Aux côtés de Caroline Broué et d’Antoine Mercier, Frédéric Sawicki, politologue est venu interroger et discuter avec Emmanuel Todd, le 26 mai 2014 sur France Culture. (qui n’invite pas que des bras cassés fanatiques…)

L’Ukraine et l’Europe :

“Le point commun un peu ironique qu’on peut trouver entre l’Ukraine et l’Europe, c’est que ce sont deux systèmes en désintégration, l’Ukraine étant bien sûr dans un état plus critique. En intégrant la question russe (à travers la situation ukrainienne) dans la question européenne, c’est comme si on vivait le match retour de 1990 et la dissolution de l’URSS. Aujourd’hui l’Europe se désintègre, alors que la Russie est retombée sur ses pieds et se rélève.”

La question de l’euro et l’avenir de l’Europe :

“On est dans une situation impossible. La monnaie unique ne marchera jamais. C’est un contre-temps historique. Le problème vient d’une autre impossibilité : les dirigeants européens et français n’accepteront jamais d’en sortir, par lâcheté ou naïveté.

C’est pourquoi je regarde si attentivement vers l’Ukraine. L’Europe est peut-être allée chercher sa mort en Ukraine. Celle-ci va continuer à se désintégrer et ce sera à cause de l’Europe et non de la Russie. La première ne fait que lui piquer sa main d’oeuvre qualifiée, tandis que la seconde, si elle annexe des morceaux de son territoire, c’est pour les intégrer et les faire évoluer.

“Dans la partie orientale de l’Europe, les gens ne s’intéressent pas au monde, c’est une zone de non-construction étatique, de violence. Quelque chose de maléfique est en train de se préparer là-bas.”

Emmanuel Todd RB © Radio France

55 réponses à [Audio] L’Europe, après la Démocratie, par Emmanuel Todd

  1. enp Le 28 mai 2014 à 03h51
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    Désolé pour le hors sujet…

    Nous avons ici des images du bataillon Vostok de Tchéchénie qui arrivait à Donetsk.

    https://www.youtube.com/watch?v=jP9i-BFaKhs&feature=player_detailpage

    Il est intéressant de voir l’accueil de la population.
    Il est intéressant de «voir la population».


  2. Subotai Le 28 mai 2014 à 04h55
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    Or donc, mort de rire…!
    J’ai donc écouté Todd jusqu’au bout. Je suis assez d’accord avec ce qu’il dit. Sauf pour la fuite au USA vu que le FarWest n’est pas vraiment mon trip.
    Mais bon, la fin de l’émission, on parle donc de la remise en question de la conception de la souveraineté et de l’évolution de la pensée géostratégique de nos chers dirigeants: l’Impérialisme à souveraineté feuilletée!
    Mort de rire!
    Quand je disais à l’occasion du pataquès de la réduction du nombre de Régions qu’ils voulaient nous la refaire Saint Empire Romain Germanique!
    Ca y est! Ils l’ont avoué !!
    Bienvenue dans le système féodal.


    • Charles Michael Le 28 mai 2014 à 08h03
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      Le monde féodal ?

      pour l’instant on a en Europe une tentative (ratée) de monde impérial, la monaie unique en étant un bon (ou plutot mauvais) symbole . Il faut rappeler que les pays les plus riches n’ont pas rejoints la zone euros, sauf la France et l’Allemagne en compétition pour ce leadership impérial.
      une compétition que la France a perdu.

      perdu bien sur sur le plan économique avec ses conséquences: la dépendance à l’ordre financier mondial.

      regardons un peu ce que sont les états membres et leurs structures politico-géographiques:
      – l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume Uni ont des structures fortement régionalistes voir fédérales avec de très fortes disparitées entre région, ont pourrait d’ailleurs y inclure la Belgique et un peu Pologne et Roumanie.
      – une série de petis pays: Suéde, Danemark, Portugal, Irlande, Autriche, Slovénie, Slovaquie, Tchéquie, Bulgarie, voir micro comme les 3 états Baltes, le Luxembourg et Malte. Ces pays ont le même poids théorique au sein du Conseil de l’Europe, de la Commission et un poids proportionnellement acrru au parlement (signe s’il en était besoin de l’inutilité de ces députés).
      – la France pays le plus centralisé et à l’économie chroniquement anémiée dont le besoin de dynamisme régional est accepté par tous sauf les jacobinistes qui se succèdent au gouvernement.

      Une refonte de l’Union Européenne au niveau des régions donnerait environ 105 entités territoriales de tailles plus harmonieuses.
      Le pouvoir pourrait être donné entièrement à un Parlement élu, qui lui nomerai un gouvernement européen dont les missions principales seraient l’harmonisation fiscale et sociale (avec un budget de soutien et de répartition solidaire), l’environement et une politique énergétique commune.
      Les Nations garderaient clairement un pouvoir de décision sur les prérogatives telles que Justice et politique étrangère, défense et monaie (mais avec controle parlemntaire).

      Pour l’instant l’UE est un simulacre de démocratie, un simulacre de puissance financière et effectivement un impérialisme allemand; mais il faut rappeler que le Saint Empire Romain Germanique a surtout été un vaste chaos.


      • Casquette Le 28 mai 2014 à 11h27
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        @Charles Michael

        “Une refonte de l’Union Européenne au niveau des régions donnerait environ 105 entités territoriales de tailles plus harmonieuses.”

        Sur quels critères baser cette harmonie ?

        “Le pouvoir pourrait être donné entièrement à un Parlement élu, qui lui nomerai un gouvernement européen dont les missions principales seraient l’harmonisation fiscale et sociale (avec un budget de soutien et de répartition solidaire), l’environement et une politique énergétique commune.”

        Les députés nationaux sont déjà des passe-plats , ce système fera d’eux des prête-noms.

        “Les Nations garderaient clairement un pouvoir de décision sur les prérogatives telles que Justice et politique étrangère, défense et monaie (mais avec controle parlemntaire)”

        En gros vous proposez de poursuivre le projet euro-libéral jusqu’à son terme , malgré le rejet qu’il suscite ?


        • Charles Michael Le 28 mai 2014 à 12h41
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          “Sur quels critères baser cette harmonie ?”

          mais sur des critères strictement culturels, historiques, et en gros territoriaux et justement E.Todd a décrit ces différences récurrentes dans plusieurs ouvrages; et oui les vieilles provinces françaises ramenées à une quinzaine.

          “Les députés nationaux sont déjà des passe-plats , ce système fera d’eux des prête-noms.”

          plus un élu est proche de ses électeurs, plus ses électeurs peuvent exercer un controle; c’est le B, A, BA de ce que pourrait être une démocratie participative sur les problème réels et pas sur des positions idéologiques. Tout l’opposé de la compétitivité sur les bas salaires intra-européenne.

          “En gros vous proposez de poursuivre le projet euro-libéral jusqu’à son terme , malgré le rejet qu’il suscite ? ”

          surement pas, je propose d’assurer une cohérence dans la solidarité entre région et par pur réalisme un maintien des états-nation.
          une UE sous controle parlementaire
          des entités nationales (amaigries de leurs Assemblée nationales) gardant une part de pouvoirs régalien mais controlés par le Parlement.

          Et faire disparaitre ou effacer les nationalismes, chauvinismes et diverses xénophobie me semble très sain.

          maintenant que se soit réaliste ? bien sur que non.


          • Casquette Le 28 mai 2014 à 13h10
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            @CM

            -rien ne garantit qu’un regroupement régional par aires culturelles les rendent plus harmonieuses économiquement parlant.

            -je suis d’accord avec vous , je ne comprends donc pas pourquoi vous souhaitez ajouter un intermédiaire supplémentaire entre le citoyen et les législateurs , quand les lois sont conçues et votées par les députés nationaux au moins les citoyens savent vers qui se retourner.

            -si on passe à un modèle régionaliste la solidarité inter-régionale fera long feu , la péréquation ne peut être acceptée que dans un cadre national (par adhésion et par contrainte) , regardons juste la situation en Espagne voire plus extrême encore ,celle de la Crimée.

