Excellent papier de Marianne du 28/05.

Ils osent tout quand même les dirigeants : ils promettent que le président de la commission sera issu du vote des électeurs, ils se plaignent des extrêmes, et zou, ils s’assoient sur la promesse…

Ceci étant, je suis d’accord avec le process suivi en pratique – c’est la folle promesse que je récuse – tout comme l’idée d’un Parlement avec du pouvoir. Cela semble très beau et démocratique, mais ce sera la mort de “l’Europe” très rapidement. Car sur tout ce qui fait l’identité de la France (ou de l’Italie, l’Allemagne…) on sera minoritaire, donc la majorité imposera sa vue, et écrasera notre identité, renforçant le rejet. Exemple, à la majorité, le Parlement mettra la retraite à 65 ans, privatisera une partie de la Sécu, etc.

Les gouvernements sont la garantie que les choses importantes pour les minoritaires seront entendues et respectées.

Je préconise – outre de foutre le camp de cette usine à malheur, extrémisme et de non-démocratie, au moins de supprimer le Parlement. Et oublier ce gloubiboulga à 28…

Bien entendu, sans ceci, il faudra mettre en place un marché commun à une grosse dizaine (et juste un marché, sans institutions supranationales), et bâtir des coopérations sujet par sujet, entre pays qui le souhaitent (et qui différeront). C’est comme ça qu’on a fait Airbus – ce qui serait totalement interdit aujourd’hui avec les règles talibanesques du marché de “l’Europe”.

On pèsera 100 fois plus à 6 pays d’accord sur un sujet, qu’à 28 pas d’accord…


Réunis hier soir en conclave, les dirigeants européens ont décidé de ne rien décider en ce qui concerne le futur président de la Commission européenne. Les candidatures Juncker et Schulz semblent carbonisées alors qu’apparaît le nom de l’actuelle présidente française du FMI, Christine Lagarde.

 

Ray Tang/REX/REX/SIPA

Ray Tang/REX/REX/SIPA
« Il devrait avoir honte (…) dans sa soif de pouvoir… il n’a fait qu’intensifier les préjugés européens contre l’Allemagne en tant que puissance hégémonique ». Les mots sont durs, passés presque inaperçus. Qui lit en France le Spiegel ? Qui parmi nous a vu passer les affiches de campagne du candidat socialiste à la Commission européenne, Martin Schulz, auxquelles s’en prend, non sans raison, Daniel Cohn-Bendit dans le célèbre hebdomadaire allemand ?

Affiches de campagne de Martin Schulz - DR

Affiches de campagne de Martin Schulz – DR

« Vous aurez un président allemand à la Commission européenne seulement si vous choisissez Schulz et le SPD » avait osé prendre pour slogan de campagne le député européen du parti social-démocrate allemand (SPD). Vingt ans passés à errer dans les couloirs de Bruxelles, vingt ans à nous vendre le « rêve européen » et lorsqu’il s’agit de se faire élire à la tête de la Commission, Martin Schulz choisit de dégainer son état civil, d’expliquer « représenter les intérêts de [son] pays » et non de l’Europe qu’il est pourtant censé défendre depuis cinq mandats.

« Il a trahi tous les principes » de l’Union conclut Daniel Cohn-Bendit, par ailleurs habitué aux accrochages avec son homologue allemand. En 2010, alors que Martin Schulz avait apporté son soutien à la deuxième candidature de José Manuel Barroso, l’eurodéputé français (sortant) n’avait pas hésité, agacé, à répondre par un amical « ta gueule » aux remarques de l’ancien bourgmestre de Rhénanie du Nord.

[…]

Source : Patricia Neves pour Marianne

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Article du 21 mai

Juncker ou Schulz ? A la fin c’est Merkel qui décide…

Malgré tous les efforts dialectiques déployés par les socialistes pour persuader les électeurs français qu’ils ont, dimanche prochain, le destin de l’Europe entre leurs mains, dans son pays Angela Merkel est beaucoup plus claire : le choix du président de la Commission européenne fera l’objet de longues tractations motivées notamment par des enjeux de politique intérieure allemande.

