Reprise AFP.

Encore parfait ces Allemands (sur ce point… !) face à ce nouveau scandale…

Plusieurs voix critiques, dont celle du président de la Bundesbank, se sont élevées en Allemagne dimanche après la décision de la BCE d’ouvrir encore plus la vanne des liquidités en zone euro en lançant un programme de rachats d’actifs.

Le dirigeant de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, a jugé dans l’hebdomadaire Focus que la Banque centrale européenne (BCE) achetait des actifs “de faible qualité”. Ce faisant, “les risques en matière de crédit pris par les banques privés vont être transférés vers la banque centrale et donc vers les contribuables, sans compensation adéquate“, selon le banquier central.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le rachat d’ABS dès le quatrième trimestre 2014, ainsi que d’obligations sécurisées à partir de mi-octobre, et ce pendant au moins deux ans.

De son côté, le ministre bavarois des Finances, Markus Söder, a également critiqué cette décision. “Nous craignons de plus en plus que la BCE devienne ainsi une ‘bad bank'”, a-t-il dit dans le quotidien régional “Münchner Merkur” à paraître lundi. Pour ce responsable conservateur, l’automne “sera chaud” et il attend du gouvernement d’Angela Merkel qu’il s’oppose à ces mesures.

Le président des Caisses d’épargne allemandes, Georg Fahrenschon, a souligné que la BCE créait un cercle viscieux avec sa politique monétaire actuelle, basée sur des taux très bas. “Avec des taux bas, il est plus facile pour les pays européens en crise de contracter de nouvelles dettes, plutôt que de se confronter aux problèmes et de mettre en place des réformes”, a-t-il estimé dans le quotidien régional “Magdeburger Volkstimme”.

L’achat prochain d’ABS par la BCE est controversé. Ces produits financiers complexes avaient été rendus en partie responsables de la crise financière de 2008. Leur mécanisme est similaire à celui des “subprimes” (titres adossés à des prêts immobiliers) américains.

Le rachat d’ABS est une des mesures de la BCE destinée à fluidifier le crédit et donc à soutenir l’activité, alors que la zone est engluée dans une croissance très faible et des menaces de déflation.

Source : Boursorama

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann

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60 réponses à Critiques en Allemagne après l’annonce d’un rachat d’actifs par la BCE

  1. purefrancophone Le 06 octobre 2014 à 01h00
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    boduos;
    Cela devient urgent mais ne sera pas sans conséquences avant de remettre une monnaie stable en France
    Cela est -il d’ailleurs possible sans préparations longues dans le temps ?Et en attendant ?
    Nous sommes vraiment dans une situation catastrophique , et contrairement à ce que l’on nous répète à longueur de temps , l’économie Allemande ne se porte pas si bien que cela !!


    • boduos Le 06 octobre 2014 à 01h19
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      @purefrancophone
      non ,ça peut aller vite en maintenant une parité en duo un certain temps.
      les épargnants en euros pourraient s’estimer perdants en cas de dépréciation (volontaire ou mécanique) mais il faut leur rappeler qu’une économie déficitaire dans un pays se traduit par l’impôt sur les possédants et que le cout pour les rentiers sera bien pire si on ne sort pas de ce carcan pour nos entreprises.


      • purefrancophone Le 06 octobre 2014 à 01h33
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        boduos;
        J’espère que vous avez raison ; je dois avouer que dans ce sujet j’ai encore beaucoup à apprendre .

        Merci à ce blog , à Olivier et à tous les intervenants qui m’instruisent en partie sur ce sujet .


      • VladimirK Le 06 octobre 2014 à 04h14
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        On peut passer au Deutschmark, comme la Bosnie Herzegovine :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_convertible_de_Bosnie-Herzégovine


        • Arnaud Bresson Le 07 octobre 2014 à 12h29
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          Tout le monde en Bosnie utilisait le DM pendant la guerre.

          Dès Dayton signé, la banque centrale a imprimé des KM, Konvertibilna Marka échangeables à 1 pour 1 contre des Deutsche Mark.

          Ce sont vraiment des billets de monopoly, du papier de piètre qualité et on a toujours du mal à se rendre compte qu’un billet de 100 KM a quand même en théorie la valeur de 60 francs suisses.

          Le côté “convertible”, signifie que l’on peut changer son argent sans frais, sans spread, avec le même taux de 1.95583, soit le cour fixe EUR/DEM lors de la création de l’euro.

          Bien sûr, la banque centrale n’est pas en mesure de convertir tous les KM qu’elle a envoyé dans la nature en euros, elle pratique la réserve fractionnaire comme tout le monde.

          Et donc les taux d’intérêts n’ont rien à voir entre les deux devises.

          Si un jour un petit malin décide de faire du carry trade, en empruntant en euros, convertissant en KM et faisant la marge sur le différentiel de taux, ils ne pourront pas tenir.

          Pour ceux qui veulent se lancer dans l’aventure je recommande un intermédiaire local dont j’adore le nom : la banque Bobar

          http://www.bobarbanka.com/


  2. Petit Le 06 octobre 2014 à 01h19
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    Moi aussi j’ai des dettes pourries (Cofinaudgaga,Cethélène …….) la BCE pourrait elle les racheter ?


    • purefrancophone Le 06 octobre 2014 à 01h35
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      Petit , ne rêver pas !!!!!!
      Le mieux est de ne rien devoir à personne , c’est avec cette devisr que j’ai été élevée .Et n’ayant jamais pu obtenir un crédit pour acheter un logement car non fonctionnaire , mais pourtant travaillant dans un secteur où les licenciements ne se font pas , au contraire , les banques frileuses sont restées sourdes .Du coup pas de crédit !!!!!


  3. Wilmotte Karim Le 06 octobre 2014 à 01h57
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    “les risques en matière de crédit pris par les banques privés vont être transférés vers la banque centrale et donc vers les contribuables, sans compensation adéquate”

    Si l’idée est que la BCE risque de faire faillite… cette idée ne fonctionne pas, sauf si on l’impose politiquement le moment venu.

    Une banque centrale engagée dans sa monnaie, ça imprime.
    Donc, la BCE ne peut pas faire faillite.


    • bourdeaux Le 06 octobre 2014 à 07h50
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      Certes, mais si une banque centrale ne fait pas faillite, une monnaie, en quelque sorte oui.
      Je trouve dans un vieux bouquin de 1950, “la banque de France”, parmi les principes formulés en avril 1927 par Sir Ernest Harvey, alors contrôleur de la banque d’Angleterre, ceux-ci:
      “Toute banque centrale doit conserver ses actifs sous la forme la plus liquide possible”.
      “Aucune banque centrale ne doit tirer ni accepter de traites payables autrement que sur présentation”.


