Un nouvel accord pour Athènes qui est le plus mauvais possible et ne résout rien


Photo : AP

Par Ambrose Evans-Pritchard

Comme les Bourbons Napolitains – gentils en comparaison – les dirigeants de la zone Euro n’ont rien appris et rien oublié.

La cruelle capitulation imposée à la Grèce après 31 heures de torture diplomatique n’offre aucune sortie concevable à la crise perpétuelle du pays. Les termes en sont infiniment plus durs que ceux rejetés par les électeurs grecs lors du référendum triomphal une semaine auparavant et ne pourront donc jamais obtenir d’approbation démocratique.

Ils doivent être entérinés par un parlement grec toujours dominé par des députés de gauche et de droite qui détestent chaque ligne de la déclaration du sommet, l’infâme SN 4070/15 et ont seulement accepté – si tant est qu’ils l’aient fait – le couteau sous la gorge.

Les inspecteurs de l’Union économique et monétaire peuvent mettre un veto aux lois. L’émasculation du parlement grec a été glissée dans le texte. Il ne manque plus qu’une unité de gendarmes de l’Union économique et monétaire.

De tels termes sont inapplicables. Les créanciers ont cherché à rendre le nouveau mémorandum définitif en transférant 50 milliards d’euros d’actifs grecs “à un fonds indépendant qui monétisera les actifs par des privatisations et d’autres moyens”. Il sera utilisé en partie pour régler les dettes.

Ce fonds sera sous “la surveillance” de l’Union européenne. Les finesses cosmétiques de souveraineté seront préservées en laissant les autorités grecques gérer leurs affaires quotidiennes. Personne n’est dupe.

Un Tsipras “crucifié” a capitulé devant des mesures draconiennes après 17 heures de pourparlers achevés tard dans la nuit

Autrement dit, ils saisissent à la source le peu de bijoux restants de la Grèce. Ceci n’est pas vraiment différent du Comité International pour la Gestion de la Dette Grecque en 1898 imposé à la Grèce après que le pays eût fait faillite à la suite d’une guerre balkanique désastreuse.

Une ligue de six grandes puissances détentrices d’obligations, menée par des banquiers britanniques, confisquèrent les droits de douane dans le Port du Pirée, saisirent les revenus issus des droits de timbre, du tabac, du sel, du kérosène et jusqu’aux droits sur les cartes à jouer. Mais au moins il n’y eut aucune tromperie sur la solidarité et l’aide à la Grèce en cette occasion.

“C’est le Traité de Versailles d’aujourd’hui,” a dit M. Varoufakis ce matin, me parlant depuis sa maison sur une île de la mer Égée.

Selon les nouveaux termes de l’accord, la Grèce doit resserrer son budget d’environ 2% de son PIB dès l’année prochaine, poussant le pays plus loin dans une spirale de déflation-dettes et dans l’étape suivante de sa dépression de six ans.

Cela aura pour résultat que le gouvernement manquera les objectifs budgétaires encore une fois – probablement de beaucoup – dans une répétition exacte de la politique d’auto-faillite qui a rendu hors de contrôle la dynamique de la dette grecque dans les deux derniers ensembles de prêts de la Troïka.

Comme le Fonds Monétaire International l’a reconnu dans son célèbre mea culpa, si vous méjugez le multiplicateur fiscal et forcez l’austérité au-delà de la dose thérapeutique, vous aggravez les choses. Le ratio dette/PIB s’accroît malgré les coupes dans les dépenses.

Les dirigeants de l’UEM ont une réponse. Comme les courtisans de Knut le Grand, ils ordonneront simplement que les vagues refluent. Le texte déclare qu’en plus des diminutions des retraites et des augmentations des impôts il doit y avoir “des réductions de dépenses quasi automatiques en cas d’écarts par rapport aux objectifs des excédents primaires ambitieux”.

Autrement dit, ils seront forcés de mettre en œuvre des politiques restrictives pro-cycliques. La dérive fiscale qui a agi comme un léger amortisseur pendant les cinq dernières années ne sera pas tolérée cette fois.

A propos des demandes de l’UEM, l’économiste américain et Prix Nobel Paul Krugman déclare “cela va au-delà de l’intransigeance, c’est une vindicte”

Et n’oublions pas que ces excédents primaires n’ont jamais eu aucun sens en premier lieu. Ils n’ont pas été établis sur la base de l’analyse macro-économique. Ils ont été inclus dans des accords antérieurs car c’est ce qui serait nécessaire – ceteris paribus – pour faire croire que la dette est supportable et donc pour que le FMI accorde son financement. Quelle blague !

L’économiste Nobel Paul Krugman dit que les demandes de l’UEM sont “de la folie” à tous les niveaux. “Ce que nous avons appris pendant ces deux dernières semaines, c’est qu’être membre de la zone Euro signifie que les créanciers peuvent détruire votre économie si vous déviez de la norme. Ceci n’a absolument aucun rapport avec les sous-jacents économiques de l’austérité”, a-t-il dit.

“Cela dépasse l’intransigeance et devient pure vindicte, destruction complète de la souveraineté nationale, sans espoir d’apaisement. C’est probablement conçu pour que la Grèce ne puisse l’accepter ; mais quand même, c’est une trahison grotesque de tout ce que le projet européen a supposé signifier”, a-t-il dit.

Oui, Syriza a flanché, mais il y a beaucoup de chapitres encore à écrire dans cette misérable histoire.

Les banques grecques sont sur le point de s’écrouler. Il ne reste même pas assez d’argent pour couvrir les retraits aux distributeurs automatiques de 60 € par jour durant cette semaine, ou couvrir les paiements hebdomadaires de 120 € aux retraités et aux chômeurs – c’est-à-dire la minuscule fraction des chômeurs qui reçoit quelque chose.

Le contrôle des capitaux a mené à un arrêt de l’économie. Presque rien n’entre dans le pays. Les sociétés consomment leurs derniers stocks de matières premières et d’importations essentielles. Des centaines d’usines, des moulins et des unités de fabrication ont déjà réduit leurs équipes et se préparent à débrayer dès cette semaine.

Les dernières réservations touristiques se sont effondrées de 30%. Syriza a fait face à un sérieux risque du pays d’épuisement des stocks de produits alimentaires importés dès la fin de ce mois, avec des conséquences catastrophiques au sommet de la saison touristique. Ainsi oui, face à l’horreur complète de ce qui se passe, ils ont reculé.

Pas besoin d’être un oracle pour voir que la Grèce va au-devant de plus de problèmes

Il n’y a aucun doute que Syriza a vendu un programme trompeur au peuple grec avec ses promesses incompatibles de déchirer le mémorandum de la Troïka et de garder la Grèce dans l’euro. Ils ont appris une horrible leçon.

Pourtant c’est seulement la moitié de l’histoire. Nous avons aussi vu le pouvoir des créanciers de l’UEM mettre un pays à genoux en coupant la liquidité de secours (ELA) au système bancaire.

