Énorme ça : des élections montrant que les peuples ne veulent pas de plus d’Europe, et les types choisissent un fédéraliste forcené (issu d’un paradis fiscal), alors que l’Angleterre n’en veut absolument pas !! Ce qui la pousse vers la sortie (ce qui n’est pas un mal pour elle, et pourrait nous donner des idées…)

Au prétexte de “Démocratie”, que le PPE (qui n’existe pas, on est d’accord, un lecteur aurait-il une carte du PPE là ?) aurait “gagné les élections” : “David Cameron, le Premier ministre britannique, refusant de se voir imposer Jean-Claude Juncker, la tête de liste du PPE (conservateurs) qui a pourtant gagné les élections” (Inside)

Question : depuis quand 28 % des sièges, ça s’appelle “gagner les élections” ?

Pour information, les socialistes, dont les rares députés du PS, vont voter pour Junker – normal quoi… Mais rassurez-vous, ils se sont déjà partagés les postes avec le PPE…

 

Épreuve de force et lutte à mort

(billet du 31 mai 2014) Nul ne se plaindra du départ du citoyen-président Barroso, effectivement président de la Commission Européenne (CE) doté de l’exceptionnalité d’une médiocrité sans limites, exercée pendant de longues années colorées d’une ternitude palpable. Barroso avait été choisi pour cela, – sa médiocrité, sa ternitude, – et il a n’a pas démérité : Mission accomplished, comme disait l’autre. Son successeur devrait être l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, et l’on passe à une autre dimension, à un autre rythme ; la perspective s’est brusquement éclairée à cet égard avec le très récent tournant de Merkel en faveur du soutien de Juncker (voir le 30 mai 2014, en consultant le Guardian). Avec Juncker, nous changeons de registre par rappeur à Sa-Médiocrité Barroso : activiste, adepte du franc-parler, brillant et corrosif, la pensée ferme et droite, toujours intéressant sinon explosif dans ses déclarations, Juncker est une sorte d’antithèse de son éventuel prédécesseur.

Le choix de Merkel («The German chancellor said at the National Catholic Congress in Regensburg: “I will now lead all negotiations in the spirit that Jean-Claude Juncker should become president of the European commission.”») nous permet d’assumer que Juncker a de fortes chances de devenir le nouveau président de la CE, et nous pouvons raisonner sur cette hypothèse, – mais en comprenant bien que l’hypothèse est un cas-limite d’une situation des institutions européennes qui évoluera complètement, inéluctablement, avec ou sans lui, dans le sens décrit. Effectivement, la nouvelle situation, Merkel regnante, nous permet d’assumer qu’au moins l’esprit de la direction européenne est bien dans le sens qu’opérationnaliserait le choix éventuel de Juncker. Certes, on peut s’arrêter aux considérations démocratiques, qui permettent de badigeonner d’un peu de vernis convenable la situation européenne, puisque Juncker est le choix pour la présidence de la CE du premier parti (PPE, ou centre-droit type-démocrates-chrétiens) du Parlement Européen (PE) renouvelé. Tenons-nous-en là pour ce domaine du simulacre et passons aux choses sérieuses : la montée de Juncker implique le renforcement d’une résolution de la direction européenne qui colore un état de l’esprit particulièrement remarquable. Parlant après le résultat des élections européennes et la montée des “eurosceptiques”, Juncker a abruptement répondu qu’il n’en avait cure (bref, qu’il s’en fout, – “I don’t care”) puisque la vraie et belle “démocratie”, c’est la première place du PPE au PE, et que, “démocratiquement”, il est naturel que lui-même soit désigné. (Effectivement, le PE joue désormais un rôle important dans diverses décisions européennes, et notamment dans la désignation du président de Commission Européenne.)

Poursuivons l’hypothèse et constatons que la désignation éventuelle de Juncker se fait sur un fond déclamatoire qui confirme, que non seulement “on s’en fout”, de la montée des “eurosceptiques”, mais qu’en plus on la tient pour pire encore que ce qu’elle est : la montée de la “peste brune”, résurrection d’une protohistoire toujours prête à servir dans l’arsenal sexydes pro-européens, ces hyper-postmodernistes vivant au rythme des années 1930. Dans un autre article du Guardian, du 28 mai 2014, on lisait des échos de déclarations qui ne nous l’envoient pas dire…

«Speaking at a conference in Berlin, Wolfgang Schäuble, the German finance minister and one of the most influential politicians in the EU, deplored the outcome of the European election in France where Marine Le Pen’s FN made its biggest breakthrough to win the ballot with 25% of the vote. “A quarter of the electorate voted not for a rightwing party but for a fascist, extremist party,” said Schäuble. […]

»The attack on the FN was taken up by Viviane Reding, the vice-president of the European commission. Asked by a Swiss television station whether the FN’s triumph imperilled democracy in Europe, she responded: “It is absolutely dangerous, like all fascism.” While neo-fascists from Greece, Hungary and Germany won seats in the Strasbourg parliament, the far right also scored dramatic victories in Britain and Denmark and did well in Austria.

»On the other side of the political spectrum, the hard left also won the election in Greece, did well in Ireland and boosted its presence in several countries. Reding branded some of them as fascist, too. “There is also the fascism of the left which will be in the parliament.”»

Un aspect très spécifique de la situation européenne, c’est que l’éventuelle victoire de Juncker serait une défaite cuisante pour le Britannique Cameron. On sait que Juncker déteste les Britanniques, en privé sans aucune retenue et en public avec le sarcasme aux lèvres ; il les juge irrémédiablement anti-européens. “Bien vu”, se réjouiraient certains Français peu sensibles à la contraction du temps et à l’accélération de l’Histoire qui changent toutes les données, et croyant dur comme fer à l’Europe de leurs rêves, celle à laquelle on pouvait encore s’attarder à croire il y a un quart de siècle et même un peu plus. Mais non, Juncker ne dit pas cela parce qu’il veut une Europe indépendante dans le sens qu’elle serait débarrassée de l’influence US que relaient les Britanniques et qui constitue un des aspects importants de son absence d’indépendance politique. Sa démission en 2013 du poste où il semblait inamovible de Premier ministre luxembourgeois (voir par exemple RTBF.info, le 11 juillet 2013) est due au scandale SERL (services de sécurité luxembourgeois). On avait alors appris qu’en 2006-2007, Juncker avait montré un comportement tout à fait indifférent et laxiste devant la révélation que le SERL, bon serviteur du réseau Gladio “géré” par l’OTAN, entretenait un énorme fichier de surveillance des citoyens grands-ducaux, pour servir notamment à l’information et aux entreprises de Gladio, et aussi du MI6 britannique et, par voie de servilité, de la CIA. Juncker n’a pris aucune mesure, il a laissé faire, n’y trouvant rien à redire ; il n’est pas un atlantiste acharné, du type agent actif-neocon, mais simplement un atlantiste disons par habitude sinon par défaut et indifférence, fataliste de la domination US au niveau de toutes ces fonctions régaliennes de la souveraineté et de la sécurité générale, – toutes choses assez étrangères au Luxembourg et à Juncker. Non, répétons-le, si Juncker déteste les Britanniques c’est parce qu’il les juge anti-européens selon ses propres conceptions intégristes de l’Europe, à lui Juncker.

Merkel semble être venue à lui finalement, alors qu’elle favorisait d’abord l’Allemand bon teint Martin Schultz (social-démocrate du Parti Socialiste Européen [PSE] au PE), pour répondre à des pressions nouvelles, y compris en Allemagne même avec un édito fracassant du Bild et d’autres interventions (voir EUObserver le 31 mai 2014), parce que Juncker s’impose comme le candidat le mieux élu et qu’il importe de plus en plus aux instances européennes d’avoir au moins des allures démocratiques. D’autre part, avec Juncker les nécessités démocratiques font bien les choses si l’on considère l’envergure et l’activisme intégriste mais tactiquement habile du personnage. Il faut voir que ces diverses manœuvres tendent à imposer au niveau européen une riposte politicienne des grands partis-Système dont certains font face à une terrible situation au niveau national (en France et au Royaume-Uni, principalement). Considérée d’un point de vue plus élevé, cette évolution installe l’affrontement entre européistes-Système et eurosceptiques-antiSystème à tous les niveaux de pouvoir en Europe ; elle renforce l’antagonisme entre les institutions européennes, salvatrices des grands partis-Système en danger aux niveaux nationaux, et les situations nationales où dans bien des cas monte l’euroscepticisme.

Ce qui est intéressant, c’est que, dans cette passe d’armes, Cameron s’est retrouvé, en s’opposant à Juncker qu’il connaît bien comme européen intégriste sans partage (ses services, MI6 en tête, le tiennent au courant), dans le rôle de défenseur de l’État-nation et de la prise en compte du vote des “eurosceptiques” … «“Europe cannot shrug off theses results. We need an approach that recognises that Europe should concentrate on what matters, on growth and jobs and not try and do so much,” said Cameron. “We need an approach that recognises that Brussels has got too big, too bossy, too interfering. We need more for nation states. It should be nation states wherever possible and Europe only where necessary. Of course we need people running these organisations that really understand that and can build a Europe that is about openness, competitiveness and flexibility, not about the past.”»

“Intéressant” et curieux à la fois, parce que ce rôle-là, ce n’est bien entendu pas Cameron qui aurait dû le jouer mais bien Hollande, parce que la France est de tradition la défenderesse de la souveraineté des nations. Bien entendu, il n’en fut rien et il n’en est rien, le président-poire ajoutant à sa dimension fruitière initiale celle de président-camembert par temps de canicule en pleine dissolution et qui inventerait pour peu le sondage de popularité de type négatif (3% de Français favorables à sa réélection, – bientôt “– 3%” ?) ; par conséquent, il n’en sera rien… Hollande ne peut manifester une véritable opposition de la France au processus en cours, symbolisé par Juncker, puisqu’il n’est plus un acteur français dans le désordre actuel, mais bien un acteur “européen” tenu à bout de bras, relayant le diktat européen à l’Elysée et rien d’autre, et qui plus est “acteur européen” que ses collègues méprisent ouvertement puisqu’il est incapable de tenir sa maison en ordre. C’est une sorte de Juncker en caoutchouc, tout mol, – certes, sans les tripes, la vigueur et le franc-parler, – comme si la France était réduite au Luxembourg, – certes, France réduite au Luxembourg mais sans les banques ni la prospérité. Bref, passons outre puisque la France n’a pour l’instant plus rien d’elle-même dans ses structures principielles vidées de leur contenu, et donc plus aucun rôle institutionnel à jouer.

Poursuivons l’hypothèse Juncker qui est l’hypothèse extrême d’une situation inéluctable d’affrontement entre l’Europe institutionnelle et les nations. Ce qui se profile c’est une machine de guerre institutionnelle européenne (les institutions européennes) plus intransigeante que jamais après ces élections qui lui ont apporté un cinglant démenti. Plus Bruxelles-Europe est mis en question par les événements qu’il suscite, plus Bruxelles-Europe ne supporte pas de l’être puisque Bruxelles-Europe est oint d’une sorte d’huile sacrée nommée “Europe” qui lui interdit d’accepter la moindre réticence, la moindre critique. Il faut entendre du dedans, c’est-à-dire chez certains fonctionnaires de cette direction qui y furent directement impliqués, le récit de la circonstance initiale de novembre 2013 qui déclencha la crise ukrainienne, l’extraordinaire intransigeance du Commissaire à l’Elargissement de la Commission, tchèque de nationalité, qui mena les négociations et refusa la moindre concession à Ianoukovitch, ne lui laissant d’autre choix que de refuser, – et ainsi pourra-t-on mieux comprendre cette crise-là… “Et ainsi” pourrait-on mieux envisager d’autres crises, avec l’évolution probable de l’attitude de Bruxelles-Europe, notamment, et particulièrement d’une manière symbolique pour nous, si Juncker devient président de la CE. Nous aurons une complète intransigeance vis-à-vis des États-Membres, et particulièrement ceux qui ont eu des votes eurosceptiques marquants. S’il le faut et si les circonstances vont dans ce sens, – et rien ne montre qu’elles puissent prendre une autre tournure, – rien n’empêcherait que l’on envisageât de faire subir à la France le sort de la Grèce, et un Juncker, avec toute son alacrité d’acteur européen musclé et expérimenté, jouerait un rôle accélérateur non négligeable dans une telle occurrence.