      • Mathieu Le 06 octobre 2014 à 12h25
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        1927, c’est encore l’époque de l’étalon-or et de la convertibilité des billets en or. Dans ce cadre-là, évidemment, la banque centrale doit disposer de collatéraux physiques.

        Mais dans le nouveau système monétaire, il n’y a plus d’actif sous-jacent. La BCE ne peut pas faire faillite: elle pourra toujours rembourser. Evidemment, cela pourrait créer de l’inflation. Mais à l’heure actuelle, vu la situation économique, on est pas près de la voir cette inflation.. (demandez aux japonais!)


        • bourdeaux Le 06 octobre 2014 à 12h51
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          “La BCE ne peut pas faire faillite: elle pourra toujours rembourser ” truisme suivi d’un contresens, mon cher ! Inutile de se convaincre qu’une BC ne peut pas faire faillite: disons qu’elle peut déposer son bilan, mais le redressement judiciaire ne peut être qu’un succès…Quant à rembourser…Mais rembourser quoi ? La BCE est créancière, je vous le rappelle. Avec ceci d’un peu particulier que bon nombre de ses créances ne valent rien; et les établissements financiers qui les lui ont refilé en échange de vrai sous-sous, tout va bien , ils font du gras, merci…
          Pas d’inflation ? Mouais, pas étonnant, les traders achètent leur auto chez ferrari et font leurs courses à Fauchon; moi c’est Peugeot et Leclerc, donc forcément leurs faux billets ne font pas gonfler le prix de mes courses !


          • Wilmotte Karim Le 07 octobre 2014 à 15h03
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            Elle ne déposerait le bilan QUE dans le cas d’une décision politique.
            En bref, si on décide de faire payer les peuples, on met la banque en faillite.

            Sinon, en dernier recours, on imprime. (ce qu’on “faisait” via dévaluation à l’époque de l’étalon-or). Une banque centrale endettée dans sa propre monnaie ne PEUT PAS faire faillite.

            Sauf par dogmatisme monétariste. Auquel cas le problème n’est pas (sous cet angle), les collatéraux mais… la folie monétaire allemande.


      • Jourdon Le 11 octobre 2014 à 16h50
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        Il est dit “sous forme liquide”.
        Il n’est pas dit “sous forme gazeuse”.
        Donc Pascal LAMY est un provocateur…!


    • drômois Le 08 octobre 2014 à 07h53
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      Expliquez cela à la banque centrale d’Argentine …


      • Wilmotte Karim Le 08 octobre 2014 à 08h26
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        “Une banque centrale engagée dans sa monnaie”

        La banque centrale argentine n’était elle pas engagée en dollar (qui n’est pas la monnaie imprimée par l’Argentine).


        • Jourdon Le 11 octobre 2014 à 16h58
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          La Banque Centrale d’Argentine était en effet engagé en dollars, mais à travers un “currency bond”.
          Il s’agit d’un mécanisme rattachant l’économie monétaire de l’Argentine à l’économie des Etats-Unis: interviennent les notions de masse, poids, élasticité, risque; la rentabilité n’intervient qu’après.
          Ce qui est dit: puisque le “currency bond” entraîne une dépendance plus qu’une solidarité, l’Argentine l’a contracté car à travers la notion d’élasticité – après tout l’économie américaine bien que dominante dans le monde est elle même soumise à des variations cycliques – elle se protège contre les fluctuations du dollar relatives – mais en revanche dans l’absolu peut payer ses traites dans l’économie réelle.
          Ici la dépendance est à travers l’extérieur pas l’intérieur c’est subtil.
          CQFD.


  4. Archanonyme Le 06 octobre 2014 à 02h12
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    Jens Weidmann a très bien compris la situation. La BCE ne rachète pas des part des banques privée (ce qui pourrait être une bonne contrepartie pour la BCE). La BCE rachète juste des actifs toxiques.

    Exemple :

    Je gère une entreprise, une banque privée. Je suis stupide est investit massivement dans des actifs toxiques, puis mon bilan s’alourdit. Comme par magie la BCE vient me redonner mes fonds initials en me rachetant mes actifs toxiques (j’ai a nouveau de l’argent, je peut donc réinvestir dans d’autres fonds).

    Conclusion :

    C’est une forme de capitalisme communisme -> Si je perds, la BCE vient à mon secours et les actif toxique sont dilué dans la BCE (en plus courts, je perds jamais)


  5. isidore Le 06 octobre 2014 à 08h06
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    Bien sur cette réaction est belle et bonne . En méme temps , faut pas se leurrer , nos partenaires et amis Américains trichent allégrement . ET je ne parle pas des excés sur les subprimes , ou des agences de notations , mais de celle considérée comme institutionnelles sur les marchés US , comme l’achat de cds sans posséder d’obligations par ex .
    Alors peut gagner ou simplement sauver son jeu , en jouant avec un tricheur ?
    Sinon en trichant aussi .
    Donc ok , c’est pas bien d’acheter de la dette pourrie . Mais actuellement incidemment on assiste à un jeu de massacre entre Tyrannosaures et Vélociraptors sur le plan international , la parité Euro/$ , le prix du pétrole , l’or , etc …sont sur des seuils . On assste aux grandes manoeuvres en vue des choix budgétaires . Faut il se promener sur le chemin comme le petit chaperon rouge ?
    A moins que ce qu’on reproche à la BCE soit de jouer le jeu US , à l’encontre de nos intérets , là c’est audible , mais est-ce vraiment çà ?


  6. Barberousse Le 06 octobre 2014 à 08h49
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    Aucun observateur averti ne croit plus au prétexte de la relance du crédit, les entreprises étant peu demandeuse en cette période de crise. Il s’agit encore et toujours de la socialisation des pertes des banques. L’escroquerie en bande organisée du monde politico/financier n’est pas nouvelle mais elle a pris des dimensions insoutenables, vivement l’effondrement final.