Il n’y a aucun doute, c’est la décision de la Banque Centrale Européenne de geler l’ELA à 89 milliards d’euros il y a deux semaines qui a précipité la crise finale et a détruit la volonté de résister de Syriza. Les responsabilités sur cet épisode sont confuses. Personnellement, je n’accuse pas Mario Draghi de la BCE pour cet abus de pouvoir. C’était en substance une décision politique prise par l’Euro-groupe.

Mais de quelque manière qu’on le déguise, le fait demeure que la BCE a dicté par ses actes un règlement politique et servi de bras armé aux créanciers au lieu de faire respecter la loi du traité de l’UE.

Elle a adopté une attitude qui a déstabilisé encore plus le système financier d’un état membre de l’UEM qui avait déjà de graves ennuis, et l’a vraisemblablement fait en enfreignant son premier devoir fixé par les traités, celui de maintenir la stabilité financière. C’est un moment crucial.

Ce que nous avons tous vu avec une grande clarté est que les pouvoirs des créanciers de l’UEM peuvent soumettre un état indiscipliné – à condition qu’il soit petit – en bloquant son système bancaire. Nous avons aussi vu qu’un petit pays n’a pas la moindre défense. C’est le pouvoir monétaire pris d’une folie furieuse.

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Et comme si cela ne suffisait pas, le premier ministre grec Alexis Tsipras ne peut même pas se prévaloir auprès des Grecs d’avoir garanti l’allègement des dettes, la seule chose qui aurait pu le sauver. Même cela, l’Allemagne l’a bloqué.

Elle a agi ainsi malgré la pression conséquente de la Maison-Blanche et du FMI et bien que la France, l’Italie et les dirigeants de la Commission de l’UE et du Conseil admettent qu’une forme de réduction soit nécessaire.

Le FMI dit que l’allègement des dettes doit être d’au moins 30% du PIB. Même cela est trop bas. Étant donné les dégâts faits par six ans d’implosion économique, une décennie d’investissements perdue, une hystérésis chronique, un chômage des jeunes à 50% ou plus, une fuite des cerveaux diplômés et un système bancaire ruiné, ce serait encore insuffisant si toute la dette était annulée. Voilà ce que cette expérience de l’UEM a fait au pays. [L’hystérésis caractérise un système tendant à rester dans le même état après qu’ait cessé la cause extérieure ayant produit cet état, NdT]

Mais tout ce que les Grecs obtiennent n’est que vagues propos sur une “possible” extension des maturités, quelque part dans l’avenir, une fois qu’ils auront sauté à travers d’innombrables cerceaux et réussi leurs examens. C’est ce que l’on leur avait promis en 2012. Ce n’est jamais arrivé.

“Si les détails de l’allègement de la dette ne sont pas écrits clairement dans le plan global, cela ne vaut rien”, a dit M. Varoufakis.

Le document du sommet affirme avec une malhonnêteté égoïste que la dette de la Grèce a déraillé en raison de l’échec des gouvernements grecs à respecter les termes du Mémorandum au cours de l’année dernière. Si ceci n’était pas arrivé, la dette serait toujours soutenable.

C’est un mensonge. La dette publique a gonflé à 180% vers la fin de l’année dernière – bien avant que Syriza ne soit élu – et bien que le gouvernement de Démocratie Nouvelle ait respecté la plupart des demandes de la Troïka.

La vérité est que la Grèce était déjà en faillite en 2010. Les créanciers de l’UEM ont refusé d’accorder une restructuration normale de la dette parce que cela aurait provoqué une contagion instantanée au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie à un moment où la zone Euro n’avait aucun prêteur en dernier ressort ni aucune défense.

Le chef brisé de Syriza doit vendre un accord qui laisse la Grèce dans un piège de dettes permanentes

Les documents divulgués du FMI ne laissent aucun doute quant au fait que le sauvetage avait pour but de sauver l’euro et les banques européennes, pas la Grèce. Plus de dette a été déversée sur les contribuables Grecs pour gagner du temps, tant en 2010 que de nouveau en 2012, en mettant de côté la crise à laquelle l’Europe fait face aujourd’hui.

Dans une façon étrange, le seul politicien européen qui offrait vraiment à la Grèce une sortie de l’impasse était Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, même si son offre a été faite d’une façon inélégante, presque sous la forme d’un diktat.

Son plan pour un retrait adouci de l’Euro-zone pour 5 ans – un euphémisme, car il voulait vraiment dire Grexit – avec un allègement des dettes de type Club de Paris, une aide humanitaire et un ensemble de mesures de croissance, pourrait permettre à la Grèce de regagner d’une façon ordonnée de la compétitivité avec la drachme.

Une telle formule impliquerait l’intervention de la BCE pour stabiliser la drachme, empêchant une spirale de baisse incontrôlée et dangereuse. Cela aurait certainement été mieux que le document atroce que M. Tsipras doit maintenant rapporter à Athènes.

Le chef brisé de Syriza doit vendre un accord qui laisse la Grèce dans un piège de dettes permanentes, sous un contrôle néocolonial, et si fragile économiquement qu’il est quasi assuré d’éclater en une nouvelle crise à la prochaine récession mondiale ou européenne.

A ce moment-là, tout le monde accusera de nouveau les Grecs, injustement, et nous aurons encore une autre manche d’amères négociations, jusqu’à ce que quelque chose casse finalement ce cycle sinistre d’échec et de récriminations.

L’accord laissera la Grèce économiquement si fragile qu’il est quasi certain qu’il éclatera en une nouvelle crise à la prochaine récession mondiale

Pour la zone Euro cet “accord” est le pire possible. Ils n’ont rien résolu. L’Allemagne et ses alliés ont pour la première fois essayé d’éjecter un pays de l’euro et, ce faisant, ont violé le caractère sacré de l’union monétaire.

Au lieu d”aller de l’avant, dans ces temps de crise profonde, vers une union fiscale et politique pour maintenir ensemble l’euro – comme les architectes de l’UEM l’avaient toujours prévu – ils ont fait machine arrière.

D’un même coup ils ont converti la zone Euro en un système de change fixe, un Mécanisme de Taux de Change renouvelé (ERM) qui est en soi instable, soumis au caprice et à la merci de politiciens populistes qui font du théâtre pour leurs électeurs. Les marchés commencent déjà à l’appeler ERM3.

Dans les jours prochains je reviendrai sur le comportement de l’Allemagne et sur le désastre diplomatique auquel on a assisté. Pour le moment, j’aimerais seulement citer le verdict de l’historien Simon Schama. Il a dit :

“Si Tsipras portait la couronne du Roi Pyrrhus la semaine dernière, c’est Merkel qui la porte maintenant. Son ultimatum est le début de la fin de l’UE”, a-t-il dit. Exactement.