Cela signifie que nous nous dirigeons vers des affrontements majeurs, parce que, bien entendu, ni la France ni l’Angleterre, pour prendre les deux cas des deux des trois “grands” européens qui ont enregistré la même poussée dévastatrice des eurosceptiques (28% pour l’UKIP, 25% pour le FN), ne sont prêtes à accepter des pressions et des diktat de cette sorte, même adaptés à leurs situations respectives. On envisagerait aisément que de telles circonstances constitueraient un moteur puissant pour accélérer encore des situations quasi-insurrectionnelles vis-à-vis de l’Europe dans ces pays, et la France pourrait alors trouver un rôle à sa mesure, plutôt du type insurrectionnel, dans le registre “Ah ça ira, ça ira, ça ira…” de son inventaire. Les élections européennes suivies du durcissement de Bruxelles-Europe avec des opérateurs tels que Juncker ouvrent donc la voie à une période de grand trouble, – ou bien accélère de façon impressionnante le grand trouble d’ores et déjà existant, – où le facteur économique et le facteur institutionnel pourraient céder la place à des occurrences politiques de violence pure et des menaces graves de rupture. Ce que ces élections européennes décidément historiques d’il y a une semaine menacent de faire céder, c’est l’existence du cordon sécuritaire et quasiment sanitaire que constituaient jusqu’ici les directions nationales, dont le rôle semblait depuis les épisodes intégrateurs de la Constitution européenne, du traité de Lisbonne et de la crise de l’euro, avoir été réduit à la tâche de faire appliquer une “politique européenne” dont on connaît la recette type FMI-Goldman-Sachs, fardée d’une dialectique nationale de circonstance qui avait pour mission de dissimuler la vérité de la situation. Nous sommes désormais à proximité d’un point de rupture menaçant tous les équilibres nationaux et européens, – comme si l’on évoluait vers une véritable épreuve de force à l’échelle d’un continent qui s’est institué lui-même, dans le chef de ses élites-Système, comme un modèle de gouvernance pour le reste du monde et l’avenir de la civilisation. C’est un autre aspect de la crise d’effondrement du Système qui se précise, et toujours avec cette stupéfiante rapidité dans la formation et le développement des événements.

 

 

L’Europe au rythme de Juncker

(Billet du 28 juin 2014) C’est un grand jour pour l’Europe, pour l’UE, pour le Parlement européen (PE) & Cie. C’est-à-dire que c’est un grand jour pour les eurosceptiques et pour le processus de déconstruction de la machinerie européenne qui n’est plus qu’un appendice monstrueux du Système. Il s’agit d’une belle occasion où se fait la démonstration que le Système n’a pas de plus sûr ennemi et d’ennemi plus puissant que lui-même, selon la romantique formule qui nous passionne tant, – l’équation surpuissance-autodestruction. Comme dans chaque occasion de cette sorte, les acteurs changent de script selon les circonstances, et le brillant Cameron s’est trouvé temporairement mais d’une façon efficace, en position d’antiSystème. Ecoutez ses geignements et instruisez-vous des principaux éléments de l’affaire, – l’article de Ian Traynor et de Nicholas Watt, du Guardian, ce 28 juin 2014, fait l’affaire…

«David Cameron took Britain closer to the exit door of the European Union last night following a tumultuous EU summit at which his fellow leaders inflicted a crushing defeat on the prime minister by nominating Jean-Claude Juncker for one of the most powerful jobs in Brussels. In what marked a rift in the UK’s long and troubled relationship with the continent, Cameron was left isolated as 26 of 28 countries endorsed Juncker as head of the European commission for the next five years. “This is a bad day for Europe,” said the prime minister as he voiced bitterness over the nomination of Juncker. “Of course I’m disappointed.” He described the nominee disparagingly as “the career insider of Brussels” and criticised other EU national leaders who he said had “taken different views along the way”.

»Accusing the leaders of Germany, France, Italy and another 23 countries of making “a serious mistake” by abandoning an approach that could have brought consensus on an alternative to the former prime minister of Luxembourg, Cameron said: “We must accept the result … Jean-Claude Juncker is going to run the commission.” Cameron admitted that he now faced an uphill struggle to keep Britain in the EU if his mooted in/out referendum on membership goes ahead as scheduled in 2017. “Today’s outcome is not the one I wanted and, frankly, it makes it harder and it makes the stakes higher,” he said. “This is going to be a long, tough fight. Frankly you have to be willing to lose a battle in order to win a war … Europe has taken one step backwards with its choice of commission president.”

»Pierre-François Lovens, a journalist with La Libre Belgique, tweeted a selfie of himself with Juncker in what appeared to be a bar where he was apparently awaiting the result of the vote. Lovens tweeted: “The man waits, serene, calm, smiling.” Juncker tweeted after the vote that he was delighted to have been nominated. “I am proud and honoured to have today received the backing of the European council.” In a second post he tweeted: “I am now looking forward to working with MEPs to secure a majority in the European parliament ahead of the vote on 16 July.”

»On a momentous day in Brussels which shifted the balance of power in Europe, the decision to back Juncker also handed a big victory to the European Parliament over the way the EU is run. No vote has ever been taken among national leaders on who should head the commission, a decision that until now has always been taken by consensus. But given Cameron’s immovable opposition to Juncker, the issue was put to a qualified majority vote, with Cameron supported solely by Viktor Orbán, the pugnacious Hungarian prime minister. Other allies who had previously voiced sympathy with the British line of argument – the Swedish and Dutch prime ministers – have peeled away to side with the majority over the past week, leaving Cameron unusually isolated.

»But the big shift was that no other candidates but Juncker were considered for the powerful EU executive post because the European Parliament set the leaders by insisting on Juncker after his Christian Democrats grouping won last month’s European elections. The German chancellor, Angela Merkel, a Christian democrat, was the key supporter of Juncker, despite Cameron’s earlier confidence that Berlin shared his reservations about the 59-year-old, who ended a 19-year stretch as prime minister of Luxembourg last year.

»Bowing to the European parliament’s insistence on Juncker marked a seismic shift in the way the EU is run, with the national elected leaders ceding power to the parliament on the question for the first time. There were signs that the government chiefs realised they had blundered, but the momentum behind Juncker had become irreversible. While nominating him, they also decided to review the nomination process, suggesting they would try to claw back their prerogatives from the parliament.»

Juncker est une forte personnalité qui dispose d’un poids politique certain. C’est un Président disons “de substance” et “de caractère”, ce qui le relie directement à Jacques Delors (1985-1995). Entre les deux, Santer (1995-1999), Prodi (1999-2004) et Barroso (2004-2014) ont été des personnalités politiques effacées, avec une mention particulière pour le héros de la bande, pour son exceptionnelle médiocrité, dito Barroso l’imbattable. Ce constat est important. Il signifie plusieurs choses, qui ont toutes un aspect involontairement antiSystème par le biais de la doctrine de “la discorde chez l’ennemi” ; laquelle est, en bonne logique et en bonne tactique qui est presque une stratégie, une réplique à peine indirecte de l’art martial du “faire aïkido” qui ne peut que nous séduire. (Voir le 2 juillet 2012 : «L’opérationnalité de la résistance antiSystème se concentre naturellement dans l’application du principe fameux, et lui-même naturel, de l’art martial japonais aïkido : “retourner la force de l’ennemi contre lui…”, – et même, plus encore pour notre cas, “aider la force de cet ennemi à se retourner naturellement contre lui-même”, parce qu’il est entendu, selon le principe d’autodestruction, qu’il s’agit d’un mouvement “naturel”.») Certains le comprennent parfaitement, comme l’UKIP britannique, pour qui Juncker est le choix idéal pour la cause des eurosceptiques (Novosti, le 28 juin 2014) :

«[Senior UKIP’ MEP David] Coburn also warned that Juncker’s nomination as President would have far reaching consequences for the EU and predicted it would lead to the collapse of the entire European project. “In some ways he’s perfect for UKIP because he’ll bring the whole EU project crashing down. I think that will happen sooner rather than later,” Coburn said. “He’s the worst of all possible candidates in a very poor field. He’s a donkey in a field of donkeys,” Coburn added.»

Nous allons détailler dans quels sens, dans quels domaines, etc., le choix de Juncker est le meilleur qu’on pouvait espérer pour la situation présente et pour ses développements ; “meilleur”, dans le sens de la dynamique la mieux appropriée à une exaspération de la situation-Système dans les institutions européennes.

• Juncker est donc une forte personnalité qui a pour particularité de haïr profondément les Britanniques, – sentiment que les Britanniques lui rendent fort bien. Sur les véritables causes et conséquences de cette haine réciproque, et pour qu’aucune illusion ne subsiste à propos de Juncker, ceci, venu d’un texte du 31 mai 2014 :

«Un aspect très spécifique de la situation européenne, c’est que l’éventuelle victoire de Juncker serait une défaite cuisante pour le Britannique Cameron. On sait que Juncker déteste les Britanniques, en privé sans aucune retenue et en public avec le sarcasme aux lèvres ; il les juge irrémédiablement anti-européens. “Bien vu”, se réjouiraient certains Français peu sensibles à la contraction du temps et à l’accélération de l’Histoire qui changent toutes les données, et croyant dur comme fer à l’Europe de leurs rêves, celle à laquelle on pouvait encore s’attarder à croire il y a un quart de siècle et même un peu plus. Mais non, Juncker ne dit pas cela parce qu’il veut une Europe indépendante dans le sens qu’elle serait débarrassée de l’influence US que relaient les Britanniques et qui constitue un des aspects importants de son absence d’indépendance politique. Sa démission en 2013 du poste où il semblait inamovible de Premier ministre luxembourgeois […] est due au scandale SERL (services de sécurité luxembourgeois). On avait alors appris qu’en 2006-2007, Juncker avait montré un comportement tout à fait indifférent et laxiste devant la révélation que le SERL, bon serviteur du réseau Gladio “géré” par l’OTAN, entretenait un énorme fichier de surveillance des citoyens grand-ducaux, pour servir notamment à l’information et aux entreprises de Gladio, et aussi du MI6 britannique et, par voie de servilité, de la CIA. Juncker n’a pris aucune mesure, il a laissé faire, n’y trouvant rien à redire ; il n’est pas un atlantiste acharné, du type agent actif-neocon, mais simplement un atlantiste disons par habitude sinon par défaut et indifférence, fataliste de la domination US au niveau de toutes ces fonctions régaliennes de la souveraineté et de la sécurité générale, – toutes choses assez étrangères au Luxembourg et à Juncker. Non, répétons-le, si Juncker déteste les Britanniques c’est parce qu’il les juge anti-européens selon ses propres conceptions intégristes de l’Europe, à lui Juncker.»

• … Il n’y aura donc pas de lutte politique à proprement parler entre Juncker et les Britanniques, ce qui n’est d’ailleurs pas une chose mauvaise parce qu’une lutte politique ne serait qu’une occurrence trompeuse par rapport à ce qu’elle nous ferait croire faussement d’une véritable évolution de la situation. Mais il y aura sans aucun doute une lutte bureaucratique, pour deux raisons : 1) parce que Juncker, spécialiste des arcanes européennes et effectivement fédéraliste acharné, n’a pas l’habitude de lâcher prise. Il voudra faire passer ses options fédéralistes dans la monstrueuse bureaucratie de la Commission, c’est-à-dire aller dans le sens de dessaisir les pays-membres de ce qu’il leur reste de miettes de souveraineté. 2) Contre cela, les Britanniques (pas les Français, certes, dans l’état où ils sont) se battront jusqu’au bout. Or, s’ils sont bien peu “européens”, ils ont par contre une grande maestria bureaucratique et ont réussi à placer leurs hommes (tout fonctionnaire UE de nationalité britannique reste par-dessus tout un “homme de l’Angleterre”) dans nombre de postes stratégiques de la bureaucratie de l’UE. C’est dire si Juncker trouvera à qui parler et que, compte-tenu de son caractère, cela se traduira par des batailles internes et des tensions extrêmes à l’intérieur des bureaucraties européennes, – les deux adversaires, Juncker et l’activisme bureaucratique britannique déployant une égale vacherie dans la bataille à venir. Ces batailles auront pour premier effet de contribuer à réduire sinon paralyser les capacités d’influence et d’action des pouvoirs concernés.

