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5.mars.20195.3.2019 // Les Crises

Dans un tweet supprimé, le commandement nucléaire américain se déclare «prêt» à «larguer quelque chose». Par Andre Damon

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Source : Wolrd Socialist Web Site, Andre Damon, 04-01-2019

La veille du Nouvel An, le Commandement stratégique américain, qui supervise l’arsenal nucléaire des États-Unis, a publié un tweet dans lequel il se déclarait prêt à «larguer quelque chose de beaucoup, beaucoup plus gros» que la «grosse boule» de Times Square à New York.

Ce tweet laisse entendre que l’armée américaine est non seulement tout à fait prête à tuer des gens avec des armes nucléaires pour la troisième fois, mais qu’elle est aussi très impatiente de le faire.

Dans les heures qui ont suivi sa publication, le tweet a été supprimé et remplacé par un message d’excuse: «Notre précédent tweet de la nouvelle année était de mauvais goût et ne reflète pas nos valeurs. Nous nous excusons. Nous sommes dédiés à la sécurité de l’Amérique et de ses alliés.»

Le tweet original disait: «La tradition de #TimesSquare résonne dans le #NouvelAn en laissant tomber la grosse boule… si jamais nous en avons besoin, nous sommes prêts à larguer quelque chose de beaucoup, beaucoup plus gros».

Le tweet «blaguant» du meurtre de millions de personnes

Le tweet menaçant de tuer des millions de personnes a été, de façon curieuse, désavoué par le Washington Post comme une «blague sur le largage de bombes».

Bien sûr, rien sur le tweet n’est une blague. Il est en fait conforme à la doctrine militaire américaine et à l’insistance constante et répétée des commandants pour que les militaires soient prêts à «combattre le soir même».

Contrairement à d’autres puissances nucléaires, dont la Chine et l’Inde, les États-Unis se réservent le droit d’utiliser en premier les armes nucléaires. Cela signifie qu’il n’y a effectivement pas de contraintes internes si le président américain notoirement impétueux, Donald Trump, décidait de «larguer quelque chose».

Et pas seulement le Président. Dans son livre récemment publié, Daniel Ellsberg, ancien chercheur militaire et planificateur nucléaire américain, qui a divulgué les documents du Pentagone au New York Times en 1971, a clairement indiqué que pendant des décennies, la capacité de lancer des attaques nucléaires a été déléguée à un nombre inconnu de chefs militaires bien au-delà du président américain. Ellsberg fait valoir de façon convaincante que cette délégation continue jusqu’à ce jour.

Dans le livre, Ellsberg soutient que le film de Stanley Kubrick, «Le docteur Folamour», de 1964, qui raconte l’histoire d’un commandant de base aérienne fou qui ordonne une attaque à la bombe qui déclenche la destruction du monde, est un «documentaire» sur les dangers massifs de la guerre nucléaire, intentionnels et «accidentels», qui risquent de déclencher la destruction de l’humanité.

Outre de brefs articles dans le New York Times, le Washington Post et d’autres, les médias ont ignoré l’incident. Il n’y a eu que des reportages les plus brefs du tweet, de sa rétractation et des déclarations bienveillantes du Pentagone selon lesquelles une vidéo accompagnant le tweet montre un bombardier larguant une arme non nucléaire. Il n’y a eu aucun commentaire. Et la question n’a pas été soulevée dans les points de presse, à la Maison-Blanche ou ailleurs.

Un B-2 Spirit de l’US Air Force se prépare à décoller à la base aérienne d’Andersen à Guam le 8 janvier 2018. © Forces aériennes du Pacifique des États-Unis

Voici quelques questions qu’un journaliste sérieux pourrait poser au sujet de l’incident lors d’une conférence de presse au Pentagone:

• L’auteur du tweet a-t-il fait l’objet de mesures disciplinaires officielles?

• L’auteur du tweet a-t-il violé les ordres ou le protocole? Y a-t-il eu insubordination?

• Dans l’affirmative, cela pourrait-il indiquer une plus grande rupture de la discipline au sein du commandement militaire américain responsable des forces nucléaires?

