Texte essentiel de Jacques Juliard, dont je partage totalement l’analyse et les propositions.

Quel est l’événement politique le plus important de l’année écoulée ? On voudrait pouvoir écrire que c’est l’élection, le 6 mai dernier, de François Hollande à la présidence de la République. Ce sera peut-être le cas, mais il est encore trop tôt pour le dire. En politique, on ne sait jamais à l’avance de quoi hier sera fait.

En attendant, ce qui domine l’année, c’est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, corruption ont fait notre quotidien. Marianne s’en faisait l’écho récemment, et Michel Rocard, à sa manière franche et désabusée, n’y allait pas par quatre chemins, affirmant que le mensonge fait, en somme, partie intégrante de notre vie politique.

Voyez, par exemple, le jeu pervers auquel se livrent l’électeur et le candidat à chaque échéance importante. Le premier fait monter les enchères au maximum avant de se décider, tandis que le second finit par laisser échapper des promesses qu’il sait ne pas pouvoir tenir : c’est le prix à payer pour l’élection. Une fois celle-là acquise, nouveau changement de rôle : l’électeur, le crayon à la main, coche les cases des programmes déjà remplies et tempête en constatant les vides.

Ou bien on agite de purs symboles, tels la célèbre tranche d’impôt à 75 % pour les revenus de plus de 1 million d’euros, effet électoral énorme, incidence financière quasi nulle, effet Depardieu garanti.

Quelle entreprise, quelle association, quelle institution tendrait longtemps à pareil jeu de bonneteau ? Aussi longtemps que la démocratie électorale reposera sur des promesses, et non sur un contrat entre l’électeur et l’élu, elle ne sera rien d’autre qu’un jeu infantilisant, digne des monarchies de bas empire.

Mais il y a encore plus grave : il y a l’imposture permanente du microcosme et la scène politique transformée en caverne d’Ali Baba. Les derniers dirigeants des deux partis les plus importants de ce pays, le PS à gauche, l’UMP à droite, doivent leurs fauteuils à des impostures, à des truquages. Le scrutin de Reims (novembre 2008) qui vit l’«élection» de Martine Aubry au détriment de Ségolène Royal fut brigandage, personne, aujourd’hui, n’en doute ; cependant que c’est un authentique champion de la grande truanderie, Jean-François Copé, qui, pendant la plus grande partie de l’année 2013, va présider aux destinées de l’UMP.

Et que dire de ces séances surréalistes, dignes du Parrain, de Francis Ford Coppola, où les représentants des principales écuries présidentielles, désignés par antiphrase du nom de «poètes», se partagent les places, le pistolet sur la table, au comité directeur du Parti socialiste ?

Que dire de ce même parti, à Marseille, où des notables aux prises avec la justice continuent de faire la loi et décident des majorités ? Nous sommes tellement habitués au fonctionnement mafieux de nos organisations politiques que nous ne songeons même plus à nous en scandaliser.

Ce sont pourtant ces officines vérolées qui donnent naissance aux divers pouvoirs de la République, ceux qui font la loi, lèvent l’impôt, administrent la justice, dispensent l’instruction et la morale, font régner l’ordre et disposent de la police. A défaut d’autre raison, une telle indignité à la tête de l’Etat suffirait à expliquer la persistance des populismes, à l’extrême gauche et surtout à l’extrême droite.

Les remèdes ? Ils existent et ils sont simples, mais, comme leur adoption dépend exclusivement de ceux auxquels ils sont censés s’appliquer, il n’y a aucune chance qu’ils soient mis en œuvre.

C’est pourquoi la mesure la plus simple et la plus élémentaire, à savoir l’interdiction stricte de tout cumul des mandats, ne sera pas votée : je tiens le pari. Mais, si l’on veut aller plus loin, si l’on veut lutter efficacement contre cette professionnalisation de la vie politique qui est incompatible avec la démocratie, il faut empêcher que quelques milliers de personnes vivent, leur vie durant, de la politique.

Jacques Chirac a passé son existence entière dans les palais de la République ; jamais il n’en est sorti ; jamais il n’a exercé une profession, jamais de sa vie il n’a payé un repas de sa bourse. C’est un exemple typique ; mais la plupart de nos hommes et de nos femmes politiques vivent sur le modèle breveté Chirac.

Il est pourtant une mesure qui permettrait de mettre fin à cette situation anormale : l’interdiction de se présenter deux fois de suite à la même fonction. A ceux qui rétorquent rituellement qu’une telle règle priverait les assemblées de l’«expérience» indispensable, je réponds : c’est une blague.

Les seules assemblées qui ont réformé la France et ont établi les lois que nous respectons étaient faites d’hommes neufs, et «inexpérimentés» : témoins, la Constituante de 1789, l’Assemblée nationale de 1848, la Commune de Paris, les assemblées de 1945-1946.

Car, si l’élection est l’honneur de la démocratie, la réélection est son fléau. Le souci de la réélection est à la base de toutes les lâchetés, de toutes les faiblesses, de toutes les capitulations. Vous voulez la démocratie, dites-vous, vous voulez l’égalité ? Alors, organisez la rotation des citoyens au pouvoir ! Pour que la vie politique soit quelque chose pour tous, il faut qu’elle cesse d’être tout pour quelques-uns.

Jacques Juliard
Source : Marianne

87 réponses à [Reprise] Contre la profession politique, par Jacques Juliard

  1. un lecteur Le 20 janvier 2013 à 04h34
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    Et cela nous amène doucement mais sûrement vers la vraie démocratie par tirage au sort chère à etienne chouard, seule voie intéressante à essayer à mon avis. Mais qui sera forcément dénigrée et assimilée à un truc de fachos par les médias (les grands défenseurs de la démocratie qu on voit dans le doc les nouveaux chiens de garde n est ce pas).
    Et on en revient au texte de chomsky publié plus tôt.
    D ailleurs il est très intéressant de noter la proximité de l etat et des médias dans l affaire des liens google.( ou bien Google cède ou bien le gouvernement menace de faire une loi sur mesure, et je ne parle pas du problème de l évasion fiscale de cette boîte là, je parle de référencement forcé ET payant)
    Ca peut sembler hors sujet, mais je crois que ces deux pouvoirs sont indissociables( l’un justifie l’autre et l’autre protège l’un).


  2. Patrick Luder Le 20 janvier 2013 à 05h30
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    100% d’accord avec ce billet …


  3. Kiergaard Le 20 janvier 2013 à 06h36
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    Il faudrait interdire de cumuler diverses fonctions de pouvoir : économique, médiatique et politique.
    Il faudrait limiter la durée de vie politique des hommes politiques, le carriérisme n’est jamais bon.
    Il faudrait limiter la durée de vie médiatique des éditorialistes, patrons de presse, en tant que faiseurs d’opinion ils participent d’autant au conservatisme politique, ancré qu’ils sont dans les débats passés, ce serait la conséquence logique de la durée de vie limitée des hommes politiques. Comment accepter que les mêmes personnes nous irriguent la pensée à longueur de temps… Un peu comme si des enfants avaient le même professeur du début jusqu’à la fin de sa scolarité.
    Il faudrait arrêter de simplement s’indigner, appeler à s’indigner c’est se condamner à la passivité d’une contestation purement gratuite et se voir rétorquer une bête contestation, comme toutes les manifs…
    L’indignation c’est le stade primaire de la contestation, le bête constat. Le second stade c’est celui de la compréhension du constat, de la causalité effective de celui ci. Le dernier stade c’est celui de la “destruction créatrice” de cette causalité… Identification du problème, compréhension de la cause, détermination d’une solution.
    Etienne Chouard le fait bien c’est vrai. Le débat ne peut pas porter sur autre chose que la détermination de la cause, où celle de la solution. Mais on cherche à nous enfermer dans un système où le seul débat porterait sur de vulgaires constats. Qui nous incite à réfléchir ? Qui nous incite à trouver des solutions ?