• Un autre aspect intéressant de la nomination de Juncker est que ce processus entend s’oindre de l’huile divine de la légitimité démocratique (Juncker, candidat du premier “parti” (?) européen, qui est un rassemblement hétéroclites des droites-Système des pays-membres. Sacré curiosité : allez dire à l’électeur moyen de l’UMP qui s’est déplacé pour les européennes qu’il a participé à la légitimation de Juncker à la tête de la Commission, et demandez-lui la signification de la chose…). Bien, tout cela est politiquement plutôt grotesque, mais c’est une grotesquerie qui roule et à laquelle les politiciens européanisés tiennent ; c’est-à-dire que la participation du PE au fonctionnement des institutions-UE est désormais elle-même institutionnalisé au nom de l’imagerie démocratique de l’ensemble, avec tout ce que cela suppose de tracasseries, d’intrigues politiciennes et ainsi de suite, et finalement d’entraves à la bonne marche de l’exécution des politiques. On a l’exemple-type à Washington d’un système démocratique auquel Roosevelt avait réussi à donner un exécutif “impérial”, et qui a sombré dans des querelles institutionnelles après que la branche législative ait réussi à reprendre une partie du pouvoir, avec la fin de la Guerre froide, – le résultat étant la paralysie type-usine à gaz ou type-Titanic c’est selon.

• A cette aune, on retiendra le commentaire du Guardian : «Bowing to the European parliament’s insistence on Juncker marked a seismic shift in the way the EU is run, with the national elected leaders ceding power to the parliament on the question for the first time. There were signs that the government chiefs realised they had blundered, but the momentum behind Juncker had become irreversible. While nominating him, they also decided to review the nomination process, suggesting they would try to claw back their prerogatives from the parliament.» Les “souverainistes” de certains États-membres doivent-ils marquer ce jour d’une pierre noire en parlant d’une souveraineté nationale encore diminuée ? C’est à voir même si la souffrance est fondée parce que, selon nous, les gouvernements nationaux en leur état présent, avec le personnel inculte et psychologiquement exsangue dont ils disposent, ne servent qu’à donner un alibi d’apparence de souveraineté puisqu’ils usent des restes de cette souveraineté pour en trahir le principe, pour donner leur soutien à la mentalité européenne. Eh bien, certes ! Que ces gouvernements soient encore plus privés de souveraineté, et l’on aura au moins une vérité de situation, – à savoir que la souveraineté n’existe plus nulle part, que les institutions européennes n’auront plus de relais nationaux pour appliquer leurs directives, qu’elles seront placées devant leurs responsabilités, avec la possibilité d’insurrections nationales relayées par les succès des partis antiSystème… C’est à ce point que l’on comprend la logique du MEP du parti UKIP David Coburn («In some ways he’s perfect for UKIP because he’ll bring the whole EU project crashing down…»)

• La désignation “élective” de Juncker ouvre donc bien des perspectives, dans la mesure où elle pourrait être le pas de clerc de la poussée globalisante, s’exprimant en Europe sous le visage du fédéralisme à outrance. Comme Juncker est un dur, on peut compter sur lui pour contribuer à pousser l’expérience jusqu’à son terme, c’est-à-dire contribuer éventuellement à conduire directement l’Europe à sa Guerre de Sécession avant même que leur ambition des “États-Unis d’Europe” soit rencontrée.

 

Et enfin un billet de la Tribune, de l’excellent Romaric Godin

Qui est le grand perdant du Sommet européen, Hollande ou Cameron?

Le Sommet européen a mis l’accent sur la croissance et a nommé Jean-Claude Juncker. Mais François Hollande est loin d’avoir obtenu la victoire escomptée depuis son alliance avec les socio-démocrates européens

A l’issue du Sommet européen, tout le monde, comme toujours s’est dit vainqueurs. Mais tout le monde n’a pas raison.

Une « flexibilité » pas si souple…

Comme on s’y attendait, le Conseil a reconnu le droit aux États membres à plus de « flexibilité » dans l’application du pacte de stabilité dès lors qu’il réalise les réformes structurelles demandées. Matteo Renzi, le président du Conseil italien, pouvait y voir un accord « très, très bon » et se vanter, affirmant qu’il n’aurait pas voté pour Juncker « s’il n’y avait pas eu d’abord un bon accord politique. » Mais en réalité, rien ne change vraiment et Angela Merkel l’a immédiatement précisé : « la flexibilité, cela signifie que le pacte de stabilité sera appliqué de la meilleure manière possible. » Et d’ajouter que « ce ne sera pas aux Etats de décider eux-mêmes de l’application de cette flexibilité, mais à la Commission. » Angela Merkel a tenu bon.

Une Europe du changement ?

Autrement dit, comme aujourd’hui, c’est bien Bruxelles qui continuera à accorder des délais pour l’application du pacte, moyennant évidemment l’application d’une politique qui, rappelons-le, reste une politique de consolidation budgétaire qui porte en soi des éléments déflationnistes. La victoire de Matteo Renzi est donc d’abord, comme il l’a reconnu lui-même « terminologique » : la croissance est affichée comme la priorité du Conseil. On promet d’utiliser les outils actuels : la BEI, les « project bonds », etc. Mais là encore : rien de plus que l’existant. Pas de montant sur les investissements en œuvre. La BEI, dirigée par l’ancien secrétaire d’Etat aux Finances libéral allemand Werner Hoyer, a prouvé sa frilosité. Les project bonds sont encore dans les limbes. Or, pour relancer la machine économique, il faut de l’ambition. L’existant, même amélioré ne sera sans doute pas suffisant.

La France grande perdante ?

Reste un constat : l’Italie dispose d’une légère marge de manœuvre, étant sortie de la procédure de déficit excessif. Pour Paris, les chaînes du pacte de stabilité demeurent quasiment les mêmes, sans vraie compensation d’envergure. François Hollande devra négocier avec la prochaine commission les modalités de son nouveau délai pour la rdéuction du déficit sous les 3% du PIB et ne gagne pas vraiment de nouvelles marges de manœuvre budgétaire. Le train actuel de la consolidation budgétaire devra simplement se maintenir. Lorsque l’on observe « le plan d’attaque » de l’Elysée publié dans Le Monde du 25 juin, on comprend que, encore une fois, Paris n’a guère pesé et n’a pas obtenu grand-chose. Sa défaite est complète.

David Cameron n’a peut-être pas tout perdu

Dans un sens, elle est plus cuisante encore que celle de David Cameron. Humilié en théorie par sa défaite sur Jean-Claude Juncker, il a pu montrer aux Britanniques sa détermination à refuser l’Europe « à l’ancienne » incarnée par le premier ministre luxembourgeois. « La position de Cameron pourrait avoir été renforcée après cet épisode, étant donné le risque de voir le Royaume-Uni de quitter l’UE et celui de voir Berlin se retrouver seule avec un « bloc Club Med » », souligne le Think Tank eurocritique Open Europe. Les autres postes européens, notamment ceux de la Commission seront déterminants pour mesurer si Londres a perdu ou gagné la partie.

D’ores et déjà, Angela Merkel a répété sa volonté de ne pas abandonner le Royaume-Uni et de le conserver dans l’UE. Elle a ainsi reconnu le droit d’une « Europe à deux-vitesses » pour les Britanniques. Preuve que Londres n’a pas tout perdu. Il n’est donc pas impossible que le Premier ministre britannique s’en sorte bien, avec un Commissaire chargé des dossiers économiques (chargé d’appliquer la “flexibilité” des règles budgétaires et un programme de libéralisation très “Tories”) . Dans ce cas, Paris aura bu sa défaite jusqu’à la lie.

Source : La Tribune

 

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87 réponses à [Reprise] L’Europe au rythme de Juncker

  1. joker Le 30 juin 2014 à 02h15
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    fini, c’est officiel… on n’existe plus !

    https://www.youtube.com/watch?v=4cL-zJY9XEc&feature=share


  2. jules Le 30 juin 2014 à 02h40
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    Je me demande le plus sérieusement du monde si, entre personnes de bonne volonté, il ne serait pas temps de penser à former l’équivalent de gouvernements en exil au sein de certains pays de l’UE. L’équivalent contemporain du GPRF ou du Pierlot 4. Des gouvernements alternatifs qui pourraient, de leur propre initiative, commencer à préparer le terrain pour le jour ou la crise d’hystérie cessera et ou l’UE se cassera la pipe pour de bon.


    • VoualaCéMoi Le 30 juin 2014 à 07h36
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      Quelle bonne idée ! Je vote Olivier d’office


    • Mina Le 30 juin 2014 à 10h06
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      Déclarer un califat? C’est “tendance” effectivement.


    • Alain Le 30 juin 2014 à 13h06
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      N’exagérons pas en parlant de gouvernement “en exil”, l’image beaucoup plus correcte est le “shadow cabinet” de l’opposition anglaise, quel que soit le parti (conservateur ou travailliste). Ce cabinet acte comme si il était au pouvoir pour préparer l’alternance.


    • anne jordan Le 30 juin 2014 à 16h56
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      @ jules !
      et s’associer aux groupes qui travaillent sur la CONSTITUANTE , non ?


  3. VoualaCéMoi Le 30 juin 2014 à 02h51
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    Je me demande ce que le Français moyen peut comprendre de tout cela. Moi, je m’y perds. Merci pour les articles de fond cependant.


    • Casquette Le 30 juin 2014 à 11h35
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      Ben il s y intéresse pas (cf le taux d’abstension) , c’est surtout les gens qui cherchent à comprendre qui s’y perdent.


      • Canto président Le 30 juin 2014 à 12h45
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        Non casquette, les abstentionnistes s’intéressent et j’en fais partie depuis pas longtemps. Mais tellement écœuré de cette mascarade démocratique… Les abstentionnistes ne sont plus “QUE” des “je m’en foutiste”. Au contraire. Par contre, je ne sais pas encore si c’est la bonne solution mais au moins on en parle. Pas comme les votes blancs ou nuls dont on ne parle JAMAIS. Je regrette vraiment de ne plus voter. Mais c’est mieux que de voter pour les extrêmes en tous genres qui font partie de la mascarade. Ca sert juste à contenter, canalyser… Le front républicain ne marche plus au premier tour mais MARCHERA toujours au second tour d’une présidentielle en France. A moins de vouloir le chaos. Et l’histoire nous prouve que c’est possible. Est ce ce qu’ils veulent ?


      • Richard Le 30 juin 2014 à 16h34
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        Je fais partie des abstentionnistes qui passent 8 heures par jour à essayer de comprendre… Je suppose qu’il y en a d’autres 😉


  4. Tchernine Vladimir Le 30 juin 2014 à 05h39
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    UN TOURNANT IMPORTANT DE LA CRISE en Uklahoma (51me État de US non incorporé, ancienne Ukraine). EST-CE UNE DECLARATION DE GUERRE ENTRE POROCHENKO ET KOLOMOÏSKY? Depuis un certain temps nous savons qu’en Uklahoma il y a deux sous-pouvoirs (deux courants) sous la houlette états-unienne. Celui du président-oligarque Pietr Porochenko et l’oligarque tout court Igor Kolomoïsky. Chacun de ces deux personnages possède sa propre armée. Le chocolatier (Porochenko) à l’armée régulière qu’il entretienne avec les dollars des US, nos euros et les deniers publics (grivna), enfin, ce qu’il en reste. Kolomoïsky (citoyen suisse et le bourreau d’Odessa) a ses propres troupes composées des criminels de tous bords avec les nazis du Secteur Droit en première ligne. Il entretien ces bandes avec son propre argent honnêtement volé sur le passage du gaz russe vers l’Europe. Une petite remarque, Bénia (le surnom de Kolomoïsky) est très « gazier » comme gars c’est pour ça qu’il tient absolument à « nettoyer » cette partie de l’Ukraine où se trouvent des réserves importants du gaz de schiste déjà pré vendu aux américains. Il y a un mois, vice président des USA Joe Biden a casé son fiston dans le conseil d’administration de Bénia.
    Bref, pourquoi je vous raconte tous ça. Le 29 juin à Kiev il y a eu lieu une manifestation organisée par un bataillon de l’armée de Kolomoïsky. Lors de ce meeting les « combattants » ont exigé de Porochenko l’arrêt de la trêve et des pour-parlés (bien que de facto les combats n’aient jamais cessé pendant tout ce temps-là) avec des « séparatistes » de Donetsk et de Saviansk et de permettre de les anéantir. Ils ont traité Porochenko de traître et ont dit en substance que s’il n’accepte pas leurs exigences, il va subir le même sort que son prédécesseur Victor Yanoukovitch. Est-ce une déclaration de guerre entre Kolomoïsky et Porocheko ? Qui vivra verra.
    chttp://www.gazeta.ru/politics/2014/06/29_a_6090605.shtml


    • VladP Le 30 juin 2014 à 13h03
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      M. Kolomoïshy N’EST PAS citoyen suisse. Il est domicilié à Genève avec un permis de séjour pour étranger et au bénéfice d’une taxation au forfait “en fonction de ses dépenses en suisse” (c’est à dire rien, quoi!).
      Il est binational israélien-Ukrainien quoiqu’Israël a entamé son processus en destitution de sa nationalité.


