Le journaliste d’investigation Robert Parry a fait éclater de nombreuses histoires sur l’affaire Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 80.

Exclusif : Plus le Président Obama avance dans son mandat, moins il est honnête. Ce problème devient de plus en plus apparent au cours de son second mandat, alors qu’il lit des discours contenant des informations dont il sait pertinemment qu’elles sont fausses ou prêtent grandement à confusion, déclare Robert Parry.

Par Robert Parry, 25 septembre 2014

Lors de son premier mandat, le Président Obama faisait en général preuve de prudence lorsqu’il s’exprimait sur les affaires internationales, non pas qu’il fût totalement honnête mais il prenait garde à ne pas proférer de mensonge flagrant. Cependant, au cours des deux dernières années, il semble avoir abandonné toute retenue.

C’est le cas même lorsqu’il se livre à un exercice aussi sérieux qu’une communication à l’Assemblée des Nations Unies sur des questions de guerre et de paix, ce qui fut le cas à la fois l’an dernier et cette année. En septembre 2013, Obama a fait, s’agissant de la mystérieuse attaque au gaz sarin du mois précédent en Syrie, un commentaire qu’il savait être fallacieux. Il fit de même mercredi dernier dans sa description de la crise en Ukraine.

Concernant le cas du sarin, Obama savait avant son discours de 2013 que beaucoup de ses propres analystes du renseignement croyaient que les rebelles étaient derrière l’attaque du 21 août qui a tué plusieurs centaines de personnes dans la banlieue de Damas. Ces analystes suspectaient l’incident de faire partie d’une machination pour accuser le gouvernement du président Bashar-el-Assad et provoquer une intervention militaire américaine contre les forces d’Assad. [Voir Consortiumnews.com “Fixing Intel Around Syria Policy” et “Was Turkey Behind Syria-Sarin Attack ?“]

Bien qu’il sache tout cela, Obama a prononcé un discours officiel à l’assemblée générale des Nations Unies le 24 septembre 2013, déclarant : « C’est une insulte à la raison humaine et à la légitimité de cette institution de suggérer que quelqu’un d’autre que le régime ait mené cette attaque. »

De même, Obama connaissait la réalité complexe de la situation en Ukraine lorsqu’il a pris la parole mercredi. Il savait que la crise avait été provoquée, non par la Russie, mais par l’Union Européenne et les États-Unis. Il savait que le président élu Victor Ianoukovitch avait été la cible d’une opération de « changement de régime » voulue par des fonctionnaires du Département d’Etat américain, menés par la Secrétaire d’Etat adjointe néoconservatrice pour les Affaires Européennes Victoria Nuland, qui a littéralement sélectionné les nouveaux dirigeants avec l’aide de l’ambassadeur américain Geoffrey Pyatt qui a décrit la nécessité « d’accoucher de ce truc. »

Obama savait que Nuland avait dit aux chefs d’entreprises ukrainiens que le gouvernement américain avait investi 5 milliards de dollars pour soutenir leurs « aspirations européennes » et que le National Endowment for Democracy, financé par les États-Unis, avait subventionné une quantité d’« organisations non gouvernementales » pour aider à déstabiliser le gouvernement Ianoukovitch. Il savait également le rôle clé joué par les milices néo-nazies ukrainiennes dans la prise des bâtiments de la Présidence le 22 février, forçant les équipes de Ianoukovitch à fuir pour sauver leurs vies.

Obama savait aussi que les Ukrainiens d’origine et de culture russe, majoritaires dans l’est de l’Ukraine, avaient rejeté ce régime né d’un coup d’état et étaient entrés en résistance contre ce que beaucoup voyaient comme une autorité illégitime. Il savait aussi que la population de Crimée – confrontée au régime putschiste de Kiev – avait, lors d’un referendum, voté massivement pour une séparation de l’Ukraine et un rattachement à la Russie, initiative que le gouvernement russe a soutenue et acceptée.