Mais bien sûr, de telles questions ne sont tout simplement pas posées, et la réaction des médias est d’occulter l’événement dès que possible.

En ce sens, les médias adoptent la même approche qu’en janvier dernier lorsque quelque 1,5 million de personnes à Hawaï ont reçu, sans explication, une alerte téléphonique d’urgence: «MENACE DE MISSILE BALISTIQUE EN DIRECTION D’HAWAÏ. TROUVEZ UN ABRI IMMÉDIATEMENT. CECI N’EST PAS UN EXERCICE.»

Dans ce cas également, les médias ont tout simplement tourné la page, sans article d’opinion ni enquête de suivi sur l’événement.

La menace du Commandement stratégique américain survient alors que les États-Unis sont au beau milieu d’un programme massif de 1,3 billion de dollars visant à remettre à neuf et à développer leurs armes nucléaires, l’accent étant mis sur la fabrication d’armes plus petites qui sont plus susceptibles d’être utilisées au combat. Plus tôt ce mois-ci, la Maison-Blanche a publié un «Examen de la posture nucléaire» (NPR) qui élargit encore les circonstances dans lesquelles les États-Unis pourraient utiliser des armes nucléaires et confirme leur droit à leur «emploi en premier».

L«Examen de la posture nucléaire» (NPR) s’inscrit lui-même dans le cadre du «conflit des grandes puissances» défini dans la stratégie de sécurité nationale de l’année dernière, qui présente spécifiquement le conflit avec la Russie et la Chine dotées d’armes nucléaires, et non la «guerre contre le terrorisme», comme l’objectif principal de l’armée des États-Unis.

(Article paru d’abord en anglais le 3 janvier 2019)

Source : Wolrd Socialist Web Site, Andre Damon, 04-01-2019

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Commentaire recommandé

Fritz // 05.03.2019 à 08h03

Vous serez bien shocked quand vous serez les losers de la war que vous aurez déclenchée.
Rira bien qui rira the last.
Et revoyez votre English, perdant se dit « loser », pas « looser ».

26 réactions et commentaires

  • Vercoquin // 05.03.2019 à 06h58

    J’ai beau relire l’article, je ne vois pas quelle cible serait visée.
    Je ne comprends pas l’humour New-yorkais. On appelle ça « une blague ». (!!!).
    Ou alors, ce serait à destination des ennemis irréductibles présentant de lourdes et graves menaces envers le pays de la liberté qui apporte la démocratie partout dans le monde?
    Venezuela, Iran, Corée du nord, Chine, Russie, Syrie, et d’autres indisciplinés.

      +21

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    • medmed // 05.03.2019 à 13h43

      Je me demande comment aurait réagit le New York Times si la blagounette était venu des Russes. La réaction des médias occidentaux auraient été d’une autre ampleur.

        +23

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    • Louis Robert // 05.03.2019 à 14h54

      Quand un fou menace de mort ou d’anéantissement, on l’enferme, sans perdre une seconde à tenter de le comprendre. Au pire, sans hésiter on l’abat.

      Cela s’appelle mettre un fou hors d’état de nuire.

        +9

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  • Fabrice // 05.03.2019 à 07h11

    Effectivement peu d’intérêt l’article nous révèle que les américains sont des cowboy prêt ou rêvant à dégainer leur joujou nucléaire (frustrés depuis la fin de la guerre froide qu’ils cherchent à raviver) celui qui l’ignore doit se dire qu’elle révélation !!!! Mais doit vivre dans une grotte perdue (Intellectuelle ou réelle) depuis des années.

      +13

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  • Philippe30 // 05.03.2019 à 07h16

    C’est aussi une manière de montrer qu’ils sont prêts à tout pour conserver leur suprématie même à détruire le monde.

    Cela reflète bien le niveau intellectuel de ces personnes aux USA qui n’ont pas compris ni vécu les destructions de la guerre par contre ils savent bien la répandre pour mieux capter les richesses et envoyer leur équipes de reconstruction.