    L’enseignement ? … On est incité en permanence à lire la presse généraliste, à regarder la télé, à aller sur internet sans s’écarter de site balisé…
    Comment on forme les fonctionnaires dans les IPAG etc ? En les incitant à lire tous les jours le monde, le figaro etc.. On comprend toute la force conservatrice de l’élite par la suite… La presse se plaint de ce qu’elle a elle même engendré en grande partie dans la formation des élites du pays. Tout comme les politiques se plaignent de la presse qui participe pourtant de leur préservation via la désinformation et la force conservatrice qu’elle représente en répétant sans cesse les mêmes schémas politique et en verrouillant le système, se réfugiant derrière la liberté de la presse pour autoentretenir les schémas classiques. (Taper sur l’un puis sur l’autre au gré des alternances UMPS….).
    Idem pour les professions financières et économiques… pourquoi réformer la où l’on ira pantoufler après…

    Enfin…


    • Labeyrie Le 20 janvier 2013 à 10h10
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      Le travail d’Étienne Chouard est remarquable. Il faut développer des réseaux locaux afin d’approfondir le travail initié. Internet ne suffit pas, et l’aurons nous toujours? Nous allons certainement vers un chaos général et ce jour là il serait bien qu’une partie importante de la population ait avancé dans la réflexion sur que faire.


  4. Morvan Le 20 janvier 2013 à 08h35
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    Il y a très très longtemps, (avant que ce billet soit écrit), que je suis totalement d’accord.
    Mais comment faire comprendre à l’ensemble des peuples qui votent pour ces gens corrompus que nous sommes dans l’ère du mensonge. Pire, pour la grande majorité des moutons, les menteurs c’est nous. Nous qui n’avons aucun intérêt à mentir. Nous sommes les seuls à ne pas profiter du mensonge, au contraire, nous subissons, parfois nous sommes harcelés et j’en passe.
    Au départ la télé, l’ORTF, une seule chaine. Puis il y a eu une seconde puis une troisième et canal+ payant.
    Et le travail de sape a commencé. Ils ont embauché les Elkabbach et autre Duhamel. c’est à cet époque,dans les années 70, que j’ai compris que le Président de la ripoublique était nommé par la télé.
    Un véritable rouleau compresseur cette télé. La suite vous connaissez.


  5. celimen Le 20 janvier 2013 à 08h59
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    Un peu de politique-fiction:
    on aurait sans doute eu Rocard au 2e septennat à la place de Tonton, puis Jospin, pas de Chirac ni de Sarkozy…
    la reforme des retraites aurait été discutée, finalisée et acceptée par tous les partenaires sociaux;
    ils se seraient entendus pour mettre également fin à toute la partie précarisée du marché de travail et mis en place une flexsecurité de type europe du nord…
    moins de chomage de longue durée, un peu plus de permutations de postes, de temps en temps chomage tres court et remuneré pour tous, mis à profit pour une formation continue tout au long de la vie,
    moins d’ostracisations,
    moins “d’accrochages” à des postes fixes et déterminés (envers et contre tout), pour ceux qui en ont,
    plus de lancements sans trop d’inquiétude dans la réalisation de projets business risqués…

    Aïe, le reve est terminé, il faut aller bosser (35h légal, mais 50h effectifs de metro-boulot-dodo à toute vitesse, jusqu’à 65-68 ans, âge où bien sûr les idées et projets de jeunesse deviennent frustration, tandis que toute une partie de la population aura pratiquement chômé toute sa vie professionnelle, à son grand regret je précise…)


    • Morvan Le 20 janvier 2013 à 09h12
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      Effectivement c’est de la politique fiction. Tous ces “politiques” naissent avec un mandat électif bien payé et font tout pour le garder toute leur vie. Moralité : ils n’ont aucun intérêt à ce que le système change.
      D’abord que savent-ils faire d’autre ? rien.
      Profession menteur.


      • celimen Le 20 janvier 2013 à 10h44
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        Votre tous pourris me révolte,
        nous méritons des oppositions plus brillantes aussi…
        et nous avons aussi eu plusieurs occasions de faire des choix et nous avons (mal) choisi…
        et regardez l’exemple des Balkany…


        • Morvan Le 20 janvier 2013 à 11h26
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          vous dites : “nous avons eu plusieurs occasions de faire des choix et nous avons mal choisi”
          Non trois fois non. Le système est verrouillé, aucun choix n’est possible.
          La télévision qui est passée maitre dans le domaine de la manipulation des peuples, nous présente à chaque fois 2 candidats et jamais 3. Sachant que les 2 candidats sont bonnet blanc/blanc bonnet et ont le monopole à la télé et que les autres candidats sont cassés.
          Plus un candidat passe à la télé, plus il a de chance d’être élu. c’est triste mais c’est ainsi.
          La télé fait le gagnant.
          Encore une manipulation, gauche droite, non 3 fois non, droite/droite, la preuve,UMP et PS font la même politique. Ils sont malins. Les gens disent gauche droite c’est pareil, non droite/droite c’est pareil.
          Le PS n’est pas un parti de gauche, ou alors qu’il le prouve, c’est trop facile.
          Il ne suffit pas de se dire de gauche pour l’être.
          En tous les cas pour moi être de gauche c’est faire une autre politique que la droite. sinon il y a tromperie, je dirais pire traitrise. Au moins quand quelqu’un vote à droite il est sur de la politique qui va être menée.
          Il y a urgence que l’on sorte de ces conneries.
          Pour ce qui me concerne je suis fier de ne pas avoir mal choisi.
          Mais voilà, pour faire une majorité, il faut être majoritaire à penser la même chose. CQFD


          • celimen Le 20 janvier 2013 à 11h46
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            Il y’ a un 1er tour que je sache, mais bon je comprends que vos arguments servent à “pousser” votre candidat [Modéré]


          • chris06 Le 20 janvier 2013 à 19h01
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            @Morvan,

            “Sachant que les 2 candidats sont bonnet blanc/blanc bonnet et ont le monopole à la télé et que les autres candidats sont cassés.
            Plus un candidat passe à la télé, plus il a de chance d’être élu. c’est triste mais c’est ainsi.
            La télé fait le gagnant.”

            il me semble la loi impose depuis un certain temps déjà, un temps de parole égal durant la campagne officielle (60 jours avant l’élection) à tous les candidats.

            Je me souvient avoir écouté tous les candidats sur la 2 à des paroles et des actes, chacun ayant eu droit à un temps de parole égal.

            Et puis on est l’âge ou internet commence à véhiculer des opinions diverses : les deux sites qui sont en tête du classement en matière d’économie-politique sont le site d’Olivier et jusqu’à récemment (depuis qu’il a fermé son blog aux commentaires) le site de Jorion.

            Il me semble que du temps où cette loi sur le temps de parole et internet n’existait pas, la manipulation dont vous vous faites l’écho était bien pire qu’aujourd’hui.

            En France on au moins cette chance, ce n’est pas le cas au USA ou seuls les deux principaux candidats sont audibles car les seuls capables de réunir autant d’argent.

            C’est ce qui explique qu’on a paysage politique quand même beaucoup plus diversifié qu’aux USA.

            J’ajoute que je suis tout à fait d’accord avec l’article de Jacques Julliard car il met l’action sur la rotation des citoyens, vraie base de la démocratie et pas sur les considérations politicardes dont vous faites la propagande ici.

            Notamment cette conclusion est très juste:

            “Car, si l’élection est l’honneur de la démocratie, la réélection est son fléau. Le souci de la réélection est à la base de toutes les lâchetés, de toutes les faiblesses, de toutes les capitulations. Vous voulez la démocratie, dites-vous, vous voulez l’égalité ? Alors, organisez la rotation des citoyens au pouvoir ! Pour que la vie politique soit quelque chose pour tous, il faut qu’elle cesse d’être tout pour quelques-uns.”