 

Yves Logghe/AP/SIPA

Yves Logghe/AP/SIPA

C’est devenu un élément langage au Parti socialiste. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, le répète sur tous les tons pour bien faire rentrer l’idée dans le crâne de ses concitoyens : « Vous allez pouvoir élire le président de la commission européenne pour la première fois ». François Hollande lui-même, dans sa tribune au Monde y est allé de son couplet. Quant à Jean-Christophe Cambadélis, il a poussé le bouchon encore plus loin en qualifiant la Commission de « gouvernement de l’Europe ». Encore une semaine de campagne (aussi terne soit-elle) et les VRP des européennes tenteront de nous vendre l’élection du « président de l’Europe » au suffrage universel direct. A les entendre, nous n’en serions finalement plus très loin…

Malgré tous ces efforts d’enfumage, c’est peu dire que la mayonnaise démocratique européenne ne prend pas, comme si les peuples s’étaient déjà faits à l’idée qu’en Europe (en particulier depuis le référendum de 2005), la décision ne dépendait plus vraiment des urnes. D’autant que, s’il est vrai que les chefs d’Etat et de gouvernement doivent désormais proposer un candidat à la présidence de la Commission « en tenant compte des élections au Parlement européen », aucune obligation n’est faite de désigner une personnalité appartenant au parti arrivé en tête aux élections européennes.

Pour Merkel, les élections n’auront qu’une valeur « indicative »

En Allemagne, Angela Merkel, elle au moins, la joue franche du collier expliquant dans la plupart de ses interventions récentes qu’il n’y a aucun « lien automatique entre le nombre de votes et [les hautes fonctions] à pourvoir ». Pour elle, le résultat des élections européennes n’aura qu’une valeur « indicative », méprisant ainsi les tentatives des partis visant à mettre en avant leur propre candidat.

Interrogée encore cette semaine par le Leipziger Volkszeitung sur le risque de « détruire la démocratie européenne en cas de désignation d’un candidat qui ne serait pas issu du parti vainqueur des élections », la chancelière calme le jeu en déclarant que « le conseil doit tenir compte du résultat des élections », mais ajoute dans l’immédiate foulée : « Nous allons beaucoup discuter à partir de dimanche ». Une façon de souligner, une fois de plus, que le choix du président de la Commission fera l’objet de longues tractations entre gouvernements.

 

[…]

Source : pour Marianne

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32 réponses à [Ils osent tout…] Schulz et Juncker ont tout tenté : et si c’était Lagarde ?

  1. PA.Québec Le 29 mai 2014 à 02h06
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    Correspondant de la ARD à Bruxelles qui dit que le jeu que joue Mme Merkel (pas obligatoire de choisir Jucker ou Schultz) est idiot :

    http://www.tagesschau.de/europawahl/startseite/eu410.html


  2. Yaplus Le 29 mai 2014 à 02h30
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    Pour ceux qui aurait eu l’abnégation de suivre ce débat télévisé entre les “candidats” en entier (j’ai tenu 10 minutes), on peut dire que c’est vraiment la double peine.


  3. casper Le 29 mai 2014 à 03h23
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    J’entend bien ? Christine “la crise est derrière nous” Lagarde a la tête de la commission ?!

    C’est plutôt une bonne nouvelle, comme ça on est sur que l’UE ne tiendra pas 6 mois de plus.


    • Daniel Le 29 mai 2014 à 20h39
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      Oui, c’est la même Christine “utilise-moi pendant le temps qui te convient ” Lagarde, pour le rappel aussi. :-))


  4. Kiwixar Le 29 mai 2014 à 07h24
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    A propos du démantèlement de l’UERSS (Politburo non-élu, nivellement par le bas des salaires, destruction des nations, lobbys, OGM, russophobie crasse), un bon exemple à suivre c’est l’Australie et la Nouvelle-Zélande : pas de monnaie commune, pas de diplomatie commune, pas de shenghen commun (donc : souveraineté)

    Mais :
    – libre circulation des marchandises et des citoyens entre les deux pays
    – accords internationaux au cas par cas, win-win (exemple : avec la Chine, selon des modalités différentes évidemment)
    – la même chef d’Etat, mais peu importe : honorifique

    C’est-à-dire qu’un Kiwi peut décider d’aller vivre et travailler en Australie, et inversement. Les flux migratoires sont variables, ils étaient négatifs pour la NZ l’année dernière en raison du taux de change (salaires plus élevés en Australie) et ils sont redevenus positifs cette année (forte montée du NZD).

    Le seul intérêt de l’Union Européenne c’est ça : la libre circulation des marchandises et des citoyens, c’est le seul truc utile et positif. Et positif quand il se fait entre pays qui ont à peu près le même niveau, donc un bloc Europe de l’Ouest entre nous, et un bloc Europe de l’Est entre eux.


