Considérant en toute logique, et selon un point de vue assez objectif sur cette question comme il nous a habitués, le site ZeroHedge.com estimait, le 2 juin 2014, que le bloc BAO, et pour notre cas la partie européenne (UE) du bloc, avait simplement tiré un trait sur l’Ukraine. (Comme elle l’a fait, précédemment, pour la Syrie, après deux ans d’activisme déstructurant et hystérique aboutissant à un complet échec). Ainsi Tyler Durden, de ZeroHedge.comnotait :

«Considering that even German publication Spiegel is now reporting that that “Vladimir Putin has won the propaganda war over Ukraine and the West is divided”, it is hardly surprising that western coverage of the Ukraine civil war has ground to a halt: without a coherent agenda, the western propaganda machine is unsure of just what the right angle is in its coverage of Ukraine events, which is why as in the case of last summer’s Syrian conflict coverage, the “free media” has simply decided to push back events in east Ukraine to the page 8, if cover it at all. Unfortunately, for the locals in the separatist regions, while the west may now chose to simply close its eyes to the consequences of its intervention the civil war is all too real and deadly: as RIA reports, there were multiple casualties after a fighter jet attack struck the eastern city of Luhansk. “The assault was followed by heavy gunfire on the ground, causing panic among civilians.”»

Durden n’avait pas tort quant au silence de la presse-Système, – “silence de mort”, si l’on ose dire d’une façon sinistre. Pour autant, il n’a pas raison du point de vue de l’avis implicite qu’il semble donner, selon lequel il s’agit, de la part du bloc BAO, d’un aveu implicite de défaite («Vladimir Putin has won…», etc.). Il s’agit effectivement d’un silence de convenance, silence de mort qui n’est même pas un salut silencieux aux morts innocents de la chose ; silence de convenance comme, dans les salons, on évite les sujets qui tachent, sinon éclaboussent. Pour le reste, le bloc BAO est plus que jamais assuré de sa vertu, de sa surpuissance, et surtout de sa supériorité. Cela vaut bien entendu pour les USA, mais également, de façon au moins aussi intense et même plus intense dans certains cas, pour l’Europe-UE et ceux des pays-membres qui n’existent et n’agissent qu’en fonction de cette référence. Nous allons d’abord évoquer deux cas dans ce sens…

• Lundi (3 juin) a eu lieu à Bruxelles une rencontre de négociations sur la question de l’énergie (gaz), en relation principalement avec la crise ukrainienne, entre l’UE et la Russie. Ce qui nous intéresse ici n’est pas le déroulement et les effets de cette réunion, qui était de toutes les façons un événement d’un processus qui en comportera d’autres, – donc, rien de décisif ; ce qui nous intéresse, c’est le “document de travail” dont disposaient les représentants de l’UE pour cette réunion. Ce “document de travail“ représente une sorte de “feuille de route“ synthétisant la position de l’UE, son orientation, l’argumentation à suivre, etc., c’est-à-dire qu’il résume l’état d’esprit de l’UE dans ces négociations, sa position psychologique, etc. Une source européenne, non impliquée dans ces négociations mais qui a eu accès au document, nous donne son sentiment à partir de son point de vue qui est d’embrasser les matières concernées en se référant à la situation générale, notamment en tenant compte des facteurs politiques de la situation aussi bien que des facteurs spécifiques à la question en négociation. Le résultat est une extraordinaire démonstration de suprématisme, cet autre nom de l’“exceptionnalisme”, – ou bien son complément pour nous proposer l’expression d’exceptionnalisme-suprématisme…

«Ce document est stupéfiant, observe cette source. Il implique un discours qui constitue une véritable intervention unilatérale et autoritaire. Pratiquement, on dit aux Russes : voici comment cela va se passer, vous allez faire ceci, ceci et ceci, etc. Tout cela est énoncé sans la moindre possibilité envisagée de donner à l’autre le moyen d’objecter, de contre-argumenter, pour chercher par exemple un compromis. Il s’agit d’une dialectique bureaucratique sous une forme implicite, voire parfois explicite, d’ultimatum… Il était enjoint aux fonctionnaires de parler aux Russes exactement comme les représentants de l’UE ont parlé à Ianoukovitch, en novembre 2013, lors de la rencontre qui a mené au refus de l’Ukraine de l’accord de coopération avec l’UE. Nulle part il n’y a la moindre allusion à la situation politique en Ukraine, aux positions russes, etc. Il s’agit d’une dialectique de diktat et rien d’autre.»

• Nous revenons, pour compléter ce rapide dossier, sur une dépêche de l’agence Reuters, du 30 mai 2014. L’événement est anodin, – la visite du ministre tchèque des affaires étrangères Zaoralek à Londres, ce jour-là, – et il est ainsi d’autant plus significatif … L’attitude montrée ici, durant une conférence donnée par le ministre, est quelque chose de naturel, qui est suivie même dans les circonstances les plus anodines, justement.

«Speaking during a visit to London to meet British Foreign Secretary William Hague, Zaoralek said that Russia was clearly behind violent unrest in eastern Ukraine, but that there were no immediately effective steps the West could take to stop it. […] “I have no doubts that Russia is responsible for the situation in Donetsk and Slaviansk,” Zaoralek said in an interview over breakfast at a west London hotel. “There is no chance for us to solve this situation by power, there is no possibility to solve it in the short term.” […]

»[…W]hile underlining the importance of a coordinated Western response on sanctions, [Zaoralek] was skeptical of any near-term change in Putin’s stance. “In the real world this process is going to happen over the more long term – to solve it in a few months is probably impossible,” he said. “Putin’s behavior is ambiguous and probably will continue to be. On one side he is trying to show that he is ready to negotiate and make some concessions, and on the other side we see the Russians are delivering uniformed militaries to Donetsk and the Dombas (region).”

»The West’s best chance of securing a shift in policy from Russia is to show them that Europe is an economic partner they need to modernize their economy, Zaoralek said. “For Russia I see no other alternative than to co-operate with Europe when we’re talking about modernizing,” he said. “Maybe for us this situation represents difficulties but for Russia this isolation could be a fundamental problem.” “I see no future development of Russian industry this way. That’s why I can’t understand this Putin decision. From the point of view of future development, it’s a disaster.”»

Bien sûr, Zaoralek, ministre de la Tchéquie, voilà qui est de peu d’importance ; mais c’est ce “peu d’importance” qui fait toute l’importance de la chose. Voici donc un de ces hommes des nouveaux et petits pays de l’UE, tous imprégnés de l’“esprit de l’UE” dans lequel ils croient trouver aussi bien la puissance du bloc BAO que la revanche contre l’ex-URSS, et qui conduit une pensée complètement exceptionnaliste et suprématiste. On passera, – à peine et tout de même en le notant, – sur la certitude du ministre que les Russes sont derrière les événements d’Ukraine orientale, alors que rien, absolument rien, ne justifie un tel jugement et qu’au contraire ont été déjà dévoilés les plus grossiers montages du susdit bloc BAO, à l’actif des institutions les plus “honorables” (voir le 25 avril 2014, à la gloire du quotidien “de référence” de la civilisation entière, le New York Times). On s’arrêtera par contre sur cette affirmation que, sans le bloc BAO, et l’UE plus précisément, la Russie est perdue, destinée à s’enfoncer dans le délabrement industriel et la quasi-barbarie, comme un pays du tiers-monde en train de glisser dans le quart-monde. Zaoralek parle de la Russie de 2014 comme s’il parlait, en outrant le propos, de celle de 1994, celle d’Eltsine, ivre du matin au soir et soumise à l’encan du capitalisme sauvage venu du bloc BAO et des oligarques déchaînés. Et cela est dit, par Zaoralek, en s’appuyant implicitement sur la référence des références, l’exceptionnelle Amérique, qui a notamment, comme exemple de modernité industrielle à proposer à la Russie, la ville de Detroit… (Voir le 20 décembre 2008, – encore n’était-ce que le début de l’agonie de Detroit.)

Ainsi parlons-nous d’exceptionnalisme, et encore plus de suprématisme, en observant que l’UE, et donc les pays européens, ont endossé cette dialectique prédatrice caractérisant aujourd’hui l’Occident dans son entier, sous l’habit du bloc BAO en mode de surpuissance-autodestruction. On pourrait dire que le suprématisme est au racisme, dans l’échelle des délits éventuels, ce que l’assassinat prémédité systématique est à un homicide involontaire accidentel, pour ce qui est de l’intensité et de l’orientation de la psychologie gouvernant l’attitude qui en résulte. L’exceptionnalisme-suprématisme a complètement envahi l’UE, à visage découvert, véritablement comme une doctrine active de fonctionnement, dans tous les cas depuis le coup de force de novembre 2013 (négociations avec l’Ukraine). Ce qui était sur le moment le simple résultat d’une mécanique bureaucratique est devenue une sorte de doctrine activiste, fondée sur l’affirmation d’une sorte de supériorité morale, psychologique et technologique comme un équivalent postmoderniste à la supériorité raciale et ethnique des suprématismes des XIXème-XXème siècles. Il s’agit du plus récent avatar de l’extension du concept d’“occidentalisation” (que nous nommons plutôt “anglosaxonisation”) identifié par le philosophe de l’histoire et historien des civilisations Arnold Toynbee après 1945, qui s’est très fortement sophistiqué au niveau de la de la communication et de la perception que ceux qui l’éprouvent en ont, jusqu’à changer de nature pour devenir l’actuel et postmoderne exceptionnalisme-suprématisme…

(Les pays anglo-saxons et l’anglosaxonisme étaient déjà partie prenante de cette forme de suprématisme, et ce sont eux qui ont mené la transmutation de cette attitude, comme on peut le déduire, notamment, des remarques d’Arnold Toynbee et de nos propres développements dans La Grâce de l’Histoire. On peut lire une approche de ces conceptions le 15 octobre 2013, avec notamment l’observation centrale que l’“occidentalisation”/“anglosaxonisation” développé dans l’exceptionnalisme-suprématisme est d’une nature complètement différente du colonialisme ; la confusion entre les deux implique une énorme confusion des jugements politiques, avec contresens et contradictions, dont le Système profite allégrement … «L’“occidentalisation” du monde est entamée justement, selon Toynbee, juste après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le paradoxe est que ce démarrage coïncide exactement avec le début de la décolonisation (indépendance de l’Inde en 1947, guerre d’Indochine, etc.). Cela nous conduit à considérer l’“occidentalisation”, non comme la poursuite de la colonisation, comme on l’avance souvent, mais bien comme quelque chose de tout à fait différent de la colonisation. En fait, la décolonisation, c’est-à-dire la destruction de la colonisation, était nécessaire pour permettre le lancement de l’occidentalisation. Il n’y a pas complémentarité ni substitution, mais bien opposition entre les deux termes. […] La notion de “racisme anglo-saxon” avancée par Toynbee doit être appréciée avec une extrême attention. Pour nous, les Anglo-Saxons ne sont pas racistes, ils sont suprématistes, le suprématisme n’étant pas une catégorie du racisme, mais un caractère en soi… Pour nous, le racisme se définit par rapport aux autres, de diverses façons, dans un univers relatif et circonstanciel ; le suprématisme se définit par rapport à soi, et à soi seul à l’exclusion du reste, comme un caractère identitaire dans un univers absolu. (Le racisme ne conduit pas nécessairement à l’oppression et il peut changer, évoluer, éventuellement disparaître ; le suprématisme ne peut évoluer par définition et conduit nécessairement à l’oppression.) L’anglosaxonisme, ou panaméricanisme, est suprématiste, comme le fut le pangermanisme et son rejeton catastrophique que fut le nazisme…»)

Pour nous, il ne fait aucun doute que ces doctrines ont pénétré avec une rapidité extraordinaire la bureaucratie de l’UE et les directions politiques de nombre des pays-membres de l’UE, particulièrement les plus faibles et les plus irresponsables, et notamment nombre de ceux de l’ancienne Europe communiste, qui trouvent ici un supplément de puissance de communication sans assumer la moindre responsabilité à cet égard. Il est assuré, jugeons-nous, qu’il existe un sentiment de supériorité (suprématisme) complètement implicite et assumé sans véritable conscience de la chose des bureaucraties de l’UE et des pays-membres de l’UE surtout dans les catégories envisagées ; cette attitude conduit par exemple, – et exemple particulièrement puissant et significatif aujourd’hui, – à juger les Russes comme un type humain inférieur du point de vue moral, psychologique et technologique (des “barbares”, des “sauvages” ou Untermenschen, – selon les références culturelles). A cet égard, la proximité avec les doctrines extrémistes des XIXème-XXème siècles est évidente ; l’exemple extrême se trouve dans les sentiments d’hostilité furieuse par rapport aux Russes des ultra-nationalistes est-européens, notamment ukrainiens, polonais et baltes, qui établissent ainsi un lien historique entre le suprématisme actuel et le suprématisme des doctrines du XXème siècle dont ils ont hérité.