Crise en Grèce : ce qui est arrivé depuis le référendum

Dimanche 5 juillet

La Grèce dit “non”

L’électorat grec rejette les conditions d’un accord de renflouement, avec 61,31% de “non”, renforçant le premier ministre Alexis Tsipras qui déclare que ce vote “n’est pas un mandat de rupture avec l’Europe, mais un mandat qui renforce notre capacité de négociation pour aboutir à un accord viable”.

Lundi 6 juillet

Le ministre “rock-star” démissionne

Yanis Varoufakis démissionne de ses fonctions de ministre des finances de la Grèce pour améliorer les relations avec les créanciers de l’Euro-zone. Il est remplacé par Euclide Tsakalotos, qui a dirigé les discussions avec les créanciers de l’Union Européenne et du FMI. La BCE maintient un flux de liquidités vital vers les banques grecques mais avec des condition durcies.

Mardi 7 juillet

Les Grecs se présentent les mains vides

Les ministres des finances de l’Euro-zone se rencontrent à Bruxelles avant un sommet extraordinaire des chefs d’état et de gouvernement de l’Euro-zone. Les deux rencontrent s’achèvent sans une proposition détaillée du gouvernement grec. Il est donné à Athènes jusqu’à jeudi pour présenter un programme de réformes convaincant.

Mercredi 8 juillet

“Dernier appel”

Tsipras déclare au parlement européen que la Grèce présentera dans les 24 heures un plan “crédible” alors que le président de l’UE Donald Tusk prévient les parlementaires : “C’est vraiment le dernier appel pour la Grèce et, pour nous, notre dernière chance.” Athènes soumet formellement la demande d’une nouvelle aide au fonds de stabilité de l’Euro-zone et propose des réformes des retraites et de la fiscalité en échange d’un prêt de trois ans de l’Euro-zone.

Jeudi 9 juillet

Mieux vaut tard que jamais

Après que la chancelière allemande Angela Merkel ait répété qu’elle s’oppose à une décote sur la dette, la Grèce soumet à Bruxelles un nouveau plan de sauvetage, deux heures avant la date-butoir à minuit.

Vendredi 10 juillet

Non, mais oui

Athènes détaille les nouvelles propositions, qui ressemblent de près à celles soumises par les créanciers internationaux de la Grèce le mois précédent. La Grèce y accepte de se plier aux exigences des créanciers de décourager les retraites anticipées, de relever les cotisations de santé, d’augmenter les taxes, de vendre les parts de l’état dans le géant des télécoms OTE et de privatiser les ports du Pirée et de Thessalonique.

Samedi 11 juillet

Un Grexit temporaire ?

Une réunion des ministres des finances de la zone euro s’achève par de profondes divisions sur la confiance à accorder à Tsipras pour un troisième plan d’aide de plus de 80 milliards d’euros. Un document du ministère des finances allemand indique que Berlin attend bien plus d’engagements concrets de la Grèce, faute de quoi la Grèce devrait quitter la zone euro pendant cinq ans jusqu’à ce qu’elle ait remis les choses en ordre.

Dimanche 12 juillet

Les choses se gâtent

L’UE annule un sommet des 28 à Bruxelles pour décider si la Grèce devrait rester dans l’euro. Il est remplacé par un sommet des 19 dirigeants de l’Euro-zone, où il est demandé à Athènes de faire passer de nouvelles réformes dans la semaine.

Lundi 13 juillet

“A-grec-ment”

Tusk annonce que le sommet est parvenu à un accord unanime sur un “plan pour la Grèce avec d’importantes réformes et un soutien financier”. Un document de 7 pages révèle ses termes : hausse de la TVA et baisse des retraites, mais avec 50 milliards d’euros de privatisations dont une partie sera affectée à des initiatives de croissance. Athènes doit aussi réorganiser son système de justice civil et aligner ses lois bancaires sur le reste de l’UE.

Source : The Telegraph, le 13/07/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

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34 réponses à La Grèce est traitée comme un état hostile occupé, par Ambrose Evans-Pritchard

Commentaires recommandés

Greco Le 29 juillet 2015 à 06h55

Effectivement, la victoire de Bruxelles n’est pas encore totale.
-La Troika revient et les premières difficultés apparaissent: La Troïka veut habiter à Hilton (centre ville), mais le gouvernement les envoie aux hôtels -certes luxueuses- à 20 klm d’Athènes, à coté de la mer, en ironisant que “mais , ils ne veulent pas se baigner avec 39c?). L’enjeu est la possibilite de la Troika d’avoir acces aux ministeres quand elle veut, sans prevenir et ca se complique s’ils sont loin…
– Tsipras a décidé d’en finir avec la moitie de Syriza, ce WK il peut avoir un congres speciale avec un(!) referendum pour l’orientation pro-européen ou non des membres de Syriza. Les statuts de Syriza sont très flou: il n’est pas prévu d’exclure un membre du part sans une procédure très longue : ca peut durer plus d’un an…
De plus la plateforme Gauche -que Lundi a fait une démonstration de force- après les attaques contre Varoufakis, commence à le soutenir. N’oublions pas que même si Tsipras gagne totalement, il va perdre presque la moitie de son parti, la comite central est à moitie contre la ligne de Tsipras. C’est rigolo mais selon les statuts, ils peuvent ecxlure Tsipras de Syriza mais il va rester premier ministre avec ces fideles ( tous les anciens du Pasok qui ont trouve refuge à Syriza) et ses nouveaux soutiens ( les medias , Bruxelles , etc). Alors ce WK s’annonce décisif pour le parti.
-En ce qui concerne Varoufakis , vous pouvez lire : http://www.liberation.fr/monde/2015/07/28/bruxelles-denonce-la-theorie-du-complot-de-varoufakis_1355088 mais si on fait un peu attention , on peut lire :
« L’ancien ministre des Finances a ainsi expliqué que le logiciel faisant fonctionner la plateforme fiscale grecque est placé sous la responsabilité du Secrétariat général aux recettes publiques, qui détient les numéros fiscaux des contribuables. Lequel secrétariat, qui fonctionne au sein du ministère des Finances, «est contrôlé entièrement et directement par la troïka»
Et la réponse « la porte-parole de la Commission européenne, Mina Andreeva, a démenti les propos de Yánis Varoufákis en affirmant que le Secrétariat général aux recettes publiques «est une entité indépendante, qui fait partie du ministère des Finances»
Indépendant du Ministre ?? Cad qu’en France il pouvait avoir un secrétaire général de la DGSI indépendant ? Qui ne donne pas, p.ex les noms ou les numéros des comptes de personnes suspects ou accusés au Ministre de l’Intérieur ??
C’est vrai, cette femme qui en plus port plainte contre lui, est indépendante par rapport au ministère mais dépendante de la Troïka ! Et au lieu de la jeter par la fenêtre de son luxueux bureau elle passe à la télé chaque jour !
Vus savez qui était son meilleur soutien pour prendre ce poste ? M. Le Petit (je sais pas quel était son job au sein du ministère de l’économie en France le 2014) . Dans quelques années, le poste équivalent en France serait une demande d’un certain Allemand fonctionnaire ?
En plus son CV est incroyable : elle était implique au Lux Leaks, elle était Tax Senior Manager της PwC (PriceWaterhouseCooopers). Au Luxembourg cette société a monté un système pour éviter de payer la plupart d’impôts pour 340 multinationales. Elle était Senior manager, à la tète d’une centaine des avocats (spécialisés à la fiscalité… et Knoowledge manager de toute la société… Il y a du boulot a Luxemburg…. Et en rentrant en Grèce était (pendant et après ) son embauche comme secrétaire de recettes publiques, avocate entre autres de Coca =Cola, de Eurobank-une se ses banques grecques qui appartient à des milliardaires-armateurs comme Latsis et qu’on empreint de milliards pour les « aider ») et après la victoire de Syriza avocate de l’ancien ministre d’économie Hardouvelis-son ancien patron- : il avait oublié à déclarer qu’il avait envoyé quelques centaines de millions d’euros en Suisse…
Comme il avait écrit quelque part Varoufakis : « je n’ai jamais affaire à la justice et je n’était pas alors un d’eux, je pense qui si on avait procéder autrement, on avait pas besoin de les corrompre….peut être que 1-2 milliards partagés entre quelques personnes clés et l’affaire était réglé… mais c’est pas mon style..Je n’ai pas l’habitude de recevoir de marchands d’armes avec une valise de 40millions et dire après que c’était pour mon parti politique. En tout cas, je n’appartiens à aucun parti « (il n’est pas membre de Syriza, il est élu avec Syriza mais il coopère sans faire officiellement part).
Je vous souhaite une bonne journée,
le soleil s’élève à Athènes et il fait déjà 30c… et dans quelques heures les émissions politiques –qui débutent vers 07.00h en Grèce, vont annoncer ce qu’il va se passer avec Syriza ce WK. On s’ennui pas en Grèce avec la politique.
P.S Je n’écrits pas sur de autres sujets, comme l’Ukraine, je pense que je maitrise mieux la situation ici-il y a de personnes de cette région qui connaissent mieux le terrain et la VRAI situation politique et sociale- les quelques infos que je dispose proviennent des quelques grecs communistes qu’ils sont la bas à Donetsk, Parce que sans être naïfs, le nomination « République Populaire de Donetsk » donne d’espoir que ca peut être ailleurs mieux , ca peut changer……on sait jamais.