  5. Patrick-Louis Vincent Le 29 mai 2014 à 08h41
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    Question : pourquoi Cameron mettrait-il son veto à la nomination de Juncker à la tête de la Commission ?


    • DOZIER Le 29 mai 2014 à 09h10
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      Un début de réponse :

      Cameron & “La City”
      Junker & “Luxembourg”

      Et Merkel appuie son candidat


    • Charles Michael Le 29 mai 2014 à 11h25
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      Cameron est sous pression des euroseptiques dans son parti plus UKIP, il a d’ailleurs “promis” un référendum sur l’appartenance (In-Out) à l’UE en 1917 s’il était réelu.

      mais sur Junker ex-président aussi de la BCE s’est vraiment le chiffon rouge, pas tolérable pour lui et beaucoup de Brits d’avoir l’EuroDiktator président de la Grosse Commission.

      et tout en exécrant totalement Cameron, la City, les tories, je me réjouis de ce veto qui dérange tous les plans de collaborations pré-électoraux.

      je vote Ubu Roi du choufleur.


      • Charles Michael Le 29 mai 2014 à 11h33
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        ERRATUM:

        pas de la BCE mais de l’eurogroupe

        Acteur majeur de l’Union économique et monétaire, Jean-Claude Juncker fut le premier président de l’Eurogroupe, organisation qui regroupe tous les ministres des Finances de la zone euro, pendant huit ans. Il fut Premier ministre du Luxembourg pendant près de 20 ans, de 1995 à 2013. Il est aujourd’hui le candidat du PPE (droite) à la présidence de la Commission européenne


        • C Balogh Le 29 mai 2014 à 11h48
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          à Charles Michael:
          en 1917 s’il était réelu. joile coquille!
          ;o)
          à moins-ce que, ironie??


          • Charles Michael Le 29 mai 2014 à 12h38
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            Non, c’est une coquille … ou un acte manqué ,
            parceque pour la marche arrière sociale c’est tendance et on a même des bruits de bottes anti-soviétiques (comme en 17)


  6. Caroline Porteu Le 29 mai 2014 à 09h02
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    Et puis comme çà , si c’est Lagarde , ce sera encore plus facile de faire passer directement les ordres en provenance de Washington .. N’oublions pas qu’elle a codirigé le CSIS et que c’est même grâce à son influence que la Pologne a choisi des avions américains et non pas européens .
    Une chose est sûre , elle ne défend pas les intérêts Européens , mais bien ceux des Américains .

    Parallèlement, de 1995 à 2002, elle est membre du cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle copréside avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA-UE-Pologne et suit plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais13.


  7. pierre9459 Le 29 mai 2014 à 09h16
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    Une Europe à 6 ….ne fonctionnera pas mieux qu’une europe à 28 si ce sont les mêmes règles qui sont appliquées.
    Alors bien sur on dira qu’on va faire autrement comme d’hab…bref, une énième “autre Europe” !
    Vous commencez sérieusement à nous bassiner avec cette autre Europe !
    Et les peuples là dedans ? Les peuples ? Toujours absents de tout les peuples !
    Moi je suis Français d’abord et avant tout et l’Europe, autrement que géographique évidement, je n’en ai rien à foutre et je la déteste même !
    Quand va t-on cesser de parler à la place des peuples , autant les politiques que les blogueurs comme ici …?
    Que proposes tu Olivier pour ta fameuse Europe à 6 ? Est ce que vous prônez le retour aux monnaies nationales ou encore et toujours la monnaie de singe € juste un peu trafiquée ?
    Quand je te vois sur une photo aux cotés des faux nez de “nouvelle donne”, je me dis qu’une fois de plus, nous autres, ceux d’en bas, on risque fort d’avoir mal au cul !


    • Arnould Le 29 mai 2014 à 11h47
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      On pourrait remettre les monnaies nationales et garder du libre échange, ou bien garder l’Euro et mettre des droits de douane.

      Finalement il me semble que l’effet serait le même, et peut-être même plus facile à gérer avec des droits de douane. Exemple extrême: les Grecs taxent les grosses bagnoles allemandes pour acheter des médicaments (ou toute autre utilité, par exemple des machines ou des tanks!). C’est qu’avec une monnaie nationale dévaluée, y en aura toujours qui pourront s’acheter les bagnoles et les autres qui manqueront de médocs.

      Mais personne n’évoque jamais cette piste… (je répète: de garder un Euro mais de mettre des droits de douane intra-européens). Résultat d’un lavage de cerveaux collectif qui dure depuis 150 ans?


