Du très lourd…

Le clip de campagne UDI Modem

7 secondes suffisent chez les nationalistes européens !

Seconde 2 : 1ère image

Seconde 4 : 2e image

Seconde 7 : 3e image

Merci, c’était très drôle un tel niveau de crétinisme et de manipulation par la peur… Un bel exemple de “politique”.

Jean-Marie Colombani : Les raisons de croire à l’Europe

Du 22 au 25 mai auront lieu les élections européennes. A la perspective d’une très forte abstention, on peut opposer la réalité d’une situation internationale – l’offensive russe en Ukraine – qui redonne toute sa force au sens historique de la construction européenne. On peut aussi mettre en avant la réalité de l’enjeu politique et démocratique proprement européen. Du résultat des urnes, devrait sortir soit un Parlement à majorité de droite, soit un Parlement à majorité de gauche. Et, pour la première fois, ceci étant la conséquence de cela, un président de la Commission de droite (Jean-Claude Juncker) ou de gauche (Martin Schulz).

Pour les opinions publiques de nos pays, les trois leviers d’adhésion à l’Union européenne – la paix, la protection et la prospérité – semblent s’être évanouis. La paix existe et n’a plus besoin, pense-t-on, d’être défendue ; la protection, face aux grands chambardements provoqués par la mondialisation, serait inexistante ; la prospérité a été mise à mal par les politiques d’austérité. Telle est l’opinion dominante et le ressort du désin­térêt à l’égard du scrutin européen.

Pourtant, si l’on regarde ces trois leviers traditionnels, ils constituent aujourd’hui des raisons supplémentaires de croire à la nécessité de l’Europe. La paix est menacée aux frontières de l’Union européenne. Et il faut avoir le cynisme de l’ex-chancelier Schröder pour penser construire un monde meilleur avec Vladimir Poutine, quand ce dernier poursuit, comme objectif à long terme, l’affaiblissement de l’Union européenne.

La protection a joué à plein pendant la crise financière où, sans la zone euro et sans les mécanismes de la solidarité, si imparfaits soient-ils, nos pays auraient plongé dans un désordre économique et social dont nous n’avons pas idée. La zone euro est redevenue une zone de stabilité et, si l’euro est fort aujourd’hui, c’est précisément parce que la zone euro est, aux yeux du reste du monde, une zone de force économique puissante. La prospérité a été mise à mal par les politiques d’austérité, c’est incontestable. Sans doute la cure a-t-elle été trop violente en Grèce ou au Portugal. Mais les difficultés de la plupart de nos pays trouvent leur source dans des décisions de gestion nationale. Les problèmes ne sont pas venus de Bruxelles mais bien, par exemple, de Paris qui avait décidé d’augmenter ses déficits de façon extravagante, ou bien de Rome, à l’époque où Silvio Berlusconi pensait que seule sa parole suffirait à régler les problèmes. Et que dire des politiques de fuite en avant et de bulles immobilières pratiquées à Madrid et à Lisbonne.

C’est une constante : les gouvernements ont pris l’habitude de désigner l’Europe comme la source de tous leurs maux alors que les difficultés sont le plus souvent nationales. En outre, les décisions européennes sont par définition intergouvernementales. Elles sont le résultat de décisions prises par chacun des 28 gouvernements démocratiquement élus. L’Europe n’est jamais que ce qu’en font nos gouvernements. Plus personne aujourd’hui n’ambitionne une Europe fédérale. Pourtant, ce qui fonctionne le mieux en Europe – l’euro, la Banque centrale, la politique agricole commune – est d’essence fédérale…

Reste une critique lancinante : l’Europe serait insuffisamment démocratique. C’est un argument de moins en moins pertinent puisque, cette fois, du vote des Européens dépendra le choix et la couleur politique du futur président de la Commission européenne. C’est un progrès ! Pour toutes ces raisons, il faut souhaiter que les Européens s’intéressent à ce scrutin et qu’ils ne laissent pas s’installer, au sein même du Parlement européen, des mouvements populistes et xénophobes dont l’objectif sera de détruire l’Europe de l’intérieur.

Jean-Marie Colombani

P.S. revoir Les nouveaux chiens de garde – d’urgence !

Elisabeth Guigou

Présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée… Elle était invitée de RFI le 19 mai…

Frédéric Rivière — Bonjour Élisabeth Guigou. Nous sommes à une semaine des élections européennes et les instituts de sondages prévoient deux tendances fortes : une abstention très importante autour de 60 % et un Font National très haut, souvent même premier, devant l’U.M.P. deuxième, et le P.S. troisième. J’imagine que tout cela est un peu accablant pour vous.

Élisabeth Guigou — Je ne suis pas du tout accablée, je me dis que l’on a huit jours pour essayer de faire mentir ces sondages. Moi, j’ai été sur le terrain tout le week-end, quand on explique aux gens ce qui est en jeu, on est écouté. C’est vrai qu’il n’y a pas une attirance spontanée pour l’Europe, mais qu’est-ce que vous voulez : On parle d’Europe quelques jours tous les cinq six ans avant les élections, et jamais de pédagogie dans l’intervalle, donc les gens ne savent pas de quoi il s’agit, ils ne savent même pas ce que ça fonctionne… Il ne faut pas s’étonner, après, que les élections européennes attirent peu de monde ! Tout ça, c’est un… C’est un horizon compliqué pour les gens, mais quand on explique, on est entendu, quand on explique que, oui, l’Europe peut aider, ne peut pas tout faire toute seule, l’Europe d’abord, c’est nous, ce n’est pas Bruxelles qui décide : en tout cas, quand il y a des décisions, ce sont les chefs de gouvernements ou les ministres qui les prennent : les ministres des États, de chez nous, il n’y a pas, ce n’est pas la commission qui décide comme ça, toute seule. Donc, il faut savoir qu’une bonne partie du contrôle démocratique de ce qui se passe au niveau européen, doit se faire au niveau national. Qu’est-ce que nos ministres vont aller dire à Bruxelles ? Il y a toutes sortes de choses, et puis, l’Europe, c’est vrai, y compris nos États, devrait être beaucoup plus performante dans la lutte contre le chômage, le chômage des jeunes est un scandale…

F. R.— Ce que vous dites, ça peut inciter les électeurs à sanctionner un gouvernement : S’ils ne sont pas contents de l’Europe, c’est donc au gouvernement, en l’occurrence Manuel Valls, François Hollande, qu’il faut s’en prendre ?