Ces divers constats complètent notre appréciation selon laquelle l’UE va de plus en plus évoluer comme une machinerie oppressive et incontrôlable, durcissant son attitude à mesure que la contestation populaire va augmenter, affirmant des doctrines de plus en plus extrémistes sans aucune conscience de leur extrémisme à cause du vernis moraliste qui les habille. En effet, cette attitude qu’on décrit vis-à-vis de la Russie n’est pas limitée à ce pays, mais constitue une émanation parmi d’autres dans le même sens de l’exceptionnalisme-suprématisme.

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

76 réponses à [Reprise] Notre exceptionnalisme-suprématisme

  1. Kiwixar Le 02 juillet 2014 à 05h04
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    QQQQQ

    Sur le sujet de la folie humaine (quelle sale espèce que la nôtre), un savant de l’Université de Wisconsin-Madison vient de créer une variante de la grippe H1N1 de 2009 (très contagieuse) qui peut éviter les défenses du système immunitaire :
    http://www.nzherald.co.nz/world/news/article.cfm?c_id=2&objectid=11286137


    • miluz Le 04 juillet 2014 à 18h19
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      Ca me rappelle le sunshine project lancé en 2000 et arrêté en 2008 par – entre autres – un des fondateurs de Greenspeace pour surveiller la recherche en armes biologique, notamment à la frontière mexicaine au Texas. Je me souviens des brevets déposés juste avant la propagation + ou- volontaire en 2007 des “flu” en tout genre qui a foiré (comme si on pouvait créer des épidémies en laboratoire) :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Sunshine_Project


  2. Judabrutus Le 02 juillet 2014 à 06h39
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    QQQQQ

    Un excellent document ! À une reserve près … il me semble que ce qui est ici appelé suprématisme exceptionnalisme est tout sauf un phénomène nouveau, radicalement différent du colonialisme et du racisme. En fait, pour peu que l’on se penche sérieusement sur les textes “théoriques” des XVII eme et XVIII eme (juridiques, politiques, proto-economiques) , on voit déjà affleurer cette mentalité suprématiste. Il faut lire du J-F Melon ou du Mandeville, c’est croustillant !. Nos Lumières elles – mêmes sont tout infatuees de cet esprit de supériorité quasi essentielle et ce bon M. de Montesquieu sait à l’occasion montrer assez de mépris pour ce qui n’est pas européen pour que l’esclavagisme s’en ressente tout conforté ( en dépit de ce que l’imagerie d’Epinal en peut dire) .
    Je renverserais donc la proposition. Ce que l’on a appelé le racisme , accolé au système d’échange civilisationnel lui- même décrit sous le nom de colonialisme, est une forme historique première mais complète du suprématisme européen d’abord , puis occidental.
    Le trait de mentalité suprématiste caractéristique de la fin du XX eme et de ce début de XXI eme n’est qu’une forme degenerative d’un racisme originel, ramené à plus de modestie par les aléas de l’histoire, et si vous voulez en comprendre le fonctionnement subtil, c’est dans le racisme que vous trouverez tous les éléments de réponse ; un racisme que l’on pourrait définir : un ensemble de contacts et de relations que l’on impose à des groupes humains dans le temps même où on les estime indignes de notre intérêt, bref le rejet dans l’intégration, avec cette dimension caritative et morale que c’est le”devoir” du “supérieur”que de se boucher les narines , et malgré toutes les répugnances qu’il ressent, d’aider le” sauvage à sortir de sa barbarie”.
    Dès le XVIII e , le “slavon” ou le “Moscovite” etait clairement classé dans cette catégorie des barbares , à jamais perdus pour la civilisation, la vraie, la nôtre !


  3. Judabrutus Le 02 juillet 2014 à 07h58
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    Dans la presse mainstream , silence de plomb… Tout le monde sent bien que le jeu est peut -être allé un peu loin.Le roi du chocolat ayant acquis son ticket d’entrée pour l’Europe ( c’est du moins ce qu’on lui a fait croire) , n’écoute plus que le maître américain qui lui a demandé de lâcher la meute. Bain de sang garanti, et le Monde, Libé ou le Nobs sentent bien qu’il sera aussi difficile de justifier la catastrophe annoncée que de la dissimuler. Sans compter l’incertitude de la reaction russe. L’angoisse est palpable.
    Nicolas, de grâce, des infos !


    • Nicolas Le 02 juillet 2014 à 09h22
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      Bonjour, hier j’en ai écrit une tartine qui est toujours en attente de modération (articles sur les experts).
      Avec la fin du faux “cessez-le-feu”, il y a eu beaucoup de combats, sur tous les fronts, mais c’était très confus, avec beaucoup de désinformation. Mais en tous cas, il semble que la rébellion n’a pas perdu un centimètre, et aurait même abattu 2*2 tanks, et 2 avions SU-25. Ils ont également utilisé avec succès un tank (IS-3) qui servait de monument à la deuxième guerre mondiale. À ce rythme, Kiev n’aura plus de quoi combattre, dans quelques mois. Kiev dément tout, bien sûr.
      Il y aurait eu des combats à Donetsk, avec un chef (Bezler) qui aurait refusé de prêté serment à la république et mènerait une mutinerie. Pas d’info aujourd’hui à ce sujet. Une bataille aurait aussi eu lieu pour prendre un poste de police. C’est très confus pour l’instant.
      Beaucoup de civils tués par les troupes de Kiev, notamment 6 à Kramatorsk, essentiellement des retraités, dans un bus (+4 blessés).
      Si des lecteurs de ce blogs veulent aider, il est possible de récolter des dons pour le Bataillon Humanitaire, qui envoie nourriture, vêtements et médicaments dans le Donbass. Il y a de nouveaux points de collectes de dons pratiquement tous les jours en Russie (déjà 147), mais toujours 0 en Europe occidentale.


      • Nicolas Le 02 juillet 2014 à 11h14
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        Selon @dnrpress, tout est calme à Donetsk.


      • Crapaud Rouge Le 02 juillet 2014 à 21h49
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        A lire ici : http://russiepolitics.blogspot.fr/2014/07/russieosce-lheure-dun-choix-strategique.html
        Par une campagne de désinformation, en Russie, il y a une tentative évidente de vouloir discréditer des forces combattantes sur place. Ainsi, un des commandants à Donetsk, Igor Bezler (“Bes”), a été accusé sur Ria Novosty de vouloir organiser un coup d’état et prendre le pouvoir sur place. Ce qui a été démenti ensuite sur d’autres sites. Bientôt, une telle campagne pourrait être mise en place contre Strelkov ou Gubarev, il n’y aurait là rien d’étonnant.


      • LeDahu Le 03 juillet 2014 à 16h53
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        Je pense que vous oubliez que le Bat Humanitaire est aussi a Paris et en Allemagne, donc plus que 0!


        • Nicolas Le 03 juillet 2014 à 17h00
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          Bah le bataillon humanitaire n’indique rien ni à Paris ni en Allemagne sur leur carte. Soit il y a un oubli, soit il n’y sont pas encore indiqué, soit il y a des petits malins qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. Vu que l’organisation de la Novorossie est totalement dépassée sur internet (c’est pas faute de volontaires pour les aider, mais je constate, je penche a priori pour la deuxième possibilité. . L’essentiel c’est qu’il agissent tous les jours, qu’ils amènent des colis, mais c’est un peu dommage qu’ils ne profitent pas de la solidarité de ceux qui peuvent les aider par internet (ils n’ont toujours pas un site en anglais, ANNA news commence juste à faire des sous-titres maladroits en anglais)


    • Nicolas Le 02 juillet 2014 à 10h02
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      Ah et 2 événements que j’ai déjà annoncé hier pourraient avoir une importance stratégique:
      -L’assaut échoué pour attendre l’aéroport de Donetsk, où seraient encore retranchés ~1500 kiéviens, aurait selon Strelkov mis en mouvement 2000 à 5000 rebelles de Donetsk, qui jusqu’à présent ne participaient pas réellement. Même si c’est exagéré, un apport de 1000 rebelles réellement actifs pourrait changer la donne. On verra bientôt ce qu’il en est.
      -La destruction de l’antenne télé qui surmontait la colline de Karatchoune, juste au sud de Slavyansk, en plus de semer la panique parmi les kiévien qui s’y trouvaient, leur a fait perdre leur principal dispositif de surveillance de la région. La colline fait 167 mètres, la tour faisait 222 mètre. L’horizon à 389 mètres de haut se trouve théoriquement à 70 km, sans compter la réfraction (qui fait qu’on voit plus loin : quand on voit le soir le soleil à l’horizon, il est en fait déjà sous l’horizon depuis quelques minutes). C’est donc toute la zone des combats de la partie nord de la DNR (toute la zone où les combats sont les plus intensifs) qui était observée depuis cette tour. La perte de ces “yeux” pourrait fortement compliquer la tâche des kiéviens dans la région


    • perceval78 Le 02 juillet 2014 à 13h55
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      Pour moi le journal de référence concernant l’info c’est Mediapart, l’ éthique avant tout . Alors de ce coté la ça va pas fort, le dernier article officiel Mediapart sur l’ukraine date du 7 juin (!!!!!!!!!!!!!!!!!) .Pour le reste ils font semblant en publiant des Blogs (oui mais les blogs c’est pas Mediapart, on se mouille pas). Bref silence étourdissant, il est ou Plenel ?????? je suis écoeuré !!!!

