de morts. Il y en a eu des centaines, c’est bien ‘assez”… Mais rien n’arrête la marche actuelle vers la Russie, y compris dans l’esprit des Européens frustrés par la crise sans fin et une Union que les Etats qui la constituent rechignent à construire vraiment – rien de pire que d’être au milieu du gué.

              Je pense que Poutine est sur un tel piédestal que nous n’avons pas fini de voir des provinces, des régions, des pays demander le rattachement à la Russie. Pour le meilleur ou pour le pire. Sans armes et démocratiquement, ou par les armes. Nous verrons. Ainsi que l’évolution de l’ego de Poutine et l’influence qu’il aura (ou pas) pour la paix dans le monde.


  38. Macarel Le 12 mai 2014 à 19h25
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    Franchement, lorsque l’on creuse le sujet l’on comprend que l’UE, a été conçue dès le départ avec comme intention de se faire sans l’avis des peuples. Dont on sait qu’ils ont la fâcheuse tendance à demander toujours plus de protection aux Etats.
    Pour éviter cette dérive, la construction européenne s’est faite sur des fondations libérales, concurrentielles, et non démocratiques.
    De même, les Etats-Unis d’Amérique ont été fondés par des gens qui se méfiaient du peuple, c’est pourquoi ils on mis en place des institutions qui isolent efficacement les gouvernants, des humeurs changeantes des gouvernés.
    Que ce soient les USA, ou l’UE, ce sont des constructions faites par des aristocrates, au service d’une aristocratie dans le meilleur des cas. D’une oligarchie ou plutôt d’une ploutocratie dans le moins bon des cas.
    Mais si l’on regarde bien, il en a été de même de la France républicaine, une bourgeoisie révolutionnaire a pris le pouvoir, et en a éloigné la classe ouvrière. Et chaque fois que cette classe a essayé de contester le pouvoir de la bourgeoisie républicaine, elle a été férocement réprimée. Il n’est qu’à se souvenir de la Commune de Paris.
    Toute révolution, amène au pouvoir, une nouvelle classe dirigeante, qui s’empresse de mettre en place une structure de gouvernance qui assure sa prééminence, et lorsque cela ne suffit pas utilise la manière forte. Tant il est vrai, que lorsque, l’on est arrivé au pouvoir par une révolution, l’on ne craint rien tant, qu’une nouvelle révolution.
    Les “révolutionnaires de la place Maïdan”, en font la cruelle expérience aujourd’hui, ou plutôt ceux qui dans l’Est de l’Ukraine remettent en question leur légitimité par la voie révolutionnaire aussi.
    Qui est plus légitime, qu’un autre, dès que l’on se place sur le plan du seul rapport de force ?
    Eh bien, celui qui a le plus gros bâton !


    • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 19h47
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      @Macarel
      oui et non …
      Ces révolutions ont bien souvent été faites dans un espoir du mieux .. y compris la révolution bourgeoise de 1789 , qui a quand même mis en avant un certain nombre d’idées humanistes dont la première :
      Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits .

      Ce sont d’ailleurs ces idées humanistes qui sont à l’origine des démocraties actuelles , même si la Grèce en avait jeté les premières pierres ^^^^

      Encore une fois , ne pas raisonner uniquement en termes manichéistes … A chaque étape il y a eu des avancées et il ne faut pas les nier non plus ..
      De chaque mal peut aussi naitre un bien (théorie du tao .).

      C’est aussi ce que nous avons beaucoup de mal à comprendre avec l’évolution actuelle de pays comme la Chine et la Russie qui ont vécu d’autres expériences … et qui de ce fait ont presque une étape d’avance en termes de jeu de go civilisationnel ou sociétal .

      La barbarie propre à la loi de la jungle ou au “nouveau capitalisme criminel ” (je préfère ce terme au néolibéralisme) faisant partie des étapes régressives que visiblement les USA et les pays de l’UE sont en train de suivre .

      Nous les analysons avec les prismes qu’on essaie de nous faire rentrer dans la tête depuis 30 ans (dans le style lavage de cerveau sur les bienfaits de la mondialisation poussant l’individualisme à son apogée et devenant par là même mortifère) alors qu’ils raisonnent dans des bases de raisonnement qui n’ont rien à voir avec celles du “Monde Occidental” pour peu que ce terme ait encore un contenu sociétal et culturel .

