(Article initialement publié le 3 novembre 2015… En-tête revu le 13/11)

Bravo, c’était important d’envoyer des armes à des islamistes pour combattre Assad, qui ne nous avait jamais rien fait…

J’espère que ce soir au Bataclan, devant les victimes, Hollande a médité sur sa décision et sa politique depuis lors…

La France a fourni des armes à la révolution syrienne dès 2012

Source : Robin Ferner, pour Slate.fr, le 6 mai 2015

François Hollande avec Khaled Khodja, président de la coalition nationale syrienne. REUTERS/ Philippe Wojazer

François Hollande avec Khaled Khodja, président de la coalition nationale syrienne.

OB : coalition nationale syrienne, gangrénée par les Frères musulmans…

Le président français s’est confié au journaliste Xavier Panon, qui révèle que François Hollande a décidé de livrer des armes lourdes aux rebelles syriens, malgré l’embargo européen.

La France a fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que l’Union européenne avait imposé un embargo sur de telles livraisons. Et c’est le président Hollande qui le dit lui-même dans un livre à paraître le 13 mai aux Editions de l’Archipel, intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon.

«Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu’elles iraient dans des mains sûres», explique le chef de l’Etat à l’auteur du livre, en mai 2014. Les livraisons ont débuté dès la fin de l’année 2012, alors que l’embargo européen, établi à l’été 2011, est toujours en vigueur. Il ne sera levé qu’à la fin du mois de mai 2013.

Ce cavalier seul contraint l’Elysée à la prudence. Officiellement, la France se contente d’envoyer de l’équipement non-létal: gilets pare-balles, outils de communication cryptée, masques contre les armes chimiques, lunettes nocturnes. Mais c’est un tout autre matériel qu’elle dépêche sur place: canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars. Seuls les missiles anti-aériens restent tabous. François Hollande n’en enverra pas car ils s’avéreraient trop dangereux si des djihadistes venaient à s’en emparer.

Mille et une précautions

Les armes sont envoyées grâce aux soins de la DGSE (la Direction générale de la sécurité extérieure). Les Français marchent sur des œufs car il s’agit de s’assurer que les armes parviendront à la bonne destination… et que ces transferts ne seront pas surpris en flagrant délit par la communauté internationale. Les dates de livraison sont donc très irrégulières et les précautions nombreuses.

Il faut, tout d’abord, trouver des fournisseurs discrets, effacer les marques de la provenance des armes avant leur départ. Et puis, comment être certain qu’elles seront bien réceptionnées à l’arrivée par des hommes de l’armée syrienne libre, alors dirigée par le général Sélim Idriss, interlocuteur privilégié de l’Elysée? Les services français utilisent leurs propres réseaux, les autres leur paraissant moins fiables.

Sur la scène publique, la France s’enferre dans une valse-hésitation sur la question des armes. Une fois, le 15 mars 2013, l’Elysée tente de lever l’embargo européen et d’entraîner ses partenaires à envoyer des armes mais le 28, François Hollande rétropédale:

«Nous ne fournirons pas d’armes tant que nous n’avons pas la certitude que ces armes seront utilisées par des opposants légitimes et coupés de toute emprise terroriste.»

Si la diplomatie française est aussi embarrassée, c’est qu’elle se heurte aux atermoiements de ses alliés européens, mais aussi des Etats-Unis peu désireux de prendre part à un nouveau conflit au Moyen-Orient. D’autant que celui-ci devient de moins en moins lisible au fil des mois, au fur et à mesure de la montée en puissance des groupes djihadistes. L’affirmation sur le front anti-Bachar el-Assad d’islamistes radicaux comme les soldats deJabhat Al-Nosra par exemple fragilise la position française: il est désormais quasi impossible d’assumer la livraison d’armes en Syrie alors que ce sont les djihadistes qui tendent à incarner la révolution syrienne.