    • Cornet Le 30 juin 2014 à 18h50
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      Et,Timoshenko nous raconte que des chars russes ont bombardé Slaviansk, Donetsk et Lugansk, (même les ricains n’ont pas osé) et qu’une tentative de résolution pacifique n’est pas possible…. c’est elle qui voulait justement éradiqué les populations de l’est de l’Ukraine…

      http://www.youtube.com/watch?v=e8NOKEgm38w&sns=fb a


  5. Crapaud Rouge Le 30 juin 2014 à 06h29
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    Que ces gouvernements soient encore plus privés de souveraineté, et l’on aura au moins une vérité de situation, – à savoir que la souveraineté n’existe plus nulle part, que les institutions européennes n’auront plus de relais nationaux pour appliquer leurs directives, qu’elles seront placées devant leurs responsabilités, avec la possibilité d’insurrections nationales relayées par les succès des partis antiSystème…” : il y a une grosse part de rêve dans cette phrase…


    • Le diable Le 30 juin 2014 à 12h40
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      Bonjour Crapaud rouge,

      Comment “diable” faites-vous pour faire apparaître un texte en italiques sur les-crises ?
      J’ai essayé toutes les syntaxes qui me passaient par la tête, sans y parvenir.

      Merci !

      Cordialement,

      le diable.


      • Surya Le 30 juin 2014 à 14h16
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        il faut utiliser les balises “i” et “/i” encadré par <>


  6. Crapaud Rouge Le 30 juin 2014 à 07h31
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    Signalons encore un billet de Sapir qui n’a de cesse d’alerter sur la montée du chômage : http://russeurope.hypotheses.org/2472 Il en appelle comme toujours à sortir de l’euro, mais n’a jamais évoqué un argument de poids, à savoir que l’euro est fait pour durer. Il a seulement dit, comme d’autres, que les Allemands ne voudront jamais desserrer ce carcan, car c’est un copié/collé du mark. Donc, ne pas sortir de l’euro, c’est ne pas faire ce qui devra être fait un jour ou l’autre. Il ne faut évidemment pas compter sur Hollande…


    • Charles Michael Le 30 juin 2014 à 09h13
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      J’ai plusieurs fois suggéré, sur ses blogs, à Jacques Sapir d’envisager plutot une sortie de l’UE qui est le vrai problème mais sortie prévue dans la Constitution de l’UE; tout en gardant l’euro dont la sortie n’est pas prévue, et comporte des risques certains.

      le problème des économistes est leur non prise en considération (par ignorance) des lois de la thermodynamique et des limites physiques.

      Cher Jacques Sapir,
      J’admets bien volontier vos démonstrations macroéconomiques; mais je tiens à vous rappeler que l’économisme n’est qu’une représentation partielle, théorisée donc un peu idéologisée, de mécanismes et comportements, de structures et cultures, le tout inséré dans un récit historique.
      De plus cette manie de sortir de l’euro semble une bien vaine poursuite et désolé elle ne fait aucunement l’unanimité (ce qui serait extraordinaire) chez les experts.
      Laissons de coté l’euro un moment pour parler de la croissance et de la croissance comme solution (partielle mais au moins atténuante) pour endiguer la montée du chômage; personne ne parle plus de le supprimer bien sur.
      L’analyse classique économiste de la crise de 2008 la lie uniquement au secteur financier, particulièrement US et ses produits dérivés. C’est un peu court et ça ne répond pas à pourquoi ces titrisations et crédits pour tous étaient nécessaires voir indispensables au maintien de la croissance aux USA, comme en Europe d’ailleurs. Les avants signes de cette “surprise” étaient bien visibles dans la presse financière US dès 2006.
      A condition d’avoir les bonnes lunettes (idéologiques):
      – la croissance ne dépendait plus que de la consommation des ménages
      – cette consommation était principalement due au boom immobilier des maisons individuelles
      – cette croissance permettait d’abord de financer les guerres de GWBuch, d’où l’impératif de poursuivre l’expansion de la bulle jusqu’à la fin de son mandat.
      Enfin, et ça la macro-économie telle qu’elle est battie ne peut l’admettre, vous avez une finitude des ressources naturelles, énergétiques en tête, et pétrole disponible et à quel cout. Et cette limite du flux pétrolier, ce Peak de production mondial sur les sources conventionnelles a entrainné de 2005 à 2008 une hausse des prix (jusqu’à 145 $ le baril, juste avant la Crise de la finance).
      Depuis cette date la consommation de vrai Oil stagne demande et offre aussi et c’est bien pour ça que les non-conventionnels, tels que Gaz et Oil par fracking, Tarsands de l’Alberta, deep sea off-shore, etc.. ont un tel essort. Problème ils sont plus chers à extraire (ERoEI), très alléatoires dans la continuité (voir fracking aux USA), très très polluants (tarsands de l’Alberta).
      Cette Limits to Growth est là, c’est en partant de l’acceptation de ces limites qu’il faut reparler non pas de croissance comme solution (partielle et fugace) de la limitation du chomage; mais restructuration des secteurs productifs et distributifs de l’économie.
      Et si l’UE n’est pas d’accord, prisonnière de ses dogmes de la croissance, de la consommation et de son rejet de planification par l’Etat, en gros du Mantra Libéral de Wall street, et bien la solution est de sortir de l’UE, ce qui est constitutionellement possible, et garder l’euro ce qui troublerait un peu le marigot Bruxellois.

      posté sur son blog Marianne ce matin


      • Prométhée Enchaîné Le 30 juin 2014 à 11h08
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        Bonjour à toutes et à tous, et bonsoir à toutes et à tous,

        Je profite du message de Charles Michael et des récents élans catastrophistes anxiogènes pour partager cette vidéo d’Etienne Klein, un citoyen et penseur très intéressant, qui observe tout ce foutoir d’un peu plus loin, avec plus de hauteur :
        https://www.youtube.com/watch?v=lzg8dajIGdc

        Le thème de son intervention est “le progrès”. Il y est question de la place du progrès dans notre société et de sa relation au “projet” de société. Y sont rappelés quelques fondamentaux sur l’énergie et abordées plusieurs problématiques à mon avis essentielles pour ceux qui ne souhaitent pas se noyer dans l’angoisse.


        • Charles Michael Le 30 juin 2014 à 14h53
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          Bonjour,
          merci pour la vidéo-conférence d’Etienne klein, j’avais lu quelques articles, je l’ai donc suivit avec attention, et je suis assez en phase.

          deux petites remarques sur le progrès:
          – à l’époque des encyclopédistes il était encore possible d’avoir un savoir … encyclopédique, ce qui n’est plus le cas et le projet d’Edgar Morin me semble déboucher sur du bien fade.
          – le progrès dans son ensemble était une valeur à vocation universelle, partagée et en fait égalitaire concernant l’ensemble des classes sociales et libératrice des contraintes physiques: la machine libérant l’humain, la nature et sa corne d’abondance (cornucupien) etc.

          J’espère ne pas tenir un discours catastrophiste et encore moins anxiogène, mais plutot diffuser du savoir ou rappeler des limites physiques. Et ce savoir dans mon optique permet ou devrait aider à faire un tri, une classification des progrès et en introduisant un concept d’excès de performances au détriment du bien-être social, qui a l’air bien oublié depuis qu’il est remplacé par le marketing consummériste.

          En style direct, je dirai que devant les futures restrictions (il y a des études de prospectives à 2050 décrivant plusieurs scénarios) soit physiques soit à l’universalisme plusieurs voies s’offrent à nous:
          – les sciences de la biologies nous permettent de choisir le Meilleurs des Mondes avec une forte dose de Big Brothers matiné Blade Runner
          – nos cerveaux reptiliens de prédateurs compétitifs favorisent la stratégie du pannier de crabes et un cannibalisme technicisé
          – des diversités mega-régionales de développement, et/ ou au contraire extrèmement marginales, voir isolées, donc de modéles sociaux offrent un choix pour les individus porteur de savoir et compétence pratiques, mais toutes s’inscrivent dans la collaboration et solidarité en groupe


          • Prométhée Enchaîné Le 30 juin 2014 à 16h32
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            Pardon, je ne réagissais à votre propos que par votre rappel des réalités physiques. Mais ce sont les derniers articles qui m’ont amené à un pic d’angoisse.
            Mieux que le discours de Jancovici à l’Assemblée joint par Nérouiev, je recommande sa conférence à Bruxelles, intitulée “Energopolis, la cité productiviste” (https://www.youtube.com/watch?v=3ZDBB_UVP-s), actualisée et enrichie. Où l’on sent que le changement politique souhaité doit aussi s’accompagner d’un changement des mentalités et des modes de vie.

            Il va falloir jouer les colibris à tête de Cassandre.


      • Nérouiev Le 30 juin 2014 à 13h19
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        Eh oui, sans surplus d’énergie, croissance zéro et sans croissance, capitalisme KO. Voir sur ce lien le discours de Jancovici à l’Assemblée pour les éduquer un peu : http://www.youtube.com/watch?v=xxbjx6K4xNw


      • Feugnet Le 30 juin 2014 à 18h27
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        Je partage votre point de vue …en gros . Je comprends votre souci , c’est un sujet de réflexion chez moi la thermodynamique et ses rapports avec ce qui n’a rien à voir : la monnaie .
        Je crois que dejà , pour avancer la reflexion , dans la mesure du possible , il conviendrait plutot de dire : principes de la thermodynamique et non lois . Lois çà fait bien , bardés de certitudes mais c’est faux . Un fait simple , mais d’importance qui tracassait beaucoup Schrodinger ( mais pas seulement ) c’était l’existence de la Vie , qui dément ces ‘Lois’ . C’est vrai on a trouvé la solution avec Ilya Prigogine , mais y a pas longtemps , et qui se soucie de ce Prix Nobel . Qui l’a compris ?
        Alors question thermodynamique , il existe 3 principes . Méme a beaucoup de ‘physiciens’ faut l’expliquer qu’il y en a trois . Parce que le 3e il ne s’en servent pas , sauf quelques spécialistes .
        Pour ce 3e principe il existe moultes versions et là aussi , on est pourtant en physique , personne n’est d’accord . Prenons sa version la plus mauvaise , la mainstream , la politiquement correcte : l’existence d’un zéro absolu .
        Parce que çà a un rapport avec l’énergie . Et bien là on a de vrais ‘miracles’ par exemple une électricité sans perte de chaleur . C’est merveilleux , non ?


    • Feugnet Le 30 juin 2014 à 19h05
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      Non , non . L’Euro pour les Allemands c’est mieux que le marc . Voyez les tours de passe passe et les prodiges que font les Suisses pour éviter que leur monnaie ne s’envole ! Une monnaie qui monte c’est bien , çà donne du pétrole pas cher , et des pensions aisées , mais si çà monte trop c’est une catastrophe , çà ruine votre économie .
      Avec l’Euro les Allemands sont lestés par le Sud ( y compris la France qui fait beaucoup d’effort pour çà ) . Parce que malgré tout il sont mal les Allemands , voire les reformes Schroder et leur dénatalité . Ils s’accrochent , ce qui nous donne des possibilités que nous n’exploitons pas . Pourquoi ? çà c’est une bonne question je pense .


  7. perceval78 Le 30 juin 2014 à 07h33
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    C’est officiel, le département d’état US a créé un budget pour renverser Poutine.

    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/06/27/etats-unis-un-projet-de-loi-pour-renverser-poutine/
    ==
    https://beta.congress.gov/bill/113th-congress/senate-bill/2277?q={%22search%22%3A[%222277%22]}
    ==


    • Nicolas Le 30 juin 2014 à 08h12
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      ça n’a été que proposé, pour l’instant. Si le monde du business est contre, ça ne peut pas passer. Bon, Chevron et Exxon ont fortement intérêt à coloniser l’Ukraine, Crimée comprise, mais il y a beaucoup d’intérêts contraires.


      • Le diable Le 30 juin 2014 à 12h50
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        Bonjour Nicolas,

        “Chevron et Exxon ont fortement intérêt à coloniser l’Ukraine”.

        Chevron et Exxon ? Je croyais qu’il s’agissait de Shell et Burisma.
        Y aurait-il quelque chose que je n’aurais pas compris ?

        ChevronTexaco, à ma connaissance, a plutôt été historiquement
        centrée sur la Russie : dans l’affaire Khadarkosvki,
        tout le monde avait deviné que c’était cette société (et pas Exxon),
        qui s’était faite prendre la main dans le sac par Poutine
        (pas besoin d’une boule de cristal : c’est Rice qui était secrétaire d’Etat à l’époque…).