      • celimen Le 20 janvier 2013 à 11h00
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        “nous méritons des oppositions plus brillantes aussi”
        c’est peut-être pas tres clairement formulé d’où un exemple sur l’indépendance de la banque centrale française avec le trésor dans les années 70 ou 90:
        on aime bien critiquer longtemps à posteriori cette décision, mais elles étaient où les critiques à l’époque?
        Si critiques il y’ a eu, ont-elles été reprises dans un vaste mouvement d’opinion, ont-elles été relayées efficacement, ou bien n’y a t-il pas eu une certaine passivité ou mollesse, au mieux un certain consensus?
        Je trouve, mais je peux me tromper, que critiquer cela 40 ou 20 ans plus tard et accuser l’élite de l’époque est une vaste escroquerie…


        • Morvan Le 20 janvier 2013 à 12h26
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          Celimen avec tout le respect que je vous dois, vous m’injuriez en pensant un seul instant que je puisse voter le pen. Pour info je ne fais pas de politique, je ne suis adhérent d’aucun parti, je suis un grand démocrate. Je ne suis pas sectaire et je peux comprendre qu’on puisse avoir d’autres opinions que les miennes. c’est la première qualité d’un démocrate. En mon âme et conscience j’ai voté aux premiers tour en 2012 et 2005 et pas aux seconds, c’est clair.


          • celimen Le 20 janvier 2013 à 12h59
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            mille excuses, vous me rassurez (blanc bonnet c’est une expression bien connu d’un certain parti…), même si je suis toujours en opposition avec ce que vous dites, car personnellement je trouve que les clivages restent tout de même très fort entre les idées PS et UMP,
            et même à l’intérieur de ces “partis de majorité” il y’ a des courants très différents!


        • Morvan Le 20 janvier 2013 à 15h23
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          celimen vous pensez aux clivages entre eux, mais c’est uniquement parce que les places sont bonnes surtout en fin de mois et net d’impôts pour la plupart. Et après ils nous montrent du doigt Depardieu.
          trop c’est trop et çà fini par se voir et c’est tant mieux. Ils vont accélérer leur chute.
          Ils ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Même celui qui n’a pas eu la chance de faire des longues études, des grandes écoles.
          Le phénomène de rejet est là et contre cela, personne ne pourra rien.
          La nature a horreur du vide.


  6. estelle92 Le 20 janvier 2013 à 09h07
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    Pas d’accord.
    Les décisions politiques sont devenues très techniques depuis déjà pas mal d’années.
    Un député commence à correctement connaître son domaine à la fin de son premier mandat et il devrait laisser la place à quelqu’un qui aurait tout à apprendre ?
    Bonjour le pouvoir des technocrates !
    Bonjour les énarques, les polytechniciens et la bureaucratie bruxelloise !
    Pas plus de trois mandats, ok.
    Mais pas moins.


    • Morvan Le 20 janvier 2013 à 09h22
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      Vous n’auriez pas dû faire le choix du député, non pitié. Regardez la chaine parlement, l’hémicycle est vide.
      Les députés ne viennent pas. Seuls les 16 000 € mensuels les intéressent. Ils sont totalement incompétents, même après 20 ans ou 30 ans de mandats. D’ailleurs on ne leur demande pas d’être compétents, surtout pas. On leur demande juste de voter les yeux fermés sinon à la prochaine élection on mettra quelqu’un d’autre de plus docile.
      De grâce, ne défendez pas l’indéfendable.
      En toute amitié bien sur, chère Estelle, je ne vous connais pas suffisamment pour porter un jugement sur vos qualités.


    • Olivier Berruyer Le 20 janvier 2013 à 09h31
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      “Un député commence à correctement connaître son domaine à la fin de son premier mandat”

      C’est une vaste plaisanterie…

      Quel “domaine” ? Les députés sont 577 et représentatifs de la plupart des domaines dès le premier jour…

      Et ce n’est pas en étant en circonscription les lundi, jeudi vendredi qu’ils apprendront le domaine…


      • estelle92 Le 20 janvier 2013 à 17h38
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        Je ne pense pas que ce soit une plaisanterie la spécialisation des députés. Certains sont bons dans le domaine qu’ils ont choisi.
        Mais c’est vrai que le niveau général ne semble pas fantastique….
        Le non cumul des mandats devrait résoudre le problème de l’absentéisme…
        Mais voir nos représentants livrés pieds et mains liés au pouvoir de l’administration ou pire, des lobbies, non.
        Et 3 mandats ça ne fait pas une vie consacrée à la politique professionnelle.


    • Téji Le 20 janvier 2013 à 10h30
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      L’argument de la compétence ne tient pas longtemps, ne serait-ce que parce que le système de l’élection a pour conséquence de mettre en avant le plus loup, renard, riche, menteur, magouilleur, … (au choix) mais sûrement pas le plus compétent. Sinon, on n’en serait pas là.
      Par contre, si vous parlez de la connaissance du fonctionnement de toute cette machinerie d’état, oui, vu sa complexité, qui cependant n’a rien de technique. A cela, une double réponse est la rotation avec chevauchement des charges et la simplification du système.

      Un autre point, non évoqué dans l’article, est la légitimité, tant de leur élection que de leur travail. Car, pour des ‘professionnels’, on pourrait en attendre effectivement plus !
      Elu avec 51%, qu’ils disent… mais moins de 30% des électeurs ! Et on se pose en donneur de leçons…
      Quant à l’assiduité, il n’est que de constater les présents dans l’hémicycle comme le dit Morvan. Faites la même chose dans votre entreprise, et le résultat ne se fera pas attendre. Quelle valeur donner alors aux lois qu’ils votent à 10, chacun les mains pleines de pouvoirs ? Ceci ne mérite pas d’être qualifié de ‘démocratique’.


  7. laville Le 20 janvier 2013 à 09h35
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    100% d’accord. Un seul exemple, américain, excusez moi, Obama : élu Président des USA avec seulement une expérience de 4 ans comme sénateur…. Et il n’est pas pire qu’un autre. D’ailleurs, il faudrait aussi penser à réformer la “haute administration”, car eux aussi sont la lèpre de notre démocratie. Pas d’emploi à vie, pas d’élection possible pour les fonctionnaires qui forment la plus grande part des élus français (regardez ce gouvernement, aucun n’a travaillé dans le privé sauf Cahuzac…) Si un fonctionnaire veut se présenter à une élection, il devrait démissionner de son emploi comme en Angleterrre.
    Facilitez la vie de l’élu à tout niveau quand il vient du privé. Il y a de grandes réformes à faire mais comme le dit Juillard, comme ce sont eux qui votent les lois, ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis…


    • Vincent Le 20 janvier 2013 à 09h47
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      +1. Ce ne sont pas des politiques mais le pb de consanguinité est le même….


    • celimen Le 20 janvier 2013 à 11h22
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      vous oubliez de dire que Obama a été réelu comme pdt des Etats-Unis!

      On oublie un gros problème: que ce soit aux Eu ou en France, les pouvoirs de l’exécutif sont limités par le sénat, du coup 5 ans c’est court…


      • Olivier Berruyer Le 20 janvier 2013 à 12h33
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        En France, le Sénat a un poids rigoureusement nul, cf la Constitution.