            -les chauvinismes et les xénophobies nationales sont dors et déjà dépassés par les chauvinismes de type régionalistes , religieuses et ethniques , le succès du FN repose en partie sur cette dynamique.
            L’attentat de Bruxelles ne visait pas des Belges… à titre personnel je crains plus les guerres civiles que les guerres mondiales , elles me paraissent plus réalisables (cf Donetsk)


          • Subotai Le 28 mai 2014 à 17h59
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            Je ne peux que vous inviter à vous renseigner sur le fonctionnement de la féodalité et du Saint Empire Romain Germanique.
            Pour la similitude, pensez les Seigneurs dans le costume 3 pièces du CAC 40 et de la Finance et les Serfs dans les colonnes moutonnières des usagers des transports en communs…


            • Charles Michael Le 28 mai 2014 à 18h48
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              Pour l’instant vous avez des entreprises nationales, devenues pour certaines internationales, parfaitement défiscalisées ou optimisées si vous aimez les euphémismes.
              Vous avez la grande distribution qui rabotent les marges de ses fournisseurs, éliminent le PME et TPE et importent massivement. Les agriculteurs, les entreprises locales, les centre villes en sont les premières victimes.mais vous tous aussi qui voyez vos salaires bloqués quand vous en avez un et vous êtes tellement habitués à la CSG (contribution sociale généralisée) que vous trouvez normal un chomage entre 7 et 10 % depuis la fin des années 70.
              Donc la féodalité vous êtes dedans et vos seigneurs vous le savez capitalistes ou élus nationaux sont pour le maintien de votre servage.

              La blague de demander à votre député de ne pas suivre les directives de son parti ? de protéger ses électeurs ? franchement c’est pas sérieux.
              Par contre le maire de votre ville vous écoute.

              Le localisme, faire travailler les entreprises locales et régionales est en pleine ampleur aux USA, comme les mouvements environementaux locaus, les associations de partage, etc..

              maintenant vous pouvez attendre le messie qui magiquement fera repartir croissance, emplois, augmentera les salaires et restera sur son trone à Paris suspendu au téléphone de Bruxelles.

              apparament ce fantasme reste bien vivant.

              le vote FN en est une assez belle illustration, les prévisions économiques aussi et ça fait 40 ans que ça dure, et tout indique que le pire est à venir.

              Et l’état (allégé) central continue d’exister, à reçoir les impots nationaux pas les impots locaux et à les répartir justement pour éviter les inégalités, rien à voir avec des mercenaires et autres fantasmes.


          • Subotai Le 28 mai 2014 à 18h06
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            Le SERG a été un joyeux foutoir, mais n’oubliez pas que l’objectif est de maintenir au pouvoir les Seigneurs.
            Ils se bagarrent entre eux pour le pouvoir et ne se soucient du peuple que pour écraser les révoltes.
            La disparition des armées populaires et le retour des mercenaires ne vous dit rien?


    • Laurentin Le 28 mai 2014 à 10h30
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      Enooorme ! “nous refaire le Saint-Empire Romain Germanique” bravo, entièrement avec vous là..L’Allemagne va être gagnante en territoires, et pouvoirs, lors de la finalisation d’Euro-Empire lié à l’OTANAZIE, avec les Usa comme locomotive.

      D’ailleurs voici la carte de l’Europe concoctée à Bruxelles par nos eurocrates : la carte allemande du “troisième reich” du papa européen A. Hitler, (nazi inversé !) ressemblera à celle de l’après régionalisation (back to the futur !)

      .http://www.comite-valmy.org/spip.php?article552/ et la carte finale : http://croah.fr/wp-content/uploads/2013/12/L-Europe-verte1.jpg

      Voilà ce que nos démocrates eurofascistes ont en vu ..Contre les droits des peuples à s’administrer eux-mêmes..


    • archanonyme Le 28 mai 2014 à 17h01
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      “Saint Empire Romain Germanique” est le premier Reich Allemand. Ce n’est pas pour rien si les USA on donner les clé de l’UE ( Europe ) à l’Allemagne après sa ré-unification ( chute du mur de Berlin en 1989 ). L’Europe n’est rien d’autre que la question allemand ( grand Allemagne, petit Allemagne, Allemagne et la question européen ). Les langues germaniques sont les langues majoritaires d’Europe.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Question_allemande ( question allemande )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Solution_grande-allemande ( solution grande Allemagne )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Solution_petite-allemande ( solution petite Allemagne )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/1er_Reich ( 1er Reich )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/2e_Reich ( 2ème Reich )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_Reich ( 3ème Reich )
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlemagne#Fin_du_r.C3.A8gne ( noté le mot magne dans Charle”magne”, noté allemagne > alle”magne”, tentative de réunification de l’empire de Charle)(alle, signifiée “toute” en saxon, vieux allemand)

      L’Europe n’est rien d’autre que la question allemande posée et reposée depuis des siècles

      ( personnellement je suis pour l’unification de l’Europe indépendante (donc ne faisant pas partie de l’OTAN) au saint d’un marché commun avec des nations souveraines autonomes fédéralisées et non centralisée au saint d’un marché commun et économique ( incluant une monnaie unique (pour les échange internationaux ) et monnaies souveraines pour chaque état souverain ( échange inter-état européen) : un système bipolaire ).

      Je remercie Olivier pour le lien à propos de “Emmanuel Todd”


  3. bertrand Le 28 mai 2014 à 07h58
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    LES PREDATEURS.
    L’homme n’ayant pas de prédateur naturel il est lui même son propre prédateur.
    1-Qu’est ce qu’un prédateur ?
    2-Comment le reconnaître ?
    3-Comment intervient il ?
    4-Quand et comment l’empécher de nuire ?
    Nous sommes tous responsables des prédations que nous subissons.
    Un prédateur est celui qui profite d’une situation pour s’arroger ce qui lui convient en respectant-violant ou non les lois , en détruisant-volant-violant les autres , sans aucun scrupule , ni remords. Seule sa personne l’intéresse. Le prédateur peut être une personne , un groupe , une entreprise , un gouvernement.

    Il ou elle est généralement dans une situation ou il ou elle peut dominer sa victime.
    La victime peut être une seule personne , un groupe , un pays , un territoire.
    On le reconnais en surveillant ces propos et ses actes.
    Dès le 1° acte suspect on doit alerter l’entourage et prendre les mesures qui empêcheront le prédateur de nuire et de répéter ses prédations.

    Exemples de prédation : Dans une famille il viole sa femme , il s’accapare les biens d’ascendants .
    Dans une entreprise il fait régner la terreur .
    Dans un pays il vole le peuple.

    Un prédateur doit être empéché par des contre pouvoirs mis en place pour parer à toutes dérives, des tiers familiaux , des tiers employés , des tiers associés , des tiers gouvernementaux , des tiers justice , des tiers police.

    Nous devons tous être vigilants et au 1° dérapage nous interroger et avec des tiers mettre en place les parefeux.
    Si aujourd’hui nous sommes en crise c’est parce que nous avons laissé faire des prédateurs dans nos familles , nos entreprises , nos pays.
    Et les exemples sont légions ils meublent une bonne partie des informations journalières.
    Les guerres ne sont que la prédation de quelques uns contre tous les autres.


    • PIPO Le 28 mai 2014 à 13h01
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      http://exploratioexplorator.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/le-pervers-narcissique/

      La soif de pouvoir (fantasme de pouvoir absolu) est le premier moteur de tous les pervers narcissiques qui n’hésitent pas à utiliser l’autre comme marchepied. Ils sont également prêts à mentir sans scrupules pour sauver leur image, à maquiller les faits pour cacher leurs faiblesses ou leurs insuffisances. Ils sont également prêts et enclins à utiliser la preuve sociale. Avec un pervers narcissique, non seulement le dialogue ne permet pas d’améliorer la situation, mais bien au contraire il est utilisé de façon manipulatrice pour mieux piéger l’autre.

      Le comportement pervers est donc pris comme une conséquence : « Je vais me servir de l’autre pour obtenir ce que je veux, ce à quoi j’ai droit et je vais m’arranger pour que ma victime se sente coupable afin qu’elle ne m’en veuille pas et qu’elle n’ait aucun désir d’indépendance ».


  4. Fab Le 28 mai 2014 à 08h20
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    Si j’en crois Mr Todd les américains n’ont finalement rien à voir avec le coup d’état en Ukraine … sans exonérer les très serviles européens peut-être que le feu très brillant E.Todd devrait lui aussi devrait arrêter de lire Le Monde.