    • reneegate Le 06 octobre 2014 à 10h06
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      mais le problème avant ces rachats c’est que cela peut continuer indéfiniment. La BCE rachète des dettes pourries, les banques se recapitalisent et répondent aux accords de Bâle, les entreprises n’investissent pas car il n’y a pas assez de demande, de toute façon même si elles en demandaient elles ne garantiraient pas des retour d’intérêts aussi interessants que des placements financiers pourris mais rémunérateurs, donc les banques vont à nouveau avoir des fonds pourris, que la BCE rachètera et ainsi de suite ……….c’est le petit train train de ceux qui ne perdent jamais. Je vous laisse le soin d’énumérer ceux qui perdent toujours


    • theodorum Le 06 octobre 2014 à 22h08
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      Ce n’est pas sérieux comme solution. Le système libre échangiste mondialisé est une pure escroquerie qui nous a ruinés, toute l’ Europe est concernée même si nous sommes un des pays les plus malades du fait de la préférence donnée aux cotisations sur l’ IRPP, contrairement à d’autres, comme le Danemark.
      Pour que les banques acceptent de prêter aux particuliers et aux entreprises en utilisant le crédit bancaire il faut diminuer la concurrence et privilégier emploi et salaires pour développer le pouvoir d’emprunt, car le vrai moteur de l’ Économie est le crédit.
      Pour que la demande ne s’en aille pas ailleurs, comme disait en Avril 1981 Alfred Sauvy, en comparant l’ Économie à un pneu crevé, il faut remplacer les cotisations par la TVA et instituer un contrôle de la valeur ajoutée brute par indexation de la masse salariale au niveau de 50 %.
      Cela devrait être fait dans tous les pays d’ Europe en même temps. Mais la France peut aussi mettre les autres devant un fait accompli !


  7. Randy Le 06 octobre 2014 à 11h55
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    Une banque centrale privée et totalement indépendante, c’est un crime contre l’humanité.

    Seule le peuple souverain devrait pouvoir créer et contrôler sa monnaie, l’oxygène de nos échanges (pas de monnaie, pas d’échange).

    Le manque de monnaie qui entraîne une “crise” est dù au fait, qu’une petite élite d’humains c’est accaparé le droit de créer et de contrôler la monnaie dont nous avons tous besoin pour vivre.

    L’état, les entreprises et les particuliers doivent maintenant louer à la monnaie à cette soi-disant élite pour pouvoir vivre (pas d’autres moyen). Donc pour vivre nous devons collectivement nous endetter de plus en plus. D’où les dettes exponentielles dans tous les pays qui ont des banques privées.

    La question est jusqu’où cela peut-il aller ?


    • Archanonyme Le 06 octobre 2014 à 12h42
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      Indéfiniment, car comme vous pouvez le voir les banques centrales sont capable de racheter une partie ou l’intégralité des dettes émises (cela dévalue juste la monnaie). Ce qu’elles font quand la situation devient critique.


    • Amschel Rothschild Le 06 octobre 2014 à 14h47
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      Et bien justement elle n’est pas indépendante pour plusieurs raisons:
      Si elle fait faillite, on fera appel aux contribuables
      Et ses profits sont redistribués a ses actionnaires. C’est justement tres interessant d’essayer de se renseigner sur les actionnaires des banques centrales. Allez voir justement comment fonctionne le FRS aux USA.


  8. BA Le 06 octobre 2014 à 12h09
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    Lundi 6 octobre 2014 :

    France : le commerce de détail en baisse record en septembre (indice PMI).

    Le commerce de détail en France a enregistré une baisse record de ses ventes en septembre, pâtissant de la baisse du pouvoir d’achat et de la conjoncture économique morose, selon l’enquête mensuelle du cabinet Markit.

    L’indice PMI, qui mesure les variations mensuelles de ventes d’un panel de 300 commerçants de détail français, allant de la grande distribution au détaillant indépendant, est ainsi passé de 45,5 en août à 41,8 en septembre.

    Il s’agit de la plus “forte baisse mensuelle depuis un an et demi”, note le cabinet. Et sur une base annuelle, “l’activité enregistre son plus fort repli depuis le début de l’enquête”, soit depuis janvier 2004, est-il ajouté.

    Selon les entreprises interrogées, cette baisse record des ventes s’explique par la conjoncture économique morose, qui fait reculer aussi bien le pouvoir d’achat que les envies d’achats des Français, entrainant une baisse de fréquentation des magasins.

    http://www.romandie.com/news/France-le-commerce-de-detail-en-baisse-record-en-septembre-indice/524357.rom


    • Deres Le 06 octobre 2014 à 18h22
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      Les français ont tout simplement reçu le montant de leur imposition 2013 … Ils ont immédiatement adapté leur train de vie en sachant qu’il y aura encore des augmentations en 2014. Les fausses promesses de non augmentation pour 2015, je rappelle qu’au niveau de l’IR, ce sera dans presque 2 ans !


  9. Alex Hanin Le 06 octobre 2014 à 12h37
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    De toute façon, les Allemands sont “contre” tout ce qui n’est pas strictement ordolibéral. Ils voudraient simplement continuer d’exporter et pousser les autres pays européens à faire de même pour équilibrer leurs comptes. Tout le monde exporte et personne n’importe, c’est pourtant simple à comprendre.


    • isidore Le 06 octobre 2014 à 18h51
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      Les Allemands ont rompus avec l’ordolibéralisme . Il y a longtemps déjà . L’officialisation est venue de là où on ne l’aurait pas attendue : de Schroder . Schroder a été ‘réaliste’ , il a pris acte de la dégénerescence US , et de l’abscence de réaction à celle-ci , en Allemagne et ailleurs . Il a donné sa part au diable . Y compris personnellement puisqu’il s’est embauché à Gazprom . C’est un héros des temps modernes , sauf qu’il ne sera jamais reconnu comme héros , ni comme saint .
      L’ordolibéralisme est mort et entérré .
      C’est maintenant navigation à vue , sachant que le vent est contraire , pour encore un bon moment .


  10. Caramba! Le 06 octobre 2014 à 17h22
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    http://www.denissto.eu/node/680

    “Qui veut contrôler les populations contrôle la nourriture, qui veut contrôler les nations contrôle l’énergie, qui veut contrôler le monde contrôle la monnaie”


  11. Deres Le 06 octobre 2014 à 18h18
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    Ce qui surtout affolant pour eux, c’est quand Christian Noyer fait le forcing en demandant que la Banque de France fasse office d’expert pour choisir les dits ABS … Le directeur de la Banque de France étant nommé par le gouvernement français, on ne croit pas beaucoup à sa complète indépendance quand au choix des bénéficiaires ! Ce genre de demande laisse surtout à penser que la France veut absolument recevoir sa part du gâteau. Les dernières déclarations sur ces achats sont d’ailleurs clairs : la BCE ne donnera pas de détail sur ces achats et surtout pas sur leurs répartitions. L’idée étant bien entendu que l’on en sache pas quel pays est tenu hors de l’eau à bout de bras.


  12. isidore Le 06 octobre 2014 à 18h33
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    La bundesbank n’est pas coincée du bulbe . L’ordolibéralisme est un concept beaucoup plus large qu’on ne le croit , en fait c’est du Marx en termes audibles par le commun .
    La preuve : il n’y a eu aucune opposition de la Bundesbank , à la surprise qui eut du étre générale des commentateurs , qui ce sont alors bien gardés de commenter , lors du passage de Xi ( je sais plus quoi ) , président Chinois amenant ses yens pour faire une chambre de compensation , à l’accroissement des crédits de la BCE ,( les spécialistes chercheront les détails techniques , s’ils sont honnétes et ambitieux ).
    Parce que de fait cet accroissement était basé sur du consistant .
    Les rentiers Allemands sont trés prés de leurs sous mais pas pour autant idiots , ni fermés aux innovations , méme si elle est Rouge .