E. G. — Non, je pense que ce que l’Europe… ce que les électeurs devraient dire, c’est : Qu’est-ce que nous pouvons faire ensemble pour améliorer la politique européenne ? Quand j’explique ce que François Hollande a obtenu de l’Europe quand il est arrivé, justement, pour casser la majorité libérale et conservatrice qui gouverne l’Europe depuis dix ans, qui n’a rien vu venir de la crise, qui a laissé faire cette finance folle. Quand François Hollande est arrivé en mai 2012, il a demandé un plan de relance européen, il a obtenu cent vingt milliards d’euros. Alors la droite nous dit « oui, mais on ne les voit pas. » Ben je vais vous dire, tout à l’heure à dix heures du matin, je vais aller… j’ai organisé une rencontre entre Harlem Désir, le ministre des Affaires européennes, et le président de la Banque publique d’investissement qui gère les prêts européens, et nous allons signer un prêt sur… de la Banque publique d’investissement qu’on puisse rembourser à Aubervilliers. C’est concret, ça ! Le plus grand campus en sciences sociales d’Europe va être financé par des fonds européens. La plupart des projets en Seine-Saint-Denis sont financés par des fonds européens. L’autre jour, j’étais au Mans, voyez, ville du centre de la France, de la France profonde. Eh bien qu’est-ce que vous voulez, il y a au moins 20 à 30 % des crédits qui viennent de l’Europe. Alors, si on disait ça de temps en temps, comme je vous le dis ce matin, peut-être que… peut-être que… il y aurait moins d’euro… phobie.

F. R.— Il y a un sondage qui est sorti ce week-end, publié par le Journal du dimanche, le JDD : 51 % des Français se disent satisfaits de l’Union européenne, 49 % insatisfaits, donc c’est grosso modo la moitié. La première raison de mécontentement…
E. G. — Il y a quand même une majorité qui sont satisfaits.
F. R.— Oui, 51 %, une courte majorité, mais enfin ça suffit pour être élu en démocratie…
E. G. — Non mais d’accord, enfin… la majorité est satisfaite. Bon après ?
F. R.— Dans les 49 % d’insatisfaits, la première raison qui est évoquée, c’est l’euro trop cher : Ils sont 53 % à le penser, et d’ailleurs on entend cela aussi dans la bouche d’Arnaud de Montebourg, y compris aussi de Manuel Valls. Est-ce qu’ils ont raison ?
E. G. — Écoutez… momentanément : probablement. Euh… Mais ça varie tout ça.
F. R.— Oui, mais ça fluctue et on peut rien faire. Donc, est-ce qu’il faudrait pouvoir agir ?
E. G. — Non mais… Oui, on peut agir ! Pourquoi est-ce que l’euro paraît trop cher en France et est probablement sous-évalué en Allemagne ?
F. R.— Parce qu’historiquement le Mark et le Franc n’avaient pas le même cours.
E. G. — Non, non, non, c’est pas ça du tout.
F. R.— Un petit peu quand même.

E. G. — Non, non, c’est pas ça du tout ! C’est que, aujourd’hui, après dix ans de droite en France, on a un déficit du commerce extérieur, hein, et que en Allemagne, on a un excédent. C’était l’inverse, il y a dix ans. Donc, tant qu’on aura ces différences de performance économique, et qu’on ne fera rien pour rapprocher…

F. R.— Il n’empêche que le Mark était il y a dix ans, il y a quinze ans, une monnaie beaucoup plus forte.

E. G. — Mais, mais, mais, mais, mais… C’était euh… C’était euh… De toute façon, si on rapprochait les performances économiques, on aurait forcément, euh…, une perception différente. J’ajoute que ceux qui prônent la dévaluation… la dévaluation !, c’est une perte de pouvoir d’achat. Alors, évidemment, l’euro est probablement trop fort pour quelques-unes de nos entreprises exportatrices en dollars, mais pour, euh… mais pour la majorité des Français, on paie moins cher notre facture énergétique, on paie moins cher tous les produits qu’on importe… Il faut réfléchir un peu, hein !

F. R.— Alors ensuite, deuxième raison de mécontentements : les élargissements trop nombreux. Ils sont 38 % à penser que tout cela a été trop vite. Est-ce que vous les comprenez ?

E. G. — Écoutez, est-ce qu’il aurait fallu ne pas accepter, dans l’Union européenne, la Pologne, Lech Walesa, Vaclav Havel ?

F. R.— Est-ce qu’il n’aurait pas fallu consulter les peuples, par exemple, à un moment sur les vagues d’élargissement ?

E. G. — Peut-être, mais c’est pas le sujet maintenant ! Est-ce qu’il aurait fallu…

F. R.— C’est peut-être le sujet dans le mécontentement…

E. G. — Est-ce qu’il aurait fallu refuser ces pays-là ? Mais moi, quand je pose la question, on me dit « bien sûr que non ! ». Alors, peut-être aurait-on dû être plus exigeant sur le respect de certaines règles européennes, ça, c’est sûr ! Par exemple, sur le respect des minorités en Bulgarie, bon ! Mais c’est vrai ça ! Mais est-ce qu’il faudrait refuser ces pays ? Ceci dit, je pense qu’on a bien fait de s’élargir aux anciennes…, aux anciens pays d’Europe centr…, enfin aux pays d’Europe Centrale et orientale. Je pense que maintenant, il faut être très clair : l’élargissement, jusqu’où ? Les pays des Balkans : s’ils respectent les règles, oui, mais au-delà, je pense qu’il faut, je pense qu’il faut, moi, qu’il faut être, qu’il faut être clair avec l’Ukraine : C’est pas parce qu’on signe un accord d’association, qu’on a automatiquement le droit d’entrer dans l’Union européenne, voilà.

F. R.— Alors il y a quelque chose qui monte ces dernières semaines, c’est le Traité de libre échange, le Traité transatlantique. Uns cinquième séance de négociations débute aujourd’hui même. Quelle est la position du Parti socialiste sur ce point ? On n’a pas l’impression de l’entendre de manière bien claire.