        Par contre, je n’ai pas entendu parler de positionnements de Chevron en Ukraine.
        Avez-vous un tuyau ?

        Quant à Exxon, déjà qu’ils se sont faits doubler par Chevron en Russie,
        je n’ai pas non plus entendu leur nom sur le marché ukrainien.

        Il doit y avoir quelque chose qui m’échappe.

        Merci d’avance pour vos lumières !

        Cordialement,

        le diable.


        • Ratchadamri Le 30 juin 2014 à 13h29
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          Je suis un peu surprise. Khodorkovsky négociait probablement avec les deux, et Exxon et Texaco. En tous cas en 2002 Exxon préparait ses systèmes d’info en Russie à l’intégration des effectifs de Yukos, et ce n’était pas spécialement top secret, on en parlait en réunions, avec les collègues de Shell etc.


          • Nicolas Le 30 juin 2014 à 13h44
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            Ce que je trouve bizarre, c’est que l’action Exxon a augmenté au mois de Mars, quand la Crimée a rejoint le giron russe. Auriez vous une explication à cela? Poutine aurait-il annoncé qu’Exxon exploiterait quand même le pétrole de la Mer Noire? Il semble qu’il s’agisse d’un gros gisement (quelques milliards de barils), s’il est perdu pour Exxon ça devrait quand même inquiéter les investisseurs, non?
            Merci pour vos lumières.
            Cours ExxonMobile: Ffinance.yahoo.com/echarts?s=XOM+Interactive#symbol=XOM;range=1yF


            • Ratchadamri Le 30 juin 2014 à 13h59
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              Exxon a des très bonnes relations avec l’état russe, qui pourraient être définie d’une manière suivante : Exxon se tient parfaitement dans le cadre de l’accord régissant ses activités d’exploitation, TOUTES les lois russes, même les plus débiles, et même les caprices des fonctionnaires (et des employés russes d’ailleurs) sont pris en compte dans un délais extra court. Pendant toute la durée de leur activité en Russie ils ont eu aucun conflit avec le pouvoir à aucun niveau, ils ne montrent pas leur train de vie, ne font pas de jaloux. Ils ont beaucoup investi dans les effectifs locaux. Ils ont un type extraordinaire (russe, brillant, diplomate, marrant, s’entendant super bien avec les texans protestants coincés comme avec les russes), qui négocie avec le gouvernement russe les volumes d’exploration à Sakhaline. J’ai vu plusieures compagnies petrolières étrangère fonctionner en Russie, et sincerement Exxon est de loin celle qui a compris comment ça marche.


            • Nicolas Le 30 juin 2014 à 14h20
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              OK, merci pour vos lumières. Donc grâce à ces très bonnes relations, Exxon compte pouvoir exploiter le pétrole de la Mer Noire malgré le changement politique. Intéressant.


        • Nérouiev Le 30 juin 2014 à 17h07
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    • Nicolas Anton Le 30 juin 2014 à 11h52
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      Les USA sont à l’agonie et perdent complètement les pédales. Voter une loi pour renverser le pouvoir et installer en Russie un gouvernement favorable aux intérêts américains!
      Avec l’arme atomique qui empêche une guerre conventionnelle nous assistons aux agissements d’un peuple devenu fou.
      Seul une armée de psychiatres pourra sauver ce pays totalitaire.


      • Le diable Le 30 juin 2014 à 13h05
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        Bonjour Nicolas Anton,

        Personnellement, je ne mets pas tous les Etatsuniens dans le même sac.
        Je vais de temps en temps faire un petit tour sur leurs forums.
        Vous pouvez même, tout simplement, essayer de chercher un fil sur l’Ukraine
        (bien qu’il y en ait de moins en moins, c’est vrai), sur yahoo.us par exemple .
        Vous y verrez le “average Joe” qui parle.
        Et “average Joe” (du moins une bonne partie d’entre eux)
        en a assez que le monde entier la déteste à cause des “nazis qui décident à sa place”.

        A propos de nazis : regardez le nombre d’opposants allemands
        qui ont été réduits au silence grâce aux bons soins de M. Theodor Eicke.
        Personne ne les a entendus crier, ceux-là. Mais ils ont bel et bien existé
        (et en prime, ils se sont faits traiter de sales Boches par les autres déportés !)

        Autre illustration : je connaissais quelqu’un qui avait balancé du napalm sur les Vietnamiens en Indo.
        Il n’en dormait plus la nuit. Pour se racheter, il a travaillé clandestinement
        sur les centrales inertielles des SAM en 68, pour le compte du KGB,
        avant de rester collé aux infos pour comptabiliser le nombre de B-52 descendus.

        Ma conclusion : je ne mets pas tout le monde dans le même sac.
        Enfin, c’est personnel.

        Cordialement,

        le diable.


    • Nérouiev Le 30 juin 2014 à 17h16
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      Le problème américain c’est qu’ils ne peuvent pas se permettre de gagner à moitié, c’est incompatible avec leur NOM. Il leur faut une victoire complète et totale sur la Terre, et la Russie sera un morceau dur à avaler. Je suppose que côté Russie ils doivent avoir des espions qui sont au courant et que Poutine n’est plus forcément indispensable. Le premier défaut des américains c’est qu’ils ont du mal à penser autrement que selon leur logique et ne savent pas s’adapter pour contrer plus efficacement. Pour le moment leur armée robotisée à outrance n’a pas fait des miracles.


  8. Judabrutus Le 30 juin 2014 à 07h56
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    Personnellement, je tiens la désignation de Juncker, comme le premier acte responsable des élites européennes depuis bien longtemps; non pas qu’il y ait beaucoup à attendre de la personne, mais au moins, nos élus et commissaires de la machine Europe semblent avoir compris qu’il y avait péril en la demeure et qu’à trahir les engagements pris devant le corps électoral, on allait vite se retrouver devant des urnes vides, et un système de désignation intégralement cooptatif.
    Comme de toute façon, nous sommes condamnés à subir notre citoyenneté européenne pour quelques années encore, autant que cela se fasse dans les apparences du respect de la démocratie. …et qui sait, peut – être est-il permis d’espérer que cela nous épargnera le plus gros des nuisances d’un Barroso, “choisi ” par défaut , comme dans les conclaves, pour l’unanimité qui se faisait autour de sa nullité et de sa servilité.
    L’autre avantage de la nomination de Juncker, tient précisément à la réaction anglaise. Non pas que je sois assez dupe pour m’imaginer que l’Angleterre aura le bon goût de mettre sa menace à exécution : elle aurait trop à perdre en se séparant de nous ! Mais, quelles que soient les compensations qui lui seront offertes sous la table, d’ores et déjà, il est acquis que sa politique du chantage, menée avec une constance admirable, a perdu beaucoup de ses effets, et que si toutefois elle se décidait à se separer de l’Europe, l’Europe n’y verrait pas un gros inconvénient, et surtout pas un événement-comme je le lis un peu partout- de nature à remettre en cause sa propre survie. Après tout, il est sain que de temps en temps, nous soyons ramenés à un peu d’humilité.


    • Chris Le 01 juillet 2014 à 17h13
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      C’était ma première réaction. Mais la lecture des deux articles deDefensa.org a refroidi mon enthousiasme, tout en me donnant quelques espoirs que la mascarade EU patine.


  9. Jean Le 30 juin 2014 à 09h02
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    A chacun son oligarque !


  10. zebulon Le 30 juin 2014 à 09h19
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    l’empire britannique aurait il désormais peur de l’empire europeen sous controle us ?
    en tout cas bnp aura compris que pour etre une multinationale , il faut respecter la loi américaine
    le reste n’est que de la littérature

    à l’heure ou les élections se gagnent avec 25 % de participation, et où les partis politiques
    se financent essentiellement avec des emprunts privés qu’ils remboursent avec de l’argent public.

    nul doute que le nouveau président de la commission européenne est bien placé pour y rester les 30 prochaines années


  11. 21 janvier 1793 Le 30 juin 2014 à 10h02
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    Même s’il n’a pas de parti (mais je conteste ton analyse : souvent, un parti n’est qu’une alliance de personnes (le “parti Orléans”, le parti bonapartiste en France au XIXe), et en tout cas, Juncker est soutenu par le plus gros groupe de députés – certes mal élus, certes finalement minoritaire. Une démocratie devrait prévoir des mécanismes permettant de se passer de représentants, ce qui évite les alliances de couloir, mais dans l’état actuel des choses, ça ne peut être que Juncker.


  12. BA Le 30 juin 2014 à 10h12
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    Le seul côté positif, c’est que Jean-Claude Juncker va dégoûter encore plus d’électeurs européens.

    Mais dans les années qui viennent, pour qui vont voter tous ces électeurs européens dégoûtés ?

    J’espère qu’ils voteront pour les souverainistes.

    Mais j’ai peur qu’ils votent pour l’extrême-droite.

    C’est ça, le problème, avec les européistes :

    Les européistes vont continuer à construire une Europe anti-démocratique, anti-populaire, anti-sociale, mais ce faisant, les européistes vont faire exploser les résultats électoraux de l’extrême-droite.

    Partout en Europe, les électeurs seront tellement dégoûtés de la construction européenne qu’ils voteront de plus en plus pour l’extrême-droite.

    (Moi, je préfèrerais que les électeurs votent pour des souverainistes républicains.)


    • Chris Le 01 juillet 2014 à 17h42
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      Je trouve que le FN est paré de “vertus” imméritées. Le parti majoritaire conservateur suisse, UDC, qualifié d’extrême-droite par les Français, (celui qui a initié le référendum contre la construction de minarets et récemment la limitation de l’immigration avec retour aux quotas d’avant Schengen en phase avec les besoins économiques), n’est pas perçu en Suisse comme extrême-droite, mais défenseur des valeurs suisses (liberté-famille-travail) en réaction au socialisme européiste dont les Suisses voient les résultats effrayants en France ! Je ne parle pas de la droite française, elle a disparu des écrans avec le second mandat de Chirac.