      Mathématiquement , les gens qui raisonnent dans des bases différentes , n’ont aucune chance de pouvoir communiquer sans outil de traduction d’un langage à l’autre .


      • Macarel Le 12 mai 2014 à 23h15
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        @Caroline Porteu

        Ce sont d’ailleurs ces idées humanistes qui sont à l’origine des démocraties actuelles , même si la Grèce en avait jeté les premières pierres

        Notre révolution nationale de 1789, a été une révolution libérale -certainement pas socialiste, d’ailleurs ce mot ne devait pas exister à l’époque-, en ce sens qu’elle a sanctifié la propriété privée.

        Or la propriété privée, plus spécifiquement celle des moyens de production, est ce qui est incompatible avec toute politique authentiquement socialiste. Pour être plus sûres encore qu’une voie socialiste serait impossible en Europe, les bourgeoisies du continent ont scellé dans le marbre des traités européens les règles fondamentales à respecter sur le plan économique. Ces règles font que quel que soit le gouvernement élu dans un pays de l’Union, il devra pratiquer les mêmes politiques économiques favorables aux intérêts financiers et au monde des affaires. Dés lors la démocratie, qui est une forme pacifique de changer d’équipe au pouvoir, et donc de politique, se vide de son contenu, et perd sa raison d’être qui est de pacifier la façon de renverser le pouvoir en place. Car les politiques menées par les uns ou les autres étant les mêmes, il devient clair que le vrai pouvoir n’est pas là où l’on voudrait nous faire croire qu’il est. Une telle situation, si elle se prolonge de fausse alternance, en fausse alternance, peut à la longue être le terreau de la réémergence de situations révolutionnaires, en effet un changement effectif de politique, en phase avec la volonté populaire, ne pourra emprunter d’autre voie.


        • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 23h40
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          exact , et ce sont sur de telles notions que les Chinois diffèrent de nous ..
          Leurs concessions ne sont que des concessions temporaires et pas du tout une reconnaissance de la propriété privée au sens ou nous l’entendons .
          Ce que j’appelle raisonner dans des systèmes de bases différentes .


        • olivier69 Le 13 mai 2014 à 15h34
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          Bonsoir Macarel,
          Je pense que vous voulez réduire la question à une seule problématique : la destination de la propriété (privée/publique), la cause ?
          Mais elle ne situe pas uniquement dans la propriété des moyens de production qui ne sont d’ailleurs qu’une partie des richesses (gérées par la propriété). Un faux combat !
          Comme caroline le précise par l’angle d’analyse, l’approche de la propriété nécessite plus de recul : sa temporalité et sa dimension, mais aussi sa composition, sa densité, sa viscosité, sa nature…
          Ce n’est pas uniquement le “à qui ?” et le “quoi ?” mais plutôt le “comment ?”. Il faut regarder sa dynamique…
          ps : Le libéralisme avait “des conditions” pour fonctionner, c’était le cadre ! Et ce cadre était “socialiste” (la liberté) par et pour la nation (là où vous habitez, la solidarité).
          D’ailleurs, la république se voulait-elle plus anti-sociale et moins libérale qu’une monarchie ? Pourquoi, croyez-vous que la révolution a eu lieu ?
          C’était pour une émancipation, et la nation était un cadre d’expression ….
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme
          Tuer le libéralisme et nous serons dans une dictature, dompter le et nous serons dans une démocratie….
          Cdlt


  39. laurain Le 12 mai 2014 à 19h46
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    CHEVRON et SHELL contrat de 10 et 11 milliards en Ukraine pour de la fracturation hydraulique

    voir sur trendsjournal.com


    • lelis Le 12 mai 2014 à 20h20
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      En 2013, la Russie a créé des centaines d’emplois en France, par des sociétés russes qui y ont investi.

      Et ?


      • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 20h55
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        Les centaines sont peut être excessifs … Visiblement vous aimez la précision , soyons précis :

        En dehors de cette grande opération, les investissements russes restent relativement faibles en euros, mais ils font partie du top 10 parmi les projets européens créateurs d’emploi en France en 2012 (250 emplois crées).
        http://fr.rbth.com/economie/2013/11/26/investissements_russes_en_france_insignifiants_ou_prometteurs_26789.html

        Par contre dans un projet comme la vente d’Arcelor , la préférence donnée à Mittal , avec un montage mis au point et conseillé par les banquiers US , plutôt que le partenariat avec Severstal aura couté combien d’emplois français ?? Là , le compte est assez facile à faire , sans compter la disparition de l’expertise du Groupe et de ses modèles de KM .

        Et la liste d’exemples identiques est assez longue dans les dix dernières années .

        Il semble que les tendances actuelles des pays de l’UE soient de toujours prioriser les schémas d’alliances , de fusion ou de rachat qui privilégient l’atlantisme , même si ces choix se font au détriment de l’intérêt général des Français et en particulier de ses emplois .

        Les brevets d’Alcatel Lucent sont également un exemple assez pertinent .
        Et sans se donner beaucoup de mal , on pourrait citer une liste de quelques dizaines de noms et de transactions qui n’ont pas vraiment représenté une synécure pour l’emploi français .


        • lelis Le 12 mai 2014 à 21h54
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          J’aime la précision, et ce serait visible ?

          Si vous le dites, je suppose que c’est vrai. 🙂 Dans ce cas, mentionnons les 225 emplois créés par les Russes en 2013 avec la collaboration de Pôle Emploi, plus une vingtaine d’autres projets lancés, mais pour lesquels je n’ai pas trouvé le nombre d’emplois créés (source inattaquable ici : la Voix de la Russie, 6 mai 2014).

          Bref : mon “Et ?” voulait dire : quel est le sens de cette intervention ? Le sujet du débat serait-il un comparatif de l’ultralibéralisme occidental et du capitalisme d’Etat russe (qui, me semble-t-il, se mue facilement en ultralibéralisme hors des frontières russes) ?

          Le débat devrait-il être étendu au leitmotiv très actuel et répercuté peu ou prou par de nombreux partis politiques français, dont le plus important est le FN, à savoir l’association ou la fusion avec la Russie après avoir quitté (dans l’ordre) l’euro, l’UE et l’OTAN ?

          Juste pour savoir et comprendre les enjeux.


  40. C Balogh Le 12 mai 2014 à 21h05
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    La Russie crée des emplois en France, décidément, la Russie n’a pas du tout la même mentalité que les usa ou l’ue, elle s’implante là où les salaires sont plus élévés que chez elle!!!Sacrée Russie!
    ça c’est sûr, c’est pas un pdg de multinationale occidentale qui ferait ça!!il est bien trop rapace et m^me quand il a trop; (bcp trop), il se plaît à trouver des eslaves qui travaillent dans des endroits qui en France sont voués à la destruction.


    • lelis Le 12 mai 2014 à 21h59
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      5.500 emplois auraient été créés en France, en 2012, par des sociétés américaines, et l’Allemagne ne serait pas loin dans le rang des pays investisseurs, d’après la Tribune (je n’ai pas fait une grande recherche ni un recoupement, désolé) : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140209trib000814302/les-investisseurs-americains-aiment-la-france-mais-se-mefient-de-hollande.html

      A vous lire, ce serait très nettement moins, et en tout cas moins que les Russes. J’en prends acte. Mais puis-je disposer de vos sources, pour ma bonne information ?

      Merci d’avance, cdt.


      • olivier69 Le 12 mai 2014 à 22h49
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        Et combien d’emplois détruits pour évaluer les apports ou faire des comparaisons ? Y a t il des statistiques fiables sur le sujet ?
        http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/article-carte-des-plans-de-licenciements-en-france-mai-2012-106203949.html


        • lelis Le 12 mai 2014 à 23h00
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          Je ne sais pas, je n’ai pas trouvé, dans votre lien, le nombre d’emplois directement détruits par des sociétés américaines ou russes dans notre pays.
          (n’allez pas croire que je suis un partisan de cet ultralibéralisme et de ce capitalisme dévoyés et à bout de course, svp).

          Je réagissais simplement aux propos de C. Balogh, qui affirmait que les Occidentaux ne créent pas d’emplois en France, et en tout cas beaucoup moins que les +/- 200 d’origine russe en 2013.