      07 06 Petro Porochenko, président consacré avant même son investiture

      C’est vrai qu’il y a des évènements important dans le monde :

      02 O7 schultz au parlement européen
      http://www.mediapart.fr/journal/international/020714/parlement-europeen-schulz-rempile-grace-une-alliance-gauche-droite-lallemande
      01 07 mascotte bresil qui a disparu
      http://www.mediapart.fr/journal/international/010714/mondial-mais-ou-est-passee-la-mascotte-fuleco
      30 07 lavrilleux quel impact au parlement européen
      http://www.mediapart.fr/journal/international/300614/au-parlement-europeen-aussi-le-cas-lavrilleux-plombe-lump
      30 07 BNP

      Franchement, les donneurs de leçon ça me donne le tournis, Mediapart trahit le journalisme …Allez circulez rien à voir, une trahison de plus ou de moins …


    • Xenia Swinfow Le 02 juillet 2014 à 20h44
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      Concis et très bien dit.
      Voir aussi http://lesnouvellesdufutur.fr/ et Charles Daraya qui parlent dans ce même sens :
      il existe une dérive totalitaire qui est inscrite dans le modèle occidental.
      quelque chose qui serait contrôlé avec au choix, de l’éthique, de la justice, des parlements actifs
      Tout ce que nous avons perdu.
      Nous ne voulons pas voir le lien mécanique qui existe entre civilisation industrielle, développement intellectuel et risque totalitaires : deux sociétés très différentes, sans rapports direct, le Japon (1931-45) et l’Allemagne (1939-45) l’on pourtant montré.


  4. Jean Le 02 juillet 2014 à 08h16
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    • Ratchadamri Le 02 juillet 2014 à 10h36
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      Bonjour Nicolas, vous m’avez posé une question lundi au sujet d’un business américain. Et ben, après une verif, la réponse est oui, ils se préparent “d’aller en Russie”. Je trouve ça presque drôle, tellement ils sont pragmatiques. D’ailleurs je pense sincerement qu’ils préfèrent que ça soit en Russie. C’est plus stable, plus fiable et plus facile à négocier. De l’autre coté de la frontière il y a 0 competences pour ce genre d’affaires.


      • Nicolas Le 02 juillet 2014 à 11h38
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        Bonjour Ratchadamri, Merci beaucoup pour l’info, c’est très intéressant de savoir qu’il y a des intérêts américains qui coïncident avec les intérêts russes. Un peu plus de pragmatisme et un peu moins d’idéologie ne ferait pas de mal aux Zuniens. Enfin bon, le temps qu’ils s’en rendent compte, le dollar ne sera plus une monnaie de réserve.
        Le pétrole (avec la création de casinos et avec les investissements massif de Moscou dans le tourisme, l’infrastructure et l’agriculture) pourrait permettre à la Crimée de devenir très prospère en faire relativement vite la région la plus agréable de la Russie (riche presque comme Khanty_Mansiysk, avec un climat beaucoup plus agréable). C’est en tous cas ce que je souhaite aux Criméens, qui n’ont pas été à la fête, depuis 1991. Ils sont partis du niveau économique de la Tchétchénie (il n’y a que l’Ingouchétie qui est plus pauvre, 62 régions russes sont 2 à 15 fois plus riches). Il semble que Kiev ait volontairement négligé de faire des investissements en Crimée, de peur qu’elle redevienne russe..
        Les salaires et retraites des Criméens ont déjà doublés voire triplés dès la réintégration avec la Russie, ils ne sont pas près de regretter l’Ukraine.


        • Ratchadamri Le 02 juillet 2014 à 12h47
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          Je partage votre analyse, d’autant plus que dans ce genre de négociations le périmètre est très large, cela peut inclure le financement des infrastructures (des routes), du sociale (des écoles et des hopitaux), et le soutiens des universités pour forger les cadres locaux, 0 propagande politique en plus. Mais ils n’y irons pas tout de suite, pas les premiers, et probablement pas en opérateur principal du projet (l’opérateur sera forcement russe pour ne pas jeter le feu aux poudres).


    • Patrick Luder Le 03 juillet 2014 à 08h04
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      Cette vidéo est une pure propagande … peut-être basée sur un fond de vérité, je ne sais pas, mais le montage de la vidéo, le texte associé aux images et le fond sonore en font juste une vidéo de propagande …


  5. Nicolas Le 02 juillet 2014 à 08h47
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    Il faut noter que cet exceptionnalisme forme la base des États-Unis. George Washington considérait déjà qu’il fallait “extirper” les Iroquois (les anéantir donc) parce qu’il fallait faire bon usage de la terre sur laquelle il vivaient et ne pas la laisser à ces sauvages (civilisations avancée, constitution largement antérieure à celle de Madison réglant les conflits internes sur la base de compromis). Et il faut reconnaître que c’est ce même exceptionnalisme relevant de la psychiatrie qui justifiait le colonialisme européen de l’Afrique et de l’Asie jusqu’à la décolonisation, donc récemment. Mais au moins l’Europe occidentale est sur la voie de la guérison, alors que les Zuniens ont un comportemetnt de plus en plus dangereux et imprévisible (vont-ils lancer des sanctions contre la Belgique à cause du match de football d’hier ?)
    Les USA ont un tel contrôle sur les médias qu’ils peuvent raconter absolument n’importe quoi, et on les croira en occident. Apparemment hier le “département d’état” a expliqué pourquoi 110000 citoyens ukrainiens sont entrés en Russie : pour accompagner leurs grand-mères à la frontière, avant de rentrer à la maison. Il y aurait donc moins de 10000 réfugiés, selon cette fable apparemment concoctée à la dernière seconde par un stagiaire fortement alcoolisé.


    • Kiwixar Le 02 juillet 2014 à 11h39
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      A propos de la Belgique, c’est un cas intéressant pour illustrer l’immense hypocrisie de l’Otan sur le cas Ukrainien.

      Même séparation linguistique du pays en 2, et ils ne peuvent pas vraiment blairer les autres (phénomène nouveau en Ukraine, j’imagine).
      Mais personne ne s’offusquerait ou mettrait en avant le “respect de l’intégrité territoriale” si la Wallonie ou la Flandre souhaitait se séparer pour former son propre pays, ou rejoindre le voisin (Pays-Bas, Luxembourg ou France). Cela se passerait tranquille, avec la “liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes” et on aurait peut-être même droit à un entartré sur la Grand-Place avec des trémolos dans la voix pour souligner la supériorité de cette “Europe de la paix” prospère où les frites coulent à flot.

      Par contre imaginons l’émotion de nos merdias si l’extrême-droite flamande se mettait à interdire la langue française en Wallonie, et ensuite à bombarder au phosphore blanc les “séparatistes pro-Français” ! Mais bon, la Wallonie n’a ni pétrole ni gaz et aucun intérêt stratégique. Donc ça sera “liberté des peuples à disposer de leur misère” pour autant qu’ils obéissent à Bruxelles.

      Sur le sujet du grand écart dans les grands principes : la Russie qui soutient le gouvernement Irakien contre les “séparatistes”… Alors… les Criméens peuvent décider librement de leur avenir, mais pas les Kurdes ?


      • Nicolas Le 02 juillet 2014 à 12h16
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        “Sur le sujet du grand écart dans les grands principes : la Russie qui soutient le gouvernement Irakien contre les “séparatistes”… Alors… les Criméens peuvent décider librement de leur avenir, mais pas les Kurdes ?”
        Je ne suis pas trop la situation en Iraq, mais il me semble que le soutien au gouvernement Irakien est plutôt contre ISIS /ISIL que contre les Kurdes. Et là, il faut demander pourquoi les Zuniens soutiennent ces groupes de joyeux drilles (qui trouvent Al Qaeda trop mièvre) en Syrie mais veulent leur peau en Irak. C’est bien la Russie qui est cohérente là aussi, en combattant ISIS/ISIL des 2 côtés d’une frontière totalement arbitraire dessinées dans un salon de Paris ou Londres par des gens qui n’avaient jamais mis les pieds dans la région. Et c’est bien Washington qui est violemment confrontée à l’incohérence de sa politique.
        Personnellement, je suis à fond pour la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes (Écossais, Catalans, Criméens, Kurdes, Corses… même combat) sans que les USA ou le Qatar ne les poussent dans un sens ou dans l’autres. Mais je vois aussi un océan entre d’un côté la barbarie d’ISIS/ISIL qui veut instaurer une théocratie totalitaire, massacre à tout va et s’en vante, et de l’autre les combattants du Donbass qui veulent la justice sociale, et appellent les mamans des conscrits capturés pour qu’elles viennent chercher leurs fils, après les avoir nourris et soignés. En russe, cet océan s’appelle совесть (sOvist’), plus intéressant que sa traduction “conscience”.


        • moderato si cantabile Le 02 juillet 2014 à 12h46
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          vous avez raison Nicolas et encore une fois il faudrait bien identifier “l’ennemie” (anima) contre lequel se battent les USA et leurs “acolytes”.
          Cet ennemi pendant les guerres chaudes autant que pendant la Guerre Froide était nommé Communisme. Depuis il s’appelle “Nationalisme”.
          Mais, de toute manière ce qu’on cherche à abattre c’est le lien social, la solidarité, la capacité si chrétienne de se reconnaître dans tout autre être humain.
          La Russie, de tous ces points de vue, est bien placée pour re-devenir le Grand Ennemi.


        • moderato si cantabile Le 02 juillet 2014 à 13h40
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          j’énerve peut être, en revenant un peu (trop) souvent sur la Roumanie. Mais c’est le “dossier” que je maîtrise le mieux.
          Alors, dans le sens (anima) dont je parlais dans mon précédent message, je reviens sur l’hymne roumain et surtout sur ce qu’on tente de “cacher” aux jeunes Roumains, le fait que leur propre “identité”, leur propre survie en tant que Nation, ils le doivent aux Russes. C’est grâce aux Russes qu’ils (les Roumains) ont pu constituer un Etat unitaire , qu’ils ont pu s’échapper à l’Empire Ottoman.
          On n’en retrouve plus de trace…dans l’histoire enseignée dans les écoles, depuis ’89, depuis qu’on apprend aux écoliers que c’est les USA les “sauveurs” des Roumains.
          Mais on retrouve très “fortement” ces traces historiques dans les hymnes des Roumains.
          Pas moyen de retrouver une traduction française du “vrai hymne” roumain : la Danse de l’Union. Mais il existe toujours des enregistrements de cette “chanson des chansons”, par une copine d’Edith Piaf, Maria Tanase.
          Cette chanson dit (pour l’essentiel) : viens danser avec moi, donnons nous la main, où que nous vivons, quoi que nous parlons, sur cette “terre roumaine”. Nous sommes tous “voisins”, nous sommes faibles si nous restons chacun dans son “coin”, nous seront puissants si nous serrons “unis”.

          https://www.youtube.com/watch?v=aU4P-kpz6f0

          Par contre, il y a un article sur wiki (bof, on fait avec ce qu’on a) sur ce que les hymnes des Roumains. A retenir la comparaison avec la Marseillaise, afin de comprendre les ressentiments que les Roumains ont développé depuis 1989, envers le Pouvoir français, qui les a trahi. La Roumanie, avant 1989 se sentait francophone, c’était la langue la plus parlée et enseignée, c’était la littérature qui avait le plus marqué l’intellectualité roumaine, le développement du pays, aussi.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/De%C8%99teapt%C4%83-te,_rom%C3%A2ne!


          • Alae Le 02 juillet 2014 à 14h21
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            moderato si cantabile, merci pour les rappels historiques sur la Roumanie, un pays sur lequel on n’entend d’habitude que des stéréotypes. Partout, on s’attaque aux mêmes valeurs, à savoir toutes celles qui tiennent à l’histoire, à la culture, à l’identité et au lien social.