        • celimen Le 20 janvier 2013 à 14h18
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          j’aurais dû dire conseil constitutionnel pour la France, donc même si je suis assez d’accord avec l’esprit du texte (quoique, sur les exemples des hommes neufs, pas du tout…)
          je maintiens qu’il faut prendre en compte que 5 ans cela peut être trop court


          • Morvan Le 20 janvier 2013 à 15h35
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            je ne devrais pas écrire cela, mais aujourd’hui, les députés 577 tout de même avec des revenus exorbitants, des sénateurs, des ministres avec leurs “conseillers”, un Président, çà ne sert plus à rien, ouvrons les yeux. A chaque fois, c’est l’Europe qui décide. Et justement, c’est à cela que nos élites veulent arriver. La suppression de nos institutions, pour nous verrouiller un peu plus, le rêve.
            Pourquoi des députés en France puisque le pouvoir est entre les mains des députés européens et de la commission européenne. double emplois et comme l’heure est aux économies……..
            Je suis étonné qu’une proposition ne soit pas faite dans ce sens. Tout le monde est d’accord, çà coûte cher, çà ne sert à rien, ils n’ont plus le pouvoir, on supprime.
            le tour est joué.


    • step Le 21 janvier 2013 à 09h55
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      c’est plus le statut de l’élu venant du privé qu’on devrait protéger au niveau de son travail “initial” que de précariser le fonctionnaire, à moins d’être adepte du nivellement par le bas comme moyen d’ameillorer la vie de tous. Ce qui empêche plus de privé de faire de la politique, ce n’est pas la protection du fonctionnaire, mais bien l’absence de protection le concernant.


  8. Vincent Le 20 janvier 2013 à 09h41
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    Entièrement d’accord. Ça fait plaisir à lire d’autant que je prône ceci depuis des années maintenant. Mes deux mots d’ordre sont :
    - suppression du concept de carrière politique (et derrière de celui de parti politique au sein moutonnier du terme)
    - “ce qui compte, c’est pas ce qu’on te prend mais ce qu’il te reste” (ça c’est pour la fiscalité)

    Il est illusoire de croire que nos politiques actuels (disons une grande partie pour ne fâcher personne) sont compétents dans un domaine autre que le politique. Ils sont parfaitement remplaçables. Qd, par exemple, j’entends mon cher et tendre Gérard Collomb clamer haut et fort que trouver des remplaçants dans de nombreuses villes est des plus compliqués, c’est vraiment méconnaitre ses administrés et leurs aspirations au renouvellement et à la prise de responsabilités. Ces personnes sont dans une bulle qui a besoin d’être éclatée.

    Ce qu’on demande à une assemblée ou à un gouvernement, c’est de prendre des décisions politiques au sens noble du terme dans le sens de l’intérêt général et pas d’ergoter sur la manière la plus efficace de répondre à ses besoins personnels et à ceux de sa clientèle. Ces décisions doivent être collégiales. Cela lisse l’incompétence relative des uns ou la malhonnêteté des autres (on n’est pas chez les Bisounours non plus)…

    Enfin bon, il est sûr qu’aucun changement ne pourra intervenir sans une nouvelle constitution et un politique actuel assez couillu pour accepter ce changement (on peut rêver)


  9. Macarel Le 20 janvier 2013 à 09h46
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    Tout à fait d’accord! Ce pays a besoin d’un grand bol d’air frais, pour cela il faut un grand coup de balai dans la gent trotte menue qui vit confortablement dans le fromage, qu’est devenu la République française.

    Comme source d’inspiration pour ce qui est des solutions à mettre en oeuvre, je renvoie entre autre à l’article suivant:

    link to pauljorion.com


    • Pascom Le 20 janvier 2013 à 10h24
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      Je conseille plutôt au lecteur de chercher ses sources d’inspiration chez Etienne Chouard, comme le premier commentaire. Je suis étonné que vous puissiez recommander un simple article d’histoire sur ce sujet.


  10. FREDERIC Le 20 janvier 2013 à 10h14
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    Quand on voit les radicaux de gauche qui s’autoproclament gardien du temple républicain depuis 130 ans s’opposer à toute evolution sur le cumul des mandats on s’interroge !
    A Montauban, la figure emblématique, J-M BAYLET, candidat à la primaire PS, s’oppose à tout réforme des services public sur son fief tandis que les BAYLET se succèdent à eux-mêmes à la tête du journal local et des executifs locaux !
    Et moi qui croyait naïvement que la République avait été institué pour combattre le système dynastique.
    Dans le même style à “droite”, il y a
    l’ innénarrable JF BAROIN surnom :
    le tranquillisant !


  11. Gilles Le 20 janvier 2013 à 10h29
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    Je partage totalement l’avis de ce billet, et pas toujours la tonalité générale du blog, qui me paraît d’inspiration marxiste “soft”, autrement dit socialiste ce qui est, bien évidemment, le droit le plus strict d’Olivier.

    Ce que je veux dire, c’est que c’est nous le peuple, qui avons accepté, et toléré cela. C’est à nous d’y mettre fin, car jamais les politiciens ne pourront scier la branche sur laquelle ils sont assis.

    Il faut donc les contraindre, les attaquer personnellement sur leurs actions et leurs patrimoines illégitimes, volés au Français, manifester jusqu’à ce qu’une nouvelle assemblée tirée au sort constituante soit nommée. Elle commencera par mettre fin aux privilèges actuels et adoptera de nouvelles règles : 1 seul mandat quoi qu’il arrive, pas de retraite, aucun avantage postérieur, dépenses de chaque députés contrôlées et contrôlables, droit de révocation d’un élu par la population à partir de XXXX demandes. Bien évidemment, casier judiciaire vierge (aujourd’hui, une bonne petite condamnation -quand elle sort malgré les pressions – n’empêche plus rien ni personne), et évidemment RESPONSABILITE totale des élus sur les textes qu’ils commettent.
    Note : ne pas oublier de mettre Cahuzac au trou. Même cellule que Woerth.


    • step Le 21 janvier 2013 à 10h03
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      l’intelligence est de savoir se hisser sur les épaules des géants, (quelles soient marxiste ou non) , et de savoir en descendre quand il se trompe (y compris marx). Toute l’histoire économique est ponctuée de grand penseurs (et je ne pense pas que marx soit la principale source d’inspiration de ce blog->cf allais). Certains qui ont dit bien plus de vérités que d’anneries, et d’autres malheureusement souvent bien plus médiatiques, le contraire. Celui qui ne tient pas compte d’une pensée qu’il ne partage pas, même si elle s’approche de certaines vérités qu’il ne souhaite pas entendre, se prépare à dire plus d’anneries que de vérités, car sa démarche est guidée par sa foi et non sa raison.


  12. Surya Le 20 janvier 2013 à 10h31
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    Un dirigeant d’entreprise incompétent (qui s’en tape de sa boite; qui l’emmène au surendettement ou globalement qui la gère n’importe comment) peut finir poursuivi pour faute de gestion; voire au pénal pour faillite frauduleuse. À quand la même chose pour nos élus…


    • step Le 21 janvier 2013 à 10h04
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      non actuellement il est renfloué par l’état…(ironie inside).


  13. JPS1827 Le 20 janvier 2013 à 10h34
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    Tout a fait d’accord avec cet article.
    J’ai apprécié le rappel : “Les seules assemblées qui ont réformé la France et ont établi les lois que nous respectons étaient faites d’hommes neufs, et «inexpérimentés» : témoins, la Constituante de 1789, l’Assemblée nationale de 1848, la Commune de Paris, les assemblées de 1945-1946.”


  14. Téji Le 20 janvier 2013 à 10h41
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    En écho à Pascom et Gilles, oui, sur ce point Etienne Chouard est juste à mon sens : la Constitution, d’où émerge le reste de notre organisation, doit être fondamentalement revue. Elle doit être issue du peuple, et compréhensible par tout un chacun, ce qui en exclue tout professionnalisme. Le tirage au sort est une très bonne solution pour en garantir l’impartialité, pour peu que tout ‘dignitaire’ passé ou futur en soit exclu.
    La première phase de ce changement, c’est l’adoption d’un vrai RIC / referendum d’initiative citoyenne… plutôt que la révolution !