E. G. — Oui, eh ben écoutez, moi je vais vous donner la position des députés, telle que nous l’avons adoptée à la Commission des affaires étrangères des députés de la majorité, jeudi dernier, puisque nous avons eu une discussion de trois heures. La première, c’est que d’abord, nous sommes exigeants sur la transparence des discussions, voilà ! C’est pas acceptable que personne n’explique rien ! Donc, nous allons avoir un débat en séance, jeudi, ce jeudi, où nous allons demander des explications au gouvernement, déjà, et à l’ensemble des autorités européennes. Donc, il faut de la transparence. Je suis heureuse que le négociateur européen ait suspendu les discussions sur le mécanisme d’arbitrage, parce que çà, ça suscite — à juste titre — beaucoup d’inquiétude. Car, il n’est pas question qu’on accepte le mécanisme d’arbitrage qui a cours dans l’ALENA, c’est-à-dire entre les États-Unis, le Canada, etc., parce que c’est toujours à l’avantage des entreprises et contre les États. Donc, nous ne disons pas non au principe d’arbitrage — c’est demandé par beaucoup d’entreprises — à la condition que ces arbitrages respectent les lois européennes et les lois des États membres. Et puis, enfin, il n’est pas question, évidemment, d’abandonner nos lignes rouges. Alors, nous avons, ou bien cet accord, où ces négociations, respecte les conditions que nous avons mises ; je viens de vous en citer une : Non au poulet lavé au chlore, non aux O.G.M., bien entendu, ou bien la négociation respecte ça, et à ce moment-là, nous dirons « oui ». S’il n’y a pas de respect, et de nos lignes rouges, et de nos conditions…

F. R.— …ça ne se fera pas.

E. G. — Ça ne se fera pas !

F. R.— Et on peut imaginer que les Américains sont sur la même position, en disant : ou ça se fait à nos conditions, ou…

E. G. — Eh bien, ça ne se fera pas.

F. R.— Donc, probablement, cet accord ne se fera pas.

E. G. — Mais, On n’en sait rien. pourquoi vouloir préjuger ? On a plus d’un an, un an, peut-être plus, on a le temps ! Don c’est pour ça que ça ne sert à rien d’agiter cet épouvantail, de le faire quelques jours avant les élections européennes, comme une espèce de… pour dire « Attention ! » et faire peur, jouer sur les peurs, je trouve ça, ça ne m’étonne pas de la part du Front National…

F. R.— … de la gauche aussi.

E. G. — Je trouve ça moins compréhensible de la part de la gauche de la gauche, oui.

F. R.— Merci Élisabeth Guigou, bonne journée !

59 réponses à Rions de bon coeur avec l’UDI Modem, Jean-Marie Colombani et Elisabeth Guigou

  1. perre9459 Le 22 mai 2014 à 05h21
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    En effet, du lourd, du très lourd …c’est même assez lourdingue faut le reconnaitre !
    Dehors ces traitres ! A la lanterne !


    • V_Parlier Le 22 mai 2014 à 11h36
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      Je dirais même que çà vole très bas, cette vidéo de l’UDI (en restant poli):

      “Nous pouvons faire comme si tout çà n’avait jamais existé…” pour annoncer ensuite qu’on va se dépêcher de remettre çà dare dare, parce-qu’on est des gros bras et qu’on refera le monde tel qu’on veut qu’il soit (et peu importe d’ailleurs si çà ne profite matériellement qu’à 20% d’entre nous). Quel culot! Encore pire que Fabius! Et un parti comme çà, çà se proclame centriste…


  2. Fabrice Le 22 mai 2014 à 06h44
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    Effectivement Olivier excellent livre de Serge Halimi pour ceux qui ont ratés l’adaptation ciné et son passage récent sur arte :

    youtu.be/0FW4Ealqx2Q

    et aussi pour compléter :

    youtu.be/o21qq4bvQ7c


  3. perceval78 Le 22 mai 2014 à 08h04
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    Il y a des choses dans la vie qu’on ne peut pas laisser passer , sur ce coup la Bayrou perd DEFINITIVEMENT un électeur potentiel.


    • V_Parlier Le 22 mai 2014 à 16h05
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      Bayrou, c’est vraiment la girouette qui se vend au plus offrant, rien à faire.


  4. C Balogh Le 22 mai 2014 à 08h11
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    Pour guigou, c’est la droite qui gouverne depuis 10 ans!!!
    Mon constat est que guigou qui pourtant cotoie la classe dominante n’en sais pas plus que ma voisine de 82 ans sur la politique française.
    Quand au clip c’est une véritable honte, on se croirait à kiev…
    à noter aussi:il ne peur sortir des élections que…………………..la droite ou la gauche(bon, vu que la gauche est la droite…) du coup, seule la droite peut gagner”
    Sont bien “arrièrés” quand même!!!
    Cette arrogance est à vomir et là, on se croirait au usa……


  5. P.Lacroix Le 22 mai 2014 à 09h00
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    Et 2 voix perdues pour Bayrou !
    Sauf rattrapage ce soir sur la télé d’ état, j’ ai des doutes !

    Bonjour Olivier

    J’ ai lu récemment ” lettre ouverte aux gens qui croient ( encore ) que l’ europe c’ est la paix ” ( 1992, Maastricht ) de Arnaud Aaron UPINSKY.
    Il a écrit aussi ” comment vous aurez tous la tête coupée ou la parole coupée “.

    On n’ entend jamais parler de cet auteur.
    Il s’ était élevé, plus récemment, contre les statuts exposées au château de Versailles.
    Je ne sais pas si vous pourriez le contacter.

    Bon courage.


  6. perceval78 Le 22 mai 2014 à 09h09
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    Actualités : j’ai recherché sur le web quel cimetière apparaissait sur le clip , je pense que c’est le cimetière de serre-hebuterne (dites moi si je me trompe) .

    Ca me permet de rebondir sur l’histoire , le général de la zone à l’époque était Edouart de Castlenau et j’ai vu que son arrière petit fils Régis avait écrit dans causeur un article sur la légèreté de nos élites sur l’affaire Ukrainienne .

    http://www.shutterstock.com/pic.mhtml?src=PS5DwrRy6S3EBRIUs8iKRA-1-1&id=176361011

    http://www.greatwar.co.uk/somme/cemetery-serre-hebuterne.htm

    http://chtimiste.com/batailles1418/combats/hebuterne.htm

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_de_Castelnau

    http://www.causeur.fr/urss-seconde-guerre-mondiale-27522.html


  7. perceval78 Le 22 mai 2014 à 09h13
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  8. Crapaud Rouge Le 22 mai 2014 à 09h37
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    Odieux, Colombani ! “La paix existe et n’a plus besoin, pense-t-on, d’être défendue” : mais l’UE est en train de préparer la guerre en Ukraine !!!

    Quelque soit la liste que l’on peut choisir, voter c’est voter pour l’Europe. Donc : non, pas question de voter pour cette Europe !!!

    Note : dans un autre billet, les arguments de Sapir, en faveur du vote, sont vraiment faibles. Surtout comparés à ceux de Todd qui est contre.


    • Crapaud Rouge Le 22 mai 2014 à 09h44
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      Argh !…. J’avais posté avant d’avoir tout lu. La chute est effarante : “Pour toutes ces raisons, il faut souhaiter que les Européens s’intéressent à ce scrutin et qu’ils ne laissent pas s’installer, au sein même du Parlement européen, des mouvements populistes et xénophobes dont l’objectif sera de détruire l’Europe de l’intérieur. ” : chantage classique qui n’empêche pas l’Europe de collaborer plein pot avec les nazis ukrainiens !

      IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE IGNOBLE


  9. FL Le 22 mai 2014 à 09h43
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    “Élisabeth Guigou — … Moi, j’ai été sur le terrain tout le week-end…”

    Tout le week-end !, exceptionnel…


    • HELLEBORA Le 23 mai 2014 à 02h31
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      Et elle s’ est rendue au MANS, une petite ville du centre … la France profonde…” !

      Les Manceaux apprécieront 🙁


  10. moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 10h00
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    C’est marrant la musique du clip, Dvorak, la Symphonie “du Nouveau Monde” – est-ce un clin d’œil à l’OTAN ou à TAFTA ?


    • Micmac Le 22 mai 2014 à 13h49
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      Non, c’est la “Moldau” (ou “Vltava” en tchèque), de Smetana, ami de Dvorak, c’est vrai.

      En plus, la Symphonie du Nouveau Monde n’est pas du tout une ode à l’Amérique. C’est assez critique en fait : negro spiritual clairement affirmé dans le second mouvement, thèmes indiens dans le second et le troisième, 4ième mouvement grandiose, dominateur et inquiétant, que tout le monde connait…

      Le passage de Dvorak au conservatoire de New York ne s’était pas très bien passé. On lui avait notamment refusé l’embauche d’un ténor noir dont il trouvait la voix superbe. Il l’avait très mal pris.

      Mais pour en revenir à la Moldau, c’est un très mauvais choix musical d’un point de vu politique. Smetana était un nationaliste tchèque très opposé à l’empire Austro-Hongrois, et ce poème symphonique est clairement un appel à la révolte (Smétana le revendiquait) : c’est à propos des ruisseaux qui se jettent dans dans les rivières… etc pour aboutir à la Moldau qui traverse Prague (pour se jeter dans le Danube…).


      • moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 13h53
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        Oui, Micmac, Dvorak a beaucoup souffert en Amérique, il était très attaché à son pays et à sa culture, on reconnais d’ailleurs dans la symphonie “du Nouveau Monde” beaucoup de thèmes de danses slaves…une mervéille


      • moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 19h25
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        Micmac, ce n’est pas que je cherche la contradiction…je pense que votre message se veut plutôt dans un bon sens…mais la “musique” a des sens …cultivés à l’oreille et …à l’éducation musicale.
        J’ai étudié le violon, dans ma jeunesse…à l’Est, et Dvorak, Smetana, Moussorski, Enescu, Lipati, Tchaikovski…autant que Mozart, Beethoven…ce sont des “langages” qu’il faut apprendre, comme on apprend les langues étrangères. J’ai aussi aimé les Beatles, les Pink Floyd….rien à voir avec la musique “Pussy Riot”…enfin, j’aurais pu trouver plus de références que ça….mais ce sont les dernières dans ma liste “anti-musique”

        Ecoutez ces danses slaves de Dvorak et comparez à la symphonie “du Nouveau Monde”, vous serez presque dans la peau de Dvorak, dans la nostalgie qu’il avait de son pays…dans sa manière de comprendre le “Nouveau Monde” avec les références du Monde où il était né
        Bon, je vous fais mes amitiés et…c’est pour vous offrir un moment musical de +

        https://www.youtube.com/watch?v=-F3hWJAaELc


        • Micmac Le 22 mai 2014 à 22h00
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          Mais il n’y a pas de contradiction.

          Il se trouve que je suis un grand amateur de musique romantique d’Europe de l’Est, et Dvorak est tout en haut dans ma liste. La “Symphonie du Nouveau Monde” est une belle œuvre, mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. Beaucoup d’autres pièces de Dvorak peu connues méritent une place tout aussi importante, en musique de chambre notamment. Ses quatuors et trios, par exemple, sont superbes et très originaux. J’aime et je connais très bien ses “Danses slaves”.

          Et oui, la “Symphonie du Nouveau Monde” est aussi pleine de nostalgie du pays natale, je suis tout à fait d’accord. Si le premier mouvement suggère clairement l’enthousiasme du départ, le dernier est beaucoup plus ambigu. Au contraire, je lui trouve une connotation inquiétante, et c’est ce que je voulait souligner. Cette n’est clairement pas une glorification de l’Amérique.

          Et les mouvements centraux sont nostalgiques, mêlant thèmes populaires tchèques et indiens, négros spirituals, le troisième étant parfois emprunt d’une colère sourde.

          Le concerto pour violoncelle opus 104 et le quatuor op 96, composés au US, sont clairement dans le même esprit. Ce “Quatuor Américain” est un peu une mini (par le nombre d’instruments) “Symphonie du Nouveau Monde”. Le thème “indien” du second mouvement est superbe :

          http://www.dailymotion.com/video/xurpop_a-dvorak-quatuor12-op-96-americain-2-mvt-live-26-10-2012-tarbes_music

          Attention à l’interprétation de cette symphonie “du Nouveau Monde” (et des autres) : je ne citerai pas de noms, mais certaines manquent vraiment de subtilité. La meilleurs que je connaisse est celle d’Istvan Kertesz. Subjectif et question de goûts, mais quand même…


          • moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 22h31
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            merci Micmac, autant pour votre réponse que pour votre amour de la musique.
            Dvorak a été un peu censuré dans la “culture musicale” européenne, peut être à cause de sa vision musicale du Nouveau Monde.
            Laissons de côté tout ce qu’on sait sur American new life…imaginez-vous tous les pauvres d’Europe, les réfugiés de guerre, les réfugiés de pogroms…et tous les autres qui sont partis vers le Nouveau Monde.
            Imaginez Dvorak, un être super cultivé en plus d’être super-sensible (la musique rend hypersensible) et faîtes le voyage avec avec lui…au bout de ce voyage on peut retrouver “La Route” de Mc Carthy….l’Amérique, celle vue par Dvorak et décrite par Mac Carthy, ce n’est que nous…les “européens” qui avons projeté nos “crimes” au delà des océans. Ça nous revient en pleine figure.


      • Mickiewicz Le 23 mai 2014 à 10h54
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        Bien vu et bien renseigné. Une seule petite réserve. La Moldau ne se jette pas dans le Danube autrichien et hongrois mais dans l’Elbe allemand. Pourrait-on y avoir un message subliminal : l’Uni-modem se jetant dans la CDU.


  11. moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 10h09
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    Je me suis trompé au début, en me disant, tient, la symphonie “du Nouveau Monde”, pour le clip, mais c’est pire, ils ont choisi Smetana, Moldau….c’est un clip pour Poutine, pour lui dire : hé, hé, demain on te piquera la Moldavie. D’où son image, non ?