  13. RGT Le 06 octobre 2014 à 18h42
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    Mario Draghi, il ne travaillait pas avant pour la Goldman Sachs ?

    Tout s’explique !!!

    Ne cherchez pas plus loin : Il vient au secours de ses potes banksters pour ensuite, suite au crash de la BCE, que ces “honnorables établissements” viennent nous prodiguer des “conseils avisés” afin de renflouer la BCE (jusqu’à la prochaîne opération de rachats de trucs pourris).

    Au menu, ce sera : Baisse des salaires (des pauvres uniquement), privatisation de tout ce qui est indispensable au profit des banques (sécu, retraites, eau, etc…), augmentation massives d’impôts (on y est déjà mais ce sera pire), etc…

    Pour résumer, le très efficace remède Grec.

    Goldman Sachs connaît bien, c’est cette banque qui a trafiqué les comptes de la Grèce puis qui a parié sur la chute de la dette souveraine en informant au passage quelques “initiés” parmi lesquels George Soros…

    J’ai quelques kilos de prunes et de pêches pourries dans mon verger. Super-Mario veut-il bien me les racheter ?


    • isidore Le 06 octobre 2014 à 19h13
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      A mon avis faut éviter de penser comme un catalogue . ON pourrait aussi se la faire , tout le contraire . Comme on s’est fait avoir avec la Gréce , via GS , on prend quelqu’un qui connait bien GS , suffisamment corruptible ou/et motivé pour nous servir contre GS .
      Tout l’accable le Mario . Avec un nom comme çà comment savoir s’il est pas affidé à la Mafia ?
      Mais on peut aussi retourner un Mafiosi . C’est grace à des Mafieux qu’on en arréte d’autres .
      Faut voir la pratique . Or justement question pratique le Mario il est pas coincé , reste à savoir dans quel sens .
      Alors , socialement c’est pas bon , la tournure des choses , mais çà tiens pas qu’à lui . Les gouvernements il existent aussi . Golbalement il fait son boulot , on a du pétrole et du gaz pas cher , grace à un euro super-Mario , les riches ont leurs rentes , comme c’est eux qui font l’opinion , c’est bon .
      C’est limite question balance commerciale mais çà tient . Question balance financiére c’est super les états empruntent à des tx dérisoires ils peuvent crever les plafonds de la dette , c’est le bonheur des politiques . Vous lui reprochez quoi à Mario ? Le social ? Mais c’est pas sa compétence , et vos politiques , ils servent à quoi ?


  14. Caramba! Le 06 octobre 2014 à 18h44
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    http://www.youtube.com/watch?v=wioIRxKVkYo

    Economie,géopolitique

    Les infos dont on parle peu n°64 (25 Mai 2014)


  15. Johannes Finckh Le 06 octobre 2014 à 19h34
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    En substance, la BCE cherche un moyen d’émettre davantage de monnaie centrale – en échange de créances toxiques, autrement dit, en échange de rien!
    Cette démarche en principe très inflationniste est pratiquée par toutes les autres banques centrales depuis quelque temps, au Japon même depuis 24 ans!
    Cela contrebalance le comportement de plus en plus attentiste et thésaurisant des agents économiques.
    En effet, l’essentiel de cette monnaie nouvelle émise ne sert qu’à empêcher une déflation qui serait catastrophique.
    Puisque cette façon de faire des banques centrales est désormais universelle, il n’y aura certainement pas de dérapage inflationniste en dehors de bulles spéculatives qui éclateront de temps en temps.
    Si, au lieu de cela, la banque centrale émettait des billets de type “fondant”, à savoir des billets qui se dégradent d’environ 5% tous les ans (avec nécessité de les échanger au bout de la période, nous aurions résolu le problème de la thésaurisation. Je rappelle qu’environ 90% (ou plus) des 1000 milliards d’euros émis par la BCE ne circulent pas et ne servent donc à rien! Une monnaie dite “fondante” résoudrait rapidement les problèmes de la circulation de la monnaie qui ralentit toujours plus, et elle relancerait l’activité partout beaucoup plus efficacement que toute autre mesure. En plus: sans inflation, car la banque centrale cesserait de racheter les créances pourries dès que l’activité serait, grâce à la monnaie fondante, relancée.


    • Patrice Le 06 octobre 2014 à 20h21
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      C’est la suite des annonces de Draghi début septembre. Comme le dit J. Finckh c’est limité – c’est à peu près le max. de ce que peut faire aujourd’hui la BCE, et en gros Draghi dit aux gouvernements de la zone Euro, “moi j’ai fait ce que je pouvais, maintenant à vous de jouer”. En gros on fait disparaitre un peu de dette du bilan des banques, sans garantie sur la circulation (crédit pour les investissements). L’inflation (par la monaie “fondante”) est une autre méthode plus radicale. Après, c’est la contre-offensive des orhodoxes mais il y a aussi des “hétorodoxes” en Allemagne. A comparer aussi au quantitative easing de la FED.


      • johannes Finckh Le 09 octobre 2014 à 08h45
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        Je suis d’accord pour admettre que la monnaie dite “fondante” serait une voie nouvelle, sans doute “radicale”, au sens où elle prendrait le problème à la racine, au nieau de la vraie cause du dilemme. Le dilemme est bien la puissante trappe aux liquidités liée à la préférence pour la liquidité qui fait de la détention liquide la valeur refuge de référence.
        Je récuse cependant que ce serait “inflationniste”! Cela ne peut l’être, car la quantité de monnaie liquide à émettre serait plutôt faible, et elle pourra être faible, compte tenu du fait que cette très faible quantité circulerait à tout moment vite et bien.
        L’inflation serait d’autant plus empêchée que la monnaie dite “fondante” agirait clairement comme un moyen de faire sortir de la circulation autant et même davantage les billets traditionnels par deux voies: Soit par un retour à la banque et la banque centrale des bilets traditionnels (pour retrait), soit par une thésaurisation pour ceux qui cherchent à se constituer encore plus de réserves refuge.
        La circulation rapide des billets fondants imposerait obligatoirement ce mécanisme!
        Je redis: sauf à émettre des billets en grande quantité et sans tenir compte de l’indice des prix, une inflation est totalement impossible en régime de monnaie fondante.
        Par contre, nous aurions une réorientation des investissements dans autre chose que la monnaie elle-même, car, précisément, la monnaie fondante est impropre à la thésaurisation.