    • step Le 21 janvier 2013 à 10h11
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      il est probable que l’on ait besoin d’une révolution pour avoir un RIC.


  15. Dan Le 20 janvier 2013 à 11h01
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    L’omerta à la française repose sur deux piliers : la connivence et la violence.La première permet de sauver les apparences riantes d’un état de droit, civilisé , sophistiqué mëme, d’une démocratie post-moderne ou les élites savent ce qui est bon, pour” la France d’en bas” est écoutée, consultée, protégée.
    L’omniprésence des réseaux, des francs-maçons ou homosexuells, régionaux ou culturels, permet généralement d’assurer le maintien de l’ordre établi en douceur. La brebis qui s’égare est vite reprise en main par les amis.. Refuser la toute-puissance des réseaux d’influence, dénoncer le concubinage entre journalistes et puissants, entre magistrats et politiques, entre corrupteurs et corrompus , c’est s’exposer aux ennuis ! Donc cette vendetta à la française paralyse toutes réformes, toutes initiative et s’accommde mal de la critique. Donc il ne faut pas s’étonner de la continuité dans le changement et du déclin de la France.


  16. Morvan Le 20 janvier 2013 à 11h38
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    Vous connaissez tous la phrase : “la vie est un éternel recommencement”.
    Pour sortir de ce piège, il faut effectivement et tout d’abord :
    Une nouvelle constitution, écrite par le peuple, pour le peuple qui représente 99 % des populations et un certain nombre de garanties.
    Le tirage au sort est une garantie.
    Le non renouvellement est une garantie.
    Le revenu des élus/nommés ou tirés au sort est une garantie.
    Une surveillance de leurs actes est une garantie.
    Des santions éventuelles sont des garanties.

    Imaginez une entreprise. Vous vous présentez à l’embauche et disant au chef d’entreprise que vous allez multiplier par deux les bénéfices, vous êtes le meilleur.
    Une fois embaucher vous ne faites plus rien et vous mettez les pieds sur le bureau, cool Raoul.
    Personne vous contrôle ? Vous n’êtes pas mis à la porte ? Aucune sanctions ?


  17. Jacques Payen Le 20 janvier 2013 à 11h42
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    L’idée de M Juliard m’apparait parfaitement fumeuse et démagogique.
    Sa mise en œuvre nous aurait donc privé -excusez du peu !- de Clemenceau, de De Gaulle (réélection de 65), de Mendes-France, pour m’en tenir à quelques acteurs politiques emblématiques du 20ème siècle !

    C’est le type même de la fausse bonne idée. C’est le cri d’écœurement d’un homme ayant une incontestable bonne réputation intellectuelle, et sans doute aussi morale, mais qui, soyons lucides, n’a au fond cessé de cautionner le système des partis qui règne en maître depuis 40 ans. Et si l’on peut admettre qu’il se reproche ce soutien, on ne peut que s’affliger de voir un bon esprit s’égarer.

    C’est bien le système des partis, contre lequel De Gaulle n’a cessé de mettre en garde le pays et qu’il n’a cessé de combattre de toutes ces forces, c’est le système d’accaparement de toute la substance démocratique par les appareils partisans qui a gangrené nos institutions et notre vie publique.
    Mais la démocratie ne se résume pas aux seuls partis politiques.

    Et il est possible de briser ce système d’accaparement.
    Quelques pistes… que M Juliard connait parfaitement, et dont aurait aimé qu’il les promeuvent plus souvent, lui qui bénéficie d’une tribune flatteuse !

    - crédit d’impôt (pris sur le quantum de financement public) permettant à chaque électeur-déclarant à l’IRPP de favoriser l’émergence de forces politiques neuves,
    - interdiction stricte et absolue de toute réélection d’un élu condamné définitivement,
    - interdiction stricte et absolue de tout cumul de mandats,
    - consultation régulière du pays, et localement, par le biais de referendum-votations,
    - remise en cause du principe de détachement des fonctionnaires s’agissant des “carrières” politiques,
    - suppression de tout parrainage d’élus à la Présidentielle (c’était l’intention initiale en 1962) et plafonnement féroce des dépenses de campagne,
    - etc… liste non exhaustive.

    Leur mise en œuvre ( qui n’implique AUCUNE dépense supplémentaire) ne requiert au fond que du courage. Et d’abord, pour chaque électeur, c’est à dire vous et moi, le courage de sanctionner impitoyablement et systématiquement tout élu, ayant eu notre préférence, qui ne les appliquerait pas !


    • Olivier Berruyer Le 20 janvier 2013 à 12h35
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      Absolument pas. Rien n’empêche quelques personnalités de premier plan d’être d’abord député puis sénateur – cela n’est pas gênant car ils seront peu, et la majorité des élus ne restera pas longtemps…

      Cela nous aurait privé d’une masse d’incompétents aussi, notez…


  18. Pablo Honey Le 20 janvier 2013 à 11h42
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    Billet qui n’apporte rien, son niveau d’analyse est très médiocre. Le reste de l’échiquier politique est meilleur ? Melenchon, Bayrou, Lepen ?
    Nous sommes en démocratie quoi qu’on en dise et nous avons le niveau de débat que nous créons. Pour rappel, la reality TV fait un tabac, le papa pingouin est resté au sommet des charts….avant d’inculper les autres, commençons par nous changer nous-mêmes…


    • bugalez Le 20 janvier 2013 à 12h17
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      Non !!! Nous ne sommes pas en démocratie, je vous invite à allez relire la définition du mot démocratie, et le système actuel en est son juste contraire.
      Il ne donne jamais le pouvoir au peuple a aucun moment !


      • Morvan Le 20 janvier 2013 à 12h30
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        tout à fait d’accord bugalez. la démocratie c’est autre chose


        • Pablo Honey Le 20 janvier 2013 à 13h31
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          J’attends donc vos arguments pour me prouver le contraire. Tout le système économique est basé sur “donner au peuple ce qu’il souhaite” : les supermarchés remplis d’inutilités, la télé, le mintel rose, le dealer, la messe, le pmu…le bon peuple a tout ce qu’il veut. mais malheureusement il rejette sur l’autre le dégoût que lui inspire son propre reflet.
          Et quand au tirage au sort… vous irez négocier avec Poutine avec un gars tiré au sort :)


          • Morvan Le 20 janvier 2013 à 14h39
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            ouvrez le dictionnaire au mot démocratie pour commencer. Je vous préviens c’est du Grec.
            Vous dites que tout le système économique est basé sur donner au peuple ce qu’il souhaite.
            Alors vous ne connaissez pas bien le peuple.
            Les super marchés, on y va par obligation. Le peuple n’achète plus l’inutile mais les premiers prix, les marques de distributeur, les marques repères (c’est Michel Edouard Leclerc qui le dit et vous pouvez lui faire confiance) la télé nous emmerde de plus en plus surtout quand il faut payer la redevance qui finance la propagande.
            le minitel n’existe plus, tout le monde ne fume pas comme vous, les églises sont vides et il n’y a plus de curé. Je vous laisse le pmu.
            Parce que le peuple, ce qu’il veut c’est une vie simple, un travail qui lui permette de vivre correctement, dignement, le contraire de la misère, le contraire de pôle emploi, de pouvoir vivre la tête haute.


          • Celimen Le 20 janvier 2013 à 14h48
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            Pourquoi a t il voté pour le president du pouvoir d’achat en 2007 à ce moment là?