          • olivier69 Le 12 mai 2014 à 23h35
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            En effet, il faut connaitre l’origine des fonds pour situer les entreprises (filialisations, participations, accords,…). Vous savez que la recherche est inutile. Néanmoins, les noms sur la carte (ci-jointe dans le lien) ne s’inventent pas.
            Sinon, pour ma part, je suis plutôt libéral. Mais les postulats ne sont pas respectés. Et donc “ultra” ? Je ne comprends pas ce terme. c’est pourquoi, je vous propose un peu de suspense avec ceci :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultra_%28nom_de_code%29
            Rassurons-nous, on ne demande à personne le tout connaître, ni de choisir entre le mal et le bien….


      • C Balogh Le 12 mai 2014 à 23h18
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        Auriez-vous des précisions sur ce que vous avancez, des liens etc, c’est pour ma bonne information, c’est marrant ça, vous demandez des liens mais vous n’en fournissez pas???
        “En 2013, la Russie a créé des centaines d’emplois en France, par des sociétés russes qui y ont investi.”
        des liens, svp


      • Caroline Porteu Le 12 mai 2014 à 23h36
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        @lelis
        Vous n’avez qu’à regarder quel est le site ou j’ai trouvé les chiffres que je vous ai cités ..

        Pour Arcelor , ce sera un peu plus difficile , personnellement , je n’ai jamais compris pourquoi Arcelor avait refusé le chevalier blanc Severstal .. 8 ans plus tard , mon incompréhension de l’époque est encore plus importante devant la suite des évènements et ce que nous a coûté le choix de Mittal .

        Les Américains ont des qualités , incontestables , mais ils ont un énorme défaut qui s’empire décennies après décennies : leurs tentatives hégémoniques systématiques et leur forme de gouvernement qui n’est plus qu’un simulacre de démocratie à côté de ce qu’il fût .

        Nous avons le droit de ne pas être dupes … et le meilleur moyen de ne pas être dupes est de relire notre histoire , spécialement celle qui fut la nôtre , intimement liée à l’histoire américaine , au moins pendant une courte période .. Permettez moi de vous en rappeler quelques extraits à travers ce site qui , comme le disent les commentateurs , n’a pas forcément reflété un anti-américanisme primaire , mais simplement :

        ” Le Général soulignait là l’incompréhension qui régnait sur les relations entre les Français libres et certains Américains qui prenaient souvent pour de l’antiaméricanisme ce qui n’était qu’une défense des intérêts nationaux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle défendait tout simplement les intérêts de la France, comme Winston Churchill ceux de la Grande-Bretagne et Franklin Roosevelt ceux de son pays.

        http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/la-france-libre-et-les-allies/les-etats-unis/le-general-de-gaulle-etait-il-anti-americain-pendant-la-seconde-guerre-mondiale.php

        ou encore :
        le fait que pendant toute la première partie de la guerre , le gouvernement américain ait soutenu le gouvernement de Vichy , le scandale de Saint Pierre et Miquelon , la volonté hégémonique américaine qui voulait libérer la France pour y installer un protectorat et une nouvelle monnaie et qui refusait de reconnaitre le CNR .

        La prescience de De Gaulle et ses déclarations :
        « En tenant l’Europe de l’Ouest comme secondaire, Roosevelt ne va-t-il pas renier la cause qu’il entend défendre, celle de la civilisation ? En renforçant les Soviets, il risque de sacrifier les Polonais, les Tchèques et les Baltes”

        http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/la-france-libre-et-les-allies/les-etats-unis/les-etats-unis-face-a-la-france-libre.php

        Les mémoires de Charles de Gaulle sont à la fois plus complètes et plus réservées , c’est la raison pour laquelle j’aime bien ce site qui fait appel à de nombreux observateurs extérieurs.

        Aujourd’hui plus que jamais , cette mémoire est essentielle à la compréhension de ce qui se passe en Ukraine . Nous retrouvons exactement les mêmes arguments, les mêmes manipulations, à cette différence près qui n’est pas vraiment une différence: la junte de Kiev a été mise en place par les USA et par une Union Européenne qui se renient au sens démocratique du terme ..

        Mais n’oublions pas que le NSPAD fut en son temps soutenu et financé par les industriels et les banquiers américains .