            Le néolibéralisme étazunien/UE, c’est Attila avec un sourire commercial ridicule plaqué sur le visage.


          • Spipou Le 03 juillet 2014 à 01h20
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            Vous êtes sûr ? Il me semble que la Russie s’est plutôt opposée au projet d’Alexandre Couza, et que c’est de la France qu’il a reçu du soutien, non ?

            (Pour être débarqué très vite par un Hohenzollern, mais là, ce serait la main de la Prusse…)


            • moderato si cantabile Le 03 juillet 2014 à 02h42
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              ben non, ce n’est pas vraiment ça. Mais j’ai très sommeil à l’heure qu’il est (j’ai fini mes pourparlers avec les méridiens de ma famille)
              2 petits morceaux de la “guerre de Crimée” et de l’indépendance des “principautés roumains”
              1. La convention de Paris ne concernait que…le commerce et l’esclavage
              http://www.linternaute.com/histoire/motcle/evenement/11426/1/a/58640/convention_de_paris.shtml

              2. La vraie histoire des Roumains et de Cuza (Alexandre) ce n’est pas sur ce blog que vous l’apprendrez. Juste un “extrait” du wiki français:

              “Après quatre siècles de vassalité envers l’Empire ottoman, les principautés de Moldavie et de Valachie sont placées sous la protection de la Russie par le traité d’Andrinople du 14 septembre 1829, tout en restant liées à l’Empire ottoman. La révolution roumaine de 1848 est, comme celle de 1821 auparavant, sévèrement réprimée, mais à l’issue de la guerre de Crimée, le traité de Paris de 1856 confirme l’autonomie des deux principautés et restitue à la Moldavie le Bugeac (russe depuis 1821, voir Bessarabie). À la suite de la réunion de deux assemblées consultatives, un “acte organique” est adopté par la conférence de Paris, le 7/19 août 1858. Le colonel Alexandru Ioan Cuza, représentant du courant humaniste roumain, est élu prince de Moldavie le 5 (17) janvier et de Valachie le 24 janvier (5 février) 1859. La France et la Grande-Bretagne reconnaissent la double élection à la conférence de Paris. L’Empire ottoman par le firman du 4 décembre 1861 et l’Empire russe acceptent alors l’union des deux principautés. Les deux Assemblées fusionnent en 18621.

              Cuza engage d’importantes réformes (sécularisation des immenses domaines ecclésiastiques, enseignement primaire obligatoire et gratuit, libération des Roms) mais il les fait passer “à la hussarde” et il est renversé en 1866 par une “monstrueuse coalition” entre conservateurs effrayés et libéraux jugeant insuffisantes ces réformes. Le prince allemand Charles de Hohenzollern-Sigmaringen est appelé à le remplacer sous le nom de Carol I.”


        • Kiwixar Le 02 juillet 2014 à 23h01
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          Oui, on connaît bien le “deux poids deux mesures” des Zuniens leur faisant préférer un avantage géopolitique ponctuel à un grand principe. Et ils ont aussi une volonté de longue date de diviser l’Irak en 3 (chiites, sunnites, kurdes).

          Je comprends aussi l’intérêt russe de soutenir le gouvernement officiel irakien :
          – cela permet d’obtenir le ralliement de tous les gouvernements officiels de la région, qui sont comme la Russie des producteurs d’énergie (donc revirements diplomatiques possibles en Arabie Saoudite, Qatar, etc), et de remplir le vide laissé par le départ en Asie (??) des forces US
          – s’acoquiner avec les Turcs qui évidemment ne veulent pas de la création d’un Etat Kurde… possibilité que la Turquie quitte l’Otan pour se réorienter vers la Russie?

          Ce qui me gêne, c’est le “deux poids deux mesures” de la Russie que cela implique : soutenir le droit des Criméens à disposer d’eux-mêmes, et le nier aux Kurdes en soutenant l’intégrité territoriale de l’Irak. Pour le moment le sujet est caché par l’ISIS/ISIL, mais je suis très curieux de voir comment ça va évoluer et comment la Russie va se positionner sur le sujet kurde.


          • moderato si cantabile Le 03 juillet 2014 à 01h37
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            je pense que la Russie, depuis Gorbathev (que sa naïveté lui soit pardonné) se positionnera toujours sur la lettre du “droit international” : c’est dire la non intervention dans les affaires nationales, c’est dire que chaque “peuple” décide tout seul et à l’intérieur de son territoire de ce qui est le “meilleur” pour son avenir. C’est dire…que la Yougoslavie aurait du servir de leçon. Et d’ailleurs avant même la Yougoslavie il y a eu TIMISOARA, sauf que…la presse française l’a enterré, vite fait.
            Moi je ne l’ai jamais oublié.
            Cherchez n’importe quelle image de la soi disant “Révolution Roumaine”, filmée par toute la presse Occidentale et comparez- la avec l’enterrement, en 1963, de la plus populaire chanteuse roumaine. Maria Tanase, l’Edith Piaf roumaine.

            https://www.youtube.com/watch?v=f_foZ6Zv0V4

            Vous ne trouverez pas, sur n’importe quelle image, par la TV française (dont un journaliste est mort) ou par la Télé CIA, le cinquième de la population qui est sortie pour cette grande figure de la culture roumaine. C’est la “culture populaire” qui fait le plus peur, au 1%.
            D’ailleurs, Edith Piaf et Maria Tanase, elle se sont rencontrés, comme beaucoup d’esprits de l’art.
            Arrêtons les “mensonges”…tant que le web nous permet encore de ne pas sombrer en 1984.


      • bluetonga Le 02 juillet 2014 à 14h21
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        Réponse un chouïa hors-sujet à Kiwixar.

        Je suis belge. Il est faux de dire que Flamands et Wallons ou francophones ne peuvent pas se blairer. Il existe entre eux une rivalité historique, parfois teintée d’animosité, et beaucoup de reproches mutuels de manque de respect, mais à l’échelle des individus, personne ou presque ne souhaite de franche séparation. Les flamands, qui ont le vent en poupe, sont favorables à un état plus fédéral avec davantage de pouvoir de gestion et de décision pour chaque communauté. La vérité est que la classe politique, ou une partie de la classe politique, fait son beurre de ce climat conflictuel. C’est très certainement le cas des nationalistes flamands hardcore (et coïncidence, historiquement nostalgiques de leur collaboration avec le troisième Reich).

        Ça n’enlève rien à la pertinence de votre commentaire et de votre analyse, mais la vérité est que les gens, les individus et les petites communautés dans le monde réel, sont rarement prêts à tout perdre pour des idées. Il faut une classe politique qui les excite pour ça. Et ça, c’est ce qui confère à la propagande un rôle aussi terriblement instrumental dans le monde actuel : si on se donne la peine de mentir à la très grande majorité, c’est que ça sert les intérêts d’une petite minorité.


        • perceval78 Le 02 juillet 2014 à 16h50
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          @BlueTonga #Kiwixwar n’avait pas parlé de Tony Blair. Par contre mille félicitations à la petite Belgique (par la taille) qui a vaillamment explosé l’équipe US au Brésil hier. Ils me plaisent bien les Belges : c’est un peuple original, joyeux, inventif et pas prétentieux .


    • olgasw Le 02 juillet 2014 à 17h19
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      Prestation de Mary Half au Département d’Etat sur les réfugiés ukraniens (52-ème minute de la vidéo):
      https://www.youtube.com/watch?v=Vf_LR3v4VUw&list=UU6ZhpmNnLxlOYipqh8wbM3A
      Qui préférez-vous, Half ou Psaki?


  6. voronine Le 02 juillet 2014 à 09h05
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    Porochenko ne devrait pas mettre tous ses oeufs dans le meme panier , il devrait réfléchir à la destinée souvent tragique des “amis” de l’occident, ceux que l’UE et les USA mettent en avant, poussent à la c…. avant de les virer , ou pire: les Kadhafi, Morsi , Massoud, les leaders afghans, tunisiens, irakiens qataris….et tous les autres , victimes d’accidents d’avions!


  7. Elodie Moses Le 02 juillet 2014 à 09h15
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    Tous ceux qu’ont observé les eurocrates à huit clos savent qu’ils se croient moralement supérieures aux fonctionnaires et aux politiques des états membres: se sont les seigneurs imprégnés du supérieur intérêt communautaire, à qui les petits paysans nationaux doivent rendre de comptes de sont égoïsme national ou de sa négligence par rapport aux directives ou règlements divins! C’est toute une hiérarchie mise en place dans laquelle le dernier administrateur de la commission vaut au moins autant qu’ un directeur de services de l’administration française, et le directeur d’unité à bruxelles vaut l’équivalent d’un directeur général d’une administration national. Alors pour les non européens je n’imagine même pas…


  8. hema Le 02 juillet 2014 à 09h38
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    On a pas besoin d’une investigation poussée pour se rendre compte de ce supremasisme-exceptionnalisme Europeen, et pas besoin non plus d’aller voir comment se comportent les tchéques.
    Il suffit d’allumer sa radio vers 8 heures le matin et d’écouter l’innénarable chroniqueur géopolitique de France Inter “Bernard Getta” qui outre la qualité des infos qu’il délivre (d’ailleurs il n’en délivre pas, il rapporte celles qui vont dans son sens) affiche un complexe de supérorité assez remarquable.


  9. moderato si cantabile Le 02 juillet 2014 à 10h16
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    Concernant le discours du ministre tchèque, dont il est question dans l’article, il faut savoir que dans les pays ex-satellites de l’URSS et actuellement satellites de Bruxelles et de l’Otan, les élections ne sont que des petits spectacles périodiques. Tous les hauts responsables dans ces pays sont élus à l’étranger, surtout à Washington et Bruxelles en général ne fait qu’approuver à posteriori.
    Avant les élections il y a des drôles de ballets-voyages des divers prétendants à Washington et en général la presse fait ses pronostics en fonction de ces rencontres et non pas de sondages.
    Les électeurs d’ailleurs ne vont même plus voter, la participation au vote est bien en dessous de 50%, ce qui favorise encore plus les fraudes électorales.
    Le Président roumain, par ex., a été élu par les voix de l’Ambassade de Paris, qui ont fait la différence avec son concurrent.
    Et…ce qu’il se passe après les élections et les nominations des ministres et devenu une routine. La signature de contrats avec des Chevron&Comp., la vente des secteurs économiques stratégiques, des réserves de minerai et dernièrement des terrains agricoles.
    En Roumanie le pétrole appartient à OMV (autrichien) les réseaux électriques aux allemands, les centrales de production d’électricité aux italiens, le gaz de schiste aux américains (Chevron) la terre à qui veut l’acheter et il y a une grosse bataille par une société écran, derrière laquelle se trouve Soros et aussi un des plus riches hommes d’affaires, israélien, pour les gisements d’or et de métaux rares.
    Alors, les discours sont partout les mêmes mais la population locale ne suit plus, car la seule “supériorité” qu’on leur offre par rapport aux “barbares” est d’avoir des téléphones mobiles et autres i-pad qui ne sont pas fabriqués chez eux. Plus rien n’est fabriqué chez eux, de tout ce qu’ils consomment et utilisent.


    • Spipou Le 03 juillet 2014 à 01h27
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      Vous allez un peu vite, là ! Vaclav Klaus était farouchement anti-européen.