Obama savait que le régime de Kiev avait brutalisé le sud et l’est de l’Ukraine, les activistes du régime brûlant vifs des douzaines de manifestants pro-russes à Odessa, et ses militaires tuant des milliers de personnes par des tirs à l’arme lourde sur les villages et les villes de l’Est ukrainien. Le régime putschiste de Kiev a même envoyé des milices nazies, comme le bataillon Azov, mener de sanglants combats de rues – c’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’un gouvernement a déployé des forces nazies armées pour attaquer une population européenne. Cela aussi, Obama le savait. [Voir Consortiumnews.com – “Ukraine’s ‘Romantic’ Nazi Storm Troopers.“]

Obama savait également que certains de ses propres analystes des renseignements avaient conclu que les probables responsables de la destruction du vol 17 de la Malaysia Airlines (MH17) le 17 juillet étaient des éléments extrémistes au sein du gouvernement ukrainien, utilisant probablement des missiles anti-aériens postés très près du territoire contrôlé par les rebelles, et appuyés en vol par un ou plusieurs chasseurs ukrainiens. Obama savait tout aussi bien que les militaires ukrainiens attaquaient le site du crash, repoussant les enquêteurs et mettant apparemment le feu à un champ de blé contenant les restes de l’avion. [Voir Consortiumnews.com – “Flight 17 Shoot-down Scenario Shifts.“]

Le conte ukrainien d’Obama

Pourtant, c’est ainsi qu’Obama a présenté la crise d’Ukraine au monde : « Récemment, les actions russes en Ukraine ébranlent l’équilibre post-Seconde Guerre mondiale. Voici les faits. Le peuple d’Ukraine s’est mobilisé contre ses dirigeants, des protestations populaires appelant à des réformes ont eu lieu, le président ukrainien, corrompu, a fui. Contre la volonté du gouvernement de Kiev, la Crimée a été annexée. La Russie a déversé des armes dans l’Est ukrainien, alimentant un mouvement séparatiste violent et un conflit qui a tué des milliers de personnes.

Quand un vol civil a été abattu par un tir parti des zones contrôlées par ces alliés, ces derniers ont refusé de permettre l’accès au crash pendant des jours. Quand l’Ukraine a commencé à reprendre le contrôle de son territoire, la Russie a cessé de prétendre qu’elle se contentait de soutenir les séparatistes, elle a envoyé des troupes en violant la frontière ukrainienne. »

« C’est une vision du monde selon laquelle la force fait droit – un monde dans lequel les frontières d’une nation peuvent être redessinées par une autre, où des personnes civilisées n’ont pas l’autorisation de récupérer les restes de leurs proches, parce que la vérité sur le drame pourrait être révélée. »

« L’Amérique se bat pour d’autres valeurs. Nous croyons que le droit fait la force – que les grandes nations ne devraient pas pouvoir intimider les petites et que les peuples doivent pouvoir choisir leur propre avenir. Et ce sont de simples vérités, mais qui doivent être défendues. L’Amérique et ses alliés aideront le peuple d’Ukraine dans le développement de sa démocratie et de son économie. »

« Nous renforcerons nos alliés de l’OTAN et respecterons notre engagement de défense collective. Nous ferons payer un prix à la Russie pour son agression et nous combattrons le mensonge par la vérité. Et nous appelons les autres à nous rejoindre du bon côté de l’histoire. Car si en effet de petits avantages peuvent être gagnés par le feu du canon, ils seront finalement reperdus pour peu que suffisamment de voix soutiennent la liberté des nations et des peuples à prendre leurs propres décisions. »

Devenir Bush

Une personne honnête aurait décrit ces événements bien autrement, y compris en ce qui concerne « ce pour quoi l’Amérique se bat ». Il aurait pu y avoir au moins une sorte de reconnaissance de cette façon qu’ont eu les Etats-Unis, dans l’après Seconde Guerre mondiale, de souvent compter sur « le feu du canon » – ou les missiles de croisière et bombes intelligentes – pour imposer leurs volontés aux autres pays, y compris un « changement de régime » en Irak en 2003 et en Libye en 2011.

Obama aurait aussi pu reconnaître que les États-Unis ont souvent fait usage de coups d’état pour renverser les gouvernements qui n’étaient pas à leur goût, même quand les dirigeants avaient été élus par la population. Une liste non exhaustive comprendrait Mossadegh en Iran en 1953, Arbenz au Guatémala en 1954, Allende au Chili en 1973, Aristide à Haïti par deux fois, Chavez au Venezuela brièvement en 2002, Zelaya au Honduras en 2009, Morsi en Egypte en 2013, et maintenant Ianoukovitch en Ukraine en 2014.