        L’histoire se répète indéfiniment … Alors pour justement qu’elle ne se répète pas , gardons là en mémoire et sachons tirer les leçons du passé , mais pour cela , encore faut-il le connaitre. Et ce d’autant plus vite qu’elle se répète en processus accéléré du fait des nouveaux moyens de communication et de transports .

        Aujourd’hui , les USA pas plus que les fonctionnaires non élus de la Commission Européenne et les politiques inféodés ne veulent aucun bien aux Ukrainiens : ils veulent piller leur richesses et leurs ressources et veulent avant tout affaiblir la Russie , dixit Bzrezinski lui même dans ses écrits . : toujours pour les mêmes raison : hégémonie , sauvegarde du dollar , domination mondiale . Mais les adversaires ont changé .. les cartes ne sont plus distribuées de la même manière . Pour les Européens , c’est déjà ce qui s’appelle une partie loose loose ..

        Alors qu’une Europe puissance , non inféodée , composée d’Etats Nations respectueux de leurs peuples et agissant dans le sens de la défense de leurs intérêts, avait sa carte à jouer.
        Cette carte là , nous l’avons supprimée du jeu dès le départ , en acceptant le déni démocratique Européen concernant le Traité de Lisbonne et les dérives totalitaires qui ne cessent de s’accumuler , en particulier l’abolition de la séparation des pouvoirs et la privatisation en cours de la justice … privatisation qui sera totalement réalisée lors de la mise en place du TTIP .

        Voilà : je pense avoir été claire sur mes motivations .
        Les combats de chiffres n’ont que peu d’intérêts .. La France perd des emplois tous les jours par soumission aux volontés Européistes et aux process destructeurs et mortifères d’une mondialisation qui ne sert que des intérêts de caste , de plus en plus rares … (l’évolution des chiffres sur les inégalités sont très parlants sur ces sujets ) ..

        je vous souhaite le Bonsoir ..


        • lelis Le 13 mai 2014 à 00h01
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          Je suis d’accord avec – disons – 95% de ce que vous écrivez.

          Mais quand je vois à quel point et à quel vitesse progressent les thèses anti-occidentales (certes en bonne partie fondées) qui visent à nous faire intégrer la Russie/l’Eurasie, j’ai la furieuse impression que nous ne résoudrons pas le problème, mais tomberons tout juste de Charybde en Scylla.

          Bonne nuit.


          • C Balogh Le 13 mai 2014 à 00h14
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            Qui a parlé d’intégrer la Russie?
            ” à quel point et à quel vitesse progressent les thèses anti-occidentales (certes en bonne partie fondées”
            je préciserai totalement fondées. à la condition d’habiter sur la planète Terre.
            “qui visent à nous faire intégrer la Russie/l’Eurasie,” ehh, ne vous prenez pas pour fourest, svp.ici, pas de délires, pas d’inventions.
            C’est votre interprétation et votre manipulation.


            • lelis Le 13 mai 2014 à 00h47
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              Et si, avant de me traiter aussi facilement de manipulateur, vous alliez jeter un oeil attentif sur ce qu’il s’écrit, tout à fait assumé, par la plume de Français et de Russes, sur la toile ? Sur ce qu’il se dit dans certaines cénacles, en particulier bien droitiers et influents ? Sur ce qu’on trouve noir sur blanc dans le programme de certains partis politiques (et non des moindres) pour les élections européennes à venir, notamment ?

              Après, revenez, nous en reparlerons volontiers. D’ici-là, oui, il ne tient qu’à vous de me considérer comme un manipulateur si ça vous rassure, je ne suis plus à ça près.


          • Caroline Porteu Le 13 mai 2014 à 00h18
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            Comme le dit C Balogh
            Personne ne parle d’intégrer la Russie ..
            Mais entre intégrer la Russie est jouer le rôle d’un caniche servile au détriment des intérêts des peuples Européens , il y a une nuance d’une extrême importance .