      • Gonetoufar Le 29 mai 2014 à 12h35
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        Sauf que les taxes en Grèce sur les grosses bagnoles , elles existent déja….1000 euros la vignette chaque années pour une 2000 cm3 et plus , auxquels vous rajoutez une taxe pour ” train de vie luxueux ” , mais rien pour les hôpitaux …..


    • step Le 30 mai 2014 à 10h32
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      Juste des droits de douane supprimés … impossible sans harmonisation fiscale, sociale et écologique. Les droits de douane doivent justement servir à équilibrer ces dumpings. Donc non, désolé!


  8. Vallois Le 29 mai 2014 à 10h17
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    “Pour Merkel, les élections n’auront qu’une valeur « indicative » …”

    Dans l’état d’esprit aristocratique des dirigeants, le vote des citoyens est une façon de faire allégeance pas de choisir entre 2 camps opposés, mais entre plusieurs produits de la même marque.

    Tant pis si le peuple ne veut pas jouer, il est encore plus méprisable pour eux.

    Cette nouvelle noblesse de cooptation n’a pas de contre-pouvoir et ils ne céderont rien aux peuples dont ils usurpent la souveraineté. Plus expérimentés qu’avant, ils gardent la façade démocratique, mais détournent les Institutions à leurs profits, à fond sur l’ingénierie sociale (création de prisons mentales et violence d’état) mais travaillent pour leurs castes peu importe le temps que cela leur prendra.


  9. Julian Le 29 mai 2014 à 10h36
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    Absolument d’accord avec les termes de votre “chapeau” Olivier.

    En quelques phrases compréhensibles vous résumez les enjeux.

    Et vous indiquez la porte de sortie.


  10. Pierre33 Le 29 mai 2014 à 10h49
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    Helle Thorning-Schmidt est le premier ministre danois. Elle n’est pas suédoise comme le dit Marianne. Mais bon depuis que le Japon est dans l’hémisphère sud on peut dire que le Danemark est une province suédoise.


    • Serge Palestine Le 29 mai 2014 à 14h48
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      Vous savez c’est déjà une erreur moindre que celle qui a vu la grande TV étatsunienne impériale CNN placée l’Ukraine à l’ouest……………….du Pakistan!!! comme nous l’avait fait remarquer Olivier il y a quelques temps sur ce blog.
      Ah, les ricains et leur nombril! Il y avait vraiment de quoi se tordre de rire,même si la situation que connaît le peuple ukrainien ne s’y prête pas!


  11. Tatsuya Le 29 mai 2014 à 10h56
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    Bof, ils ont qu’à mettre 28 présidents sans pouvoir.
    Çà collerait bien à l’esprit de la “démocratie européenne”.


  12. Casquette Le 29 mai 2014 à 11h43
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    Si ça se goupille finalement de cette manière il ne restera plus qu’un argument aux partisans de l'”Autre Europe” , la suppression pure et simple de la Commission suivi d’une délégation de ses pouvoirs et compétences au profit du Parlement européen…
    Ils pourront ainsi nous balader pendant 20 ans encore.


  13. Goldfinger Le 29 mai 2014 à 13h33
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    Bonjour,

    Tout cela me fiche un GRAND coup de blues 🙁

    L’extrémisme qui monte en Europe … et cette grosse machine européenne qui n’arrivera jamais à se réformer (du moins pas dans un délai “raisonnable”).

    La N-VA PREMIER parti en Belgique dont le programme est l’autonomie complète de la Flandre et le phagocytage de Bruxelles … car avec 90 % de francophones Bruxelles est totalement enclavée en Flandre.

    Cette collusion dans les “hautes sphères mondiales” où l’on semble avoir depuis longtemps perdu tout bon sens collectif voire toute valeur morale.

    J’en viens vraiment à craindre l’état du monde … pas dans 20 ans MAIS BIEN AVANT !!! 🙁

    On repousse toujours à demain les problèmes, on pose des emplâtres sur des jambes de bois, on recolle, on rafistole mais un jour où l’autre cela va inéluctablement éclater.
    La pression monte: se sera une éruption explosive (au mieux ce sera Pompéi au pire Santorin).

    Qui vivra verra !

    Mais que cela ne gâche pas votre week-end.

    Très cordialement.