          • Pablo Honey Le 20 janvier 2013 à 17h12
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            Entre 350 000 et 800 000 personnes dimanche dernier, ha oui, le peuple veut vivre la tête haute…. Si le pouvoir d’achat a baissé, il n’empêche que les supermarchés sont apparus en pleine période de croissance économique. Toujours plus de choix. L’audimat, les sondages, enquêtes d’opinions, mesure de trafic, enquête de satisfaction : vous vivez la pleine démocratie.
            La crise des subprimes est apparue suite à l’ouverture de crédits à des personnes qui n’ont pas pu les rembourser…C’était un pari démocratique qui a échoué…la suite fût certes moins démocratique, mais que voulez vous, les assurances vies du bon peuple allaient partir en fumée, il fallait bien réagir. Et quant à la fumée, non merci, très peu pour moi…


  19. DAELIII Le 20 janvier 2013 à 11h44
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    Non, je ne suis pas d’accord sur le fond.
    C’est trop facile.
    Les hommes politiques sont certes ce qu’ils sont (devenus). Mais c’est nous qui les élisons. D’un côté nous acceptons leurs mafias et leurs mensonges, nous acceptons l’intoxication par les sources d’information/désinformation qui les ont “fabriqués”, nous acceptons la possession maintenant généralisée de ces médias par les puissances d’argent, (et qui donc est M. Juiliard …..). Alors faire semblant de découvrir qu’ils sont “vendus” et achetés ………c’est un peu court !
    Il existe d’autre votes possibles (je ne parle pas du Front National), et si on les estime trop marginaux ou inefficaces, il reste l’abstention. Si l’on estime impossible ou trop inefficace de rechercher des propositions dissidentes, il est impossible de ne pas comprendre que lorsque ces escrocs ne seront plus élus que par 10 ou 20 pour cent de la population, toute action publique les balaiera comme neige en été.
    Je ne pense pas avoir jamais lu de M. Juilliard quoi que ce soit qui s’élève effectivement contre l’état de fait qu’il semble découvrir, et dénoncer dans le vague, ici, lui qui a tout de même a sa disposition un peu plus de moyens que le citoyen de base !
    Balayons devant notre porte avant d’enfoncer les portes ouvertes depuis longtemps.


    • Morvan Le 20 janvier 2013 à 14h48
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      vous peut être vous les élisez, pas moi, désolé. et nous sommes entre 40 et 50 % a ne pas les élire selon les élections. Alors ne parlez pas pour l’ensemble des français.
      Un peu de mathématique. quand 50 % des français votent, l’élu à 51 % des votants n’obtient donc que 25,5 des inscrits. Donc 76,5 % n’ont pas voté pour lui et c’est cela la démocratie ?
      Pour moi c’est une escroquerie et les escrocs doivent être en prison.
      Mais ils sont malins; ils ont voté entre eux l’immunité, donc ils vont pas en prison.
      Oui je sais je mélange un peu tout, mais c’est volontaire, parce que leur système c’est du délire et ce que j’écris n’est, après tout, pas plus délirant.


  20. Tikehau Le 20 janvier 2013 à 11h45
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    Bravo des deux mains pour le propos de Jacques Juliard que j’approuve à 100 %. Ses idées biens étayées sont celles que je défend depuis bien longtemps sans trouver de véritable écho médiatique.

    La démocratie par tirage au sort d’Etienne Chouard (reprise par @un lecteur à 04h34) est l’option qui me parait indispensable pour entrevoir un changement réel dans l’exercice de la démocratie représentative. Un élu ne s’appartient pas, il appartient au peuple qui vote pour ou contre lui.

    J’ai une théorie personnelle, caricaturale, de la situation dans laquelle nous ont “mis” les générations issues des mêmes familles de professionnels de la politique et du grand capital :

    - au début la vision politique de nos gouvernants s’appuyait sur la préservation de la continuité d’un monde passé. Les réformes n’étant qu’une simple redistribution des rôles par classes sociales, révolution française comprise.
    - puis nous avons connu l’étape de la modernité dans une course effrénée au progrès en évoluant sur des chemins vierges de toute expérience. Cette étape a généré le monde actuel qui est un monde de grandes satisfactions pour certains et de très grandes craintes pour d’autres. Je vous laisse quantifier le résultat à l’échelon individuel, collectif, national et international.

    Aujourd’hui et c’est tragique nous vivons dans l’angoisse d’un avenir plus qu’incertain pour nos enfants (faire le parallèle avec la consommations de psychotropes en France) car la mise en œuvre des expériences d’hier sont compromises par un contexte très différent (le monde a changé est un euphémisme) et parce que nous sommes tous prisonniers dans la gestion du présent et de l’immédiat. Le parallèle avec nos modes de consommation illustre fort bien mon propos.

    Une société à un besoin vital de perspectives sinon elle meurt dans un individualisme exacerbé et destructeur.


  21. Franck Le 20 janvier 2013 à 12h29
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    Mouaif…
    Nos politiques, dans leurs défauts, sont aussi représentatifs de notre pays.

    C’est quoi, déjà, le pourcentage de la population qui consomme du cannabis et fournit ainsi à un tissu criminel de quoi prospérer ?


    • Jacques Payen Le 20 janvier 2013 à 12h45
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      MM Balkany (UMP) et Bernardini (PS Istres) réélus maires après qu’ils fussent lourdement condamnés pour détournements … ce sont bien des citoyens -électeurs CONSCIENTS qui les ont réélus !
      J’approuve totalement votre scepticisme.


      • Olivier Berruyer Le 20 janvier 2013 à 13h37
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        Oui mais est-ce les électeurs qui ont choisi le candidat de PS ou de l’UMP AVANT le vote final ?


        • step Le 21 janvier 2013 à 15h58
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          suffisamment d’obligé pour qu’ils passent au premier tour. Absence de coordination entre les “petits candidats”.


  22. LEFEVRE Le 20 janvier 2013 à 14h02
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    Entièrement d’accord avec vous. Ce journaliste, [Modéré] à travers son article enfonce des portes ouvertes. Il dénonce une situation archi connue qui décourage et enrage le citoyen de base.
    Que la dénonciation de la professionnalisation de la politique se fasse par ce type de journaliste ! Il n’y a vraiment pas de limite à l’indécence ! Son milieu journalistique profite tellement de cette situation.
    À aucun moment, il n’a dénoncé les gabegies que s’accordent ces politiciens : sur les dépenses somptuaires du président de région IDF entre autres…, rien sur les niches fiscales dont il bénéficie, rien sur les écarts de salaire qui existe entre le pigiste et les directeurs de journaux (comme un certain laurent joffrin…).
    Toute la faute revient au politique… Un peu simple. Il n’y a pas que les politiques qui ont perdu leur crédibilité, les journalistes aussi. Alors leurs leçons de morale, cela devient vraiment insupportables.


  23. Fabrice Le 20 janvier 2013 à 14h03
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    personnellement je pense qu’Etienne Chouard a en parti raison ma vision serait :

    - un retour à la présidentielle de 7 ans mais non renouvellable (une personne n’ayant pas agis en 7 ans n’aura pas besoin d’un nouveau septennat, cinq peut être court),

    - un parlement (fusion assemblée et Sénat) elu tous les 4 ans renouvelable une fois mais non adossé à un précédent mandat (histoire que l’on évite la chambre d’enregistrement auquel on assiste) qui se chargerait des lois de fonctionnement de l’état et de la justice (avec un quota par âge ?)

    - un conseil constitutionnel composé de 100 citoyens tirés au sort sur les listes électorales pour une période de 6 mois non renouvelable avec un panel représentatif des âges (avec protection de l’emploi) qui se chargerait des changements sur la constitution et sociétaux proposé par le président, la validation ou l’invalidation des interventions militaires extérieures, les salaires du président, des ministres, des parlementaires, de soumission du président et des ministres à la justice, de validation du budget, nomination ou révocation des juges et des magistrats, …

    - J’irais même à revoir rapidement la fonction de préfet qui me semble aussi un statut pour récompenser et propre à favoriser les amis du président.