            Je remets ici cette déclaration d’un dénommé G. Bush en 92 .. je pense que comme moi , vous trouverez la source incontestable
            “Pour un systeme francais d’intelligence economique (1995)

            Par André Lanata en 1995 :

            En 1992, alors qu’il visitait, à Seattle, les installations de la société Boeing, le Président Bush déclarait : “ il nous faut tuer l’industrie aéronautique européenne “.

            http://www.aassdn.org/site/index.php/documents/documents/extraits-de-bulletins/pour-un-systeme-francais-d-intelligence-economique


            • olivier69 Le 13 mai 2014 à 02h47
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              Lelis,
              De gré ou de force, nous serons obligés de nous rapprocher de la Russie (matières premières et géographie). La question est : comment voulons-nous le faire ? Vous semblez sensé…
              Alors la théorie du complot ? Les cénacles ? Hum, les journalistes sont humanistes et bien élevés. Vous avez du nez !
              Si certains patrons français se décidaient à réinvestir en France, ou est le problème ? Cela changerait du comportement des dirigeants salariés !
              Ils n’arrivent pas à investir correctement aux US… Alors en Russie ?
              Mais, nous y voilà : les élections…
              ps : j’ai un doute sur nos définitions respectives du mot “intégrer” ? Question : Vous voulez dire que ce serait un front national russe ? Dans cette menace, pensez-vous qu’il risque d’y avoir également des partisans communistes ? On m’a dit que le gouvernement faisait tout pour avoir un taux d’abstention élevé dans ce combat (pas de débat) ? Vous avez jeté un oeil ? Moi, de toute façon, j’ai donné une procuration mr Berruyer ! J’espère qu’il ne va pas négocié un logement en Russie avec…. 🙂
              Cdlt


            • olivier69 Le 13 mai 2014 à 15h42
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              Bonjour Lelis,
              “Personnellement, je souhaite un maximum d’indépendance énergétique (et autre) à l’Union Européenne.”, alors, question :
              Pensez-vous que le traité transatlantique est une condition de cette indépendance ? Un traité dont on ne sait rien et qui risque d’être une atteinte supplémentaire à nos libertés individuelles et collectives ! C’est une priorité…
              Cette union européenne a suffisamment favorisé les multinationales et elle veut passer à la vitesse supérieure avec ce traité (problèmes sanitaires et alimentaires, mais aussi juridiques avec la possibilité d’attaquer les états,…) ?
              Avez-vous imaginé un instant que c’est peut-être un réflexe d’auto-défense de certains citoyens ? Je ne pense pas qu’ils annexeront Bruxelles….
              Enfin, pour la capitale ? J’en connais d’autres (et plus médiatiques, notamment mr Attali) qui rêvent de Jérusalem dans ce qu’ils appellent le nouvel ordre mondial…
              Je dirai donc la même chose que mr Chevènement : “la nation, c’est le cadre de la démocratie. Il ne faut pas la confondre avec le nationalisme (un excès), une maladie de la nation.”
              Le rouble serait-il en train de devenir la référence monétaire européenne ? Non, donc il y a de la marge..
              Cdlt


  41. fyf Le 12 mai 2014 à 23h28
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    @C Balogh, lelis

    Votre désaccord sur l’emploi n’est pas le sujet de cette file.

    Pour vous mettre d’accord, que ce soit les sociétés US ou Russe, lorsqu’elles investissent en France, ce n’est pas pour l’emploi.
    Le but du capitalisme n’est pas de faire de l’emploi mais des richesses.
    Les employés ne sont que des ressources permettant d’attendre le but.


  42. Emmanuel Rodary Le 13 mai 2014 à 16h25
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    Quand on lit que «La crise ukrainienne et la révolte de Kiev sont imputables à des causes avant tout sociales : les manifestants contestataires ont dénoncé la mauvaise gestion d’instances présidentielle, gouvernementale et parlementaire incertaines»… soit on voit là une forfaiture soit on a la mémoire courte :

    Les ukrainiens sont descendus dans la rue initialement parce que leur président Ianoukovitch s’est fait intimer l’ordre par Moscou de ne pas signer un traité de coopération qu’il avait négocié avec l’UE.
    Ça n’a rien de social, c’est une révolte contre le transfert de la souveraineté nationale vers Moscou en matière de politique étrangère : A partir de là ce n’était plus l’Ukraine qui était maîtresse des traités qu’elle avait le droit de signer mais la Russie.
    […]
    J’ai l’impression de lire la propagande russe absorbée sans réfléchir une seconde et restituée de même.