Dans son livre, Xavier Panon transcrit les propos d’un responsable du Quai d’Orsay:

«François Hollande et son ministre ont été bien imprudents sur la Syrie et l’embargo. Faute d’avoir la capacité d’influer réellement sur le rapport de forces, la posture reste morale. Or, la morale est rarement bonne inspiratrice en politique étrangère. Livrer des armes sans garantie de destination, c’est être cobelligérant. Il y a davantage de raisons de ne pas le faire que de le faire.»

L’action de la France semble, de toute façon, avoir eu peu de portée sur le terrain. En 2015, la Syrie est toujours enlisée dans une guerre meurtrière. Un conseiller de l’Elysée admet auprès de Xavier Panon:

«Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation. Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À moyens limités, objectifs limités. Au final, est-ce que notre aide permettra à la révolution de gagner? Non.»

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Comment et pourquoi la France a livré des armes aux rebelles en Syrie

Source : Le Monde.fr | 21.08.2014 Par Benjamin Barthe, Cyril Bensimon et Yves-Michel Riols

Le voile se lève doucement sur l’un des secrets les mieux gardés de la présidence Hollande : l’armement des rebelles syriens par la France. Après que le président de la république a reconnu, mardi 19 août, pour la première fois, dans une interview au Monde, l’existence de ces livraisons, de hauts responsables français ont confié au Monde quelques détails supplémentaires.

Selon une source officielle, plusieurs livraisons ont été effectuées l’an dernier par des voies clandestines. Le matériel comprenait notamment des mitrailleuses de calibre 12.7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de visée nocturne et des moyens de communication, mais aucun « équipement qui aurait pu se retourner contre nous », tels que des explosifs. D’après cet interlocuteur, qui souhaite conserver l’anonymat, ces livraisons sont assez identiques à celles qui sont faites actuellement aux combattants kurdes des peshmergas. « Il s’agit d’armements immédiatement utilisables, qui ne nécessitent ni formation ni maintenance », dit-il.

L’ARMÉE SYRIENNE LIBRE, SEULE BÉNÉFICIAIRE

Seules les brigades affiliées à l’Armée syrienne libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection anti-Assad, ont bénéficié de cette aide. Selon une source diplomatique, le Front islamique, une coalition de groupes armés d’inspiration islamiste, voire salafiste pour certains, n’a reçu aucune arme française.

Il est difficile de dater avec précision les premières livraisons, qui remonteraient, selon toute vraisemblance, à l’hiver ou au printemps 2013. Préalablement, les autorités françaises avaient élaboré une cartographie des groupes rebelles, en partenariat avec le général Salim Idriss, alors chef de l’ASL. Une mesure destinée à éviter que des armes françaises ne tombent dans de « mauvaises mains », à savoir des groupes djihadistes ou salafistes, en plein essor à l’époque. La traçabilité des armes a été testée à blanc lors de l’acheminement d’équipement non létal, comme des kits médicaux et des rations halal, jusqu’à des brigades de l’ASL.

Les livraisons s’accélèrent dans le courant de l’été 2013, après que l’Union européenne, le 29 mai, sous la pression de Paris et de Londres, eut décidé de lever son embargo sur les armes à destination de la Syrie. Deux mois plus tôt, François Hollande a laissé entendre que la France est de toute façon prête à armer les opposants au régime d’Assad, même en l’absence de consensus européen. « Si d’aventure, il devait y avoir un blocage d’un ou deux pays, alors la France prendrait ses responsabilité », déclare-t-il le 14 mars à l’issue d’un sommet à Bruxelles.

« RAMER DANS LE MÊME BATEAU »

La réunion du groupe des Amis de la Syrie, à Doha, au Qatar, le 22 juin, marque une étape importante. En réponse aux demandes pressantes de la Coalition nationale syrienne, la vitrine politique de l’opposition syrienne, ses parrains occidentaux et arabes se mettent d’accord sur un accroissement de l’aide militaire aux insurgés et sur une répartition des rôles dans cette perspective. « Il est urgent de fournir tout le matériel et l’équipement à l’opposition sur le terrain, chaque pays à sa façon », souligne le communiqué final. Le texte précise que tout « soutien militaire » doit transiter par l’Armée syrienne libre, dirigée par le général Idriss. « Une façon de dire aux Qataris et aux Saoudiens qu’ils doivent maintenant ramer dans le même bateau et ne plus soutenir des groupes rivaux de la rébellion », relève alors un proche du dossier.