    • C Balogh Le 22 mai 2014 à 10h48
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      J’ai également reconnu Smetana et…….ça m’a fichu un coup.
      J’ai toujours associé cette musique à une très longue promenade dans la nature merveilleuse, cette association avec ces images en noir et blanc de destruction est d’un ultra-mauvais-goût, AMA.
      Sands doute conseillé par un ricain(sont les champions du mauvais goût)


      • perceval78 Le 22 mai 2014 à 11h40
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        Smetana était il européiste ?

        http://www.taurillon.org/bedrich-smetana

        Oh et puis zut laissons la musique à la musique , la beauté à la beauté ,
        la vulgarité à la vulgarité , la politique politicienne à la politique politicienne .

        Je crois que Paul Jorion à raison de critiquer le sensationalisme , mea culpa donc …

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=65179#more-65179


        • Micmac Le 22 mai 2014 à 13h52
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          Je n’avais pas lu la suite avant de répondre à Moderato. Voir mon commentaire plus haut sur le sens du poème symphonique “La Moldau”.


      • moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 13h50
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        Oui CBalogh, d’ailleurs moi je la connaissais au départ sur le titre Vltava, ce sont les allemands qui l’appelle die Moldau (Moldavie)


        • Micmac Le 22 mai 2014 à 13h53
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          Non, la Moldau est le nom allemand de la Vltava, affluant du Danube. La Vltava traverse Prague.


          • perceval78 Le 22 mai 2014 à 14h40
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            Il n’en reste pas moins que Moldavie se dit Moldau en allemand et que comme par hasard (ah les symboles) elle est présente dans l’actualité ces jours ci :

            http://openews.eu/la-georgie-comme-la-moldavie-signera-un-accord-dassociation-avec-lue-le-27-juin/

            Un choix subliminal du MODEM ???


            • moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 15h23
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              Oui, Perceval, vous avez raison tant pour l’actualité “brûlante” en Moldavie, en ce moment que pour la “force des symboles”….beaucoup utilisés, en ce moment, aussi.
              Micmac, je connais Prague, la sœur de mon grand père a épousé un tchèque, enfin un allemand-tchèque. Dans ces zones là le mélange de tant de populations est tel…une beauté, que l’Europe a existé bien avant l’UE.


  12. Krokodilo Le 22 mai 2014 à 10h16
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    Ce clip UDI-Modem, où Poutine se retrouve entre des destructions qui évoquent la seconde guerre mondiale et la crise financière (due aux USA, rappelons-le), est ignoble, insultant pour les 20 millions de morts soviétiques dont trois-quarts de civils. Tout ça pour jouer sur la peur et faire voter dans le bon sens ! Guigou, par contre, j’ai vu par hasard un des premiers débats sur la crise ukrainienne, à un moment où les va-t-en guerres se déchaînaient encore, elle était une des rares à dire que l’UE avait été maladroite, et avaient en somme favorisé la crise ukrainienne.


    • LutterPourLaPaix Le 22 mai 2014 à 11h51
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      Vous vous trompez, depuis le début de la crise ukrainienne, Guigou a été sur l’ensemble des chaînes principalement publiques particulièrement belliqueuse.
      Je ne pourrai jamais oublier sa prestation du début sur LCP où elle hurlait sa haine de Poutin. Et ses commentaires pour l’Europe : complétement à l’ouest cette bonne femme.


  13. Arnould Le 22 mai 2014 à 10h32
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    Concernant l’Europe, je ne comprends plus ce slogan “Ensemble nous serons plus forts”. Je préfèrerais “Seul, nous serons plus heureux”. Un peu comme les Suisses. Qui ont échappé aux deux dernières guerres, alors qu’elles étaient mondiales. Quand est ce qu’un journaliste français posera la question dans ces termes aux politiques?

    Autre chose: maintenant que ça va vraiment mieux en Islande, plus de 2,5% de croissance depuis 3 ans, et chômage type Suisse, plus personne n’en parle. Pour les germanophiles, voir par exemple cet article “La merveilleuse guérison de l’Islande” du 19 mai, il y a 3 jours.
    http://blog.tagesanzeiger.ch/nevermindthemarkets/index.php/34742/die-wundersame-erholung-islands/


    • raloul Le 22 mai 2014 à 18h16
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      Bonjour!

      Petite traduction de quelques phrases:
      5% de chômage et 2,5% de croissance, “Comment est-ce possible? Simple, la couronne islandaise s’est dévaluée de plus de 30%, et la banque centrale pouvait approvisionner rapidement les banques en liquidités.”
      “Un second élément fut les deux décisions populaires, qui ont empêché l’état islandais de devoir rembourser intégralement les clients étrangers des banques, alors que l’Irlande y a été contrainte par l’UE, et est depuis lors plombée par un endettement public élevé.”
      “Une politique monétaire indépendante vaut de l’or en situation de crise. L’Irlande et l’Europe du sud iraient bien mieux, si ces instruments étaient encore à leur disposition.”

      Rappeler des évidences, ça fait du bien en ces temps d’enfumage généralisé…


  14. Casquette Le 22 mai 2014 à 10h37
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    Ah tiens Colombani nous rejoue le refrain supranationaliste de l’ennemi exterieur venu de Russie et de l’ennemi interieur “populiste” , et toujours cette mauvaise foi concernant la responsabilité du fiasco européen : certes l’exécution des décisions se fait encore à l’échelle des Etats mais les ordres de décisions se font plus que jamais à Bruxelles (austérité , politique monétaire , traités commerciaux etc) ,Van Rompuy le rappelle dans l’autre interview.
    L’exécutif et le légistlatif sont dorénavant séparés , la solution fédéraliste qui vise a transferer la totalité de l’executif à l’UE est un non sens démocratique mais ils s’en tamponnent de toute manière, le but du projet européen est de satisfaire d’autres objectifs , et ça les gens commencent petit à petit à s’en rendre compte.


  15. bm607 Le 22 mai 2014 à 10h41
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    Lamentable début de clip, je classe également ce parti dans ma catégorie des imbéciles et éviterai dorénavant de perdre la moindre seconde à lire la prose de personnes capable de ce genre de chose.
    Rien qu’en se servant de ce qui s’est écrit sur ce blog depuis quelques temps on pourrait rebondir encore et encore, mais inutile de perdre du temps avec les imbéciles.
    “Contre la stupidité les dieux eux-même luttent en vain” F. Schiller


  16. step Le 22 mai 2014 à 10h42
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    ” Les problèmes ne sont pas venus de Bruxelles mais bien, par exemple, de Paris qui avait décidé d’augmenter ses déficits de façon extravagante”. C’est vrai soyons fou, faisons du déficit. Quelle profondeur dans le raisonnement !