  5. BA Le 28 mai 2014 à 08h44
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    Emmanuel Todd écrit dans ce billet ci-dessus :

    “Dans la partie orientale de l’Europe, les gens ne s’intéressent pas au monde, c’est une zone de non-construction étatique, de violence. Quelque chose de maléfique est en train de se préparer là-bas.”

    Et ici ?

    Et dans la partie occidentale de l’Europe ?

    Quelque chose de “maléfique” (entre guillemets) est en train de se préparer dans l’Europe occidentale :

    1- Echec total de la construction européenne

    2- Donc les partis politiques européistes sont tous discrédités

    3- Donc les peuples européens votent de plus en plus pour les partis anti-européens

    4- Donc, comme d’habitude, l’appauvrissement des classes populaires et l’appauvrissement des classes moyennes entraîne l’arrivée au pouvoir de partis extrémistes.

    5- Par exemple : en France. Les partis européistes sont discrédités. En ce moment même, nous sommes en train de vivre l’effondrement du Parti Socialiste, l’effondrement de l’UMP, l’effondrement d’Europe Ecologie Les Verts, l’effondrement du centre UDI – Modem.

    6- La dynamique est du côté du Front National : un boulevard vient de s’ouvrir devant le Front National. Si Marine Le Pen est élue président de la République en 2017, des émeutes éclateront dans les jours qui suivront. Ensuite, le président de la République n’aura plus qu’à dire :

    “Conformément à l’article 16 de la constitution française, j’ai décidé de … etc”

    7- L’article 16, c’est l’occasion pour Marine Le Pen d’accéder aux pleins pouvoirs, de façon démocratique, par les urnes.

    On est mal.

    On est très mal.


    • Balthazar Le 28 mai 2014 à 13h13
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      En même temps, le gouvernement français participe activement à la guerre civile en Ukraine. Les députés et les électeurs laissent faire. Umps + udi + eelv = plus de 55% des votes de dimanche dernier.
      Comme j’aime à dire : ” à force de chercher la merde, on finit par la trouver.”


    • miclav Le 28 mai 2014 à 14h28
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      On joue à se faire peur…
      Que les électeurs aient décidé à 15% (de droite et de gauche) de mettre un grain de sable dans la mécanique européiste ne signifie nullement qu’ils envisagent de porter le FN au pouvoir pour des enjeux nationaux.
      D’accord, le vide se crée par le centre (disons plutôt à la périphérie du centre), mais le FN n’est pas à l’abri de voir sortir des affaires UMPesques le concernant.
      Voyons si la gauche peut s’entendre et comment la droite se réorganise autour des pôles Centre/FN


  6. FL Le 28 mai 2014 à 08h50
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    Un peut déçu tout de même par Emmanuel Todd.
    Il y a trop d’approximations, de pensées confuses, de curiosités inattendues de la part d’un universitaire (“nos pays sont arthritiques” dit-il, sous entendant que c’est un drame, mais si l’âge moyen augmente c’est parce que la population à un taux de fécondité qui diminue et une espérance de vie en hausse, ce qui selon le démographe, Monsieur Todd, est un élément civilisationnel de la modernité, auquel nos sociétés doivent trouver une solution).
    Quand à ne point parler de l’ingérence étasunienne dans les évènements Ukrainiens, j’en suis tous simplement stupéfait, je croyais que le travail d’olivier Bérruyer avait précisément consisté à le démontrer cette ingérence.
    Passons sur le départ aux Etats-Unis, comme seule issue à la fin de l’Europe, ce qui en dit long sur l’amour et la confiance que peut avoir E. Todd pour son pays.
    Heureusement l’émission ne nous laisse pas seul face au drame et nous livre un merveilleux “happy end”, en nous révélant l’invention du mille feuille de souveraineté.
    C’est oublier, comme dit à peu près le proverbe, que la souveraineté c’est comme d’être enceinte, on ne peut l’être que d’un seul à la fois, que ça plaise ou non!


    • franckmilan Le 28 mai 2014 à 14h44
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      n’importe quoi todd évoque l’exil aux usa sur un ton humoristique et ajoute que c’est une position personnelle puisqu’il ‘a aucun souci avec les mentalité anglo-saxonnes


    • archanonyme Le 28 mai 2014 à 18h00
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      Je pense qu’il essai d’être diplomatique (tout ne peux être dit)


    • archanonyme Le 28 mai 2014 à 21h09
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      Effectivement en re-écoutant, je suis surprise qu’il ne parle pas plus des USA et de leur rôle de leur responsabilité (terrorisme mondial, instabilité et insécurité). Il ne parle que de l’Europe et met l’accent que sur l’Europe et définit que le problème vient de l’Europe et que les problème vont s’accentuer en Europe. Peut-être sait-il quelque chose de plus que nous ?


  7. Patrick-Louis Vincent Le 28 mai 2014 à 09h34
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    Excellente video dont je partage le point de vue. Je note que Emmanuel Todd considère que le système n’est pas réformable (manque de courage et d’intelligence des élus) et que, comme l’euro ne marche pas et ne marchera jamais, il attend le grain de sable qui fera s’enrayer la machine et conduira à l’accident, probablement mortel, pour le système.

    Je crois, effectivement, que nous en sommes là, à attendre que tout s’écroule comme un château de cartes, ou qu’un raz-de-marée vienne engloutir le système. Cela explique grandement l’abstention grandissante lors des consultations électorales, et même le succès relatif du FN, qui est moins un vote d’adhésion qu’un vote sanction, dont chacun sait qu’il n’a aucune incidence sur la politique des dirigeants qui continuent dans le déni, mais qui permet de prendre date quand le système s’écroulera.


  8. luci2/29 Le 28 mai 2014 à 10h18
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    Il est certain,à mes yeux,que nombre des propositions exposées , correspondent ,hélas,à une tragique involution de nos Sociétés Humaines démocratiques et Républicaines..et ce malgré ( à cause de ..) toutes leurs dérives mortiféres.
    Un Sauveur suprême ???
    Les Humains,une fois Civilisés pour de bon (utopie jusqu’à ce jour) pourraient préfigurer,sinon réaliser cette alternative salvifique.


  9. Martine Le 28 mai 2014 à 10h26
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    Le PS va sans doute connaître lui aussi une explosion dans les jours qui viennent. Hollande et Valls soutenant Junker ou un autre candidat PPE, cela risque de ne pas être accepté à la base.


    • XPT Le 28 mai 2014 à 11h40
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      A moins que le corps du PS soit trop arthritique pour bouger. C’est d’ailleurs ce que suggère Todd : il ne faut pas s’attendre à des effondrements, mais on peut observer de lentes décompositions. Nous sommes dans un système “mortifère”.


  10. Olposoch Le 28 mai 2014 à 10h40
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    Donc la Russie est ce monstre hideux, hérissé de piques, qui génère la peur

    Dont la taille est à l’image de son potentiel de destruction

    Qui revient faire face à une force puissante qui menace la planète

    Mais qui rétablit l’équilibre

    Se sacrifie, se relève, disparaît laissant un monde soulagé et convalescent

    Jusqu’à la prochaine fois

    En fait

    La Russie

    C’est Godzilla…


  11. Jacques Le 28 mai 2014 à 10h42
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    Todd, génial comme d’habitude! Quelle force! Quelle justesse! C’est parce qu’il regarde les bonnes variables, et sur le long terme. C’est vrai que sur le court terme, le hollandisme révolutionnaire ou l’abstention aux européennes, on peut avoir un autre avis que le sien. A relever, les remarques sur le journal “le Monde”. Ce journal, tombé il y a plusieurs années sous la coupe de trois de nos oligarques français, a actuellement de nouvelles difficultés. Sa disparition serait une chance pour la démocratie en France en libérant le terrain pour un nouveau journalisme comme celui qui s’expérimente sur ce blog.