  24. cording Le 20 janvier 2013 à 14h24
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    Sur le plan des principes Jacques Julliard a raison mais en pratique cela ne verra pas le jour en effet on ne peut attendre des dindes qu’elles demandent l’avancement de Noël, que le suffrage universel est plutôt conservateur. De plus on ne peut demander à des gens qui sont à la source des problèmes de mettre en oeuvre des solutions à ces problèmes par une autre politique tel est le cas de Hollande, du gouvernement Ayrault et de tout le PS. Le premier est le fils spirituel de Jacques Delors donc de l’Europe libérale voulue par les socialistes : l’Europe, l’Europe, l’Europe comme disait le général De Gaulle. L’illusion de penser de ce que l’on est censé ne plus pouvoir faire au niveau national on le fera au niveau européen. L’Histoire de ces 30 dernières années prouve bien le contraire.


  25. Morvan Le 20 janvier 2013 à 15h01
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    “on ne peut demander à des gens qui sont à la source des problèmes de mettre en œuvre des solutions à ces problèmes”
    c’est évident. Les solutions sont en dehors de ces gens là. Des fourbes, des traitres, des corrompus.
    Le jour où le vent va tourner, il va falloir qu’ils courent vite.
    Parce que il n’y a aucune raison que les responsables de tout cela, ne soient pas juger. trop facile.


  26. cording Le 20 janvier 2013 à 15h05
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    Il faut bien faire la distinction entre la fonction législative et l’éxécutive. Même avec une loi anti-cumuls bien conçue et appliquée cela n’empêchera pas forcément un homme politique de faire une longue carrière comme un professionnel en navigant entre Sénat et Assemblée nationale. Il s’agit donc de réformer le mode de désignation des sénateurs et la limitation du cumul des mandats doit s’entendre pour les 2 chambres.
    Quant à la fonction présidentielle il est tellement difficile de se faire élire ou réélire qu’il n’ y a pas besoin de légiférer. Seulement c’est une fonction bien spécifique qui ne s’apprend que sur le tas et l’on a bien vu avec l’ex-président la difficulté d’incarner cette fonction que même au bout de 3 ans il ne faisait pas Président! Donc nous voyons bien les inconvénients du quinquennat qui, de plus, rabaisse la fonction au niveau d’un simple chef de majorité parlementaire et celle de premier ministre à celle de directeur de cabinet de président ce fût très flagrant avec le sortant. Le septennat donnait une supériorité voulue par le général sur les autres et la durée pour s’élever au dessus des contingences, être le président de tous les français. La plupart des commentateurs et spécialistes, surtout les présumés héritiers du Général !, ont oublié que la fonction présidentielle voulue par De Gaulle était un compromis entre notre tradition monarchique et républicaine puisque nous avions une monarchie républicaine qui donnait et donne eu Président plus de pouvoirs que n’importe lequel de nos rois dits absolus.


    • Morvan Le 20 janvier 2013 à 15h54
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      franchement, si le peuple écrit une nouvelle constitution, il n’est pas du tout sur que le sénat et les députés existent dans la forme actuelle. Où alors on ne tire pas les leçons du passé et on recommence. non merci.
      Il faut repartir sur du neuf. c’est le monde de demain qu’il faut construire, donc pas avec des gens du passé.
      Les idées de nos enfants sont primordiales pour savoir dans quel monde ils veulent vivre. Ils peuvent compter sur moi et je crois lire ici que je ne suis pas le seul plein de bonnes volontés.
      Débat très positif et intéressant.


  27. Lugoboni Franck Le 20 janvier 2013 à 16h02
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    Excellent article de jacques Juillard et merci à olivier b de le mettre en ligne. J’ai 49 ans et je ne suis pas opposé à la liaison mandat local mandat national. le problème est posé par les roles et mandat sous-jacents dans diverses institutions comme des intercommunalités ou autres. En fait dans de petits potentats féodaux on voit que tout est dirigé pendant des dizaines d’années par les mêmes personnages dont l’intégrité n’est pas toujours parfaite…. C’est une oligarchie bourgeoise qui s’est accaparé le pouvoir. Ce pourquoi l’article présenté est intéressant à propos de la limitation des mandats que j’appelle de mes vœux pour les municipalités depuis fort longtemps. Certains maires sont réélus casi à vie et ce n’est pas normal. Pour finir je dis attention car l’opposé du cumul des mandats pourrait nécessiter de nourrir beaucoup de personnels différents alors qu’on pourrait réduire un peu les indemnités diverses versées aux décideurs publiques actuels. Pour finir je pense qu’on devrait interdire des fonctions du pouvoir exécutif ( en particulier) à des avocats de profession toujours plus nombreux. Ce sont des professionnels de la rhétorique et des manipulateurs souvent dépourvu de charisme et de véritable force politique. Les avocats sont des gens qui montrent trop d’assurance et sont
    trop habiles pour travailler sur la base du mensonge et du slogan.


  28. Opps' Le 20 janvier 2013 à 17h12
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    C’est vrai que nous avons , en Europe occidentale du moins, la sensation n’être mal représenté.
    Et que le mot de démocratie , mis à un peu toutes les sauces selon les intérêts idéologiques de chacun , n’a plus de réalité.

    Ainsi on s’imagine qu’ “avant” , ou du moins ça et là dans l’histoire, il y aurait eu une “vraie” ou véritable démocratie. Réflexe traditionnel de se re-créer un age d’or , en toute chose ?
    Mais il faut également avoir à l’esprit qu’ “avant” , outre que le poids de l’Etat était moins fort et donc qu’on demandait moins de choses , la société était moins complexe .

    Voyons les remèdes successifs de Juliard :

    A) – Globalement l’ennemi à tuer serait la professionnalisation de la vie politique : on peut accepter cette idée … quoique l’argument du Chirac qui n’a jamais payé un repas soit extrêmement enfantin. A la limite on peut accepter l’argument qu’il n’a jamais “travaillé” … argument d’ailleurs qu’on peut étendre aux nombreux élus de gauche qui n’ont jamais affronté le travail dans la zone du ‘privé’ mais qui se permettent ensuite d’avoir des avis et de prendre des décisions dans un domaine qu’ils n’ont pas vécu.

    Je répondrai à cette position que la vie politique est extrêmement complexe et donc que la professionnalisation est indispensable . Mais je veux admettre que pour certains ça dure un peu trop longtemps et que ce n’est pas source de renouveau.

    Les expl de Juliard (pour défendre l’inexpérience et la ‘jeunesse’) des ” … seules assemblées qui ont réformé la France ” sont assez fausses :
    - la Constituante de 1789, a posé des principes généraux sans rien réformer (les réformes c’est Napoléon)
    - l’Assemblée nationale de 1848 n’a rien laissé du tout si ce n’est l’idée d’une grande et sympathique pagaille lamartinienne (C’est Napoléon le petit qui pose les fondements de la 3e république)
    - la Commune de Paris, pourtant merveilleuse et pure dans son élan : 0
    - les assemblées de 1945-1946 : là Ok , encore que c’est DeGaulle qui met tout d’ aplomb et on roule tant bien que mal encore avec.

    Mais ok avec lui pour dire qu’une certaine ‘notabilisation’ de la vie politique est effectivement néfaste.

    B) Juliard invoque comme remède miracle ” l’interdiction de tout cumul des mandats’” : c’est vrai qu’il y a des spécialistes du cumul …

    Le “travail” et le “job” sont-ils pour autant mal fait ? pas certain du tout car en général les cumulards s’entourent de gens efficaces et compétents. Cependant que le citoyen peut avoir le sentiment souvent justifié d’un éloignement de son élu de base et d’une perte de démocratie (quoique souvent il pense en même temps que le député/sénateur/ministre va pouvoir “apporter” un + à sa commune)

    Mais quand même le cumul brouille les choses et fait peser un certain immobilisme par un système de verrouillage

    Cependant il y a un bon côté , car , et c’est là essentiel, l’implantation locale permet à l’élu de haut vol d’avoir un minimum de connaissance du terrain , un certain bon sens , un sens des réalités et de la faisabilité des choses. A l’heure ou l’on n’arrête pas de gloser sur la distance entre les hautes sphères du politique et la vie quotidienne des gens , ce n’est pas négligeable.