A l’époque, un sentiment d’urgence anime les pays membres des Amis de la Syrie. Le 4 juin, à la suite de l’analyse d’un échantillon rapporté de la banlieue de Damas par un reporter du Monde, Paris a formellement accusé le régime syrien d’employer des armes chimiques contre ses adversaires. Il s’agit alors d’usages à faible dose, très différents de l’attaque au sarin du 21 août, qui allait faire des centaines de morts. Mais c’est déjà un franchissement de « la ligne rouge » fixée par les grandes capitales occidentales, et les autorités françaises estiment nécessaire de réagir. L’autre facteur déterminant dans la décision de Paris de contribuer à l’armement des rebelles tient à l’approche de la conférence de paix de Genève 2, réunissant représentants du régime et de la CNS. Paris et ses partenaires pensent qu’il est important de renforcer les capacités militaires de l’opposition, de façon à ce qu’elle n’arrive pas à la table des négociations dans une position de trop grande faiblesse.

LES LIVRAISONS D’ARMES N’ONT PAS CESSÉ

Des combattants de l’Armée syrienne libre, en avril 2013, à Alep.

Des combattants de l’Armée syrienne libre, en avril 2013, à Alep. Martin Forster/NurPhoto

Tous ses calculs ont fait long feu. « Genève 2 » a eu lieu en janvier-février 2014, sans le moindre résultat. Les efforts de structuration de l’ASL, engagée par le général Idriss, n’ont pas vraiment porté leurs fruits. En décembre 2013, des dépôts d’armes de l’ASL à la frontière syro-turque ont même été pillés par des combattants du Front islamique. Tandis que le régime se lançait dans une contre-offensive à Homs et autour de Damas, les rebelles islamistes prenaient l’ascendant sur leurs rivaux nationalistes dans le Nord. Autant d’événements qui ont dissuadé les autorités française d’amplifier leurs efforts. « C’est sûr que ces difficultés ne nous ont pas vraiment encouragés à aller plus loin », confie un diplomate.

Si l’on en croit les déclarations de François Hollande jeudi 21 août, les livraisons d’armes n’ont cependant pas cessé. L’ASL en a d’autant plus besoin qu’elle est désormais prise en tenaille dans le nord de la Syrie par les forces du régime d’un côté et par les combattants ultraradicaux de l’Etat islamique de l’autre.

« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique », a déclaré le président français devant la presse, lors d’un déplacement dans le Sud. La France, a-t-il toutefois ajouté, ne peut « pas le faire seule » et « ça se fait en bonne intelligence avec l’Europe et les Américains ».

Source : Robin Ferner, pour Slate.fr, le 6 mai 2015

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Ici, un islamiste de la brigade salafiste Ahrar al-Sham avec un missile Milan français :

38 réponses à La France a fourni des armes aux islamistes syriens dès 2012, avoue François Hollande dans un livre

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 14 novembre 2015 à 02h55

Après Fabius “responsable mais pas coupable”, Fabius et Hollande “ni responsables ni coupables”…. ? Pour l’intérêt de quelle puissance étrangère était-il utile de dégommer Assad et en quoi ça concernait les intérêts de la France ??

  1. Guillaume Besset Le 14 novembre 2015 à 02h36
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    ‘LIKE !’


  2. Kiwixar Le 14 novembre 2015 à 02h55
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    Après Fabius “responsable mais pas coupable”, Fabius et Hollande “ni responsables ni coupables”…. ? Pour l’intérêt de quelle puissance étrangère était-il utile de dégommer Assad et en quoi ça concernait les intérêts de la France ??