  16. Jacques Le 06 octobre 2014 à 21h06
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    Ce sont des critiques bien faibles. En fait, les allemands laissent faire. S’il y avait vraiment des hommes d’Etat en Allemagne qui défendent l’intérêt général, ils arrêteraient l’euro. En réalité, il n’y en a pas plus qu’en France. Il faut attendre la vraie grosse crise financière quand les tours de passe-passe des banksters ne marcheront plus.


    • Wilmotte Karim Le 07 octobre 2014 à 15h11
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      L’euro leur sert : pourquoi voulez-vous qu’ils sabordent l’euro?

      Au contraire, ils sont bien forcé d’accepter certaines adaptations aux marges afin de rendre l’euro “supportable” par les pays du sud.
      Par supportable, il faut entendre : conserver l’approbation de groupe suffisamment puissant dans les pays du sud.
      Et il s’agit bien d’adaptation aux marges : il n’est absolument pas question de mettre un terme à l’austérité. A peine de la tempérer.


    • johannes Finckh Le 09 octobre 2014 à 08h59
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      Pourquoi les allemands devraient-ils tirer les premiers pour “arrêter” l’euro? L’euro fonctionne moins mal pour les allemands que pour les autres pays. Si “on avait” des hommes d’état dignes de ce nom, ce devrait être les français,italiens, espagnols, portugais et grecs qui devraient casser l’euro, car l’euro est beaucoup plus nuisible pour ces pays que pour l’Allemagne qui, elle, réussit finalement à se délester de ces problèmes sur l’Europe du Sud qui se soumet volontairement à un régime monétaire qui ne profite qu’à l’Allemagne.
      L’Allemagne maintient simplement son cap, se montre certainement “rigide”, mais elle est néanmoins tout simplement conforme aux traités tels qu’ils existent.
      Merkel et Schäuble défendent ce qui est bon pour leur pays – pourquoi le leur reprocher?
      Par contre, l’Europe du Sud (y compris la France) ne défend pas ce qui est bon pour elle, mais également ce qui est bon pour la seule Allemagne – avec, pour effet de pourrir la situation et de créer un climat hostile contre l’Allemagne, tout simplement par lâcheté! La soumission à Berlin est servile et volontaire!
      “On” reproche ensuite à tort aux Allemands de ne rien faire pour la relance…
      Autrement dit, “on” reproche aux contribuables allemands de ne pas vouloir payer pour le fait que les pays du Sud (Grèce et Chypre en tête) ne sont pas capables de faire fonctionner correctement leurs états en faisant les réformes indispensables dans la collecte des impôts et les dépenses publiques.


  17. Nicolas Anton Le 07 octobre 2014 à 10h20
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    J’en ai plus qu’assez d’être pris au piège des néocons qui privatisent les bénéfices et mutualisent les dettes. Les théories néolibérales sont une insulte à l’intelligence. Ils échouent depuis 40 ans et ils en sont au maquillage des comptes : depuis combien d’années ? Comment est-il possible d’admettre un rachat d’actif par une BC ? Les banques et les gouvernements complices camouflent des actifs bancaires comptabilisés à 100 et qui ne valent plus que 80… 70.. 50?

    Les libéraux et leur théories fumeuses sont au tapis, mais ils gouvernent quand même.

    Je voterai pour tout candidat se déclarant anti-libéral.


  18. Archanonyme Le 07 octobre 2014 à 16h33
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    Dans un système capitaliste pure, il est interdit à une entreprise d’acheter ou d’investir à perte au risque de voir ce profiler une faillit. Le capitalisme c’est maximiser ces propres capitaux et pas affaiblir son capital (ce que fait la BCE en achetant des actifs toxiques). Donc il est claire que nous ne somme plus dans une politique capitaliste. C’est ce que dénonce “Jens Weidmann” quand il parle de “sans compensation adéquate”. Reste a savoir dans quelle politique nous sommes.


    • Archanonyme Le 07 octobre 2014 à 16h55
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      “une compensation adéquate” dans un système capitaliste serait la recapitalisation, plutôt que le rachat d’actif. La BCE deviendrait actionnaire des entreprises détenant ces actifs


    • drômois Le 08 octobre 2014 à 08h22
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      Le capitalisme, terme créé par Marx me semble-t-il, désigne originellment un système économique ou l’État ne posséde pas les moyens de production.
      Le libéralisme n’a actuellement plus de signification car il recouvre des notions contradictoires (les socialistes ont même inventé le “social-libéralisme” !)
      Le “vrai” libéralisme qui désigne un système politique ou l’État est limité pour ne pas empiéter sur les Droits individuels est, me semble t-il, bien représenté par les Libertariens (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ron_Paul) et s’oppose à l’Étatisme notamment français ou l’État désormais forcené contrôle tout. (moeurs, histoire, morale, éducation, etc .. etc ..)
      Le problème actuel c’est le rôle des États occidentaux et pour nous c’est l’avènement d’une nouvelle constitution “démocratique” (cad permettant notamment la révocation par le peuple des “élites politiques” selon K. Popper …)


      • Archanonyme Le 08 octobre 2014 à 13h41
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        Le terme capitaliste (celui que j’utilise) à l’inverse de terme capitalisme n’a pas été créer par Marx. Le “Hollandische Mercurius” l’utilisait déjà au milieu du XVII et désignait « une personne possédant du capital »

        A propos de votre analyse sur le libéralisme je vous rejoints entièrement.

        Les problèmes actuellement, je pense, viennent de la confusions qu’il règne dans nos structures. Mon avis c’est qu’on nouveau système doit émerger et remplacer l’ancien, comme ce fut cas à plusieurs endroit et moment durant l’histoire de l’humanité


      • Archanonyme Le 08 octobre 2014 à 14h15
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        L’exemple que je veux donner c’est qu’avec l’avènement de l’air informatique, on peut imaginer un nouveau système politique. Exemple agrandir le parlement, créer plusieurs parlement dans chaque région et les interconnecter par vidéo conférence, cela ressemblerait à un vrais système démocratique à main levée par le peuple (ce qui était possible dans notre passé commun voir “La démocratie athénienne”)

        Pour K. Popper et la “Théorie de la démocratie”, je vous rejoint entièrement.


  19. Bruno Le 07 octobre 2014 à 17h16
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    Est ce de la création monétaire ? En d’autres termes, l’achat est il stérilisé et est il fait en monnaie centrale ?


    • johannes Finckh Le 09 octobre 2014 à 09h07
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      Bien sûr, c’est cela, car la BCE ne peut faire que cela!
      Théoriquement,la banque centrale pourrait aussi acheter les créances toxiques avec ses réserves de devises ou avec son trésor d’or, mais cela revendrait au même, car les acteurs qui lui vendraient les actifs (ou déchets!) toxiques seraient forcés de revendre les devises et l’or contre des euros dont ils auront besoin – et les devises et l’or reviendraient aussitôt à la BCE, soit directement.