  17. C Balogh Le 22 mai 2014 à 10h44
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    Pour ma part, simple citoyenne, j’aimerai que l’on me dise quelles sont les “créations” européennes qui ont apporté un plus aux peuples.
    Ce que je vois de mon balcon, c’est que les peuples sont broyés au bénéfice de la finance, mais, je suis très peu cultivée et il est possible que plusieurs choses m’aient échappé.
    Quelqu’un ici peut-il me dire quels sont ces évolutions dont le peuple a bénéficié sous la tutelle totalitaire de cette commission de l’ue(2005)?
    Puisqu’apparemment, le Parlement n’a pas de pouvoir?


  18. BOURDEAUX Le 22 mai 2014 à 10h46
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    whoua…une bête, le mec qui a monté le clip ! Si ça marche pas avec Poutine et le cimetière militaire, on passera aux histoires de loup-garou vendredi, et samedi, un thème sur les sorcières qui existaient dans nos contrées avant que ne naisse l’Europe…


  19. Nanker Le 22 mai 2014 à 12h21
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    “Écoutez, est-ce qu’il aurait fallu ne pas accepter, dans l’Union européenne, la Pologne, Lech Walesa, Vaclav Havel ?”

    Ouah quelle répartie! Cette réponse pue la phrase conçue par des “spin-doctors” et répétée jusqu’à la nausée dans des sessions de media-training. Du genre « Mme Guigou, je vais jouer le rôle d’un adversaire de L’Europe et à mes objections vous répondrez par la liste d’arguments que nous avons rédigé »

    Walesa est un ultra-conservateur qui s’il votait en France serait proche du F.N, pas du P.S. Quant à Havel le pauvre n’est plus là, mais aurait-il vraiment cautionné cette Europe-cauchemar?

    Petit coucou à Fred Rivière ***excellent*** interviewer qui officie au sein de la moins mauvaises des radios françaises (RFI).


    • Danyves Le 22 mai 2014 à 17h15
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      ” Quant à Havel le pauvre n’est plus là, mais aurait-il vraiment cautionné cette Europe-cauchemar?”

      Non. J’étais à Prague en Février 90


      • Mickiewicz Le 23 mai 2014 à 11h05
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        Je serais plus circonspect quant à Havel. Il a systématiquement soutenu la politique américaine dont les interventions en Yougoslavie et Irak. Il était de plus un chouchou des eurocrates qui l’ont accueilli avec des flonflons dans l’antre de leur Parlement. il a ainsi servi de caution morale à une organisation essentiellement technocratique, et donc étrangèreà toute idée de morale. Il y a deux Havel, celui des années 70, humaniste et lucide tant sur l’est que sur l’ouest, et celui des années 90-2000, empétré dans les filets de l’UE et de l’Otan.


  20. red2 Le 22 mai 2014 à 14h05
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    Mais l’UDI de vrais malades fanatiques!

    http://www.dailymotion.com/video/x1v0c8v_elections-europeennes-2014-decouvrez-le-spot-de-campagne-de-la-liste-udi-modem-les-europeens_news

    quand on voit qu’ils sont à 9% dans les sondages ça fait quand même super peur…

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/21/europeennes-l-ump-et-le-fn-en-tete-des-intentions-de-vote_4423067_823448.html

    Nos concitoyens m’inquiète, on se rend quand même que les fanatiques néolibéraux européens sont dans ce sondage donné à:

    l’UDI alliée au MoDem 9 % + Europe Ecologie-Les Verts 8 %+ UMP de Copé 22.5 %+ PS de Hollande à 17% = 56.5%… même si la participation s’annonce faible, Au secours!


    • C Balogh Le 22 mai 2014 à 19h40
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      Mais le journal le monde ment, on ne peut en aucun cas lui faire confiance.


  21. Nanker Le 22 mai 2014 à 14h15
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    Et puis cela vient de tomber sur Zerohedge :

    http://www.zerohedge.com/news/2014-05-22/europes-soaring-revulsion-against-europe-one-chart

    on voit sur la carte que tant la Pologne que la Rep Tchèque s’apprêtent à voter majoritairement pour des partis anti-UE.

    Mme Guigou il va falloir changer d’arguments… Quelle pathétique rigolade!


  22. rastignac Le 22 mai 2014 à 14h27
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    j’habite pas très de loin de Borderes le village de François le béarnais.

    je me souviens d’une andecdote qui s’est passée lors d’une réunion publique dans un petit village proche . je crois que c’était pour les législatives.

    question dérangeante de ma part sans doute et déstabilisante quoique d’ordre générale car aussitôt il se met à me tutoyer en me demandant “d’où j’étais”
    je lui répondit en nommant le village qu’il connait bien mais en dehors de la circonscription mais de peu.

    réponse: ” Mais tu n’es pas d’ici” ! “retourne la bas !”

    Sous ses airs de benet, il n’y a pas plus nationaliste que lui alors ce clip il devrait l’appliquer à lui même………franc comme un âne qui recule.

    je connais le zozo.


  23. fabien775 Le 22 mai 2014 à 14h44
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    Ce qui surprend dans l’interview concernant Guigou c’est le peu de conviction et le manque de répondant aux questions du journaliste. Elle n’a pas l’air d’y croire elle-même.


    • perceval78 Le 22 mai 2014 à 16h47
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      “C’est pas acceptable que personne n’explique rien ! Donc, nous allons avoir un débat en séance, jeudi, ce jeudi, où nous allons demander des explications au gouvernement, déjà, et à l’ensemble des autorités européennes. Donc, il faut de la transparence. Je suis heureuse que le négociateur européen ait suspendu les discussions sur le mécanisme d’arbitrage, parce que çà, ça suscite — à juste titre — beaucoup d’inquiétude.”

      OK on est jeudi ,pouvez vous nous prévenir dans les 72h sur la transparence obtenue .Si pas de réponse dans les 72h tant pis , on considérera que les résultats ne sont pas la et que vous êtes licenciée .Tel est la dure loi du capitalisme .


  24. LA ROQUE Le 22 mai 2014 à 15h44
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    Je ne suis aucunement surpris par ce clip, je le disais dans mon entourage il y a plusieurs mois ; comme ils n ont pas d ‘argument valable pour rester dans l ‘euro ils vont jouer sur les peurs.
    ” L’Europe c est la paix”
    Ah oui, parti néonazi au parlement Grec, soutient du gouvernement de Kiev avec des néonazi, peuples jetés dans la misère, c est pas l idée que je me fais de la paix…


  25. bigglop Le 22 mai 2014 à 16h35
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    Décidément, notre classe politique (à quelques exceptions) ressemble à un vol de perdreaux pas frais.
    Il semble que la célèbre méthode Coué fait des ravages, çà ressemble à la myxomatose.
    Entre une vidéo de l’UDI-Modem, rappelant les “pires heures sombres de notre histoire”, un Colombani à côté de la plaque et une Guigou, (membre de la Trilatérale, Young Leader de la French American Foundation,) très pro-USA et favorable au TIPP, quoiqu’elle en dise, l’UE prend encore du plomb dans l’aile.
    Il faut dire que E. Guigou est une grande démocrate après avoir dit :
    “Le référendum irlandais a été humiliant, et prouve que les référendums sont des mécanismes purement destructifs.”
    “L’Union européenne a besoin de traités, et les référendums tuent les traités”
    http://blogs.mediapart.fr/blog/yan-vriegers/050312/hollande-guigou-et-la-trilaterale