  12. Casquette Le 28 mai 2014 à 11h03
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    La période de désillusion que traverse l’électorat de gauche aboutira à un divorce , tôt ou tard , quand on croit plus à une idée , une religion ou une personne , on passe à autre chose.
    Entre ceux qui ne croient plus que le PS est de gauche et ceux qui , sans grandes illusions , continuent de soutenir par habitude et par peur de l’incconu , on peut dors et déjà dire que l’avenir du parti s’inscrit en pointillés.
    Pour reprendre l’expression de Todd , le PS est devenu un parti zombie , son corps est ici mais son esprit est ailleurs (Bruxelles , l’Allemagne , les USA).
    Les mittérandistes auront vraiment tout soldé , de la France jusqu’à leur parti…non franchement ils sont balèses !
    Quant à l’UMP n’en parlons même pas.


  13. XPT Le 28 mai 2014 à 11h30
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    Je trouve intéressante à la fin de l’émission cette idée venue d’un autre qui rapproche bien involontairement l’UE de l’idée d’impérialisme. Je m’interroge en ce moment sur l’analogie entre l’européisme et le colonialisme du XIXème siècle. J’y vois les mêmes forces s’agiter, avec les mêmes alibis universalistes.

    Au lieu d’imposer durablement l’impérialisme via des “souverainetés feuilletées”, le colonialisme a au contraire déployé l’état-nation à son insu et à son corps défendant bien au-delà de l’Europe. Le mouvement anticolonialiste fut en effet un formidable moment d’éclosion de nouveaux états-nation via l’aspiration des peuples à disposer d’eux-mêmes. Un droit désormais reconnu par la charte de l’ONU.


  14. Martine Le 28 mai 2014 à 11h45
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    Si Todd et Lordon et Méluche abandonnait un peu la grandiloquence et les grandes idées, il y aurait peut-être moins de gens largués qui vont voter pour des gens qui s’expriment plus simplement.

    Prenons un cas concret:

    Je veux payer un étudiant/un jeune/un chômeur pour me faire un site web sous wordpress, par exemple un truc de photos familiales (qu’il faudra scanner), donc pas un truc qui prend trop longtemps, ou encore, je veux payer un étudiant pour prendre un PDF de mille pages et le renuméroter selon une autre édition. Que faire?

    Il n’existe pour moi aucun moyen légal de payer cet étudiant dans le cadre législatif actuel.

    Les CESU sont interdits, à moins qu’il fasse le travail à mon domicile (le législateur espère donc que moi, je ne travaille pas et que je peux lui ouvrir mon domicile, ou que mon domicile est assez vaste et assez rangé pour l’accueillir dans de bonnes conditions, que sais-je).

    Il paraît que l’étudiant peut devenir auto-entrepreneur, et payer l’urssaf… Mais mettons que cet étudiant ne souhaite pas à ce stade “s’installer”, et qu’il a plein des stages ou des séjours à faire à l’étranger pour y pratiquer les langues qu’il a appris depuis l’école primaire maintenant…

    En gros, même lorsqu’un particulier veut réinjecter un peu d’argent dans la société, il n’a pas d’autre choix que d’engraisser – un banquier (pour lui gérer ses actions), ou – un notaire (pour faire son investissement immobilier).

    J’espère que je me trompe. Est-ce bien comme ça que cela fonctionne en France ou bien existe-t-il d’autres solutions?


  15. moderato si cantabile Le 28 mai 2014 à 12h16
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    Quand Emmanuel Todd dit :

    “Dans la partie orientale de l’Europe, les gens ne s’intéressent pas au monde, c’est une zone de non-construction étatique, de violence. Quelque chose de maléfique est en train de se préparer là-bas.”

    je suis entièrement d’accord. Et cela avait commencé bien avant la chute de l’URSS et la chute du mur, je l’avais déjà dit. Ce qu’on a appelé “révolutions démocratiques” n’en étaient pas vraiment, pas partout. Rappelez-vous la Roumanie et Timisoara. Soros y était, dans les événements roumains.
    Et voilà que Soros le reconnait et en est fier.

    http://www.infowars.com/soros-admits-responsibility-for-coup-and-mass-murder-in-ukraine/

    Mais…je pense qu’ils font des mauvais calculs, car un Empire ça commence toujours par se déliter à ses frontières, souvenez-vous la chute de Rome. A moins que ce ne soit pas cela le “but”, détruire l’Empire Européen pour en faire un “chaos” reconstructeur. C’est que, peut être USA se pensent en oiseau Phoenix.


  16. Milsabor Le 28 mai 2014 à 13h15
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    La situation politique de la France se situe dans un double déni de démocratie, un double système pervers : le système hollandais inclus dans le système européen.
    Le déni de démocratie repose sur le découplage de la légalité et de la légitimité. Comme le développe Jacques Sapir ( http://russeurope.hypotheses.org/2300 ), il n’y a pas de légitimité sans souveraineté. Et sans légitimité la légalité est anti-démocratique.
    Au niveau européen le problème de la souveraineté se situe à deux niveaux : démographique et institutionnel. Sur le plan démographique la population européenne n’est pas un peuple, la communauté européenne n’est pas une nation. Sur le plan institutionnel les institutions européennes ne sont pas démocratiques. L’assemblée européenne dispose d’un pouvoir largement subsidiaire par rapport à la commission européenne, elle-même sous l’emprise des lobbys capitalistes. L’Europe fonctionne comme une constitution économique légale dépourvue de légitimité, donc anti-démocratique.
    La pratique de la démocratie par François Hollande est perverse depuis sa campagne électorale : « Moi président, je rétablirai l’élection de l’assemblée nationale au suffrage proportionnel ». Cela signifie qu’une assemblée élue au scrutin majoritaire n’est pas représentative et que ses attendus sont illégitimes. Ce qui est confirmé dans les faits quand les écologistes disposent de 16 députés avec 4% des suffrages alors que le FN dispose de 4 députés avec 16% des suffrages. S’étant engagé sur cette réforme devant tous les téléspectateurs avant son élection, FH aurait dû y procéder comme premier acte de son quinquennat. Faute de quoi il s’appuie sur une assemblée doublement illégitime puisque disqualifiée par lui. Au lieu de cela il a inauguré son règne par ce triomphant « changement de civilisation » libertaire par la loi sur le mariage pour tous qui a suscité 1°) un mouvement d’insurrection, 2°) un clivage dans la population : réactions logiques après un passage-à-l’acte pervers. Troisième déni de démocratie : le prétendu virage social-démocrate qui signe en fait sa soumission à l’emprise ultra-libérale véhiculée par l’Europe. Quand un gouvernement de gauche fait une politique de droite, c’est de la perversion.
    La perversion génère une configuration relationnelle : Bourreau-Victime-Sauveur. Par rapport au pervers on ne peut se positionner qu’en opposant radical ou en complice, il n’y a pas de compromis. Il n’y a pas de compromis avec l’Europe qui n’a aucune possibilité de sortir de sa perversion. Il n’y a pas de compromis avec FH. Il faut sortir des deux. Le peuple est victime de l’Europe et de FH. Le peuple attend son sauveur. Qui prend en charge ce rôle ? Personne d’autre que Marine Le Pen. La droite dite républicaine est complètement compromise par l’idéologie ultra-libérale, européiste et atlantiste. Elle se suicide lentement depuis qu’elle a rompu avec son pilier gaulliste social-souverainiste. Le front de gauche est trop obnubilé par l’opposition à l’extrême-droite pour prendre en charge les critiques légitimes dont elle reste seule porteuse, les petits partis euroseptiques n’étant pas de taille à jouer un rôle décisif. Marine Le Pen se retrouve seule en position de victime de l’establishment médiatico-politique et de sauveur de la France. Telle la nouvelle Jeanne d’Arc elle peut dire : « Il faut bouter les Turcs hors de l’Europe » qui va devenir bientôt : « il faut bouter l’Europe hors de France ». Cette logique perverse B-V-S est inexorable. Le seul sursaut susceptible de l’enrayer serait de rétablir la souveraineté du peuple par un référendum sur le maintien dans l’Euro et l’Europe suivi de la dissolution de l’assemblée nationale et sa réélection au suffrage proportionnel. On voit mal le personnel politique actuel avoir ce courage. Conclusion : l’élection de Marine Le Pen lors de la prochaine présidentielle se présente comme une probabilité forte. Le coup du « front républicain » ne marchera


    • Martine Le 28 mai 2014 à 14h25
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      Là aussi, vous devriez prendre des exemples concrets:
      le mode de scrutin diffère d’un pays à l’autre, que ce soit dans le mode de constitution des listes, dans le mode de comptage, que dans les conditions d’accès au vote: en Autriche, on vote à 16 ans, ici et là, les citoyens intra-communautaires votent [ou bien est-ce partout? c’est le cas en Allemagne et aux Pays-Bas mais quid de la France?], en Grèce le vote blanc existe, comme en France et en Suède, mais le score des votes blancs s’additionne au pourcentage remporté par le gagnant, etc.