    • Amsterdammer Le 29 mai 2014 à 20h20
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      C’est normal que Bruxelles soit enclavée en Flandres… puisque jusqu’à une période récente, c’était une ville néerlandophone, francisée par le haut. Le phagocytage, il est opéré depuis un siècle et demi par les francophones.
      C’est ça qu’il faut garder à l’esprit, pour comprendre la position crispée des Flamands et la crise permanente qui ronge la Belgique [et finira par la détruire].


      • Goldfinger Le 30 mai 2014 à 14h20
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        Bonjour,

        Oui mais selon cette logique il faudrait aussi que la France rende à la Flandre une partie des ses territoires du Nord.

        Le problème avec les Flamands c’est qu’ils veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.

        Et je pense qu’ils n’ont toujours pas compris qu’historiquement, à la fondation de la Belgique et jusqu’au milieu du XXè siècle, ils n’ont jamais été exploités par les Wallons mais par les Flamands francophones de Flandre.

        Leurs médias ont joué un grand rôle de désinformation en leur faisant haïr tout ce qui est francophone.
        Aujourd’hui devant la réalité d’une possible scission ils sont d’ailleurs beaucoup plus modérés … mais le mal est fait est c’est un parti séparatiste qui, depuis les élections de dimanche dernier, est de loin le plus important parti politique du pays.

        Histoire à suivre …

        Très cordialement.


        • marc douziech Le 31 mai 2014 à 22h51
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          Genial, une fois qu on sera sorti de l UE par l’ article 50 comme le propose http://www.upr.fr, on refera une communauté avec les flamands francophones et les Luxembourgeois, avec le plus gros atout économique et social qui existe: l unité de la langue!!!
          Je suis au Brésil, un des pays qui émergent dans le monde, et quand il n y a pas de boulot dans la Paraiba (Nord Est), les ouvriers vont à Sâo Paulo. Je ne prétends pas que ce soit un modèle social, mais a-t-on déjà vu un chòmeur Du Gers ou de l Aveyron apprendre le polonais pour aller bosser à Gdansk ou à Cracovie???
          Il n y aura aucune Union possible sans unité de LANGUE, on peut écrire et réecrire tous les traités que l’on voudra (si tant est que ce fût possible avec le système de triple unanimité).


  14. Laurent Dup Le 29 mai 2014 à 18h04
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    • Charles Michael Le 29 mai 2014 à 18h39
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      Très bon lien dont j’encourage la lecture

      dans la même veine: leMonde ressort Barnier ex-futur candidat

      Où est le Parlement européen, j’entends rien

      Allo? mais allo quoi ?


  15. archanonyme Le 29 mai 2014 à 19h54
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    Mon avis, le seul a détenir un vrais pouvoir en Europe c’est la BCE. Tout le reste n’a que peu d’influence, celui qui détient la BCE détient les clés économique et budgétaire de l’Europe ( le pouvoir )( http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne )( voici comment le pouvoir est divisé http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne#mediaviewer/Fichier:R%C3%A9partition_des_actionnaires_de_la_BCE.png )( et le conseil des gouverneur http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne#Conseil_des_Gouverneurs )


  16. archanonyme Le 29 mai 2014 à 20h11
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    pardon pour le double poste, on peut noter que le seul pouvoir qu’a le conseil européen ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_europ%C3%A9en ) , c’est la nomination du président ( gouverneur ) de la BCE ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sident_de_la_Banque_centrale_europ%C3%A9enne ). Le problème c’est que le président de la BCE n’a pas de pouvoir car le pouvoir au seins de la BCE est détenu par le conseil des gouverneurs ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne#Conseil_des_Gouverneurs )


  17. Alain Le 01 juin 2014 à 07h38
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    Il faut reconnaître, pour qui se rappelle la flagornerie de le lettre d’allégeance de la ministre Lagarde au président Sarkosy, qu’elle possède toutes les qualités de pantin et d’absence de vision personnelle requises par les chefs de gouvernements des principaux pays, dont la France. Le seul obstacle risque d’être sa succession à la tête du FMI qui sera revendiquée par les pays émergents après les torrents d’argent déversés par le FMI sur l’Europe. Et ça les mêmes chefs de gouvernement ne vont pas aimer.


  18. bul Le 01 juin 2014 à 11h28
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    nous n’avons pas eu besoin de traités pour airbus ou erasmus, nous voulons avoir des relations avec le monde entier, avec les chinois et avec les arabes, c’est ça la France, les traités entre blancs c’est la guerre, nous ne voulons pas cautionner le choc des civilisations, berruyer dans quel camp êtes vous ?


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