Mais au lieu de cela, Obama a préféré présenter une version simpliste et propagandiste de ce qui s’est passé en Ukraine. Essentiellement il dit ceci : tout est la faute de la Russie et tous ceux qui sont du côté des États-Unis sont les gentils, ils sont du « bon côté de l’histoire ».

Il est intéressant néanmoins, qu’Obama ne soit pas allé jusqu’à impliquer directement la Russie et les rebelles de l’Est ukrainien dans l’attentat du vol MH17 de la Malaysia Airlines. Compte tenu de son accès direct aux informations recueillies par la CIA sur le sujet, il aurait été en mesure de les désigner sans détour, si bien sûr c’était ce que montraient les faits. Au lieu de cela, il a joué sur les mots pour créer l’impression que les rebelles et la Russie étaient à blâmer, sans pour autant donner une preuve quelconque à leur encontre.

Cela ressemble à la façon dont le président W. Bush a manipulé l’opinion en 2002 et 2003, juxtaposant les noms de Saddam Hussein et d’Oussama Ben Laden pour faire croire aux Américains que les deux étaient des frères siamois alors qu’en réalité ils étaient des ennemis acharnés. Maintenant le président Obama en est venu à reproduire ces manipulations bushiennes.

Il existe une nouvelle preuve de la manière dont le gouvernement supposé « populaire » de Kiev développe sa démocratie : en incarcérant des personnes qui osent protester contre sa politique. Comme Andrew E. Kramer, du New York Times, l’indiquait jeudi, le régime de Kiev étoffe ses échanges de prisonniers de dissidents politiques arrêtés loin de tout champ de bataille.

Kramer écrit : « Les Ukrainiens, … ont largement compris qu’ils manquaient de prisonniers de leur côté pour effectuer des échanges à un contre un. Ils ont libéré un groupe hétéroclite d’hommes, de femmes et d’adolescents, vêtus de survêtements ou de jeans sales, qui ont déclaré venir de prisons aussi éloignées que Kiev.

« Assez rapidement, beaucoup d’entre eux se mirent à faire remarquer à tous ceux qui voulaient bien les entendre, là, sur l’autoroute, qu’ils n’avaient jamais combattu pour les séparatistes, et qu’ils n’avaient aucune idée de la raison pour laquelle ils s’étaient retrouvés dans un échange de prisonniers dans l’est de l’Ukraine… Dans les interviews sur leur lieu de libération, dans un dortoir où les anciens détenus sont logés à Donetsk, une douzaine d’hommes libérés dans les échanges durant le week-end par l’armée ukrainienne donnèrent des témoignages similaires. Certains ont dit qu’ils avaient été arrêtés des mois auparavant dans d’autres parties de l’Ukraine pour des actions politiques pro-russes, comme la participation à des manifestations pour l’autonomie de l’est ukrainien, ou pour avoir distribué des tracts ». Autrement dit, le régime de Kiev n’envoie pas seulement des troupes d’assaut nazies attaquer les gens dans l’est de l’Ukraine, mais il emprisonne des citoyens qui distribuent des tracts. La reconnaissance de certaines de ces sombres vérités – plutôt que la simple récitation d’une litanie de propagande clinquante – aurait pu rendre plus crédible la déclaration du Président Obama auprès de l’ONU. Peut-être que l’ancien Obama se serait essayé à une plus grande honnêteté intellectuelle, mais l’Obama actuel endosse désormais la personnalité du Président précédent, qui n’était pas réputé pour faire dans la nuance.

Source : Robert Parry, Consortiumnews.com, 25/09/2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

33 réponses à Le discours de propagande d’Obama à l’ONU, par Robert Parry

  1. alex Le 03 octobre 2014 à 07h53
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    Il n’y a personne qui répond à Obama quand il s’exprime ainsi à l’ONU ? Si les affirmations sont si abusives, ils devraient y avoir pléthore de contradicteurs….non ?