      Je me souviens bien de sa réplique quand ce m…eux de Cohn-Bendit est venu lui faire la leçon : “Depuis l’époque soviétique, on ne m’avait jamais parlé ainsi !”

      Comme responsable approuvé par Bruxelles, on faisait mieux ! Je regrette qu’il ne soit plus là, d’ailleurs, parce qu’il aurait peut-être été la seule personne capable de ramener l’Union Européenne à la raison.

      Quant à Basescu (excusez l’orthographe si je me plante), tous les roumains que je connais disent que même s’il a vendu la totalité de la flotte roumaine après la révolution pour se mettre l’argent dans la poche, c’était quand même le moins pire des choix par rapport à Iliescu. Je ne dirais pas de lui qu’il a été “élu à l’étranger”. Et il y a la droite dure au pouvoir en Hongrie actuellement. Je ne crois pas que Viktor Orban soit un “élu de l’Europe” !!!


      • moderato si cantabile Le 03 juillet 2014 à 12h40
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        Basescu est (depuis sa jeunesse) un agent CIA. Iliescu est (depuis sa jeunesse aussi) un agent russe. C’est un communiste stalinien convaincu, ce qui l’a aidé de tuer son maître Ceausescu et de prendre sa place. Pourtant, les roumains doivent beaucoup à Iliescu, car avant de passer au capitalisme sauvage il a donné en propriété aux gens les logements où ils vivaient, les terres aussi. Ça a aidé un peu, sinon il y aurait 3/4 de la population comme SDF.
        Pour ce qui est de l’industrie roumaine, il y avait environ 1400 usines et fabriques, des centres de recherche, surtout en chimie et pharmacie, il n’y a plus rien. La majorité ont été démolie et l’équipement (parfois tout neuf) a pris le chemin d’Israël et de la Turquie au prix de la ferraille. L’armement a pris le chemin de toutes les guerres et guérillas, en Afrique, Moyen Orient ou Amérique Latine. Ce qui reste appartient à des multinationales étrangères.


    • Spipou Le 03 juillet 2014 à 01h37
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      Au fait, Moderato, que sont devenus les fleurons de l’industrie roumaine comme Electroputere ? Ils existent toujours, ou ils ont suivi le même sort qu’Alstom ? (Wikipédia ne dit rien au sujet d’Electroputere au XXIème siècle…)

      Ah, si pardon… Vendu à l’Arabie Séoudite en 2007, je n’avais pas vu.


  10. C Balogh Le 02 juillet 2014 à 10h44
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    C’est de la colonisation économique, le nom caché de la mondialisation.et le retour des esclaves qui va de pair avec la colonisation….


    • Nérouiev Le 02 juillet 2014 à 11h21
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      Eh oui, pour continuer avec de moins en moins d’énergie il faut des esclaves. Mais il faut les nourrir un minimum et plutôt avec des céréales qu’avec de la viande qui coûte trop d’énergie. Mais alors on n’aura plus de céréales pour faire du carburant … quel bordel ! Allez deux vidéos intéressantes pour réfléchir :

      http://www.youtube.com/watch?v=VrjkQmfbwHY

      http://www.youtube.com/watch?v=Y_XOECFub1w


      • Nérouiev Le 02 juillet 2014 à 11h27
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        • Andrea Le 02 juillet 2014 à 19h23
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          J’aime bcp Jancovici. il est consistant et clair. (..on peut débattre bien sur.)

          Blog pour ceux qui ne connaissent pas.

          http://www.manicore.com

          Dans le domaine de l’énergie, rapport recent sur le désastre du solaire en Espagne. C’est technique et complet – la première fois qu’une telle analyse voit le jour. Le lien est à un résumé en anglais, lien là dedans qqpart au texte original.

          Le pire selon moi est qu’en Espagne un long papier “position paper” avait paru au début de la folie, prévoyant ce type de débâcle (par des scientifiques) mais a été moqué et vilipendé comme ‘pessimiste’ (oui), ‘pro-nucléaire’ (pas le cas.) (Du à un crash d’ordinateur je n’ai plus ce lien désolée, une rapide recherche n’aboutit pas.) Une ‘bulle’ du solaire a eu lieu (subsides, etc.) qui a également contribué à la crise financière, mais tout le monde ne parle que de la bulle immobilière.

          http://energyskeptic.com/2013/tilting-at-windmills-spains-solar-pv/


          • red2 Le 04 juillet 2014 à 01h47
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            la bulle du solaire a eu lieu mais surement pas a cause de la techno a cause de cette débilité de tarif de rachat trop élevés… Pourquoi donc faudrait il passé par des installateurs privés et des tarifs de rachats des kwh pour l’installation du panneaux solaires et d’éoliennes? C’est toute la politique du marché de l’énergie électrique en Europe qui dysfonctionne grave et qui est a revoir…


  11. Perekop Le 02 juillet 2014 à 11h01
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    Annonce pas vraiment liée au sujet (quoique…) mais que je ne sais où déposer, tout en vous priant de faire circuler d’urgence !
    Il s’agit d’une conférence DEMAIN A PARIS A 18H30 (cf ci-dessous), donnée en russe mais avec TRADUCTION EN FRANCAIS, par les deux auteurs du livre “Neonazis & Euromaidan” (la version française du livre est en préparation mais je pense que beaucoup de lecteurs des Crises sont capables de lire l’anglais…). Quelle bonne idée de cadeau pour l’été, à offrir à toutes nos connaissances qui refusent d’ouvrir les yeux ! Voici le message :

    Indispensable pour tous ceux qui veulent avoir une vision complète des évènements ukrainiens.

    From: Dimitri de Kochko
    Sent: Tuesday, July 01, 2014 10:09 PM
    Subject: Fwd: Анонс для презентации книги “Neonazis & Euromaidan”
    Bonjour
    Merci aux associations, blogs et facebookers de faire suivre et de diffuser cette annonce d’une rencontre exceptionnelle pour comprendre les graves évènements qui se produisent en Ukraine .
    Rencontre JEUDI 3 JUILLET 2014 à 18h30 avec les auteurs de passage à Paris du livre sur le rôle et la place des néonazis dans la “révolution” ukrainienne du Maidan (Précisions sur les auteurs et le livre ci-dessous) Lieu 26, rue Peclet (Paris 15ème) métro Vaugirard : en face de la mairie du XVème arrondissement
    Présentation de la version anglaise en attendant la version française. Indispensable pour tous ceux qui veulent avoir une vision complète des événements ukrainiens.
    La conférence aura lieu en russe avec traduction en français. Stanislav Bychok, psychologue ukrainien et analyste politique et Alexis Kotchetkov, politogue.
    Merci aux associations, blogs et facebookers de faire suivre et de diffuser cette annonce.


  12. step Le 02 juillet 2014 à 11h34
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    Ne pas oublier – et ce n’est pas propre aux US- le moralisme a souvent servi de paravent à des intentions inavouable. Appliqué aux US cela peut donner ceci :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Massachusetts_Bay_Colony
    Et plus précisément le symbole de la colonie représentant un indien en position de soumission religieuso-civilisationnelle devant le colon. (il furent exterminés quelques décennies plus tard).

    Ce n’est donc pas nouveau, et clairement assumé comme la plupart des réécritures historiques qui font le confort intellectuel de bien des pays (cf réédition en timbre dans les années 30, il faut oser).

    Ca ne veut d’ailleurs pas dire qu’il ne faut pas avoir des valeurs, mais étrangement, plus on communique sur ces dernières, moins en général on les applique à soi-même. La substitution de la parole à l’action est une des constantes de notre espèce.


    • step Le 02 juillet 2014 à 14h20
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      tiens France inter s’essaye à la géopolitique. y a du boulot
      http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-la-russie-ne-renonce-pas-a-leurope

      j’ai particulièrement adoré le passage sur l’absence de blocs dans le monde. (dans ce cas pourquoi l’OTAN existe encore ?) Du bon prêt à penser de bon chien de garde atlantiste… wouf quoi. Pour un prochain billet façon défonce intellectuelle.


  13. Isidore Le 02 juillet 2014 à 11h35
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    A mon avis on est là au coeur du pb . Sous l’angle des conflits culturels . La référence avec les Iroquois / Colons et la constitution de Madison est pertinente .
    Le sous-jacent à ces anticipations spéculatives imposées par la violence est l’obtention d’une rente non technique ou naturelle ( meilleures terres , meilleures mines ) , mais commerciale et financiére .
    Les conditions de la réussite sont la supériorité militaire , mais aussi une réserve d’étrangers , si l’expansion de la frontiére est épuisée , il faut instaurer des ‘Bantoustans’ autour . Si l’Empire est réalisé , la rente provoque une régression interne mortelle . Ce qui fait dire à Lincoln que leur limite est interne et aménera le suicide .


  14. Le diable Le 02 juillet 2014 à 12h21
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    Bonjour à toutes et à tous,

    Je me permets de revenir sur un sujet très “tendance” : le dollar.

    “Il est enterré”, nous a dit Myret Zaki dans son nécessaire “la fin du dollar”, un livre très charpenté, sous les angles purement économique et monétaire du moins.
    Poutine, de son côté, avec sa “dédollarisation” des fournitures Gazprom, est perçu comme ajoutant une pelletée de terre sur la tombe du mourant.

    Ruiné, l’empire étatsunien pourrait bien tomber de haut : finies, les “guerres d’Irak”…
    La dernière aurait finalement coûté trois, quatre, voire sept trilliards de dollars – au lieu du demi-trilliard envisagé à l’origine.
    Comment un pays dont le PIB est d’une grosse quinzaine de trilliards a-t-il pu jusqu’ici encaisser de tels coups ?
    Avec des “Quantitatve easings”, ces fameuses créations monétaires géantes ?
    Quand même, cinq trilliards “à la louche”, ça fait tout de même… trois QE à un ou deux trilliards chacun ;
    sans compter le poste budgétaire du rachat des CDO toxiques des années 2000, pour sauver les banques U.S. qui ont raté le virage en épingle à cheveu des subprime.

    L’empire coûte cher.

    Thanks God, “le dollar est la monnaie des Etats-Unis… et le problème du reste du monde”,
    comme l’a dit, sans se démonter, John Connaly, secrétaire au Trésor en 1971.
    cf. photo très symbolique : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/16/John_Connally.jpg

    Avant John Connaly, de Gaulle avait parlé d’un “privilège exorbitant”…

    D’abord parce que “privilège” :

    1) Tout se paie en dollars
    2) Plus l’empire coûte, plus il faut de dollars pour le payer.
    3) Ca tombe bien, les USA sont justement… les seuls à pouvoir en créer.

    Ensuite parce que “exorbitant”. Exemple : le déversement de dollars tout neufs sur les marchés internationaux fait monter le cours des autres devises, qui doivent à leur tour procéder à leurs propres QE pour sauver leur balance commerciale, avec pour résultat mécanique la fameuse “exportation de l’inflation étatsunienne”.

    Le “problème du reste du monde”, en somme. John Connaly était sérieux.