  1. Richard Le 29 juillet 2015 à 01h19
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    Je retiens ceci : “Syriza a flanché, mais il y a beaucoup de chapitres encore à écrire dans cette misérable histoire.”


    • Greco Le 29 juillet 2015 à 06h55
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      Effectivement, la victoire de Bruxelles n’est pas encore totale.
      -La Troika revient et les premières difficultés apparaissent: La Troïka veut habiter à Hilton (centre ville), mais le gouvernement les envoie aux hôtels -certes luxueuses- à 20 klm d’Athènes, à coté de la mer, en ironisant que “mais , ils ne veulent pas se baigner avec 39c?). L’enjeu est la possibilite de la Troika d’avoir acces aux ministeres quand elle veut, sans prevenir et ca se complique s’ils sont loin…
      – Tsipras a décidé d’en finir avec la moitie de Syriza, ce WK il peut avoir un congres speciale avec un(!) referendum pour l’orientation pro-européen ou non des membres de Syriza. Les statuts de Syriza sont très flou: il n’est pas prévu d’exclure un membre du part sans une procédure très longue : ca peut durer plus d’un an…
      De plus la plateforme Gauche -que Lundi a fait une démonstration de force- après les attaques contre Varoufakis, commence à le soutenir. N’oublions pas que même si Tsipras gagne totalement, il va perdre presque la moitie de son parti, la comite central est à moitie contre la ligne de Tsipras. C’est rigolo mais selon les statuts, ils peuvent ecxlure Tsipras de Syriza mais il va rester premier ministre avec ces fideles ( tous les anciens du Pasok qui ont trouve refuge à Syriza) et ses nouveaux soutiens ( les medias , Bruxelles , etc). Alors ce WK s’annonce décisif pour le parti.
      -En ce qui concerne Varoufakis , vous pouvez lire : http://www.liberation.fr/monde/2015/07/28/bruxelles-denonce-la-theorie-du-complot-de-varoufakis_1355088 mais si on fait un peu attention , on peut lire :
      « L’ancien ministre des Finances a ainsi expliqué que le logiciel faisant fonctionner la plateforme fiscale grecque est placé sous la responsabilité du Secrétariat général aux recettes publiques, qui détient les numéros fiscaux des contribuables. Lequel secrétariat, qui fonctionne au sein du ministère des Finances, «est contrôlé entièrement et directement par la troïka»
      Et la réponse « la porte-parole de la Commission européenne, Mina Andreeva, a démenti les propos de Yánis Varoufákis en affirmant que le Secrétariat général aux recettes publiques «est une entité indépendante, qui fait partie du ministère des Finances»
      Indépendant du Ministre ?? Cad qu’en France il pouvait avoir un secrétaire général de la DGSI indépendant ? Qui ne donne pas, p.ex les noms ou les numéros des comptes de personnes suspects ou accusés au Ministre de l’Intérieur ??
      C’est vrai, cette femme qui en plus port plainte contre lui, est indépendante par rapport au ministère mais dépendante de la Troïka ! Et au lieu de la jeter par la fenêtre de son luxueux bureau elle passe à la télé chaque jour !
      Vus savez qui était son meilleur soutien pour prendre ce poste ? M. Le Petit (je sais pas quel était son job au sein du ministère de l’économie en France le 2014) . Dans quelques années, le poste équivalent en France serait une demande d’un certain Allemand fonctionnaire ?
      En plus son CV est incroyable : elle était implique au Lux Leaks, elle était Tax Senior Manager της PwC (PriceWaterhouseCooopers). Au Luxembourg cette société a monté un système pour éviter de payer la plupart d’impôts pour 340 multinationales. Elle était Senior manager, à la tète d’une centaine des avocats (spécialisés à la fiscalité… et Knoowledge manager de toute la société… Il y a du boulot a Luxemburg…. Et en rentrant en Grèce était (pendant et après ) son embauche comme secrétaire de recettes publiques, avocate entre autres de Coca =Cola, de Eurobank-une se ses banques grecques qui appartient à des milliardaires-armateurs comme Latsis et qu’on empreint de milliards pour les « aider ») et après la victoire de Syriza avocate de l’ancien ministre d’économie Hardouvelis-son ancien patron- : il avait oublié à déclarer qu’il avait envoyé quelques centaines de millions d’euros en Suisse…
      Comme il avait écrit quelque part Varoufakis : « je n’ai jamais affaire à la justice et je n’était pas alors un d’eux, je pense qui si on avait procéder autrement, on avait pas besoin de les corrompre….peut être que 1-2 milliards partagés entre quelques personnes clés et l’affaire était réglé… mais c’est pas mon style..Je n’ai pas l’habitude de recevoir de marchands d’armes avec une valise de 40millions et dire après que c’était pour mon parti politique. En tout cas, je n’appartiens à aucun parti « (il n’est pas membre de Syriza, il est élu avec Syriza mais il coopère sans faire officiellement part).
      Je vous souhaite une bonne journée,
      le soleil s’élève à Athènes et il fait déjà 30c… et dans quelques heures les émissions politiques –qui débutent vers 07.00h en Grèce, vont annoncer ce qu’il va se passer avec Syriza ce WK. On s’ennui pas en Grèce avec la politique.
      P.S Je n’écrits pas sur de autres sujets, comme l’Ukraine, je pense que je maitrise mieux la situation ici-il y a de personnes de cette région qui connaissent mieux le terrain et la VRAI situation politique et sociale- les quelques infos que je dispose proviennent des quelques grecs communistes qu’ils sont la bas à Donetsk, Parce que sans être naïfs, le nomination « République Populaire de Donetsk » donne d’espoir que ca peut être ailleurs mieux , ca peut changer……on sait jamais.