  20. ioniosis Le 07 octobre 2014 à 20h03
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    @bruno
    C’est pourquoi je rejoins J.SAPIR et F.ASSELINEAU ,qui veulent sortir de l’euro,

    Ils utilisent l’un et l’autre, l’argument juridique , que les contrats sont libéllés de

    Telle sorte que l’étât s’engage à rembourser le préteur dans la monnaie qui est la sienne, en franc si nous sortons de l’euro ,
    Et comme ils l’expriment aussi , « toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser et l’on voit renaître les monnaies nationales pré-existantes »
    L’euro est bien une monnaie commune et non pas une monnaie unique car il n’y a pas une Banque centrale unique. Les billets – pris dans leur globalité – sont des créances sur chacune des banques faisant parti du système européen de banques centrales (SEBC), et cela au prorata de leur part dans le SEBC. Les billets sont donc des créances sur la BCE à hauteur de 8 % de leur masse, les 92 % restants étant ventilés en créances sur les 17 banques centrales nationales.
    La bce prends des décisions en solitaire qu’elle ventile sur les 17 pays .
    Rappelons nous que  Le Franc ne s’est pas écroulé à cause de son instabilité structurelle, mais a été remplacé par la puissance dogmatique et destructrice de l’Euro. Retrouvons notre souveraineté en battant monnaie
    C‘Est-ce que pensent aussi d‘éminents économistes:  le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz – le Prix Nobel d’économie Paul Krugman – le Prix Nobel d’économie décédé Milton Friedmann – le Prix Nobel d’économie décédé Maurice Allais – et la quasi-totalité des économistes sérieux à travers le monde.


    • johannes Finckh Le 09 octobre 2014 à 09h18
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      Les billets de banque ne sont pas et n’ont jamais été des créances sur les banques!
      Les billets représentent un pouvoir d’achat pour son détenteur, leur valeur est ce que je peux acheter avec!
      Autrement dit, les billets sont tout simplement des “créances” sur l’ensemble des biens, services et biens capitaux en présence.
      Ils sont faits de papier et d’encre, leur valeur est leur valeur faciale.
      Les banques reçoivent les billets soit en dotation (initiale), soit en échange d’actifs (titres) ou de devises, soit, depuis quelque temps aussi, sous forme de crédits remboursables, en principe dans un délai donné. Mais ces “crédits” ne sont pas comparables à d’autres crédits, car, dans la mesure où ils accroissent la masse de monnaie centrale émise, leur couverture est seulement la quantité de biens, services et biens capitaux produits.
      L’absence de hausse des prix malgré l’arrosage Kolossal en monnaie liquide est tout juste la preuve que le pouvoir d’achat émis est stérilisé à près de 90% par le biais d’une extravagante thésaurisation.


  21. Archanonyme Le 08 octobre 2014 à 02h52
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    Le plus simple, Il devrait s’agir de monnaie centrale, la BCE va refinancer les réserves en monnaie centrale de la banque en difficulté. Cela lui permet de garder un certain contrôle sur le refinancement


  22. drômois Le 08 octobre 2014 à 10h18
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    Pour résumer ?
    Les USA le Japon, maintenant rejoint par l’UE, produisent de la dette et de la fausse monnaie (QE).
    Les BRICS produisent des matières premières et des biens de consommation.


  23. cedricc Le 08 octobre 2014 à 21h31
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    C’est quoi de la monnaie a part un moyen d’echange? C’est une confiance que l’ont a envers nous mêmes pour dire qu’avec telle quantité d’argent je peux avoir ceci ou cela. Pourquoi un pays paye de l’intérêt sur l’argent dont il a besoin pour favoriser le commerce, quand celui-ci a le pouvoir de créer sa propre monnaie ( constition Canadienne ) L’intérêt est une des principales causes de la misère humaine. Connaissez-vous la différence entre l’argent scripturale et l’argent fiduciaire? Je crois qu’une banque centrale ne peut faire faillite parce que le pays va toujours pouvoir rembourser sa dette en demandant au peuple (contribuable)de payer pour lui, l’État étant une fiction.


    • drômois Le 09 octobre 2014 à 11h31
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      L’Etat grec a fait défaut (faillite) … mais ce sont les contribuables européens qui ont payé (plus de 300 milliards d’euros) les contribuables grecs en étant incapables.
      L’Argentine fait juridiquement défaut actuellement: ses avions et bateaux, etc .. seront probablement saisis à l’extérieur de l’Argentine ainsi que les capitaux de sociétés ou l’Etat est impliqué.
      Souvenons nous du mark des années 1930, des assignats de la Révolution, etc ..
      Si le dollar (qui sort des planches à billets par milliards pour camoufler la faillite US..) n’est plus accepté par les pays producteurs de matières premières alors le dollar ne vaudrait plus rien …
      CQFD: un Etat peut faire faillite


  24. Gedeon Le 10 octobre 2014 à 17h59
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    gag… quelle découverte!çà fait déjà un bail que le slogan des financiers est “les bénéfices pour nous,les pertes pour vous”…depuis le début des années 80… avant ils n’osaient pas. Ils essayaient de mettre les formes…Maintenant,ils s’en foutent,Maintenant,c’est devenu la règle…c’est même ouvertement enseigné dans les “grandes écoles ” au même titre que les notions de “stock humain”(si,si je vous assure) et d’optimisation du rendement du même stock..et qui dit stock dit rebut,dit destockage,dit liquidation,dépréciation etc…c’est quand même assez amusant qu’on “découvre ” aujourd’hui que çà existe…çà fait plus de trente ans que c’est au programme officiel des écoles de finance et de “management”….hého,on se réveille…des générations entières ont déjà été droguées aux injections de l’école de Chicago et de ses émules…Allo la lune???? allo…ici la Terre.