    Alors, le “reste du monde” peut-il se libérer de son “problème” ?
    Premier élément de réponse : la seule et unique chose qui puisse faire déboulonner la statue dollar, c’est tout simplement une crise de confiance. Est-il réaliste d’envisager une telle crise de confiance ?
    Pour qu’elle se produise, il faudrait que les investisseurs étrangers (comme la Banque de Chine, celle du Japon…) décident un beau matin que le dollar n’a plus la valeur réelle qui peut continuer à en faire une monnaie de réserve.
    Autrement dit, que ces gens-là, par un beau Jeudi noir, se disent : “je ne crois pas que les Etats-Unis vont rembourser leur dette”.
    Ils cesseraient d’acheter des bons du Trésor ; la pierre philosophale des Treasuries cesserait de fonctionner ; plus de QE ; plus d’empire.

    J’ai l’impression que beaucoup attendent ce nouveau “Jeudi noir”.

    Et pourtant… Les investisseurs continuent à acheter des bons du Trésor !
    Et ce alors même que tout le monde est au courant du grossier tour de passe-passe qu’ils constituent !
    Comment ce tour de passe-passe est-il possible ?

    Voltaire avait peut-être la réponse : “si la valeur d’une monnaie repose entièrement sur la confiance que l’on a en l’Etat qui l’émet, alors cette monnaie atteindra fatalement sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro”.

    En réfléchissant bien à cette phrase, on voit bien que son mot-clé est justement le mot : confiance.
    La question s’éclaircit alors et devient : comment le dollar peut-il SUSCITER la confiance ?
    Autrement dit : comment les ETATS-UNIS D’AMERIQUE peuvent-ils susciter cette confiance ?

    J’ai une petite idée là-dessus : il leur suffit de clamer partout, tout le temps : “nous sommes les plus forts”, et de le prouver.

    Mais comment ? Exemple : un beau jour, Saddam veut faire payer son pétrole en euros.
    A Washington, la procédure d’alerte est enclenchée. On la déroule, elle est bien rôdée :
    après quelques professions de foi sur la démocratie, puis quelques déclarations de plus en plus guerrières, on y va.
    L’US Air Force envoie ses F-15 ; l’US Navy ses F-18 ; l’US Army sa 101th Airborne.
    Tout ce beau monde plie l’affaire bien comme il faut : Ali Baba finit au bout d’un corde sans ses euros.
    Qu’au passage les néo-cons aient failli ajouter le pétrole irakien à leur escarcelle n’est peut-être pas l’essentiel, finalement.

    L’essentiel, c’est le MESSAGE. “Dont’ freak out chaps ! Le premier qui bouge, où que ce soit dans le monde, on s’occupe de son cas. C’est clair ?”.

    La Russie veut-elle rester hors l’empire ?
    Elle est déjà encerclée ; on réagit (“Poutine ne va pas dans le sens de l’Histoire”) ; on envoie cette fois Praviy Sektor tuer tout le monde, à quelques kilomètres seulement de la frontière russe ; femmes et enfants compris, comme en Irak. “Yes we can”.

    Avouons qu’il s’agit d’une com musclée, d’autant plus musclée que son message est simple : “rien ne changera”.

    C’est comme ça qu’on convainc les investisseurs de continuer à acheter des bons du Trésor :
    parce que tout va continuer comme avant : la survie du dollar garantit celle de l’empire,
    et la survie de l’empire garantit celle du dollar.

    Ca vous paraît un peu gros, comme ficelle ?

    Et si c’était vrai ?

    Quel pays au monde pourrait avoir suffisamment la foi pour mener un telle politique
    sans avoir peur que tout s’effondre un jour ? Réponse : les Etats-Unis d’Amérique.

    In God we trust.

    Cordialement,

    le diable.


    • JK Le 14 juillet 2014 à 16h22
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      Le Diable > La notion de crédit ne dépend pas que de la confiance mais aussi de la force. Realpolitik. Ainsi, en parallèle et pour rejoindre le fond de l’article que nous commentons, comment ne pas être suprématiste… si cette suprématie est vrai ? Les USA ont en effet un budget militaire dépassant celui du reste de la planète réuni. Achats réalisés avec des dollars créés par cette même force de frappe (à laquelle on ajoutera qui plus est quelques fleurons industriels, technologiques et culturels). Simple mais efficace – on est encore loin d’une pitchenette avant l’effondrement.


  15. Alae Le 02 juillet 2014 à 13h13
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    Une note d’espoir : la situation devient illisible, même pour les médias qui soutiennent de bon cœur l’idéologie officielle. C’est très intéressant à observer ; les revirements, cafouillages et explications vaseuses sont devenus trop nombreux pour qu’ils gardent leur crédibilité.
    Mention spéciale à la dernière de Washington, qui annonce sans rire qu’il n’aurait “pas vu venir” ISIL en Iraq. Si c’était vrai, pour un gouvernement qui dispose d’un système de surveillance de masse tout spécialement étudié contre le terrorisme, en rater toute une armée dépasserait toutes les bornes de l’incompétence. Comme il fallait s’y attendre, les critiques ont fusé… les craques, de plus en plus grossières à mesure de la montée de l’arrogance des “élites”, ne prennent plus.
    “Plus le mensonge est gros, plus il passe”, disait Goebbels. Faux.


  16. perceval78 Le 02 juillet 2014 à 13h37
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    De bonnes nouvelles provenant d’ukraine

    1) Le ministère des affaires étrangères va devenir “Result-Oriented” au lieu de “Process-Oriented”

    http://www.kyivpost.com/content/politics/klimkin-says-foreign-ministry-will-have-to-become-more-agile-and-responsive-354200.html

    2) Source le monde:En Ukraine, l’opinion publique semblait favorable à la reprise des opérations militaires contre les séparatistes
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/30/ukraine-et-russie-discutent-d-un-cessez-le-feu-bilateral_4448185_3214.html

    A noter que le monde utilise l’ “Imparfait” (il ne faudrait quand même pas trop se mouiller).
    Des sources Russes disaient qu’en fait il s’agissait des membres des bataillons Azov qui demandaient la reprise des combats, mais de toute facon les Russes mentent, c’est bien connu.
    http://rbth.com/news/2014/06/29/maidan_assembly_wants_medvedchuk_to_be_removed_from_settlement_talks_37788.html


    • Ratchadamri Le 02 juillet 2014 à 14h51
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      J’ai du mal à comprendre si votre poste est au premier degrès ou si c’est de l’ironie.


    • OlegM Le 02 juillet 2014 à 15h06
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      En regardant les forums ukrainiens y compris ceux du Sud-est, c’est la grande majorité qui soutient la poursuite des opérations et donc la fin de la trêve.
      Par ailleurs Il semble qu’une partie des villes de la région de Donetsk, surtout Donetsk lui-même sont prêtes à tomber entre les mains des autorités de Kiev selon le scénario de la ville du sud – Marioupol, libérée sans difficulté par des volontaires d’Azov. Le conflit entre les prorusses du commandant Bes (“le Satan”, le vrai nom – Bezler) de Gorlovka et les DNR de Donetsk vont dans ce sens. Les DNR de Donetsk (liés à l’oligarche Akhmetov) veulent négocier avec Kiev mais les prorusses, voir les russes, contrôlés par Moscou (Guirkin de Slaviansk, Bes de Gorlovka, Bolotov de Lougansk) suivent la ligne dur.


  17. V_Parlier Le 02 juillet 2014 à 14h19
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    Ce billet est un excellent résumé du phénomène de “suprématisme-exceptionalisme” auquel je n’avais jamais su donner un nom! En effet, cet ultime paradoxe qui consiste à se présenter en défenseur de la tolérance et des droits dans le monde, tout en appliquant une doctrine condescendante et sournoisement xénophobe, devient hélas la marque de fabrique de l’Occident moderne. Le summum de l’hypocrisie.


  18. Macarel Le 02 juillet 2014 à 14h29
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    Quel contraste avec le discours pondéré et sensé de Poutine devant ses ambassadeurs.

    Ceux qui veulent en découdre sont à l’Ouest aujourd’hui ! L’oligarchie de l’Ouest en proie à une hubris démentielle.

    http://en.itar-tass.com/russia/738488


  19. toff Le 02 juillet 2014 à 15h59
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    je ne cesse de le répéter avec d’autres, la zone actuelle est une zone “de tous les dangers”, le bloc UE/USA étant en train de dégringoler littéralement à cause de la Crise (des crises) systémique, environnementale, financière, politique etc… du coup les tenants du pouvoir vont tout faire pour ne pas lacher celui-ci , ils sont prêts à tout (c’est à ça qu’on les reconnait), jusqu’à entrainer le monde dans la guerre si il le faut.

    Je remercie le ciel que nous ayons un Poutine qui est un fin joueur d’échecs….


    • Macarel Le 02 juillet 2014 à 17h16
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      Ne pas oublier, aussi, combien nous sommes redevables à Michael Gorbatchev de
      ce que la fin de l’URSS se soit passée sans catastrophe mondiale.
      Par contre l’effondrement en cours de l’Ouest risque de se passer de façon moins pacifique, tant les capitalistes sont agressifs, prédateurs, et autistes par nature.


      • Lt Anderson Le 02 juillet 2014 à 18h57
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        ” tant les capitalistes sont agressifs, prédateurs, et autistes par nature.”
        Je décèle là une bonne connaissance du sujet. 😉


  20. DENIS GRIESMAR Le 02 juillet 2014 à 16h28
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    Certains intervenants ne font pas bien la différence entre un empire et une nation. La nation française est fondée historiquement sur la non-discrimination. Personne, en France, ne dit “Je suis Franc, il est Bourguignon, elle, là-bas, est Romaine, nous ne pouvons pas nous entendre ! ” Immense différence avec les pays où l’on vous met dans une catégorie dont vous ne pouvez pas sortir. En Orient, vous êtes melkite, ou non, etc. Les Corses sont Français parce qu’ils ne veulent.
    Par ailleurs, beaucoup ne comprennent pas que la Belgique est notre Ukraine : elle a été fabriquée par l’Angleterre contre la France. Et la Wallonie a toujours eu un intérêt stratégique majeur : elle a empêché la France de profiter de sa situation géopolitique, en entretenant un danger sur sa frontière nord-est, et la nécessité de lutter sur deux fronts. Pendant ce temps-là, l’Angleterre mettait tranquillement la main sur la moitié de la planète, et imposait sa finance et sa langue. Il faut toujours raisonner sur le long terme. Voilà à quoi sert la culture historique.


    • moderato si cantabile Le 02 juillet 2014 à 20h10
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      @Denis Griesmar “Personne, en France, ne dit “Je suis Franc, il est Bourguignon, elle, là-bas, est Romaine, nous ne pouvons pas nous entendre ! ” c’est ce que vous dites.
      Mais je ne sais pas dans quelle France vous vivez, car dans celle où moi je vis, on dit même aux enfants qui y sont nés : tu es “ceci” ou “cela”. En tout cas à moi tous ceux qui ne me connaisse pas, dès que je parle, me disent : vous êtes de quelle nationalité ? – vous avez un “accent”. Bon, je n’ai qu’une seule nationalité, française, car j’ai quitté mon pays de naissance comme “apatride”. Alors, selon l’humeur du jour je leur dis que je suis occitane, gauloise ancienne, ou même tzigane (quoi que blonde aux yeux verts).


    • red2 Le 04 juillet 2014 à 01h55
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      La Nation Française c’est quand même généralement construit pas la force et l’écrasement des minorités revendicatives (cf par exemple l’état de nos langues régionales…).