    • nondenon Le 03 octobre 2014 à 09h13
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      Alex : T’es payé par qui pour dire des conneries pareilles ? T’as déjà vu quelqu’un à l’ONU venir contester la Sainte Vérité Américaine ? Ce sont tous des soumis. Et en plus il ne fait aucun doute qu’ils mangent tous dans la même gamelle : celle de cette fausse monnaie appelée “dollar”, et qui coule à flot continu. Peut-être n’as-tu pas compris que sur la scène internationale, quiconque ose contrarier l’Amérique se voit immédiatement ostracisé, son économie et ses banques bloquées, ses circuits commerciaux démantelés, ses diplomates menacés, voire éliminés…


      • V_Parlier Le 03 octobre 2014 à 10h06
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        L’Argentine tente d’ailleurs en ce moment un retournement téméraire après avoir essayé la soumission. On va pouvoir suivre ce qui va se passer pour elle…


        • Léa Le 03 octobre 2014 à 11h03
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          Après une chute d’avion au Brésil où un candidat à la présidence a trouvé la mort, puis l’assassinat du jeune député socialiste vénézuélien Robert Serra ( 27 ans ) hier , Cristina a peur pour sa peau.

          http://www.legrandsoir.info/assassinat-du-depute-venezuelien-robert-serra-du-psuv.html


          • V_Parlier Le 03 octobre 2014 à 14h25
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            Elle l’a même déclarée clairement, se mettant ainsi probablement à l’abri d’une éventuelle attaque physique. Mais il y a d’autres moyens d’écarter les gêneurs.


      • alex Le 03 octobre 2014 à 16h52
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        Je ne suis pas payé le second degré est gratuit et non répréhensible….pour le moment !


    • V_Parlier Le 03 octobre 2014 à 10h00
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      Chacun parle évidement durant son temps imparti et personne n’a le droit de répondre directement, interrompant l’orateur. A l’ONU c’est surtout la majorité silencieuse qui écoute les US/UE puis leurs contradicteurs, sans rien dire. Ensuite, la presse de chaque camp sélectionne ce qui l’intéresse. Rien de nouveau.


    • Johnny Boy Le 03 octobre 2014 à 10h00
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      L’AG des nations unis n’est pas le fan club de Lady Gaga!! Ce sont des gens informés qui TOUS, savent exactement quel est la réalité. On est donc dans une grande aréne ou un type raconte des bobards auxquels il ne croit pas devant une assemblée qui ne croit pas un traitre mot de ce qu’elle entend. Il faut donc un certain aplomb et une absence totale de vergogne pour comme ça débiter cette propagande avec calme et sérénité! Je trouve ça assez remarquable, mais en même temps, c’est la fonction premiére d’un politicien et à fortiori d’un président.


      • Van Le 03 octobre 2014 à 19h30
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        d’un autre coté ,yen a qui ont consacré toute leur vie pour s’assoir sur ces chaises et donc ils font les mignons , je me rappel du discours d’ahmad inajad ou tout les représentants européen et les serviles se sont tiré ca sert a ca L’ONU maintenant fair du cinéma et a troquer les droits des peuple faible entre nations “forte“ , tout ca se payera un jour nous somme sur terre rien n’est éternel , mais faudra pas se plaindre dés que les autres nous feront les même chose .


  2. Laforest Le 03 octobre 2014 à 08h35
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    Bravo à l’équipe de traducteurs qui nous permet de découvrir toute ces informations que je peux diffuser à beaucoup et vous faire connaitre… bonne continuation… et merci à O. Berruyer pour son site.


  3. gilles Le 03 octobre 2014 à 08h56
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    A l’AG de l’onu, on ne débat pas ; chacun fait son exposé.


  4. Michel Le 03 octobre 2014 à 08h59
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    Merci Olivier et a la communaute pour ces articles ! Toujours tres interessant a lire et toujours aussi stupefiant chaque jour. C’est en fait depuis des annees qu’on baigne dans cet atmosphere de desinformation sans y faire attention.

    Je ne participe pas aux travaux de la commuanute alors c’est peut-etre malpoli de demander ca, mais que pensez-vous de la crise a Hong Kong ? De la couverture mediatique de ces manifestations etudiantes ? Assiste-t-on de nouveau a un soutien des medias (du moins francais) a tout ce qui ressemble a des revolutions des qu’il s’agit de denigrer un regime non-demoncratique ? Je ne doute pas que les revendications (lesquelles d’ailleurs? c’est peu couvert par nos medias, ils se concentrent sur les fumigenes, les masques a gaz, les portraits des heros) soient legitimes, et peut etre plus dures a defendre dans un pays comme la Chine, mais la couverture mediatique me semble partiale.