    Je reprends cet extrait du texte de Colombani :
    “à l’époque où Silvio Berlusconi pensait que seule sa parole suffirait à régler les problèmes.”
    et bien celà s’appelle de la “forward guidance” mise en oeuvre par la FED (Bernanke, Yellen), mais aussi par la BCE avec Draghi. A ce poker menteur tout sera terminé quand les marchés financiers paieront pour voir, ils seront en short


  26. tchoo Le 22 mai 2014 à 16h45
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    Et il faut avoir le cynisme de l’ex-chancelier Schröder pour penser construire un monde meilleur avec Vladimir Poutine, quand ce dernier poursuit, comme objectif à long terme, l’affaiblissement de l’Union européenne.
    et il faut une sacrée dose de crétinisme pour oser dire cela, et supposer que l’UE jouerait les pompiers dans cette affaire…


  27. moderato si cantabile Le 22 mai 2014 à 17h12
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    “L’effet Berruyer”…je le constate tous les jours, d’ailleurs, autant dans les commentaires de la “presse en ligne” qui citent son site, que dans la …retenue des “journalistes” à en mettre leurs noms comme caution de torchons….il y a un “esprit Berruyer” qui se propage.
    Quel bonheur…restons autour de lui, faisons un “mur” de VERITE afin de démolir les nombreux murs des mensonges.
    Tiens…là, par ex., même Agoravox se casse les “ailes”

    http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/ioulia-berezovskaya-journaliste-152211


  28. MandraGaure Le 22 mai 2014 à 18h45
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    (Cf.: Vidéo UDI/Modem)

    Notez l’estampille : “IMMIGRATION ARRIVED” en cliché flash pareil à un cachet d’abattoir entre le thermomètre (00:33) et les chercheurs (00:35) … Tellement bref, à peine entrevu, mais… si éloquent.


  29. Zasttava Le 22 mai 2014 à 19h36
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    C’était je crois la semaine dernière ou celle d’avant. Marielle de Sarnez, du Modem, était l’invitée des “Quatre Vérités” de Roland Sicard, l’interview politique de Télématin sur France 2.
    Son discours m’avait tout simplement horrifié, et même Sicard semblait quelque peu décontenancé par de Sarnez, c’est dire !
    Ce matin-là, j’ai découvert l’un des visages de l’euro-fascisme.
    Comme le disait Olivier Berruyer dans une interview, ces gens-là sont des nationalistes d’un objet national qui n’existe pas.

    Alors le clip de campagne des “centristes”, avec son emphase ridicule au montage anxiogène, scelle pour moi de manière définitive mon rejet du centrisme politique français. On peut “dire” du FN, mais ce clip UDI-Modem est tout simplement digne des clips de campagne de Georges W. Bush en 2004…


  30. R.C. Le 22 mai 2014 à 20h04
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    Merci à celui (celle) qui s’est donné la peine de transcrire la Guigou. C’est bien plus drôle à lire qu’à entendre, les quelques phatismes (généralement inobservables à l’audio et encore moins à la vidéo) et hésitations accentuent ici le comique (très involontaire) de cette personne qui se prend très au sérieux.

    Guigou maîtrise l’art de dire n’importe quoi. Elle a donc parfaitement sa place dans les instances européennes…


  31. Macarel Le 22 mai 2014 à 22h43
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    “l’Europe est notre frontière”, mais le problème c’est que l’on ne connaît pas vraiment les frontières de leur Europe.

    Et puis, il y en a assez de ce chantage :”Vous acceptez l’Europe telle que l’on vous la fait, sinon c’est la guerre.”

    D’autant plus qu’avec l’agrandissement perpétuel, les risques de conflit ne font que croître, on le voit bien avec l’affaire ukrainienne.


  32. Ztong Le 23 mai 2014 à 00h09
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    J’ai personnellement fait tourner le billet d’humeur sur mes listes politiques, entrant ainsi en dissidence :

    Nous allons bientôt élire des gens pour se regrouper dans un Parlement, au pays de la choucroute (eh oui, le Parlement Européen, il est pas à Bruxelles).

    Mais pour la première fois de ma vie, je vais voter pour des gens qui sont contre ces gens.

    Pourquoi ?

    – Parce que l’Europe de maintenant soutient un putsch en Ukraine et un gouvernement illégitime contenant 1/3 de néonazis (reniant au passage l’accord passé 2 mois plus tôt avec la Russie).
    – Parce que l’Europe de maintenant, c’est une Commission qui va signer un TAFTA (qui sera ratifié mécaniquement par les Etats membres) qui l’inondera de produits US hormonés ou génétiquement manipulés. Plus fort, les multinationales pourront attaquer les Etats et leur demander des dommages et intérêts s’ils avaient la mauvaise idée de protéger la santé publique. Ce simple fait soulève mon indignation d’écologiste.
    – Parce que l’Europe de maintenant, c’est celle qui autorise les semences brevetées et interdit aux agriculteurs de commercialiser les produits qu’ils obtiennent à partir de leurs propres semences (combien l’administration engloutit-elle dans ces contrôles si pointilleux qui ne profitent qu’aux semenciers ?).
    – Parce que l’Europe de maintenant, c’est une politique économique de fuite en avant alignée sur celle de la FED, qui hypothèque ouvertement l’avenir des générations futures.
    – Parce que l’Europe de maintenant est vraiment devenue, comme le disait Bertez, le pendant civil de l’OTAN, sa courroie de transmission.
    – …

    Cette Europe des lobbies, cette Europe anti-démocratique, je ne l’ai pas voulue.

    Alors je voterai pour tout parti qui militera pour la fin de cette mascarade (si je le pouvais, je voterais pour N. Farage), et je vous invite à tous en faire autant.
    Ce n’est pas de gaîté de cœur, mais force est d’admettre que l’Europe ne représente plus les Européens.

    Alors détruisons-la et reconstruisons une Europe digne et autonome, une Europe qui nous appartient !

    Serge DIEBOLT (Houilles – 78)
    Nota : si vous trouvez d’autres motifs de mécontentement, n’hésitez pas à les ajouter à la liste et à faire suivre à vos amis !