    Les Russes savent ce que signifient une guerre de destruction , ils l’ont vécu entre 1941 et 1944 par contre les USA n’ont jamais été envahi , n’ont jamais eu des morts massifs du fait de guerre.

    Quand a parlé d’envoyer des bombes nucléaires , il faut juste leur rappeler que nous ne sommes plus en 1945 et qu’une riposte induira la destruction du monde.

    Pour ceux qui sont dans ce monde actuellement c’est une sombre perspective par contre si cela peux nettoyer la pourriture humaine mais même dans ce type de scénario ce sont les plus pourris qui survivent.

      +18

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    • Fabrice // 05.03.2019 à 08h14

      Désolé Philippe 30 mais le raccourcis « nettoyer la pourriture humaine » est une généralisation bien courte de l’humanité il faut un peu voyager pour voir que c’est le système qui domine actuellement qui est pourri bon nombre d’humains que j’ai rencontré vivent et demandent peu un logement, une famille bien portante et de quoi se nourrir.

      Les excès et destructions actuelles sont liés à une volonté de consommer plus que nécessaire pour satisfaire une mécanique de production devenu folle sans compter la financiarisation de tout.

      Sans compter que l’armagedon nucléaire nettoierait bien plus que la  » pourriture humaine » , bon la planète s’en fiche elle survivra mais la vie en général pas totalement sûr.

        +25

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    • Jésus // 08.03.2019 à 14h32

      Ils sont tout de même leur propre victime de la guerre économique et de la course aux bénéfices puisqu’il ont 103 millions de demandeurs d’emplois dont 57 millions vivent grâce aux bon de rationnement ou plutôt les coupons de l’aide alimentaire hebdomadaire…
      La pauvreté est considérable aux USA.

        +0

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  • olposoch // 05.03.2019 à 07h47
  • calal // 05.03.2019 à 07h58

    c’est la theorie de l’hiver nucleaire pour lutter contre le rechauffement climatique: c’est tres en vogue sur 9gag…

      +9

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  • Fritz // 05.03.2019 à 08h03

    Vous serez bien shocked quand vous serez les losers de la war que vous aurez déclenchée.
    Rira bien qui rira the last.
    Et revoyez votre English, perdant se dit « loser », pas « looser ».

      +30

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    • Chris // 05.03.2019 à 12h07

      english ou american…
      Les Américains modifie parfois l’orthographe anglo… pour se rapprocher de la phonétique.

        +0

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  • Fritz // 05.03.2019 à 08h10

    Ce gazouillis (tweet en English) me rappelle une blague de Reagan, en 1984 ou 1985 : « Je suis heureux de vous annoncer la destruction de l’Union soviétique ». C’était un essai de micro, paraît-il, mais le cow-boy ignorait que ses paroles étaient diffusées. Le monde entier avait pu l’entendre, et la Maison Blanche avait dû s’excuser.

    Rien de tel aujourd’hui : comme dit M. Damon, « bien sûr, de telles questions ne sont tout simplement pas posées, et la réaction des médias est d’occulter l’événement dès que possible ». Plus que jamais, les médias sont les gardiens de la paix et de la démocratie.

      +8

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  • DUGUESCLIN // 05.03.2019 à 08h56

    C’est la culture du « bluff ».
    Les américains ne savent pas que certains « partenaires » n’ont pas cette culture et qu’ils ne « bluffent » pas.
    Ces « touites » qui échappent ne sont pas innocents.
    Nous préférons au « poker », la belote, le tarot et la manille. C’est une autre culture.

      +12

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  • Pierre C // 05.03.2019 à 09h19

    Un troll américain ?
    Moi qui croyais que le troll était une espèce endémique de la Russie ?
    Et j’apprends que les américains sont prêts, non pas à « vaincre » leurs ennemis, mais bel et bien les « détruire » ??? Un peu comme le 3e Reich a voulu détruire leurs ennemis ? Quel choc !

      +9

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  • Kokoba // 05.03.2019 à 09h30

    Historiquement parlant, ce sont les militaires (enfin certains) qui ont souhaité utiliser la bombe et les présidents qui ont réussi à rester lucides.