      • Greco Le 29 juillet 2015 à 08h18
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        Et voila (je l’ai écrit au début de mon post precedent) :
        https://fr.news.yahoo.com/guerre-des-nerfs-entre-ath-180938786.html
        Les problèmes commencent -entre la Grèce et les créanciers- avant la signature du Memorandum3 ! On est au préaccord pour le moment…


      • killer Le 29 juillet 2015 à 14h45
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        Ces info que vous donnez sont précieuses Greco : je pense qu’on préfère tous mille fois lire ce que voit un Grec qui n’a pas l’étiquette de “spécialiste” mais qui est présent sur place pour témoigner de l’hellenophobie des eurocrates plutôt que d’entendre les mêmes experts qui parlent à la TV sans savoir, sans être jamais allé sur le terrain et qui doivent leur place à leur propension à répéter comme des perroquets les dépêches de France-presse.


        • Greco Le 29 juillet 2015 à 20h25
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          Certes je ne suis pas “spécialiste” mais j’ai fait 8 ans des études en France (doctorat+2 master) et j’essaie dans ce magnifique site que j’ai découvert de donner des infos que les économistes/journalistes/spécialistes ne peuvent pas être au courant. Alors, je fais une sorte d’ethnologie journalistique et j’essaie de donner des infos crédibles, de montrer avec des exemples ce que les experts sur la Grèce veulent dire, grosso modo d’informer le publique français au vrai sens du terme : information, explication et compréhension. Je sais que je fais de fautes orthographiques et de syntaxe, mais le clavier (anglo-grec) ne m’aide pas. En plus je travaille sur les drogues (secteur publique) et dans une grande boite privé de sondages d’opinion (qui me demande des analyses de sondages que je suis oblige à écrire la nuit. Alors j’écris vite, mon but et de passer l’info et malheureusement j’écris vite et je fais beaucoup de fautes. Je demande pardon.
          Je ne suis pas payé, ils me doivent les salaires de 11 dernières mois et je sais que si j’arrive à récupérer mon argent, cad si je serai chanceux, je toucherai les prochaines années le 40% de mon salaire. Excellents les lois de la Troïka ! Si je porte plainte je perds mon argent, si je reste j’ai la possibilité de récupérer ce qu’ils me doivent à l’avenir lointain…
          Et j’essaie d’être objectif : je ne vote pas Syriza


      • Eric Le 30 juillet 2015 à 12h32
        Afficher/Masquer

        Encore un grand merci !


    • languedoc30 Le 29 juillet 2015 à 10h18
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      Je crains fort que les chapitres qui restent à écrire ne soient guère glorieux. Après cette défaite en rase campagne et le peu de réactions des grecs, sans parler des gauches européennes totalement amorphes, je n’ai plus aucun espoir sur la suite des événements.


  2. Caliban Le 29 juillet 2015 à 02h22
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    “le début de la fin de l’UE”
    On pourrait se réjouir mais l’agonie pourrait être lente et douloureuse car les “européistes” sont la majorité et ils ont les commandes.

    Quand les européens auront fini de s’entre-tuer, ce sont encore les Yankees qui viendront sifflet la fin de la récré.


    • Vallois Le 29 juillet 2015 à 10h18
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      Yankees oui … et les russes de l’autre côté ? Donc un retour à Yalta !


      • Caliban Le 29 juillet 2015 à 23h39
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        Mouais… à priori le gouvernement russe ne négocie rien (il aurait même tendance à renforcer ses sanctions paraît-il). Tandis qu’Obama et sa clique de ploutocrates sont en train d’écrire le TAFTA.

        Je vois d’ici Moscovici & Co nous présenter le TAFTA comme la seule issue à la crise européenne qui enfle.


  3. Twixer Le 29 juillet 2015 à 03h12
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    Ce qui me frappe:
    – il existe en France et ailleurs beaucoup de commentateurs d’une situation gravissime
    – ils d’obédiences diverses, les plus sérieux sont techniques, comme ici, ou bien radicaux
    – dans l’ensemble néanmoins ils n’y peuvent rien et il ne se passe rien
    – tous ces commentateurs et leurs publics croissants n’ont aucun poids sur le débat ou l’orientation des décisions, on en est au point où ils ne sont mêmes écoutés
    Que faire ? Pour rrendre le mot de Victor Hugo.
    Olivier, avez-vous une réponse, un début de réponse ?


  4. Javier dl Le 29 juillet 2015 à 03h46
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    Bien que l’Allemagne se présente comme le coupable idéal en tant qu’état qui a refusé toute concession à Syriza et rétabli la tutelle de la Grèce, il faut reconnaître que c’est le seul état de l’UEM qui ait adopté une position réaliste dans les débats, principalement au travers de son ministre des finances M. Shauble. Cet homme est en effet le seul membre de l’Eurogroupe qui aurait accepté de porter sur ses épaules la responsabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro, ce que personne d’autre n’a eu le courage de faire ne voulant pas être perçu comme celui qui aurait cassé la “cohésion” européenne. On peut le comprendre puisque l’enjeu pour lui se trouve entre 10% du PIB de son pays par an, ce qui semble un prix bien lourd à payer pour le simple maintien d’une unité de facade. Le seul problème fut que cette proposition de M. Schauble, présentée alors comme la meilleure solution pour redresser l’économie grecque et limiter les dégats ailleurs, était déjà perçue dans tous les esprits comme une punition, résultat de la propagande intensive sur la Catastrophe que serait pour la Grèce une sortie de l’euro lors des dernières semaines de négociations (appuyées par 5 ans de propagande moins intensive mais toute aussi efficace sur le même air). Varoufakis lui-même rapportait que Schauble était le seul au sein de l’Eurogroupe à maintenir une position cohérente lors des négociations, en dépit de la prétendue “animosité” qui opposait les deux hommes selon nos chers médias habituels.