  13. Nicolas Le 30 juin 2014 à 10h13
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    Allez zou, mise à jour de la situation dans le Donbass (j’en avais pas fait hier, précédente dans la revue de presse du 28):
    -Encore une base est passée hier côté rébellion, la 3ème en quelques jours, la deuxième sans tirer de coup de feu. Dans cette base, la rebellion a récupéré des systèmes (2?) anti-aériens “Bouk” (hêtre) roulants qui défendront Donetsk des attaques aériennes de Kiev. Les “Bouk” sont équipés de missiles sophistiqués qui devraient efficacement protéger le ciel de Donetsk. Je n’ai pas vu de précision sur la version exacte des Bouk capturées (buk missile system, pour l’article wiki en anglais)
    -Pour ce qui est de la base de Donetsk, qui a été prise il y a quelques jours, , Kiev affirme que les soldats ont percé l’encerclement, et sont partis rejoindre la lutte contre les teroristes. Hum hum, on peut voir cette triomphale sortie drapeau ukrainien au vent ici https://www.youtube.com hum hum /watch?v=uw7szTPqCfA . Kiev n’est vraiment plus à un mensonge près. Les entrepôts d’armes et de munitions de cette base ont été minées, et cela a déclenché un incendie qui a duré 3 heures. Flifenews.ru/news/135808F
    -Encore un journaliste est mort (au moins le sixième), un russe de la première chaîne, la principale chaîne de Russie. Les circonstances sont très intéressantes. Le journaliste était venu dans un bus avec des mères de soldats venues demander aux officiers d’une base (toujours sous contrôle de Kiev) de laisser partir leurs fils. De nombreux coups de feu ont été tirés sur le bus, tuant le journaliste et (il me semble avoir lu) le chauffeur du bus. C’est à dire qu’un ou des soldats ukrainiens ont tiré sur un bus plein de mères de soldats de la même base. C’est à dire que des soldats ukrainiens sont arrivés à un tel niveau de folie qu’ils peuvent tirer sur leur mère si elle s’oppose à la guerre.
    -Du même tonneau, les bataillons Aïdar, Donbass et Dnepr ont protesté contre le cessez-le-feu. http://www.vesti.ru/doc.html?id=1741913&tid=105474 Ils veulent du sang.
    -Les kiéviens ont utilisé des armes chimiques à Semyonovka, où Motorola et ses comparses avaient repris une position kiévienne il y a quelques jours. Il y avait déjà hier soi 2 blessés graves. Je récapitule: bombes à fragmentation, bombes incendiaires, armes chimiques, missiles air-sol en pleine ville, bombardements au hasard des villes, massacres de blessés, enlèvements et tortures de journalistes, massacres de civils (Odessa et Marioupol), appels au nettoyage ethnique et même au génocide. J’en oublie probablement, mais c’est déjà un bon début pour ce nouvel allié de l’Europe.
    -Ils continuent également de tirer au mortier au hasard sur Slavyansk. C’est tombé sur le marché, entre autres. Les civils continuent de mourir, au nom de la démocratie, de l’Europe, toussa toussa.
    -Les rebelles aussi tirent au mortier, mais seulement sur les positions kiéviennes, faisant quelques morts. http://lenta.ru/news/2014/06/29/ukraine/ En comptant d’autres combats, ça fait 5 morts et 17 blessés côté kiévien pour la journée du 28 juin (journée de cessez-le-feu). La rébellion compte un total de 145 morts et 312 blessés dans ses rangs depuis le début du conflit. Kiev nie pratiquement toutes ses pertes, mais le total devrait être largement supérieur au pertes de la rébellion (La rébellion avait annoncé un total de près de 1500 morts kiéviens, probablement exagéré)
    -Nouveau héros de la rébellion, à Slavyansk : la Taupe (Krot). Résumé du récit de Babaï sur VK :La taupe n’a aucune expérience de combat (mécano de la marine pendant son service) et sa seule expérience, c’est la lecture de tous les livres sur les snipers. Il a la bonne cinquantaine, et est myope comme une taupe, avec des lunettes à verres très épais. Il est également mineur, donc 2 raisons de l’appeler la Taupe. Il a fait doucement rigolé tout le monde, jusqu’à être le tout premier rebelle à passer le test d’aptitude de sniper. Après une attaque kiévienne, qui a chassé la rébellion d’une position, tout le monde a cru la Taupe tuée, jusqu’à ce qu’il revienne puant et affamé 2 jours plus tard. Il était resté planqué, sans bouger, a abattu 5 gardes nationaux (des Secteurs Droits) et semé la panique. Son action a grandement aidé la rébellion a reprendre la position aux kiéviens.
    -Après avoir bloqué une usine de pièces pour hélicos ukrainiens (important, l’armée ukrainienne a encore pas mal d’hélico, après en avoir perdu 10, mais seuls 8 seraient encore en état de voler… pas pour rien qu’ils ont utilisé un hélico de l’ONU), la rébellion a pris le contrôle d’une usine chimique qui devrait être en mesure de produire des grenades (elle en a produit dans le passé).
    -Les frères Klitchko vont sortir ~200000 euros de leur poche pour équiper le bataillon “Kiev”. Amusant, c’est un gouvernement de milliardaires, qui doivent bien avoir 50 milliards de dollars ensemble, et ils arrivent à sortir 200000 euros (et ils lancent des appels aux dons, à la télé). 200000 euros ça doit être l’ordre de grandeur du prix des munitions qu’ils tirent chaque jour sur les villes, les cimetières, les lacs, les églises, les convois de réfugiés etc.
    -Aujourd’hui, c’est le dernier jour du cessez-le-feu, qui était très relatif. Kiev en a très largement profité pour amassé d’énormes quantités de blindés, mais la rébellion reste très optimiste. Et si je n’ai rien raté, depuis 10 jours la rébellions n’a fait que progressé. Des petits progrès, mais des progrès réels, en prenant ou reprenant des positions kiéviennes, en prenant le contrôle d’armes lourdes, et des progrès diplomatiques (notamment, un observateur de l’OSCE a fait un discours en faveur des rebelles, des gens biens etc)
    -Un convoi de 11 camions russes, 90 tonnes d’aide humanitaire, est dans la région de Rostov, prête à entrer en “Ukraine” pour aider la population du Donbass.
    -La situation humanitaire reste catastrophique, notamment à Slavyansk. Il y aurait déjà 110000 habitants du Donbass réfugiés (officiellement ou non) en Russie.
    -La DNR nationalise les entreprises d’Akhmetov (oligarque pour lequel travaillent ~100000 mineurs, mais pas que) qui se trouvent sur son territoire. Ils comptent commencer à toucher des impôts, ce qui pourrait faire pencher le conflit largement en leur faveur (ils pourraient payer les soldats, par exemple).


    • Kiwixar Le 30 juin 2014 à 10h51
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      Merci pour vos résumés réguliers!


    • cnr.sans.s Le 30 juin 2014 à 12h56
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      спасибо !

      мишка chercheur au cnr sans s !


    • Le diable Le 30 juin 2014 à 13h13
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      Bonjour Nicolas,

      je n’ai pas (encore ?) le niveau de compétence pour apprécier
      à leur juste valeur les infos que vous présentez.

      Je ne puis donc que dire “bravo pour le boulot”.

      Respectueusement,

      le diable.


      • Nicolas Le 30 juin 2014 à 15h29
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        Content de voir que ça peut être utile. 2 précisions.
        -Les obus chimiques utilisés par Kiev seraient a priori (d’après les symptomes) de la chloropicrine (arme chimique de la première guerre mondiale). Des échantillons ont été pris pour analyses.
        -La responsable de l’hôpital militaire estime que la ville n’est pas encore en état de catastrophe humanitaire: des bombes tous les jours, des problèmes d’approvisionnement en tout, pas d’eau et d’électricité depuis des semaines, mais ça va, il y a encore les médicaments de base par exemple. Ils en on vu d’autre, ils ne se laissent pas facilement aller au désespoir :). Le principale problème de l’hôpital est le manque de volontaires.


        • anne jordan Le 30 juin 2014 à 17h22
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          mille mercis , Nicolas !
          jour après jour , je regrette de n’être ni russ- ni ukrainophone !
          grâce à vous , on continue à suivre cette guerre à notre porte .
          la chloropicrine était encore utilisée dans les années 80 , par les garde chasses pour tuer les renards , en balançant des fumigènes dans les terriers .
          ( nombre de magnifiques contes russes font du renard le héros qui vaincra l’imbécillité . )


  14. visiteur Le 30 juin 2014 à 11h33
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    L’argument invoqué se réduit en fait à une politique du pire : Juncker est si déterminé que son action provoquera des contre-coups qui feront s’effondrer le système. C’est une démarche qui fut un temps très prisée de groupuscules d’extrême-gauche (“plus le régime est fascisant, plus vite la révolution arrivera, donc il faut préférer les gouvernements les plus à droite aux modérés qui pourraient effectuer quelques réformes et retarder le grand soir”); elle a prouvé son inefficacité historique.

    De plus, comme indiqué dans les articles, Juncker est un vieux routier de la politique aussi bien nationale qu’européenne, expérimenté et habile; on ne fait pas de vieux os dans cet univers en étant un intransigeant buté et sans aucune souplesse, maniant le bélier au lieu de contourner les obstacles.

    J’ai bien peur que l’UE continuera dans la voie de répression économique où elle s’est engagée, sans opposition réelle des gouvernements nationaux. Ses effets déflationistes persisteront.

    L’accord TTIP sera ratifié et mis en oeuvre sans opposition effective — les partis politiques perdent leur temps avec des broutilles locales et des combats accessoires comme le mariage homosexuel, ou l’élection du président de la Commission, au lieu de battre le rappel contre ce traité. Ses effets (chômage, faillites d’entreprises, importations de produits bons pour la poubelle, etc) se déploieront progressivement au cours des années.

    De nouveaux pays (parmis ceux-ci : Albanie, Monténégro, Macédoine, Serbie, Moldavie) rejoindront l’UE, alourdissant encore la barque et accroissant l’hétérogénéité ingérable de l’économie européenne. Les syndicats, affaiblis et décrédibilisés par leur “dialogue social”, ne feront rien contre l’accroissement du moins-disant socio-économique, sous peine d’être rangé au rang des “populistes xénophobes”.

    Une crise sérieuse due à des effets purement internes (excluant donc une nouvelle grande crise mondiale) ne peut probablement survenir qu’à la suite de deux chocs :

    1) L’effondrement complet d’un des petits pays de la périphérie. La Grèce étant dans le collimateur des institutions européennes, elle sera soutenue à bout de bras. Par contre, la Lithuanie, la Lettonie ou Chypre, qui subissent un effondrement économique et démographique (pays baltes) depuis des années (voire décennies), pourraient devenir incapables d’exister en tant qu’états. Je suppose que les Chypriotes fuiront en masse leur pays dès qu’ils pourront enfin retirer leurs avoirs de la prison financière et bancaire dans laquelle ils sont enfermés. Le jour où la Commission instaurera un mandat du même type que celui qu’elle exerce en Bosnie sur des membres à part entière de l’UE, l’on pourra s’attendre aux mêmes réactions qu’en ex-Yougoslavie — de véritables émeutes.

    2) L’UE essaie d’intégrer un gros morceau : Turquie ou Ukraine. Comme le budget de l’UE n’augmente pas, cela signifiera étaler encore plus les fonds structurels pour couvrir les nouveaux arrivants; les membres actuels en pâtiront sérieusement. L’arrivée de dizaines de millions de travailleurs payés au lance-pierre (avec délocalisations et travailleurs détachés) sera impossible à encaisser. Et si l’UE a été incapable de contrer l’emprise des mafias bulgares, italiennes ou roumaines, la perspective de faire face aux pègres ukrainienne et turque, bien plus violentes, devrait faire réfléchir.

    Tout ceci prendra beaucoup d’années — en tout cas suffisamment longtemps pour ruiner une génération supplémentaire d’Européens. A moins d’un choc externe de grande ampleur, ou que l’influence de blogs comme celui-ci soit multipliée par 10000, le Titanic UE poursuivra imperturbablement sa route droit devant.


    • Kiwixar Le 30 juin 2014 à 11h58
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      Le choc de grande ampleur sera la faim : les prix alimentaires sont très fortement dépendants du prix du pétrole. On a passé le peak oil conventionnel et le non-conventionnel compense. D’ici 2018-2020 on aura passé le peak oil non-conventionnel et la production baissera.
      Légère montée des prix alimentaires > troubles sociaux graves dans les pays producteurs de pétrole > montée du prix du pétrole > forte montée des prix alimentaires.
      A cela s’ajoute les problèmes climatiques (sécheresse) de plus en plus fréquents…


      • visiteur Le 30 juin 2014 à 12h46
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        C’est bien possible, l’énergie étant la clef des économies modernes.

        Comme les champs d’hydrocarbures en mer du Nord s’épuisent de façon accélérée depuis une décennie, l’Europe devra choisir entre une relation plus étroite avec la Russie, une concurrence accrue pour les hydrocarbures africains et proche-orientaux avec des pays disposant de ressources économiques croissantes (p.ex. Chine, Corée du Sud) alors que l’Europe s’appauvrit, ou le développement frénétique de ses propres gaz et pétrole de schistes pour couvrir ses besoins.

        Gageons que l’UE choisira la troisième voie — qui n’apportera au mieux qu’un soulagement à court terme, au prix des capacités agricoles détruites (pollution de terres arables et de sources d’eau), d’investissements massifs sans landemain, et une dépendance d’autant plus accrue de la Russie par la suite.


      • Fabien Le 01 juillet 2014 à 17h07
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        Bonjour,
        Je suis absolument d’accord avec les répercussions des prix pétroliers sur les prix à l’alimentation. Le cas d’école est les émeutes de la faim de 2007-2008 qui se produisirent simultanément à une envolée des prix pétroliers.
        Une analyse, même qualitative, des mécanismes expliquant de cette corrélation autorise une conclusion terriblement intuitive: la dépendance de l’agriculture et de l’agro-alimentaire mondiale au pétrole est absolument effrayante. La résilience du complexe agro-alimentaire mondial à un choc pétrolier est quasi nulle (voir cette belle étude de Mathieu Thévard réalisée pour Yves Cochet http://www.avenir-sans-petrole.org/2014/05/publication-du-rapport-vers-des-territoires-resilients-en-2030.html).

        Les solutions de production locale seront satisfaisantes dans certaines zones de la planètes, mais dans de nombreuses autres, il sera impossible de nourrir tout le monde (par exemple des villes avec peu de terres agricoles fertiles, des problèmes d’approvisionnement en eau, etc).

        J’ai du mal à imaginer qu’une fois ce modèle, incontestable, mis sur la table, on puisse encore réfléchir avec un approche macro-économique bête, qui fait abstraction des finitudes et de l’énergie.

        Par exemple, une émission que j’adore, Planète Terre, de Sylvain Kahn sur France Cul. est capable de faire 2-3 émissions excellentes sur l’énergie, pointant son rôle primordial. Puis ensuite de faire des émissions sur l’agriculture ou la démographie, et éluder complètement la thématique énergétique. Peut-être cela vient-il des intervenants qui sont trop spécialisés et peu familiers avec le thème?