    Il faut aussi rappeler qu’au début, quand la force de dissuasion n’était pas stablilisé sous forme de missiles et sous-marins lance-missiles, c’était les militaires qui avaient le controle de la bombe.
    Si je me souviens bien, c’est Kennedy s’est rendu compte du danger et qui a passé une grande partie de son temps et de son énergie à faire en sorte que ce soit le politique qui ait le controle de la bombe et non pas les militaires.

    Certains pourraient même imaginer que c’est une des raisons (avec le refus de déclencher la 3ème guerre mondiale lors de l’affaire de Cuba) qui ont amené à Dallas.

      +4

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  • Nakor le cavalier bleu // 05.03.2019 à 10h11

    Potential enemies…. Well. It’s a very large definition. Is the entire world potential enemies to the US ? Are you saying that the us are ready to destroy the world at any moment ?

    That’s shocking. We should we create an international caolition to deal with the regime of Washington which have at his disposal a lot of weapons of massive destruction ?

    Blague à part. Détruire ses « potentiels » ennemis ? Ça fait déjà des siècles que l’on a compris que détruire un ennemi ne servait à rien. Le vaincre, l’écraser, l’affaiblir, oui. Mais le détruire ? Sachant qu’un autre apparaîtra toujours ? L’effort nécessaire à la destruction totale d’un ennemi en vaut rarement le coût. C’est idiot. Constantinople l’avait déjà appris à ses dépends de son temps. Il est intéressant que les Usa ne l’aient toujours pas intégrés. Qui sont les « losers » déjà ?

      +5

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  • Patapon // 05.03.2019 à 10h21

    Un super-testosténoné comme on en trouve volontiers chez les mirlitons a trouvé sympa de mettre un peu d’ambiance avec une histoire de boules, mais je trouve que c’est loin d’être aussi inquiétant et révélateur que des faits beaucoup plus sérieux et concrets, comme le retrait des traités de non prolifération, les armes nucléaires tactiques, les records du budget militaire et le soupçon de la « solution » militaire au problème global d’effondrement.

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  • Louis Robert // 05.03.2019 à 14h41

    « Bluff », chantage, menace sont les mamelles préférées de la truie impériale. Elles nourrissent en les rassurant les porcelets de l’Empire tout en faisant envie aux autres animaux de la ferme d’Orwell.

    Seul l’Empire devenu fou peut menacer sans raisons et au hasard de tuer ainsi des millions de personnes.

    Seuls des médias encore plus fous peuvent en pareil cas qualifier un tel incident de «blague sur le largage de bombes», eu égard aux dangers massifs de la guerre nucléaire, intentionnels et «accidentels», qui risquent de déclencher la destruction de l’humanité.

    Le très officiel «Examen de la posture nucléaire» (NPR), rendu public, confirme que cette démence de l’Empire, dont nous sommes, est bien réelle.

    Plutôt que les « périls » jaune et slave, voilà le péril qui devrait constamment nous alarmer.

      +8

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  • Jm // 05.03.2019 à 15h17

    Les Usa étaient les seuls détendeurs de la bombe lorsqu’ils l’ont utilisée au Japon : ils ne risquaient donc pas de représailles de même ampleur.
    Avec la prolifération par la suite, la donne ayant changé, elle n’a pas été réutilisé jusqu’à ce jour.
    Néanmoins la possibilité d’un conflit Usa vs Urss avait tétanisé la génération d’après-guerre, histoire peut-être de calmer toute velléité de changement.
    Soixante plus tard, les vieux fatras sont de retour et doc Folamour n’a pas pris une ride.

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  • Jeremia // 05.03.2019 à 16h28

    Ce qui est dingue (entre autres), c’est l’usage que font les ministres des réseaux sociaux, là-bas comme ici.

    Un gouvernement un peu sensé interdirait à ses ministres d’utiliser Twitter et autres Facebook dans leurs fonctions, par ailleurs ce sont des plateformes privées. Qu’ils ne viennent pas se plaindre d’avoir sans arrêt des scandales et bévues!