  21. Macarel Le 02 juillet 2014 à 17h35
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    @Denis griesmar

    Je dirais même plus, nous sommes ( devrions être…), une République.
    Dans une République chacun est citoyen, et non sujet d’une majesté. Chacun est citoyen, avant que d’être de tel ou tel groupe communautaire, cela implique des droits et des devoirs, d’être correctement informé, éclairé, et de participer à la vie de la cité.
    Le peuple est souverain, le pouvoir n’émane ni de Dieu, ni de toute autre entité extérieure.
    Les dirigeants élus sont au service du bien public, donc du peuple.

    Selon ces critères, il est bien évident que nous ne sommes plus en République.
    Les citoyens se sont transformés en consommateurs (producteurs quand ils ont la chance d’avoir un emploi), la souveraineté émane des marchés, et trop d’élus se servent au lieu de servir, et last but not least la chose publique est livrée pieds et mains liées au requins de la finance et de l’industrie.
    Les notions de droits et de devoirs se diluent dans la vénalité généralisée. Les consommateurs/producteurs sont manipulés de façon éhontée, désinformés, et tenus dans l’ignorance. Ceci afin d’en faire des sujets passifs, et décérébrés. Sujets qui se replient sur une appartenance communautaire, exclusive de celui qui est différent.
    C’est ce que l’on peu appeler la décadence de la République, celle de Rome avait ouvert la porte à l’Empire.
    En fait c’est ce qui est arrivé aussi dans l’histoire contemporaine à la République américaine, qui est devenue un Empire au bord de l’implosion, ce qui explique son agressivité de plus en plus évidente. L’UE constitue les marches de cet Empire en Europe, et les Satrapes qui la gouvernent, ne sont pas moins agressifs, que leurs maîtres américains.


    • DENIS GRIESMAR Le 10 juillet 2014 à 11h12
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      Effectivement, nous ne sommes plus en République … depuis quelques décennies. Ce n’est pas le logiciel républicain qui est en cause, mais les pseudo-gouvernements français inféodés à l’Empire.
      Quant au discours victimaire sur le régionalisme, il suffit de jeter un oeil sur l’ensemble de la planète pour estimer qu’il relève de la parabole de la paille et de la poutre.


  22. perceval78 Le 02 juillet 2014 à 17h52
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    Tiens HVR discute avec Moscovici (l’homme qui délivre les labels de respectabilité) et Georges Soros , de tout et de rien, d’économie et d’Ukraine …

    https://www.youtube.com/watch?v=7rCzGDBDmUc
    ===


  23. wuwei Le 02 juillet 2014 à 20h25
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    Une aide “humanitaire” exceptionnelle pour l’Afrique :

    http://www.blogapares.com/15474/#more-15474


  24. Julien Le 02 juillet 2014 à 22h42
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    N’empeche le premier ministre finance par l otan et departement d etat. Serieux , en France on dit que c est de la “haute trahison” non ?


  25. Kiwixar Le 02 juillet 2014 à 23h52
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    [Enorme] Poutine évoque le chantage des Zuniens de l’amende BNP-Paribas par rapport à la vente des Mistrals.

    http://www.bloomberg.com/news/2014-07-01/putin-says-u-s-blackmailed-france-over-mistral-with-bnp-fine.html

    Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis.
    Il serait peut-être temps de quitter l’Otan, non?
    Pour notre président-poire, une bonne manière de passer de 3% à 25% d’opinions favorables.


    • Julien Le 03 juillet 2014 à 00h29
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      l europe c’est la guerre. on a des “maboules” qui nous dirige
      je te rappelle que Fabius a sorti que svoboda n’est pas un parti d extreme droite…..


  26. Kiwixar Le 03 juillet 2014 à 00h52
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    Oui, on vit une époque orwellienne où tout est inversé.
    Tiens, on vient de se rendre compte que depuis presque 300 ans, le drapeau japonais est à l’envers !
    http://www.legorafi.fr/2014/06/23/insolite-le-drapeau-japonais-a-lenvers-depuis-presque-300-ans/

    🙂


    • Eg.O.bsolète Le 03 juillet 2014 à 10h06
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      Tout a fait, et je trouve que c’est particulièrement vrai en géopolitique, où le système verrouille sans aucune gène et dit tout et son contraire, pour qu’au final ce soit l’inverse qui soit retenu.

      http://www.legrandsoir.info/discours-de-la-guerre-et-double-pensee-l-exemple-de-la-syrie.html

      Et cela applique aussi à l’économie. Ainsi en tombant sur le titre “Vers une Europe plus politique et moins austère” du Monde il y a quelques jours, comment ne pas comprendre l’inverse …


  27. Tchernine Vladimir Le 03 juillet 2014 à 11h37
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    ENFIN!!!!! LISEZ VITE!!! COMBIEN DE TEMPS IL EN FALLAIT POUR ÇA? ET COMBIEN DE VIES?! UNE SEULE QUESTION – QUAND EST CE QUE NOS PRESSTITUÉS ENVERRONS QU’UN LÀ BAS? JAMAIS? TROP LÂCHE POUR ÇA? ALORS IL NE NOUS RESTE QUE D’ÉCOUTER LA MÈRE MENDRAS!!!!!
    Des médias américains poussent le monde dans une guerre suivante!
    Le journal The New York Times a dû avouer que ce sont les États-Unis qui diffusaient le plus souvent des fausses informations. Robert Perry, journaliste qui est connu par ses enquêtes, en a écrit dans son article pour Consortiumnews.com. Il espère qu’un incident avec NYT arrêtera la machine propagandiste occidentale qui pousse le monde dans une guerre suivante.

    Le journal The New York Times affirmant que des événements à l’est de l’Ukraine étaient pilotés par le gouvernement de la Russie, a enfin envoyé ses journalistes dans la région de Donbass pour y chercher des preuves. Pourtant au lieu de l’action les correspondants n’ont trouvé que des ukrainiens qui étaient mécontents du régime de gouvernement de Kiev. “Il y a deux semaines, des rédacteurs de Times ont publié triomphalement un article de fond avec des photos qui prouvaient soi-disant la présence des groupes russes à destination spéciale. Cependant deux jours après, le journal s’est déshonoré: la photo des soi-disant “combattants russes qu’on a vus dans la suite à l’est de l’Ukraine”, avait été faite sur le territoire ukrainien et non pas en Russie, et les combattants étaient les Ukrainiens, ce que renversait toute la “sensation”, écrit Perry.
    La rédaction de Times a placé ses reporters à Slavyansk (Sud-Est) pour communiquer avec des forces d’autodéfense (milices populaires) s’opposant au régime de gouvernement de Kiev. “Ces journalistes essayaient de raconter consciencieusement ce qu’ils avaient vu, mais il ne s’est passé des préjugés antirusses”, écrit le journaliste. Moscou affirme que les milices n’ont rien à voir avec les forces militaires russes, tandis que plusieurs politiciens occidentaux et le gouvernement ukrainien insistent sur ce que ce sont les Russes qui organisent ces détachements. Pourtant, nulle de ces versions ne représente la situation en tout point.
    “Les milices sont les Ukrainiens, mais de même que plusieurs habitants de la région, ils ont des liens étroits avec la Russie ainsi qu’une sorte d’attirance vers elle. Dans leurs rangs il y a des anciens combattants des armées soviétique, ukrainienne et russe. Plusieurs d’entre eux ont des proches de deux côtés de la frontière. Leur trait distinctif est un mélange complexe des identités et des attachements ethniques. La situation s’est compliquée encore du fait que sur le font d’une méfiance générale envers les autorités ukrainiennes, ainsi qu’envers des pays occidentaux, les milices ont des points de vue différents en ce qui concerne l’objectif final de la lutte”. Ils disputent de la question si l’Ukraine doit repartir à nouveau le pouvoir par la fédéralisation ou si la région doit rejoindre la Russie”, cite The New York Times les journalistes.
    Les reporters écrivent de même que les armes qu’ils ont vues, étaient généralement vieillies et usées. Elles ne ressemblaient point de nouvelles armes modernes de l’armée de la Russie.
    D’autres journalistes occidentaux “qui ont décidé de faire un voyage en Ukraine orientale au lieu de se satisfaire des matériaux de distribution de l’ambassade américaine à Kiev et du Département d’État”, ont découvert là-bas des faits analogiques.
    Selon Perry, par exemple, le 17 avril le correspondant de Washington Post Anthony Fiola informa de la ville de Donetsk: à l’avis de plusieurs habitants de l’Ukraine orientale auxquels il avait parlé, la racine des troubles dans la région était la peur devant des difficultés économiques et du projet du Fond Monétaire International visant à réduire les dépenses d’État. Cela va rendre la vie des ukrainiens encore plus dure.
    “Mais ces craintes logiques et légales du peuple ukrainien sont étouffées par la machine propagandiste américaine… Washington confère toujours l’entière responsabilité de la crise ukrainienne au Président de la Russie Poutine”.
    En comptant que c’est Poutine qui a provoqué la crise ukrainienne, il faut aussi penser que c’est lui qui a organisé des protestations pro-occidentales à Maydan, a créé des formations néonazies qui ont joué le rôle principal en coup d’État, et en plus a renversé son allié, Yanoukovitch (qu’il essayait de sauver en réalité), marque Robert Perry. De telles théories d’un complot sont au moins ridicules mais tout de même, elles se sont répandues largement à Washington officiel.
    En fait, les événements ukrainiens ont pris Poutine au dépourvu tandis qu’il était concentré sur les Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi. En même temps, à Kiev des troubles populaires soutenus par l’adjointe du secrétaire d’État des États-Unis Victoria Nuland, et financés par des structures américaines (telles que Fond National de démocratie, par exemple), se déroulaient à Maydan. “Après le coup d’État Poutine s’est mis à réagir à la situation de crise dans l’État voisin. Tout ce qu’il faisait était une réaction à la crise et non pas une incarnation en vie d’un certain plan médité”, croit Perry.
    Pourtant la “demonisation” de Poutine par des medias occidentaux porte un caractère total. Chacun qui ose mettre en doute les interprétations de ses démarches, aussi absurdes qu’elles soient, est tout de suite accusé de tentatives de “justifier” Poutine.
    “Tout tentative de découvrir la vérité sur les événements en Ukraine est considérée comme une expression de la propagande russe”.
    Robert Perry se rappelle de l’article de David M. Herszenhorn, publié en mi-avril à l’éditorial de The New York Times. Il accusait le gouvernement de la Russie d’avoir déchaîné une guerre propagandiste.
    Dans son article intitulé “Russie se dépêche de fausser la vérité sur l’Ukraine”, Herszenhorn a ridiculisé le premier ministre de la Russie Dimitri Medvedev pour sa publication “morne et pleine d’effroi” sur Facebook: “Le sang est versé de nouveau en Ukraine. Le pays pressent une guerre civile”. “Mais Herszenhorn a oublié de mentionner que les paroles de Medvedev étaient véridiques. Sur le fond du carnage accroissant et de la guerre civile qui menace la paix, les déclarations du premier ministre deviennent tragiques et prophétiques”, note le journaliste américain.
    Pour conclure, Robert Perry exprime l’espoir que l’article des correspondants de The New York Times sur des combattants de l’autodéfense de l’Ukraine orientale, qui “corrige un peu” les déclarations précédentes du journal, pourra aider à arrêter la machine propagandiste des États-Unis qui pousse le monde dans la guerre suivante!
    Read in English: https://www.facebook.com/antimaydan.english/posts/340237359434961
    Source: http://russian.rt.com/inotv/2014-05-06/Consortiumnews..