    • Aware ? Le 14 novembre 2015 à 13h30
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      Suite aux attentats, les questions à ne surtout pas (se) poser, que les “journalistes” ne poseront pas, ou auxquelles il ne faut surtout pas apporter certaines réponses…:
      – Pourquoi la France est-elle attaquée ? Est-ce le résultat de sa politique (étrangère) ?
      – Ces attaques auraient-elles existé sans la déstabilisation de l’Irak, de la Libye, de la Syrie…?
      – Ces attaques auraient-elles existé quand la France avait refusé d’attaquer la Libye ?
      – Les auteurs de ces attaques pourraient-ils s’être fait passer pour des réfugiés (flot “Aylan”…) ?
      – Quand le citoyen peut être victime de criminels armés, est-il pertinent de le désarmer en réquisitionnant les armes détenues légalement.
      – Pourquoi nos dirigeants restringents-ils toujours plus nos libertés, alors qu’ils ne peuvent empêcher ces attaques ?


    • Quaoar Le 14 novembre 2015 à 21h12
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      Pour l’Arabie Saoudite + Israël qui haïssent par dessus tout les chiites, qu’ils sont entrain d’éradiquer à l’aide de leurs mercenaires daech and co.


    • ouvronslesyeux Le 20 novembre 2015 à 13h45
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      Entièrement d’accord, comment agir/ influer à notre échelle? Il faut demander un référendum pour Poursuivre ou NON les attaques en Syrie (en espérant que les médias complices ne continuent pas d’abrutir dangereusement les français)


  3. Patrick Le 14 novembre 2015 à 02h59
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    Les officiers syriens qui avaient prévenu la France d’un attentat en 2008 sont aujourd’hui sur une liste noire … (minute 3)
    link to youtube.com


  4. Lysbethe Lévy Le 14 novembre 2015 à 08h04
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    Depuis quelques temps déjà ça transpirait ! Il y a eu quelques signes avant-coureurs, quand des gars plus ou moins contrôlés par l’état ou la police, ont eu des gestes de violences avec comme suite des attentats à la liberté d’expression, et liberté tout court.

    Puis en janvier le coups de Charlie Hebdo, et voilà le dernier opus les attentats d’hier ou cette nuit pour entendre Hollande dire : ça y est on est en guerre !

    On vient a peine de finir de fêter le 11 novembre et on repart à nouveau pour une autre guerre “déclarée” (contrairement aux psy-ops masqués en pacification) on va s’engager en Syrie…Mais contre qui ? Contre Assad ou le fameux Etat islamique ? Contre la Russie à travers la Syrie ? Obama a calmement annoncé qu’il serait “à nos côtés”…Qu’est ce que cela augure pour notre futur déjà bien hypothéqué par une économie mourante et un social dégradé ??


    • Subotai Le 14 novembre 2015 à 08h20
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      Au delà de l’horreur, ce sont les premiers clous dans le cercueil de la France qui font mal.
      Dites vous bien, que les carottes sont cuites et que la guerre civile est à nos portes. Quand à l’économie…!
      Inutile de chercher dans les cartes ou la boule de cristal, la pente inéluctable est la fin de la 5e République.
      Aucun régime gouvernemental ne survit à une défaite militaire. Et cette guerre subreptice, engagée depuis longtemps ailleurs, vient de nous péter à la gueule, à la maison. Et c’est une guerre qu’on ne peut pas gagner.
      Comme dit Olivier, 10 bonhommes démontrent la fragilité du Système. Et il y en a pleins qui attendent leur tour d’entrer dans la danse.
      Croyez vous qu’on pourra tous les tuer…? A quel prix..?


      • Aware ? Le 14 novembre 2015 à 14h01
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        Votre commentaire est des plus lucides.
        En effet, il est trop tard.
        Les français sont “cuits” et peuvent remercier (ou propre comme au figuré) leurs dirigeants politiques, traitres et/ou incompétents. “A voté”…


        • Pataclan Le 15 novembre 2015 à 08h45
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          Justement cette politique extérieure adoptée par nos dirigeants imprudents,inadvertants et irresponsables qui nous a mis dans cette situation très délicate .