    Mais comme Juliard ne pense pas que cette réforme soit accepté par les politiques eux-même il se rabat sur …

    C) l’interdiction de se présenter deux fois de suite à la même fonction
    (Bon je ne vois pas pourquoi les politiques accepteraient meiux celle-là , mais passons)

    Si l’on part du principe cher aux libertariens que le politique “achète” un électorat ,c’est une réforme tentante.Très tentante .
    Elle a cependant un revers possible : le principe “Après moi , le déluge”
    Et tout de même elle introduit un drôle de principe de ne pas récompenser une bonne gestion … et de ne pas sanctionner publiquement la mauvaise gestion

    Mais le pire est qu’elle pérennise totalement le court-termisme … c’est pourquoi , à mon avis elle ne pourrait être efficiente que si les mandats sont allongés , ce qui permettrait donc : le dynamisme du changement , la stratégie à moyen terme , l’acquisition de l’expérience et l’indépendance par rapport au stratégie de captation de l’électorat par la démagogie.

    Ok celle là … “j’achète” comme ils disent …

    PS1/ Le procès de Juliard contre les officines et le microcosme est très sympathique cependant une démocratie ce n’est pas qu’un vote , c’est aussi tout un fonctionnement d’institutions et de corps intermédiaires. On ne peut donc que lui conseiller d’oeuvrer dans celle qui relève de son camps idéologique , car dans les cas qu’il évoque l’UMP s’en sortira -ce coup ci- un peu plus démocratiquement que le PS.

    PS2/ A trop triturer et aller aux sources de l’ Idéal démocratique , on finit , malgré de brillantes analyses que je partage , à nier le principe de base de notre démocratie à savoir le suffrage universel ou à élaborer des expédients ingénieux mais à mon avis qui ne seront jamais acceptés par la population ou rapidement pervertis , comme le tirage au sort. Pourquoi pas aussi le retour à une monarchie (car théoriquement ça peut se défendre honorablement)


    • estelle92 Le 20 janvier 2013 à 18h07
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      Commentaire très intéressant.
      Je vais y réfléchir.


    • step Le 21 janvier 2013 à 16h04
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      il y a aurait une réforme simple à mon avis qui serait la retraite à 65 ans pour les élus, comme pour le reste de la population. Quand on voit ceci link to assemblee-nationale.fr. On se dit qu’il n’y a pas qu’un problème de sous-représentation des chomeurs et du privé à l’assemblé. Il y a aussi un problème générationnel.


      • Olivier Berruyer Le 21 janvier 2013 à 16h42
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        Amusant, ils n’ont même pas prévu la case “moins de 30 ans”, donc il en manque certains…


        • step Le 21 janvier 2013 à 17h09
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          Comment veux tu qu’après, d’un point de vue économique, on face le choix de casser de la rente pour réduire du déficit. C’est aussi probable que de faire voter aux députés, un réduction de leurs indemnités, ou le non cumul des mandats.


          • bizbee Le 21 janvier 2013 à 18h23
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            “théoriquement” les députés devraient agir dans l’intérêts général… non c’est pas une blague…

            mais pour les aider à le faire, on pourrait instaurer une responsabilisation de leurs actes en les envoyant s’expliquer plus souvent devant la justice, non?


        • step Le 21 janvier 2013 à 17h19
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          Petite pensée à St Just mort député à 26 ans et un des grands penseurs de la révolution et un des inspirateurs de la déclaration des droits de l’homme.


  29. Jacques Coeur Le 20 janvier 2013 à 18h09
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    L’auteur ne fait que constater l’impéritie de notre système politique qui souffre de deux maux majeurs.

    Le premier mal est d’être une démocatie. Un système politique auquel on peut prêter les meilleurs intentions du monde mais qui porte en lui la perversion démagogique. Tocqueville nous a mis en garde contre les dangers de donner au peuple le pouvoir de voter pour ses dirigeants. Car ceux-ci pour être élus devront obtenir le plus grand nombre de voix, c’est à dire plaire au plus grand nombre ; ce qui signifie que les prétendants devront tenir un discours racoleur, donc simpliste pour être compris par tous, et fait de promesses. Ainsi, celui qui aura sut conquérir la foule par sa verve, son apparence, ses espoirs donnés supplantera le rigoureux, le compétent, l’honnête homme.

    Il est important ici de faire trois remarques.
    D’une part, il s’agit d’un écueil qui n’a rien d’inexorable, car un des remèdes peut être l’éducation du peuple qui convenablement formé doit être à même de comprendre les enjeux et de pouvoir trier les politiques des aigrefins. Mais, l’éducation donnée à nos enfants ne semble pas prendre un tel chemin, où l’on voit l’histoire, la géographie, le français, la philosophie prendre la portion congrue face à des matières aptes à former de bons techniciens au détriment du citoyen averti.
    D’autre part, il serait faux de croire que le constat de forfaiture relevé par M. Juliard soit propre à notre époque, car il en a souvent été ainsi. Rien qu’en France, et sans remonter très loin, il suffit de se rappeler quelques affaires célèbres – le canal de Panama, Stavisky, … – qui ont vu le monde politique, celui des affaires et du journalisme copuler incestueusement pour enrichir une certaine élite aux dépends de la masse populaire, alors même que les coupables resteront impunis et que les politiciens compromis seront réélus. Comme vu précédemment, il est tout à fait surprenant de constater que de grandes avancées ont été menées par des gouvernements non élus, mais arrivés au pouvoir par les hasards de l’histoire, comme de Gaulle en 44.
    Enfin, un système politique qui se veut juste envers l’ensemble de la population ne peut exister sans la participation de celle-ci. « Un homme qui ne se mêle pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. » – Thucydide. Or, dans un microcosme aussi raffiné et cultivé que le fut la société athénienne l’agora fut désertée, le débat politique atrophié et les dirigeants, pour sauver leur cité, durent recourir à la rémunération contre présence.

    Le deuxième mal de notre monde politique est d’être une démocratie dévoyée soumise au diktat d’une vision mondialiste dominée par le monde de la finance. Cela se caractérise en France par des partis qui ont tous fait actes d’allégeance aux traités européens, du FDG en passant par les verts jusqu’au FN. De cette complicité résulte une absence d’alternatives économiques qui rend caduque toute discussion politique. Les preuves les plus flagrantes en sont pour le peuple français la dépossession de son avis souverain, illustrée par le contournement de son vote négatif lors du referendum de 1992 par le traité de Lisbonne co-signé par la droite et la gauche ; un autre exemple de l’atrophie démocratique est l’envoi de nos troupes en Afghanistan sans passer par les obligations constitutionnelles sous prétexte d’action de l’OTAN. Enfin, il suffit de faire le bilan des différents gouvernements depuis plus de 30 ans pour se rendre compte qu’ils ne se différencient que par des mesures d’ordres cosmétiques et qui ne remettent en cause rien des préconisations de la commission européenne, du FMI et de l’OCDE, autant de têtes de la même hydre.


    • step Le 21 janvier 2013 à 17h29
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      pensée lumineuse, auquel on peut ajoindre le contournement du référendum de 2004.


  30. fx Le 20 janvier 2013 à 18h14
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    baladez votre souris sur le nom de nos élus, cumulards (à 80 % qd même…), condamnés ou pas !

    Ce n’est pas du populisme, c’est la transparence.

    link to ddata.over-blog.com


    • step Le 21 janvier 2013 à 17h52
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      pour les condamnations c’est assez tristounet (abus de bien social, corruption, traffic d’influence) puis vient … balkany. J’ai du retailler ma fenêtre de navigateur.



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