  25. Jourdon Le 11 octobre 2014 à 16h40
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    Juste deux remarques:
    1) On connaît les diatribes de la gauche de la gauche française disant que ce sont les Etats – les électeurs d’après la gauche de la gauche; l’histoire pourtant devant les avoir instruit du contraire… – qui devraient faire la politique monétaire et non pas la Banque Centrale (notion de prêteur en dernier recours etc.); pourtant aujourd’hui après dix ans d’euro une remarque: non seulement “le peuple” n’a jamais été empêché à travers le gouvernement de donner son avis sur la politique monétaire à condition d’intervenir en amont – économie morale – ou en aval – la venue – mais pas dans le domaine secret c’est-à-dire réservé. Mais aujourd’hui enfin il y a une raison objective: pour équilibrer politique monétaire et politique budgétaire on doit relancer l’économie européenne en prêtant aux pays de l’Europe du Sud de l’Europe.
    2) En fait Mario DRAGHI a répondu au problème des allemands en proposant de développer des ABS Asset Backed Securities. Racheter des obligations d’Etat par la BCE est demandé par MOSCOVICI depuis longtemps. Comme toutes les obligations (d’Etat ou pas) le collatéral ultime est l’immobilier. Cela veut dire que DRAGHI propose d’introduire les subprimes en Europe par la Grande Porte : la BCE… Les grandes banques ne peuvent que s’en réjouir en France… leurs bilans sont tellement mités par les subprimes que au moins au niveau comptable-légal elles auront une contrepartie publique pour leurs opérations privées par la BCE s’il vous plaît.
    Les questions démographie-économie de l’Allemagne passent alors au second plan…


  26. Johannes Finckh Le 11 octobre 2014 à 19h09
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    Bravo, belles observations! Mais quel est le fond du problème?
    La BdJ en premier, mais maintenant aussi toutes les autres grandes banques centrales, ont copieusement inondé les marchés de monnaie liquide, via les banques. Et les banques, ne pouvant prêter ces sommes à l’économie, faute de demande et aussi à cause des risques de non-remboursement (problème de solvabilité quand les affaires vont mal), n’ont qu’une envie: garder ces fonds bien au chaud à la BCE, d’où les taux négatifs pour les dissuader (un peu) de le faire. Or, comme vous remarquez justement garder les chambres fortes gavées de liquidités est très coûteux pour les banques. Et les banque ont beaucoup découragé, depuis des années, l’usage de la monnaie liquide à cause des coûts qu’elle génère pour elle, c’est pourquoi les banques ont bien un petit problème maintenant.
    Il reste la baisse des taux de l’épargne et la baisse des taux interbancaire, histoire, pour les particuliers et les entreprises, de ramener moins d’argent dans les banques et de garder des stocks liquides de plus en plus élevés!
    Et c’est bien ce que l’on constate!
    La banque centrale a émis pour plus de 1.000 Milliards d’euros de la monnaie liquide, dont environ la moitié en billets de 500 et de 200 euros, mais nous savons tous que ces billets ne circulent tout simplement pas! Ils sont stockés, thésaurisés, pendant des mois et des mois et des années! Sans jamais rien acheter. Il en va de même, en proportion grandissante, avec les petites coupures, car, selon les études et enquêtes réalisées par la Bundesbank, déjà en juin 2009, il s’est vérifié qu’en zone euros, seuls 100 milliards des 1.000 milliards euros émis circulent effectivement, et 900 milliards (!) dorment dans les bas de laine et autres coffres forts, ici et ailleurs, en zone euro et en dehors (on s’en fout un peu d’ailleurs, car ces sommes ne servent à rien parce qu’elles n’opèrent plus aucune transaction!).
    Il faut croire que les acteurs économiques conservent cette forte préférence pour la liquidité malgré les risques liés à la détention liquide, notamment celui de se faire attaquer…
    En plus cela ne rapporte rien! Cela n’est “rentable” que dans un climat déflationniste!
    Or, ce climat déflationniste est précisément généré par la préférence (ou la trappe) aux liquidités, car une monnaie qui ne circule pas se raréfie de ce fait, et les vendeurs des biens services et biens capitaux se trouvent confrontés à une urgence de vendre, et ils vont consentir des baisses de prix. D’où le climat déflationniste qui se manifeste dans la moitié (ou plus) des pays de la zone euro, tout comme au Japon depuis des années. Il s’agit d’un cercle vicieux qui se renforce par lui-même.
    Les banques centrales l’observent très savamment, elles redoutent (tout comme les gouvernements et les investisseurs) la déflation, et elles ont tout à fait raison, car la déflation serait une catastrophe à partir de laquelle tout espoir d’un maintien à flot des équilibres est mathématiquement impossible. Les commerce deviendra impossible quand les commerçants devraient vendre moins cher qu’au prix d’achat. Ce serait véritablement l’effondrement général. Nous avons au moins (je l’espère!) appris cela des années trente (mais à considérer l’attitude des autorités allemandes en ce moment, on peut en douter, tant que cela ne touche pas (trop) lm’Allemagne, mais “seulement” l’Europe du Sud…
    En tout cas, Draghi l’a compris, et c’est pourquoi il préfère pratiquer des QE avec les moyens dont il dispose (il est moins à l’aise que la Fed, la BoE ou la BdJ à cause des allemands!), histoire de ne pas tomber, à aucun prix, en déflation!
    Est-ce que cela marchera? On verra bien!
    En tout cas, si les banques centrales imputaient le taux d’intérêt négatif non seulement aux dépôts bancaires comme cela s’amorce maintenant, mais aussi au numéraire (monnaie fondante!), le problème du risque déflationniste serait résolu sans augmenter la quantité de monnaie en circulation (ou plutôt émis et thésaurisée).
    La procédure serait simple: Tous les nouveaux billets émis ne devraient que des petites coupures (jusqu’à 50 euros par exemple), et ces coupures nouvelles devraient “coûter” à leurs détenteurs 5% de la valeur faciale au bout d’un an, ou 1,25% tous les trois mois, ou 0,1% par semaine par exemple. Cela aurait pour effet que la monnaie liquide (la part fondante de la monnaie liquide) circulerait beaucoup plus vite, et ces transactions accélérées seraient un puissant stimulant de la conjoncture, avec des rentrées fiscales (TVA notamment) en hausse, et un remboursement facilité de la dette publique.
    A+ au prochain commentaire