        Comme le propose le Post Carbon Institute, à travers son site d’actualité resilience.org, il faut inventer un journalisme de la finitude, de la décroissance. En France, il n’y a bien que Reporterre et BastaMag pour adopter ce point de vue. J’aime également bien lire les papiers du toujours percutant Nafeez Ahmed sur le site du Guardian.

        Salutations


        • Chris Le 01 juillet 2014 à 17h56
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          Votre commentaire décrit les conclusions du rapport Meadows (Club de Rome, 1973)


    • moderato si cantabile Le 30 juin 2014 à 14h49
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      @ visiteur : “Et si l’UE a été incapable de contrer l’emprise des mafias bulgares, italiennes ou roumaines, la perspective de faire face aux pègres ukrainienne et turque, bien plus violentes, devrait faire réfléchir.” – dites vous.
      Mais l’UE ne l’essaye même pas. La Roumanie, la Bulgarie aussi, sont des fiefs USA, les lois européennes ne s’y appliquent pas. La corruption est telle que les journaux roumains se lisent comme des romans d’horreurs. Essayez de savoir où en ait l’homophobie dans ces pays, ça approche l’Arabie Saoudite. Et pourtant, on n’en parle pas, on ne s’indigne pas, on ferme les yeux.


  15. Nicolas Anton Le 30 juin 2014 à 11h33
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    Démasquer sans cesse la mafia européiste néolibérale et son oligarchie ne peut durer qu’un temps. Cette Europe là n’était pas une tentative pour faire mieux, mais juste un coup d’état de l'”oiligarchie” et de la finance.
    Nous en sommes à 2000 mds de dettes et 15 milliards de déficit par mois sur notre budget.
    Le moment de choisir son camp est venu. Pour ma part je sais quoi voter et je choisis la France.


  16. Casquette Le 30 juin 2014 à 11h47
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    Sa nomination pourrait mettre un frein à la politique d’élargissement abordée dans l’autre billet , puisque Junker en bon fédéraliste sait qu’elle n’est pas viable pour la survie de l’UE.

    http://fr.euronews.com/2014/04/05/jean-claude-juncker-dit-stop-a-lelargissement-/

    Etant donné que la politique d’élargissement est surtout soutenue par le Conseil Européen, je suis curieux de voir ce que cela va donner avec la nouvelle Commission.


  17. mescalito22 Le 30 juin 2014 à 11h56
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    Après les (relativement) bonnes nouvelles rapportées par Nicolas, voici les interogations deKarine Bechet Golovko sur la statégie de Poutine (et de “ses” oligarques surtout) pour le comité “Valmy”.
    “Ukraine : la Russie fait-elle le pari de la paix ou le choix de la tranquillité ?”
    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4718


    • VladP Le 30 juin 2014 à 15h20
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      Je ne crois pas que M. Poutine ait délibérément choisi de laisser tomber les russes du Dombass, et avec eux, tous les autres, jusqu’à Odessa (qui est aussi stratégique et, à mon avis, pas définitivement perdue). Il sait qu’une éventuelle installation d’une base de l’Otan en Ukraine représente un risque mortel pour la Russie; sans compter que qu’il n’y aurait plus besoin d’autant de milliards de dollars US pour former un mécontentement de la population à l’intérieur de ses frontières à cause de cette non-intervention.
      Je crois qu’effectivement, il va maintenir un conflit larvé chronique dans le Dombass jusqu’à l’automne en fermant les échanges avec l’Ukraine de Kiev (logique, vu que maintenant elle est “partenaire” de l’UE). Je ne pense pas que, pour autant, il laissera arriver une famine dans la population de Novorussia, mais il continuera à offrir un abri et de l’aide aux russophones qui demanderont l’asile en Russie (et peut être “perdre” encore quelques équipements militaires de pointe sur le chemin des miliciens du Dombass… “OUPS!” et fournir l’appui du renseignement russe).
      À l’automne, je pense que les fascistes de Kiev ne seront toujours pas venu à bout de Novorussia (il n’y a aucune raison que leur génie et leur cohésion militaire s’améliore d’ici-là) et au contraire, ils auront certainement pris encore quelques vestes supplémentaires.
      Pendant ce temps, l’EU-USA ne paiera toujours rien à Kiev, vu qu’ils n’auront pas repris le contrôle des riches régions de l’est. Les promesses et les signatures de dimanche sont toujours conditionnées à la reprise de contrôle de Kiev sur l’ensemble du territoire.
      Le froid viendra rappeler opportunément à l’Europe que le chantier du gazoduc du sud est stoppé. et que de dénazifier l’Ukraine et la relever économiquement reste trop cher pour l’Europe. Au cours de l’Histoire, de nombreuses vestes se sont retournées pour moins que ça.
      Tôt ou tard, il faudra bien constater que les russophones n’accepteront plus jamais de vivre dans le même Etat que les “naziophones”, puis il y aura une séparation en 2 à la mode serbe et la partie russophone, dont les frontières resteront à déterminer, demandera sont rattachement à la CEI.
      L’Europe se débrouillera avec le reste (ils l’ont assez cherché).
      M. Poutine est surement trop conscient du danger de l’OTAN à sa frontière pour permettre qu’un autre scénario que celui-ci se déroule, mais il ne peut pas affronter l’Europe de front car il ne tient surement pas à entrer dans un conflit de grande ampleur dont on sait comment et quand ça commence, mais jamais comment et quand ça fini…
      Les EU-USA vont tomber tout seuls; ça n’est qu’une question de temps. Ce serait dommage de ne pas assister au spectacle tranquillement installé au Kremlin…


      • Nérouiev Le 30 juin 2014 à 17h47
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        Comme vous je suis certain que Poutine ne laissera pas tomber le Dombass tout en jouant habilement. Il l’avait dit tout au début du conflit, mais il est obligé actuellement de mener des actions distinctes de la Crimée pour bien montrer que la Crimée est définitivement Russe et ne reviendra pas en arrière. D’ailleurs, la télé Russe parle tous les jours en détail de tout ce qui se passe en Ukraine, le sujet est hautement important. Je suis convaincu que la Russie aide massivement et indirectement le Dombass et que ce dernier ne peut pas être vaincu par Kiev, son armée et ses mercenaires d’où qu’ils sortent. Il ne serait pas étonnant que quelques changement et fractions se passent au sein des Ukrainiens qui ne doivent toujours pas voir la fin du tunnel. Bien que les régions soient culturellement bien marquées, il y a malgré tout beaucoup de mélanges familiaux y compris avec la Russie.


  18. Alain Le 30 juin 2014 à 13h10
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    Le terme “fédéralistes” est bien mal utilisé, que je sache dans le fédéralisme à la sauce US, allemande, espagnole et autres donne de bien grand pouvoir aux états fédérés. On devrait carrément parler d’ “unionistes”


    • Feugnet Le 30 juin 2014 à 18h46
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      Allez-y , c’est le gros point d’interrogation . Tellement gros , qu’il est convenu de pas s’interroger , çà pourrait facher . Mais comme on a dejà quelques conséquences des choix non faits , on commence à soupçonner que çà pourrait étre pire .


  19. peyo Le 30 juin 2014 à 13h22
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    Un ex des paradis fiscaux président de la CE, ça va mal finir.


  20. barre-de-rire Le 30 juin 2014 à 13h53
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    petite coquille, 1° ligne, 31 mai 2044 on y est pas encore.

    si tenté qu’on y arrive un jour d’ailleurs 🙂


  21. Osperato Le 30 juin 2014 à 14h02
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    Le référendum de 2005 aurait dû ouvrir le yeux. La presse «unanime» derrière ce traité, aussi.

    Le renflouement de l’Irlande par l’Europe (suite à la crise financière de 2008) SANS AUCUNES contreparties a été pour moi le déclic.
    Celui d’une Europe construite PAR les élites POUR les élites.
    Voilà un pays qui fait un dumping fiscal agressif à destination des Entreprises et des Actionnaires. Qui nuit donc gravement aux autres économies de la zone Europe… et qui est malgré tout renfloué avec des deniers publics… en conservant ses avantages fiscaux !

    J’aime bien cette série d’images du dernier “Yalta European strategy” 2013 (en particulier la carte d’Europe utilisée comme support visuel). On y lit très clairement l’agression russe à venir. ;o)
    http://yes-ukraine.org/en/photo-and-video/photo/pershiy-den-roboti-6-go-samitu-yaltinskoyi-yevropeyskoyi-strategiyi_-25-veresnya-2009-roku


  22. theuric Le 30 juin 2014 à 14h04
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    Cette élection de Monsieur Juncker est bien plus intéressante qu’elle ne pourrait en laisser voir au premier abord si nous nous souvenons de ce qu’avait annoncé Monsieur Cameron auparavant, soit qu’il appellerait, en ce cas, à un référendum en Angleterre pour une sortie possible de l’Union-Européenne.
    La reculade de celui-ci montre, sinon même démontre quelque chose pouvant paraître paradoxal:
    le gouvernement étasunien est encore suffisamment puissant pour empêcher le premier ministre anglais de mettre sa menace à exécution (lui qui sait pertinemment qu’il risque ainsi la survie même de son parti politique), mais, dans le même temps, cet événement révèle l’impossibilité du pouvoir américain d’infléchir les choix de Madame Merkel et, dès lors, de l’Allemagne.
    N’oublions pas que depuis des siècles, les anglais ont eu ce génie d’avoir toujours été à l’avant-garde de toutes les avancées politiques en Europe, remarque ne posant pas de jugement de valeur sur ces-dites avancées.

    Autre réflexion:
    L’Angleterre, toujours elle, est, dorénavant, notre allier directe et naturel.
    La France ne peut plus se tourner vers sa germanique voisine, au contraire, elle doit s’en détourner en raison de ses égarements actuels et, je le suppose, futurs.
    Les anglais, quand à eux, se retrouvent isolés en cette extrême pointe occidentale où se trouve leur ile, hormis de se tourner résolument vers une simple logique géostratégique, soit ce qui fit leur puissance d’antan, la Méditerranée.
    C’est pourquoi une alliance objective de ce nouveau couple franco-anglais me semblerait profitable pour tous qui, là encore simplement, se devrait de s’étendre sur un arc partant des iles britanniques jusqu’à la pointe est du nord-méditerranée, soit la Grèce: l’arc atlantico-méditerranéen.
    Une telle configuration nécessiterait, pour cette alliance (et non pas union ou confédération…), une continuité vers le nord en évitant nombre des pays balkaniques, elle se devrait de se faire, donc, avec la Russie.
    La position de l’Iran, en tant que verrou proche-oriental, rend indispensable un rapprochement avec ce pays (il faut être sot pour ne pas comprendre cela), pays qui ne demanderait pas mieux que de se dégager des tensions qui n’iront qu’en accroissement entre l’Inde et la Chine et qui, pour l’instant, sont mises de coté en raison des gesticulations dérisoires et dangereuses de la gouvernance U.S. mais qui, lorsque cette patrie ne sera plus qu’un phantasme et un souvenir, reprendront de plus belle.
    Laissons l’Allemagne à ses délires de puissances passés et à son suicide nataliste lent, laissons aussi la Pologne à ses désirs vains d’une grandeur retrouvée, les errements de ce qui fut une Europe centrale n’est plus de notre ressort, gardons-nous juste que cela ne nous submerge.
    Les lois de la géographie, hormis les questions de matières premières, et encore, reprend ses droits depuis que la fin de la guerre froide est devenue patente.
    Certes, notre gouvernance souffre toujours d’une dépendance quasiment totale à cet empire exsangue qu’est l’Union des Amérique du Nord, mais cela prend fin, ne sont plus que les bourses qui maintiennent encore ce pays dors et déjà ruiné et n’est plus qu’une question de temps pour que ses problèmes intérieurs abyssaux l’en viennent à se détourner de toute question internationale.

    Pour en revenir à mon sujet premier, Monsieur Cameron, de n’avoir pas remplit ses promesses de référendum, se met dans une position plus que dangereuse, aussi dangereuse que peut être la position de notre gouvernement de prendre par trop des dispositions qui ne sont dû qu’à un dogmatisme béa néolibéral, à une faiblesse de volonté réelle et à un réflexe pavlovien à tout commandement allemand et/ou étasunien.
    Mais quoi qu’il en soit, l’empirisme historique montre que ce sont toujours les anglais qui montre aux européens ce vers quoi nous nous cheminons.
    Cheminons donc de concert.


  23. Vigi-control Le 30 juin 2014 à 14h22
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    C’est beau…
    L’avenir n’appartient plus au peuple, même avec des urnes vident l’état européen continuera dans sa lancée !