    De l’autre côté, nous avions les bisounours euro-intégristes tels qu’Hollande déclarant que le seul objectif est le maintien de la Grèce dans l’union monétaire, sous-entendu quel que soit le prix à payer pour les grecs et les européens, ou encore l’inoubliable Tusk qui dont la seule utilité aura été de bloquer la sortie de la salle de négociations tant que Tsipras n’aurait pas accepté toutes les conditions pour demeurer dans l’euro!


    • Crapaud Rouge Le 29 juillet 2015 à 07h04
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      Intéressant votre commentaire, mais ne faudrait-il pas compter Tsipras dans les bisounours puisqu’il ne voulait pas sortir de l’euro ? Si la proposition de Schauble apparaissait comme la seule cohérente en dépit de sa couleur de “punition”, ne fallait-il pas l’accepter ? Pourquoi Varoufakis, spécialiste de la théorie des jeux, ne s’est-il pas appuyé sur Schauble pour avancer dans ce sens ? L’Histoire retiendra que Tsipras a fait preuve de légèreté en ne préparant pas sérieusement une sortie de l’euro, indépendamment du poids qu’une telle préparation aurait eu dans les négociations.


      • Léa Le 29 juillet 2015 à 13h31
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        Schauble a présenté cela comme une menace, une punition, il en fallait pas plus pour que sa proposition soit rejetée.

        S’il avait pas joué au boche, ça pouvait faire l’objet de discussions informelles, pour préparer la sortie, au lieu d’un affrontement, et entamer les négociations sur les modalités de sortie, au mieux. Pas besoin des autres pays vu qu’ils comptent pour que dalle.

        C ‘était aussi une occasion de se détacher de l’influence des USA portée par Merkel.

        Tsipras a fortement été influencé par des eurolatres de Syrisa ( façon moscovici ) anti Varoufakis qui ont emporté la décision et se sont torchés avec le résultat du référendum dont la question était mal posée au départ.

        J ‘ai toujours pensé, presque jusqu’au bout ( moment de la capitulation ) qu’il manœuvrait pour pouvoir démontrer au peuple grec que pour échapper à l’austérité il n ‘ y avait pas d’autre solution que de sortir de l’ Euro, afin de le faire changer d’avis.. “On a tout essayé, à vous de choisir “. C ‘était jouable.

        Au lieu de prolonger la dernière nuit, il aurait du partir et relancer un référendum, la situation le méritait, Tsipras a présenté l’accord au parlement pour garder son poste grâce aux voix de l’opposition..

        Mais Tsipras est un autre fromage à patte molle.


  5. DUGUESCLIN Le 29 juillet 2015 à 07h23
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    Cela rappelle comment des américains moyens en 2008 ont été saisi de tout leur bien, logement et meubles par des banquiers et autres créanciers, et se sont retrouvés sur le trottoir n’ayant d’autre possibilités que celle de dormir sous une tente.
    Mais cela est transposé à une nation toute entière.
    Si les grecs ne tombent pas dans la guerre des partis, s’accusant mutuellement de l’échec, la Grèce trouvera les solutions indispensables et inévitables pour continuer à vivre.
    Une nouvelle monnaie par exemple, et la re-nationalisation des biens et patrimoines grecs.
    Et peut-être l’aide des brics.
    Et que fera l’UE, une guerre armée, un débarquement avec occupation militaire?
    Je crois que nous n’en sommes qu’aux premiers épisodes.
    A moins que, comme l’Ukraine, la Grèce ne soit utilisée contre la Russie qui serait accusée d’invasion en cas d’aide des brics avec la menace des bases de l’Otan déjà sur place.
    Les US y tiennent à leur guerre avec la complicité de l’UE.
    La Russie veille.


    • balthazar Le 29 juillet 2015 à 13h35
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      vous dites :
      “Et que fera l’UE, une guerre armée, un débarquement avec occupation militaire?”
      Je vous répondrai : regardez l’histoire “chahutée” de l’Amérique Latine, vous aurez une idée.
      Les révolutions colorées, avec un soutien “amical” de conseillers US pour gérer “la transition” , c’est aussi faisable.
      Ce n’est pas les exemples qui manquent.


  6. françois Lacoste Le 29 juillet 2015 à 08h08
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    la nef des fous, celle nommée Démocratie,


    • Crapaud Rouge Le 29 juillet 2015 à 21h53
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      La nef des fous” est l’image finalement la plus juste. Folie des dirigeants européens qui imposent l’euro en remettant sine die la question des différentiels d’inflation (ou de compétitivité). Mais aussi folie de Syriza qui a cru pouvoir faire s’évader la Grèce comme Icare, en poursuivant 3 objectifs énormes : rester dans l’euro, restructurer la dette et mettre fin à l’austérité. Greek Crisis donne peut-être la clef de ces 6 mois de négociations absurdes (http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0452.html) : “La majorité de la direction du parti [Syriza] n’a jamais vraiment accepté la légitimité de ce débat. La sortie de l’euro n’était pas présentée comme une option politique critiquable avec des inconvénients qui justifiaient un désaccord. Elle était purement et simplement identifiée à une catastrophe absolue. Systématiquement, il nous était reproché que si nous défendions la sortie de l’euro, nous étions des crypto-nationalistes ou que la sortie de l’euro entraînerait un effondrement du pouvoir d’achat des classes populaires et de l’économie du pays. En réalité, c’étaient les arguments du discours dominant qui était repris par nos camarades.” Autrement dit : la direction de Syriza était “intoxiquée” par la propagande européiste. (Comme Mélenchon chez nous…)


  7. bourdeaux Le 29 juillet 2015 à 08h16
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    Mettez ensemble, une zone monétaire hétérogène, un stock de dettes himalayen, un réseau de banques interconnectées, une banque centrale officiellement indépendante mais qui fait de la politique dans les coulisses, une concurrence exacerbée au sein de cette zone, arrosez abondamment le tout d’idéologie et de « volontarisme » et vous obtenez un sacré sac de nœuds. Un cas d’école de stupidité politique : un ensemble d’intérêts puissants qui s’opposent les uns aux autres, et des hommes qui s’obstinent à croire qu’ils peuvent en servir certains et ménager tous les autres quand ils faudrait trancher. Mais allez trancher dans un sac de nœuds…on est jamais certain de la corde qu’on va couper !


  8. Alain Le 29 juillet 2015 à 09h13
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    Schlaübe était seul à défendre le Grexit, je me demande ce qui ce serait passé si, dans un éclair de lucidité, Tsipras avait opté pour la solution Schlaübe, les autres membres de l’eurogroupe et merkel se seraient-ils ralliés?