      • Quaoar Le 14 novembre 2015 à 21h06
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        Arrêtez vous êtes ridicules, la France n’est pas finie, il n’y a pas de guerre civile à nos portes, arrêtez de fantasmer ! Ça fait 50 ans qu’on se tape des attentats de part le monde, d


  5. couci couça Le 14 novembre 2015 à 08h35
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    Je trouve assez dégueulasse d’affirmer que F.H a fourni des armes aux islamistes .
    Il a pensé qu’aider l’ASL libre dans un premier temps était une bonne chose .
    Que ces armes aient été “récupérées” suite aux combats , par Daesh et autres groupes armés , c’est probable mais de là à poser l’équation : FH=Daesh c’est immonde .
    Qu’il ait fait des erreurs dans l’appréhension des conflits en Syrie c’est autre chose .
    Mais sur ce point il n’est pas le seul .


    • SanKuKai Le 14 novembre 2015 à 09h16
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      Quel que soit ce qu’il ait pensé ou ce que vous pensez, au final :”F.H. a fourni des armes aux Islamistes”.
      C’est juste un fait.

      Par contre en considérant que c’était juste une boulette, la Lybie, les sanctions contre la Russie, le Mistral, la centre Afrique, le Mali, etc… ca commence à faire beaucoup de boulettes, non?


    • Alfred Le 14 novembre 2015 à 09h56
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      Que les “premières” armes aient été “récupérées” malencontreusement par les islamistes ok. Par contre assez rapidement il n’y à plus de “malencontreusement” qui tienne. FH dispose de professionnels du renseignement (notamment militaire) qui savaient très bien quelle était la situation. Il n’y a pas d’erreur. Sauf dans votre appréciation: FH=daesh personne n’a dit ça. On dit juste FH= la nosra = quatar. C’est déjà terrible. (Daesh ce serait plutôt Obama et les saoud).


    • Olivier Berruyer Le 14 novembre 2015 à 10h17
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      Les Frères musulmans ont été le coeur de la soi-disant “opposition démocratique” (financée par l’Arabie saoudite) qui n’existait que dans les rêves des plus naïfs… Relisez les articles du blog svp.

      link to les-crises.fr


      • Catherine Le 14 novembre 2015 à 21h18
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        Depuis quand une “opposition démocratique” s’exprime avec des armes ?


      • zzef Le 15 novembre 2015 à 08h41
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        Pour info : Les frères musulmans sont les ennemis de l Arabie saoudite, pour simple exemple l’Arabie saoudite est derrière le coups d’état de Sisi en Égypte. C’ est un conflit entre eux qui remonte…


    • Kellhus Le 14 novembre 2015 à 10h20
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      Désolé mais quand Fabius félicitait le front Al-Nosra pour son boulot efficace sur le terrain, il ne pouvait pas ignorer qu’il s’agissait de terroristes affiliés à Al Qaïda. Sans parler du fait qu’on a bien vu les résultats du “regime change” en Libye et qu’on sait donc parfaitement ce que la destruction de l’Etat Syrien signifie. Aucune excuse.


    • Nomo Le 16 novembre 2015 à 02h53
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      F.H. ne décide de rien seul. À ce niveau là il n’y a pas d’erreurs de ce type.
      L’objectif géopolotique du pouvoir était de faire tomber Al Assad et ils ont considéré le recours au terrorisme comme tout à fait acceptable point.
      Et pour ceux que cela surprendrait ou choquerait, je dis : rien de nouveau sous le soleil, cela c’est fait au Vietnam, en Afghanistan, en Lybie, et j’en passe.