  24. barre-de-rire Le 30 juin 2014 à 14h25
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  25. Feugnet Le 30 juin 2014 à 16h23
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    Ce que j’aime bien dans Dedefensa , c’est leur méthode trés particuliére . Il y a le talent aussi . Mais la méthode , pourquoi elle me plait ? C’est que je pense sans qu’ils s’en rendent compte , il prennent en considération un fait nouveau auquel nous sommes exposé depuis maintenant au moins trente ans , inaperçu de tout le monde , sauf des néo-cons Américains .
    Ce fait à une importance considérable sur la question monétaire d’abord , sur tout le reste ensuite .
    Il s’agit du fait que nouvellement dans l’histoire de l’humanité , il n’existe plus d’obstacle matériel ( apparemment je vous rassure , mais en l’occurrence les apparences comptent énormément ) en la ‘valeur’ d’une monnaie . ( le $ , les autres sont des sous-traitants ) .
    Bien sur il existe toujours des partisans des mp , qui ont conservé la foi du charbonnier et qui ont bien du mérite .
    Donc comme a dit ce grand penseur méconnu W Bush , nous créons la réalité . Ceci c’est pour comprendre Junker et autres . ( je ne l’aime pas , hein! faut pas confondre , je le comprends , surtout que ses opposants eux n’ont toujours rien compris n et ruminent leurs échecs avec amertume ) .
    Qu’est ce qui fait boire W Bush , Junker et JR ( de Dallas , son monde impitoyable )? C’est les limites de leurs opposants , c’est déprimant .
    Si Olivier Berruyer me lit , je lui conseille vivement , de ne rien entreprendre sur la monnaie , il risque au mieux comme Lordon de finir dans la philosophie .


    • Kiwixar Le 01 juillet 2014 à 02h34
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      J’ai un avis bien différent sur la monnaie et la réalité ou perception de la réalité.
      Le laïus de Karl Rove “nous sommes un Empire et nous créons notre propre réalité” est une perception d’avant 2000 et l’impact énorme qu’est en train d’avoir internet sur les perceptions “alternatives” (création monétaire, militarisme, privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, FED et Jekyll Island, le choix de la défaite de 1940, etc).
      La fiole de pisse de Colin Powell a l’ONU pour prouver que Saddam Hussein a des ADM est le signe évident que ce que le BAO nous sert n’est qu’une soupe de mensonges.
      Et la narrative est de moins en moins plausible, empêtrée dans ses contradictions (soutenir Al-Qaeda), ses doubles standards (Kosovo / Crimée) ou ses ponzis (“boom du gaz de schiste US” qui fait pshit, montée de Wall Street complètement déconnectée de la réalité économique).

      Le “privilège exorbitant” du pétro-dollar est en train de se transformer en “privilège” puis “avantage” puis “spécificité” puis “fardeau” (en raison de l’imprimante de la FED). Dans l’esprit des Russes et des Chinois mais aussi des pays du Moyen-Orient, la “création de réalité” des US ne fonctionne plus, et les Zuniens en sont à utiliser de plus en plus de bullying pour échanger leur papier vert (“création US de réalité”) contre de l’énergie (“réalité”).

      La monnaie d’échanges non-Otan (G77, Brics) sera basée sur quelque chose qui ne peut pas être imprimé par un de ses membres : joule, ou métaux précieux. Les métaux sont un très bon concentré d’énergie. Plutôt que de grapiller 1% par an avec une assurance-vie, il vaut mieux se faire un livrer un container avec quelques tonnes d’aluminium, et vendre quelques lingots tous les ans… ça devrait bien rapporter 10% par an en moyenne sur 10 ans.

      Et il y a aussi le problème interne : les citoyens américains se rendent compte de plus en plus dans leur misère quotidienne que “la création de réalité” de Washington ne se mange pas.


      • tepavac Le 01 juillet 2014 à 20h46
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        bonjour Kiwixar !
        tres certainement, un jour la “monnaie” sera en équivalent-énergie.
        Mais bon, cela ne sera plus marant, on ne pourra plus faire d’arnaque sur le dos pelé des moutons….


  26. Martine Le 30 juin 2014 à 17h42
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  27. Macarel Le 30 juin 2014 à 18h47
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    Liberté d’expression sur les ondes du service public, toujours plus menacée dans le pays de Voltaire

    Mermet et son émission “Las-bas si j’y suis” viré de France Inter sous des prétextes fallacieux.

    http://www.la-bas.org/spip.php?article2401

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »

    Aurait dit Voltaire, on en est loin…

    Quand je vous dis que nous ne sommes plus en République !

    C’est le retour de l’ancien régime et de ses lettres de cachet !

    La Bastille est virtuelle aujourd’hui, mais il va falloir la reprendre !


    • LutterPourLaPaix Le 30 juin 2014 à 20h37
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      J’aimais bien cette émission. Il y a quelques années
      notre lutte sociale avait même était relayée grâce à Daniel Mermet.
      Mais depuis quelques temps, je trouve que ce qui nous préoccupe ici n’est relayé nulle part et même pas à Là-bas si j’y suis…
      Je mets ça sur le compte d’une super censure qui s’exerce aussi bien sur les chaînes publiques de radio que de TV. C’est très flippant !

      Je pense que ce verrouillage total est une énorme erreur du pouvoir qui ne verra rien venir…


  28. Nanker Le 30 juin 2014 à 20h45
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    “Les USA sont à l’agonie et perdent complètement les pédales. Voter une loi pour renverser le pouvoir et installer en Russie un gouvernement favorable aux intérêts américains!
    Avec l’arme atomique qui empêche une guerre conventionnelle nous assistons aux agissements d’un peuple devenu fou”

    Pas faux et Dick Cheney qui annonce que se prépare une série d’attentats bien plus importante que ceux du 11/9… http://www.thedailysheeple.com/speaking-of-homegrown-terrorists-tricky-dick-cheney-predicts-a-massive-attack-on-the-homeland_062014
    Il participe à leur élaboration ou quoi?


  29. Miclav Le 30 juin 2014 à 20h56
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    http://www.lapresse.ca/international/dossiers/ukraine/201406/30/01-4780005-un-journaliste-russe-tue-en-ukraine.php
    Un journaliste russe tué par balle dans l’est de l’Ukraine.

    je recherche avec son nom sur Google : rien en français…
    bon, je mets le filtre “français” : toujours rien…

    c’est pas bizarre ça?


    • la russe Le 30 juin 2014 à 22h29
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      je m’attendais à quelques réactions dans nos médias. au moins par solidarité journalistique un mot pour condamner ses morts de journalistes ,les arrestations de journalistes .mais non pas un mot.j’ai mon idée sur ce sujet :se sont les journalistes RUSSES.lamentable…


      • Ardèchoix Le 30 juin 2014 à 22h59
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        Sur euronews au journal de 20heures un reportage qui était assez complet , nom du journaliste , nationalité russe , un car remplit de mère qui allaient chercher leurs enfants militaire . Les tirs provenaient du camps de Kiev , les images montraient l attaque vu de l’intérieur du car et ceci jusqu’à la mort du journaliste . Chauffeur blessé .


  30. miclav Le 30 juin 2014 à 21h10
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    Oups, si en fait y a une dépêche AFP, mais on ne tombe pas dessus en recherchant le nom du journaliste.
    Au temps pour moi, la presse française est formidable


  31. Jacques Le 30 juin 2014 à 22h26
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    Les européistes britanniques prétendent que Cameron s’est tiré une balle dans le pied (cf la caricature d’hier dans le Guardian), alors qu’il a plutôt pris une position de force pour obtenir des concessions en donnant de la consistance à une éventualité de sortie de l’UE. Cet épisode Juncker a l’intérêt de mettre à nu deux caractéristiques de l’UE: 1°) c’est l’Allemagne qui dit ce qu’on doit faire, 2°) la compromission la plus flagrante avec les intérêts de l’oligarchie financière est un atout pour parvenir au sommet de l’eurocratie. La nouveauté serait que Juncker aurait une forte personnalité, en contraste avec les précédents présidents de la commission de Bruxelles et que ça devrait accélérer l’explosion de l’UE. Pour mettre en oeuvre des politiques nocives, j’aime autant des personnalités falotes; il suffit de penser à tout ce qu’on doit à Delors, l’acte unique, l’euro. Les raisons de détester l’UE sont déjà pléthoriques, la nomination de Juncker n’est pas une bonne nouvelle.


  32. Wilmotte Karim Le 30 juin 2014 à 23h04
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    “Question : depuis quand 28 % des sièges, ça s’appelle “gagner les élections” ?”

    C’est ainsi dans une proportionnelle : soit on considère qu’il n’y a pas de gagnant (et c’est vrai, les plus minoritaires peuvent s’allier pour envoyer le premier parti dans l’opposition), soit on considère (et c’est la regle générale) que le premier parti est le “plus gagnant” et qu’il a un leadership.

    Par exemple, en Belgique, nous avions aussi des élections législatives. Le premier parti a reçu du roi la mission d’information afin de débroussailler le terrain. Ils ont proposé une majorité qui a été rejetée par un des partis présenti.

    Nous avions aussi des élections régionales (à part les communales et les provinciales, on a tout fait). En Wallonie, le premier parti (PS) a de facto reçu (en fait, garder) le leadership politique et dispose d’ors et déjà d’un accord de principe.

    L’autre possibilité est de déclarer “vainqueur” ceux qui progressent d’une élection à l’autre. Ce n’est pas faux : quand vous passez de 5% à 15%, vous avez bien “gagné” quelque chose. Cependant, au final, ce qui compte, c’est les 50% + 1 siège. Et en général, c’est plus facile à obtenir avec le premier parti dedans que dehors (en plus des questions politiques liés aux risques d’avoir une opposition forte ou de voir le grand parti gagner en puissance grâce à son opposition -sans doute moins vrais au niveau du parlement européen, largement sous médiatisé).

    D’ailleurs, en voyant la répartition des sièges, je ne vois effectivement pas d’alliance évidente, à part être-être l’alliance des grands : PSE et PPE. Le parlement est trop éclaté, avec, en dehors des deux grands blocs, trop de petit groupes largement hostile aux grands.


  33. Perekop Le 30 juin 2014 à 23h23
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    Formidable !!! La réalité dépasse la fiction… Une amie vient de me signaler ceci, pêché sur le site de l’Humanité :

    Vendredi, 27 Juin, 2014 – 17:31
    Commission européenne : Barroso et Juncker, anciens maoïste et trotskiste repérés par la CIA

    – See more at: http://www.humanite.fr/blogs/commission-europeenne-barroso-et-juncker-anciens-maoiste-et-trotskiste-reperes-par-la-cia#sthash.0cC0HXHZ.dpuf

    Ces deux gugusses ont décidément toutes les qualités pour gouverner une Europe tombée sur la tête.


    • Chris Le 01 juillet 2014 à 18h35
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      Pour Barosso, je savais, par contre pas pour Junker. Je comprends pourquoi ils apparaissent toujours rigolards…


  34. Nicolas Le 01 juillet 2014 à 09h22
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    Cousin au 8ème degré, ça ne veut vraiment rien dire. Il faut déjà être mordu de généalogie pour aller faire connaissance avec ses cousins au 4ème degré, alors cousin au 8ème degré c’est même un peu absurde de le mentionner, ils ne le savaient certainement pas avant qu’on leur dise pendant la campagne électorale d’Obama. Le lien est qu’ils ont parmi leurs ancêtres un Français du 17ème siècle.


  35. Jean Le 01 juillet 2014 à 13h14
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  36. jacqueline Le 01 juillet 2014 à 18h20
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    Aujourd’hui les députés europhobes ont tourné le dos , ou sont restés assis pendant l’exécution de l’hymne européen.

    Dommage, c’est la seule chose qu’on aurait du garder dans le traité de Lisbonne.

    Je ne suis pas sûre que Beethoven, s’il revenait, apprécierait que cette mafia de l’ UE , lui ai pris sa symphonie.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/hugo-cheneviere/280514/si-beethoven-etait-vivant


  37. kinimodo Le 01 juillet 2014 à 19h39
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    Finalement, Junker aux commandes, c’est peut être un mal pour un bien !

    Au moins, les peuples verront encore mieux les absurdités de cette Europe qu’on nous vend avec la politique que va mener cet intégriste européen.

    Comme il est désormais peu probable que cette folie Européenne se termine dans le calme… Allons au bout du processus. Avec Junker, on va être servi !

    Messieurs les Anglais, tirez les premiers !

    On aimerait bien vous suivre pour une fois.


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