    • Jourdon Le 12 octobre 2014 à 13h50
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      Bonjour,
      je suis assez d’accord avec votre analyse, qui entre assez dans le détail et suit son fil avec beaucoup de cohérence
      mais, « du coup », je souhaite à nouveau apporter quelques remarques peu nombreuses concernant la théorie ou bien encore la doctrine (qu’à ce stade je ne sépare pas encore…]
      1)
      la monnaie dans sa conception la plus moderne – émanation de la Banque Centrale qui a en charge sa gouvernance, et dont la conception dans ce cadre peut évoluer sur le long terme « seulement » si la Banque Centrale le souhaite :… – est effectivement d’abord et avant tout une mesure reconnue « objective » par la communauté de ses utilisateurs (plus de 90% de la population) du POUVOIR D’ACHAT. A partir de là ma question : de quel droit, comment peut-on déterminer avec certitude que certains actifs seraient plus « toxiques » que d’autres par nature ? Plus « exposés » certainement en fonction d’une analyse comparée du risque et des risques à un instant « t » ; « toxique » en revanche c’est contestable : de même que votre « monnaie fondante » va avoir certaine évolution de ces attributs associés (risque, poids, liquidité, etc.) de même du côté des « actifs » (((les titres, qu’ils soient actions, obligations, options, essentiellement))# ils peuvent être « toxiques » et pour cela devoir être « isolés » durant une période suffisante, à l’issue de laquelle par des phénomènes de « compensation » (même dans un cas d’isolement) ils seraient à nouveau propres à l’usage, « décontaminés » (je reconnais que la période peut parfois être longue). Vous parlez de « monnaie fondante » dans un scénario invoquant le fait qu’elle lutte contre la thésaurisation tout en offrant une solution de rechange aux thésaurisateurs… mais que néanmoins elle est fondante ! En fait comment protéger la « monnaie européenne » (qu’elle soit « unique » ou qu’elle soit « commune » ; je pense que cela peut se discuter) ? Tout simplement en disant que dans les pays de l’Union et en crise temporairement, les actifs dits « toxiques » peuvent être des « signes monétaires » – ils renvoient aussi à un idéal social, un horizon partagé eu égard à la « mosaïque »… mais seule la monnaie de la Banque Centrale Européenne serait une monnaie au sens propre pour tous les Européens et ceci directement sans intermédiaire de temps, d’espace, de conception…
      2)
      La théorie de la monnaie fondante, de même que la doctrine de la « préférence pour la liquidité », mises en avant et publicisées par KEYNES, étaient des idées originales de l’économiste argentin Silvio GESELL. Je crois qu’il ne faut pas en abuser, car en fonction, la monnaie centrale doit marquer jusqu’à la fin sa différence avec de la monnaie numéraire. Mais, vous avez raison, les mœurs évoluant, je pense que puisque la Banque Centrale au JAPON le fait depuis 24 ans dites-vous, la BCE pourrait être amenée sans dommage à l’intégrer dans un de ses axes stratégiques un jour, mais pas avant de préférence que l’on ait dépassé quelques « points de retournement » de ces marchés et / ou organisations très complexes en lien avec la BCE, etc.
      3)
      En attendant que ce soit le cas, il me semble aussi que le QE que DRAGHI ferait est en effet une bonne politique – au demeurant nécessaire. Le QE tel que je le comprends – Quantitative Easing consistant en tendance à jouer sur les ventes de titres afin de générer des liquidités et ainsi « fouetter » l’économie -, montre tout simplement : sur le plan des produits, la vraie « monnaie » circulante est dérivée par rapport à la monnaie Banque Centrale : ce sont les titres qui sont concrets et peuvent faire l’objet d’analyse de leur valeur, d’échanges, estimations, directement et en temps réel par leurs utilisateurs. La monnaie Banque Centrale reste « derrière » prudemment ; et ceci pourquoi : parce que comme Institution (je passe donc des « produits » à l’INSTITUTION) elle doit être parée à assurer beaucoup de gens et même d’INSTITUTIONs (y compris les Etats de l’UE) : aujourd’hui c’est la BCE qui fixe la politique monétaire, non les Etats :… !
      Ces trois remarques peut-être un peu « boring » doivent être complétées par une analyse du pouvoir décisionnaire et des marges de manœuvre des Etats dans le sens des Politiques qu’ils souhaiteraient peu-être faire passer…
      4)
      En fait, la dialectique entre utilisation de la TVA et utilisation des cotisations montre une dérive plutôt qu’une réponse à la question posée : comment les Etats peuvent toujours défendre en pratique la Démocratie, alors que c’est désormais la BCE qui dirige l’essentiel de la Politique Macroéconomique et qu’il ne peut en être autrement : ce sont les comptes et leur équilibre qui fixent la perspective… Et celle-ci n’est pas encore définitive, ce qui ne peut temporairement qu’ajouter encore un surcroît de rigidité apparent !!…
      5)
      Une réponse au point 4) pourrait être alors : il faudrait que tous les Etats prennent la décision en même temps de proposer une modification sensible et compréhensible de la perspective – à partir de là avec la notion de « monnaie fondante » les ajustements « par dessous » (cotisations) et « par dessus » (impôts, etc.) pourraient être rendus un peu moins « sournois ». Je crois aussi qu’un véritable « impôt sur la richesse » à l’échelle de l’Europe pourrait permettre de s’éloigner « un-tantinet » de débats « gentiment » tronqués comme « TVA sociale ». Je suis assez optimiste – aux manipulations sémantiques près – que dans deux ans une Réforme Fiscale à l’échelle de l’Europe devrait ABSOLUMENT être proposée par nos Dirigeants Politiques Européens en même temps que la réforme bancaire européenne d’un côté, la réforme budgétaire européenne de l’autre côté, auraient alors bien commencé déjà à entrer dans les mœurs. C’est en tous cas à cette aune que je forgerais alors mon jugement : nos dirigeants politiques sont-ils encore assez VERTUEUX ?? Aiment-ils encore assez le BIEN PUBLIC ???
      A+,
      essayant de suivre le rythme,
      et me félicitant que grâce à l’euro,
      1923 en Europe et en Allemagne ne soit plus possible (où la monnaie était Super-Fondante… !!!


  27. OUI_au_marché_NON_aux_Enarques Le 12 octobre 2014 à 08h22
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    Le rachat d’actif par la BCE pose un aléa moral et déresponsabilise les Etats

    Le problème de la France n’est pas l’Europe, la mondialisation ou un Euro soit disant fort mais 100milliards d’euros de dépenses publiques que l’Allemagne pour moins d’efficacité

    Avec de l’inflation, les entreprises exportatrices vont exporter plus en nominal car la valeur de la monnaie se sera déprécié par rapport aux monnaies qui ont moins d’inflation MAIS

    -elles recevront plus en nominal mais pas tant que ça plus en valeur
    -les matières premières auront le même coup en valeur
    -les salaires doivent être augmentés
    -les impôts seront plus importants

    Au final les coûts seront plus importants donc aucun gain ou plutôt une perte à part si les salaires ne sont pas augmentés ou si l’entreprise est endettée mais auquel cas ce n’est pas bon pour les épargnants ou les salariés


  28. christian bergé Le 05 février 2015 à 08h47
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    La BCE a repris les actifs toxiques au mépris des règles édictées:
    – les banques peuvent continuer à distribuer les bonus, à faire payer les dette aux états;
    – ce sont les contribuables européens qui paieront tout ou partie de la dette grecque (en réduction d’intérêts de la dette ou annulation partielle de celle-ci).

    N’aurait-il pas fallu laisser les banques sombrer?
    L’action de rachat de la BCE devrait être frappée de nullité (contrat réputé inexistant), permettant ainsi le retour des actifs toxiques aux banques.

    Que pensez-vous de cette approche?


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