    • Cédric Le 24 novembre 2015 à 15h11
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      grand naÏf que vous êtes, couci-couça ^^


  6. tchoo Le 14 novembre 2015 à 08h45
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    Ces types sont des fous
    de quel droit va-t-on se mêler des affires de la Syrie, surtout avec de tels opposants
    et quel est le but de Hollande en révélant ces faits qui auraient rester secret?
    pensait-il éviter des attentats sur le sol français?


  7. Pierre Bourdon Le 14 novembre 2015 à 09h36
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    Avec cette information des armes livrées aux djihadistes, si telle information se rend au grand public et les attentats d’hier soir, Hollande est mort politiquement.

    Cette guerre mené par les USA-Arabie-Quatar-Turquie en Syrie n’est que pour déloger Assad qui avait refusé le gazoduc sur son territoire. Sacré merdier !

    Je suis profondément choqué des attentats de Paris et offre mes toutes mes symphaties aux français.


    • SPQR Le 14 novembre 2015 à 14h11
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      Bof, ça se sait déjà… Et je ne sache pas qu’il se soit passé quoi que ce soit de très problématique pour ceux qui avaient monté de toutes pièces le dossier des preuves de destruction massive en 2003, lorsque la vérité éclata publiquement…


  8. Kali Le 14 novembre 2015 à 09h47
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    On ne peux pas nourrir le terrorisme D une main et prétendre le combattre de l autre !!!!


    • Aware ? Le 14 novembre 2015 à 16h54
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      Si si, et “on” peut en même temps se dire choqué des conséquences, et restreindre les libertés…


      • Orwell Le 15 novembre 2015 à 10h00
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        Aussi longtemps que tout ça rapporte, dans les bilans comptables de nos fabricants d’armes, la dissonance cognitive n’est pas près de les empêcher des dormir…


  9. Alfred Le 14 novembre 2015 à 10h06
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    Quand vous comprendrez que les faits ont de multiples causes vous arrêterez de penser que la trahison de nos élites n’a pas d’importance.


  10. bluerider Le 14 novembre 2015 à 11h03
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    RAPPEL : dès décembre 2011, l’armée syrienne a arrêté sur le sol syrien 18 officiers du Renseignement français qui ont été remis à notre ambassadeur à Beyrouth. Cette arrestation a été confirmée par la lieutenant colonel Alain Corvez dans un mail cité dans un article du site mondialisation.ca.
    .
    Tant que la Syrie refusera de donner la priorité de son couloir gazier au Qatar au lieu de l’avoir attribué à l’Iran, pour diversifier nos approvisionnements en gaz et récupérer la mise au travers investissements qataris chez nous la France restera aux avants-postes de la diabolisation d’Assad, alors que la Syrie fut une terre coloniale française, où les élites parlent encore français, mais refusent de s’exiler désormais en France, patrie des droits de l’homme incapable d’accueillir sur son sol d’autres syriens que des jihadistes assoiffés de sang qui permettent à notre pouvoir sanguinaire de garder la main sur ses sujets asservis aux médias et leur propagande stupide et qui permettent à l’Etat profond atlantiste français de continuer à lmassacrer .dans cette lutte absurde contre le monde multipolaire qui se lève à l’est et au sud. J’ai honte de la classe dominante en France.


  11. JacquesJacques Le 14 novembre 2015 à 11h07
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    Qui donc va nous sortir de cet infâme bourbier de mensonges politiques inconséquents et répétés inlassablement à droite comme à “gauche” au titre des alliances occidentales anciennes et des richesses économiques détenues par une poignée d’oligarques terriblement influents ? Le tout produit un terrorisme néfaste à la grande majorité des terriens que nous sommes. Qui si ce n’est NOUS, ensemble ?


  12. JacquesJacques Le 14 novembre 2015 à 11h12
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    Je précise pour être bien compris : j’écris “inconséquentes” dans le seul sens de leur irresponsabilité …. parce que les conséquences néfastes à nos vies sont bien là.