    [Modéré : comme j’ai fait 2 très longs billets sources sur ce sujet des négociations que vous n’avez pas lus, je me permets de censurer les contre vérités de votre propagande américaine – impossible de répondre tous les jours à la même question]


    • olivier69 Le 13 mai 2014 à 18h38
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      bonjour Emmanuel,
      Tous les ukrainiens ? Ou des….Pour ce qui concerne les impressions !
      Ccl : Amalgame gratuit….La partie devient le tout ?
      Je propose alors une version plus édulcorée : ” “Les français” descenderont dans la rue initialement (car ils ont voté pour les partis eurosceptiques) parce que leur président Hollande s’est fait intimer l’ordre par Bruxelles de signer un traité de coopération que l’UE avait négocié avec les US.”
      Enfin, “Ça n’aura rien de social, ce sera une révolte contre le transfert de la souveraineté nationale vers l’UE en matière de politique intérieure et étrangère : A partir de là ce n’est plus la France qui est maîtresse des lois et des traités qu’elle a le droit de signer mais les US.”
      Question : A quoi servent les élections (notamment celle du président Ukrainien en place à l’époque) ?
      Cdlt


  43. NAHMAN Le 15 mai 2014 à 11h09
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    Article intéressant qui éclaire sur l’inclinaison quasi-naturelle des puissances à un recours à la carte au droit international, une légalité sélective que ces puissances brandissent en fonction des intérêts du moment. La charte des Nations Unies qui constitue un pan entier de la production normative du droit international a été élaborée dans un contexte qui est loin d’assurer une fidèle représentation de la communauté de vues existant à l’époque, d’où les revendications constantes des Etats émergents d’aligner leur poids politique sur leur poids économique, et de rompre avec ce monopole institutionnel.
    L’égalité souveraine, principe phare du droit international proclamé dans l’enceinte onusienne n’a été, n’est et ne sera que chimère aussi longtemps que l’indépendance politique des Etats sera tributaire de leur souveraineté économique. Il est inenvisageable, à titre d’exemple, que le Mali se prévale au nom de la protection des droits de l’homme, de son droit d’ingérence ou d’une responsabilité de protéger dont il serait investi toujours en vertu de la protection de ces droits, pour mener une intervention aux USA ou en Israël. Les dés sont d’avance pipés, et cet exemple illustre l’expression de rapports de forces sans cesse à l’œuvre dans l’instrumentalisation du droit international.
    La jouissance du droit à l’autodétermination est d’autant plus complexe qu’elle met en présence deux principes antagoniques : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le principe d’intégrité territoriale et d’intangibilité des frontières, révélant ainsi sa dimension extrêmement politisée : le juridique peine à trouver sa place dans cet antagonisme. La Cour Internationale de justice, organe judiciaire principal des Nations Unies, a pour sa part indiqué, dans l’affaire du Sahara occidental, que l’un des éléments les plus importants dans l’exercice du droit à l’autodétermination est « l’expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire concerné ». Que se passe-t-il si l’expression d’une telle volonté ne coïncide pas avec les intérêts des puissances en jeu ? La réponse est simple, on assiste à une valse d’experts en droit international, rivalisant d’ingéniosité dans la présentation d’options argumentatives susceptibles de soutenir leurs diverses thèses, en prélude à la préparation d’une situation chaotique dont la maîtrise finit par échapper aux acteurs ainsi engagés.


  44. Yves Le 13 février 2015 à 11h11
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    un peu H.S mais trouvé également sur mediapart: http://www.mediapart.fr/journal/international/300115/les-298-morts-du-vol-mh17-larmee-russe-est-impliquee
    je n’ai pas pu lire l’article comme je ne suis pas abonné


  45. ulule Le 13 février 2015 à 21h58
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    *L’ancien chef de la CIA contrôle la plupart des médias en Serbie
    Par Inserbia.info le 12 février 2015
    Le Fonds américain “KKR investment”, dirigé d’octobre 2013 à ce jour par le général David Petraeus, ancien chef de la CIA, a mis sous son contrôle, en moins d’un an et demi, une partie importante des médias serbes, selon le portail internet “Vaseljenska”.
    http://arretsurinfo.ch/lancien-chef-de-la-cia-controle-la-plupart-des-medias-en-serbie/


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