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  • JML // 05.03.2019 à 20h46

    Leur commandement vient, vainement, de rappeler qu’il a lui aussi des vecteurs totalement indetectables au radar et du 200MT+ aux Russes. Vainement parce que dans la doctrine tactique, dans laquelle ont peut montrer les muscles, on doit pouvoir supprimer la capacité de riposte nucléaire globale de l’adversaire. Ce que les USA n’ont plus (s’ils l’ont jamais eu) vis-à-vis de la Russie. Dès lors la seule chose que pourrait montrer le Pentagone c’est une technologie capable d’annihiler les nouveaux vecteurs russes et non leur B-2 probablement équipés d’un système MHD. Ce qui montrent que leur chaîne de commandement n’a soit plus la capacité de comprendre les tenants et aboutissants de la stratégie et la tactique nucléaire, soit, qu’ils s’en foutent. Il y a sans doute un peu des deux.

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  • NICOLE DE NICOMAQUE // 05.03.2019 à 23h59

    France Culture / Émission de Marie Richeux : « Jean-Pierre Dupuy, ingénieur et philosophe, pour « La guerre qui ne peut pas avoir lieu : Essai de métaphysique nucléaire » (Desclée De Brouwer, février 2019) « . Lien vers l’émission en question :  » Nucléaire : la guerre qui n’aura (peut-être) pas lieu ?  » : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/nucleaire-la-guerre-qui-naura-peut-etre-pas-lieu

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  • Ubu // 06.03.2019 à 00h17

    Je suis bien curieux de comprendre comment des millions de personnes peuvent recevoir au même moment, un message d’alerte sur leur téléphone.
    Ils ont le même opérateur et le gouvernement possèdent leurs numéros ?
    C’est bien la première fois que j’entends parler d’une telle procédure d’urgence !
    C’est une farce de pirate ?

      +1

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  • clauzip 12 // 07.03.2019 à 23h22

    plusieurs hypothèses ou raisonnement amenant à une action nucléaire de ce type hors norme et à la divulgation:
    -Les USA se sentent sur le déclin et font valoir en compensation une supériorité nucléaire.La bête blessée est très dangereuse.

    -La fuite en avant dans l’abomination ne laisse pas toute l’administration indifférente.Le décalage entre l’interet pour son pays et la conscience d’un haut fonctionnaire a pu l’amener à prévenir l’humanité.C’est une hypothèse que je considère,percevant la haute administration française,comme extrêmement peu plausible.
    -Cette annonce peut provoquer chez les ennemis potentiel une course à l’armement qui peut être exploitée comme présentant de tres dangereux États pour l’humanité ou un dépassement des investissements militaires,ce qui a provoqué entre autres moyens,la chute de l’URSS.
    -Ce peut être une blague ou une infox
    Le fait qu’il n’y ai eu aucun prolongement dans la presse américaine laissent ouvertes toutes les hypothèses.

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  • Hugo // 08.03.2019 à 14h14

    Bonjour,
    C’est parfaitement dans la continuité des « Free Kill Zones » et autre prétendu « Droit de suite » inventé par les génies de la « Pacification » au Viêt Nam il y a 50 ans « pour la défense du monde libre » :
    •• Viol et massacre de 450 vieillards, femmes enceintes, et autres « suspects » dans le village de My £ai (16 mars 1968) ;
    •• En Corée, les 23 – 24 – 25 – 26 juillet 1950, carnage interminable de civils à No Gun Ri, nié jusqu’en….. 1999 (reportage indiscutable Associated Press) ;
    •• Poursuite de chasseurs-bombardiers « Mig » au-delà de la frontière Viêt Nam // Cambodge, entraînant un pays de plus dans la guerre………
    (((on se rappellera, au passage, la croisade punitive menée par les U.s.a. contre la France, aux Nations-Unies, après le bombardement du camp d’entraînement du F.L.N. algérien, à Sakiet-Sidi Youssef (Tunisie), le 8 février 1958…..)))

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