    • Orwell Le 15 novembre 2015 à 10h05
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      Ne t’avise pas à arracher des chemises, hein, cela tu n’en as pas pas le droit, surtout si elles sont blanches! 😀


  13. achignon Le 14 novembre 2015 à 11h14
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    La France et le reste de la communauté internationale entre autre le bloc occidental, doivent révoir ou possiblement réorienté leur politique étrangère à l’egards du moyen orient et de l’Afrique. Car toutes les actions qu’ils menent overseas déclanchent des répércusions qui dépendent toujours des itinéraires empruntés et moyens déployés. Il est temps que cesse ces ingérances pour que la paix et l’étroite collaboration se redynamise entre Nations. Voyez à quel point vos nouvelles technologies supra et hyperperformantes démontrent des limites dans le contexte où l’infiltration d’un nombre restrein d’individus peut mettre à péril une centaine de population innocente des actions que vous menez ailleurs prétextant garantir leurs intérêts. Gaia n’a plus besoin de cela. Toutes mes compassions aux familles touchées par ce triste événement! Selamat gajun selamat ja


  14. Christian Durante Le 14 novembre 2015 à 13h17
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    Le courage politique, c’est avant tout de définir l’ennemi. Pour cela, il faut en avoir les capacités intellectuelles et des connaissances suffisantes. Et quand l’ennemi est dans le pays, il faut le combattre !


  15. Kian Le 15 novembre 2015 à 00h06
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    Ces islamistes que le gouvernement français défend et dont Fabius fait l’éloge dans Le Monde de déc 2012, est le Front Al Noussra, la branche syrienne d’Al Qaida! Des mains d’ Al Noussra aux mains de Daesh, les armes français peuvent facilement transiter, et ça le gouvernement français et les autorités militaires le savent bien mais quelle importance, du moment qu’elles soient au service de la désintégration d’un autre Etat du Moyen-Orient. Seulement, comme dit l’expression persane, à force d’élever une vipère dans sa manche, on fini par se faire mordre. Et c’est ce qui s’est passé hier à Paris!


    • Mireille Anna Le 16 novembre 2015 à 07h33
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      Les islamistes de l’armée libre qui combattent contre Bashar al Assad ne sont pas du tout “modérés” et les analystes du massacre de Houla ont bien dû se rendre à l’évidence. L’expression persane est pertinente sauf que la vipère continue à mordre des innocents et elle épargne ceux qui l’ont enfantée et nourrie. On peut se poser des questions?!? Il ne faut pas oublier que les islamistes de Daesh sont des mercenaires. Ils travaillent pour qui?


  16. jobit Le 15 novembre 2015 à 11h51
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    on devraient poursuivre François hollande pour crime contre l’humanité car sans armes qu’il a livré aux soi-disant modéré ils auraient eurent la capacité de mener ce combat qui détruit tout un peuple il n’en demeure pas moins que bachar est un dictateur mais l’histoire voudrais qu’on retienne qu’ avant la mort de Saddam l’Irak était un pays prospère et toute les communautés vivais en paix il en est de même avant qu’un certain sarko décide de faire tué kadafi et depuis nous connaissons cette escalade de la violence dans cette région du monde qui déborde maintenant sur l’Europe c’est à croire que hollande tien absolument à avoir son dictateur comme les autres avant lui


  17. Roland Marounek Le 15 novembre 2015 à 12h54
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    Il faut encore souligner ceci, à propos des armes fournis aux ‘bons’ rebelles : « Nusra permet à l’ASL d’opérer à Hama / BCZ Idlib parce qu’l’ASL reçoit des missiles TOW de l’occident. L’ASL utilise ces TOW pour soutenir Nusra, etc. contre l’Armée arabe syrienne […]Ils se moquent de l’ASL. Ils ne la prennent pas au sérieux. Ils disent : « L’ASL, c’est notre meilleure source d’armes. Dès qu’ils ont une bonne arme, ils nous la vendent ». (link to legrandsoir.info)


  18. Joe Le 17 novembre 2015 à 17h19
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    FH c le vrai visage francais mais un adage dit “quand on seme le vent,on recolte la tempette”.


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