    • archanonyme Le 29 mai 2014 à 04h22
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      Toute dépendra de la position de Marine Le Pen ( si elle est élue ) sur la question de l’Europe et de l’Allemagne. Pour ma part je t’en a penser que l’Union Européen s’est construite à l’envers, et nous somme en train d’en récoler les mauvais fruits. A ce propos, je viens de lire un article qui résume bien les phase qui aurait pu être entreprises ( confédération -> fédéralisme )( http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_%28organisation_politique%29 )

      “Le terme confédération s’oppose à celui de fédération. En effet, les termes confédération et fédération ne sont pas interchangeables. Dans une confédération, la souveraineté appartient exclusivement (ou principalement) aux entités qui composent l’ensemble. Dans une fédération, le ‘pouvoir national’ est partagé entre l’État fédéral et les États fédérés ; la souveraineté est alors uniquement détenue par le gouvernement fédéral.”

      J’ai l’impression que les Européistes sont passer directement d’états souverains à union fédérale ( république constitutionnelle fédérale sur le modèle américains http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis ) sans passer par un système hybride ( le confédérationisme )( cela aurait permis de tester le système et de préparer la fédéralisation comme ce fut le cas pour la Suisse ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse ), qui est actuellement plus une fédération qu’une confédération ). D’après ce que je lis et ressent, il me semble que la France démocratique ( je marque bien démocratique ) a besoins de plus de liberté au seins d’une Europe fédérale donc à postériori, elle aurait besoin d’une confédération européenne plutôt qu’une fédération européen (union européen). On peut noter à ce sujet que le drapeau de l’union européen ce trouve dans le drapeau de la révolution américain lors de l’unification des colonies américaines en États souverains http://fr.wikipedia.org/wiki/Betsy_Ross ). On peut aussi noter que la “Guerre de sécession américaine” ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_S%C3%A9cession ) se pausa sur les mêmes questions, à savoir fédéralisme ou confédérationisme ( confédération d’états souverains ). L’histoire trancha et l’unification fédéral américaines ( USA ) se fit au prix de milliers de morts ( fédéraliste et confédérer confondu )

      l’histoire se répète, sans cesse, toujours plus forte, mais nous ne daignons à l’écouter


  17. Julian Le 28 mai 2014 à 14h20
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    Todd s’est trompé sur l’abstention.

    C’est le vote euro-sceptique qui porte. Pas l’abstention. Traditionnelle, presque partout, comme toujours. Donc non significative…

    Pour le reste : toujours remue-méninges. Pour le bonheur du débat.

    Chapeau, l’artiste.


    • Crapaud Rouge Le 28 mai 2014 à 16h41
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      Mais quand l’abstention coïncide avec une envolée du FN, on ne peut plus l’ignorer.


    • Maud Le 28 mai 2014 à 18h03
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      Abstention pour ainsi dire identique certes (1% d’écart n’est pas forcément signification, à moins de pousser loin les recherches, pour les pays Ouest européens) mais tout de même entre 70% et 80% dans les nouveaux pays intégrés à l’Est, abstention peu soulignée dans les médias. Ces % devraient interpeller.


    • jules Le 28 mai 2014 à 23h04
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      Plus de 60 % d’abstention : Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal, Estonie, Lettonie, Bulgarie, Roumanie et les nouveaux Croates, particulièrement motivés.

      Plus de 75 % : Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Slovénie (record de 87 %).

      On rappellera qu’avant de s’extasier sur la participation exceptionnelle de la Belgique et du GDL, le vote y est obligatoire sous peine d’amende.

      En tenant compte des 35 % de votes eurosceptiques, voire carrément anti-UE, ça commence à faire masse.


  18. olivier69 Le 28 mai 2014 à 15h15
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    Bonjour,
    L’objectivité n’est pas son fort. Il a toujours un point de vue anglo-saxon. Son analyse est décousue et déstructurée. Il faut un rival ? Oui, oui, le rôle d’équilibre soit disant positif à l’anglaise ! La dualité…Sa logique interprétative ? Il parle de lâcheté des autres et de manque de courage mais il envisage la fuite ? Un transfert…Le principale signe est que le rôle des US pour l’Ukraine est omis ? C’est donc de la propagande. Non, non, il prépare et ménage également son voyage ! C’est même quasiment un appel supplémentaire au départ par anticipation pour les jeunes diplômés ! Je sais, certains me diront qu’ils n’ont pas attendu.
    Justement…

    Mr Todd a lancé un appel à l’abstention puis il compare les résultats aux nombres d’inscrits et non pas aux votants ? Pourquoi pas à la population globale ? Bref, le voilà, dans la politique politicienne…La désintégration ? Ensuite si les résultats globaux ne représentent rien, alors les analyses partielles sociologiques de ces mêmes résultats ? Illusion…
    Sur le plan politique, Todd est ce que Monnet était sur le plan économique.
    Le parlement européen ne sert à rien ? A d’autres….”Ce n’est pas un drame pour l’équilibre politique” ? Non, non, le TAFTA par exemple est une illusion. Et le droit international n’a pas de conséquences pour l’instant ?

    A mon avis, des propos à la limite d’un racisme culturel indirect ou détourné :
    Dans “la partie orientale” ? C’est très précis, n’est-ce pas ? Faire une généralisation ou une approximation….Surtout pour une clientèle d’intellectuels autoproclamés (flatté l’égo de ses congénères) ! Il stigmatise certaines nations (l’Allemagne, la Pologne,..) au nom des peuples ? Et, il parle malgré tout par exemple de la russophobie des autres ? Ensuite, il évoque même la notion de sous-peuples (toujours des autres) pour l’Europe du sud. Réellement des autres ?
    Les amalgames sont trop faciles. C’est mr le juge des peuples par le prisme des nations. L’analyse est de lui ou des autres ? C’est le psy ou le malade ? L’intellectuel a moitié perdu ? J’en doute….Il déteste le concept de nation. La représentation des autres ? Il n’aime pas la démocratie….Il y a trop de gueux !

    Enfin, il esquive vite la question monétaire. L’Ukraine est convoité uniquement pour sa main d’oeuvre qualifiée ? Le paroxysme : l’utilisation du terme “maléfique” ? La diabolisation sournoise…C’est un acrobate ! Quelques messages pathologiques : “La masse populaire ne fait pas toute seule l’histoire” ? Clientélisme dans le message (sa portée) ?
    Pourquoi ne va t il pas alors enseigner les masses populaires ? Parce que son discours se veut élitiste ! Peut-il redescendre sur terre ? Et l’échec de l’euro explique la puissance de la Russie pour conclure ? Toujours pas de critiques du dollar, ni des multinationales ? Seulement des bribes de messages..
    Cdlt
    ps : Et dire que certaines personnes vont s’identifier à son discours sans avoir un regard davantage critique. 20% de vérité et 80% d’intentions ! Le transfert ?


    • Maud Le 28 mai 2014 à 18h10
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      Il défend au contraire le concept de Nation dans tous ses livres (ou plutôt les systèmes familiaux qui conditionnent les systèmes politiques), non pas qu’il y adhère mais il démontre que les racines culturelles existent bel et bien. Il dénonce sans cesse la faillite des élites. Autant dire que vous n’avez jamais lu aucun de ses livres peu contestés au demeurant. Lisez “Après la démocratie”, “le destin des émigrés” “La construction de l’Europe”‘et relisez ensuite votre commentaire. Aucun mépris pour les gueux, pas de sous peuple, rien de ce que vous énumérez en donnant des contresens.