    • aleksandar Le 29 juillet 2015 à 12h01
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      Sortir de l’Euro au debut de la saison touristique ? Avec le systeme bancaire bloqué par la BCE ?
      Certainement pas le bon moment.
      Tout en strategie est question de timing.
      Nous ne sommes qu’au debut de l’histoire et le Grexit semble inévitable.
      Le plan concocté par Schauble ne peut mener qu’a l’echec et au Grexit et il le sait.
      Attendons la suite


      • Philae Le 29 juillet 2015 à 14h55
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        C’est vrai que ce n’est pas le bon timing. Cependant, si la violence de la crise bancaire toujours entretenue par la BCE indépendante persiste, nous nous acheminons vers une guerre civile ou une Aube Dorée. Alors nous verrons s’il y a un Homme d’Etat providentiel quelque part en Grèce.


  9. Vladimir KOMAR Le 29 juillet 2015 à 10h09
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    la situation invisible en Gréce mais qui influence tout :

    800 000 salariés du secteur privé (la moitié du secteur ?) n’ont pas été payé de 1 à 16 mois…

    Affronter le réel ou son nombril ? Les banques officiellement au pouvoir en Grèce,merci qui ?

    citation
     
    Juste avant le vote intervenu jeudi vers 04h00 (03h00 heure suisse), Alexis Tsipras a de son côté tenu à rassurer les élus sur un point: le durcissement de la législation sur les saisies immobilières ne concernera pas les résidences principales des propriétaires surendettés.
     
    (ats / 23.07.2015 07h33)

    http://www.romandie.com/news/Le-Parlement-grec-adopte-un-deuxieme-train-de-reformes_RP/614634.rom

    Le seul hic, l’ignorance ou l’oubli volontaire du mécanisme des banques :

    Une arnaque juridico-politico-bancaire surviendra, du même niveau que l’imitation de la signature de juges par la JP Morgan et d’autres banques en 2010 pour saisir les maisons de pauvres gens le plus vite possible aux USA .

    3 MILLIONS (chiffres CANAL +) de Grecs endettés sont menaçés d’expulsions immediate et automatique au bon plaisir des banques grcques detentrices de leurs hypotheques,grace a la loi votée le 22 juillet.


  10. Rimbelautre Le 29 juillet 2015 à 10h19
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    1 – La démocratie parlementaire bourgeoise n’est qu’une version occidentale du “pouvoir au peuple”

    2 – Ses principes ont été formulés au 19ème Siècle, au début du capitalisme industriel.

    3 – Ses principes ont été formulés par les élites de l’époque qui cherchaient à organiser la société nouvelle selon leurs moeurs (voir Paul Nizan, Les chiens de garde), définissant des instances d’ “expression de liberté légale” pour chaque classe, groupe, etc : tout est sous contrôle.

    4 – Ca ne marche pas : dans les faits, depuis cent cinquante ans, jamais aucun gouvernement “bien intentionné” n’


  11. GaM Le 29 juillet 2015 à 10h21
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    Je voudrais bien me laver les mains de toutes nos saletés européennes, mais j’y suis jusqu’au cou dans leur torrent de boue et de bêtise.


  12. Rimbelautre Le 29 juillet 2015 à 10h31
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    Suite…

    … n’a fait le bonheur des peuples !

    Exemple contemporain : Le social-démocrate Tsipras, réformiste convaincu, trouve aujourd’hui le terme de ses contradictions : son respect invétéré de la légalité bourgeoise le place dans une situation impossible qu’il n’a pas voulu. Bien au contraire, Syriza s’est acharnée depuis cinq mois à donner des gages à la Troïka, en sabrant petit à petit 90 % de son programme social, dans le seul but de rester dans le cadre européen.

    C’est bien le contexte social grec qui a les obligé à être Syriza, c’est-à dire faire mine de résister dans un cadre légal qui ne permet pas de résister dans les faits où à être balayés politiquement, ce qui ne tardera plus maintenant que la rédition est officielle.

    Le problème, ce n’est pas l”Europe ou la sortie de l’Euro. Le problème ce sont les formes modernes de l’impérialisme et l’abscence de démocratie réelle en dehors du cadre légal bourgeois.

    La crise de l’Euro doit donc avant tout être pensée comme une crise politique qui témoigne de l’impossibilité qu’il y a à résoudre les contradictions des Etats dominants dans le cadre du modèle économique qui les engendre, quelles que soient les formes «modernes» que celui-ci prétende adopter. Un capitalisme qui démontre une nouvelle fois qu’il n’est ni adaptable, ni modifiable et doit être remplacé. Ce n’est pas un point de vue, c’est une nécessité historique.


  13. passant Le 29 juillet 2015 à 13h00
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    pas grand chose à dire sur l’article, encore un empilement d’arguments techniques, évidents pour qualifier le diktat de l’europrout (europrout qui n’a pas d’existence légale d’après les juristes de l’europrout soi même, donc pas de nom déposé, donc n’importe qui peut se revendiquer ”eurogroupe” ou ”europrout” et imposer ce qu’il veut à n’importe quel pays, avis aux ”Yes Man”).

    Bon, je picole trop, tout le monde le dit (doit y avoir un fond de vérité), mais m’est venu une idée:
    – Qu’est ce qui empêcherai la population grecque d’adopter pour ses échanges interne une autre monnaie ”officielle”?
    Je m’explique de façon naïve:
    – Mettons que les parties de syriza contre le memorendum organisent une consultation populaire sur ”quelle monnaie voudriez-vous que l’on adopte pour nos échanges entre nous ?” (je pense que syriza -contra-memorendum- a les capacités d’organiser cela)
    – les grec-ques convertissent leurs (ou ouvrent des) comptes en ”couronne islandaise” (au hasard)
    – La population sort de l’euro, sans que son gouvernement n’est à l’imposer à quiconque.

    Le problème que j’y vois (la ”couronne islandaise” serait probablement en forte évaluation du fait de la demande importante), c’est que les pensions qui seraient versée en euros perdraient de leur pouvoir d’achat. après faire du black en euro ou accepter une autre monnaie je crois pas que ça pose beaucoup de problème (ça pourrait être le rouble mais c’est risqué, ou le yuan sans risque d’évaluation dans ce cas ?? peu importe). Je pense qu’il faut choisir une monnaie plus faible que l’euro à l’international et estimer sa re-évaluation, (la population concernée par cette monnaie, ne serait sûrement pas contre)
    -… (??)

    @ vos commentaires (même ”durs”, je m’y prépare évidemment 🙂

    P.S. perso je suis pour l’abolition de la monnaie, changer de monnaie d’échange (même violette ou autre) c’est pas la solution que j’adopte au maximum dans ma vie. Mais pour faire chier cette mafia, je trouve que si c’est possible c’est une bonne idée.