    Qu’en pensez-vous ? Cela pourrait-il faire l’objet d’une analyse sur ce blog ? 😉


    • keltu Le 03 octobre 2014 à 11h16
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      Je suis dans le même cas que vous, je n’aide pas du tout et je profite allègrement de l’information. Donc la moindre des choses me semble, encore une fois, de vous remerciez infiniment Messieurs les traducteurs et Mesdames les traductrices ainsi que O.Berruyer pour son site 🙂

      Et si il est possible d’avoir des informations sur la crise à HK, j’avoue que je suis largement preneur également…( 🙂 )


    • Kellhus Le 03 octobre 2014 à 11h59
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      Voici une évaluation relativement neutre de la situation à Hong-Kong (meme si elle ne s’etend pas sur les causes de celle-ci):
      http://www.ucanews.com/news/in-hong-kong-propaganda-war-china-plays-waiting-game/72076


  5. reneegate Le 03 octobre 2014 à 09h49
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    Le ton d’Obama a bien changé. C’est le boss et en filigrane il indique que tous ont intéret à le suivre. En fait on peut entendre parfois de nombreuses menaces voilées. Et tout cela avec une démarche de chaloupée de winner, bien américaine, qu’il a toujours eue puisque c’est elle qui lui a permis d’être président. Pour ma part lorsque je vois un tel comportement (behavior) je me méfis. Obama est un véritable mur de berlin tant il a séduit pour énormément décevoir ensuite.


  6. V_Parlier Le 03 octobre 2014 à 10h03
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    A propos des échanges de prisonniers bien rapportées dans ce billet, la même chose en images:
    http://www.youtube.com/watch?v=GX_o375z-iM .


  7. Léa Le 03 octobre 2014 à 10h11
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    “C’est le boss et en filigrane il indique que tous ont intéret à le suivre.”

    Pas certain. D’autres prétendent le contraire ( un article d’hier ) : Il parle avec un pistolet dans le dos.

    Avant la fin de son mandat il semble que les républicains voudraient lui faire porter le chapeau d’une situation chaotique pour justifier une WW III


    • reneegate Le 03 octobre 2014 à 11h38
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      bien sur c’est un acteur, il parle pour l’amérique et de toute façon il y a très peu de différence entre Obama (Clinton) et les néo conservateurs en matière de politique étrangère.


    • Kellhus Le 03 octobre 2014 à 12h14
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      Ouaip. Malgré tout le mal que je pense d’Obama, je crains qu’on n’ait pire comme prochain Président US. Hillary Clinton, largement favorite côté Démocrate, fait dans la surenchère et n’hésite pas à comparer directement Poutine à Hitler. Quant aux Républicains, je ne sais pas qui va sortir du chapeau mais cela fait longtemps que les “paléocons” ont été completement marginalisés par les néocons.


      • Léa Le 03 octobre 2014 à 13h29
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        Je partage totalement vos craintes.

        Les femmes politiques américaines ( hormis Jackie Kennedy ) ne brillent pas par leur intelligence, et encore moins par leur culture et leur élégance quand elles ouvrent la bouche. Elles ne servent pas la cause des femmes américaines.


        • Van Le 03 octobre 2014 à 21h00
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          encore faudrait il quelles serve la cause des américains tout cour . ils n’y a pas de politiciens au usa mais des serviles des grande entreprise et des lobby d’où l’inexistante d’opposition a la politique économique catastrophique .
          http://www.youtube.com/watch?v=GY04LM0AgKM


  8. social21eme Le 03 octobre 2014 à 12h08
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    cela passera tant que les journalistes dans leur ensemble accepteront d’etre corrompu idéologiquement!


    • Le Kaiser Le 03 octobre 2014 à 13h25
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      Ce ne sont pas des journalistes, juste des passe-plats comme les nommait le grand Charles.
      Ce qui me chagrine, c’est l’absence d’intellectuels pour relever le niveau.


      • Léa Le 03 octobre 2014 à 13h31
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        Avec les écoles qu’on a depuis le primaire, c’est mal barré.


  9. Gérard Le 03 octobre 2014 à 14h10
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    Je rejoins Michel et keltu: comme vous je ne fais que venir lire et réfléchir ici. je crois même que c’est la première fois que je poste un commentaire.
    Alors j’en profite pour remercier Olivier et toutes celles et tous ceux qui font vivre ce site qui m’est devenu indispensable et où je reviens tous les jours.