      • olivier69 Le 28 mai 2014 à 19h54
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        Bonsoir Maud,
        “Il défend au contraire le concept de Nation” et “non pas qu’il y adhère” ne vous posent pas un problème ? Ou du moins, un questionnement ? Le détachement….
        Ensuite pour nous dire que : ” il démontre que les racines culturelles existent bel et bien” ? Heureusement qu’il nous apprend leurs existences ? La conscience d’une famille et d’une culture passent donc “bel et bien” par Todd ! Je suis surpris de voir à quel point l’individualisme a fait des dégâts sur l’identité et l’esprit critique. Il semble que nous avons donc un besoin de confirmation technique ? C’est la norme…..
        Jugeons nous une bibliographie ou le billet ?
        Entre nous, ce n’est pas la première fois que j’écoute Todd (notamment le souvenir d’une conférence pathétique en Belgique mais également des interventions TV)…..
        Enfin, merci de m’avoir cependant donné votre avis. Bien que vous n’avez pas argumenté sur la teneur de mes propos (point par point en contre argumentation par exemple) et laissé une simple invitation à la lecture. En effet, sa compréhension orale est réservée aux techniciens…..
        Et désolé, je suis juste un petit généraliste. Ceci peut expliquer peut-être cela !
        Cdlt
        ps : Doit on lire l’ensemble d’une bibliographie pour émettre une opinion sur un entretien à la radio ? Toujours est-il qu’ il a du charme….Mais surtout, vous auriez pu mieux faire ! 🙂


      • Charles Michael Le 28 mai 2014 à 20h41
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        Effectivement sans avoir lu quelques uns de ses livres, il y une bonne partie de son discours ici qui ne peut être suivi, voir reçu.

        En tant qu’historien anthropologue et fin analyste des statistiques démographiques (avec Hervé Lebras) pour lui manifestement la France a un sens à travers ses différentes structures et cultures (notament les structures familiales et leur résilience dans leurs régions d’origine).
        mais cette analyse il l’a aussi développée dans d’autres livres et fournit une sorte de grille de lecture: par exemple en simplifié: il considère que les USA sont un pays libertaire-inégalitaire, l’Allemagne autoritaire-inégalitaire, la Russie autoritaire-égalitaire.

        Au sujet de l’abstention et je me suis abstenu et bien sur pas sous influence; le spectacle actuel de marchandage sur Juncker était prévu. le paradoxe d’un grande coalition probable PPE SocDem était annoncé avant ce vote fatal. Voter PS, EELV ou même PG (sauf en Grèce) était conforter cette mascarade.
        Le choix était clairement pour ceux qui refusent cette construction européenne entre abonder, dans une élection-spectacle ne délivrant aucun pouvoir réel aux élus, dans le sens de l’opposition la plus virulente (bien que primaire et hypocrite), c’est à dire le FN ou s’abstenir.

        Je me suis abstenu.


        • olivier69 Le 28 mai 2014 à 22h24
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          Bonsoir Charles Michael,
          “le parlement européen ne sert à rien….Ce n’est pas un drame pour l’équilibre politique” ?
          “L’echec de l’euro est une cause de la puissance russe” ?
          “L’Ukraine est convoité pour sa main d’oeuvre qualifiée” ?
          “Les politiques sont lâches” (Fabius ou Valls par exemple, des lâches ?)
          “Dans la partie orientale (?????) de l’Europe, les gens (??????) ne s’intéressent pas au monde, c’est une zone de non-construction étatique, de violence. Quelque chose de maléfique (????) est en train de se préparer là-bas.”
          La partie orientale se situe où pour Todd ? Et le maléfique ? Soyons précis pour l’ensemble de ces affirmations !
          C’est l’Allemagne ou la Russie ? Egalitaire ou inégalitaire ? Je ne complique pas la problématique en incorporant la Pologne !
          ……..
          Ccl : Vous introduisez : “Effectivement sans avoir lu quelques uns de ses livres, il y une bonne partie de son discours ici qui ne peut être suivi, voir reçu.”, mais alors, de quelle partie ? Je préfère penser que vous êtes indulgent…..
          Il y a surtout une bonne partie de son intervention hélas qui ne peut être compris, voir assimilé, par ceux qui ont aimé la publicité intellectuelle ou s’obstinent dans le dogme politique. Todd, le magnifique….
          Cdlt
          ps : Néanmoins, j’avoue que votre intervention était très courtoise. Et si vous argumentez sur les points de divergence (cités en intro de ce post), je suis plutôt ouvert pour changer d’avis.


    • erde Le 28 mai 2014 à 19h27
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      Je ne peux qu’adhérer à votre analyse….Olivier
      Et puis peut-on faire confiance dans un homme qui a encensé hollandemou jusqu’à être un de ses conseiller ( il s’en vante )
      Au fond c’est un “agent-double” du PS , prônant l’abstention au élections européennes car au fond cela arrange bien le parti solférinien , la commission , etc etc etc. Rien ne change et business as usual….de plus quand on devient le “chouchou” des médias , il faut toujours se méfier……


  19. Nanker Le 28 mai 2014 à 16h50
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    “qui n’invite pas que des bras cassés fanatiques…”

    J’vois pas d’qui Olivier veut parler… 😉


  20. samuel Le 28 mai 2014 à 16h56
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    @ charles michael

    “Pour l’instant l’UE est un simulacre de démocratie, un simulacre de puissance financière et effectivement un impérialisme allemand; mais il faut rappeler que le Saint Empire Romain Germanique a surtout été un vaste chaos.”

    Ben justement n’est-ce pas un vaste chaos sur certains cotés et une très grande usine à gaz, de plus à partir du moment où ils ont souvent la prétention d’avoir gestion plus saine qu’autrui, c’est bien évident plus de la sainteté, d’ailleurs chez les Teutons c’est pas toujours non plus des modèles de charité désintéressée pour mieux limiter l’abus de pouvoir.

    Comme si trop de discipline technocratique ou teutonique ne permettait plus guère à l’homme d’avoir moins la main paralysée et le coeur déchiré en deux envers son prochain, mais tout cela doit certainement répondre à un agenda mondial ou autre chose de la sorte, toute la vertu germanique.


  21. DOZIER Le 28 mai 2014 à 21h53
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    Le poste n’est pas assez bien rémunéré.
    A moins qu’une augmentation…


  22. koui Le 28 mai 2014 à 22h05
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    Finalement, Todd est un peu dans la même position que Grasset de dedefensa.org, il décrit un système malade de façon persistante mais qui pourtant ne meurt pas. Cette résilience du système s’explique en partie par des causes démographiques pour Todd, l’age médian est de plus de 40 ans et les vieux ne courent pas à l’assaut des cohortes de CRS. Pour Grasset, c’est plutôt l’efficacité de la fabrique du consentement qui assure la stabilité de l’édifice, tout en minant ses fondations en enfermant l’esprit de ses dirigeants dans le virtualisme, une cellule murée par leurs propres affabulations. Todd voit le système s’écrouler en Europe du fait d’un événement extérieur, par exemple, l’absorption par mégarde de l’Ukraine. Grasset voit le système s’écrouler lorsque les USA voudront se réformer, lorsque le travail de sape des “termites” aura rendu la maladie visible pour les dirigeants les plus éclairés. Il attends donc l’american Gorbatchev.
    Je partage leurs analyse mais pour moi, le facteur principal de la résilience est notre relative prospérité : tout le monde comprends que changer serait en pire et nous n’avons pas que nos chaines à perdre. L’effondrement du systéme risque de venir d’un choc économique. Les structures sociales, économiques et politiques rongées par les termites ne résisteraient pas à une nouvelle crise bancaire de grande ampleur. Cela me fait penser aux textes d’Orloff comparant la résilience sociale lors de l’effondrement de l’union soviétique, à ce qu’elle pourrait être aux USA face à un événement comparable.