  28. Le diable Le 03 juillet 2014 à 18h21
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    Bonsoir à toutes et à tous,

    Un collaborateur me disait aujourd’hui qu’il pourrait y avoir un lien entre l’affaire BNP-Paribas (la dernière en date, je veux dire), et l’histoire des navires Mistral livrés par la France à la Russie. Je lui ai répondu que je n’y avais pas songé.

    Or, complètement par hasard, en cherchant autre chose, je tombe là-dessus :

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1933321/2014/07/01/Nous-sommes-au-courant-du-chantage-americain-sur-la-France.dhtml

    Je ne connais pas le site, mais voici un extrait :

    Vladimir Poutine : “Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu’elle renonce à la livraison des Mistral en Russie”, et qu’on lui a fait comprendre que si elle y renonçait “les sanctions sur les banques seraient levées ou réduites”. “Comment peut-on qualifier cela autrement que de chantage ? “, a-t-il demandé dans un discours de politique étrangère.

    Le post date du 01/07/14

    Cordialement,

    le diable.


  29. Crapaud Rouge Le 03 juillet 2014 à 20h39
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    La conséquence du suprématisme américain : “Les États-Unis sont progressivement passés, et insidieusement d’ailleurs, d’une attitude où les idéaux américains étaient suffisamment forts pour susciter l’adhésion des peuples et des nations partenaires à une dictature diplomatique et à une obligation de partenariat en utilisant des moyens coercitifs de plus en plus forts.” (…) “Nous sommes écoutés, nous sommes espionnés, nous sommes humiliés, nous sommes rackettés par ceux censés être nos amis et nos alliés… Or nous avons quitté depuis longtemps le domaine de l’amitié pour rentrer dans celui d’un régime autoritaire d’occupation économique de la part des Américains.” (Cf. http://www.lecontrarien.com/le-president-defend-enfin-bnp-paribas-enfin-le-president-de-russie-03-07-2014-edito)


  30. domi Le 03 juillet 2014 à 23h33
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    Démocratisme ou liberastia : anatomie de notre suprématisme
    Philippe Grasset, Dedefensa

    Nous insistons autant que faire se peut, à chaque occasion que nous donnent les événements ou la fortune de nos commentaires, sur l’idée que le fonctionnement pseudo-politique du “bloc BAO”, – UE et USA essentiellement, – s’appuie sur un jugement implicite et catégorique, sinon un trait psychologique inconscient qui irait jusqu’au mécanisme pavlovien, que nous désignons comme du suprématisme. (Voir notamment le 15 octobre 2013, le 4 juin 2014, le 28 juin 2014.) Il s’agit d’une variante perverse, prédatrice et dissolvante du racisme, basée non pas sur le constat de la différence d’avec “l’autre”, mais sur l’affirmation de sa propre et indiscutable supériorité sur n’importe quel “autre”. Une référence évidente dans l’esprit est le nazisme, mais le suprématisme d’origine anglo-saxonne (avec sa variante américaniste), tel qu’il s’est développé à notre époque puisque c’est de lui dont il s’agit ici, écarte évidemment l’explication biologique au profit d’une explication à la fois communicationnelle et psychologique. Ce qu’on pourrait nommer s’il n’y avait la censure et l’autocensure la “race” anglo-saxonne élargie à l’occidentalisme, tout cela bien identifié historiquement et géographiquement, est opérationnalisée par les canaux de la communication (émetteur) et de la psychologie (récepteur). Ses arguments sont les “valeurs” qu’on connaît bien (démocratie, droitdel’hommisme, etc.), dont l’universalité selon notre interprétation à nous, – et à nous seuls, hein, – est un caractère absolu et non négociable. Au bout du compte, nous dit la logique, cela implique la liquidation des “autres” d’une façon ou d’une autre, par assimilation ou par… liquidation.

    Nous nous retournons sur un article du 7 juin 2014, de Alexander Loukine, dans Russia in Global Affairs, sous le titre de «Chauvinisme ou Chaos?». (Loukine est directeur du Center for East Asian and Shanghai Cooperation Organization Studies à l’Institut des Relations Internationales du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie [MGIMO]). Le thème central de l’article de Loukine est de déterminer quelle devrait être la politique extérieure de la Russie, mais pour cela il doit d’abord définir le comportement de l’Ouest (notre bloc BAO). Fort justement, Loukine définit le bloc BAO comme totalement idéologisé et il propose les termes de “démocratisme”, ou liberastia pour définir le contenu “de communication” de cette idéologie, – dont le fondement est effectivement pour nous le suprématisme. Seul le dernier paragraphe de cette citation peut être contesté , parce qu’il n’est pas assez radicalisé et accorde trop d’importance à la géopolitique selon notre appréciation. (Nous reviendrons prochainement sur cette question.)

    « Le consensus post-Soviétique était basé sur l’accord tacite avec l’Occident que les deux camps iraient vers une plus grande coopération en respectant les intérêts de chacun et en faisant des compromis mutuels. Mais seuls les Russes ont respecté cet accord. La Russie, sans renoncer complètement à défendre ses intérêts, a montré qu’elle était prête à en sacrifier quelques uns, au profit de la coopération avec le “monde civilisé” dont elle souhaitait devenir membre. Toutefois, malgré les nombreux signes de sa bonne volonté, le “monde civilisé” a continué à penser en termes de Guerre Froide et à se conduire comme le vainqueur. Oubliant toutes ses promesses (par exemple de ne pas étendre l’OTAN vers l’est), l’OTAN a essayé de faire ce qu’il n’avait pas réussi à faire pendant la Guerre Froide du fait de la résistance soviétique – à savoir intégrer de plus en plus de pays et de territoires et propulser ses infrastructures militaires de plus en plus près des frontières russes, le plus souvent sur le territoire d’anciens alliés historiques de Moscou.

    »Il y a plusieurs explications à ce comportement. Les autorités russes croient que la politique étrangère occidentale se détermine seulement en fonction de critères géopolitiques comme de dominer le plus possible de pays et de territoires et devenir la puissance dominante dans le monde (un monde unipolaire) et que les différentes valeurs qu’ils brandissent comme la démocratie et les droits humains ne sont qu’un écran de fumée. Cette façon de voir vient du fait que la plupart des leaders russes en poste viennent des organes de pouvoir de la fin de l’Union Soviétique, époque à laquelle presque plus personne ne croyait en l’idéologie communiste officielle qui servait simplement de rideau à la réal politique.

    »Mais en réalité, la communauté européenne est beaucoup plus idéologisée que la société russe. L’Occident est même sans doute le seul empire idéologisé de la planète (en fait la Chine communiste ou le Vietnam peuvent difficilement être considérés comme idéologisés parce que l’idéologie, là-bas, n’est plus qu’un rituel et même leurs leaders ne peuvent plus attester de son essence communiste). En Occident, presque tout le monde croit à l’idéologie occidentale, les gens en sont imprégnés de la maternelle à l’université en passant par l’école, et ensuite au travail. Cette idéologie du “démocratisme” (bien décrite par by Ilya Smirnov qui a inventé le terme de ‘liberastia’, dans son ouvrage du même nom) est très simple: la société occidentale, même si elle n’est pas parfaite, n’en est pas moins infiniment meilleure que toutes les autres, elle est à la pointe du progrès et le reste du monde devrait essayer de suivre le modèle occidental tel qu’il est. Sur le fond, il s’agit là du chauvinisme culturel qu’on retrouve dans beaucoup de groupes humains, des plus petites tribus jusqu’aux civilisations les plus importantes, qui se prennent pour le centre de l’univers convaincus que tous les autres sont des barbares. La différence de taille entre ces sociétés et la société occidentale moderne, c’est justement la taille.

    »La politique étrangère occidentale est basée sur cette croyance. Le principal vecteur de sa politique étrangère est défini, aussi paradoxal que cela puisse paraître, par des idéologues pragmatiques qui croient que le meilleur moyen d’intégrer toutes les nations “barbares” au monde de la “liberté et de la démocratie” est de s’assurer d’une influence politique sur elles par le moyen d’alliances économiques et politiques. Pour y parvenir, il faut que le pouvoir soit détenu, dans ces pays, par des gens qui auront un intérêt personnel à collaborer à cette entreprise (autrement dit par des forces pro-occidentales) qu’on soutiendra le mieux possible. Et si ces leaders ne se conduisent pas vraiment de façon “démocratique”, cela n’a pas grande importance. Si on parvient à les dominer économiquement et politiquement, le reste viendra par surcroît. Cela explique pourquoi l’Occident a très peu reproché à l’Estonie et à la Lettonie qu’une grande partie des Russophones soient privés de droits civils. Bien que les véritables raisons de cette cécité volontaire soient généralement passées sous silence, il arrive qu’elles émergent. Le rapport de 2008 de la Fondation allemande Bertelsmann sur l’Estonie, mérite qu’on s’y attarde : “Il n’y a jamais eu en Estonie la moindre opposition réelle au processus de démocratisation ou de transition vers une économie de marché. Il n’y a pas de classes sociales bien définies du fait que l’époque communiste a nivelé la structure de la société. L’armée a toujours été fermement contrôlée par les autorités civiles et elle est bien intégrée dans les structures de l’OTAN. Bien que les clivages ethniques demeurent préoccupants en Estonie, il faut noter que la politique restrictive de citoyenneté a eu pour effet de limiter le pouvoir politique des Russes, ce qui les a empêchés de ralentir le pas des réformes.” Le rapport dit donc clairement que les Russes en Estonie sont le seul obstacle à l’occidentalisation et que c’est la raison pour laquelle leurs droits sont limités.

    »Cela explique aussi pourquoi on ne parle pas des nationalistes radicaux ukrainiens : c’est parce qu’ils sont progressistes ; du point de vue historique cela justifie tout et on peut même ignorer certains de leurs crimes (comme on l’a fait pour les nationalistes kosovars et l’armée croate dans la République serbe de Krajina, etc.). Il faut mentionner ici la manière dont Catherine Ashton, la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a condamné la tentative de prendre d’assaut le parlement du Secteur Droit après que l’opposition ukrainienne anti-russe ait pris le pouvoir alors qu’elle avait soutenu la même action quand les “méchants”, ceux qui n’étaient pas entièrement acquis à l’UE, avaient la majorité à la Verkhovna Rada. Mais à l’inverse, les crimes commis par les forces de la réaction, eux, sont dénoncés et condamnés sans concession.

    »Il y a aussi des idéalistes parmi les idéologues occidentaux qui disent que c’est mal de faire ami ami avec les dictateurs même s’ils sont “progressistes” et qui essaient de critiquer “leur propre camp” et les autorités qui s’écartent de l’idéal du “démocratisme”. Mais ils n’ont aucun pouvoir politique, ils sont considérés comme des rêveurs impénitents qui gênent ceux qui font la vraie politique. Bref, le désir de domination géopolitique de la planète se mêle en Occident à des objectifs idéologiques, et il est difficile de dire quel est le plus important des deux…

    Pour consulter l’original:
    http://www.dedefensa.org/article-d_mocratisme_ou_liberastia_anatomie_de_notre_supr_matisme_02_07_2014.html

    Traduction des parties en Anglais: Dominique Muselet


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