  33. HELLEBORA Le 23 mai 2014 à 02h49
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    “Bruxelles Business” ou comment, à Bruxelles, les lobbys financiers et industriels influencent les décisions européennes. Excellent documentaire de Friedrich Moser et Matthieu Lietaert – Arte (73mn)

    http://www.youtube.com/watch?v=QjVHyQzGzNM

    Aux abords des institutions européennes, il existe pas moins de 2 500 structures de groupes de pressions et plus de 15 000 lobbyistes. Ce qui fait de Bruxelles le deuxième pôle de lobbying après Washington !


  34. perceval78 Le 23 mai 2014 à 08h40
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    Bon ben voila le Jeudi 22 est passé , qu’a dit Mme Guigou à l’assemblée , es ce que ca correspond à ce qu’elle avait promis ?? Voici les liens :

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2013-2014/
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2013-2014/20140212.asp#P231650

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. Madame la présidente, madame la ministre, chers collègues, j’entends ou je lis des choses assez stupéfiantes. On prétend par exemple que la Commission européenne négocierait toute seule, sans contrôle, ou sous le seul contrôle des lobbies, et sans légitimité. Les États n’auraient ainsi pas leur mot à dire et c’en serait fini de leur souveraineté. Ce n’est pas vrai, et nous devrions tous éviter de donner prise à ce genre de fantasmes. Je veux donc ici brièvement rappeler quelques réalités.

    Tout d’abord, l’ouverture des négociations voilà un an a été décidée à l’unanimité par les États membres de l’Union. Elle a été soutenue, ici même, par la résolution que nous avons adoptée sur le rapport de Seybah Dagoma.

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. La conduite de ces négociations a été confiée à la Commission européenne. Pour quelle raison ? Parce que les traités européens, mais aussi le bon sens l’imposent : une politique commerciale unifiée implique un négociateur unique. Mais le mandat que les États ont donné à l’unanimité à la Commission…

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. …encadre strictement son action et celle-ci leur rend compte régulièrement de l’avancée des négociations, conformément, là aussi, aux traités européens.

    Enfin, si ces négociations débouchent sur un accord, celui-ci devra être approuvé par le Conseil européen, d’abord, par le Parlement européen, ensuite, et, enfin, par chacun des vingt-huit parlements nationaux, c’est-à-dire par nous,…

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. …car ce sera un accord mixte.

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. La France et l’Allemagne y tiennent. Nous, députés de la majorité, nous serons des garde-fous si l’accord final ne correspondait pas à nos attentes. Voilà donc la réalité.

    Certes, il est vrai aussi que la négociation doit être plus transparente. À cet égard, nous formulons une exigence à l’égard de la Commission européenne, qui doit nous rendre compte. Nous formulons d’ailleurs la même à l’égard du Gouvernement. Madame la secrétaire d’État, vous serez auditionnée sur ce sujet le 17 juin par la commission des affaires étrangères et par la commission des affaires européennes.

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. J’en viens maintenant au fond. Pourquoi chercher à développer le commerce entre l’Europe et les États-Unis ? Parce que c’est notre intérêt, à nous Français, et celui des Européens. Les États-Unis constituent le plus grand marché national du monde et leur croissance, supérieure à la nôtre, offre des possibilités considérables à nos entreprises. La France a des intérêts offensifs dans de nombreux domaines concernés par la négociation – Mme la secrétaire d’État ayant été très explicite sur ce sujet, je ne les rappellerai que brièvement. Les marchés publics, ouverts à environ 80 % dans l’Union européenne, le sont seulement à hauteur de 20 % aux États-Unis. Les services financiers sont dans la même situation, de même que les produits laitiers et les fromages, auxquels les Américains appliquent encore des droits de douane très élevés.
    Bien sûr, dans cette négociation, nous allons non seulement vouloir obtenir davantage, mais aussi faire respecter les lignes rouges que nous avons établies, car il n’est pas question de céder sur un certain nombre de sujets. Nous avons d’ailleurs d’ores et déjà obtenu des garanties qui me paraissent très fortes.
    D’abord, dans le texte du mandat donné à la Commission, la France a exigé et obtenu l’exclusion de la négociation de l’audiovisuel – c’est l’exception culturelle –, mais aussi des marchés publics de défense.
    Ensuite, le négociateur européen, Karel De Gucht, s’est exprimé publiquement sur ce que nous considérons comme des lignes rouges : « la question du bœuf aux hormones ne fait et ne fera l’objet d’aucune discussion dans le cadre des négociations ». Voici ce qu’il a également déclaré à propos des OGM : « il faudra que ce soit la législation européenne qui prévale, rien de moins ». En conséquence, je vous le dis très franchement : sauf si l’on se livre en permanence à des procès d’intention, je trouve que nous avons là un cadre de négociation qui n’autorise pas que l’on agite constamment, à trois jours des élections européennes, l’épouvantail de ce futur accord…

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. …lequel, de toute façon, ne sera pas conclu avant l’année prochaine. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe GDR.)
    Je ferai trois observations sur l’un des points les plus controversés, à savoir un éventuel mécanisme de règlement des différends.
    Premièrement, la France et les autres États ont, là encore, imposé un mandat strict à la Commission. Il prévoit qu’une éventuelle clause de règlement des différends ne saurait mettre en cause le droit de l’Union et de ses États membres à légiférer ou réglementer en vue d’objectifs tels que l’environnement ou la santé publique. Or c’est justement là le problème que pose la jurisprudence du CIRDI, le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, dans le cadre de l’ALENA. Je considère, par conséquent, que cette dérive possible est exclue de l’accord que nous négocions.
    Deuxièmement, les dispositifs conventionnels sont appréciés par les entreprises. Ils peuvent donc être utiles, à condition que l’on impose des clauses – ce qui est le cas – pour éviter des dérives dont nous ne voulons pas. Le Gouvernement me paraît très ferme – nous venons d’entendre les assurances données par Mme la secrétaire d’État –, tout comme le gouvernement allemand. Je n’imagine pas que la Commission européenne puisse aller, sur ce point, à l’encontre des gouvernements des deux premières puissances économiques de l’Union.
    Troisièmement, si l’accord final – lequel, encore une fois, interviendra au plus tôt au début de l’année prochaine – ne nous satisfaisait pas, nous aurions trois verrous pour le bloquer : le Conseil européen, le Parlement européen et le Parlement français.
    Pour conclure, oui à la vigilance, car les enjeux sont très importants, oui à la transparence, à ce jour insuffisante, mais non à la suspension des négociations, qui n’est absolument pas justifiée. Je voterai donc le texte de la résolution tel qu’il a été amendé par la commission des affaires étrangères. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe SRC.)

    Mme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères. Très bien !


  35. Eric Le 24 mai 2014 à 15h54
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    À entendre la musique habituelle, je croyais que c’était le Front National qui jouait sur les peurs. On nous aurait menti ? Non, impossible ! 🙂


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