  23. fadiese Le 28 mai 2014 à 23h31
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    ouais, çà fait plaisir de revoir une ouverture ( même petite) hors du traitement monomaniaque ukrainien….Todd a toujours la niaque, c’est bon à entendre, même s’il vire quelque peu en madame Soleil


  24. theuric Le 29 mai 2014 à 00h44
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    Ce que je constate c’est que personne ne prend en compte les intenses déséquilibres des économies mondiales.
    Or, si nous considérons cela, les événements ukrainiens et européens avec et hors U.E. deviennent beaucoup plus lisibles bien que posant encore problème.
    Il en est ainsi du début de réindustrialisation anglaise, un frémissement, si je puis dire.
    Ce jeu géostratégique se passant en Mer Noire est également de cette sorte, il est même central.
    Les étasuniens pensaient s’essuyer sur le paillasson européen pour affaiblir la Russie.
    Fadaises, ce sont eux qui se sont fait avoir, par les russes, d’abord, par les allemands ensuite, les américains n’étant là que comme soutient armé pour les seconds et pour être ruinés par les premiers et, surtout, pour que ceux-ci se récupèrent les ports donnant sur la Méditerranée.
    La Méditerranée, tout est là et pas ailleurs, cette région est le centre géostratégique de l’ensemble des mers et océans, qui tient cette mer, tient le monde, c’est simple, il suffit de prendre une carte et de regarder où se trouvent les deux canaux passant d’Atlantique au Pacifique: suez et Panama.
    Si, de plus, nous considérons que les russes et peut-être aussi les allemands considèrent, avec des sommités en climatologie de ces deux pays, que nous aurons bientôt affaire avec un refroidissement climatique et non pas à un réchauffement, tout devient logique: les ports situés dans les mers les plus au nord seront, pour eux (et pour moi aussi) pris par les glaces en été.
    D’où la nécessité, pour eux, d’un contrôle de la Mer Noire.
    Alors, où se trouve les intérêts de la France, dans tout cela (étant entendu que, pour moi, l’effondrement de l’économie-monde sera celui des U.S.A. et, dès lors, celui de l’U.E.)?
    Une alliance, et non plus une union, avec les pays du nord méditerranée, d’une large partie de son sud également, ainsi qu’avec l’Angleterre qui, ayant perdu son allier américain, ne pourra que se tourner vers notre nation.
    Nous en serons que contraints et forcés en raison d’une Allemagne recomposant un mixe de Saint-Empire Romain Germanique et d’Empire Austro-Hongrois, ce qui était auparavant nommé les empires centraux et vu l’alliance de fait actuel de l’Allemagne et de la Pologne, nous pouvons postuler que cette dernière y jouera son rôle, si elle n’est pas avalée toute crue avant.
    Lors de cette faillite universelle, l’Allemagne souffrira autant que nous car, pendant que nous, nous devrons reconstituer un tissus industriel, eux devrons refonder un réseau bancaire.
    Pour l’Angleterre, ce sera pire, puisqu’il leur faudra refaire l’un et l’autre.
    Monsieur Todd à raison en se qui concerne l’est européen, je le trouve même gentil envers ces pays, il ne pouvais pas faire autrement, je souhaite bien du plaisir à l’Allemagne et à la Russie qui devront les courtiser, voire les annexer (nous parlons ici de stratégie d’après disparition U.S., à ce moment là nous devrons considérer les nations comme faisant un retour dans quelque chose de très proche de la fin du XIX° siècle, le grand jeu, quoi, et oui, ce sera dangereux).

    Je termine ce rapide aperçu en me penchant sur la personnalité de Monsieur Hollande, non, plutôt sur ses actes.
    Dans l’ensemble, je ferais plutôt comme lui, soit je dirais que je fais mais je ne fais rien du tout ou le moins possible, je dirais oui, oui, oui mais n’en ferais qu’à ma tête en prenant en compte les indépassables contraintes actuelles:
    -Une classe politique dite de gouvernement mentalement totalement inféodée à la doxa néolibérale, soit quasiment toute l’Assemblée Nationale, autant au gouvernement et un peu moins au Sénat et je ne parle même pas des partis politiques;
    -Une Union-Européenne institutionnellement verrouillée contrôlée par une administration placée sous le double patronage américain et allemand et du même dogmatisme;
    -Un peuple qui, dans l’ensemble, ne comprend pas que l’économie mondiale se trouve au bord de la rupture (et plus nous attendons, plus cette rupture sera rapide et violente, les déséquilibres ne faisant que s’accentuer) qui, de plus, entre désormais dans un processus de survie dû à son appauvrissement et qui reporte naturellement et avec raison toute sa colère vers un pouvoir politique de gouvernement lui-même en déshérence;
    -Une puissance d’argent internationale dangereuse, plus ou moins téléguidée par Tonton Sam qui peut, en un rien de temps, ruiner un pays (en fait, avec le temps qui passe, si la moindre des banques flanche, se sont toutes les autres qui font faillite).

    Alors, que faire dans cette situation?
    -Se préparer, c’est à dire envisager toutes les situations possibles et imaginables, une équipe composite faite de divers professionnels de tous milieux;
    -Rapatrier discrètement les troupes, surtout celles d’Afghanistan;
    -Payer tous les retards aux militaires et même leur verser des primes substantielles et faire pareil avec les centres de recherche et les universités (ne jamais se mettre les militaires à dos, ni les scientifique, d’ailleurs, se sont eux qui peuvent, chacun à sa façon, renverser un pouvoir);
    -Faire le décompte de toutes les personnalités politiques qui seront capable de réagir avec vigueur lors de cet effondrement, de droite comme de gauche;
    -Former pour renforcer dès maintenant toutes les forces du maintient de l’ordre dans l’idée que nous risqueront de faire face, lorsque cet effondrement économique produira ses effets les plus destructeurs, à de terribles heurts;
    -Si cela est possible, préparer une nouvelle monnaie et, pourquoi pas, commencer à tirer les nouveaux billets (oui, nous en sommes là!);
    -Commencer discrètement à approcher certains chefs de gouvernement ou, suivant, de ministres sud-européens et anglais;
    -Se préparer à l’arrivée massive d’intellectuels et de scientifiques américains;
    -Se rapprocher discrètement de Poutine.
    La liste est longue de ce qu’il est possible de faire dès maintenant pour quelqu’un dans la position de notre Président de la République mais il faut absolument que tout cela reste discret.
    En tout cas se serait ainsi que j’agirais en considérant le rejet du peuple à mon égard comme étant quelque chose de normal et même de plutôt sain, cela voulant dire que les gens ne restent pas apathiques et réagissent.
    Vous rendez-vous compte de tout ce que, bientôt, nous aurons à reconstruire?


    • archanonyme Le 29 mai 2014 à 05h01
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      “(en fait, avec le temps qui passe, si la moindre des banques flanche, se sont toutes les autres qui font faillite)”

      C’est ce qu’on veut vous faire croire, mais on peut très bien imaginer liquider ( tuer ) une entreprise en faillite en rachetant seulement une partie de ces actif. Créer une nouvelle entité avec une part de ces actifs ( ex rachat par l’état des activité lié au prêt hypothécaire, à l’épargne, et les prêt aux entreprise ). C’est ce qui aurait du être fait à propos des banques en faillite lors de la crise financière de 2007 ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_mondiale_d%C3%A9butant_en_2007 ). les banques on bien rouler nos états, seul Island à su voter des lois pour la destruction de ces banques toxiques ( http://www.youtube.com/watch?v=gnlzDyE6LwI )

      Une chose simple à faire rapidement qui ferait du bien à l’économie assez rapidement c’est la séparation des banque de dépôt et de crédit (crédit hypothécaire) des banque d’affaire et d’investissement ( banque à risque ) ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Type_de_banque ) . comme cela l’état ne serait plus obliger de refinancer des entreprise en faillie ( entreprise privées qui jouent sur le marché internationaux et qui perdes, et nous finançons leur pertes par les impôt souverains )