  14. Alain Cavaillé Le 29 juillet 2015 à 16h37
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    Lorsque le Peuple Grec a déclaré, avec beaucoup de courage, qu’il était CONTRE ce racket permanent de l’U. E, nous avons certainement été des millions à espérer avec eux. Espérer que, comme eux, les peuples de l’Europe se soulèveraient eux aussi, que nos gouvernements aux ordres et à la gamelle en tomberaient dans une confusion totale. Certes, qu’il faudrait sans doute en passer par des années difficiles, mais que nous pourrions enfin relever la tête.
    L’Europe n’est RIEN, elle ne peut RIEN opposer à des peuples descendus dans la rue. Elle n’a rien d’autre à opposer que ses banques, et peut-être quelques mercenaires…
    Non. Décidément les peuples d’Europe ont bel et bien signé leur propre arrête de mort.
    Quant à moi, je ne serai plus là.


    • raloul Le 29 juillet 2015 à 22h06
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      Bonjour!

      Des gens sont déjà morts en Grèce dans la lutte contre l’austérité. C’est triste et affreux. Donc, il est tout à fait possible, et c’est prouvé par les faits, d’opposer la violence directe aux “peuples descendus dans la rue”. La Grèce s’est déjà soulevée en 2010, avec à la clé l’horreur policière, la violence institutionnalisée comme aux pires temps des dictatures. Merci l’UE, source de progrès…

      http://berthoalain.com/2010/05/05/emeutes-meurtrieres-en-grece-5-mai-2010/

      Au risque de vous décevoir, “se soulever” ne semble pas suffire… sauf si l’insurrection est parrainée par l’Empire, auquel cas le coup d’état va marcher et sera loué par la “communauté internationale” comme un grand pas vers la “démocratie” (cf. Ukraine). Quelle affreuse époque.

      Je comprendrai sans hésiter les peuples qui face à cette immense désespérance choisiront des partis vraiment radicaux et ultranationalistes, quelque soit leur inclination politique, pourvu que ceux-ci puissent mettre un terme à cet enfer, coûte que coûte. Les guignols qui nous gouvernent n’ont rien retenu de l’HIstoire, et j’entends déjà leurs cris d’orfraie… La seule réponse politique adéquate à ce bourbier politico-monétaire est le retour du souverainisme comme principe central et les partis qui sauront le proposer de façon crédible et assumée auront de bonnes chances de renverser la table, avec des moyens extrêmes si nécéssaire.

      Je pense que la fracture souverainisme/mondialisme est la réelle ligne de partage actuelle, bien plus importante que le traditionel “gôche-droâte”. L’avenir le dira, et bien malin qui peut voir clair dans cette crise…


      • Anne Le 30 juillet 2015 à 15h01
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        Vous avez raison, raloul,

        Et en plus le souverainisme n’empêche pas une amitié sincère entre les peuples.

        Une coopération pour les peuples, et pas pour des intérêts occultes et financiers, de multinationales ou de banques.

        Une amitié authentique celle là.


  15. anne jordan Le 29 juillet 2015 à 18h22
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    remarque d’une jeune fille qui lit par dessus mon épaule : ” Pourquoi ne ferait on pas une union des pays du Sud , qui ont la même réticence vis à vis des politiques ultralibérales , et dont les habitudes familiales agricoles et culturelles sont assez proches ? ”
    je suis tellement déprimée par ces nouvelles quotidiennes que je n’ai su lui répondre …


  16. Anne Le 29 juillet 2015 à 19h33
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    Et il paraît que Podemos, en Espagne est en nette perte de vitesse (derniers sondages en chute), car toute l’affaire grecque sert d’épouvantail ( objectif atteint donc pour la classe dirigeante européenne) et veut couper les ailes à tous ceux qui espéraient une alternative à l’Euro… qui sert de plus en plus aux multinationales, aux capitaux et aux politiciens… et de moins au moins aux peuples, essorés rincés étranglés, spoliés, par la dette et l’austérité.

    On aura vu en Grèce, (pour l’exemple, et pour décourager les peuples, ayant une velléité de sortir de la prison des usuriers) … le déploiement de tout l’arsenal des prédateurs de la dette : blocage des banques…faux espoirs… et mépris pour le référendum à 62%….tout ça pour finir pour être encore plus étranglés, encore plus bafoués, … avec en plus avec la “condamnation à l’incertitude” (citation tirée de Topaze de Marcel Pagnol) …à propos des véritables intentions de Tsipras, et aux questions sans fin sur son honnêteté ou sa trahison…vis à vis du peuple, des électeurs, de l’idée que l’on se fait de la démocratie, et de “l’Union” des pays européens… (Union sans faille des prédateurs sur le dos des peuples européens devrait on dire).

    Ils ont bien réussi leur coup les dirigeants européens pour terroriser et annihiler toute velléité de résistance des “PIGS”, comme ils les appellent avec tant d’élégance et de respect.

    De toutes façons pour un certain nombre de zuniens savoir qu’ “en Europe on meurt de faim” (je l’ai entendu), ça fait partie des pensées réconfortantes pour eux, eux qui refusent de voir la misère chez eux, (leurs larmes de crocodiles ne font pas illusion) lorsqu’ils donnent de bons conseils aux européens et qu’ils ont fait de l’UE des vassaux, que leurs multinationales et leurs gouvernements avides de pouvoir “lobbyisent” Bruxelles, corrompent et intimident élus et gouvernements, (alors que la misère, les tickets d’alimentation existent réellement chez eux, où il y a d’ailleurs moins de solidarité familiale que chez nous les “vieux” peuples latins…)
    Chez eux où leur police surarmée a tendance à utiliser comme “cibles vivantes” les jeunes Noirs.

    Pendant ce temps notre clique politico affairo médiatique, (en France et UE) se gave sur le dos du peuple avec des salaires et indemnités indécentes, (le président de notre assemblée nationale a fait fortune grâce à la politique, grâce à nos impôts) et sur les cadavres des entreprises fermées, des emplois perdus, des familles précarisées…. et ce privilégié refuse bien sûr de déclarer le patrimoine qu’il a pu constituer sur le dos du contribuable. ( car la politique n’est pas faite, en principe pour faire fortune…)


  17. MAURICE Le 29 juillet 2015 à 20h31
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    Remarque d’un retraité de 70 ans: et si on vivait “chacun chez soi” et en bonne intelligence?

    Perso, c’est, de très loin, la seule solution qui pourrait me plaire !

    Mais elle pose en préalable de se débarrasser de tout le “personnel politique” car pour “lui” l’intelligence c’est un mot totalement inconnu car aucun d’eux n’en a jamais vu et qu’il ne dispose même pas du moindre petit échantillon sur lui !


  18. A Grécia é tratada como um estado hostil ocupado – por Ambrose Evans-Pritchard III | A Viagem dos Argonautas Le 03 août 2015 à 14h00
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