    Pour Obama, dès sa première élection, Paul Jorion a pointé l’essentiel dans le contexte du système états-uniens: qui a payé sa campagne? Il a remarqué que d’habitude ce qu’il appelle “la chambre de commerce” et Wall-Street financent avec un bel ensemble la campagne des républicains. Or cette fois là “la chambre de commerce” a financé Mc Cain et Wall-Street Obama.
    Il en a tiré la conclusion que B. Obama sera Georges Bush 3. Il était impossible qu’il en soit autrement et ça c’est plus que vérifié depuis.


  10. bigglop Le 03 octobre 2014 à 18h11
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    Bonjour à tous et un grand merci à Olivier, à ceux qui l’aident.
    Dans ce mouvement Occupy à Hong-Kong, nous retrouvons les mêmes “ingrédients” que dans les “révolutions de couleur” :
    1°) la source part de la jeunesse et notamment des lycées, universités, soutenus par une partie du professorat.
    2°)Au fil du temps, la société civile (parents, travailleurs…) rejoignent les protestataires
    3°) au fur et à mesure du temps, les manifestations vraiment non violentes du départ se transforment en combats de rue.
    4°) les mots d’ordre se ressemblent étonnamment : liberté, démocratie, corruption, démission des dirigeants.
    5°) déstabilisation de l’Etat et conduire à des élections avec ou sans coup d’état, avec en arrière plan le travail de sape de faux-nez des “ONG” financées par des fonds “démocratiques” comme la NED, le NDI, le fonds SOROS,……

    Nous avons en mémoire, la “révolution orange” en Ukraine, celle d’Egypte, de Tunisie, et celles plus anciennes en Amérique du Sud, Centrale. Et surtout la crise actuelle en Ukraine.

    J’ai trouvé un lien sur ce sujet, venant de Résistance71 (???)
    http://lesmoutonsenrages.fr/2014/10/02/le-mouvement-occupy-central-de-hong-kong-est-une-revolution-coloree-orchestre-par-la-ned/


  11. erde Le 03 octobre 2014 à 18h33
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    “Joe Biden admet que Les Etats-Unis ont contraint l’Europe à punir la Russie”

    ” © AFP Andrew Gombert

    L’UE ne voulait pas punir la Russie, mais Washington l’a obligée à le faire, a admis le Vice-Président , Joe Biden. La Maison blanche était au courant des risques économiques pris par leurs alliés européens s’ils adoptaient ces mesures, a-t-il reconnu.”

    Quand on vous disait que nos politiques européens étaient les caniches des USA…
    Voici que même les Américains l’avouent !
    Puisqu’ils travaillent à la ruine de l’Europe et de leur pays respectif, il faudrait un Tribunal Populaire Européen ( pour une fois que la notion européenne serait utile )
    et les condamner pour haute-trahison !

    A lire sur :
    “http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/10/03/joe-biden-admet-que-les-etats-unis-ont-contraint-leurope-a-punir-la-russie/


  12. languedoc 30 Le 03 octobre 2014 à 20h18
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    J’adore le dessin, pauvre nounours, il n’est pas au bout de ses peines.


  13. erde Le 03 octobre 2014 à 20h31
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    Hors sujet mais intéressante vidéo de la bataille pour l’aéroport de Donetsk , avec un passage “surréaliste” mais compréhensible pour notre époque de “communication”.
    Une vidéo assez longue pour Anglophone uniquement puisque traduite du Russe et le passage en question à partir de 8 ‘ 30″.

    http://youtu.be/xP_ozv0qgXU


  14. Léa Le 03 octobre 2014 à 22h59
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    Un autre otage britannique décapité par l’ EI qui se fout ouvertement de la gueule d’ Obama et de ses comparses pieds nickelés.

    C ‘est rien par rapport au bombardement de l’école de Donesk, ça émeut BFM, mais je ne vais pas pleurer. Ils l’ont bien cherché !

    L ‘ EI , ils sont environ 30 000, super entrainés après deux ans de guérilla contre l’ armée syrienne. C ‘est pas avec qq bombardements par jour qu’ils vont les déloger.


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