  25. lm bernard Le 01 juin 2014 à 16h10
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    Le temps forcément limité de l’émission ne lui permettait pas de développer les deux thèmes=la crise du modèle européen et l’implosion de l’Ukraine.Il y a un lien c’est évident entre les deux.Pourquoi?
    Je prends comme référence un essai=”Le complexe occidental,petit traité de déculpabilisation”(A del Valle,M Maffelosi,F Balanche Ed Toucan 12 Mars 2014),Qu’est ce que ce complexe?
    1)Le choix du modèle européen à partir de 1989 de démocratie parlementaire pour les pays de l’ex bloc de l’Est soumis à 40 années de socialisme.Choix adossé à l’adhésion à l’UE et donc à ses critères politiques tels que définis par le consensus européen de Copenhague (1993) et du traité d’Amsterdam (1997),démocratie adossée elle même au capitalisme dans sa version néolibérale,une vision universaliste.
    2)La vision universaliste ou le”cosmopolitiquement correct” :”Confusion grave de conséquences qui a consisté à faire croire que l’universalisme,le droit de l’hommisme,le cosmopolisme,l’individualisme consumériste,le libre échange pouvait suffire à créer une identité européenne”…se référant à Jurgen Habermas issu de l’école de Francfort(idéologue de référence de l’UE) à qui l’on doit l’idée de “patriotisme juridico constitutionnel” visant à gommer toute appartenance identitaire des européens au profit d’une hypernormativité (Cf Bruxelles,la” norme” telle que définie par un P Lamy,un M Barroso,…)sous tendue par l’idéologie des droits de l’homme et la défense des minorités victimes de la majorité blanche chrétienne suspecte (Cf D Cohn Bendit:”la démocratie c’est la défense des minorités contre la majorité”2009 suite aux résultats du référendum suisse sur les minarets).
    3)La confusion universaliste des occidentaux ayant oublié que l’universalisme des droits de l’homme couplée avec les non valeurs que sont la consommation,le matérialisme et l’individualisme ne remplacent pas le besoin d’identité qui demeure ancrée dans l’être humain par ses racines plongeant dans l’histoire,la géographie et qui est tantôt concrète locale,tantôt régionale ou civilisationnelle et qui réapparaît face à de simples valeurs abstraites et désincarnées.
    4)Le “plus jamais ça” =le devoir mémoriel,la reductio ad hitlerum ou ad stalinum identifiant tout nationalisme au national socialisme ou au socialisme soviétique (F Hollande et ses interventions péri électorales).Les pays de lEurope de l’Ouest traumatisés par ces totalitarismes sont sollicités (propagande) à devenir réfractaires à toute aspiration identitaire,à se soumettre à ce ” cosmopolitisme politiquement correct” diabolisant l’identité du prototype du pestiféré qu’est le mâle blanc européen judéo chrétien et valorisant son négatif expliquant que les mêmes détracteurs soient hostiles à tout souverainisme et tout patriotisme enraciné,défenseurs de la théorie du genre et immigrationnistes(cf les débats entre un Zemmour et un N Domenach).
    5)Avec la chute du bloc soviétique les ex pays d’Europe de l’Est et la Russie elle même ne sont pas devenus des démocraties libérales aussitôt après,ils sont passés et passent par des phases de transition politique chaotique (révolutions colorées) et pour certains autoritaires (La Russie poutinienne d’après 2000).Phase de transition marquée par le vol démocratique et le pillage économique des oligarques (anciens apparatchiks,L’Ukraine en est le cas de figure) dont le capitalo-impérialisme est le ferment.A noter que si les démocraties de l’Europe de l’Ouest ont cédé le politique aux oligarques et à leurs séides technocrates bruxellois,du coté russe le politique aujourd’hui les a soumis.
    5)Les facteurs exogènes à l’Europe=la volonté d’unipolarité US (UE=OTAN),les enjeux géostratégiques dont l’Europe fait les frais (cf S Brezezinski) et particulièrement l’Ukraine.

    Une fois mis en place le cadre on peut reconstituer le puzzle=
    -Au sein de l’UE,l’échec de l’Euro (pure construction germanique bâtie sur un modèle ordo libéral mercantile et rentier) clivant le sud et le nord en l’absence de budget européen digne de ce nom (1,5 % du PIB européen),une BCE atypique,hors sol faite pour et avec les banques ne jouant pas son rôle de préteur en dernier ressort.Soumission à des politiques de dévaluation interne entérinées par le TSCG,perte de la souveraineté budgétaire (s’ajoutant aux autres),détricotage des “états redistributeurs”post keynésiens.Sans croissance,montée du chômage,clivage des classes,montée du repli identitaire,peur du grand remplacement cher à R Camus et A Finkielkraut,germanophilie fondée plus qu’imaginaire.Le vote sanction n’est plus social fondé sur les rapports productifs capital -travail mais sociétal (mariage pour tous,gender), ethnico -religieux,communautariste(bien vu par JL Mélenchon,validé par E Zemmour).Le vote FN vu dans cette perspective s’inscrit dans un réflexe de peur,du repli sur soi en un mot de “la dépression collective” de la posture foetale d’hypomanie,de besoin de ré-enracinement,de protection par l’Etat nation.Gare à la phase d’élévation de l’humeur,d’irritabilité,de colère des peuples.
    -Le problème ukrainien bien vu par O Berruyer (et d’autres=J Sapir) met en évidence la technique du double standard chère à N Chomsky largement appliquée (trop à en devenir ridicule) par les occidentaux,l’utilisation des minorités ultra nationalistes fascistes pour le compte et des oligarques recyclés,corrompus jusqu’à l’os.Le double jeu allemand cherchant à étendre son hinterland au détriment de son ancienne ostpolitik,l’impérialisme US aveuglé par sa vision unipolaire,une diplomatie française aveugle depuis de Gaulle (l’épisode Chirac n’étant que convulsif pré mortem).
    Oui l’Ukraine est bien non pas le grain de sable de la machine europe (en supposant qu’elle est été bien huilée) mais son acte de décès.In memoriam.
    Encore merci à Olivier pour son magnifique travail


  26. Hellebora Le 07 juin 2014 à 01h56
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    Les élections européennes : l’implosion du projet européen

    http://www.michelcollon.info/Les-elections-europeennes-l.html?lang=fr

    “La construction européenne a été conçue et mise en œuvre dès l’origine pour garantir la pérennité d’un régime de libéralisme économique absolu. Le traité de Maastricht (1992) renforce encore ce choix fondamental, et interdit toute autre perspective alternative. Comme le disait Giscard d’Estaing : « le socialisme est désormais illégal ». Cette construction était donc par nature anti-démocratique et annihile le pouvoir des Parlements nationaux élus, dont les décisions éventuelles doivent rester conformes aux directives du pouvoir supranational défini par la pseudo-constitution européenne. Le « déficit de démocratie » des institutions de Bruxelles, à travers lesquelles opère la dictature néo-libérale, a été et demeure consciemment voulu…”


  27. Jean Vandenbrande Le 26 juin 2014 à 10h36
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    Il y a beaucoup de vérités dans ce qu’il dit. Mais c’est sans doute un “bras cassé” sans qu’il en soit responsable. Il tire ses jugements de sa connaissance de l’histoire et il scrute cette histoire avec ses lunettes d’anthropologue. Là il est supérieur à tous les autres commentateurs et à ses Américains, très primaires sur le plan de la pensée. Ceux-ci auraient peur de voir L’UE et la Russie devenir copains comme cochons.

    Mais en fin de compte, cela ne sert pas beaucoup à Todd d’avoir raison : La Zone euro n’explose pas et la France, trop centralisée, dégringole sur tous les plans et cela ne fait que commencer…

    La politique “européenne” semble écrite d’avance : chaque pas va vers plus d’intégration, et on laisse vociférer. Ceux qui pensent comme Todd en sont pour leurs frais.
    Manifestement on veut :
    1) Détruire les nations européennes. La récente fusion de quelques Régions françaises n’est pas innocente. Reste à savoir si cette nouvelle carte ferait plaisir à un anthropologue
    2) Agglutiner l’Europe, divisée en Régions, à l’Amérique-Canada, déjà divisée en Etats bidons.

    Ce n’est pas la Saint Empire Germanique qui nous guette, mais le Saint Empire Occidental, la Russie étant exclue d’avance , afin de ne pas déséquilibrer cette construction savante. Cette politique “atlantiste” est celle de Jean Monnet. Elle est violemment anti-gaullienne.

    Dans cette perspective, il fallait “inventer” que la Russie était notre ennemi, alors qu’elle nous a protégé pendant mille ans de l’Asie et de ses Mongols et que c’est ce pays qui a détruit le Nazisme.

    J’apprends aujourd’hui qu’un petit pays de l’Europe centrale refuse cette politique idiote : l’Autriche dit zut à l’Oncle Sam et à ses sbires qui siègent à Bruxelles. Alléluia ! Il y a un début à tout… Les autres “Européens” devraient avoir honte !


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